Aller au contenu
Tous les transcripts
InterviewVL.· 2 octobre 2026 25 minComplaisantFond programmatiqueEurope & internationalDéfenseÉconomie & entreprisesImmigration & asile

Quelle EUROPE face aux nouvelles MENACES ? BENJAMIN HADDAD (ministre) est FACE AUX JEUNES

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 10 %Défensif 5 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:17OuverteRéponse directe

    Comment négocier le budget européen dans un contexte de tensions commerciales et financières ?

  • 2:16OuverteRéponse directe

    Quelles sont les priorités de l'UE face aux dépendances vis-à-vis des États-Unis et de la Chine ?

  • 4:51OuverteRéponse directe

    La France est-elle plus forte avec l'Europe qu'isolée ?

  • 6:12OuverteRéponse directe

    L'Europe est-elle mal comprise sur certains enjeux comme le soutien à l'Ukraine ?

  • 8:06OuverteRéponse directe

    Quels sont les impacts concrets des fonds européens en France ?

  • 9:27OuverteRéponse directe

    Quel est votre avis sur l'élargissement de l'UE et le renforcement des alliances avec le Canada ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:55Fait
    « On défend l'idée de la souveraineté européenne, de l'autonomie stratégique. »
  • 16:43Chiffre
    « Sur les deux dernières années, on a eu une baisse de 50 % des entrées irrégulières sur le territoire européen. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

Tout ce qui nous paraît évident, avec lesquel on a grandi, on se rend compte que c'est quand même un bien fragile qui peut s'effondrer parfois d'un coup. On a vu la guerre revenir sur notre continent, on voit le nationalisme revenir, on voit des certitudes qu'on [musique] avait qui sont progressivement en train de s'effondrer.

0:17

Il est ministre délégué chargé de l'Europe aujourd'hui, Benjamin Hadad et face aux jeunes. Bonjour. Bonjour. Merci de nous recevoir au ministre ministère de l'Europe et des affaires étrangères. Donc nous sommes au qu d'ors au qu d'ors donc un grand merci. Vous revenez de Bruxelles du Conseil européen où se négocie actuellement le budget de l'Union européenne. Alors, on connaît le climat de tension commerciale qui peut y avoir avec les États-Unis et la Chine. On connaît également le climat de tension entre guillemets en France sur la question de des finances publiques. Comment on négocie un budget dans ces conditions ? Ce cette négociation sur le budget européen, c'est ce qu'on appelle le cadre financier pluriannuel. C'est un texte vraiment structurant pour l'Europe

0:55

parce qu'en fait c'est le budget de la période 2028 à 2034. Donc on le négocie entre les Étatsmembres à partir d'une proposition initiale de la Commission européenne et il est après adopté pour 7 ans. Le dernier par exemple, c'était sur la période 2021-2027. Donc on est à la dernière année et il a après ratifié par le Parlement européen et par les Parlements nationaux. Donc c'est une négociation extrêmement complexe, extrêmement technique où on doit euh négocier la politique agricole commune, c'est-à-dire les revenus de nos agriculteurs, la politique de cohésion, les revenus euh qui vont aux régions pour la politique de convergence, mais aussi l'investissement dans toutes les nouvelles priorités de l'Union européenne dans le contexte géopolitique que vous avez décrit, la défense, le

1:36

spatial, l'intelligence artificielle, le quantique, la transition environnementale, toutes ces domaines dans lesquels on a besoin d'investir en commun. Si on veut passer à l'échelle, si on veut réduire nos dépendances aux États-Unis, à la Chine, avoir une vraie capacité d'action sur la scène internationale, on doit pouvoir y mettre des moyens. Et donc au fond, vous allez avoir une négociation où chacun va défendre ses intérêts, ses priorités, où on va avoir des débat très complexes entre les recettes, les dépenses, l'architecture, la gouvernance, mais c'est un débat fondamentalement politique et stratégique sur quelle Europe on veut dans les 10 prochaines années, où est-ce qu'on veut investir en commun et comment est-ce qu'on se donne les moyens d'être

