RETAILLEAU ET LA CASTRATION : OPÉRATION DEMAGO SUR CNEWS
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bon, on fait l'intro du récap ou pas ? Ouais. C'est sur quoi ?
Euh, la pédocriminalité. Ouais. Allô ?
Ouais. B qu'est-ce que vous faites ? Bah, revenez.
Non, non, comptez sur personne. Bonjour et bienvenue dans le récap. Un tout petit mot avant de commencer l'épisode parce que l'heure est grave.
Le média pourra et bien disparaître dans les semaines à venir. Pour nous sauver, nous avons besoin de 10000 donateurs mensuels avant le 30 juillet prochain pour 2027 et encore après. Bah aidez-nous à continuer à vous informer.
Permettez au premier médias téléind de France d'exister pour sa une seule destination. Rendez-vous sur capsurd 10k.lemleediatv.fr.
FR. Et nous sommes le mardi 2 juin. La campagne présidentielle s'annonce longue, très très longue.
Les candidats, vous le savez, sont toujours plus nombreux à se bousculer au portillon de l'Élysée et le spectacle n'est pas vraiment reluisant. À ce stade, certains semblent prêts à dire absolument n'importe quoi pour décrocher un bandeau sur une chaîne d'info. Et ce matin, c'est Bruno Retaillot qui remporte le Grand Prix de la démagogie.
Comme quoi, faut jamais désespérer de gagner. Alors, tenez-vous bien parce que le président des républicains va vous donner un cours magistral. C'est le genre de cascade réalisé par un professionnel.
Après des années de préparation, n'essayez surtout pas de la reproduire chez vous. Je vous mets la vidéo, on se reparle juste après. Attenter un enfant à l'enfance, c'est la pire des barbaries. [grognement] Et je suis absolument stupéfait de l'omerta qu'il y a eu sur l'affaire parisienne, le périscolaire à Paris.
Sur le périscolaire et les écoles maternelles à Paris. Ce que je propose c'est trois choses très simples, c'est que les employeurs publics pour des écoles primaires ou privées pour des crèches par exemple puisse avoir accès à des fichiers sur les désexuels fondamental. Non pas la totalité du fichier, mais vous voulez euh embaucher monsieur X, vous interrogez le fixier pour savoir si monsieur le nom de monsieur X figure première chose.
Deuxième chose, je pense qu'il faut une justice beaucoup plus ferme. Vous savez l'école dans le 11e arrondissement un un éduc soi-disant éducateur avait je crois commis des violences sexuelles sur une dizaine d'enfants. Le plus jeune avait 5 ans et le ministère public n'a pas demandé un enferme.
Vous vous rendez compte ? Pas 1 an de prison, ça vaut pas au moins 1 an de prison ferme d'attenter à cette jeunesse, à l'enfance. Et troisième chose, moi je suis, je le dis, je vais choquer peut-être, mais je suis favorable à la cassation chimique.
Depuis une vingtaine d'années, la cassation chimique est possible à raison du volontariat. C'est-à-dire que si vous vous déclarez volontaire, vous pouvez avoir un traitement qui va diminuer le taux de testostérone et qui va diminuer la libido. Et bien moi, je pense que le juge évidemment sous le contrôle du juge, le juge devrait pouvoir mais avec l'accord de l'agresseur ou sans l'accord ?
Sans l'accord de l'agresseur. Sans consentement consentement. Ah ben moi je vous l'avais dit que c'était de la Haute Voltige hein.
Déjà parce que faire des grandes déclarations là indignées sur la pédocriminalité sur ces news, la chaîne qui on le rappelle continue de dérouler le tapier rouge quotidiennement à Jean-Marc Morandini malgré ses condamnations pour comuption de mineurs entre autres, bah fallait quand même une certaine forme d'audace quoi. Va remarquer, c'est pas vraiment la moralité qui étouffe ces gens-là hein. La semaine dernière encore, on a quand même vu Christine Kelly essayer de décrédibiliser, vous savez, l'action des salones dont on a parler dans le récap he contre Patrick Bruel en tweetant "Mais qui viendra crier devant le périscolaire, hurler contre ces viols d'enfants qu'on a voulu étouffer ?
Fallait oser." Puis c'est marrant là cet intérêt soudain pour le sujet de la pédocriminalité à l'époque du scandale Betaram. On l'a pas beaucoup entendu Rota.
Pourtant, il était ministre à l'époque. Bon, c'est sûrement parce qu'il était trop occupé à faire résilier le contrat d'association du lycée musulman à Veros dans le nord qu'il qualifiait, je le cite, de bastion de l'entrisme islamiste. Un avis que n'a pas partagé, je le précise toutefois, la justice puisqu'elle a invalidé la résiliation du contrat au motif que rien ne confortait les manquements graves aux principes fondamentaux de la République invoqué par la préfecture.
