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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 15 juillet 2025 15 minComplaisantActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesImmigration & asileSécuritéRetraites

Jean-Philippe Tanguy : "Cessons avec l'écologie punitive !" (CNEWS)

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:19OuverteRéponse directe

    Selon vous, peut-il y parvenir sans toucher aux impôts des Français ?

  • 1:12OuverteRéponse directe

    Si toutefois il touche aux impôts des Français, ce sera la censure garantie pour vous ?

  • 2:24OuverteRéponse directe

    Une piste d'économie, c'est celle d'une année blanche pour les prestations sociales. Cela pourrait rapporter autour de 5 milliards d'euros. C'est acceptable pour vous ?

  • 3:30OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il faut s'attaquer à des choses comme la hausse du ticket modérateur ou encore au déremboursement de certains médicaments ?

  • 4:57OuverteRéponse directe

    Vous étiez en position de faire tomber le gouvernement. Vous ne l'avez pas fait alors que vous étiez contre la réforme des retraites. Pourquoi ?

  • 6:16OuverteRéponse directe

    La loi de programmation énergétique a été rejetée par l'Assemblée. Qui est responsable de cet échec, selon vous ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:44Invité politiqueChiffre
    « La contribution à l'Union Européenne qui doit malheureusement augmenter de 7 milliards d'euros l'année prochaine si on ne fait rien. »
  • 1:24Invité politiqueChiffre
    « Les impôts sont déjà entre 45 et 48% du PIB français. »
  • 3:50Invité politiqueFait
    « chaque année, c'est entre la population de Bordeaux et de Strasbourg qui rentrent et qui a les mêmes droits que les Françaises et les Français qui ont travaillé, qui ont cotisé. »
  • 4:30Invité politiqueFait
    « Vous connaissez l'aide médicale d'État, c'est-à-dire que pour les clandestins, donc des gens qui sont de manière illégale sur le territoire français, tout est remboursé pour leurs soins, alors que les Français, pas du tout. »
  • 8:34Invité politiqueFait
    « Marine Le Pen, la première, dès 2017, a demandé 3% de PIB. »
  • 14:16Invité politiqueChiffre
    « ils ont prêté par exemple à l'UMP et aux Républicains qui avaient 80 millions d'euros de dettes. »

Temps de parole

  • Jean-Philippe Tanguy79 %
  • Présentateur21 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Jean-Philippe Tanguy est mon invité, bonjour. Bonjour, merci pour votre invitation. Mais je vous en prie, député Rassemblement National de la Somme. Il y travaille depuis des mois et c'est sans doute la condition de sa survie à Matignon. François Bayrou présente cet après-midi ses grandes orientations pour le budget 2026. Il est censé faire 40 milliards d'euros d'économies. Selon vous, peut-il y parvenir sans toucher aux impôts des Français ?

0:23
Jean-Philippe Tanguy

Oui, c'est tout à fait possible d'y parvenir sans appliquer les solutions du Rassemblement National, à savoir toucher aux grands tabous qui ont mis la France dans cette situation. L'immigration incontrôlée et la submersion très coûteuse liée à notre modèle social ouvert aux 80 ans malheureusement. La sur-bureaucratisation, le millefeuille territorial qui épuise les Français. La contribution à l'Union Européenne qui doit malheureusement augmenter de 7 milliards d'euros l'année prochaine si on ne fait rien. Donc vous voyez, tous ces grands tabous coûtent très cher aux Français, n'ont jamais été attaqués par aucun bout et sont vraiment le tonneau des danaïs du système français.

Donc tant qu'ils ne s'attaqueront pas à ça, je crains en revanche, puisqu'ils ne sont pas courageux, qu'ils arrivent à augmenter les impôts des gens.

1:06
Présentateur

Je n'ai pas le sentiment effectivement que cela fasse partie des pistes du gouvernement pour le moment. Si toutefois il touche aux impôts des Français, ce sera la censure garantie pour vous ?