2:16

une puissance sur la internationale. Et sur le la question pure des des dépendances notamment vis-à-vis des États-Unis et de la Chine, moi j'aimerais bien savoir quelles sont les priorités euh pour l'Union européenne ? Est-ce qu'elles sont plus dans le domaine de l'intelligence artificielle par exemple ou en tout cas dans le domaine technologique au sens large ou est-ce que c'est euh peut-être d'autres choses peut-être le domaine de la défense ? Nous, depuis le discontent en 2017, on défend l'idée de la souveraineté européenne, de l'autonomie stratégique. C'est-à-dire que l'Europe doit se donner les moyens d'agir et réduire ses dépenses dans tous les domaines technologiques, militaire, énergétique. Surtout à un moment où on voit que ces liens sont maintenant

2:55

instrumentalisés comme des leviers de puissance, comme des leviers d'influence. Premier Leson h avant la guerre d'agression de la Russie contre l'Ukraine en 2022 disait bah finalement on va acheter du gaz et du pétrole à Bakou en Russie et c'est pas un bien normal qu'on achète sur un marché entre des consommateurs et des fournisseurs. On voit que c'était un levier de puissance que c'est un levier géopolitique pour la Russie. C'est pour ça qu'on doit investir massivement dans le nucléaire, dans euh les renouvelables, dans la diversification de nos euh partenariats euh énergétiques, dans l'électrification au niveau européen précisément pour plus avoir à dépendre des sous-bressaux qu'on peut voir sur les prix de l'énergie comme ce qu'on a vu aussi dans les crises géopolitiques dans euh les D3

3:33

d'Ormous. Donc dans tous ces domaines, la défense c'est fondamental. On est dans un contexte géopolitique où on a la guerre sur le continent européen à n'importe la guerre en Ukraine, mais aussi la menace que représente la Russie pour toutes les démocraties européennes, les attaques cyberes, les attaques hybrides comme on voit avec les incursions de drone, les menaces permanentes sur nos frontières et puis bien sûr la question qui se pose sur l'avenir de la relation avec les États-Unis et la crédibilité de la garantie de sécurité américaine. Je rappelle que ça va pas commencer avec Trump déjà. Obama nous disait qu'il fallait qu'on dépense plus dans nos propres défenses, que l'Europe allait être moins une priorité, que les États-Unis allaient pivoter vers l'Asie

4:13

et cetera et cetera. Moi, je pense que ces tendances, on les verra aussi au-delà de Donald Trump, quel que soit le prochain président, qu'il soit républicain ou démocrate. Et donc la conclusion qu'il faut en tirer, c'est qu'on doit réarmer. On doit le faire au niveau national. Nous, sur les deux mandats du président de la République, on a doublé le budget de défense de la France et on doit continuer et on doit accélérer le réarmement de notre pays face à ces menaces. Et puis bien sûr, on doit le faire au niveau européen en investissant dans les coopérations industrielles, en mettant des moyens pour que les Européens puisse avoir des capacités de frapp en profondeur, des défenses antimissiles, des drones, des capacités cyber, tous ces domaines dans lesquels aujourd'hui on est trop

4:51

dépendant des autres. Vous parlez des bénéfices d'une Europe forte. Euh pourtant, il existe toujours euh des discours eurosceptiques euh en France euh véhiculé par plusieurs personnalités politique. On l'a encore vu euh euh ce weekend euh avec euh notamment Florent Philippo entre autres. Euh est-ce que vous pourriez dire à un français que la France est réellement plus forte avec l'Europe que sans ? Moi, ma mission, qu'est-ce que c'est ? C'est de défendre les intérêts de la France et des Français. C'est la seule chose qui m'anime. Et la question que je me pose, c'est dans tout l'environnement géopolitique mondial qu'on vient de décrire, vous avez la pression commerciale de la Chine, les États-Unis qui nous tournent le dos et qui parfois nous ciblent. Euh la menace de la

5:34

Russie, est-ce qu'on est plus fort en étant isolé, divisé, chacun de son côté ? P, il a toujours été moteur dans la construction européenne. Il a toujours eu une certaine vocation aussi pour une Europe qui se pense autonome, indépendante et qui est pas alignée sur les autres. Moi, je souhaite pour qu'on continue ça. Alors, après les Français sont souvent critiques de l'Union européenne, mais ils ont raison. Être proe européen, ça veut pas dire être eurogaga, ça veut pas dire que tout se passe bien, que les institutions sont parfaites, qu'on est comptable du bilan de la Commission européenne. Ça veut dire qu'on est exigeant, ça veut dire qu'on veut transformer l'Europe, qu'on veut la rendre plus forte. tous les sujets dont je vous parle là, que ce soit la défense, la tech, l'énergie,

