📺BARRAGE ANTIFASCISTE | La mobilisation populaire est cruciale !
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:00OuverteRéponse directe
Le RN accroît son avance dans les sondages. Quels enseignements tirez-vous de cette progression ?
- 3:00OuverteRéponse directe
Le RN profite-t-il de l'instabilité politique actuelle ?
- 5:00OuverteRéponse directe
Jean-Luc Mélenchon progresse-t-il grâce à sa stratégie d'opposition au budget ?
- 7:00OuverteRéponse directe
Daniel Obono, vous liez la progression du RN à la politique d'Emmanuel Macron. Pouvez-vous préciser ?
- 9:00OuverteRéponse directe
Édouard Philippe recule-t-il à cause de ses déclarations sur Macron ?
- 11:00OuverteRéponse directe
La gauche est-elle trop éclatée pour contrer le RN ?
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Il est 10h30. Soyez les bienvenus si vous nous rejoignez euh dans BFM direct à 500 jours, tout pile de l'élection présidentielle de 2027. BFM TV vous dévoile donc ce matin les résultats d'un sondage exclusif réalisé par l'Institut LAAB dont vous êtes le président.
Bonjour Bernard Sanè, bienvenue. Sondage riche d'enseignement. On en [musique] prend trois pour commencer.
Le premier, c'est que le Rassemblement national accroit euh considérablement son avance euh en partant du principe que l'élection aurait lieu aujourd'hui. Tout à fait. Vous avez raison de le souligner.
Notre dernière enquête datait d'il y a 6 mois, c'était au lendemain de l'inligibilité prononcée de de Marine Le Pen. Et par rapport à ce moment-là, le Rassemblement national continue de progresser. C'est encore plus frappant pour la candidature de Jordan Bardella quand nous la testons.
Il réalise à minima 35 % des des suffrages, c'est-à-dire plus d'un tiers des des électeurs potentiels de ce premier tour de la présidentielle. Et on voit surtout que le Rassemblement national progresse en allant piquer des voies à droite, un/art des électeurs euh LR, DVD, des législatives voteraient cette fois-ci pour le candidat du Rassemblement national avec des progressions dans des zones de force qui étaient dans des zones qui étaient euh sur un plan comme on dit sociologique qui apparaissaiit un peu comme des plafonds de verre pour le Rassemblement national, les cadres, les grandes agglomérations, les retraités où le rassemblement national progresse et puis ce sont les vases communiquants d'une certaine manière en tout et la droite qui c'est la capacité du pas en forme dans votre sondage. Tout à fait.
La la capacité du RN à attirer un électorat de droite qui est de plus en plus écartelé entre au moins trois lignes différentes. Bonjour Daniel Obonau, merci de nous avoir rejoint. Vous êtes député la France insoumise de de Paris.
Soyez la bienvenue. Virginie Martin nous accompagne aussi. Bonjour et bienvenue.
Politologue, professeur à CCH Business School et Jérémy Trottin, éditorialiste politique BFM TV. Si on fait le lien entre ce sondage très important et la situation politique actuelle, on peut considérer, Jérémy, que l'ERN profite de l'instabilité politique. Oui.
Euh, elle profite du de la crise politique parce que les gens se sentent sans doute un petit peu euh perdus et manquent de repères et ils ont tendance que ce soit pour les sondages pour en cas de législative anticipée ou pour cette présidentielle euh dont nous sommes à peu près à 500 jours, ils ont tendance les Français à se rapprocher euh du Rassemblement national mais de manière extrêmement forte. Si on compare au premier tour de 2022, euh c'est 12 à 15 points de plus pour le Rassemblement national. Donc c'est c'est considérable hein ce qui est en train de de se passer. ce que le sondage de de Bernard est en train de de nous de nous dévoiler.
Et ce qu'on voit aussi, c'est que finalement ce qui se passe à l'Assemblée nationale et les différentes stratégies notamment à gauche, la stratégie de Jean-Luc Mélenchon de tout envoyer un petit peu vals à la fois qui rappelle qui appelle à une dissolution ou au départ des mal Macron bah est plus porteuse que la stratégie des socialistes qui eux cherchent des victoires politiques point par point. Bah dans les sondages, ça se traduit plutôt favorablement pour Jean-Luc Mélenchon qui lui aussi progresse encore ceci dernier mois à différence du Parti socialiste où Olivier Fort reste un tout petit candidat. C'est l'autre enseignement de de votre sondage Bernard.
