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interviewLCI· 15 juillet 2025 126 min

Budget : les annonces de François Bayrou|LCI

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Madames et messieurs les ministres d'État, mesdames et messieurs les ministres, mesdames et messieurs les députés et sénateurs, mesdames et messieurs, il est des moments dans l'histoire des peuples où ils ont rendez-vous avec eux-mêmes et ce moment est un de cela. Il ne s'agit plus de savoir seulement quelles sont nos exigences, quelles sont nos préférences, mais qui nous sommes, quel peuple formons-nous ? À quoi ce peuple croit-il ?

De quel ciment est-il soudé ? Et quelle part chacun de nous, citoyennes et citoyens, est-il prêt à prendre à notre avenir collectif ? Alors, je ne vais pas refaire sur cette question des finances publiques la longue histoire de notre étrange défaite.

Comme disait Mark Block pour un autre temps, il y a plus de 50 ans que notre pays, tout courant politique confondu, n'a pas présenté un budget en équilibre. 50 années que nos dépenses publiques dépassent chaque année les recettes et peu à peu, on s'est habitué à ce déficit et cette habitude du déficit a gagné aussi ce qui est invraisemblable, les budgets sociaux, santé et retraite qu'on devrait pourtant assumer ensemble chaque année. et les collectivités locales contribuent par leur dynamisme même aux besoins de financement public.

Or, le déficit en soi, ça n'existe pas. Le déficit c'est purement et simplement de la dette. C'est comme ça dans toutes les familles, c'est comme ça dans toutes les associations, dans toutes les entreprises.

Ce qu'on dépense en plus de ses revenus, en plus de ses ressources, il faut l'emprunter. Alors encore, faut-il savoir à quoi servent les sommes empruntées ? Si dans votre famille, vous avez de quoi boucler les fins de mois sans difficulté et que vous empruntez pour l'avenir, pour construire une maison ou pour investir dans un appartement ou dans de nouvelles technologies ou des équipements, tout va bien.

C'est normal, c'est un effort bien sûr, mais c'est un effort pour la famille, pour l'entreprise. C'est le développement, l'éternel mouvement des êtres humains qui permet d'avancer. Et si vous êtes un état, si vous empruntez pour construire des universités, des voies de chemin de fer ou des hôpitaux, alors ce sont les générations qui viennent qui en profiteront autant que vous.

Il est donc normal qu' qu'elles remboursent leur part des annuités, qu'elles assument une partie de la charge. Mais si vous êtes tous les mois en déficit, si vous êtes obligé d'emprunter non pas pour investir pour une maison ou pour un équipement, mais pour payer les dépenses de tous les jours et que tous les mois votre mensualité augmente. Mis après moi, vous vous asphyxiez et ça s'appelle le surendettement.

Tous les Français savent de quelle malédiction il s'agit. C'est une malédiction pour les familles, pour les entreprises et pour un pays, c'est la même chose. Être obligé d'emprunter tous les mois pour payer les retraites ou payer les salaires des fonctionnaires, c'est une malédiction qui n'a pas d'issu.

Alors bien sûr, pendant longtemps, on ne voit pas le risque. On s'en accommode, on détourne les yeux et puis un jour on est rattrapé et on ne peut plus payer ce qu'on doit. Alors, c'est la crise, la vraie crise.

Votre pays est acculé, il est traqué et vous ne pouvez plus éviter le piège. Un pays qui ne peut pas faire ses fins de mois sans emprunter et qui un beau jour ne retrouve plus de prêteur. Il ne peut plus payer les fonctionnaires, il ne peut plus payer les retraites.

Alors, il n'y a plus aucun échappatoire et alors sans l'ombre d'un doute, sans l'ombre d'une hésitation, ce pays-là ne peut pas survivre. Il est obligé de plier. Et ceci n'est pas une théorie en l'air.

C'est arrivé à des pays aussi dignes et aussi respectables que le Canada ou la Suède dans les années 90, que le Portugal, l'Italie ou l'Espagne au début des années 2010. Tout d'un coup, les prêteurs cessent d'avoir confiance et nous l'avons vu sous nos yeux arrivé à la Grèce. Et je pense qu'il ne faut jamais oublier l'histoire de la Grèce ou l'exemple de la Grèce.

Le premier ministre tout à l'heure s'appelait Alexis Cypras. Il était à la tête d'une coalition qui s'appelait Syria, de gauche et d'extrême gauche. Et pour éviter cet obstacle, il a convoqué un référendum du peuple grec pour que son pays dise non et que officiellement son pays derrière lui refuse les conditions de redressement qui lui étaient faites par l'Union européenne et le FMI.

