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Podcast / conversationRTL (sur YouTube)· 12 novembre 2024 18 minContradictoireActualité / polémiqueRetraitesInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Revalorisation des retraites : Laurent Wauquiez, nouveau co-Premier ministre ?

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:31OuverteÉludée

    Ce n'était pas vraiment à lui de le faire, Laurent Wauquiez ?

  • 3:01RelanceRéponse directe

    Vous avez dit l'augmentation des retraites. Faut-il faire attention ?

  • 4:16OuverteRéponse directe

    Sur la méthode Wauquiez, qu'est-ce que ça vous inspire ?

  • 6:29OuverteRéponse directe

    Pablo Piovivien, est-ce que c'est bien un affront ? Et si oui, pour qui exactement ?

  • 8:18OuverteRéponse directe

    Pierre Herbes, président de la Confédération française des retraités, il a raison de ne pas être content ?

  • 10:45OuverteRéponse directe

    Alexandre Devecchio, vous qualifiez les choses comment ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:22PrésentateurFait
    « Laurent Wauquiez l'a fait pour nous hier soir sur TF1 en annonçant leur revalorisation au 1er janvier. »
  • 3:09InvitéChiffre
    « L'augmentation, elle va être au 1er janvier de la moitié de l'inflation. »
  • 7:28InvitéFait
    « On a un gouvernement qui est censé être à l'initiative, et là tout d'un coup on a un monsieur qui n'est pas ministre qui fait des annonces comme s'il était ministre. »
  • 10:09InvitéFait
    « Il faut avoir une philosophie générale pour relancer le pays. »
  • 12:02InvitéFait
    « C'est un affront qui est fait à l'encontre de tous les membres du socle commun. »
  • 16:33InvitéFait
    « On est dans une crise de régime. »

Temps de parole

  • Invité29 %
  • Invité 227 %
  • Présentateur25 %
  • Présentateur 211 %
  • ?5 %
  • Invité 33 %

≈ 19 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

On refait le monde jusqu'à 20h sur RTL. Je suis tout à fait d'accord avec cette dame qui vient de parler. Et j'accueille Nathalie Saint-Cricq, éditorialiste politique à France Télévisions. Pablo Piovivien, rédacteur en chef de la revue Regard. Et Alexandre Devecchio, rédacteur en chef au Figaro. Merci à tous les trois de nous rejoindre. Et si on parle des retraites ? C'est pas mal ça. En tout cas, Laurent Wauquiez l'a fait pour nous hier soir sur TF1 en annonçant leur revalorisation au 1er janvier. Ce qui a ensuite par ailleurs confirmé le gouvernement. Sauf erreur de ma part,

0:29
Locuteur

c

0:29
Présentateur

'était pas vraiment à lui de le faire, Nathalie Saint-Cricq ? Logiquement, non.

0:33
Locuteur

C

0:33
Présentateur

'était pas lui. Et quand on s'est regardé, on s

0:34
Locuteur

'est

0:34
Présentateur

demandé si c'était un deuxième premier ministre du shadow cabinet. Bah oui, c'est

0:38
Locuteur

ça.

0:38
Présentateur

Ce qu'il lui prenait. Et moi, j'ai même appelé à Matignon en disant « c'est vrai ce qu'il dit, vous confirmez ? » Et puis je lui ai dit « bah oui, attendez, quand il annonce des choses aussi précises et que c'est simplement lui, c'est assez malin parce que ça donne l'impression que c

0:50
Locuteur

'est

0:50
Présentateur

lui qui est aux commandes. Ça affiche un cirque absolument terrible chez les macronistes qui, hier soir, m'envoyaient des trucs en disant « on est en toupie ». Pour qui il se prend ? Il a capté cette idée, l'idée de défendre les retraités alors qu'elle était défendue par le Rennes, par tout le monde, et par la majorité ou le socle commun ou ce qu'il en reste. Et il a donné l'impression qu'il était le patron. Et il va probablement bondir, un petit peu bondir, frémir dans les sondages.