6:12

mais on pourrait dire par exemple la simplification de toutes les normes européennes qui sont aujourd'hui souvent trop de bureaucratie, trop de contraintes sur nos entreprises, le fait de lever les barrières dans le marché intérieur, toute la fragmentation qu'il y a aujourd'hui en Europe, nous on veut pousser l'Europe à se transformer, à se réformer. Donc on est extrêmement exigeant et parfois critique avec l'Union européenne. Mais le débat c'est pas est-ce que on prend tout ce que fait l'Europe aujourd'hui ? On dit tout est parfait ou est-ce qu'on en sort, c'est comment est-ce qu'on la transforme pour la renforcer. Est-ce que vous pensez que l'Europe est mal comprise sur certains enjeux ? On parle par exemple, il y a pas mal de discours qui disent bah l'Europe donne

6:49

beaucoup trop d'argent par exemple à l'Ukraine pour les forts de de l'Ukraine. Est-ce que vous vous pensez qu'il faut renforcer les forts ukrainiens face à la Russie ? Est-ce que vous comprenez peut-être certains discours en ce sens qu'on donne voilà des milliards à l'Ukraine ? Est-ce que c'est vraiment très bien compris toujours l'action de l'Europe ? Moi, je vois et je le vois à la fois dans mes déplacements. J'étais quand j'étais parlementaire, président du groupe d'amitié France-Ukraine. Je fais maintenant beaucoup de déplacements à travers le pays dans ma mission actuelle aussi pour parler de ces questions géopolitiques et l'Ukraine et je trouve que les Français ont toujours été extrêmement lucides par rapport à la menace de la Russie, par rapport à la situation en Ukraine où on a un

7:30

agresseur et un pays agressé qui se défend, qui défend sa souveraineté, sa sa liberté et les Français sont très solidaires de l'Ukraine et c'est ce que montre d'ailleurs aussi tous les sondages où généralement d'ailleurs une majorité de Français veulent qu'on en fasse plus sur le plan militaire ou économique. Et fondamentalement cet argent, qu'est-ce que c'est ? C'est notre sécurité. C'est notre sécurité qu'on est en train d'assurer dans un monde qui est plus dangereux. Parce que les Ukrainiens, c'est la première ligne de défense aujourd'hui pour la sécurité de l'Europe face à la Russie. Et après, nous, on investit aussi bien sûr dans notre propre réarmement. C'est ce que je vous disais tout à l'heure avec les budgets de défense qui ont augmenté. Et puis au-delà de ça, on investit dans le

8:06

reste. Quand on parle par exemple des fonds européens en France, vous savez souvent vous baladez à travers le pays, vous avez énormément d'usines qui ont été financées par l'Europe, de projets d'infrastructure, d'exploitation agricole. Vous avez pas toujours le petit sticker qui dit financé par l'Europe. Donc mon rôle c'est aussi de dire très concrètement ce que les fonds européens en France ont comme impact dans la vie quotidienne de nos concitoyens. La France, c'est le premier bénéficiaire de la PAC, de la politique agricole commune, 9,5 milliards d'euros par an pour aller soutenir la souveraineté alimentaire et pour aller appuyer les revenus de nos agriculteurs, pour aller appuyer aussi la transformation, la transition environnementale par exemple dans les

8:47

exploitations. C'est des fonds horizon pour la recherche et l'innovation pour nos entreprises, pour nos PME, pour nos start-up. C'est Erasmus pour les étudiants qui profitent d'échange à travers le continent européen. Donc de façon très concrète aussi, les fonds européens, la présence de l'Union européenne sur le territoire français. C'est ça. Et il me semble que également à Bruxelles, il y a été question euh en tout cas vous avez un peu évoqué les la question de l'élargissement aussi de l'Union européenne qui était au cœur de votre déplacement. Là récemment euh le président de la République Emmanuel Macron était à Saint-Pierre et Miclon, donc territoire d'outre mer français proche du Canada en Amérique du Nord. Il était notamment avec le premier ministre

