Examen de notre proposition de loi contre le cadmium - Discours de Benoît Biteau
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 10 %Défensif 5 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:15Benoît BiteauFait
« Le cum ne sert à rien dans la production agricole. Il n'est qu'un poison violent, un large poison qui menace la santé de nos concitoyens. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Le cum ne sert à rien dans la production agricole. Il n'est qu'un poison violent, un large poison qui menace la santé de nos concitoyens. Nous allons aborder à partir de maintenant un texte majeur de santé publique comme vous avez pu le constater euh suite au rapport euh de l'an 16 du 25 mars dernier.
Euh beaucoup d'expositions médiatiques, beaucoup d'inquiétudes euh pour notre société pour des raisons légitimes. C'est la raison pour laquelle nous devons être au rendez-vous de l'histoire ce soir par rapport à ce sujet du camion. Alors pour rappeler un peu de quoi nous parlons, rappeler que le cum est un métal lourd.
Un métal lourd par définition s'accumule dans la chaîne alimentaire. Il commence son parcours sur les sols agricoles apporté par les eng phosphaté et c'est le sujet central de ce texte. Il continue dans les productions agricoles assimilées par les plantes cultivées sur ces parcelles, dans notre nourriture, dans le corps humain.
La difficulté avec un métal lourd et le cannium n'échappe pas à tout ça, c'est que il s'accumule et que sa demi-vie est très très longue entre 10 et 30 ans. Ça veut dire que le canum qu'on est en train d'ingérer aujourd'hui, il va il va falloir entre 10 et 30 ans pour que sa demi-vie soit effective. Ça veut dire qu'il va falloir entre 10 et 30 ans pour faire disparaître la moitié du cum qu'on ingère aujourd'hui.
Et plus on en ingère et moins on a de chance de se retrouver avec une élimination de ce cum. Le cum et l'accumulation dans notre corps, ça n'est pas du comportemental, ça n'est pas comme l'alcool ou le tabac. C'est euh un métal lourd qu'on trouve dans nos aliments de base.
On trouve le cou dans le pain qui est au centre de l'alimentation des français. On trouve le cum dans les pommes de terre, on trouve le cum dans les pâtes, on trouve le cum dans les céréales du petit-déjeuner qu'on donne à nos enfants. Et la cible de ce texte, c'est précisément ces enfants qui euh ingurgitent du cum maintenant et qui risquent d'en voir les effets au cours de leur vie et au cours de la fin de vie.
Alors, c'est quoi les risques du cadum ? Et bien ce que ressensent les agences sanitaires et internationales au sujet du cum, c'est qu'il est cancérogène, avéré depuis depuis 1993 et reconnu comme tel par l'OMS, c'est qu'il est facteur d'ostéoporose, facteur d'insuffisance rénale, facteur d'accident cardio-vasculaire, facteur de perturbation endocrinienne, facteur d'infertilité, facteur du trouble du développement de l'enfant. Le cum ne sert à rien dans nos notre dans notre métabolisme.
Le cum ne sert à rien dans la production agricole. Il n'est qu'un poison violent, un large poison qui menace la santé de nos concitoyens. [applaudissements] Alors, pourquoi est-ce que on a une contamination massive de notre alimentation ?
Et bien tout simplement parce que je vous l'ai dit, on retrouve le canum dans des produits de base dans notre alimentation. Pain et produits céréaliés, pâte et riz, pommes de terre, légumes, céréales du petit-déjeuner, gâteau et vienignoiserie. Mais surtout, et c'est lié au fait que c'est un métal lourd qui s'accumule, c'est que au fil des années, on a une exposition récurrente au cadum avec une concentration qui augmente régulièrement.
On a des études récurrentes, d'abord l'étude Estéban, de santé publique France récemment le 25 mars dernier, l'étude de l'ANCS qui montre qu'à une célérité de à peu près tous les 10 ans, on double la concentration au cum. La question qu'on doit se poser aujourd'hui, c'est que avec 47 % de la population française, déjà au-delà du seuil critique, si on attend encore 10 ans, est-ce que on attendra donc que la totalité de la population française dépasse ce seuil critique avec la petite liste de conséquences que cela implique ? Et donc c'est la raison pour laquelle pour la protection de nos enfants, pour la protection de leur fin de vie, pour éviter que ces enfants deviennent stériles parce que ils auront été exposés au cum, deviennent en fin de vie victime d'ostéoporose ou de cancer du pancréas, nous devons agir vite parce que les enfants sont effectivement en première ligne.
C'est toujours ce sujet des 1000 premiers jours de la vie qui intègre d'ailleurs une partie de la gestation où pendant ces ces 1000 premiers jours se définissent finalement la santé des futurs adultes et des futurs citoyens. Et donc nous devons tout mettre en œuvre pour que c'est sur ces 1000 premiers jours, nous ne contaminions pas nos enfants au cadum de manière à ce que leur leur vie soit à peu près paisible par rapport à ces sujets-là. Et donc nous devons être responsable par rapport à l'avenir de ces enfants quand on voit que les enfants de moins de 36 mois ont déjà tous dépassé le seuil critique par rapport à ce à ce à cette contamination au canum.