1:17
Jean-Philippe Tanguy

Mais oui, nous l'avons dit très clairement, Marine Le Pen l'a dit très clairement, Jordan Bardella l'a affirmé. On ne peut plus augmenter les impôts. Les impôts sont déjà entre 45 et 48% du PIB français. C'est-à-dire que quand les Français créent 100 euros de riches, l'État leur en prend presque la moitié. Donc on ne peut plus payer. D'ailleurs on voit bien que ça a des effets délétères. Pourquoi est-ce que par exemple les retraités épargnent comme ils le peuvent de plus en plus ? C'est parce que ça fait trois ans qu'ils sont stigmatisés, qu'ils sont attaqués, que le gouvernement et les amis de M.

Rotaillot expliquent que ce sont des parasites et des privilégiés et qu'ils doivent donc passer à la caisse. Donc en toute logique, les retraités français mettent de côté quand ils savent que la matraque fiscale va passer. Donc on ne veut pas de cette matraque fiscale. On veut protéger le pouvoir d'achat évidemment des travailleurs et de ceux qui ont travaillé. Et surtout il faut relancer l'économie. Donc c'est sûr que si on continue ce système qui a créé 3000 milliards de dettes et en particulier plus de 1000 milliards avec M. Macron, on n'y arrivera pas et on censurera.

Parce que la censure s'est faite pour protéger les français des impôts, mais aussi protéger la France d'une situation qui s'aggrave.

2:19
Présentateur

Il y a une piste qui se dessine peut-être un peu davantage que les autres. Une piste d'économie, c'est celle d'une année blanche. C'est-à-dire que les prestations sociales dans leur ensemble ne seraient pas revalorisées sur l'inflation. Cela pourrait rapporter autour de 5 milliards d'euros. C'est acceptable pour vous ?

2:36
Jean-Philippe Tanguy

Mais ça ne rapporte rien. Parce qu'en fait ce sont des fausses économies. Puisqu'en fait on fait payer une fois plus aux français des droits qui sont dans la loi. Puisqu'on parle de, en fait, avec l'inflation, si on n'augmente pas du montant de l'inflation, en fait vous perdez du pouvoir d'achat. Donc par exemple les retraites, elles sont indexées. Parce que si on ne les indexe pas, les retraités perdent du pouvoir d'achat. Donc en fait c'est une façon de pomper encore et de piquer de l'argent aux gens en disant c'est des économies.

Mais nous ce qu'on veut c'est que l'État lui-même fasse des économies, que les collectivités territoriales fassent des économies, que toutes ces agences, ces comités qui coûtent très cher soient supprimées. Maintenant il y a un rapport du Sénat. On sait qu'en étant... Si on n'est pas courageux comme le système, on peut économiser seulement 500 millions d'euros en faisant des coups de rabot sur les agences. Si on est courageux comme Marine Le Pen, on peut faire 4 milliards. Donc faisons 4 milliards.

3:20
Présentateur

Du côté des dépenses de santé, le déficit de l'assurance maladie représente aujourd'hui 16 milliards d'euros. Il pourrait atteindre plus de 40 milliards en 2030. Là aussi il y a urgence. Est-ce qu'il faut s'attaquer à des choses comme la hausse du ticket modérateur ou encore au déremboursement de certains médicaments ? C'est envisagé.

3:37
Jean-Philippe Tanguy

Bien sûr. Continuons à faire ce qui n'a pas marché. Le ticket modérateur, ça fait 20 ans qu'on en parle. Ça n'a pas fonctionné. Ce qu'il faudrait c'est arrêter d'ouvrir notre sécurité sociale à l'immigration massive. A partir du moment où vous faites rentrer 500 000 personnes par an qui ont le droit, sans avoir cotisé, de se soigner, d'aller à l'hôpital, d'utiliser les EHPAD, de se faire loger gratos, d'avoir des allocations, comment voulez-vous que le système tienne ? Donc les Françaises et les Français, ils ont bien compris cela parce que même les électeurs de gauche veulent qu'on contrôle cette immigration.