1:15
Locuteur

Ce

1:16
Présentateur

qui va lui faire plaisir par rapport à Bruno Retailleau pour l'instant, qui avait le leadership.

1:19
Locuteur

Ah, il y a

1:20
Présentateur

cette guerre-là aussi. Il y a plein de guerres, dans tous les sens. On ne va pas passer la soirée. Mais Gabriel Attal n'est pas content, Gérald Darmanin n'est pas content. Bruno Retailleau considère que l'autre commence à en faire beaucoup.

1:31
Locuteur

Mais Michel Barnier est content.

1:32
Présentateur

Alors, Michel Barnier,

1:33
Locuteur

il y a deux hypothèses. Il y avait

1:35
Présentateur

une

1:35
Locuteur

hypothèse

1:36
Présentateur

où il n'était pas au courant. Je n'y crois pas. Je sais que Saint-Amand n'était pas au courant, que Saint-Martin faisait la tête. Armand, pardon, pas Saint-Amand, il ne s

1:44
Locuteur

'appelle

1:44
Présentateur

pas toussaint quelque chose. Et

1:47
Locuteur

simplement,

1:47
Présentateur

on nous vend qu'on est libre. C'est une espèce de communauté autogérée qui fait que chacun a le droit de dire des choses. On nous vend que c'est pour une fleur, faire une fleur

1:57
Locuteur

à l'envoquer. C'est presque envie, là.

1:58
Présentateur

Et on nous vend également, ce qui est un peu plus retort, mais qui n

2:01
Locuteur

'est

2:01
Présentateur

pas forcément idiot, que ça lui laisse un peu, ça lui donne l'impression d'exister. Et surtout, ça évite de donner l'impression qu'on cède au RN qui en avait fait sa ligne rouge. Oh là là, quelle histoire.

2:09
Locuteur

C

2:09
Présentateur

'est-à-dire, oui, ça devient de plus en plus compliqué. Mais en gros, Laurent Wauquiez a gagné. On lui a fait une petite gentillesse en espérant avoir un retour d'ascenseur un jour. Pablo Piovi vient chez les Macronistes quand même. On devait être un peu surpris, voire gacés.

2:22
Invité

Ah oui, j'imagine la façon dont Laurent Wauquiez a grillé la politesse, a priori avec l'assentiment de Michel Barnier. Ils ont intérêt à le dire que oui. Exactement, ils ont intérêt à dire que oui. C'est ce qu'il a sous-entendu, notamment aux questions au gouvernement lorsqu'on lui a posé la question. C'est vrai que c'est toujours original de voir un groupe qui pèse 4% des suffrages avoir la prérogative sur la question des retraites. C'est dire aujourd'hui le caractère pas très démocratique de la façon dont est composé notre gouvernement, la façon dont est gouverné notre pays. Mais j'aimerais revenir juste sur un point. Vous avez dit l'augmentation, la revalorisation des retraites.

Il faut faire attention parce que c'est quand même un peu un trompe-l'œil. L'augmentation, elle va être au 1er janvier de la moitié de l'inflation. Donc en fait, les retraités vont hélas quand même

3:15
Locuteur

perdre. Tout le monde.

3:16
Invité

Voilà pour tout le monde. Ils vont quand même in fine perdre du pouvoir d'achat.

3:21
Locuteur

Et

3:21
Invité

c'est d'ailleurs la gauche avait fait une proposition, le nouveau Front populaire, d'augmenter, de revaloriser à hauteur de l'inflation pour justement qu'il n'y ait pas de perte de pouvoir d'achat. Ça aurait pu le faire en deux temps. Ce qu'a dit Laurent Wauquiez,

3:36
Locuteur

c

3:36
Invité

'est qu'il n

3:36
Locuteur

'y

3:36
Invité

aura qu'une seule fois, c'est le 1er janvier et après on n'en parle plus. Ce qui est quand même un gros problème avec une perte de pouvoir d

3:42
Locuteur

'achat net. Et on en reparle en juillet

3:44
Invité

! Justement, lui, il a sous-entendu

3:46
Locuteur

dans

3:46
Invité

son interview que

3:46
Présentateur

nous. Ah, 1300 euros SMIC, les petites retraites seront, elles, compensées au 1er juillet. Alexandre Devecchio a visiblement des informations.

