🟡 Sécurité du quotidien: suivez en direct le déplacement à Marseille du ministre Bruno Retailleau
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
illustre d'ailleurs deux ruptures, deux nouvelles approches en matière de sécurité du quotidien. l'opération d'hier, une opération massive, je vais y revenir. et une autre opération, vous n'en êtes pas encore prévenue, qui a eu lieu très tôt ce matin dès l'aube avec 21 interpellations liées au narcobanditisme, non pas de bas de spectre mais de haut du spectre qui vont nous permettre de de démanteler euh un réseau qui est un réseau important sur Marseille et qui illustre ce que j'ai voulu aussi faire sur une opération que j'appelle désormais ville sécurité renforcée, mais je vais le détailler très rapidement.
Donc, deux nouvelles approches de ruptures. D'abord sur la sécurité du quotidien, j'ai demandé au préfet accompagné de la gendarmerie nationale, des commandants groupement et puis des DIPN, de la police nationale de renouveler l'approche. Je pense que Paris ne sait pas tout.
Je suis provincial et je croise en la subsidiarité. Donc on a renversé les choses totalement. On a renversé la pyramide et en matière de sécurité du quotidien, je me suis adressé à chaque préfet pour que chaque préfet me délivre dans des temps qui les amenaient jusqu'à la fin du mois de janvier un plan de restauration d'action notamment pour la sécurité du quotidien.
C'est nouveau puisque c'est la confiance accordée au terrain. Je pars du principe que on ne protège bien que ce que l'on connaît bien. Et évidemment, il y a une sorte de trocà-vis des préfets, des gendarmes, des polices.
Le troc, c'est vous avez la liberté d'initiative, ayez de l'audace ayez de l'imagination mais en contrepartie, je veux des résultats. Ça c'est l'opération qui vise à rétablir la sécurité du quotidien. Très concrètement, quelles sont ces caractéristique ?
Première caractéristique, je viens de l'expliquer, la confiance au terrain. C'est pas Paris qui décide, c'est le terrain qui connaît bien ses délinquents, leurs habitudes, la géographie des actions de délinquence et avec un plan donc chaque département a réalisé. Première caractéristique.
Deuxème caractéristique, euh on s'occupe de la sécur de la sécurité mais aussi de la délinquence à 360°. C'est-à-dire qu'on effectue des contrôles. Hier par exemple, il y a eu 10000 contrôles d'identité mais euh c'est toutes les sortes de délinquence.
Le préfet en dira un mot tout à l'heure. Donc c'est en réalité un spectre très large. On on utilise l'ensemble des leviers que l'État a, y compris d'ailleurs par exemple sur la sécurité sanitaire quand il s'agit de fermer des commerces.
Bon, évidemment, police de l'immigration dans le cadre de la lutte contre l'immigration illégale et toutes sortes de délinquence, celles qui sont les plus classiques. Ça c'est deuxème caractéristique 360°. 3è caractéristique, l'idée du continuum de sécurité et j'en viens au travail que nous réalisons entre forces de sécurité intérieure, police gendarmerie et les collectivités.
Partout où je passe en France, je le vois bien maintenant et je le sais. L'expérience, les chiffres objectifs, l'observation du terrain ne m pas. Là où il y a une coopération entre les villes, communes, monsieur le maire, département métropole, madame la présidente et les régions, monsieur le président.
Alors, on a des résultats. C'est ce qu'on appelle d'un terme un peu technique voir technocratique, le continuum de sécurité. Ça marche quand chacun assume une responsabilité en matière de sécurité.
Ça marche parce que la sécurité désormais ça n'est pas que l'affaire de l'État. Évidemment, je tiens, je suis ministre régalien et je tiens au rôle primordial de l'État en la matière, mais il faut aussi que chacun assume son rôle. et c'est le cas ici.
Euh et encore à 360° sur la voie publique, mais aussi ça a été illustré euh ce matin dans les transports, dans les transports publics et c'est quelque chose de de fondamental. Vous avez des millions de Français qui prennent euh tous les jours les transports en commun et on veut développer pour des questions environnementales aussi le transport en commun. Donc la sécurité dans les transports en commun, c'est important.
Et là, je veux saluer vraiment bien sûr nos forces de sécurité intérieure, notamment la police nationale et la gendarmerie nationale, mais je veux saluer chacune des collectivités qui ici à Marseille, je le dis je le dis d'autant plus et d'autant plus librement que c'est pas toujours le cas ailleurs en France. Je voudrais saluer l'action du maire, voilà, à travers un réseau de vidéoprotection qui est très important. J'étais il y a quelques instants avec le procureur de la République.
Ce sont des milliers de réquisitions d'images quand on veut élucider des affaires. Désormais, en matière d'élucidation, la justice ne pourrait plus se passer de ces éléments en terme de caméra. Mais c'est aussi un engagement de la commune et de la ville vis-à-vis euh des policiers municipaux.
Je voulais vous en remercier. Ensuite, donc je gravis euh les les niveaux d'échelons territoriaux. Pour ce qui concerne la métropole et et le département, je voudrais là aussi remercier euh Martine Vassal qui en matière euh de transport est très engagé sur la sécurité en matière départementale puisque il y a une convention d'ailleurs entre l'État et le département pour que on ait un certain nombre de de financement et là aussi merci parce que tous les départements ne sont pas autant engagés que le département des boules de rôes et que la métropole dans les opérations de sécurité et monsieur le ministre cher Renault la région là encore, j'ai été président de région et toutes les régions n'ont pas le même niveau d'engagement en en matière de caméra.