Vous imaginez, chaque année, c'est entre la population de Bordeaux et de Strasbourg qui rentrent et qui a les mêmes droits que les Françaises et les Français qui ont travaillé, qui ont cotisé. Donc ce n'est pas possible. Donc avant de vouloir faire toujours payer nos compatriotes, et en particulier les plus fragiles d'entre eux, c'est-à-dire les personnes malades, qu'on lutte contre cette immigration massive, c'est très facilement au moins 15 milliards d'économies qu'on peut faire d'un claquement de doigts en réservant, en priorisant les prestations et le modèle social aux Français. Nous, on a été très clair.

Vous connaissez l'aide médicale d'État, c'est-à-dire que pour les clandestins, donc des gens qui sont de manière illégale sur le territoire français, tout est remboursé pour leurs soins, alors que les Français, pas du tout. Et ils ne veulent même pas s'attaquer à ça. Donc avant de s'attaquer aux zones de géant, il faudrait s'attaquer aux délinquants, et en particulier aux clandestins, qui n'ont pas à être soignés avec l'argent des Français.

4:49
Présentateur

Un mot sur le dossier brûlant des retraites, Jean-Philippe Tanguy. Après l'échec du conclas, vous étiez en position de faire tomber le gouvernement. Vous ne l'avez pas fait alors que vous étiez contre la réforme des retraites. Pourquoi ? Et est-ce que vos électeurs ne vous en ont pas voulu sur le terrain ?

5:04
Jean-Philippe Tanguy

Pas du tout. J'ai célébré le 14 juillet dans plusieurs villages hier. Tout va très bien. Les Français ont bien compris. Pour une raison simple, il ne faut pas les mépriser. La gauche insulte en permanence l'intelligence des Français. Marine Le Pen, elle, sait bien qu'on peut faire confiance au peuple français. On censure quand on protège les gens. La gauche a fait croire à nos compatriotes, qui ne les ont pas cru, heureusement, qu'en censurant M. Béroud, ça allait refaire la retraite à 62 ans. Évidemment que non. Cette censure servait à acheter aux socialistes une bonne conscience de gauche. Je les comprends, ils ont beaucoup à se faire pardonner, les socialistes, puisque quand M.

Hollande était président et pas député de M. Mélenchon, il avait augmenté la durée de cotisation avec la réforme touraine jusqu'à 43 ans. Donc les Français n'ont pas oublié que les socialistes leur ont demandé de travailler beaucoup plus longtemps et beaucoup plus injustement, puisque ça touche toujours les plus fragiles et jamais les plus privilégiés, comme tous les hauts fonctionnaires et tous les amis des socialistes, qui, eux, se paient des retraites très chères, sur le dos des Français. C'est sûr, comme M. Hollande, qu'on a plusieurs dizaines de milliers d'euros cumulés de retraite, c'est sûr qu'on n'est pas à six mois après quand on n'a jamais travaillé comme lui.

6:04
Présentateur

Jean-Philippe Tanguy, député Rassemblement National de la Somme, invité de la grande interview Europe 1 CNews. On va parler de la question énergétique, autre cheval de bataille du Rassemblement National. Et cela pourrait, là aussi, j'imagine, constituer un motif de censure pour vous. Fin juin, la loi de programmation énergétique a été rejetée par l'Assemblée. Vous aviez pourtant réussi à imposer quelques-unes de vos conditions. La réouverture de la centrale de Fessenheim, un moratoire sur les énergies renouvelables, une sortie des règles de fixation des prix du marché européen de l'énergie. Qui est responsable de cet échec, selon vous ?