3:54
Invité

Non, non, moi j'ai compris que c'était en deux parties, qu'il y avait une revalorisation. Alors,

3:58
Locuteur

ce

3:58
Invité

n

3:58
Locuteur

'est

3:58
Invité

pas tout à fait une revalorisation, mais on indexait à moitié pour toutes les retraites et ensuite, pour les petites retraites, on indexait totalement.

4:07
Locuteur

Moi, c'est ce que j'ai compris en tout cas. Pour toutes les autres, pour tout ça, il

4:10
Invité

y aura donc une perte de pouvoir d'achat.

4:13
Locuteur

De fait.

4:14
Invité

Je

4:14
Présentateur

reviens quand même avec vous sur la méthode. Sur

4:16
Locuteur

la méthode

4:16
Présentateur

Wauquiez. Non,

4:17
Locuteur

non,

4:17
Présentateur

mais voilà, qu'est-ce que ça vous a ?

4:18
Invité

Ça m'inspire qu'on est de retour dans la 4e République. Ce n

4:22
Locuteur

'est

4:22
Invité

pas si surprenant que ça. En réalité, effectivement, je rejoins ce qui a été dit. C'est une force, aujourd'hui, les Républicains, qui, en termes de pourcentage de vote, ne pèse plus grand-chose, mais qui, à l'intérieur d'une Assemblée nationale explosée, est une force pivot. Et malgré tout, Laurent Wauquiez est le chef de cette force-là. Et il faut être bienveillant à son égard, parce que si les Républicains cessent de soutenir le gouvernement, il n

4:48
Locuteur

'y

4:48
Invité

a plus de gouvernement. Donc, c'est tout ce qui se passe, tout simplement. Et ça va être comme ça, tout le temps, avec des négociations et des tractations. Et c'est une manière de faire de la politique qui est assez détestable. Mais si vous voulez, dans tous les camps, là, en fait, on devra se réjouir. Tout le monde a l'air d'accord pour revaloriser au moins un peu les retraites. D'ailleurs, on pourrait discuter du fond de la mesure, qui peut être discutable pour ce qui est des grosses retraites. On sait que les retraités vivent mieux que les actifs. Aujourd'hui, on ne parle pas du tout du faux. On parle de tractations, alors que tout le monde est plus ou moins d'accord.

Ça a blessé l'orgueil des macronistes, par exemple, ou peut-être l'orgueil des uns et des autres. Mais après, ce qui est intéressant, c'est de savoir si c

5:28
Locuteur

'est

5:28
Invité

une bonne ou une mauvaise mesure. En tout cas,

5:30
Présentateur

excusez-moi, mais il se croit tout permis. Enfin, je veux dire, il a montré qu'il était en position de force. Bien sûr. La preuve, on avait

5:37
Locuteur

complètement oublié

5:38
Présentateur

ce responsable politique.

5:39
Locuteur

Il l'est.

5:40
Présentateur

Je dis ça sans brutalité. Il était

5:42
Locuteur

parti absent.

5:43
Présentateur

Surtout,

5:44
Locuteur

il

5:44
Présentateur

y

5:44
Locuteur

a

5:44
Présentateur

un enjeu qui est peut-être un peu plus complexe.