Je sais que pour ce qui concerne Martine Vassal sur ces transports, c'est plus de 5500 je crois caméras qui sont installées. Pour la région, c'est 11000 caméras. C'est fondamental pour nous.
Et aussi là encore un une convention entre l'État et puis la région. C'est ça le continuum de sécurité et c'est ce continuum qui fonctionne bien à Marseille. Alors évidemment, je vais pas vous cacher que il y a des étiquettes politiques qui sont différentes, mais quand on est au service de nos compatriotes, ces étiquettes, elles doivent s'effacer et l'effort consacré à la sécurité dans une société de plus en plus violente doit prévaloir sur toute autre considération.
Et je voudrais remercier les élus d'ici, de la ville, du département de la métropole et de la région de l'avoir compris. Donc ça c'est la troisième caractéristique, encourager le continuum de sécurité partout sur la voie publique mais y compris en mobilité dans les transports en commun. Et la 4rième caractéristique, c'était le cas hier.
Ce sont des opérations qu'on veut mener de façon visible, c'est-à-dire massive. L'opération d'hier a engagé à peu près 1000 personnes 1000 personnels toute force confondu dont cette unité de force mobile ce qui est monsieur le préfet assez peu fréquent mais on tient à ce caractère massif de notre intervention ce que je voudrais dire c'est que ça n'est pas un coup ce que je tiens et le préfet le save les préfets le savent c'est que ce type d'opération, on puisse les répéter. On puisse les répéter parce que elles doivent être durables dans leurs effets et ça n'est que en matière de durée que on parviendra à avoir de vrais résultats.
C'est la doctrine donc je le rappelle les quatre caractéristiques. La subsidiarité, on fait confiance au terrain, on agit sur 360° en matière de délinquence. le continuum de sécurité, c'est-à-dire le partenariat avec les collectivités territoriales.
Un caractère très massif, très visible. Bien sûr, je vous ai parlé de 10000 contrôles d'identité. Le préfet vous donnera un certain nombre d'autres résultats plus précis que je pourrais le faire moi.
Et enfin, des opérations qui certes sont massives mais qui ne sont pas des opérations isolées et ça c'est fondamental. Donc ça c'est une première approche pour rétablir restaurer la sécurité du quotidien avec encore cette rupture que j'assime de faire confiance au terrain et de privilégier le continuum de sécurité. L'autre point qui me tient à cœur parce que c'est un combat qui est pour moi fondamental sur le narcotrafic.
C'est un combat que j'ai engagé quand j'étais au Sénat président de la du groupe LR au Sénat puisque j'avais déclenché une commission d'enquête sur notre droit de tirage sur le narcotrafic. C'est cette commission d'enquête qui a donné lieu à des conclusions qui ont été votées à l'unanimité et qui à partir de ces conclusion ont donné lieu à une PPL transpartisane portée aussi bien par le président de la commission qui était Jérôme Durin PS que par le rapporteur qui était un de mes sénateurs Étienne Blanc. Cette PPL a été votée à l'unanimité au Sénat.
Je voulais quand même redire que une PPL de cette importance en matière régalienne, c'est quasiment du jamais vu. Les textes régaliens en règle générale et quasiment systématiquement proviennent de PJL, de l'initiative du gouvernemental. Et là, c'est le Parlement qui s'est saisi d'une affaire qui est fondamentale pour la France, le narcotrafic.
Voter à l'unanimité au Sénat et voter à une majorité très franchement qu'on espérait même pas à l'Assemblée nationale. Évidemment, les insoumis n'ont pas voté. Ils ont même tenté article après article de déconstruire conscientieusement, méticuleusement euh ce texte.
Mais c'est à plus de 436 voix 435 ou 36 contre un peu plus de 70 qu'à l'Assemblée nationale ça a été voté et dans quelques jours le vote définitif puisqu'il y a eu la commission mixte paritaire qui a réuni les sept députés et les sept sénateurs et donc quelques jours la semaine prochaine ce texte sera voté définitivement. Je veux redire puisque le 8 novembre, j'étais venu à l'époque avec le garde des saut de Yemigo pour dire toute l'importance que j'attache à ce combat qui est un combat qui est la cause racine de des et vous le savez à Marseille de l'hyperviolence mais partout en France et qui est un combat qui désormais ébranle nos institutions, peut les ébranler à travers notamment la corruption. Ce texte-là prévoit une réorganisation complète de l'État sur le modèle du terrorisme.
Je voudrais vous rappeler que la France a été frappée par le terrorisme qui a fait 274 morts. Mais le narcotrafic, la criminalité organisée en 3 ans ont fait plus de morts que le terrorisme en 15 ans. En revanche, le terrorisme, la nouvelle organisation de l'État a porté ses fruits.
Nous avons déjoué depuis une douzaine d'années pas moins de 86 attentats. Ne me faites pas dire ce que je ne dis pas. Demain, on l'a vu aux États-Unis, on l'a vu en Autriche, on l'a vu en Allemagne.
La France peut encore être frappée certes, mais 86 attentats déjoués avec une nouvelle organisation. Cette nouvelle organisation, nous la dupliquons en matière de criminalité organisée puisque il y aura une justice spécialisée, un parquet national, un PNACO anti euh criminalité organisé jusque au juges d'application des peines, jusque à des cours d'assist spécialisés pour éviter que des juris populaires soient l'objet de menace de la part des narcotrafiquants. Et puis un état major qui dépendra du ministère de l'intérieur où cet état major que j'ouvrirai dans quelques semaines à Nanterre à Paris sera placé sous la direction de la DNPJ, la direction nationale de la police judiciaire.