En revanche à Betaram, les manquements ne font aucun doute sur plusieurs générations. D'ailleurs, la justice a reçu au total plus de 200 plaintes d'anciens élèves pour des faits d'abus sexuel et de violence physique ayant eu lieu entre la fin des années 50 et les années 2010. Et pourtant, aussi étrange que cela puisse paraître, Bruno Retaillot n'a jamais jugé utile de s'exprimer sur cette affaire, en tout cas sur ses réseaux sociaux.
Pour un homme tant indigné par les violences faites aux enfants, c'est quand même assez surprenant, vous en conviendrez. Mais ce serait évidemment très injuste de suggérer ici que Bruno Rotaillot découvre soudainement la cause de la protection de l'enfance au moment précis où il a besoin d'exister médiatiquement. ce serait vraiment très très injuste et puis surtout ça serait pas très crédible hein parce que Rota il fréquente quand même assidument les églises pour ignorer tout ça hein.
Et puis bah d'ailleurs puisqu'on parle des scandales pédocriminels en soutane là retaillo s'est d'ailleurs déjà exprimé sur la question sporadiquement hein. Ça remonte un peu. C'est plutôt laconique comme proposition, mais honnêteté journalistique oblige, on va le mentionner, en 2016, le cubénivand avait quand même tapé du point sur la table.
Alors, attention les yeux, il proposait que les prêtres condamnés pour pédophilie, je le cite, soient systématiquement réduits à l'état laïque. Voilà. Bon bah, on sait pas si ça comprenait déjà la castration chimique.
Il a sûrement dû oublier de préciser. En tout cas, 10 ans plus tard, la méthode miracle pour lutter contre la pédocriminalité est toute trouvée. Je le cite, "Je suis favorable à la castration chimique des pédophiles sans l'accord de l'agresseur." Ça c'est ce qu'il a écrit dans un tweet ce matin accompagnant la vidéo de son intervention sur ses news et il poursuit.
Pour moi, il faut traiter le mal à partir de la racine. Ah bah forcément dit comme ça ça claque hein. Les médias bolocents délect c'est le genre de mesure choc et simpliste qui fascine l'extrême droite.
Tout le monde est à fond et comme toujours bah politiquement c'est complètement débile. Déjà parce qu'on est loin du miracle hein, faut le dire d'autres pays s'y sont essayés et les résultats sont quand même peu probants. dans West France, le docteur Guillaume Calerry, psychiatre àan expliquait d'ailleurs très bien que les inhibiteurs sexuels, c'est le nom de la castration chimique, n'empêche pas les délinquents de passer à l'acte et il règle encore moins le problème à la racine comme dirait Rotayoto.
En fait, ce traitement, bah il bloque simplement la production de testostérone chez l'homme. et supprimer cette hormone sexuelle, bah ça agit pas sur la libido et encore moins évidemment sur les troubles psychiatriques. En d'autres termes, il n'y aura plus d'érection mais il y aura toujours des possibilités d'attouchement, de pensées et d'obsession sexuelles, résume le médecin.
Alors, ce type de traitement très lourd n'est pas prescrit par la justice comme l'affirme Raillo, mais par le corps médical comme tout traitement. Et c'est rare, sauf en cas de production anormale de testostérone chez le patient. Sinon, c'est la psychothérapie qui prime.
Ah bah oui, quelle surprise he ? Vous en conviendrez quand même. Les agresseurs sexuels qui s'en prennent à des adultes ou à des enfants ont un problème mental et psychologique.
Ce n'est pas une question d'hormone, c'est un comportement, une affaire de toutepuissance et de domination. On tombe des nu. Ce serait donc dans le cerveau que ça se passe et pas ailleurs.
Alors, une proposition intéressante de Retaillo aurait été par exemple de doter le service public hospitalier de moyens supplémentaires pour fonctionner décemment déjà, ce serait pas mal. Et aussi pour pouvoir investir dans la prévention par exemple hein et ce particulièrement en psychiatrie, service notoirement laissé à l'abandon depuis des années par les pouvoirs publics. Ça ça aurait été intéressant comme mesure mais c'est vrai que ça claque un peu moins en Bordeaux sur BFM.
Et puis c'est moins populiste aussi, il faut quand même le dire hein. Bah oui, parce que la castration chimique, ça fait appel à nos plus bas instincts. Il y a une idée comme ça de mutilation et de punition irréversible qui vient avec.
Et même si c'est pas efficace dans les faits, bah l'opinion publique, elle voit ça comme une sanction juste vis-à-vis de la transgression ultime que représente la pédocriminalité. D'ailleurs, c'est un serpent de mer qui ressurgit régulièrement, souvent porté par la droite et par l'extrême droite. Globalement à chaque fait d'hiver. un peu sordide malheureusement.