Ce référendum pour dire non, Alexis Cras l'a gagné très largement le dimanche et le jeudi 4 jours après, il a été obligé de signer tout ce qu'on lui demandait, tout ce qu'il avait juré de ne jamais accepter. Et le peuple grec, l'État grec ont dû consentir des sacrifices immense. Ils ont dû baisser de 30 % les retraites et de 15 % le salaire des fonctionnaires.

Et c'est exactement ce que nous ne voulons pas. Et c'est pourquoi il faut constater que c'est là que nous en sommes. Et c'est pourquoi c'est notre moment de vérité.

La dette de notre pays représente aujourd'hui plus de 3300 milliards d'euros. Ça signifie 114 % du produit national de chaque année. Ce qui signifie que cette dette représente plus d'une année de la totalité de ce que notre pays a produit dans toutes ces activités agricoles, industrielles, intellectuelles, dans le secteur du commerce, des services de la santé ou du soin.

La totalité de cela, la dette le dépasse de au moins 2 mois entiers et plus la dette s'accroit, plus c'est la double peine car si les taux d'intérêt progressent, il faut emprunter toujours davantage si l'on veut continuer à dépenser autant et payer en même temps les mensualités de la dette. Et la charge de la dette devient un poste budgétaire écrasant. En 2029, si nous ne changeons rien, la part des dépenses publiques consacré au paiement des intérêts de cette dette serait de 100 milliards d'euros, c'est-à-dire de loin le premier poste budgétaire de l'État, bien plus que le budget consacré à l'éducation nationale.

Alors, ce sont des chiffres que on a beaucoup de mal à se représenter. 3300 milliards, c'est 3300 fois 1000 millions d'euros. Et cette dette augmente augmente de plus de 150 milliards par an.

Et pour le dire plus simplement et pour que chacun mesure exactement la charge immense qui pèse sur nos épaule, ça ça signifie que chaque seconde qui passe, chaque seconde, la dette de la France augmente de 5000 €. 5000 € de dette supplémentaire par seconde. Voilà où nous en sommes.

Et c'est pourquoi je crois que comme nous le disons depuis l'installation du gouvernement, nous avons désormais le devoir de prendre nos responsabilités. Je crois que c'est la dernière station avant la falaise et l'écrasement par la dette. faut l'appeler par son nom, c'est un danger mortel pour un pays.

Voilà, si l'on voit dans la vérité l'arme des citoyens, voilà ce qu'il faut partager avec les Français. La vie a fait que j'ai personnellement comme citoyen engagé, comme candidat, comme élu depuis plus de 20 ans identifier ce risque que j'en ai fait le sujet de plusieurs campagnes présidentielles et que le hasard ou le destin qui est un autre nom du hasard m'a confié la charge d'en saisir le pays à ce moment critique de notre histoire. Je dis moment critique parce que l'urgence est là, moment critique parce qu'il n'y a pas de majorité à l'Assemblée nationale, ni majorité absolue, ni majorité relative pour affronter les choses avec détermination et constance.

Et c'est la première fois depuis plus de 60 ans que nous sommes dans une telle situation politique. Un moment critique parce que disons la vérité, le monde politique depuis des années n'est pas en voie de ressaisissement mais disons-le en voie de division, de progressive violence et de d'élitement. Sans doute aussi à l'image de la société française tout entière.

C'est donc un moment de vérité parce que nous ne pouvons plus, en tout cas c'est notre conviction et c'est la mienne. Nous ne pouvons plus ni éluder ni retarder cette menace. Je crois qu'il est tard mais qu'il est encore temps.

Il est encore temps dans les temps de crise grave. C'est le mot d'ordre des peuples courageux. Alors, il faut agir, agir vite et agir fort, mais il faut agir avec justesse et justice.

Et pour cela, il faut essayer de comprendre ce qui s'est passé dans notre pays plus que dans aucun autre pour que nous nous retrouvions dans la situation où nous sommes aujourd'hui. Et je vois deux grandes raisons. Nous avons considéré comme normal dans notre pays depuis des années et des décennies que l'État, puissance publique et sécurité sociale, que l'État pai tout.

Nous sommes devenus accros à la dépense publique. Il n'y a pas de difficulté du pays. Il n'y a pas de changement nécessaire.

Il y a pas d'obstacle à surmonter ni d'ordre sanitaire, ni d'ordre climatique, ni d'ordre énergétique ou familial devant lesquels les élus, les citoyens, les médias n'ai euent chaque fois qu'une seule réponse à la bouche se tourner vers l'État. que l'État prenne en charge les difficultés sectorielles. Ça a été réclamé pour tous les secteurs des personnes, aux familles et aux entreprises.

