Ce qu'il faut retenir de l'interview d'Emmanuel Macron chez Hugo Décrypte
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 90 %Attaque 5 %Défensif 5 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 8:22RelanceRéponse directe
Où trouver le temps pour une heure de sport par jour à l'école ?
- 11:39OuverteRéponse partielle
L'uniforme à l'école, pour ou contre ?
- 14:27OuverteRéponse directe
Que faire face au harcèlement scolaire ?
- 18:02OuverteRéponse directe
Parcoursup est-il efficace ?
- 20:07OuverteRéponse directe
Y a-t-il assez de moyens à l'université ?
- 22:40OuverteRéponse partielle
Précarité étudiante : quelles solutions ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:50InvitéFait
« Pourquoi le kérosène n'est pas taxé ? »
- 5:18InvitéFait
« Oui, mais Airbus, ceux qui produisent le plus d'avions, ils sont français. »
- 6:56InvitéFait
« Il a rappelé par exemple qu'à son époque, on n'avait qu'une semaine de vacances, que les petites vacances, là c'était une semaine et pas 15 jours. »
- 8:27InvitéPromesse
« Avec ma façon de voir les choses, il y aura le temps pour tout. »
- 14:34InvitéPromesse
« Les harceleurs pourraient être bannis des réseaux sociaux pendant six mois. »
- 15:37InvitéPromesse
« Ils pourront être renvoyés de l'école. »
- 19:12InvitéFait
« Mon Master, alors ça a commencé cette année vraiment avec le site. »
- 23:08InvitéFait
« Il a rappelé que l'éducation en France était gratuite, que ce n'était pas le cas à l'étranger. »
- 23:20InvitéChiffre
« Un quart des élèves qui étaient boursiers, qui ne payaient pas du tout leurs frais de scolarité. »
Temps de parole
- Invité76 %
- Présentateur24 %
≈ 4,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Emmanuel Macron a donné une interview d'à peu près deux heures à Hugo Décrypte sur sa chaîne YouTube. Eh bien, nous, on voulait débriefer de cette interview. On va parler de ce qui s'est dit lors de cette interview. Et pour en parler, je suis avec Sophie Letarlet. Bonjour, Sophie. Bonjour. Merci d'être avec nous. Vous êtes rédactrice en chef au Figaro Etudiant. Donc, c'est des sujets que vous couvrez que le président...
Pas tous, hein, pas tous, mais globalement, pas mal.
Ça a été un entretien très long, enfin très long, ça a été un entretien très dense et avec beaucoup de sujets dont on a parlé.
Oui, tout à fait. Un entretien près de deux heures, comme vous le disiez. Et puis avec des sujets assez hétérocliques, finalement. Je pensais qu'on allait plutôt se concentrer sur les jeunes, sur le bac, etc. Et en fait, pas du tout, en fait. Commencé par le... Bien sûr, un sujet qui m'a étonnée quand même au début, la dépression chez les jeunes.
C'est ça, la santé mentale et le manque de professionnels pour accompagner les jeunes.
Oui, ça, c'est vraiment un sujet. C'est vrai qu'on en parlait beaucoup, beaucoup plus pendant la crise du Covid. La santé mentale, c'est un sujet qui n'avait pas disparu. J'ai regardé un petit peu pendant l'interview tous les sujets qu'on avait fait sur la santé mentale en 2019, 2020, 2021, 2022, 2023. Donc, c'est vraiment un sujet récurrent qu'on traite beaucoup. Avec... Il a rappelé le manque de psychologues, les forfaits psychologues qu'il avait... qui étaient offerts. Le manque de poste en psychiatrie, tout en rappelant qu'évidemment, on ne va pas former des psychiatres en cinq minutes. Et que c'est assez... Voilà, c'est assez complexe.
Mais oui, j'étais un peu étonnée de voir que la santé mentale a été le premier sujet abordé. Je pensais que ça aurait été, par exemple, les abayas ou la précarité étudiante avec l'inflation. Donc voilà, mais c'est peut-être pour ménager aussi le suspense.