6:39
Jean-Philippe Tanguy

Ce sont les sénateurs LR, les amis de M. Rotaillot. On a quand même une grande performance, il faut bien le dire, une fois plus, de ces gens qui se disent à droite, mais qui sont toujours dans la compromission avec M. Macron. Donc M. Rotaillot, en semaine 1, fait une tribune pour expliquer qu'il est contre les subventions aux énergies intermittentes et sur les éoliennes. Et puis en semaine 2, les sénateurs, dont il a présidé le groupe pendant quand même 10 ans, votent l'inverse. Donc ils votent deux fois plus d'éoliennes sur terre, quatre fois plus d'éoliennes sur mer, dix fois plus de photovoltaïque. Et donc le doublement de la facture des Français.

Parce que derrière les mesures que vous avez énumérées, c'est quoi le but ? C'est baisser la facture électrique et énergétique des Français. Et cesser avec cette écologie punitive qui tue notre industrie, qui tue nos artisans et qui tue les familles de France qui ont vu leur facture qui a doublé. Donc si vous payez deux fois plus pour l'électricité, c'est d'autant moins d'argent pour se faire des petits plaisirs ou tout simplement nourrir sa famille. Donc il faut cesser avec cette écologie punitive.

Et quand je vois, si vous voulez quand même, l'obsession, il faut bien le dire, de ce gouvernement pour gâcher le début de vacances des Français, en voulant contrôler le nombre de pièces dans leurs maisons comme les soviétiques, en voulant interdire les piscines, en faisant croire que c'est parce que vous avez une piscine pour vos enfants que vous saccagez la planète. En prenant, bref, toutes les pires mesures que les Français ne veulent plus, sans doute la semaine prochaine nous annoncera l'interdiction des barbecues. Voilà, bon, on n'en peut plus, ne peut plus de cette écologie punitive. Donc revenons sur terre.

Arrêtons d'emmerder les Français matin, midi et soir et prenons des mesures qui leur rendent du pouvoir d'achat puisque je rappelle que l'argent des impôts, c'est l'argent durement gagné par le travail des Français, ce n'est pas l'argent de l'État.

8:12
Présentateur

Jean-Philippe Tanguy, en ce week-end du 14 juillet, Emmanuel Macron a annoncé l'accélération de l'augmentation du budget des armées. Il sera porté à 64 milliards d'euros en 2027, contre 2030 initialement. Et c'est le double, ce sera le double par rapport à 2017.

8:28
Jean-Philippe Tanguy

Vous vous en félicitez ? Ça a toujours été le programme de Marine Le Pen de donner des moyens aux armées. Marine Le Pen, la première, dès 2017, a demandé 3% de PIB. Alors, on ne peut plus faire 3% de PIB aujourd'hui vu l'état des finances publiques malheureusement. Mais nous, on veut bien donner de l'argent aux armées si c'est de l'argent pour nos militaires, pour l'indépendance de la France. Mais ce n'est pas du tout ça qui se profile, monsieur.

Aujourd'hui, si on écoute bien monsieur Macron, mais surtout si on écoute celui à qui il obéit, visiblement monsieur Trump, c'est de l'argent pour l'industrie militaire américaine puisqu'on a entendu monsieur Trump d'une manière très claire nous expliquait que les pays membres de l'OTAN, donc tous les pays en particulier européens, dont la France, allaient acheter du matériel américain pour le redonner, comment dire, aux Ukrainiens. Mais nous, on va acheter plein pot, alors que l'Ukraine aurait dû avoir une aide militaire américaine avec des prix beaucoup plus favorables. Donc, les pays européens ne vont pas investir dans leur défense souveraine.

On va payer, comment dire, la facture que monsieur Trump nous présente. Donc, ajouter 3,5 milliards pour payer les Américains ou pour payer les Américains à travers nos partenaires, enfin partenaires, c'est un bien grand mot en l'occurrence, européens, c'est une arnaque.

9:30
Présentateur

En l'occurrence, l'argument qui est avancé par Emmanuel Macron et par le chef d'état-major des armées, ce sont les propos qu'aurait tenu Vladimir Poutine. La France est mon adversaire principal en Europe. Or, il se trouve que personne, aucun journaliste, n'a retrouvé la trace de ces propos. C'est embarrassant pour vous ?