Et la France est ainsi devenue le pays du monde qui dépense le plus d'argent public. 57 % de notre production nationale chaque année 57 % dépensé contre 50 % seulement de recettes. Et je vous invite à mesurer avec moi le paradoxe français.

Nous sommes le pays du monde qui mobilise le plus de dépenses publiques. Nous sommes le pays du monde qui a les impôts et les charges sociales les plus élevées. Et si l'abondance des impôts faisait la richesse et le bien-être d'une nation, nous serions le pays le plus prospère et le plus heureux de la planète.

Et pourtant, les Français sont de plus en plus mécontents de leur services public et pourtant notre économie souffre. Et pourtant, ce qui est plus frappant encore, nous sommes le pays le plus pessimiste au monde selon la mesure de tous les sondages disponibles. Le pays le plus pessimiste au monde est le pays où l'on dépense le plus d'argent public.

Et en revanche, si vous comparez avec les pays que j'ai cité tout à l'heure où les efforts de réduction des dépenses publiques ont été mises en œuvre, alors ce sont précisément ceux qui se déclarent dans les mêmes comparaisons internationales les plus heureux alors que 2 tiers des Français se déclarent pessimistes pour l'avenir national. Ça c'est la première raison. Accro aux dépenses publiques, accro aux dépenses de l'État.

Mais la seconde de ces raisons de fuite vers la dette, c'est que nous avons peu à peu perdu de vue que pour distribuer, il fallait produire. Or, distribuer toujours plus en produisant toujours moins, c'est une condamnation. Et cela se traduit dans notre commerce extérieur sur les 25 dernières années depuis le début des années 2000 jusqu'en 2024. notre solde, notre résultat du commerce extérieur, ce que nous achetons contre ce que nous vendons.

Notre résultat du commerce extérieur est passé de l'équilibre dans les années 2000 à un déficit massif tous les ans répétés qui est une fois de plus cette année comme depuis 5 ans supérieur à 100 milliards d'euros pour la 4e année consécutive. Nous sommes donc devant deux mouvements d'affaiblissement face auxquels nous devons mettre en œuvre deux plans d'action que je vous propose d'examiner maintenant et qui forment un ensemble cohérent. Un plan pour dire stop à la dette et un plan pour dire en avant la production.

Un tel mouvement de redressement serait déjà difficile en temps ordinaires, mais les temps que nous vivons aujourd'hui à l'échelle de la planète sont menaçants comme ils ne l'ont jamais été. Le changement climatique est une menace en soi, même si plusieurs continents ne peuvent pas y faire face et que d'autres ont décidé de l'ignorer. Mais surtout le grand basculement que nous avons vécu, c'est que la violence est devenue la loi universelle.

Le basculement du monde qui a commencé avec l'invasion de l'Ukraine par les armées de la Russie de Poutine. Ce basculement du monde nous a montré avec d'autres avec le 7 octobre, avec le drama Gaza que le monde était prêt à s'embraser. Et on nous annonce régulièrement des mouvements de cet ordre du côté de la mer de Chine.

Et nous avons vu récemment avec le conflit opposant l'Iran à Israël que tout cela était en train de devenir une règle générale pour hélas toutes les régions de notre planète. Et cela nous dicte un devoir qu'il faut oser formuler. Cela nous oblige à organiser notre propre défense pour l'avenir.

Cela nous oblige à organiser et à renforcer notre autonomie stratégique. Cela nous oblige à un effort d'amélioration de notre capacité militaire. Et cet effort inédit de réarmement, il mobilise en même temps toutes les nations européennes et la France ne peut pas rester à la traine.

Nous savons tous que l'armée française et nous croyons tous, j'imagine que l'armée française doit rester au niveau de ses responsabilité afin de faire face aux nouvelles menaces, aux nouvelles formes d'affrontement dont nous connaissons les visages, l'espace, le numérique, la désinformation, les armes nouvelles, les drones, les missiles, tout ce qui fait aujourd'hui l'actualité et la vie quotidienne de tant de nations soumises à la violence. Et donc faut dire clairement que nous devons nous donner les moyens d'affronter ces enjeux, ce qui passe d'abord par le respect de la loi de programmation militaire 2024-2030. [Musique] Mais aussi exigeant que cela paraisse et presque hors d'atteinte, nous nous allons en plus devoir accentuer cet effort.