9:27

canadien lors de ce déplacement. Euh quel est votre avis-vous déjà de un sur l'élargissement de l'Union européenne et de deux sur le renforcement de certaines alliances qu'on peut avoir avec d'autres pays, notamment avec le Canada euh face à un contexte politique de plus en plus instable notamment en Améquec du Nord avec les États-Unis. Ouais. Bon déjà, je crois que l'élargissement c'est au fond la réunification de notre famille européenne. Prenez l'élargissement de 2004 qui a fait rentrer les pays d'Europe centrale orientale. Les pays comme la Pologne ou les État Baltes, l'Estonie, la Luthénie, la Lonie. C'est des pays qu'on avait laissé derrière le rideau de fer pendant des décennies des dizaines de millions d'habitants qui étaient sous le jou totalitarisme soviétique. Milan Kundera,

10:10

le grand romancier tchè qui a beaucoup vécu en France, appelé ça l'Occident kidnappé. Et je pense que faire rentrer ces pays dans notre européenne, ça l'a renforcé. On voit aujourd'hui, moi je vais beaucoup en Pologne, j'y étais encore la semaine dernière, c'est un pays en forte croissance. C'est un pays très innovant. C'est un pays qui prend au sérieux les questions de sécurité et de défense, 5 % de son PIB pour la défense qui est en première ligne face à la Russie. On a beaucoup réinvesti dans les relations avec ces pays. Prenez les pays baltes aussi, des pays comme l'Estonie qui sont aux avant-gardes de l'innovation sur le plan numérique. Donc c'est je crois une vraie avancée pour notre continent. Et donc aujourd'hui, on a des pays qui sont candidats pour

10:47

rentrer dans l'Union européenne, dans les balcans occidentaux par exemple comme le Montenegro, l'Albanie ou la Macédoine du Nord. On a des pays en Europe de l'Est comme la Moldavie et donc on doit les accompagner dans le chemin de réforme. Alors une fois qu'on a dit ça, il faut quand même être clair. C'est un processus qui est très long et qui est très exigeant parce que ça demande des réformes profondes. C'est ce que dans le langage dans le jargon technocratique européen, on appelait ça l'acquis communautaire. C'estàd tous les textes qui ont été adoptés par l'Union européenne, ben ces pays candidats doivent transformer leur administration pour les intégrer et garantir l'indépendance de la justice, l'équilibre des pouvoirs, le des marchés libres, la lutte contre la corruption,

11:23

évidemment les évidemment les droits humains, la protection des minorités et cetera et cetera. Et nous, on est très vigilant là-dessus, très exigeant là-dessus. C'est la raison d'ailleurs pour laquelle l'adhésion à l'Union européenne, elle est soutenue aussi par les populations de ces États parce que c'est la garantie de la démocratie libérale et de l'état de droit. Mais je crois que ça ça en dit long sur notre union. Je vais vous dire aujourd'hui il y a plus de pays candidats pour être le 28e état de l'Union européenne que pour être le 51e état des États-Unis. Vous regardez les États-Unis qui voulaient absorber le Groenlande et les Groenlandais, les Danois qui ont refusé. Regardez la Russie qui agresse l'Ukraine pour remettre en question son indépendance et les Ukrainiens qui se

12:02

défendent avec Bravour. Et pendant ce temps-là, nous on a des pays qui traversent des années et des années de réforme exigeant pour pouvoir rejoindre notre on a le Royaume-Uni 10 ans après Brexit où une majorité de la population regrette le référendum du Brexit et qui essaie de voir la façon dont ils peuvent se rapprocher de l'UR. Je serai demain à Londres précisément pour parler avec les autorités britanniques de la façon dont on peut recréer un peu un chemin avec eux et quand dont ils peuvent s'encrer à l'Union européenne. Donc moi, je crois qu'on peut être fier de l'inspiration que représentées, nos drapeau européens de sa capacité d'attraction mais il faut effectivement être très vigilant, très exigeant sur la réforme. Alors après sur d'autres pays,

12:45

bon le Canada, le Canada va pas devenir membre de l'Union européenne mais en revanche c'est une grande démocratie. avec lesquels on partage beaucoup de valeur, on partage beaucoup d'intérêt aussi de sécurité. Ils sont impliqués par exemple dans le soutien à l'Ukraine, mais aussi une certaine vision du monde de la coopération, du multilatéralisme, d'une forme de d'indépendance dans la rivalité entre les États-Unis et la Chine. Donc oui, je crois qu'on a tout intérêt à resserrer nos liens avec le Canada. On le fait d'ailleurs au niveau entre la France et le Canada, entre nos deux nations, mais aussi avec l'Union européenne. Prenez l'exemple de la coalition des volontaires qu'on a fait pour l'Ukraine. C'est un regroupement de pays européens essentiellement qui sous l'égyaume-Uni