5:46
Locuteur

C

5:46
Présentateur

'est-à

5:46
Locuteur

-dire

5:46
Présentateur

que si Laurent Wauquiez fait la une de tout et passe pour le gentil protecteur et le Robin des Bois des retraités, on risque, là, le gouvernement risque d'avoir une fureur de Gabriel Attal, du Modem et des autres, puisqu'on a intronisé, d'une certaine manière, ou il s'est auto-intronisé, patron, enfin, leader charismatique qui annonce les retraites, ça veut dire que les autres sont furaxes. Et que tout ce que vous gagnez avec LR, ou les droites républicaines,

6:16
Locuteur

vous risquez

6:16
Présentateur

de le perdre avec l'EPR, à savoir les macronistes. Donc tout ça, vu la fureur qu'ils ont montré aujourd'hui, risque d'être un petit peu, je veux dire,

6:26
Locuteur

il

6:26
Présentateur

marche sur une jambe, une jambe droite, une jambe gauche, il alterne. – Pablo Piovivien, est-ce que c'est bien un affront ? Et si oui, pour qui exactement ? C'est-à

6:34
Locuteur

-dire

6:34
Présentateur

cette méthode et cette espèce d'autorité avec laquelle il y est allé. – C'est un affront

6:38
Invité

pour les macronistes, parce que, je le rappelle, ça ne sort pas comme ça, il n

6:44
Locuteur

'a

6:44
Invité

pas sorti ça de son chapeau hier dans son interview. C'est un combat qu'il a commencé à mener à partir du moment où le gouvernement avait proposé l'absence de revalorisation pendant le premier

6:57
Locuteur

semestre

6:57
Invité

2025. Alors, lui,

7:00
Locuteur

il

7:00
Invité

avait porté, c'était un de ceux de la majorité qu'il avait porté au plus haut niveau au plan national, il avait fait des interviews pour dire « moi, je vais être le défenseur des petites retraites ». Là, il continue finalement son combat, ce qui est… – Marine Le Pen aussi ? – Exactement, non mais Marine Le Pen et la gauche, tout le monde était monté au créneau. Là où il y a un problème, c'est un problème de précédent, c'est-à-dire qu'on a un gouvernement qui est censé être à l'initiative, et là, tout d'un coup, on a un monsieur qui n'est pas ministre, qui fait des annonces comme

7:33
Locuteur

s'il était

7:34
Invité

ministre. C'est voqué le patron, mais c'est voqué ministre, alors qu'il n'est pas ministre jusqu'à preuve du contraire. Donc, ça pose des questions, en fait, dans l'équilibre. Vous savez, de toute façon, moi, il y a un gros problème dans l'équilibre de nos institutions entre le législatif et l'exécutif. Aujourd'hui, on ne sait plus trop qui est qui. On a des ministres, en fait, parfois, qui parlent comme s'ils étaient des députés et qui votaient la loi. On a des gens, là, en l'occurrence, qui sont censés voter la loi et qui parlent comme s'ils appartenaient à l'exécutif et qui pouvaient prendre ce type de décret. Il y

8:04
Locuteur

a

8:04
Invité

un grand mélange de genres qui, à mon avis, est très dommageable à notre démocratie.

8:07
Présentateur

Je reste sur le sujet qui nous préoccupe. On va écouter, justement, les retraités. Pierre Herbes, qui est président de la Confédération française des retraités.

8:14
Invité

L'objectif, c'est quand même bien de faire des économies et de faire des économies, donc, sur le dos des retraités. On essaie de nous faire croire qu'il s'agit d'un compromis acceptable, puisqu'il y aura un rattrapage en juillet, mais ce rattrapage ne concerne pas tout le monde. Et puis, il ne s'agit que d'un rattrapage. Ça veut dire qu'au final, la revalorisation sur l'année ne sera pas du niveau de

8:34
Locuteur

l

8:34
Invité

'inflation.

8:35
Locuteur

Ce

8:35
Présentateur

que vous retenez, c'est qu'il y aura des petits perdants et des gros perdants, mais que des perdants.

8:39
Invité

Absolument, bien sûr. Les gros perdants sont ceux qui seront au-dessus du SMIC et les petits perdants seront ceux qui sont en dessous parce qu

8:45
Locuteur

'ils

8:45
Invité

seront néanmoins perdants.

8:46
Présentateur

Le président de la Confédération française des retraités, qui n

8:49
Locuteur

'est

8:49
Présentateur

pas content du tout, au micro de Céline Landreau et Éric Brunet dans RTL Midi. Il a raison de ne pas être content ?