Tous les pays européens se réveillent face à la même obligation, à la même urgence et tout d'un coup, ils comprennent ce que la France leur dit depuis longtemps, depuis 60 ans, depuis le général de Gaulle et spécialement depuis 8 ans depuis l'élection du président de la République et qui se résume en une formule toute simple dans le monde qui vient, vous ne pouvez compter que sur vous-même. Et tout se réveille donc sous la pression de la même urgence et des mêmes menaces. Partout la guerre est revenue et elle se mondialise.

Nous savons tous que les armes avec lesquelles la Russie écrase les villes ukrainiennes, ce sont pour partie l'Iran et la Corée du Nord qui les produisent. La guerre est revenue et nous ne pouvons pas laisser notre continent désarmé ou soumis au seul choix américain. D'autant plus que pour compliquer encore les choses, non seulement il y a cette violence partout dans le monde, mais cette violence, elle s'est aussi étendu dans le monde économique, industriel, commercial et la bataille des droits de douanes fait de nous une cible, en tout cas une impose une fragilité en face de laquelle nous allons devoir réagir.

Et c'est pourquoi le gouvernement veut une politique européenne déterminée dans la guerre des droits d'ouran. Et c'est pourquoi pour parler de notre responsabilité, de notre devoir, le gouvernement assume en accord avec le président de la République et dans la ligne qu'il a tracé dimanche assume l'impératif de protection de notre déférence nationale vers l'avenir, vers les nouvelles menaces et vers les armes nouvelles qui garantissent la liberté. Et cela se traduira par quelques 3 milliards et demi d'investissements supplémentaires en 2026 et 3 milliards de plus en 2027.

Et bien sûr, nous aurions tous préféré des temps plus paisibles, mais ce sont les nôtres et la responsabilité est la nôtre. Alors, nous devons faire face et quelle que soit la difficulté des temps, nous ne braderons pas notre impératif de sécurité. Alors, j'en viens donc, si vous voulez bien, à la présentation des deux plans, stop à la dette par lequel je vais commencer et en avant la production que je traiterai ensuite et qui vise à enrayer l'engrenage néfaste dans lequel nous sommes entraînés. ou pour être plus exact dans lequel nous sommes laissés entraîner.

Ces plans n'ont pas été pensé par le gouvernement en solitaire. Les contributions à cette réflexion ont été nombreuses issus notamment des travaux des parlementaires, des partenaires sociaux, des groupes politiques, des associations d'élus locaux, des ST tank et de la société civile au sens large. Je veux remercier en particulier le président du Sénat et les commissions de la Haute Assemblée pour leur proposition concrète et je veux je remercie aussi tous les groupes parlementaires de l'Assemblée nationale qui ont pris part aux rencontres organisées avec le gouvernement sur la préparation du budget 2026.

Toutes ces propositions ont été utiles, mais il est vrai que c'est moi dans mes fonctions de chef de gouvernement qui est tranché. Je l'ai fait en conscience, sans aucune considération de quelqu intérêt personnel ou catégoriel que ce soit. Je l'ai fait avec le seul souci du retour de notre nation à l'équilibre ou pour commencer à un meilleur équilibre et je l'ai fait pour défendre notre liberté.

Et de tous ces choix bien sûr, je suis content de rendre compte aux Français. Alors, d'abord le plan stop à la dette. Ce plan repose sur cinq principes.

Il s'agit d'un plan pluriannuel de retour à l'équilibre de la dette sur 4 ans 2026, 2027, 2028 et 2029. C'est un plan réaliste et un objectif que nous affirmons atteignable. La promesse de ce plan et de notre engagement devant les Français est toute simple, c'est d'arrêter de d'arrêter l'augmentation de la dette en 4 ans.

C'est une trajectoire que nous avons choisi et qui se décline précisément. Euh nous sommes entrés en fonction alors que la France était presque à 6 % de déficit, 5,8. Nous réaliserons conformément à notre engagement un déficit de 5,4 % en 2025.

Ce déficit doit passer la marche est haute à 4,6 % en 2026, à 4,1 % en 2027, à 3,4 % en 2028 pour atteindre le seuil de 2,8 % en 2029. Alors 2,8 % c'est un peu moins de 3 %. C'est pas des chiffres choisis au hasard.

C'est un chiffre qui a une signification extrêmement simple. C'est le seuil à partir duquel dans un pays comme le nôtre la dette n'augmente plus, elle est stabilisée. Alors, on peut sans doute souffler un peu.