13:29

ont décidé de se mettre ensemble pour d'abord réfléchir aux garanties de sécurité qu'on donnerait à l'Ukraine après la paix. parce que on veut pas que un éventuel accord de paix soit juste une pause que la Russie utilise pour se réarmer et préparer une nouvelle attaque. Donc il faudra aussi continuer à soir l'Ukraine après un accord de paix. Et puis euh pour coordonner notre soutien actuel à l'Ukraine, et bien dans cette coalition des volontaires, vous avez les pays de l'Union européenne, vous avez aussi le Royaume-Uni ou la Norvège qui sont les pays européens mais qui nous ont pas dans l'Union européenne mais qui veut contribuer. Mais vous avez aussi des pays comme le Canada, comme l'Australie, comme le Japon qui partagent un peu ses objectifs, ses valeurs, cette vision du monde et qui

14:06

veulent contribuer. Donc je crois qu'avec ces pays-là et le Canada en a un bon exemple en effet, on peut voir comment on peut travailler plus ensemble et et resserrer nos liens. Donc là, on a parlé effectivement de de pouvoir d'achat. En tout cas, on a évoqué euh euh le sujet, on a évoqué également le sujet de la sécurité. Ouais. Il y a un autre sujet effectivement qui est au cœur de l'actualité de l'Union européenne et on l'a vu notamment euh en Espagne, c'est outratoire. Qu'est-ce qu'il faudrait faire selon vous sur la question migratoire ? Voilà, les images de de ces hôt ont choqué pas mal d'Européens, beaucoup de Français. Euh, c'est quoi votre avis là-dessus ? Moi, je crois que cette question migratoire, elle est très importante. Nos concitoyens, ils attendent de la

14:46

maîtrise des frontières, ils attendent de la fermeté sur ces sujets. Et au fond, je crois un principe très simple qui est de dire euh si vous venez travailler, si vous respectez les règles, si euh vous avez reçu l'asile pour des raisons humanitaires et que vous vous intégrez et que vous respectez les règles, vous êtes le bienvenu sur notre territoire. On n pas là pour fermer les frontières. Mais si vous ne respectez pas nos règles, vous contournez euh l'asile, si à Forciori vous êtes un criminel et cetera, vous n'avez pas vocation à rester sur le territoire et à ce moment-là, on doit avoir la possibilité de vous faire partir. Et je pense que sur des sujets aussi complexes, on a besoin d'instrument européen et on a besoin de coopération. Et c'est ce qu'on a fait

15:29

ces dernières années. Ces dernières années, l'Union européenne, elle est sortie de la naïveté migratoire. Elle a enfin mis en place des textes pendant très longtemps, on avait dit que ce serait impossible, qu'on y arriverait jamais, que les intérêts étaient beaucoup trop différents entre les pays de première entrée comme l'Italie ou la Grèce et puis les autres, entre les pays d'Europe centrale et les pays de l'Ouest et cetera. Et on s'est euh doté d'un dispositif de texte. Alors le pact asile immigration qui vient d'entrer en vigueur au mois de juin et qui dit quoi ? qui dit notamment que il y a un premier euh une première sélection des demandeurs d'asile aux frontières extérieures de l'Union européenne. Le règlement retour sur lequel je me suis beaucoup investi, qui a été adopté par

16:03

l'Union européenne aussi il y a quelques mois euh qui donne plus de margre aux Étatsmembres pour pouvoir expli expulser les immigrés en situation irrégulière et puis la coopération avec les pays de transités de départ. Conseil de l'Union européenne a signé un certain nombre de partenariats ces dernières années avec des pays comme la Tunisie pour donner du soutien économique à ces pays. Moi, j'étais allé en tant que parlementaire d'ailleurs examiner ce qui s'était passé dans le cadre d'un rapport parlementaire pour voir la façon dont on peut aider ces pays à renforcer leur capacité de maîtrise de leurs frontières, d'état civil et puis d'ailleurs même du soutien économique plus général pour pouvoir maîtriser les flux migratoires et on obtient des résultats sur les deux