Un petit focus sur les femmes parce que les femmes sont aussi probablement nettement plus concernées par ces contaminations au cum troubles du cycle menstruel, des perturbations hormonales, de l'infertilité, des ménopauses précoces et certaines pathologies gynécologiques comme l'endométriose. Donc nous devons aussi considérer ce sujet-là au regard de ces maladies spécifiques aux femmes de manière à ce que nous soyons également en protection de ces femmes par rapport par rapport à cette problématique du cum. Alors pourquoi est-ce qu'on est dans cette situation là ?
Tout simplement parce que la réglementation européenne qui a été mise en vigueur en 2022 n'a pas été respectée par la France. La France a considéré que cette réglementation européenne pouvait être aménagée pour le territoire français et donc on a choisi délibérément d'augmenter de 50 % la dose de cion autorisée dans les engrais phosphatés. 50 %.
Et ça dure depuis 5 ans maintenant. Et c'est pour cette raisonlà. Alors là, on est dans de la sous-transposition des règles européennes.
Pour ces raisons-là, on a continué à + 50 % de contaminer les sols agricoles, de contaminer la nourriture française et donc de contaminer les corps les corps français. Et donc le constat aujourd'hui c'est qu'on a deux à trois fois plus de cum dans les sols agricoles français que partout ailleurs en Europe. On a donc parallélisme des formes deux à trois fois plus de cadum dans le corps humain que partout ailleurs en Europe.
Deux fois plus que les Belges, deux fois plus que les Allemands, deux fois plus que les Italiens, deux fois plus que les Espagnols, c fois plus que les Finlandais, quatre fois plus que les Américains dont on connaît le régime alimentaire pourtant pas très enviable. Donc, il faut absolument traiter ce sujet-là et faire de cette question un sujet franco-français parce que cette dérogation est un sujet franco-français. D'autres pays européens ont déjà anticipé ce que je vais vous proposer tout à l'heure, une réglementation qui limite le taux de cadum dans les eng phosphaté à 20 mg.
Je pense à la Finlande, je pense à la Slovaquie, je pense à la Roumanie, je pense à la Hongrie qui ont anticipé la problématique de la contamination au cum. et qui ont réussi à protéger leur population tout en maintenant des activités agricoles pertinentes parce que en vérité en vérité les alternatives existent. Les alternatives existent tout simplement parce que des gisements de d'engrais phosphaté sont disponibles avec des taux de cadum plutôt faibles.
C'est le cas de la Finlande. C'est le cas de la Norvège où on trouve des gisements de de d'engrefosité pauvre en cadum. Il y a une autre alternative qui a vu le jour depuis de ou 3 ans maintenant qui est la méthode de décamation qui permettrait de continuer de s'approvisionner sur le principal gisement mondial qui est le gisement marocain en tout simplement en enlevant le cadum et atteindre facilement cette norme à 20 mg.
Donc l'argument que j'ai entendu en CAE qui consiste à dire que cette réglementation va mettre sous tension l'approvisionnement en engrais phosphaté pour les agriculteurs n'existe pas. En vérité aujourd'hui, on s'est trouvé des eng phosphatés pauvres en cadum que ce soit par le choix du gisement que ce soit par la méthode de décamnation. L'autre argument que j'ai beaucoup entendu, c'est la compétitivité pour l'agriculture.
La vérité, c'est que les les engrais phosphatés pauvres en cadum qui viennent de zones où les gisements en sont très dépourvus ne coûtent pas plus cher que ceux qui contiennent du cum. Et ceux qui aujourd'hui ont engagé des méthodes de décamation très efficaces et si j'en crois le site de l'office chérien des phosphates marocains, ils nous disent qu'aujourd'hui ils sont en capacité de produire des engrais phosphatés à 20 mg sans surcoût ou en tout cas extrêmement minime. Les études des scientifiques montrent que la méthode de décamation choisie par les Marocains reviendrait en surcoup pour l'agriculteur à 2 € 2 € par hectare réparant.
Et donc si la compétitivité de l'agriculture tient à 2 € par hectaré par an, effectivement il y a lieu de s'inquiéter. [applaudissements] Alors ce texte a été a été adopté en commission tel que il vous est présenté aujourd'hui. J'espère pouvoir compter sur vous pour confirmer ce texte en sachant que ce texte est déjà un texte de compromis de consensus suite à la première présentation du texte en février dernier où le texte était plus dur.
Là, on a modifié une trajectoire. On a une trajectoire acceptable, acceptable pour les producteurs d'agré, acceptable pour les agriculteurs et surtout qui préserve véritablement la santé de nos enfants et la santé de nos concitoyens. Je vous remercie de votre [applaudissements] Je vous remercie.
Jésus.
Benoît Biteau