On peut compter sur comme les bateaux, sur la marée de la croissance pour remettre le navire à flot. Et ce plan, deuxième principe, passe avant tout par la stabilisation et la baisse de la dépense publique parce que son emballement n'est compatible ni avec l'accroissement de notre richesse nationale, ni puisque nous sommes le pays le plus imposé de du monde, en tout cas de l'OCDE, ni avec une hausse continue des impôts. Trème principe, tout le monde devra l'effort.

Face à l'ampleur de l'enjeu, il est illusoire de penser qu'une catégorie ou une autre puisse seule porter le fardeau. 4è principe, le travail et la compétitivité de nos entreprises doivent être autant que possible épargnées. Ils sont notre seule arme pour aller de l'avant et pour ne pas vivre dans le cauchemar de l'amputation perpétuelle des des dépenses et investissements que nous avons à faire. 5e principe et dernier, cet effort enfin est défini pour être pour être supportable par tous.

Il n'impose pas de baisse des salaires dans la fonction publique, ni de baisse des pensions de retraite. Il ralentit la croissance des dépenses mais ne la supprime pas et il n'entraîne pas de récession. Alors la première étape dans notre plan pluriannuel de retour à l'équilibre de la dette concerne l'année 2026.

Nous devons réduire pour l'année prochaine, pour 2026, notre déficit annuel à 4,6 %. C'est ça la marche que nous avons définie pour arriver à à retrouver cet équilibre en 2029. Alors ça a une signification précise, c'est que nous devons retrouver la maîtrise de la dépense publique.

Nous devons contenir l'accroissement quasi mécanique des charges. Et cela signifie un effort, je vous épargne le calcul que nous avons défini depuis longtemps, au moins à hauteur de 40 milliards d'euros. Mais comme je vous l'ai indiquer, nous vivons au milieu de dangers particuliers qui pèse sur le monde cette année, que l'effort de notre défense ne peut pas être éludé et nous ne pouvons pas courir le risque de laisser se dégrader notre situation faute de prévoyance.

Au lieu de 40 milliards prévus si la situation ne s'était pas aggravée en matière de défense, nous avons décidé de porter ce chiffre à 43,8 milliards, soit près de 44 milliards. Alors, tout ceci a des conséquences. Il faut que nous contenions de manière durable la progression des dépenses de l'État, des collectivités et du système social.

Et c'est tout d'abord l'État qui va montrer l'exemple et stabiliser ses dépenses et même réduire son train de vie. L'État se fixe comme première règle de ne pas dépenser davantage à l'euro prêt en 2026 qu'en 2025 à l'exception de l'augmentation de la charge de la dette et des dépenses supplémentaires pour le budget des armées. Les dépenses d'intervention seront contenues et s'il le faut réorient.

Pour y parvenir, aucun département ministériel ne sera exenté. Tous les ministères seront solidaires de cet effort collectif. Il pourra arriver que certains projets de loi de programmation soient décalé de quelques mois, pas davantage, et que le lancement de grands projets coûteux programmés soit reporté par exemple de 6 mois.

L'État va diminuer ses charges. Il va reprendre sa maîtrise de la masse salariale en réduisant de 3000 postes le nombre d'emplois publics des 2026. Or, les postes d'élèves professeurs créés dans le cadre de la réforme des enseignants, cet effort sera inscrit dans la durée.

Les administrations et les opérateurs devront repenser leurs moyens en anticipant dès à présent une règle que nous fixons pour les années qui viennent et qui sera une règle de non remplacement d'un fonctionnaire sur tr partant à la retraite. Mais l'État doit aussi mieux maîtriser son patrimoine. L'État est propriétaire de très nombreux biens immobiliers pour un montant de plusieurs centaines de milliards.

Il y a même des chiffres plus importants encore qui sont articulés. Patrimoine qu'il ne connaît pas toujours en détail et dont il ne fait pour ainsi dire rien. Patrimoine important et improductif.

Nous allons créer une société foncière pour réduire, réaliser chaque fois que possible, en tout cas gérer et rendre utile le patrimoine improductif de l'État. L'État détient aussi des participations dans de grandes entreprises. Plusieurs sont essentielles.

Elles doivent être protégé pour jouer leur rôle stratégique. Mais dans certaines de ces entreprises, la participation de l'État pourrait être diminuée sans réduire son influence. Et le patrimoine ainsi dégagé doit être mise en œuvre par exemple pour aider à de grands programmes de recherche.

Enfin, l'ensemble des opérateurs de l'État et en particulier les très nombreuses, j'avais écrit innombrables agences ou comités euh prendront pleinement leur part à cet effort. Je salue le travail initié par la commission d'enquête sénatoriale sur lequel nous appuyerons. Nous allons supprimer des agences improductives qui dispersent l'action de l'État.

