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interviewEurope 1· 8 juin 2026 4 min

Lyhanna : État de droit et France de non droit (Vincent Trémolet de Villers)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

L' dit politique sur Europe 1 avec le Figaro. Bonjour Vincent Trébolette Diller. Bonjour Dimitri.

Bonjour Anissa. Bonjour à tous. Vincent la colère ne retombe pas après la mort de Liana.

Dimanche dans le Parisien Bruno Rotaillot a proposé la création d'une cour disciplinaire de la magistrature dans laquelle des citoyens tirés au sort pourraient participer à la décision. Beaucoup de magistroits dénoncent une atteinte à l'état de droit. Qui a raison Vincent ?

Bah c'est la question centrale de la crise démocratique que vous posez ce matin Dimitri. Elle se résume en deux formules contraires. Il faut protéger l'état de droit, disent les uns.

L'état de droit ne protège plus personne, répondent les autres. Et ce sont ces derniers qui ont raison. Le contrat de protection entre l'État et les citoyens n'est plus tenu.

C'est très grave he puisqu'à terme, c'est le consentement civique et notamment le consentement à l'impôt qui risque d'être mis en question. Pourquoi verser chaque année des sommes de plus en plus importantes au trésors public si en retour les enfants ne sont plus protégés ? à chaque drame, la seule réponse politique consiste à dire "Nous serons intraitable ou à s'excuser de ne pas l'avoir été." Si l'on est grain le chapelet des drames qui auraient pu être évités he si les écutf avaient été prononcés si les signalements avaient été pris en compte si les récidivistes avait été surveillé on arrive à une liste poignante et révoltante.

Une litanie de prénom Lola, Philippine Elias Liana et tant d'autres écrit en lettre de sang l'impuissance d'un état prévenu à chaque fois de la dangerosité de ceux qui ont mené les crimes. Cette réalité éprouvante balaye les grandes considérations sur la sacralité d'un état de droit qui serait le trésor à protéger comme la prunelle de nos yeux. Mais ce sont d'abord nos enfants qu'il faut protéger.

Tous les parents de France savent que s'ajoute désormais au drame et aux accidents du hasard la possibilité d'un viol d'un crime commis par un délinquant qui ne devrait pas être en liberté. Ce pseudo état de droit est en train de transformer la France en immense zone de non droit. Oui, on pourrait ajouter Vincent à cela à ses craintes individuelles.

Les grandes peurs collectives dont les violences après la victoire du PSG en Ligue des Champions a été la dernière illustration. Bah là aussi, la différence entre la violence des événements, le nombre de comparitions plus de 500 et la faiblesse des condamnations à de la prison en excurcis qui se compte sur les doigts des mains fait la preuve d'un état complètement dépassé. La meilleure preuve, c'est que les autorités publiques actionnent avant ce genre d'événement une sorte de confinement sécuritaire subliminal, un resté chez vous qui montre que la police ne pourra pas protéger tout le monde.

Vous noterez he qu'au premier soupçon de bavure par la police, la justice sera intraitable. Elle le sera, elle le sera beaucoup moins vis-à-vis de ceux qui insultent, agressent et cherchent à lyncher des policiers. Disons les choses, Dimitri, une grille idéologique ordonne de plus en plus les priorités judiciaires selon que vous serez considéré comme dominant ou dominé.

Les jugements inspirés par le politiquement correct vous rendront blanc ou noir. Donc la solution, ce serait la cour disciplinaire proposée par Bruno Rota. Bah c'est une piste qui est discutable dans sa réalisation pratique mais qui a le mérite d'exprimer la question que tout le monde se pose.

Qui jugera les juges ? Dans le secteur public, les élus sont sanctionnés par les électeurs. Les forces de l'ordre, on l'a dit, sont surveillées en permanence par des autorités supérieures.

Les professeurs vivent au rythme des inspections. Et dans le secteur privé, les médecins peuvent être poursuivis pour un mauvais diagnostic. Les architectes, les chefs d'entreprise, les commerçants, les artisans seront jugés responsables et parfois coupables à la première faute.

Mais les magistrats échappent à ce type de sanction. L'autorité judiciaire est devenue un pouvoir autonome et supérieur dont tout le monde dépend, mais qui ne dépend de plus personne. Ce ne sont pas les propositions de Bruno Rotaillot qui alimentent le populisme, mais c'est cette impunité quasi divine qui dépossède le peuple de sa souveraineté tout en se montrant incapable de le protéger.

L'édito politique sur europein. Merci Vincent Trémolet Villerre à la une du Figaro ce jour. Liana la responsabilité des [musique] magistrats en question.

Merci beaucoup Vincent. Bonne journée. Il

Lyhanna : État de droit et France de non droit (Vincent Trémolet de Villers) — Bruno Retailleau · Pourquijevote