8:55
Invité

Son analyse est juste, oui. Mais j'ai envie de vous dire, il ne

8:57
Locuteur

va

8:57
Invité

y avoir que des perdants de manière générale, puisque la ligne qui a été suivie est effectivement de faire des économies. Moi, je suis assez sceptique parce que je pense que ce qu'on va faire en économie, on va le perdre en termes de croissance et que même les rentrées fiscales ne seront peut-être pas celles qu'on pense avoir. C'est comme une baisse de pouvoir d'achat. C'est ce qui va

9:17
Présentateur

se traduire dans l'économie

9:18
Invité

réelle.

9:19
Locuteur

Et

9:19
Invité

c'est ce qui me gêne avec ce gouvernement, si on veut parler du fond, c'est qu'il n'a pas de philosophie. On sent bien qu'il veut faire plaisir, enfin, ce n

9:26
Locuteur

'est

9:26
Invité

pas faire plaisir, mais qu'il est sous la pression de Bruxelles, qu'il est sous la pression des marchés, qu'il faut trouver des économies rapidement, mais qu

9:32
Locuteur

'il

9:32
Invité

n'y

9:32
Locuteur

a

9:32
Invité

pas de vision économique derrière. Moi, je n'ai pas forcément envie qu'on tape sur les petits retraités, mais il y

9:40
Locuteur

a

9:40
Invité

une question centrale, c'est celle du travail. Et pourquoi on devrait indexer les retraites sur l'inflaction et pas les salaires ? Par exemple, il y a aussi des

9:47
Locuteur

petits salariés qui n'est pas bien.

9:50
Invité

Je suis sans

9:50
Locuteur

cesse...

9:50
Invité

Je

9:51
Locuteur

propose le nouveau Front populaire. Je ne suis pas d'accord

9:53
Invité

avec tout sur le Front populaire, mais il faut être cohérent.

9:58
Locuteur

Et en

9:58
Invité

tout cas... Là, vous exprimez une tendance inattendue du Figaro.

10:01
Locuteur

Oui, mais en tout

10:02
Invité

cas, il faudrait avoir une stratégie. Je suis plutôt un gaulliste social, donc sur l'économie, je ne

10:07
Locuteur

suis

10:07
Invité

pas forcément un libéral, mais qu'on le soit ou pas, en tout cas,

10:12
Locuteur

il

10:12
Invité

faut avoir une philosophie générale pour relancer le pays. Et moi, je trouve que c'est ce qui manque à ce gouvernement. Alors, il a eu très peu de temps pour préparer le budget, mais enfin, Michel Barnier a eu toute sa vie pour y réfléchir. Il manque... Excusez-moi...

10:25
Locuteur

Je me trouve très drôle.

10:27
Invité

Il manque une philosophie politique. Mais j'ai taclé la Michel Barnier, mais je tacle aussi une génération politique de technocrates qui fait la politique un peu comme avec une vision comptable. Et moi, j'aimerais bien qu'on sorte d'une vision comptable et court dernier pour boucler un budget après l'autre sans jamais essayer de redresser l'économie française. J'ai 30 secondes à vous donner, Nathalie.

10:47
Présentateur

À sa décharge, il arrive. Tout le monde pense qu'il est sur CITER. C'est-à

10:50
Locuteur

-dire

10:50
Présentateur

que même les ministres disent « Je préfère garder ma mairie en même temps parce qu'on ne sait jamais que je peux être parti dans trois mois. » Donc, il n'a pas de majorité. Oui,

10:57
Locuteur

mais j'ai commencé par là. Il n'a pas de perspective.

10:58
Présentateur

Et il est en fin de quinquennat d'Emmanuel Macron. Parce que de toute façon, la fin, elle a commencé avec la dissolution. Même si vous allez me répondre qu'il y

11:04
Locuteur

a

11:04
Présentateur

encore deux ans et demi. Bah oui. Donc, il a beau faire

11:06
Locuteur

des

11:06
Présentateur

projections... D'accord.