Les dépenses seront recentrées. Plusieurs centaines, peut-être entre 1000 et 1500 emplois seront supprimés. Mais surtout dans le cadre de l'exercice de la refondation de l'action publique, une réorganis une réorganisation des opérateur doit être mené qui passera soit par des réin réinternalisations, l'État reprendra la responsabilité de certaines de ces actions, soit par déusion.

À cet effort de maîtrise des dépenses publiques, les collectivités devront aussi prendre leur part. Elles sont proches des Français, elles sont au cœur de l'investissement public, mais elles doivent participer à l'effort général. La règle sera que leurs dépenses ne dépassent pas dans les années qui viennent la progression des ressources de la nation.

Pour se faire, le dispositif qui porte un nom compliqué de lissage des de lissage conjoncturel est-il écrit, des recettes fiscales dans le monde des initiés, on appelle ça le dico, sera reconduit et les financements apportés par l'État aux collectivités territoriales seront régulés. Mais en contrepartie, un soutien exceptionnel de 300 millions d'euros sera accordé au départements les plus en difficulté avec un travail conjoint pour maîtriser durablement la dynamique de la dépense sociale. Enfin, la maîtrise des dépenses publiques passe aussi par celle des dépenses sociales.

Nous sommes et nous pouvons être fiers de notre système de santé, mais nous devons aussi être conscients que si nous ne faisons rien, la dérive automatique nous conduit à des déséquilibres que nous ne pourrons pas supporter. Si nous ne faisons rien, cette dépense augmentera l'année prochaine de 10 milliards d'euros. Ce n'est pas soutenable.

Je propose que nous fassions l'effort de limiter cette hausse de moitié. Ce qui fit que ce qui fait que nous devons collectivement réaliser un effort de l'ordre de 5 milliards d'euros. Alors, comment va-t-on faire ? des partenaires des parlementaires pardon des partenaires sociaux des acteurs de la santé au premier rang desquels la caisse nationale d'assurance maladie ont fait dans des études courageuses de nombreuses propositions sur lequel sur lesquelles le gouvernement entend s'appuyer.

Nous devons responsabiliser les patients pour que le coût de la santé soit plus concret pour nos concitoyens. Nous consommons par exemple en France deux fois plus d'antibiotiques qu'en Allemagne et je ne crois pas que nous soyons en meilleure santé que les Allemands. Chaque fois que nous achetons une boîte de médicaments, nous en payons une partie.

La somme totale que nous déboursons, additionnée est plafonnée à 50 € par an. Nous pousserons ce plafond à 100 € ce qui signifie pour ceux qui consomment le plus de médicaments une dépense de l'ordre de 8 € par mois. La responsabilisation passe aussi par la prévention, notamment la vaccination.

Je voudrais que vous ayez ce chiffre en tête que donne souvent la ministre de la santé. Les 3/4 des personnes en réanimation au moment des épidémies de grippe ne sont pas vaccinées. Un autre défi auquel nous devons nous attaquer concerne les affections de longue durée. 20 % des Français sont en affection de longue durée contre 5 % de la population allemande.

Et je crois pas davantage que tout à l'heure que les Français sont en plus mauvaise santé que les Allemands. De la même manière la multiplication des raisonnables. Un certain nombre de pratiques qu'il faut réguler la multiplication des raisonnable par certains patients des visites pour contrôler un diagnostic ou pour contrôler ce que leur a dit le médecin précédent ou la multiplication toujours des raisonnables des mêmes radios ou des mêmes scanners parfois à 15 jours d'intervalle.

Tout cela n'apporte rien au patient. La santé ne peut pas être seulement un marché. sur lequel les consommateurs soient sans frein et sans limite.

La mise au point définitive, je m'exprime avec prudence, la mise au point définitive parce qu'il y a 30 ans qu'on en parle du dossier médical partagé sur lequel chacun aura la totalité des examens qu'il a reçu pour que le médecin suivant sache à quel patient et à quelle pathologie il peut avoir affaire. Le dossier médical partagé et sa tenue obligatoire par les praticiens feront avec le concours de l'intelligence artificielle faire des pas de géants au diagnostic et à la prévention et à l'aggravation des affections. Cela tous les médecins et tous les professionnels de santé le savent.