Effectivement celui concernant Jean-Luc Mélenchon exactement dans une gauche qui reste à peu près au même niveau que son score de la présidentielle 2022, c'est-à-dire autour de 30 %. On voit bien que il commence à y avoir un début de dynamique pour Jean-Luc Mélenchon. Alors on le sait hein Jean-Luc Mélenchon progresse toujours quand la campagne électorale se lance.
Il est un bon campigneur comme on comme on dit. Et là, on voit bien qu'il progresse de trois points, ce qui est significatif, Jérémy le disait, ce qui est à mon avis le le résultat de la stratégie de Jean-Luc Mélenchon, bien sûr, de s'opposer avec les insoumises très fortement au budget, mais aussi sur un plan plus personnel, lui, de prendre un peu de recul par rapport au chaudron parlementaire, ce qui fait qu'il a pris une position, j'allais dire un peu en surplomb et ça sans doute ça lui a valu de reconquérir une partie de ses électeurs du de son socle de son socle électoral. Jean-Luc Mélenchon qui est ce matin en déplacement a choisi le roi dans le Val de Marne.
Il s'exprimera tout à l'heure aux alentours de 11h. Évidemment, nous l'entendrons, nous l'écouterons en direct sur BFM TV. Daniel Obona votre réaction à ces conclusions du sondage élable pour BFM TV et la tribune dimanche autant sur l'avance du Rassemblement national que sur la progression de de votre camp en tout cas de Jean-Luc Mélenchon puisque c'est son sa candidature qui est testée dans ce dans ce sondage.
Écoutez, je crois que c'est la traduction de ce qui se passe pas simplement depuis ces derniers mois mais depuis ces dernières années. Effectivement, la politique d'Emmanuel Macron a permis au Rassemblement national d' d'engager d'engranger des victoire politique. Moi, quand j'ai été élu en 2017, les députés le péniste était une petite poignée. aujourd'hui, ils sont un groupe majeur de de l'Assemblée nationale et c'est le résultat direct des choix d'une politique à la fois antisociale mais également qui s'est situé sur le plan de la propagande xénophobe et de mesures qui ciblent et qui divisent une partie de la population.
L'analyse consiste à dire que le RN profite de l'instabilité politique. Vous vous dites le RN peut dire merci à Emmanuel Macron qui est l'artisan principal de l'instabilité. C'est ce que vous dites.
Bah pas simplement de l'instabilité de ces dernières semaines. Bien sûr, c'est le problème et c'est ce que nous ne cessons de dire mais ces dernières années, les 8 dernières années, la politique qui a été menée a permis au Rassemblement national de se positionner comme ayant des réponses. Alors même par ailleurs, ce qui est contradictoire que on le on le on l'a vu lors du départ budgétaire, le Rassemblement national vote pour la Macronie et a permis à chaque fois à la Macronie de mener sa politique de guerre sociale.
Jean-Luc Pénon progresse, il n'en est pas moins à trois fois moins d'intention de vote euh que Jordan Bardella. Marou c'est mais mais ça on sait aussi vous vous l'avez noté que euh nous savons mener des campagnes et créer une dynamique. Et je crois que c'est ça c'est c'est pas c'est pas une question de misée.
Nous savons qu'il y a dans ce pays un bloc populaire qui s'est manifesté dans les élections législatives il y a 1 an et qui a permis que nous arrivions en tête tout de même, rappelons-le, et qu'il y a dans ce pays une majorité de gens qui refusent que l'extrême droite prenne le pouvoir, que l'extrême droite soit majoritaire. Et la question c'est comment on la mobilise ? Et je crois que la cohérence de ce que nous menons comme combat à l'Assemblée nationale, le fait que nous avons été luus sur un programme et nous continuons à le défendre, que nous portons une proposition alternative justement au chacun pour soi de monsieur Macron et au tous contre tous de madame Le Pen, c'est ça qui fait la différence et euh une campagne, ça permet justement de poser sur le débat euh quelle vision on a pour la France, qu'est-ce qu'on veut pour le pays et euh nous avons des propositions très claires.
Je crois que c'est ce que cela traduit et comme vous le savez, autant le Rassemblement national a été présenté comme pouvant gagner il y a un an et à chaque fois tous les sondages montraient qu' qu'il allait gagner, autant nous avons souvent été sous-estimés et je crois que il y a là la dynamique qui peut permettre de battre le Rassemblement national et en finir avec la Macronie. À propos de dynamique mais inverse si je puis dire, c'est l'autre enseignement de votre sondage Bernard, c'est Édouard Philippe qui recule assez significativement. Oui, Édouard Philippe paye cash ses déclarations euh incitant, on va le dire comme ça, ou poussant Emmanuel Macron à la à la démission.