9:45
Jean-Philippe Tanguy

Non, mais c'est très grave. Et heureusement qu'il y a des journalistes qui font leur travail. Le fait que le chef d'état-major des armées, une personne aussi importante, aussi digne, en soit à donner des formules qui n'existent pas, alors est-ce qu'il l'a fait sciemment ? Ou est-ce que ses services ou le gouvernement lui donnent une mauvaise information ? C'est très grave. Parce qu'on parle d'un sujet extrêmement grave. On parle potentiellement d'une guerre sur tout le territoire européen, voire d'une guerre mondiale. Donc, ce ne sont pas des sujets qu'on peut balancer comme ça, comme des polémiques avec monsieur Poutine ou tout d'autres dirigeants importants.

Si les autorités russes, et monsieur Poutine en particulier, n'ont pas prononcé cette phrase, mais que cette phrase a été utilisée pour faire peur aux Français et aux Européens en général, juste avant des annonces budgétaires, c'est très grave. Donc, nous, on veut des explications sur ce qui s'est passé. Comment on peut donner une information aussi grave et aussi fausse à nos compatriotes pour les alerter ? Parce qu'après, on est interrogé. Moi, j'ai été interrogé pendant une semaine sur une information qui, donc, était fausse. Donc, comment voulez-vous que le débat démocratique se tienne dans des conditions normales ?

Donc, moi, je félicite ce journaliste courageux, monsieur Merchet, parce qu'il a été un peu seul, il faut bien le dire au début, pour révéler la vérité. Et j'aimerais qu'on ne passe pas à autre chose et que le chef des États-majors réponde de cette situation extrêmement grave parce qu'on ne peut pas mentir aux Français sur un sujet, en général déjà, mais en particulier sur un sujet aussi grave que la guerre.

11:01
Présentateur

L'union des droites est-elle possible en France, Jean-Philippe Tanguy ? Jordan Bardella a rencontré Marion Maréchal la semaine dernière. Est-ce que tout va très bien entre eux ?

11:10
Jean-Philippe Tanguy

Mais tout va très bien. C'est-à-dire que tout le monde a fait une affaire, alors qu'il y aura des candidats qui soutiennent Mme Maréchal, Marion, comment dire, sur les listes ou dans des villes que le Rassemblement National veut gagner. C'est juste qu'ils doivent passer devant la commission d'investiture du Rassemblement National puisque c'est une élection très importante qui va se tenir un an avant la présidentielle si ce n'est pas anticipé. Et potentiellement, on peut avoir en permanence une dissolution et on veut des candidats, si vous voulez, qui soient alignés. C'est tout à fait normal. Je ne vois pas ce que ça a de choquant.

Alors certains adversaires ont manipulé cela pour faire croire à un conflit. Il n'y a aucun conflit, c'est juste. On veut que les candidats que le Rassemblement National soutiennent soient connus du Rassemblement National.

11:49
Présentateur

Vous seriez prêt à travailler avec Marion Maréchal, Sarah Knaffo, Laurent Wauquiez, Bruno Retailleau aussi, par exemple, puisque Marion Maréchal pourrait le faire. C'est ce qu'elle a dit sur nos antennes. Est-ce que vous seriez capable de tout ça ou est-ce que, finalement, ce n'est pas le Rassemblement National qui fait le plus de résistance sur l'union des droites ?

12:07
Jean-Philippe Tanguy

Mais pas du tout. Nous, on s'est alliés avec les gens qui voulaient bien s'allier. Madame Maréchal a des députés, trois députés au sein de notre groupe. Tout va très bien. Moi-même, je viens de Debout la France avec sept députés. Il y a des gens qui viennent d'autres parties. M. Chenu vient de la droite. Et Marine Le Pen a rassemblé tous les patriotes, des gens aussi qui venaient de la gauche souverainiste, évidemment, voire de la gauche de la gauche avec M. Cotarac. Donc Marine Le Pen a déjà réussi cette alliance.