11:07
Locuteur

Il a beau faire des...

11:08
Présentateur

Ne prenez pas vos désirs pour des

11:10
Locuteur

réalités.

11:10
Présentateur

Il a même beau faire des projections jusqu'à 2029 sur ses plans, c'est quand même extrêmement difficile de faire pour lui des réformes de structure alors qu'il colmate et qu'en plus, s'il

11:19
Locuteur

y a

11:19
Présentateur

des injonctions contradictoires, les agriculteurs, les écolos, les Français qui râlent tout le temps. On continue de refaire le monde dans quelques instants sur RTL. Avec Nathalie Saint-Cricq, éditorialiste politique à France Télévisions, Alexandre Devecchio, rédacteur en chef au Figaro, et Pablo Opio-Vivien, rédacteur en chef de la revue Regards. Je remonte un tout petit peu en arrière. Le ministre de l'Économie, Antoine Armand, lui-même n'était pas au courant de cette sortie. En tout cas, il ne

11:50
Locuteur

l

11:50
Présentateur

'a pas vu arriver. C'est quand même culotté, voire franchement inamical. Comment vous qualifiez les choses, Pablo

11:56
Locuteur

? Je

11:58
Présentateur

qualifie les

11:59
Invité

choses... C'est un affront, en vérité.

12:01
Locuteur

C'est un affront, oui. C'est un affront qui

12:03
Invité

est fait à l'encontre de tous les membres du socle commun, nonobstant les Républicains, qui eux sont confortés dans leur position.

12:14
Locuteur

Ils

12:14
Invité

se disent, bon, c'est génial, c'est notre chef, en fait, qui annonce les mesures que l'exécutif aurait dû annoncer. Donc, évidemment, j'imagine que lorsque vous êtes Gabriel Attal, patron du groupe à l'Assemblée nationale, du groupe En Marche...

12:29
Locuteur

Vous vous faites

12:29
Invité

l'humilier comme ça jusqu'à quand ? Mais c'est une vraie question. Ah oui ? Jusqu'à quand, en fait, ils vont accepter cette toute puissance, on a l'impression, des Républicains qui font, qui ont l'air de faire l'appui et le beau temps dans son

12:42
Locuteur

gouvernement,

12:42
Invité

alors même qu'ils représentent beaucoup moins de députés que les députés du parti présidentiel, ce qui est un vrai souci. Donc, en fait, au bout d'un moment, ils vont taper du poing sur la table et ils vont dire, bon, bah, écoutez, soit ça... D'ailleurs, Gabriel Attal, dès le début, dès qu'il a été nommé président de son groupe parlementaire, avait dit, moi, c'est pas un blanc-seing au gouvernement, je vais faire attention à tout ce qui est raconté.

13:06
Locuteur

C'est

13:06
Invité

bizarre, moi, Gabriel Attal, je ne l'entends jamais.

13:08
Présentateur

Non,

13:08
Locuteur

non,

13:08
Présentateur

mais c'est... Parce que vous l'avez beaucoup entendu, quand même, au début, au moment de la passation, quand Michel Barnier est arrivé. Mais il est injuste. Je ne dis pas que vous êtes injuste. Mais si, mais je...

13:17
Locuteur

Je

13:17
Présentateur

dis que... Excusez-moi, c'est quelqu'un qui... C'est une forte personnalité. On l'a connu comme Premier ministre, mais moi, en ce moment, j

13:24
Locuteur

'ai l'impression qu'on ne l'entend pas. Ça a

13:25
Invité

traduit aussi sa position de faiblesse du moment, parce que moi, je trouve qu

13:28
Locuteur

'il

13:28
Invité

s

13:28
Locuteur

'est

13:28
Invité

beaucoup abîmé depuis qu'il est parti de Matignon, notamment dans la passation de pouvoir.