Son recul dans le cœur électoral du macronisme est de et de h points. C'est assez significatif. Et on voit bien finalement que ce qui se passe pour Édouard Philippe se passe aussi pour tous les candidats du bloc central, les candidats potentiels, c'est la difficulté à trouver un positionnement entre se démarquer d'Emmanuel Macron.
Jusqu'à quel point on se démarque. Certains diront que de temps en temps cette démarcation va jusqu'à de la trahison. et en même temps à assumer dans l'opinion qui rend euh responsable les anciens premier ministres d'Emmanuel Macron également du du bilan.
Donc c'est une équation extrêmement compliquée. Ce qui est compliqué pour Édouard Philippe, c'est que l'écart se resserrent effectivement avec ses poursuivants pour la 2e place. Al la qualification pour la 2e place au moment où nous parlons, tout peut changer évidemment mais ça apparaît comme l'enjeu majeur et on voit bien que Eddor Philippe n'aurait pu que trois points d'avance sur Jean-Luc Mélenchon, quatre sur Raphaël Gluxman.
Donc la course à la deuxème place reste extrêmement ouverte. Et euh à propos de la gauche, Virginie Martin, des candidats ou euh potentiels candidats euh qui sont euh au cou à coude dans particulier Jean-Luc Pénéenchon et Raphaëlman. Deux gauches difficilement euh conciliables.
En tout cas, de gauche irréconciliable, c'est certain. En effet, peut-être on le remarque quand même la quand on parle de de la gauche finalement plus institutionnelle, normalement la gauche de gouvernement que devrait être représentée par le Parti socialiste. On voit qu'effectivement dans le sondage de Bernard Olivier Fort apparaît très faible hein, il est vers 5 si points.
Ce n'est qu'un sondage. C'est toujours supérieur à ce qu'avait fait évidemment Annie Nidalgo dans les résultats précédents mais ça reste très faible. Est-ce qu'il y a pas là aussi au-delà de la stratégie d'Olivier Fort hein euh au regard du de ce qu'il fait dans les débats parlementaires aujourd'hui, est-ce qu'il y a pas aussi un problème d'incarnation, de leadership, j'ai envie de dire.
Et sur la question après de la gauche très social-démocrate représentée par Raphaël Gluxman versus la gauche plus radicale et protestataire et conflictualisée de de Jean-Luc Mélenchon, c'est vrai que ça tiraille. Est-ce que finalement les gens du centre et du centre-auche vont finir peut-être par se tourner vers Raphaël Gman qui représente cette gauche social-démocrate assumée détaché du Parti socialiste ? C'est là que la bataille va se jouer et est-ce qu'ils vont faire alors l'erreur ou pas l'erreur de faire une primaire d'une gauche ouverte ou pas ?
Laurent Baumel, qu'en pensez-vous ? Bonjour, vous êtes aussi avec nous. Vous êtes député socialiste et apparenté de Lindré Loire, membre de la commission des finances de l'Assemblée nationale.
Bonjour. Bonjour. Votre réaction et notamment au fait que en l'état dans ce nouveau sondage, le PS est très bas.
Alors, je crois que vous venez de le dire, c'est un sondage sur l'élection présidentielle donc qui mesure essentiellement des potentiels d'incarnation. Euh donc oui, à ce stade, c'est un fait que Olivier Fort n'a pas le ne semble pas avoir le niveau de notoriété ou d'incarnation d'un Jean-Luc Mélenchon qui a qui a fait deux élections présidentielles. Euh mais il y a des choses si vous voulez qui du coup dans ce sondage sont parfois un peu étranges.
Vous voyez que en fonction du fait si si vous me permettez à propos de ce que vous dites sur Olivier Fort, c'est c'est pas tout à fait anecdotique. On parle là d'un personnage politique de premier plan, y compris en ce moment avec les négociations, les tractations sur le budget. Vous dites dès aujourd'hui, il faut surtout pas qu'Olivier Fort nous représente en vue de 2027.
Il faut vite déplacer cette hypothèse. Non, c'est pas ce que je vous dis. Ce que je vous dis, c'est que je suis pas certain que ce sondage disent quelque chose sur la façon dont les Français jugent et apprécient ce qui est en train de se passer là dans l'immédiat autour du Parlement.
La question qui est posée dans ce sondage, c'est pas est-ce que vous souhaitez que il y ait une forme d'entente et de compromis ou est-ce que vous préférez retourner aux urnes. Vous pouvez pas déduire de ce sondage une réponse à ces questions. Je pense que ce sondage et vous l'avez vous-même dit il y a quelques instants, il mesure des niveaux d'incarnation.