Pourquoi ? Parce que elle voit déjà passer 80 % même plus de 80 % des affaires de narcotrafic de criminalité organisée. Et on aura sur le même plateau tous les services de renseignement de l'État des quatre ministères concernés. l'intérieur, la justice, renseignement pénicentient, les armées, DGSE et euh et Bersi bien sûr, tracfin, les douanes et cetera.
Donc service de renseignement et service d'enquête, décloisonnement de l'État face à des réseaux eux qui sont décloisonnés, qui sont structurés et qui sont parfaitement coordonnées. Donc, vous voyez une nouvelle organisation, de nouvelles armes contre la corruption, contre le blanchiment, de nouvelles armes au préfet. Les préfets vont pouvoir fermer beaucoup beaucoup plus facilement des commerces qui sont en réalité des blanchisseuses.
Les préfets vont pouvoir interdire de paraître des narcoracailles sur les points de désour. Les préfets pourront se substituer aux bailleurs sociaux ou même privés pour l'expulsion de ces narcotrafiquants qui occupent des logements sociaux et qui pourrissent des barres entières d'immeubles avec des familles à côté qui n'ont pas d'argent pour aller déménager. Voilà.
Donc on a un texte qui est fondamental. Il y aura, je pense un avant et un après même si la lutte contre la criminalité organisée prendra du temps. Mais là on va commencer à lutter à Armes et gars.
Et il y a à côté de ce texte une stratégie nouvelle qu'on va illustrer ce matin précisément. La stratégie nouvelle, elle consiste pas seulement à faire un coup de point sécuritaire avec les forces de l'ordre. La stratégie nouvelle, elle articule trois dimensions.
Trois dimensions qui peuvent assurer ses résultats et son caractère durable. La première dimension, c'est la dimension judiciaire. Il n'y a pas de résultat durable sans démantellement des réseaux.
Il n'y a pas de résultat durable sans cette coopération étroite entre l'autorité judiciaire que je veux saluer et tout particulièrement le procureur ici à Marseille et les juges d'instruction et bien entendu nos forces, j'y viendrai pour le cas d'espèce de ce matin, nos forces de sécurité notamment la police judiciaire. Donc première action le renseignement et l'action judiciaire pour aller démantter les réseaux. Deuxème dimension, la dimension plus classique, sécuritaire, police gendarmerie pour occuper l'espace public, fouiller les voitures, fouiller les cafes d'immeuble et cetera.
Et 3è dimension pour briser les écosystèmes du narcotrafic, la dimension d'entrave administrative, c'est ce que le préfet pourra détailler dans quelques instants où on utilise toutes les administrations de l'État, toutes y compris service, sécurité sanitaire, douanes et cetera, desfip en matière fiscale, bien entendu, les services du ministère de l'intérieur pour que on puisse dresser des obstacles administratifs et détruire progressivement les écosystèmes. de la drogue. Cette stratégie là, on va l'illustrer, je l'illustre devant vous ce matin puisque aux Aurore a eu lieu une très vaste opération judiciaire qui est une opération d'ailleurs nationale mais dont les racines sont évidemment marseillaises.
Cette opération a visé plus d'une vingtaine de cibles au moment où je vous parle et évidemment j'ai demandé au procureur jusqu'où je pouvais aller sans rien dévoiler et sans gêner bien entendu l'enquête. Mais ces cibles sont quasiment quasiment toutes atteintes. Elles n'étaient pas toutes à Marseille mais euh nous y travaillons.
Il y a une très forte mobilisation puisque la mobilisation sur ces cibles qui sont des cibles très importantes, je vous le détaillerai en tout cas rapidement après, ont mobilisé pas moins de 170 enquêteurs. Ce qui est très remarquable dans ces opérations. Ça illustre un petit peu d'ailleurs le décloisonnement dont je vous parlais il y a quelques instants. que ont participé bien entendu le service interdépartemental de la police judiciaire, monsieur les directeurs interdépartemental, directeur zonal, ça ce sont des ressources territoriales, les ressources nationales avec l'Office central pour la répression de la grande délinquence financière, ressources national qui dépend de la direction la DNPJ, de la direction nationale de la police judiciaire.
Pour les interpellations, il a fallu l'antenne du raide, il a fallu de le recours à de BRI évidemment et on a en plus une autre ressource, deux ressources complémentaires, l'unité d'investigation nationale en matière d'enquête et aussi évidemment Europol. Euh les cibles sont pas des petites mains, sont pas des charbonneurs, les cibles sont euh euh au contraire des responsables de haut niveau du narcobanditisme. Et euh nous le souhaitons, nous pensons que le coup de filet qui était euh donné dès ce matin est un coup dur porté à leur organisation autour du quartier de la Castellan.
Voilà ce que je voulais dire très rapidement. Donc je suis venu à Marseille pour illustrer donc ces deux stratégies nouvelles en matière de sécurité du quotidien et aussi en matière de lutte contre le narcotrafic et la criminalité organisée. Je vais maintenant passer la parole euh au préfet de département, de région, de zone et même de police désormais euh pour que il puisse vous détailler les résultats.
Monsieur le préfet, c'est à vous. Merci monsieur le ministre d'État. Vous l'avez vous l'avez bien dit euh Marseille et notamment le 3e arrondissement Derlétan, Gardane, Senace, Châteenard.