Oui, d'autres sujets qui ont été dits. Alors, je salue Aviel et Nox qui sont dans notre chat. N'hésitez pas à nous poser vos questions. On y répond comme d'habitude. Nox qui nous demande si on a le droit d'utiliser son contenu, le contenu du cours des cryptes. De non, nous n'allons pas prendre son contenu. Nous avons nos images d'Emmanuel Macron avec Pappé Ndiaye, qui était l'ancien ministre de l'éducation lors de visites dans des écoles qu'on vous diffuse. Donc, c'était le premier sujet sur la santé mentale. Ensuite, il y a un deuxième sujet qui n'était pas sur l'éducation en tant que telle, mais qui est un sujet qui tient à cœur les jeunes. C'est la crise écologique.
Oui, parce que c'est vraiment le premier sujet de préoccupation des jeunes, même devant le chômage. Toutes les études, le monde, les sondages sont faits régulièrement. L'écologie et notamment la crise climatique inquiètent, inquiètent vraiment les jeunes. Certains souffrent même d'éco-anxiété. Donc, c'est vraiment un sujet très, très important. Et de voir que c'était traité en deuxième position, ça ne m'étonne pas du tout. Donc, c'est vrai que ça a pu vous étonner, mais moi, pas du tout, parce que c'est vraiment dans tous les sondages, on voit que c'est vraiment le premier sujet de préoccupation.
Et puis, on le voit aussi chez les étudiants, avec de nombreuses grandes écoles où des étudiants, on les appelle les bifurqueurs, qui décident de vraiment de tout plaquer. Alors, on n'est plus comme dans les années 70 à partir dans une ferme en Corrèze, mais presque. C'est-à-dire vraiment de se dire, l'école qui m'a formée, comme Supagro, par exemple, on a eu ça à HEC, on a eu récemment encore des étudiantes centrales, un étudiant de centrales même qui a décidé de démissionner, parce que ces étudiants trouvent que les écoles ne prennent pas assez au sérieux le problème climatique, la crise climatique. Donc, le fait qu'il ait abordé ça, je pense que ce n'était pas étonnant.
Oui, ce n'était pas étonnant et ça a été quelque chose dont ils ont longuement parlé, en parlant des transports, en parlant de la réponse de la France. C'était un sujet assez global, on va dire.
Oui, puis on a vu qu'on aurait peut-être, comme en Allemagne, un passe-train. En tout cas, le sujet est en discussion auprès des régions, pour les TER régionaux, pour offrir la gratuité pour les jeunes.
Alors, pour l'instant, ce n'est pas fait, mais parce qu'il faut l'accord, évidemment, des régions en question. Oui, c'est ça, parce que les transports, c'est une compétence régionale. Et ce qui s'est passé en Allemagne, en fait, en Allemagne, on a eu un passe au mois pour se dépasser, en gros, dans leur TER, pas pour prendre les TGV.
Ce n'est pas encore le TGV gratuit, mais c'est vrai que la discussion, l'interview portait beaucoup sur les transports, sur le fait que le kérosène n'est pas taxé. On entend beaucoup les jeunes le dire. Pourquoi le kérosène n'est pas taxé ? Alors, il a rappelé qu'évidemment, il a supprimé des vols nationaux de moins de deux heures, enfin de cours, mais que, évidemment, les compagnies aériennes, c'était un système concurrentiel, contrairement au train, et qu'ils ne pouvaient pas taxer le kérosène comme ça.
Donc, ce n'est pas aussi simple. Et que la raison pour laquelle c'était moins cher, c'est parce qu'il y a beaucoup de concurrence dans la nation. Voilà, ce qu'il n'y a pas dans le train. Il n'y a pas dans le train. Et il a aussi dit, sur l'avion, il a dit, oui, mais Airbus, ceux qui produisent le plus d'avions, ils sont français. Donc, c'est un peu compliqué pour moi d'être contre l'avion.