Je vous donne un exemple. Il y a il y a quelque chose d'assez frappant de voir que le score d'Edouard Philippe varié de 4 ou 5 points selon l'identité des candidats de la gauche, on va dire non mélanchonniste. Et ça c'est absurde parce que Édouard Philippe, il portera dans la présidentielle un projet par exemple de recul de l'âge de retraite de la retraite euh alors que nous nous allons porter un projet de retour à la retraite à 62 ans.
Et vous voyez bien que les Français à la fin, ils vont se définir sur des questions de fond. Donc vous avez pas des électeurs socialistes ou de gauche qui vont se mettre à voter Édouard Philippe dans de telles proportions simplement parce que tel ou tel candidat n'a pas actuellement le niveau d'incarnation suffisant. Donc si vous voulez, moi je crois que c'est une photographie, je ne pas la valeur de ce sondage, mais je ne crois pas qu'elle nous renseigne de façon extrêmement précise sur la façon dont les Français ressentent les stratégies actuellement en qui se déploient actuellement pour essayer de résoudre l'impasse dans laquel nous sommes.
Jérémy, est-ce que le problème principal finalement pour les adversaires du Rassemblement national, ce n'est pas l'éclatement ? Le est uni, les autres ne le sont pas, c'est un euphémisme en fait. Il y a sans doute beaucoup trop de candidats à la présidentielle quand on voit que le principal pôle de stabilité, le Rassemblement national aujourd'hui est si en fait là l'enjeu c'est de se qualifier au second tour.
Donc il va falloir qu'il y ait soit des primaires mais les primaires telles qu'elles sont envisagées aujourd'hui sont des toutes petites primaires que ce soit à gauche. Alors il y a les socialistes, les écologistes et quelques anciens mélancholistes mais ça pèse pas grand-chose. et à droite alors on sait pas quel va être le périmètre mais au maximum de l'UDI à Sarah Knafo quand on voit les les scores à la fois de de d'Éric Zemour ou Sarnafo Zemour invité de BFM politique à midi tout à l'heure de Guillaume d'arrêt à la fois de Bruno Retaillot et du centre en fait on se rend compte que ce sont des toutes petites primaères.
Ce qui est important aujourd'hui, c'est que la primaire se passe dans l'opinion et c'est tout le paris d'ailleurs d'Édouard Philippe que d'ici les mois qui arrive, d'ici l'année prochaine, en réalité, il y ait des convergences que les Français choisissent automatiquement des candidats sans passer par des primaires pour affronter, pour tenter de se qualifier au second tour et peut-être battre le Rassemblement national. En fait, ça va se faire progressivement. Il y aura sans doute un resserrement.
Alors à gauche, ça peut être autour de Jean-Luc Mélenchon ou de Raphaël Gluxman ou d'une autre personnalité qui pourrait qui pourrait arriver. C'est très théorique. On a du mal imaginer que la gauche se se range derrière Jean-Luc Mélenchon.
Euh Daniel Obona franchement écoutez pour toutes celles et ceux qui ont ont voté pour le Nouveau Front Populaire et son programme et qui croi nécessaire de représenter une alternative face à l'extrême droite effectivement mais aussi pour en finir avec le macronisme aujourd'hui la candidature insoumise ce que nous portons et ce que nous démontrons chaque jour dans le combat parlementaire pour toutes personnes qui se disent de gauche alors parce que excusez-moi on classe Raphaël Gluxman dans une supposée sociale démocratie à la rigueur sociale libérale peut-être mais je crois que quand on est que on on croit que il faut en finir avec les politiques d'austérité, il faut en finir avec des politiques anti-écologiques, il faut redonner à la France une voie qui compte dans le monde et qui s'adresse au monde et qui représente des valeurs et qui fait pas que les représentés qui se bat pour ça. Oui. que nous portons et ce que nous avons déjà porté.
Ce que nous avons dit nous et continuons à dire, c'est qu'il faut constituer et maintenir et renforcer le bloc populaire qui a gagné. Je tiens à le rappeler parce que on parle des sondages de quelque chose qui est effectivement une photographie mais ce que nous avons démontré c'est la capacité de mobilisation de notre camp des quartiers populaires de la jeunesse et c'est ce que nous faisons d'ailleurs tous les jours dans tout le pays à mobiliser pour que les gens s'inscrivent sur les listes électorales. C'est maintenant et le plus tôt c'est la mieux qu'on en finisse avec la macronie.
Merci à tous les quatre. Merci. On en reparle évidemment dans la 2e heure de de BFM Direct avec la prise de parole à suivre de Jean-Luc Mélenchon en direct sur BFM TV.
Danièle Obono