16:43

dernières années. Sur les deux dernières années, on a eu une baisse de 50 % des entrées irrégulières sur le territoire européen et notamment les routes de Méditerranée et cette année, c'est à nouveau 50 % en 2026. Donc il faut il faut continuer mais moi je suis convaincu et l'exemple de le montre que c'est par la coopération par ces textes européens par le renforcement aussi j'aurais dû le dire de Frontex l'agence de maîtrise des frontières de l'Union européenne l'agence de garde de frontières qu'on obtiendra des résultats. C'est pas comme le propose le Rassemblant national en sortant du cadre européen en sortant des textes. Regardez ce qu'a fait madame Mélonie. même Mélanie, elle a fait le choix de jouer la carte européenne, elle a fait le

17:26

choix justement de travailler avec nous pour renforcer les instruments européens de maîtrise de l'immigration. Donc est-ce que vous voyez ça d'un bon œil finalement le la montée, enfin j'imagine que non, mais en tout cas la montée de l'extrême droite au sein de l'Union européenne, on a vu notamment l'audicur de la FD en Allemagne. Euh le Rassemblage national effectivement pour la présidentielle dans les sondages est quand même largement en tête. Vous voyez ça de quel œil ? Moi déjà, je le vois avec euhêqu avec avec inquiétude, avec humilité et euh un sens du combat. Euh humilité parce que la première mission d'un homme politique, c'est de répondre euh aux au aux demandes, aux exigences de nos concitoyens. Et je crois que sur les questions de sécurité, sur les questions

18:07

de croissance et de prospérité économique ou de pouvoir d'achat, sur les questions d'immigration, on doit apporter des résultats. Et nous, on travaille tous les jours, moi sur les questions européennes précisément pour qu'on apporte des résultats. pour qu'on apporte des résultats, je vous le disais, sur la question migratoire en renforçant nos textes, pour qu'on apporte des résultats sur la compétitivité, en simplifiant les règles qui pèsent sur nos PME et nos entreprises, en levant les barrières du marché intérieur, sur la défense et la sécurité, en renforçant le réarmement des Européens et dans l'Ukraine pour obtenir des résultats concrets et montrer que c'est à travers ces instruments européens en faisant le choix de la coopération qu'on peut répondre au désir de et et aux exigences

18:50

de des Français et puis des des Européens. Et je pense que les propositions qui sont après apportées par le RN, celle au fond d'un frxi déguisé, de cesser de payer nos contributions à l'Union européenne, de sortir des différents textes européens, de cesser le soutien à l'Ukraine irait contre nos intérêts, nous isolerait et n'obtiendrait pas les résultats qu'attendent nos citoyens. Alors, on a une émission à destination des jeunes, médias même plus large à destination des jeunes. En ce moment, voilà, à mon avis là, il y a pas mal de jeunes qui regardent cette émission peut-être sur un smartphone, sur les réseaux sociaux. En ce moment, il y a eu une petite actualité sur euh

19:34

les réseaux sociaux, en tout cas sur la réglementation des réseaux sociaux au niveau de l'Union européenne. Euh pourquoi vouloir réglementer les réseaux sociaux au niveau européen alors même que euh donc la la proposition de loi avait été censurée par le Conseil constitutionnel en France ? Alors, les deux sont liés parce que fondamentalement, ces sujets-là sont réglés au niveau européen. la régulation de l'espace numérique. Ces dernières années, nous on s'est doté de règles pour dire aux plateformes numériques, notamment américaines mais pas uniquement chinoises aussi qui opère sur le continent européen qui a des règles et lequelles doivent par exemple lutter contre la haine en ligne, contre la manipulation de l'information, contre l'opacité des algorithmes, contre les

20:18

ingérences étrangères. C'est ce qu'on appelle le Digital Service Act, le DSA, qui est un texte qui a été adopté par l'Union européenne. Et en réalité, qui dit quoi ? Qui dit que euh ce qui est illégal dans le monde réel, comme la haine en ligne, pareil, comme là ou plutôt la la haine, le racisme, l'antisémitisme doit être aussi illégal dans le monde virtuel. Euh et on est beaucoup plus fort évidemment quand on le fait au niveau du marché intérieur européen parce que c'est ce qui permet aussi de créer un rapport de force avec les plateformes et puis de faire en sorte que le droit s'applique de la même façon partout en Europe. Nous ce qu'on a vu ces dernières années, c'est l'impact des écrans et en particulier des réseaux sociaux sur la santé mentale des plus