Hier, vous l'avez dit, monsieur le ministre d'État, 1000 fonctionnaires étaient engagés, policiers à peu près 700, gendarme 200, mais aussi, monsieur Mis État, vous l'avez dit, des fonctionnaires en charge de la sécurité alimentaire, des fonctionnaires en charge de la lutte contre le travail dissimulé. 10000 personnes ont été contrôlées, 106 personnes ont été interpellées et si vous le voulez, je vais prendre les différents indexes que vous avez indiqué. en matière de lutte contre l'immigration clandestine, donc de tenue de la voie publique sur les 10000 contrôles, 30 étrangers en situation irrégulière ont été interpellés, des OQTF leur ont été délivrés et vous avez à l'heure où je vous parle 12 placements en centre de rétention administrative.
Très intéressant aussi en terme de tenue de la voie publique, je le dis pour le directeur de la police nationale, mais 34 fiches de recherche, ce qui est, monsieur Misetta, la preuve que la voie publique a été tenue et ce sera répété et durable comme on le voulez. Mais dès lors que vous retrouvez 34 fiches de recherche dont un adolescent en fugue et une personne qui était lourdement condamné, vous avez des décisions judiciaires qui sont mieux exécutées sur le thème de la lutte contre l'usage et le trafic des stupéfiants qui était le deuxième index de l'opération hier. Contrôle de la voie publique, c'est lutte contre l'immigration clandestine.
Contrôle de la voie publique, c'est aussi le contrôle des établissements. 31 établissements contrôlés. À l'heure actuelle, neuf fermetures et h procédures contradictoires sont engagées.
Donc ça veut dire que sur le 3è arrondissement de Marseille, mais aussi à Berlan, mais aussi à Istre, il y a eu l'illustration de ce que vous aviez indiqué sur le caractère, j'allais dire multimodal de de de notre action. en matière de lutte contre l'usage de trafic de stupéfiant. Évidemment, ça n'a pas l'ampleur de la grande opération judiciaire qui a eu lieu à l'aube et que vous avez que vous avez décrite, mais on a quand même, si j'ose dire, ramassé de la résine de cannabis, des bonbonnes de cocaïne et notamment engager 13 infractions à la législation sur les armes dont une arme d'épaule.
Il y a de nombreux contrôles routiers et de contrôles dans les transports en commun qui ont été qui ont été conduits et évidemment une dizaine d'interpellations pour violence sur agent de la force publique. Lorsqu'on tient la voie publique, que ce soit à Marseille par exemple dans le 3è arrondissement ou que ce soit à IstRE, effectivement on fait diminuer les atteintes au bien et aux personnes. Voilà, monsieur le Mise d'État, le résultat de la première opération qui illustre cette stratégie globale.
Vous nous l'avez demandé, nous le ferons, mais surtout le message que je voulais adresser à tout le monde, évidemment aux élus qui sont intéressés comme représentant de la population mais aussi aux forces de l'ordre, c'est que évidemment ce genre d'opération n'a de sens. Vous l'avez dit que si elle est répétée, si elle est durable. L'opération de ce matin était inédite.
Il y en aura d'autres. Il y en aura de moindres ampleurs, il y aura d'ampleurs équivalentes. Vous l'avez dit, tenir la voie publique, c'est un marathon et nous nous y engageons.
Monsieur le ministre d'État, l'opération d'hier était assez inédite et massive. Elle sera répétée évidemment pas toutes les semaines, mais nous y reviendrons et nous nous concentrerons notamment sur les zones sur lesquelles nous ne sommes nous ne sommes pas intervenus hier. Voilà, monsieur le ministre d'État, le les premiers résultats.
Tous les indexes ont été couverts. Nous sommes allés partout. C'est ce qu'on dit sur le plateau de l'angre, tout partout.
Et on reviendra sur l'ouvrage. Merci monsieur le préfet. Ce que je vous propose, c'est que on passe aux questions et réponses.
Bonjour, Tangon pour C News, je voulais savoir si on pouvait avoir un peu plus de détails sur les profils des 21 interpellés, s'ils sont liés à certaines bandes criminelles, on va dire médiatique et savoir notamment sils ont seulement un lien avec le narcobanditisme ou si on peut aussi voir un lien avec les attaques des prisons de ces de ces derniers jours. Non, d'abord je peux pas tout dire dans la mesure et d'abord je ne sais pas tout euh puisque cette enquête est diléée par l'autorité judiciaire. Je voudrais quand même au passage féliciter, j'en ai parlé très rapidement tout à l'heure, nos hommes, nos femmes de l'intérieur, nos enquêteurs à travers notamment la police judiciaire et et ceux et celles qui sont intervenues, le RAID et et les Berry qui font un travail magnifique, hein.
Non, nous ne pensons pas qu'il y a de lien avec ce qui s'est passé dans les prisons. En revanche, je vous confirme que ça n'est pas du menu frottin, que ce sont des hauts responsables qui tiennent un réseau à la Castellane et que le coût que nous allons leur porter est un coût, j'espère, mortel, mais en tout cas extrêmement sérieux pour eux. Euh ça a été déclenché depuis Marseille, mais c'est aussi une enquête qui a eu des ramifications nationales.
J'en diraiis pas plus aujourd'hui, mais je pense que ça illustre cette nécessité d'une coopération étroite entre les forces de sécurité intérieure. La police donc notamment les polices les police judiciaire pas que voilà et procureur et magistrat instructeur. Pensez bien que je peux pas vous donner de nom au moment où je m'exprime.
Ce sera le procureur qui pourra le faire. Bonjour Thomas Bernabé, BFM Marseille. Euh cette nuit, une nouvelle attaque contre une prison, celle de Line a été perpétrée.
Euh c'est des actes qui ont tendance à se répéter. Vous avez parlé du narcobanditisme et du de la sécurité au quotidien. Que comptez-vous faire concernant ces phénomènes dans les prisons ?