13:32
Locuteur

C'était le petit génie... Le

13:34
Invité

petit génie de la com, ça fonctionne moins bien aujourd'hui, donc il est moins en position de

13:39
Locuteur

faiblesse. Il

13:39
Invité

s

13:39
Locuteur

'est

13:39
Invité

laissé déborder par l'affect.

13:40
Présentateur

C'est ce qui le rend sympathique, mais en l'occurrence, c'était...

13:44
Locuteur

Exactement, il

13:44
Invité

s'est laissé déborder par l'affect. Et effectivement, ça durera jusqu'à quand ? Ça durera jusqu'au moment où Gabriel Attal va reprendre aussi du poids politique. La situation est conforme à son poids politique. On est dans une logique très quatrième république. Et en réalité, si les républicains disent stop, ils ont beau représenter que 4-5%, eh bien, il n'y

14:06
Locuteur

a

14:06
Invité

plus de gouvernement. Donc peut-être qu'à un moment donné, ça arrangera tout le monde de dire stop. Peut-être que Gabriel Attal sera très fort dans les sondages et il aura envie de déclencher une élection présidentielle anticipée. Ça, c'est un scénario, mais on n'y est pas encore. Pour l'instant, tout le monde fait la tronche,

14:22
Locuteur

j

14:22
Invité

'ai envie de vous dire. Personne n'est vraiment satisfait de ce qui se passe. Mais tout le monde a intérêt, y compris le Rassemblement National, à ce que ce gouvernement tienne et qu'il

14:30
Locuteur

y a

14:30
Invité

un budget, passe. C'est pas très réjouissant, mais c'est la situation actuelle. Moderato Cantabile.

14:35
Présentateur

Ce que je suis en train de dire, c'est que ce n

14:36
Locuteur

'est

14:36
Présentateur

pas simplement LR qui se prend pour qui, comme on peut dire dans la vie courante. Vous avez un Premier ministre qui est nommé, Gabriel Attal, qui lui fait la leçon sur le perron de Matignon. Après,

14:46
Locuteur

vous

14:46
Présentateur

avez Gabriel Attal et Darmanin qui

14:48
Locuteur

complotent... Quand il a fait

14:48
Présentateur

le petit garçon, je suis allé de le dire comme ça, avec son expression affective qui débordait, où il nous racontait quand j'ai été Premier ministre, il était à l'inverse total de ce qu

14:58
Locuteur

'on

14:58
Présentateur

avait connu de lui. D'accord. À

14:59
Locuteur

Matignon, il y a quand même un problème. C'est très bien qu'en termes d

15:01
Présentateur

'image, c'est plutôt porteur. Après, il a attaqué Michel Barnier très très vite et le gouvernement. Il a vu que dans les sondages, ce n'était pas bien vu parce que les Français ne voulaient

15:10
Locuteur

pas

15:11
Présentateur

qu

15:11
Locuteur

'on

15:11
Présentateur

tire à bout les rouges sur le gouvernement parce qu

15:13
Locuteur

'ils

15:13
Présentateur

voulaient quelque chose d'à peu près constructif. Par ailleurs, quand vous avez Didier Migaud qui va s'entendre que s'il n

15:18
Locuteur

'a

15:18
Présentateur

pas son budget,

15:19
Locuteur

il

15:19
Présentateur

va partir. Agnès Manier-Renacher qui dit le contraire de ce que dit Michel Barnier. Sébastien Delogu qui traisse de grosses poubelles Aurore Berger. Si vous voulez, je pense qu'il y

15:28
Locuteur

a

15:28
Présentateur

quand même une espèce d'ambiance globale qui n'est pas

15:31
Locuteur

très saine.

15:33
Présentateur

Probablement accélérée par la perspective soit d'un départ d'Emmanuel Macron que certains souhaitent soit par la perspective de 2027 où tous les coups sont permis et où il y a un délitement.