On peut le dire, nous qui sommes dans un journal qui appartient au groupe Dassault, c'est vrai que l'aéronautique, c'est un secteur phare en France, en fait. Et ça amène beaucoup d'emplois. Donc, il y a aussi ça qui rentre en jeu. Mais oui, il a parlé très longuement des transports. Mais parce que c'est un sujet qui revient beaucoup dans la bouche des jeunes. On en voit de plus en plus qui ne veulent plus prendre l'avion. Ils reprochent même à leurs parents. Pourquoi tu prends l'avion ? C'est honteux, c'est vraiment un sujet très fort. Alors que je ne pensais pas autant, en fait. Et donc là, il a vraiment été dans le mille sur des sujets qui importent aux jeunes.
On a Pauline qui dit que la précarité a bien été abordée sur la faim par rapport aux augmentations. Oui, on va y revenir un peu plus tard. On va dérouler un peu de ce dont il a parlé. Il y a un sujet forcément aussi sur les rythmes scolaires. Il a parlé à l'école parce que dans une interview, Emmanuel Macron avait dit qu'il faut faire revenir les élèves plus tôt à l'école pour ne pas qu'ils perdent leurs compétences.
Oui, il a rappelé l'injustice du fait qu'il y a des enfants qui partent, qui profitent des vacances pour aller en Angleterre, apprendre l'anglais, etc. Ou faire des choses intelligentes avec leurs parents. Et puis, il y en a d'autres qui restent dans leur quartier et qui finalement arrivent à la rentrée avec du retard. Mais ce qui est intéressant surtout, c'est le fait de voir qu'il envisage la possibilité de changer complètement le rythme scolaire. Il a rappelé par exemple qu'à son époque, on n'avait qu'une semaine de vacances, que les petites vacances, là c'était une semaine et pas 15 jours.
Et puis, prenant l'exemple sur d'autres pays, le fait d'avoir des demi-journées de classe, c'est-à-dire le matin d'avoir classe et puis l'après-midi de faire autre chose, du sport, un peu comme ce qui se passe en Allemagne par exemple. Donc ça, c'est des questions auxquelles, évidemment, ce n'est pas si simple de mettre en place, mais en tout cas d'avoir plus de jours travaillés, mais moins longtemps. Parce qu'en fait, ce qui se passe, c'est qu'en France, on a des grosses journées de cours avec des élèves qui sortent à 17h, voire 18h et sur très peu de jours. Donc ce qui fait, c'est assez fatigant. Un peu comme les salariés, puisqu'on a beaucoup de vacances.
Et donc, on a des journées beaucoup plus longues que dans certains pays étrangers. Donc, c'est fatigant pour les élèves et puis, ce n'est pas très efficace. Mais après, c'est aussi un système qui est pratique pour les parents parce qu'ils n'ont pas à les faire garder. Donc, il faudra que l'après-midi consacré au sport, par exemple, il faudra que ce soit pris en charge.
Oui, voilà. Par l'école, il a parlé justement, il a fait un grand plaidoyer finalement pour le sport à l'école, justement. Ah oui, avec une heure de sport au collège et à l'école primaire.
Pour l'instant, il y a une demi-heure pour l'école primaire.
Là, ce serait une heure de sport par jour. Oui, c'est assez conséquent, on se dit. Et le journaliste lui a rétorqué, mais en fait, où est-ce qu'on va trouver finalement tout ce temps ? Et il lui a dit, non, mais avec ma façon de voir les choses, il y aura le temps pour tout. Et donc, pour cette heure de sport, c'est vraiment un...
C'est vrai que ça améliore la concentration. On voit dans les écoles asiatiques, par exemple, on voit les enfants commencer par du sport avant de commencer à travailler. Donc, évidemment, le sport est très bénéfique pour la concentration et permet de mieux travailler. Après, en termes d'organisation, il va falloir peut-être trouver évidemment ses profs de sport ou peut-être aux primaires les faire faire par les professeurs des écoles, les instituteurs. Mais c'est intéressant en tout cas.
Oui, parce qu'il y a aussi, alors sur les professeurs, mais arriver à avoir, on va parler de ce sujet maintenant, c'est le manque d'enseignants au collège, dans les écoles primaires. Comment faire pour avoir un enseignant devant chaque élève tous les jours ?
