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InterviewC dans l'air (sur YouTube)· 10 octobre 2016 8 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSolidarités & familleImmigration & asile

Primaire : Juppé a-t-il déjà gagné ? les questions SMS #cdanslair 07-10-2016

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:04OuverteRéponse directe

    Jérôme Sainte-Marie, Nicolas Sarkozy peut-il encore espérer remonter dans les sondages ?

  • 2:12OuverteRéponse directe

    Si Juppé remporte la primaire, Sarkozy le soutiendra-t-il vraiment ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    N'a-t-il pas fait une nouvelle erreur en mettant encore la barre à droite toute ?

  • 3:53OuverteRéponse directe

    Le vote des retraités est-il acquis à Alain Juppé ?

  • 4:33OuverteRéponse directe

    Alain Juppé est-il celui qui rassure ?

  • 5:13OuverteRéponse directe

    Juppé peut-il être le candidat des profondes réformes attendues par les Français ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:16PrésentateurChiffre
    « L'écart pour l'instant au premier tour est de l'ordre de 4 ou 5 points et au second tour de 10 points. »
  • 0:43PrésentateurFait
    « On se rend compte que le résultat final correspond pratiquement au premier sondage. »
  • 1:46Invité politiqueChiffre
    « 200 000 de plus. »
  • 4:15PrésentateurFait
    « Alain Juppé projette une image d'une part de modération et surtout de bonne gestion. »
  • 4:23PrésentateurFait
    « C'est la réforme des retraites de 95. »
  • 6:52PrésentateurFait
    « Pour les questions des affaires, etc., les éléments nouveaux au dossier ne sont pas si importants que ça. »
  • 7:17Invité politiqueFait
    « 20h ce soir. JT de France 2, il va faire des annonces. Le meeting du Zénith dimanche. »

Temps de parole

  • Présentateur24 %
  • Présentateur 224 %
  • Alain Juppé22 %
  • Intervenant19 %
  • Intervenant 212 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:04
Présentateur

Allons-y, Jérôme Sainte-Marie, Nicolas Sarkozy peut-il encore espérer remonter dans les sondages ? Par principe, oui d'ailleurs, on parle là depuis quelques temps un petit peu comme si effectivement les jeux étaient faits. Non, bien sûr que non. L'écart pour l'instant au premier tour est de l'ordre de 4 ou 5 points et au second tour de 10 points. C'est quand même considérable. Ce qui joue plutôt contre cette espérance sarkoziste, c'est le seul exemple dont nous disposons d'une primaire. C'est la primaire à gauche. J'ai vérifié d'ailleurs juste avant de venir vous voir. Je pris tous les sondages en 2011, donc après l'arrestation de Dominique Strauss-Kahn.

On se rend compte que le résultat final correspond pratiquement au premier sondage. Il y a deux sondages pour être précis.

0:49
Intervenant

Vous avez raison, Jérôme. Même en 2006, qui était un scrutin beaucoup plus fermé au Parti Socialiste, tous les sondages de Nézé-Golène Royal gagnantes avec 60%...

0:58
Présentateur

Donc on est, Jérôme Sainte-Marie. Vous nous dites que le sondage de début octobre... Les deux exemples... Les deux exemples, parce qu'il y en a effectivement deux, même si ce n'est pas de même nature de primaire, c'est un peu plus ouvert ensuite, eh bien on n'a été que l'enregistrement, si vous voulez, des sondages précédents. Plus précis encore, la question suivante. Regardez. Si Juppé arrive en tête le 20 novembre, Karl Meus, la victoire peut-elle lui échapper ?

1:24
Alain Juppé

Ça dépend de l'écart qu'il y aura avec Nicolas Sarkozy. Mais a priori, il peut compter sur les reports d'un certain nombre d'électeurs qui seraient reportés sur François Fillon, comme on a dit, peut-être Bruno Le Maire, mais surtout sur un apport de nouveaux électeurs. Ce qui est important aussi, c'est qu'en 2011, il y avait eu plus d'électeurs entre le premier et le second tour de la primaire socialiste. 200 000 de plus. 200 000 de plus. Mais en plus, parmi le socle d'électeurs du second tour, il y en a qui venaient pour la première fois. Donc ça peut se passer de la même façon le 27 novembre. Et le second tour, ça va être complètement différent.