Euh les informations que qui m'ont été données d'ailleurs par le par le préfet et et par le DPN ce matin sur l'uine, c'est euh en réalité des morisillers en l'air. Ça a pas été dirigé euh contre par exemple un mur, contre une porte, mais c'est des éléments qu'on prend en compte. Depuis un peu plus de 10 jours puisque les exactions ont commencé le 13 avril, on assiste sur l'ensemble du territoire national et que quand je parle de l'ensemble du territoire national, on doit être à 32 ou quatre départements.
On m'a donné la DNPJ m'a donné hier ou avant-hier la carte de France qui est une sorte de carte de chaleur, voyez, où les événements se sont produits. Et on voit que l'ensemble quasiment de nos régions sont concernés. Au moment où je vous parle, il y a sans doute plus d'une centaine de faits.
Attention à la comptabilité parce que si vous aviez ici, j'étais avec lui avec le premier ministre et Gérald Arrmanin Gardessa hier, le procureur national antierroriste, lui s'est saisi pour 13 faits. Nous on totalise tous les faits. Voyez tous les faits tous les faits sont totalisés. lui évidemment Pnat, il se saisit des faits les plus sérieux, les plus graves, mais pour dire que il y a de très nombreux faits.
Ce qui est visé, c'est à la fois, comme vous le savez, les établissements pénitentiaires et les domiciles des agents pénitentiaires, ce qui crée une menace, qui crée un stress qui est très très important, d'où la visite avec le ministre, le premier ministre des gardien des sauts d'hier. Le dossier donc c'est au niveau judiciaire le PNAT qui a confié un service particulier une sous-direction particulière antiterroriste. Ce qui va nous permettre puisque c'est le PNAT d'un côté pour la justice et nous la date de l'autre d'avoir une coordination nationale.
Ce que je peux vous dire c'est que comme pour l'opération dont je viens de vous parler qui mobilisait 170 enquêteurs sur l'opération dont je vous parle qui concerne les prisons. Et bien sur cette opération, nous avons mobilisé aujourd'hui à peu près 130 enquêteurs et nous avons même mobilisé la ressource principale de la police scientifique et technique est à UKI près de Lyon. Une trentaine d'enquêteurs, policiers, serv et et personnel si j'ose dire scientifiques et et techniques sont à pleinttemps sur cette opération.
J'ai eu l'occasion de le dire. J'espère que dans quelques jours on pourra procéder à des interpellations. Encore une fois, là encore, c'est l'autorité judiciaire qui marque le rythme au fur et à mesure de l'avancée de l'enquête.
Mais croyez-moi, et c'est ce que j'ai souvent dit, je l'avais dit d'ailleurs pour Amra à l'époque, ça m'avait rapproché reproché. J'avais dit ça prendra le temps que ça prendra mais on l'aura. Et on l'a eu hein, on l'a eu à Bucarest en Roumanie et ça nous a permis d'avoir un coup de filet d'une quarantaine de complices euh à la fois en Espagne, au Maroc et le dernier on était le chercher en Thaïlande.
Donc le combat qui est une guerre d'ailleurs et cette triposte je pense puisque'au départ il y avait trois hypothèses. Il y avait l'hypothèse de l'ultra gauche, il y avait l'hypothèse d'une ingérence étrangère et l'hypothèse narcotrafice. J'ai toujours plutôt privilégié dans mon intime conviction la troisième de ces hypothèses parce que ça intervient au moment où la loi narcotraique est voté, ça intervient où on a des actions coup de point mais finalement on voit bien que cette riposte, elle n'est que pour exprimer en réalité leur colère.
C'est pas eux qui nous déclarent la guerre, c'est nous qui leur avons déclaré la guerre. Il y a une riposte certes. Le combat sera long, il sera difficile.
Je le dis devant les Français, je n'ai jamais dit aux Français pour ne pas leur mentir ni les tromper que les choses seraient simples. Mais ça y est, on a désormais un arsenal nouveau. On va combattre à armes égales, y compris d'ailleurs en matière de technique de renseignement, y compris avec le fameux dossier coffre et autres.
Et bien je pense que ce combat on le gagnera avec le temps. Tout comme dans l'affaire que vous citez sur les prisons. Je ne doute pas un instant qu'on ne parvienne pas à interpeller ceux qui ont commis ces infractions.
Pas seulement les petites mains, mais aussi les donneurs d'ordre. Comme je le disais dans une émission de télévision hier matin, ça s'est produit il y a une dizaine de jours. Donc laisser du temps aux enquêteurs pour boucler des enquêtes, c'est très très lourd.
Je ne peux pas donner le nombre de scellés par exemple que le laboratoire scientifique et technique d'Qui doit analyser. Mais c'est des analyses qui sont fines, qui sont longues, mais je suis sûr que ce sera rapide. Bonjour Caroline Garcia pour AF Info.
Je suis là. Pardon. Vous parlez de rupture stratégique dans les opérations qui ont été mises en place.
Est-ce que vous pouvez nous expliquer en quoi il y a une rupture avec les opérations XXL par exemple ou les stratégies de pilonnage qui a été mises en place précédemment ? Le la stratégie XXL a a fonctionné mais j'ai souhaité moi la compléter. J'ai souhaité la compliqué puisque je vous ai parlé d'un triptique trois dimensions.
Il y a la dimension coup de point telle que euh vous l'avez décrite, très sécuritaire, policière classique et ça c'est nécessaire mais j'aié moi la compléter par deux autres dimensions. La dimension du renseignement en profondeur et on va disposer avec l'état-major à Paris de quatre services de renseignement qui seront décloisonnés et qui vont se parler. Ce qui nous permet à partir du renseignement de judiciariser des individus et de monter des opérations de démantellement par exemple comme ce matin.