Là, il a parlé beaucoup d'absentéisme, de remplacement, mais il n'a pas parlé, par exemple, ou alors ça m'a échappé, il n'a pas parlé du problème d'attractivité de l'enseignement.
Oui. Alors, il a parlé un peu de la valorisation des enseignants, mais s'ils font des remplacements, pas forcément sur le salaire global.
Il n'a pas abordé le sujet qui est très important, alors à part sur la partie salaire, bien sûr, parce qu'évidemment, sur le fait de revaloriser les salaires, mais c'est vrai que là, on était sur le rythme scolaire, c'est un peu différent, mais oui, sur le fait d'attirer des enseignants vers ce métier. Et peut-être que l'idée, justement, c'est de casser un peu le rythme, de faire des demi-journées plutôt que des journées complètes pour justement, peut-être, rendre l'école plus attractive pour les enseignants. Et puis, j'ai remarqué qu'il a regardé beaucoup les exemples étrangers, il a parlé de la Finlande.
La Finlande est un peu décrochée ces dernières années, donc il n'y a pas aussi bien qu'avant. Mais bon, après, si on regarde du côté des pays asiatiques, qui ont les meilleurs scores, ils travaillent beaucoup, beaucoup. Mais oui, ils comparent beaucoup. Alors, c'est vrai que 2023, en décembre, on va avoir le nouveau test PISA, l'OCDE, qui va arriver. Ou on n'est pas très bon dernièrement. On ne sera pas très bon non plus. Je ne pense pas que... Ou alors, ça m'a échappé. Ça serait miraculeux. Voilà, ça serait su. À mon avis, on ne va pas être très bien noté.
Donc, je pense que c'est l'idée aussi de prendre exemple sur d'autres pays qui marchent bien, parce qu'il y a des pays qui marchent bien, qui ne dépensent pas forcément plus d'argent dans l'école, mais qui ont de meilleurs résultats scolaires. Donc, l'idée, c'est peut-être aussi d'explorer des nouvelles pistes. Donc, un nouveau rythme avec plus de jours d'école, moins de vacances, mais des journées d'école plus courtes, avec pourquoi pas une demi-journée d'école et une autre demi-journée avec plus de sport et plus d'activités culturelles. Il a parlé aussi.
Alors, nouveau rythme et aussi peut-être nouveaux habits pour la rentrée, avec cette question de l'uniforme qui revient aussi, dont on lui a posé aussi cette question-là. L'uniforme, est-ce qu'il était pour ou pour ?
Alors, il a parlé d'abord de la baïa. Oui, voilà.
Alors, je vais vous rappeler sur la baïa après, mais on peut commencer à parler de la baïa, effectivement.
Il a parlé quand même de la baïa au début, en rappelant, bien sûr, qu'il faut une tenue correcte. Godé Kripp lui a parlé des croque-tops, des problèmes de décence à l'école. Et il a fait le parallèle quand même, même s'il dit qu'il n'a pas fait le parallèle. Il a fait le parallèle quand même avec Samuel Paty, avec les attentats, en rappelant qu'il ne fallait pas mettre la poussière sous le tapis et que les problèmes de laïcité avaient quand même provoqué des violences dans le pays très graves. Et donc, ça ne m'étonne pas parce que tout ce nouveau règlement avec la baïa, c'est aussi l'idée de rassurer les enseignants. Oui, de donner un cadre, finalement.
De donner un cadre, parce que les enseignants ont été évidemment traumatisés par l'assassinat de Samuel Paty. Les Français ont été traumatisés, dans l'ordre général, par les émeutres, dernièrement. Et donc, l'idée, c'était de rassurer tout le monde en disant, on vous donne un cadre, finalement, vous n'aurez pas à...
À subir des pressions.
À subir des pressions de la part des familles, etc. Donc, ça, il a rappelé ça. Concernant l'uniforme, c'est vrai que... Alors, moi, ça me fait rire parce que l'uniforme, c'est vraiment un sujet qui revient... Dans notre jargon, on appelle ça un marronnier. Exactement, parce que...
Près d'actrice en chef à l'étudiant, vous avez dû en faire.