Nous allons donc engager une réforme en profondeur de prise en charge de ces affections avec dès 2026 des mesures visantes à sortir du remboursement à 100 % des médicaments qui sont sans lien avec l'affection déclarée. Évidemment, il s'agit pas des médicaments qui touchent l'affection en question et aussi à pousser que on puisse sortir du statut d'affection de longue durée lorsque l'état de santé ne le justifie plus. Une plus grande efficience comme on dit, une plus grande efficacité sera demandée à l'hôpital notamment dans les achats et grâce à la médecine ambulatoire et de la même manière dans les soins de ville.

Je donne un exemple de meilleure gestion qui ne coûterait rien. Bien au contraire, lorsqu'un médicament lorsqu'un hôpital pardon a un médicament même très coûteux et que ce médicament approche de la date de péremption, il ne peut ni le donner ni le vendre à un autre établissement. Il est obligé de le détruire et l'autre doit l'acquérir au prix fort.

C'est de bon sens. qu'on puisse ainsi faire des économies en partageant ou en mutualisant les achats et le risque. De la même manière toujours été frappé que les dispositifs médicaux et médicalisés, les fauteuils pour les personnes infirmes gravement malades en fin de vie, les cannes anglaises, le nombre si important d'aide de matériel mobilisé pour une personne gravement atteinte.

Il faut pouvoir les réutiliser après que la personne n'en a plus besoin, par exemple après qu'elle a disparu. En ce qui concerne les arrêts maladies, nous devrons nous devons mettre fin à une dérive. Les contrôles qui ont été exécutés sur les arrêts maladies de plus de 18 mois ont montré que pour 50 % d'entre eux, ces arrêts de travail n'étaient plus justifiés. au moment où le contrôle a lieu.

Et ceci n'est pas acceptable dans un pays comme le nôtre et dans une période comme celle que nous vivons. Il y a d'autres blocages que je trouve à contre-courant. Par exemple, au-delà de 30 jours d'arrêt, le salarié ne peut pas reprendre le travail sans la vie d'un médecin du travail.

Or, comme nous manquons cruellement de médecins du travail comme d'autres spécialités, des dizaines de milliers de personnes qui souhaiteraiit reprendre le travail en sont empêché et je trouve que c'est absurde. Ça fait des dépenses inutiles, ça pourrait faire des économies utiles et surtout ça pourrait servir à leur vie, au meilleur équilibre de leur vie. Et bien à l'exception des maladies professionnelles et des accidents du travail, on dira que c'est le médecin généraliste ou spécialiste qui déterminera la possibilité de reprise du travail.

Ce sont ainsi, c'était des exemples pour montrer que ce sont des modifications dans nos comportements individuels qui contribueront au retour à l'équilibre, en tout cas à un meilleur équilibre de la sécurité sociale sans dégrader la qualité des soins. Tous ces efforts qui impliquent l'état, les collectivités, les dépenses sociales que je viens de décrire, si je fais des additions exactes, ils ne suffiront pas à eux seuls. Ils représentent quelque chose comme 21 milliards.

Or, nous nous sommes fixés, je vous rappelle, d'atteindre 44 milliards. Il nous faut donc mettre en œuvre d'autostratégies et je vous propose plusieurs de ces autostratégies. La première, c'est que nous devons partager en 2026 une année blanche.

Qu'est-ce que c'est une année blanche ? C'est une année dans laquelle on n'augmente plus ni les prestations ni les baremes. Une année blanche, c'est une année où en 2026, on aura exactement le même montant des retraites pour chaque pensionné que celle qu'on avait en 2025.

C'est un effort collectif qui concerne toutes les catégories de français et cette règle sera de ne pas dépenser plus en 2026 qu'en 2025. Pas moins mais pas plus pour chacun d'entre nous. C'est un effort très important, temporaire, demandé à tous mais qui n'aura de sens que s'il est juste et si chacun contribue à hauteur de ses moyens.

Donc l'ensemble des prestations sociales seront maintenues en 2026 à leur niveau de 2025 et il n'y aura pas d'exception. Les Français concernés, c'est-à-dire un grand nombre d'entre nous, seront aidés dans cet effort par la presque disparition de l'inflation qui nous a tant pénalisé ces dernières années. Vous savez que l'inflation est prévue cette année à 1 % ou un peu moins de 1 %.

Ce qui veut dire que les retraites dans leur montant ne baisseront pas et qu'elles seront l'année prochaine maintenues au même montant que cette année. Et je le disais, la règle c'est pas plus mais pas moins. Cela concernera aussi la masse salariale publique.

En 2026, il n'y aura pas de revalisation de mesure de revalorisation générale ou catégorielle dans les ministères. En revanche, nous avons tenu à ce que les règles d'avancement dans la carrière des fonctionnaires soient intégralement respecté. Toujours la même idée.