On sera avec Nicolas Sarkozy et Alain Juppé, a priori, si les sondages sont justes. Et à ce moment-là, le risque, c'est que ça soit un tout sauf Sarkozy. Et donc mobiliser tout cet électoral-là.

2:12
Présentateur

Question suivante. Si Juppé remporte la primaire, Sarkozy le soutiendra-t-il vraiment ? Ou se contentera-t-il de s'effacer autant qu'il en est capable ? C'est la question telle qu'elle est posée.

2:25
Intervenant

Elle est joliment libellée, mais on a vu avec Nicolas Sarkozy qu'au fond, un des plus beaux discours qu'il ait prononcé, c'est quand il a perdu face à François Fillon, son discours de défaite, de presque retrait de la vie politique. Donc moi, je pense qu'on peut parier que si Nicolas Sarkozy perdait face à Alain Juppé, il ferait un très beau discours et il le soutiendrait. Alors ça ne veut pas dire qu'ensuite il ne se retirerait pas de la vie politique, mais il y aura un soutien, je pense. Juste là encore, tout dépend du score. Parce que Nicolas Sarkozy, en commençant à dire que le scrutin sera truqué peut-être par les reports des voix de gauche, s'ouvre aussi toutes les portes possibles.

Donc s'il y a un cas de score très serré...

3:00
Présentateur

Alors, question suivante. Justement au sujet de Nicolas Sarkozy, n'a-t-il pas fait une nouvelle erreur en mettant encore la barre à droite toute ? Mathieu Croissandeau.

3:10
Intervenant

Il a cherché à mobiliser son camp d'une façon la plus traditionnelle pour lui, Nicolas Sarkozy, et c'est-à-dire d'essayer de refaire le coup de 2007 où il avait été chassé de façon gagnante à l'époque sur les terres du Front National. Moi, je pense que c'est une erreur absolue parce qu'aujourd'hui, le Front National prend à revers la droite classique, sur des thématiques beaucoup plus sociales. Il n'y a plus besoin de parler d'identité ou d'immigration quand on est au Front National parce que c'est implicite et explicite à la fois. C'est-à-dire que c'est tellement marqué dans le cœur du parti qu'ils ne font même plus campagne là-dessus.

Et eux, au contraire, essayent d'élargir leur audience en allant chasser sur les terres de la droite. Donc je pense que Nicolas Sarkozy a fait une erreur. Ça lui a permis d'exister. Ça lui a permis de créer le débat. Mais ça ne permet pas de rassembler parce que ce sont des sujets trop clients, y compris dans son électorat.

3:53
Présentateur

— Jérôme Sainte-Marie, le vote des retraités est-il acquis à Alain Juppé ? Alors est-ce que c'est en lien avec l'âge du maire de Bordeaux ? — J'ai préparé une fiche, mais je m'en souviens plus. Oui, effectivement. En tout cas, le résultat est massivement plus favorable à Alain Juppé qu'à Nicolas Sarkozy. Ça ne tient pas à l'âge. Ça tient simplement qu'Alain Juppé projette une image d'une part de modération et surtout de bonne gestion. Et enfin, Alain Juppé a un avantage terrible dans cet électorat-là. C'est la réforme des retraites de 95. C'est-à-dire les retraités souhaitent que ceux qui sont encore actifs travaillent le plus longtemps possible pour payer leur retraite.

C'est aussi bête que ça. C'est pas la lutte des classes. C'est la lutte des âges. Ça existe. — Karl Méhus, nous vivons une époque troublée. Alain Juppé est-il celui qui rassure ?

4:38
Alain Juppé

— Oui. En tout cas, c'est comme ça qu'une partie de l'électorat le voit. Et c'est comme ça qu'Alain Juppé fait sa différence par rapport à Nicolas Sarkozy, mais aussi à François Hollande. On a dit qu'il est beaucoup dans l'anti-sarkozisme. Mais au fond, il est le refuge aussi de tous ceux qui ont été déçus par Hollande. Peut-être pas forcément uniquement par l'absence de résultats, mais pas aussi par rapport au comportement, au président normal et au fond des gens qui n'ont pas incarné la fonction. Alain Juppé, il a cette image d'homme d'État, de chef d'État. C'est lié au fait qu'un peu sa raideur, le fait qu'il a été Premier ministre, ministre des Affaires étrangères.