Ah oui, j'ai fait l'uniforme dans toute ma carrière. J'en ai fait beaucoup avec beaucoup de ministres qui, tous, promettaient des expérimentations avec l'uniforme. En fait, c'est toujours ce message de fermeté qu'on a envie de donner à la rentrée. Et puis, finalement, quelques mois après, un an après, on n'en parle plus du tout. Donc, moi, j'aimerais bien voir de mon vivant une expérimentation avec l'uniforme. Non, mais... Elle pourrait arriver. C'est vraiment à l'Arlésienne.
C'est ce qu'a annoncé Gabriel Attal.
J'ai plein d'articles en stock, je peux les ressortir, avec la Légion d'honneur, les lycées militaires. On a fait... Il y a une émission, bien sûr, de Paris d'école sur le Figaro TV, sur l'uniforme. On voit Saint-Jean de Passy qui a instauré l'uniforme depuis quelques années. Donc, il y a eu déjà des expérimentations. Donc, on a plein d'exemples à donner. Mais c'est vrai que, normalement, Gabriel Attal a dit que... À l'automne, on aurait des expérimentations.
Mais pour l'instant, j'ai vu que... Au bon vouloir des maires.
Voilà, j'ai vu qu'il n'y avait que la ville de Robert-Ménard. De Robert-Ménard, effectivement. Et de la ville de Béziers qui avait décidé, évidemment, qu'elle était pour. Mais sinon, je n'en vois pas trop. Donc, c'est un peu l'Arlésienne, pour moi, l'uniforme. Je veux le... Je veux, voilà. Je suis comme un saint Thomas. Je veux toucher pour avant d'être sûre.
On verra donc à l'automne. Autre sujet qui a été... Après, c'était le harcèlement à l'école. Le journaliste lui a posé la question en lui rappelant les faits divers, en lui demandant qu'est-ce qu'on peut faire. Et il y a eu une annonce...
Ben oui, avec une prochaine loi, comme quoi les harceleurs pourraient être bannis des réseaux sociaux pendant six mois, par exemple. Ça paraît compliqué à mettre en place. Ben oui, ben pourquoi pas. Après tout, aujourd'hui, on a la plateforme Phare qui permet de signaler le harcèlement. Mais c'est vrai que, honnêtement, moi, qui ai fait un livre sur le harcèlement scolaire il y a quelques années, j'ai vu un peu la situation évoluer avec beaucoup de faits divers. Depuis, quand j'ai écrit ce livre, on parlait de Jonathan Destin et c'était déjà épouvantable.
Mais depuis, il y en a eu des dizaines d'autres avec, à chaque fois, des élèves, des jeunes, des enfants même, qui sont malheureusement suicidés. Donc, il a rappelé l'affaire de l'INSEE. Donc, et on voit que malgré tout... Franchement, la plateforme Phare, c'est quand même assez efficace. Il y a eu beaucoup, beaucoup de mesures par rapport au moment où j'ai écrit ce livre. Et aujourd'hui, ça a beaucoup changé. Là, dernièrement, on a eu l'annonce que les harceleurs pourront être bannis de l'école. Ils pourront être renvoyés de l'école.
Il ne faut pas le harceler qui part.
Voilà, parce que jusqu'à présent, l'école disait à la famille, écoutez, enlevez votre enfant, c'est trop dangereux pour lui. Ça ne va pas, on l'enlève. Et désormais, ce sera aux harceleurs de quitter l'école. Donc, c'est très nouveau. Mais là, le fait d'être banni des réseaux sociaux, c'est encore... Et Décrip lui a demandé, est-ce que ce sera aussi pour des harceleurs, mais en dehors de l'école, enfin des harceleurs en général. Il a dit que oui, ça concernerait tous les harceleurs.
Et ils vont tester aussi les réseaux sociaux, parce qu'ils ont dit que si le réseau social n'est pas en capacité de vraiment bannir la personne, eh bien, l'amende sera pour lui.