15:42
Locuteur

Je

15:42
Présentateur

ne

15:42
Locuteur

fais

15:42
Présentateur

pas la vieille. Il ne partira

15:43
Locuteur

jamais Emmanuel Macron. C'est ce que tout le

15:44
Invité

monde dit mais

15:45
Locuteur

on disait aussi

15:46
Invité

qu

15:46
Locuteur

'il

15:46
Invité

n

15:46
Locuteur

'y

15:46
Invité

aura pas de

15:46
Locuteur

dissolution. La logique

15:48
Invité

politique fait

15:49
Locuteur

que peut-être il va être obligé de partir. Ils

15:50
Présentateur

sont tous au taquet et chacun essaie de marquer des points avec une absence totale de règles et de bienséances.

15:58
Locuteur

C

15:58
Présentateur

'est tout. Vous voulez bien nous expliquer au nom de quoi il quitterait dans quelles circonstances il pourrait quitter

16:02
Locuteur

la présidence de la République ? Vous avez une

16:04
Invité

minute. Si le gouvernement de Michel Barnier ne tient pas et c'est pour ça qu'il tient bon an, mal an mais avec des gens où personne n'est content.

16:12
Locuteur

S

16:12
Invité

'il ne tient pas il a quelle solution alternative Emmanuel Macron vous m'expliquez ? Nommé Cazeneuve peut-être ça conviendra à personne non plus.

16:22
Locuteur

Surtout pour le Parti Socialiste. Est-ce

16:23
Invité

que la France peut supporter des gouvernements qui tombent les uns après les autres ?

16:27
Locuteur

Je

16:27
Invité

n

16:27
Locuteur

'en

16:27
Invité

suis pas sûr du tout. On

16:28
Locuteur

l'a connu.

16:29
Invité

Pendant

16:29
Locuteur

la 4ème République il y a longtemps.

16:31
Invité

Bien longtemps mais tout ça pour dire qu'on est dans une crise de régime c'est ce qu

16:35
Locuteur

'on

16:35
Invité

ne

16:35
Locuteur

voit

16:35
Invité

pas. La 5ème République n'est pas faite pour ça. Pas

16:39
Locuteur

faite pour

16:39
Invité

le système actuel.

16:40
Locuteur

Donc

16:40
Invité

ça tiendra le temps que ça tiendra mais moi je ne suis pas certain que ça tienne encore deux ans et demi, trois ans.

16:46
Locuteur

C

16:46
Invité

'est très long la présidentielle. Donc la démission d'Emmanuel Macron on ne va pas le virer mais peut

16:53
Locuteur

-être

16:53
Invité

à un moment ses propres amis lui diront c'est toi qui nous as mis dans cette situation avec la dissolution c'est toi qui détient la solution. La logique institutionnelle voudrait qu'il démissionne.

17:05
Locuteur

C

17:05
Invité

'est-à-dire qu'effectivement ce n'est pas tenable dans les paramètres qui sont aujourd'hui ceux de notre République. Après, pour des raisons personnelles il peut faire durer ça jusqu'en 2027. Il n'y

17:18
Locuteur

a

17:18
Invité

aucune raison si ce n'est lui

17:19
Locuteur

-même.

17:21
Présentateur

Il ne devrait pas forcément démissionner. Si,

17:22
Locuteur

parce que ça ne marche pas. Ça ne marche

17:24
Invité

pas Nathalie. Au bout d'un moment il faut aussi appeler un chat un chat. Là, ça ne marche pas. Donc il faudrait qu'il y

17:29
Locuteur

ait

17:29
Invité

une vraie campagne présidentielle comme il n'y

17:31
Locuteur

en

17:31
Invité

a pas eu en 2022 où il y ait une confrontation de projets réels comme il n'y

17:35
Locuteur

en

17:35
Invité

a pas eu en 2022 et qu

17:37
Locuteur

'on

17:37
Invité

choisisse un président qui soit raccord ensuite avec la majorité à l'Assemblée nationale sinon on s'en sortira pas.

17:51
Locuteur

Jusqu

17:52
Présentateur

'à 20h Yves Calvi refait le monde

17:54
Locuteur

Sous-titrage Société Radio

17:54
Présentateur

-Canada

17:55
Locuteur

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