Et il a cette image-là, oui.

5:13
Présentateur

Juppé peut-il être le candidat des profondes réformes attendues par les Français ? Ou est-il seulement le candidat le moins clivant ? Anna Cabana.

5:22
Intervenant

En fait, il est les deux. Il est clairement le candidat le moins clivant, jusqu'à ce qu'il se retrouve face à la gauche ou François Hollande ou un autre qui vont réactiver ses clivages. En revanche, à la fois il a été traumatisé par 95 et en même temps il doit prendre sa revanche sur 95. Donc si vous voulez, ceux qui disent que 95 va le paralyser ne font pas la lecture jusqu'au bout. Juppé, il dit qu'il aura besoin de prouver qu'il est le plus grand réformiste et qu'il se donne 5 ans pour le faire et qu'il veut laisser une trace dans l'histoire. Donc il fera tout ce qu'il peut pour être un grand réformateur, ça c'est sûr.

5:54
Présentateur

Pourquoi Alain Juppé et ses équipes ne mettent-ils pas plus en avant la gestion de la ville de Bordeaux ? Mathieu Croissando. Parce qu'ils le font quand même beaucoup. Ils le font pas mal, oui.

6:03
Intervenant

Alain Juppé hier a cessé de parler de Bordeaux à peu près toutes les 3 minutes. Il disait si vous venez me voir à Bordeaux, il demandait à Bordeaux et je vous présenterai mon équipe à Bordeaux. Non, il le fait quand même. Il a des bonnes raisons de le faire. Il a des bonnes raisons de le faire parce qu'il a été réélu, comme il l'a souligné d'ailleurs à Bordeaux, avec des jolis scores, notamment la dernière fois. Mais ce n'est pas ça qui fait gagner une élection. Souvenez-vous, c'est Golen Royal montrer son poids tout charanque toutes les 2 minutes et il n'a pas fait gagner pour autant.

6:27
Présentateur

C'est surtout que Bordeaux n'est pas la France. La métropole bordelaise vit sur un modèle capitaliste très particulier qui profite totalement évidemment des exportations. Et quand effectivement Alain Juppé dénonce toute idée de protectionnisme, il parle peut-être comme éventuellement futur président, mais certainement comme maire de Bordeaux. Dans quel autre pays un citoyen condamné à 14 mois de prison avec sursis et à un an d'inéligibilité pourrait-il devenir président Jérôme Sainte-Marie ? Vous savez, je pense que pour les questions des affaires, etc., les éléments nouveaux au dossier ne sont pas si importants que ça.

L'opinion, si vous voulez, n'est pas aussi sensible à ces sujets, je pense qu'on ne le croit. Puis de ce point de vue-là, vous savez, il y a des pierres noires dans un peu tous les jardins. Sarkozy a tout mis sur la table dès le départ. Que lui reste-t-il comme possibilité pour rebondir ? Karl Meus.

7:17
Alain Juppé

20h ce soir. JT de France 2, il va faire des annonces. Le meeting du Zénith dimanche. C'est un mois et demi de campagne. Il y a un mois et demi de campagne. Tout peut arriver. Surtout, est-ce que les gens qui disent aujourd'hui qu'ils vont voter vont vraiment venir le 20 et le 27 ? C'est ça l'enjeu. Nicolas Sarkozy, il a son matelas de militants, de sympathisants sûrs d'aller voter.

7:36
Présentateur

Donc le suspense continue. Merci beaucoup à tous les quatre. Merci à l'équipe qui a préparé cette émission. Dans un instant, c'est à vous avec Anne-Sophie Lapique. Ce soir, la Redif est à 22h45 et on se retrouve demain à 17h45 en direct. Car vous le savez, désormais, c'est dans l'air et tout vers le samedi. Très bonne soirée sur France 5.