Après, il faut faire attention qu'il n'y ait pas d'entrave à la liberté quand même. Voilà, que ce soit vraiment du harcèlement. Mais bon, on attend de voir, il y a sans doute des accords qui sont peut-être en discussion avec les réseaux sociaux, parce qu'on les a beaucoup accusés quand même d'être complices de ces... Notamment pour l'affaire de l'INSEP, parce que c'était une vidéo qui circulait sur TikTok à l'époque. Et voilà, d'être assez inactifs. Ce qui est faux, puisqu'ils ont quand même pas mal évolué. Mais c'est vrai que les enfants aujourd'hui ont des téléphones portables de plus en plus jeunes.
Oui, et le harcèlement ne s'arrête pas comme avant, après l'école. Il peut continuer justement d'aller dans les boucles de discussion et sur les réseaux sociaux.
Oui, d'ailleurs, Emmanuel Macron a rappelé que ce n'est pas uniquement sur les réseaux sociaux. Ça peut être des boucles WhatsApp où finalement, on n'a pas tellement accès. Donc avec des messages cryptés. Mais c'est vrai que là, c'était sur TikTok. Et évidemment, ces réseaux sociaux ont une responsabilité. Donc je vois que... Oui, puis on sait aussi que Brigitte Macron est très...
Oui, elle avait reçu la famille, justement.
Enfin, le ministre... Je me rappelle que... Enfin, le ministre Papendaï avait reçu la famille de l'INSEE. Et la famille de l'INSEE avait dit oui, le ministre n'a pas du tout été très... À l'écoute. À l'écoute, etc. Alors, on était un peu étonnés.
Oui, alors que derrière, ils avaient rencontré les prises Macron. Et là, ils s'étaient dit que c'était beaucoup mieux passé.
Ah bah oui, Brigitte, je pense, est beaucoup plus... Et très... Bon, c'est une ancienne enseignante aussi, une mère de famille qui a été professeure de français pendant des années dans une école privée. Donc je pense qu'elle a les mots aussi pour parler aux parents, quoi.
Effectivement. Donc voilà, c'était pour lui.
Finalement, elle est plus... Bon, Papendaï, ministre de l'éducation, a été enseignant aussi. Effectivement. Professeur d'histoire. Mais bon, voilà, c'est pas pareil.
Alors, tout ça, c'était pour le sujet du harcèlement scolaire. Il y a eu un sujet Parcoursup aussi. Puisque c'est... Normalement, chacun devrait avoir son affectation sur Parcoursup. Mais c'est a priori pas encore ça.
En fait, là, il a rappelé qu'il y avait très peu, beaucoup moins de... Alors, je sais plus... 1300, si je n'ai plus. J'ai bien noté.
Je crois que ça... Tout comme ça. C'est 100 de moins que l'an dernier. Voilà. Il s'est un peu félicité de ça aussi.
Voilà. Il faut rappeler que Parcoursup, c'est pas terminé au mois de juillet, comme on pourrait le penser. En fait, il y a une procédure complémentaire qui se termine mi-septembre. D'accord. Donc, en fait, qui va bientôt se terminer. Donc, il y a toujours des jeunes qui peuvent trouver une place. D'ailleurs, si vous n'avez toujours pas trouvé de place sur Parcoursup, c'est toujours le moment. Et donc, chaque année, à cette époque, on sait combien de personnes sont restées sur le carreau. Mais honnêtement, c'est vrai ce qu'il dit.
C'est-à-dire qu'il y a beaucoup de gens aussi, le peu de gens qui restent, il y a beaucoup de gens en réorientation, qui n'ont pas forcément le bon bac, qui viennent de bac pro. Et beaucoup, beaucoup de réorientation. Et puis, il y a le rectorat qui est là. Honnêtement, ça s'est beaucoup amélioré. Par contre, il était un peu plus bac sur un autre système. Là, c'est vrai. Par contre, il est vraiment en cours d'amélioration. Et c'est le site Mon Master. Oui, il a dit, vous me posez une colle, j'ai pas les chiffres. Voilà, vous me posez une colle. C'est vrai que là, par contre, si Parcoursup s'est beaucoup amélioré, quoi qu'on en dise.