En 2018, un sondage indiqué que 9 français sur 10 y étaient favorables. À cette époque, Laurent Vaquier s'était déjà engouffré dans la brèche des magoots pour durcir la loi française, un peu à la manière de Retaillot d'ailleurs. Et encore avant, en 2011, c'était Claude Guéan, alors ministre de l'intérieur lui aussi qui enventait les mérites supposés de la castration chimique.
Autant vous dire qu'en 2026, vu le déplacement de la fenêtre d'Overton et la fâchisation vitesse grand V de la société, bah il y a de quoi avoir des sueurs froides, hein. D'ailleurs, il suffit de lire les commentaires autour de la déclaration de Retaillot pour s'en rendre compte. Sa proposition de castration chimique obligatoire est déjà dépassée.
Nombreux sont celles et ceux qui demandent la peine capitale pour les pédocriminels. Je vous le dis, la pente est dangereuse. Alors, il y a quand même un dernier point qui mérite qu'on s'y attarde.
Retaillot précise bien qu'il veut la castration chimique sans l'accord de l'agresseur. Une castration chimique obligatoire. Donc en France, c'est tout bonnement illégal.
En tout cas, pour l'instant, la castration chimique telle qu'envisagée par la loi, c'est un traitement médical, on le répète, pas une sanction judiciaire. Le patient peut s'y opposer surtout vu la longueur de la liste des effets secondaires et on ne peut pas soigner quelqu'un sans son consentement, sauf éventuellement en cas de défaillance psychiatrique empêchant l'expression d'un consentement clair. Effectivement, ça c'est la théorie.
Mais en pratique, il y a quand même quelques dispositifs qui poussent très fortement les personnes concernées à accepter ses soins puisqu'un refus peut exposer à une peine d'emprisonnement de 3 ans hein si les soins accompagnent une condamnation d'un délit ou de 7 ans en cas de crime. Selon Rotaillo, il faudrait donc imposer la castration chimique comme une sanction judiciaire à part entière. Alors ça pose évidemment une grande question éthique aux médecins en premier lieu et ça va de soi, mais plus généralement à toute notre société.
La castration chimique forcée, bah ça existe hein, on peut aller voir ça en Indonésie ou encore au Pakistan. Amnestie Internationale lutte d'ailleurs contre ses procédés. L'ONG estime qu'il contre reviennent au droits international en enfraignant l'interdiction absolue de la torture et d'autres peine ou traitement cruel, inhumain ou dégradant.
Il est difficile de décrire à quel point les violences sexuelles infligées à des mineurs sont horribles développe l'ONG dans un communiqué datant quand même de 2016. Mais faire subir aux auteurs de ces abus une castration chimique forcée ou une exécution hein dans le cas de l'Indonésie ne rend pas justice. Cela ne fait qu'ajouter un acte cruel à un autre.
Il faut quand même prendre un instant hein pour réaliser ce que propose un ancien ministre de l'intérieur en France, un candidat à l'élection présidentielle. On parle quand même d'un pays qui se présente encore comme celui des lumières, des droits de l'homme, des grands principes, tout ça. Et pourtant, ce genre de proposition existe, hein, presque noir sur blanc comme ça sur vos écrans sans que vraiment ça fasse trembler les journalistes sur le plateau et puis ni l'opinion publique d'ailleurs.
Finalement, peut-être que l'obsession qu'entretient Retaillot sur l'islamisme a fini par faire de lui un camarade de lutte des pires intégristes. Et je vous rappelle avant de continuer avec le reste de l'actualité, notre objectif de survie 10000 donateurs mensuel avant le 30 juillet pour sauver le média, le premier méia télé ind de France. Il ne peut quand même pas disparaître juste avant 2027.
On en aura des choses à vous dire. Alors aidez-nous à c'est à partir de 5 € par mois et c'est défiscalisable pour ça. Rendez-vous sur cap sur dik.v.fr.
Notre survie ne dépend que de vous. Et puis vous le savez, si vous aimez le recap et que vous avez envie qu'on discute des sujets ensemble, et ben je vous attends sur le canal Instagram. Le lien pour le rejoindre est dans la barre d'info.
Et on vous parlait dans le récap d'hier de la gestion du maintien de l'ordre notamment durant les célébrations de la victoire du PSG en Ligue des Champions. C'était samedi 30 mai dernier. Enzo, un journaliste a couvert cette soirée et a été violemment frappé par derrière à la tête par un policier pendant qu'il filmait les événements.
Ma collègue Lisa Lape a recueilli son témoignage. Je vous propose de regarder ce journal. Un policier m'a frappé à la tête et m'a laissé en sang sur le sol alors que je filmais simplement les célébrations de la victoire du PSG en finale de la Ligue des Champions.