Donc on complète la dimension sécuritaire d'une dimension judiciaire et d'une dimension administrative. Alcapon est tombé par le portefeuille et par conséquent là aussi on a des instruments qui s'appelle CODAF par exemple qui est présidé par le procureur et par le préfet dans chaque département des comités départementaux antifraudes qui réunissent tous les services de l'État et là on essaie de voir les commerces qui sont des blanchisseuses. On essaie de tracer des flux financiers.
On essaie de voir d'un point de vue fiscal si les gens sont dans les normes ou nrees. On essaie de voir sur le plan sanitaire et cetera et cetera. Donc c'est que dans une stratégie globale à mon sens qu'on pourra gagner la guerre.
Sinon on porte des coûts mais les points d'î se reconstituent, se déplacent. Il faut essayer d'émanteler des écosystèmes et des réseaux. C'est plus long, c'est parfois peut-être moins spectaculaire mais je pense que c'est plus durable.
Euh donc j'ai disposito pour SCI, il y a quelques mois vous aviez lancé l'opération Place Net qui évoquait pareil le consortium de sécurité la sécurité du quotidien. Est-ce qu'on peut voir une différence entre les opérations actuelles et les places netes qui ont eu lieu il y a quelques mois ? Euh c'est la question qui vient de m'être posée, hein.
Euh la pardon, il y a des opérations Placennet XXL en réalité euh sous deux vocables. C'est la même réalité, c'est la dimension euh sécuritaire euh que j'assume parfaitement mais que j'ai souhaité là encore compléter avec les deux autres dimensions judiciaire et puis administrative. C'est c'est ça vraiment la la différence.
C'est c'est la vraie différence. Bonjour, Jérémie Essas, France 3, Provence Alpe. Quel moyen supplémentaires avez-vous pour mener cette nouvelle stratégie ?
Alors, sur les moyens supplémentaires, lorsque j'étais venu le le 8 novembre dernier, j'avais pris des engagements et ces engagements ont été tenus ou le seront dans les prochains mois. Un des points auquels je tiens beaucoup, qui illustre l'opération d'aujourd'hui, c'est que vous ne pouvez pas concentrer sur un seul territoire toute la ressource humaine nécessaire pour mener des lourdes opérations. Ça aussi c'est un point que je veux assumer, c'est une articulation entre des services qui sont des services très spécialisés nationaux.
Là, j'ai parlé de l'office sur la grande délinquence financière, mais on a beaucoup d'autres offices de l'unité par exemple nationale d'investigation et de l'étatmajor. Ça c'est une ressource qui est nationale, qu'on est en train de renforcer et qui sera à disposition notamment des régions. Mais comme tout est lié l'opération de ce matin, je vous l'ai dit, les racines sont à Marseille mais il y a des ramifications ailleurs.
Donc, il faut absolument un prisme national. l'affaire Amra. Pourquoi est-ce qu'on est passé à côté de du profil Amra pensant que c'était du menu frottin ?
C'est tout simplement parce que ces affaires avaient été dispersé du point de vue judiciaire dans je crois trois ou quatre ressorts judiciaires différents et que le cloisonnement avait fait que y compris au sein de la même institution, il y avait pas eu de dialogue. Ça maintenant il y aura. Pour ce qui concerne, j'ai les chiffres.
Alors, soit je les annonce ou soit le préfet les les annonce, mais pour ce qui concerne notamment en matière d'enquêteur et en matière de de policier, il y avait la fameuse annonce de Gérald de d'Armanin donc de septembre 2021 qui concernait 300 policiers en renfort euh à Martiel. En matière de réalisation, on a affecté depuis 500 gardiens de la paix en sortie d'école, mais il peut y avoir des départs en retraite en effectif total du coup et en sol net, ce qui est préférable puisque ça permet de voir les entrées, les sorties, c'est toujours avec les élus notamment les les petites différences de comptage qui peut qui peut y avoir entre le 1er janvier 2021 et le 1er janvier 2025. Les effectifs de police à Marseille ont été renforcés avec un gain net, donc je parle bien de sol net, de gain net de 209 agents.
Ces 209 agents ne comprennent pas les annonces que j'avais fait à la fin de l'année, au mois de de novembre lorsque j'étais venu parce que j'avais souhaité moi consacrer un effort particulier notamment à l'investigation. D'ailleurs, c'est aussi des efforts que je souhaite faire sur le plan national. On a une filière d'investigation qu'il faut impérativement relancer et renforcer.
Mais les engagements ont été tenus. Donc c'est en matière d'investigation 24 policiers sur la police judiciaire. Je croise les regards des directeurs qui me font que bien entendu il y a pas de problème et qui ont donc été intégrés au service interdépartemental de la police judiciaire.
Et au cours de cette année-là, il y aura un refort en plus du solde que je vous ai donné tout à l'heure des 209 de 95 policiers supplémentaires en matière de voie publique. Je rappelle aussi que on a les trois unités CRS classiques dédiées sur Marseille et deux CRS qui peuvent qui interviennent souvent sur Marseille de nouvelles générations. Voilà.
Donc bien sûr, les moyens, vous savez quand on compare d'ailleurs les effectifs policiers en France par rapport à l'Allemagne ou à d'autres pays européens, on voit que on est pas mal. Moi, je crois que évidemment faut des effectifs, mais il faut les bonnes stratégies. Il faut les bonnes stratégies.