Mon Master, alors ça a commencé cette année vraiment avec le site. Là, vraiment, il y a eu énormément de problèmes. Il y avait beaucoup de bugs sur le site. Et là, c'est vrai que c'était une colle pour… Bon, il ne peut pas non plus… Ce n'est pas le monde non plus le ministre de l'Éducation nationale, même si on avait un peu l'impression que…
Alors, c'est ça que vous vous posez aussi.
Bon, il est quand même président de la République. Donc, je l'imagine qu'il a d'autres choses à fouetter que de gérer les problèmes de Mon Master. On espère pour lui. Mais en tout cas, c'est vrai que le site Mon Master, là, cette année, ça ne s'est pas très bien passé. Et l'année prochaine, il est prévu qu'il y ait une procédure complémentaire, comme le site Parcoursup, c'est-à-dire où les facs mettent leur place vacante et on puisse postuler jusqu'à mi-septembre comme sur Parcoursup.
Oui, parce que la question qui a été posée aussi, c'est est-ce qu'il y a assez de moyens à l'université pour accueillir tous les élèves ? C'est la question qui a été posée à Emmanuel Macron.
Oui, alors, Hugo Decrypte a dit, Hugo a dit, bah oui, mais il y a un problème, c'est qu'il y a une sélection qui ne dit pas son nom sur Parcoursup, etc. Emmanuel Macron, alors on va regarder ça, je pense, demain, parce que ce soir, c'est un peu tard, mais on regardera assez rapidement sur le Figaro étudiant. C'est vrai, il parlait des 50% des élèves de première année de licence qui ne vont pas à l'examen, et pour lui, c'est un gros problème, donc ça veut dire qu'il y a beaucoup de gens qui vont à la fac, mais qui ne souhaitent même pas poursuivre.
Alors, il y a quand même le problème, j'aime bien quand même le problème de ceux qui s'inscrivent à la fac juste pour avoir leur bourse, mais c'est pas tout le monde, bien sûr. Et puis, il y en a certains qui se sont trompés carrément d'orientation. Et comme il a dit, comme le président a dit, il a rappelé qu'il y en a beaucoup qui allaient à l'université, mais finalement, qui n'étaient pas faits pour aller à l'université. Et qui se rencontrent après. Et qui se rencontrent après, et qui sont en échec scolaire.
Donc, c'était assez intéressant, mais c'est quand même assez étonnant de voir, je suis désolée, mais de voir un président de la République s'intéresser de façon aussi précise au rythme scolaire. On avait l'impression que vraiment, sur la rentrée scolaire, il avait appris par cœur. D'ailleurs, Hugo ne lui propose pas tellement de questions sur la rentrée scolaire. Et lui, il déroule le truc. Genre, vous avez oublié de me poser les questions sur la rentrée, moi, je vais vous le dérouler. Je vais vous donner toutes les mesures que je vais faire. Toutes les mesures, etc. Alors que Hugo voulait plutôt lui poser des questions sur les étudiants.
Oui.
Et non, non, on a eu les tests en CM, enfin, je ne sais pas quoi, en primaire, etc. De façon, à mon avis, tellement précise que je me suis dit, mais c'est quand même plutôt au ministre de parler de tout ça.
Effectivement, il prend un peu sa place. Alors, on sait qu'il a fait l'éducation à un grand sujet pour son étudiant. Oui, il a dit que c'était vraiment un sujet d'acte. Donc aujourd'hui, vraiment, il prend toute la place, finalement.
À deux heures, en étant, bon, on peut donner les grandes lignes, mais on n'est pas forcé de rentrer dans les plus grands détails sur, bon, quand même, sur mon master où il est un peu séché. Heureusement, ça sera du travail à la mise de l'enseignement supérieur.
Pour préciser tout ça.
Pour préciser tout ça. Mais l'éducation, elle était au taquet. C'est sûr que c'était assez surprenant.
Effectivement. Et alors, dernière question que je vais vous poser, et c'est aussi la dernière question qui a été posée, enfin, l'une des dernières questions, c'est sur la précarité étudiante, qui est finalement un sujet qui est arrivé assez tard, alors que, dans l'entretien, alors que, justement, il y a de plus en plus d'étudiants qui ont recours aujourd'hui à l'aide alimentaire et qui sont de plus en plus touchés par la précarité.
