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interviewCNEWS· 20 avril 2026 3 min

L'édito de Paul Sugy : «Les défis à venir de Bruno Retailleau»

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Je pense qu'on peut se mettre d'accord sur le fait que c'est la configuration la moins pire possible. J'ose pas dire la meilleure parce qu'évidemment le parti est divisé sans doute plus que jamais dans son histoire. Mais Bruno Retaillot a été désigné par une très large majorité des adhérents.

Personne ne conteste le verdict ou n'accus qui que ce soit de fraude. Il s'évite surtout une longue et pénible primaire. La primaire au fond c'est toujours la pire des solutions.

Vous affaiblissez le candidat qui est désigné à l'issue qui par ailleurs a dû distribuer des coûts et en recevoir un certain nombre pendant les les débats de la primaire. Euh vous vous êtes posé d'insoutenables questions sur le périmètre du champ euh de votre consultation et tout le monde est lessivé avant même que la campagne est officiellement commencé. reste que Bruno Rayot d'un parti cert mais d'un parti divisé qui a perdu beaucoup d'adhérents en un an qui au fond n'a jamais renoué avec ses score passé et dont nombre de cadres historiques ou figures de prou appellent ouvertement à soit s'allier avec Édouard Philippe soit créer des candidatures dissidentes.

Donc il va falloir écarter cette idée d'emblé surtout d'un rapprochement avec le centre. Les les pressions vont monter ces prochaines semaines pour dire qu'il va falloir créer ce rapprochement. Bruno Rota doit surtout éviter même de rendre l'hypothèse plausible.

Vous pensez que Bruno Rotaillot va réussir à à faire l'unité autour de lui ? C'est évidemment la question cruciale. Mon intuition est qu'elle est pour le moment secondaire chronologiquement.

C'estàd que c'est d'abord la dynamique de la campagne qui va compter. D'abord parce que si vous faites l'unité autour de vous mais qu'il y a pas de dynamique, ça sert à rien. Et surtout que souvent la dynamique notamment dans les sondages crée plus facilement l'unité.

Elle permet de débaucher certain nombre de personnes ou finalement de de faire la différence et de contenter tout le monde. Or pour affoler les instituts de sondage, il y a pas beaucoup d'autres solutions que de surprendre. Les républicains ne peuvent plus faire campagne comme s'il y avait naturellement une inclinaison pour leurs idées dans le pays ou comme s'ils occupaient naturellement la place centrale à droite.

Falloir bousculer les codes, débaucher des figures de premier plan à leurs adversaires, mobiliser des forces vives militantes et puis imposer aussi une autorité. En clair, faudrait que Bruno Roto fasse parler de lui. C'est ça qui passe le mur du son comme on dit dans le dans le secteur de la communication politique.

Exement et ça c'est pas évident Bruno Rio a réussi à faire beaucoup parler de lui lorsqu'il était ministre he il y a pas de sujet. Mais maintenant, il va falloir qu'il arrive à lancer des idées nouvelles ou en tout cas qui semblent l'être pour que les médias et les réseaux sociaux créent du débat politique autour de ces propositions. Au fond, c'est maintenant comme ça que ça marche et c'est pas toujours le plus intelligent qui gagne mais c'est le plus habile.

Ceux qui ont percé, comme vous dites, le mur du son médiatique avant lui ont su faire des coups plutôt que des grandes synthèses trèsurées, très prudentes. C'est Édouard Philippe qui propose de revenir sur les accords de 68 avec l'Algérie. C'est Gabriel Atal qui interdit la ba à l'école.

C'est même Laurent Voquet qui propose son idée de primaire à l'anouard Philippe à Sarah Knafo et Sarah Knafo quand on parle d'elle, elle est justement très forte euh toute proportion gardé par rapport au score euh qu'elle peut faire mais pour saturer l'espace médiatique de propositions iconoclastes, il va falloir que Bruno Rotaillot sache le faire et créer le débat autour de lui. C'est vrai que l'un des rares des grands sujets sur lesquels il est attendu, c'est notamment la confrontation entre ses ambitions régaliennes et ce qu'on appelle l'état de droit, les traités, la constitution. Là, il va falloir qu'il dégage des propositions très rapidement, suffisamment iconoclasses pour créer le débat, choquer ceux qui devront l'être et ensuite et bien permettre de réfléchir autour de lui, de sa proposition, de son projet.

Ok.