Et nos adversaires qui, en fait, n'ont jamais voulu la soutenir à des moments décisifs, viennent pleurnicher en expliquant qu'on est très méchants alors que c'est eux qui se sont présentés contre nous. Donc personne n'est dupe de ces mascarades. Et alors, pour ce qui est de M. Rotaillot et de M. Wauquiez, on a eu l'exemple de l'énergie, on ne peut pas leur faire confiance. Ce sont des gens qui promettent beaucoup aux Françaises et aux Français et dès qu'ils sont en responsabilité, ils trahissent avec M. Macron pour avoir une voiture avec chauffeur et quelques petits avantages, il faut bien le dire, assez minables. Donc l'immigration n'a jamais été aussi forte que depuis que M.

Rotaillot est en place. L'insécurité est toujours aussi forte. Les Français assistent à des scènes de barbarie à peu près toutes les semaines. Donc M. Rotaillot est bien sympathique mais il a bien vendu son âme et surtout ses promesses pour être en place. Donc on ne peut pas travailler avec des gens comme ça. Il faut une vraie rupture. Il faut que les Français quand ils en ont leur occasion puissent choisir un changement de politique profond, rompre avec l'endettement, avec l'insécurité, avec la submersion migratoire, avec l'injustice sociale et que les gens qui travaillent en est pour leur argent. Bref, se débarrasser de tout ce qui a ruiné la France depuis 50 ans.

13:29
Présentateur

Un mot sur les affaires judiciaires du Rassemblement National. Vous, vous dites que tout cela est le fruit d'une persécution du lobby bancaire, c'est-à-dire ?

13:38
Jean-Philippe Tanguy

Ce n'est pas que le lobby bancaire mais si vous voulez, le lobby bancaire interdit au Rassemblement National depuis des années parce qu'il faut bien le dire que si on était au pouvoir, c'est sûr qu'on mettrait un peu de justice là-dedans. Par exemple, sur les frais induits, tous ceux qui nous regardent savent bien que dès que vous avez un petit découvert, les bancs vous tapent et vous prennent beaucoup d'argent. Tout un tas d'abus du système bancaire sur les prêts, sur le non-financement de l'économie réelle.

Moi, je ne compte plus les entreprises dans ma circonscription qui ferment ou qui ont des difficultés parce que les banques ne jouent pas le jeu alors que ce sont des entreprises rentables et qui peuvent créer de la richesse. Bref, les banques, il faut bien le dire, n'ont jamais prêté au Rassemblement National alors qu'ils ont prêté par exemple à l'UMP et aux Républicains qui avaient 80 millions d'euros de dettes. Donc, on voit bien que tout cela est politique et qu'on nous reproche de ne pas avoir de banque et après, quand on utilise dans le cadre de la loi les prêts que veut bien nous faire nos sympathisants, on nous tape encore. Tout ça y a été validé.

Donc, la Commission nationale des comptes valide nos comptes, valide les prêts dans le cadre de la loi et après, des années après, on utilise ça comme prétexte pour aller perquisitionner comme le temps des soviets le bureau des oppositions. Donc, quand même, il faut comprendre que le président, le bureau, pardon, du président du parti d'opposition et que le bureau de la candidate principale de l'opposition, Marine Le Pen et Jordan Bardella, ont été perquisitionnés, qu'ils ont piqué tous les dossiers, la préparation des médias, les notes stratégiques, les notes tactiques. Ils ont voulu faire peur, évidemment, à ceux qui nous prêtent et tout le monde avale la pilule.

Eh bien, nous, on n'avale pas la pilule, on dit que c'est scandaleux, comme d'ailleurs, c'était scandaleux quand ils avaient fait ça à M. Mélenchon et aux Insoumis parce que la démocratie, ce n'est pas que l'autorité judiciaire vienne fouiller dans les dossiers des partis d'opposition, surtout quand on n'a rien fait de mal.