Oui, j'étais étonnée parce que je pensais qu'il allait aborder ça au début, ou au moins un peu, parce que c'est quand même un sujet important. Et surtout que la chaîne, enfin, la chaîne du Godé qui s'adresse aux jeunes. Et il a rappelé, alors moi, il y a quelque chose qui m'a frappée, mais je suis désolée, c'est quand même, c'est ma spécialité. C'est votre prise, forcément. Forcément, bon, il a rappelé que l'éducation en France était gratuite, que ce n'était pas le cas à l'étranger, que, évidemment, c'était dur pour les étudiants, mais il y a quand même un quart des élèves qui étaient boursiers, qui ne payaient pas du tout leurs frais de scolarité. Bon, ça, c'est vrai.
Mais il a parlé des écoles de commerce et d'ingénieurs qu'il était pour l'ouverture de formations courtes dans les petites villes où la vie, justement, le coût de la vie n'était pas cher, en fait. Donc là, c'est un sujet, donc ça veut dire, par exemple, alors j'ai pensé, bien sûr, au sujet des bachelors, beaucoup d'écoles de commerce et d'ingénieurs ces dernières années, ont ouvert des bacs plus 3.
Avant, elles ne faisaient que des programmes grande école, je ne sais pas, polytechnique, les écoles de commerce et tout ça, mais aujourd'hui, elles ont une myriade de diplômes en 3 ans et il en a parlé en disant qu'il aimerait bien que ces écoles développent encore plus de diplômes en 3 ans professionnels.
Pour finalement qu'on n'arrive plus...
Dans des petites villes où le coût de la vie, le loyer est moins cher. J'ai trouvé ça étonnant qu'il parle de ça parce que ça veut dire qu'il connaît bien le sujet. Parce que, bon, moi, je connais les bachelors, mais peut-être que les auditeurs ne savent même pas ce que c'est.
Vous êtes quand même rédactrice en chef du fil d'un étudiant. Voilà, donc je le connais,
mais j'étais étonnée qu'il parle de ça parce que c'est vrai que c'est un phénomène qui a pris de l'ampleur ces dernières années. Même Polytechnique a un bachelor. C'est assez sidérant. Le SCP, l'ESSEC, les plus grandes écoles ont des formations en 3 ans. Et puis maintenant, il y a des tas d'écoles de commerce et d'ingénieurs qui développent plein de formations en 2-3 ans dans des petites villes. Et là, pour lui, c'était la solution pour résoudre le problème de la vie étudiant parce que si, évidemment, on habite une petite ville, moins chère, ce sera plus facile... de trouver un logement.
Il n'a pas parlé d'un sujet, par contre, qui m'aurait intéressé aussi, c'est le problème du logement étudiant qui est vraiment un énorme problème en cette rentrée.
Oui, effectivement, dans certaines villes, à Paris, dans des villes où le marché est très tendu, il y a une crise de l'immobilier en France. Il y a une crise qui est particulière.
Alors, c'est chaque année, mais cette année, c'est vraiment particulier avec la hausse des taux. Les jeunes professionnels ne peuvent plus acheter. Et du coup, ils occupent les studios loués et ne les libèrent pas pour les étudiants. Et c'est un vrai sujet particulièrement staté. Donc, ça aurait été bien qu'il en parle. Oui.
Alors, il a dit à la fin... On a resté deux heures. Voilà. Il a resté deux heures et c'était quand même très dense. Sur ces deux heures, il a dit qu'il ne pouvait pas parler de tout. Sophie, je crois qu'on a fait le tour. Je pense. De tout ce qu'il a dit. Pendant ces deux heures, on a été un peu plus rapides que lui, figurez-vous, que sur deux heures. Merci, en tout cas, d'avoir été avec nous. Merci à vous, d'un autre du Figaro, d'avoir été nombreux à nous suivre. Et moi, je vous dis, je vous souhaite une bonne soirée sur le site du Figaro et sur notre chaîne YouTube. et sur le site du Figaro