20:58

jeunes et notamment des des moins de 15 ans. C'est un phénomène qu'on voit émerger, je pense dans beaucoup de nos démocraties qui crée énormément d'inquiétude non seulement chez les parents mais chez les jeunes. J'ai énormément de jeunes qui voient les ravages que peuvent avoir la baisse de l'intention, la la baisse de l'attention et encore une fois le les phénomènes de harcèlement, les phénomènes de violence en ligne et l'impact que ça a sur la santé mentale bien sûr. Et donc on a besoin d'y apporter des réponses et effectivement ces réponses elles se font en lien avec le droit européen avec les règles qu'on s'est qu'on s'est fixé. Et donc nous on a travaillé avec la Commission européenne pour pouvoir avoir des textes qui puissent s'appliquer au niveau national. On a d'ailleurs créé une

21:42

dynamique parce que on n'est pas seul. On a beaucoup de pays européens maintenant et d'ailleurs au-delà de l'Union européenne qui nous suivent, qui ont suivi l'impulsion qui a été donnée par la France sur ce sujet et je vois que la présidente de la Commission européenne Ursula Vanderlen s'en est emparé avec maintenant un kids act qui sera proposé précisément pour voir réguler l'accès des plus jeunes aux écrans et notamment aux réseaux sociaux. Alors, j'ai regardé les chiffres avant de faire l'émission. Le sentiment européen chez les jeunes est plus important que les moins jeunes. On pourrait dire de manière un peu plus polie. euh pas forcément les vieux mais en tout cas les mens jeunes. Euh qu'est-ce que vous diriez à un jeune euh sur la question européenne ? Qu'est-ce

22:20

que fait l'Europe finalement pour les jeunes aujourd'hui ? Pour pour les plus jeunes, je crois que euh je Erasmus effectivement vous en avez parlé d'orb les plus jeunes ont ont grandi avec l'Europe. Ils ont grandi dans une Europe où il y a plus de frontière, où il y a une monnaie unique, où il y a la paix et donc parfois c'est dur de se rendre compte que ce sont des gains et des gains historiques. Quand vous lisez les mémoires de Stephan Zweig qui a vécu la première moitié du 20e siècle qui s'est suicidé pendant la seconde guerre mondiale, le monde d'hier qui est un très beau livre. raconte sa jeunesse où il dit "On pouvait voyager partout en Europe sans passeport parce que lui voit une Europe de la montée des nationalismes, de la guerre où tout se referme et tout ce qui nous paraît

23:04

évident avec lesquel on a grandi, on se rend compte que c'est quand même un bien fragile qui peut s'effondrer parfois d'un coup. On a vu la guerre revenir sur notre continent, on voit le nationalisme revenir. On voit des certitudes qu'on avait qui sont progressivement en train de s'effondrer. Et donc je crois parfois, il faut valoriser ce qu'on a tout en étant extrêmement exigeant pour le renforcer, pour le transformer, pour le réformer. Et puis après, vous avez raison, l'Union européenne de façon très concrète, c'est le programme Erasmus et les échanges étudiants. se bat. Moi, j'en fais vraiment un de mes combats pour que Erasmus d'ailleurs, ce soit pas que pour les étudiants des universités ou des grandes écoles, mais que ça puisse toucher tous les apprentis, les

23:41

jeunes agriculteurs. Erasmus plus, ça élargit le les échanges à beaucoup d'autres catégories qui avant avaient pas accès forcément à pouvoir faire des échanges internationaux et qui aujourd'hui puissent qui peuvent en en bénéficier. Ça, je crois que c'est extrêmement important. c'est des combats sur la transition environnementale, sur l'égalité de genre, sur le le suivi des des produits par rapport au au droits de l'homme et aux conditions de fabrication comme on a nulle part dans le monde. Et donc on peut être fier aussi de voir notre Union européenne qui est un espace de droit, qui est un espace de

24:24

environnemental, qui est un espace d'égalité qui est toujours à parfaire, qui est toujours à construire et je crois que d'ailleurs les jeunes ont un rôle à jouer pour pouvoir pour pousser notre Europe à continuer à être du côté du progrès. Mais quand on regarde autour de nous, je crois qu'on peut être fier de ce qu'on a construit. Merci monsieur le ministre. Merci beaucoup.