Est-ce que vous sétiez complété ? Il y a J'ai peut-être oublié un point. Non, vous avez été complet, mais je voudrais comment dire-je faire une petite conversion.
Quand vous avez le ministre d'État l'a dit trois CRS en permanence sur les bouches du Rô et elles sont principalement dédié à Marseille, c'est l'équivalent de trois commissariats de police, ce qui est significatif et qui prouve bien qu'il y a un engagement de long terme. Alors, ces trois unités de CRS, elles font de la sécurisation. Elles ont d'ailleurs participé à l'opération hier.
Elles peuvent se retrouver autour du stade vélodrome lorsqu'il y a un match sensible. Vous pouvez les retrouver dans les quartiers difficiles en centre-ville dans le 3è arrondissement autour de la gare comme ce matin. Mais trois unités de CRS en permanence même si il y a une rotation.
Vous pouvez avoir une CRS de Chalon sur sa zone ou une CRS de 3 qui vient. Elles font des vacations assez longues qui leur permettent de s'approprier le terrain. Mais en général trois unités de CRS en perlance, c'est comme s'il y avait trois commissariats de plus dans les bouches du rô pour faire une petite conversion monsieur ministre d'État.
Voilà sur les chiffres. Oui madame. Oui bonjour Catherine Valgenvitz journal de la marseillaise.
On a vu que les opérations étaient menées dans des quartiers sensibles et populaires de la ville. Est-ce qu'il y a pas un risque de stigmatisation d'une partie de la population et comment renouer peut-être le dialogue avec les plus fragiles, ceux qui sont victimes aussi. Vous avez vu que avec le préfet, nous avons tenu à déborder très largement des quartiers dont on parle.
C'est une opération, d'ailleurs j'aurais dû le dire qui a concerné l'ensemble du département, donc zone police et zone gendarmerie. Première chose. Deuxième chose qui a concerné non pas seulement tout le département mais tout Marseille des quartiers mais y compris le centre quand le préfet tout à l'heure a parlé du 3e arrondissement.
à ce que je sache, le trème arrondissement c'est pas les quartiers nord. Bon donc il s'agit de stigmatiser aucun quartier. Il s'agit sur les faits constater d'aller là où il y a de la délinquence et d'avoir l'action publique la plus efficace possible.
Voilà. Et vous voyez bien que d'un point de vue géographique, il y a eu aucune stigmatisation. Et moi je souhaite et d'ailleurs c'est dans la feuille de route des préfets, des gendarmes et des policiers que sur les plans d'action départementau, on oublie rien.
Je je je voudrais dire quand même, moi qui habite le milieu rural, que désormais notamment les drogues les plus dures, elles sont disponibles partout, hein. Faut pas croire que c'est l'apanage euh de Marseille, des grandes villes, mais c'est aussi milieu rural, hein. Vous avez envendé, je veux dire, des des drogues durs tout comme vous les avez ailleurs dans d'autres départements.
Donc non, c'est c'est bien tous les territoires et c'est à la main des préfets, des gendarmes et puis des policiers. Mais hors de question de stigmatiser qui que ce soit et quelque quartier que ce soit. Monsieur le ministre, je voulais savoir si ici si vous avez une réaction à propos de la décision de justice concernant le lycée AOS.
Et deuxème question dans la question, est-ce que vous estimez que les frères musulmans sont un danger pour la République et si, comme l'a fait la Jordanie, il faudrait en venir à interdire leurs activités en France ? Alors, question précise, je commence par la seconde. Dans quelques jours, je m'y suis engagé.
Je rendrai public un rapport que j'ai reçu et qui a été constitué à partir des renseignements, des informations, des services les plus qualifiés de l'État sur le frérisme, les frères musulmans et leurs entrismes. Ce rapport, il est accablant. Ce rapport montre que il y a des menaces qu'on appelle l'entrisme qui est un islamisme politique qui se déploie à babruit qui tente d'infiltrer la société française par le biais d'association sportive, culturelle, sociale, y compris des municipalités.
Bientôt, il y aura une élection municipale, il faudra être extrêmement vigilant. Euh cet islamisme euh politique conquérrant voit loin, il a une tempéralité très long, mais son objectif reste le même. C'est d'ailleurs les frères musulmans avec Hassan Albana euh qui crée en 1928 l'organisation qui constitue aussi qui pense la matrice politique de l'islamisme politique au sens où je vous en parle. temporalité longue mais objectif inchangé.
Il s'agit non plus, comme voulait le faire le séparatisme de créer des petite contreciété séparé de la communauté nationale mais de faire basculer toute la société française demain dans la charia avec le crédau que la loi islamiste est au-dessus de la loi républicaine. Voilà. Et très clairement ce rapport qui sera de toute façon dans quelques jours dans le débat public.
Pourquoi je dis dans quelques jours, il est classé confidentiel, secret, il comporte des noms, on ne peut pas le rendre public de cette façon. Donc, j'ai demandé à ce qu'il soit réécrit pour qu'il puisse être déclassifié. Ça sera rapide et ça permettra d'engager le débat public.
Ça c'est la seconde question. La première question sur Avos. Donc hier, le tribunal administratif de Lille a casser une décision qu'un préfet de l'époque, qui est aujourd'hui à mes côtés, c'est le même avait prise pour que le contrat d'association entre AROS et le lycée et la République soit rompu.
Il s'agissait pas de fermer un lycée, il s'agissait d'interrompre un contrat d'association qui est la voie par laquelle l'État subventionne, aide financièrement avec l'argent des Français un établissement. Donc le tribunal administratif de Lille a cassé hier cette décision. Euh c'est pas mon ministère, bien que ce soit un préfet qui est prise bien entendu, le préfetement couvert par le ministre de l'intérieur de l'époque, le ministre de l'éducation nationale et le premier ministre de l'époque.