Entre la Concorde et les Champs-Élysées, il y a des policiers qui ont fait une charge contre de plusieurs jeunes. J'avais mon téléphone en main, j'étais en train de filmer quand je les ai vu arriver en face de moi. Du coup, j'étais en retrait et j'avais pas prévu que des policiers arrivent allaient arriver par derrière et me mettre un coup de matraque sans que je m'y attende.
Et quand je me suis réveillé, j'ai touché avec ma main. J'avais du son qui coulait partout sur la main et sur le sol. Et c'est d'autres policiers qui sont arrivés sur place qui m'ont pris en charge, qui ont procédé au premier secours.
Heureusement, il y a pas de saignement à l'intérieur, enfin dans le cerveau. Mais ouais, j'ai su bien un beau traumatisme crânien et avec perte de de connaissance et perte de sang. Il y avait des [grognement] charges, l'utilisation de gaz.
Euh plusieurs fois, il y a il y a des jeunes qui soit soit s'y courait pas assez vite ou n'importe qui se faisait attraper dans un coin et m'attraquer. Enfin bref, c'était ça toute la soirée en continu de ce que j'ai pu voir jusque au moment où où vers minuit ça a été mon tour de me faire euh matraquer la tête. Et on poursuit avec l'actualité parlementaire.
Dans la soirée du lundi 1er juin, l'Assemblée nationale a adopté une nouvelle loi poste BRAM. La proposition de loi en question défendue par la députée macroniste Violette Spilbou a été votée à l'unanimité à 187, voix pour 187 donc sur 577 députés au total. C'était pourtant loin d'être gagné hein parce que le président du groupe Ensemble pour la République, Gabriel Atal avait imposé un calendrier serré et refusé que le député LFI Paul Vanier, pourtant cpporteur de la commission d'enquête dite BRAM, puisse défendre le texte.
Alors bon joueur l'intéressé a préféré rester concentré sur l'essentiel et a salué sa coapporteur donc Violette Spielbou ainsi que je cite une bascule historique. Je veux partager avec vous une très grande émotion, une très grande satisfaction. C'est un aboutissement, c'est un c'est une bascule historique et c'est je l'espère un changement puisque ce texte introduit des dispositions très puissantes en matière de prévention de lutte contre les violences commises sur des enfants en milieu scolaire et en milieu périscolaire.
Il réorganise très profondément les relations entre l'État et les établissements privés sous contrat afin de garantir la protection des 2 millions d'élèves qui sont scolarisés. Parmi les principales avancées de ce texte, un contrôle renforcé des adultes au contact des élèves avec la mise en place notamment d'un certificat d'honorabilité et la création d'une liste nationale pour empêcher le réemploi de personnes présentant un danger pour les enfants. D'autres mesures ont en revanche été retirées du texte, notamment celles concernant le signalement des faits de pédocriminalité entendu lors de la confession, ainsi que la création d'un fond national d'indemnisation pour certaines victimes.
Le texte va désormais poursuivre son chemin parlementaire jusqu'au Sénat. Affaire à suivre. Donc serait-ce la fin de l'idal entre Trump et Benjamin Netaniau ?
Dans la matinée du mardi 2 juin, le président américain selon le site américain Axios n'aurait visiblement pas apprécié d'apprendre que son homologue israélien souhaitait bombarder Beou. Selon des propos rapportés, Donald Trump aurait lancé "Tu es complètement cinglé. Tout le monde te déteste.
Tout le monde déteste Israël à cause de sa ambiance. Il faut dire que ces menaces israéliennes he contre le Liban n'arrangent pas vraiment les affaires de la diplomatie américaine. En effet, l'Iran exige que tout accord avec les États-Unis inclut un cesser le feu en Israël avec le Liban.
Le président américain avait aussi assuré que le esbola avait accepté de cesser de tirer sur Israël et ses soldats entre le Liban et Israël, les combats continuent pourtant hein dans la nuit de lundi à mardi encore et des pour parler doivent se tenir mardi et mercredi. Mais le Esbola s'y oppose. Un peu plus tard dans la journée du mardi 2 juin, le ministre de la défense israélienne a déclaré avoir eu l'aval de Washington pour frapper le sud de Beou concernant les États-Unis et l'Iran, si le locataire de la Maison Blanche se montre optimiste sur un possible accord, c'est un tout autre son de cloche qui retentit du côté de l'Iran.
Selon un haut responsable militaire iranien, la reprise des combats serait, je cite, inévitable. Benjamin Netahous et quant à lui montré déterminé à faire trembler le régime iranien. Là encore affaire à suivre.
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Un grand merci et très bonne soirée sur le média. [musique]
Bruno Retailleau