Ce que je veux dire par là, c'est que désormais, il nous appartient de savoir quelle suite nous allons donner. la ministre de l'éducation nationale puisque évidemment un contrat d'association ne dépend pas du ministère de l'intérieur mais du ministère de l'éducation nationale a indiquer hier qu'elle se réservait le droit de faire appel. Bon ce qui me concerne moi je pense que évidemment et je souhaite que ce soit le cas et que l'État fasse appel.
Maintenant, je voudrais plus précis pour redire que les faits sont graves, que les faits sont graves, qu'ils sont significatifs de ce que je viens d'appeler l'entrisme islamisme que je veux combattre avec la plus grande fermeté. Et le lycée Avoses est pour nous un bastion de cet entrisme et un entrisme qui en plus s'attaque à la jeunesse. On a dans des établissements qui devraient être des sanctuaires, des jeunes consciences qui se construisent.
Bien, c'est pas l'avis simplement du ministre de l'intérieur d'aujourd'hui. C'était à l'époque l'avis de le sang du gouvernement. Ministère de l'intérieur, premier ministre, ministre de l'éducation nationale.
C'était l'avis, c'est toujours l'avis. Avant de venir ici, j'ai appelé Xavier Bertrand de la région Haut-De-Fance. C'est l'avis de la commission consultative qui à l'époque s'était prononcée favorablement sur l'interruption de ce contrat.
La décision date du 27 novembre 2023, là encore pour la résiliation du contrat d'association. Et ça a été d'ailleurs l'avis à deux reprises en référé bien sûr en référé euh du tribunal administratif de Lille. Je veux revenir sur les faits qui avaient conduit à cette décision qui est pour moi une décision légitime, une décision qui était juste.
D'abord, il y avait eu un contrôle de la Cour régionale des comptes, la CRC, qui avait donné lieu, c'est peu fréquente à un signalement auprès du procureur de la République. Pourquoi ? constatant que il y avait une opacité des comptes, une confusion des activités notamment de l'ancien président qui faisait employé son agence de voyage par l'établissement pour une somme de plus de 70000 €.
Je vous rappelle que contrat d'association, c'est le contable contribuable français qui contribue par la voie d'une subvention à la marge d'un établissement des finances des financements étrangers du Qatar. les financements étrangers du Qatar, des sommes qui étaient versées en liquide non traçable, des faux prêts de particuliers ou encore l'absence de transmission des comptes. Premier reproche si j'ose dire sur le plan financier révélé par la cour régionale des comptes.
Autre reproche qui éétait la pratique de l'équipe éducative qui pose question quand vous les aurez entendu. refus des contrôles diligentés par l'administration de l'éducation nationale et en particulier refus d'accès au CDI CDI les centres de documentation et d'information création d'un fichier Création d'un fichier ciblant les inspecteurs de l'éducation nationale venant opérer les contrôles. un fichier avec les noms des inspecteurs de l'éducation nationale qui constitue, je le rappelle au passage une infraction pénale.
Et enfin euh une conférence qui avait été donnée par l'imam Iisen dont on sait parfaitement les liens avec le frérisme, avec les frères musulmans qui a fini par être expulsé. Et il y avait euh là encore des ouvrages audio, voilà, non seulement une conférence des ouvrages audio pour un individu qui euh a euh tenu des propos antisémites, homophobe et sexiste. Et enfin des questionnements sur les enseignements puisque là encore il y avait un cours d'éthique islamique qui promouvait des valeurs parfaitement contraires à celles de la République et notamment en matière d'égalité euh homme-femme.
Voilà, je trouve que le dossier est lourd, que cette décision avait été prise à juste titre. Je n'étais pas ministre de l'intérieur. Je la soutiens totalement totalement.
Le premier ministre de l'époque ne fait pas partie de ma famille politique. C'était Gabriel Atal qui avait aussi soutenu et moi je pense qu'on est engagé dans un combat et que ces gens-là attendent de nous une très grande fermeté. Alors l'une des spécificités du frérisme, c'est que il utilise nos valeurs, en tout cas les mots qui définissent nos valeurs contre nos valeurs.
Ils utilisent, ils parlent la langue de la liberté en se revendiquant pour eux-mêmes contre la liberté. Le langage de la tolérance contre la tolérance, c'est ce qui rend compliqué les choses, mais c'est ce qui doit ne pas nous tromper. Il ne s'agit pas de retourner cette langue démocratique contre les valeurs de notre démocratie comme on peut retourner un gant, mais juger au fond les faits en les observant objectivement.
Voilà. Donc on a des éléments qui sont extrêmement graves, extrêmement lourds et moi, il me semble que l'argent des français n'a rien à faire euh dans ce genre d'organisation. Oui, pardon, on a dérapé un peu, hein.
Pas d'autre, vous viiez pas ajouter rien ajouter, monsieur le préfet. Mais d'abord merci monsieur Mise État pour le soutien que vous avez apporté à la décision de l'époque du préfet du Nord. Je pense que vous avez très bien dit les choses.
Il y a il y en a aussi bien d'autres mais vous avez dit évidemment l'essentiel qui avait justifié la mesure que j'avais que j'avais que j'avais prise. Mais ce n'était pas le préfet George François Lecler qui avait pris cette décision. C'était le préfet de la République agissant bien entendu sur décision et ordre du gouvernement.
Merci à vous. [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] Alors [Musique] Jésus
Bruno Retailleau