Le travail mérite d'être prise en compte et valorisé. Les barês de l'impôt sur le revenu et de la contribution sociale généralisée seront eux aussi maintenus à leur niveau de cette année. Au total, l'ensemble de ces décisions d'année blanche permettront de contenir pour 7 milliards d'euros la progression des dépenses sur une totalité des dépenses dont vous savez qu'elle représente 1700 milliards ou quelque chose de cet ordre-là.

Ces efforts sont exigeants et j'en ai pleinement conscience et ils ne seront acceptables que si nous prenons des initiatives fortes en terme de justice sociale et fiscale. Tout d'abord, nous devons être intransigents avec ceux qui cherchent à rompre l'équité à frauder et à ne pas remplir donc leur part du contrat social. Nous accentuons la lutte contre la fraude en améliorant la détection des fraudes et surtout le recouvrement de ces fraudes et des amendes.

En 2023, 15 milliards de fraudes ont été détectées, mais seulement 11 milliards ont été recouvrés. En 2024, c'est presque 17 milliards de fraudes, 16 milliards 6 qui ont été mises en évidence. mais seulement 11 milliards qui ont été recouvrés.

Il y a donc, vous le voyez bien, une possibilité d'améliorer de beaucoup le recouvrement des fraudes, enfin des amendes et des pénalités constatées dans la fraude. Nous nous attaquerons à tous les types de fraudes. la fraude fiscale en lien avec les travaux qui ont été menés au Sénat, la fraude aux aides publiques comme celle qui concerne ma prime rénove ou le compte personnel de formation, la fraude à la dépense de santé.

Cette lutte doit s'inscrire dans la durée. Nous allons déposer un projet de loi à l'automne contre la fraude sociale et fiscale pour mieux la détecter, la sanctionner et recouvrer l'argent perdu. Une mission sera confiée à trois parlementaires pour suivre la mise en œuvre de ce plan.

Ensuite, nous allons demander un effort particulier à ceux qui ont la capacité de contribuer davantage, soit parce qu'il bénéficient d'un certain nombre d'avantages fiscaux, soit parce que leur capacité leur permettrait de prendre une plus grande part de la solidarité. Nous nous concentrerons d'abord sur les niches fiscales euh niches fiscales et sociales qui profitent d'abord au ménages les plus aisés et aux grandes entreprises. Nous ferons la chasse aux niches fiscales inutiles, inefficace en commençant par les dispositifs qui arrivent à extinction.

Nous ferons enfin la différence entre ceux des foyers qui ont besoin d'aide ou dont les revenus méritent qu'on s'y attache et ceux qui sont au-dessus en terme de capacité. C'est pourquoi le fameux abattement de 10 % pour le calcul de l'impôt sur les revenus sur le revenu pour les retraités. Alors, c'est pas les pensions de retraite, c'est la prix la part dans les pens dans le calcul de l'importion le revenu de ces pensions de retraite.

Ce sont des pensions de retraite pour frais professionnels. On peut vérifier que des avantages pour frais professionnels pour les retraités ne sont pas absolument justifiés. Mais il ne faut pas toucher les petites retraites et les retraites moyennes.

C'est pourquoi nous n'exprimerons plus en pourcentage cette possibilité, mais nous allons créer un forfait annuel, ce qui permettra d'avantager les petites retraites, de garantir un pouvoir d'achat inchangé aux retraites moyennes et de remettre dans le droit communites les plus importantes. Enfin, cet effort de justice doit passer par une contribution des plus fortunés. Une contribution de solidarité sera créée que nous définirons avec les commissions compétentes des deux assemblées et cette contribution devra faire participer à l'effort national les plus hauts revenus.

Et comme je m'y suis engagé lors de l'adoption du budget, nous prendrons des mesures complémentaires pour lutter contre l'optimisation abusive. des patrimoines non productifs. L'effort de la nation se doit d'être équitable, c'est-à-dire de demander peu à ceux qui ont peu et plus à ceux qui ont davantage.

Voilà donc l'ensemble des mesures qui permettront de sortir de la spirale de l'endettement. Et puis je voudrais passer maintenant au deuxème volet du plan, c'est-à-dire en avant la production. La reconquête de la production dans notre pays est aussi cruciale que la lutte contre les déséquilibres budgétaires.

Si notre production par habitant était dans la même gamme que celle de nos voisins européens, nous n'aurions plus de déficit budgétaire et nos concitoyens qui gagnent 2000 € par mois approcheraient les 2500 et ceci changerait leur vie. Notre dette, je l'ai dit, représente 114 % du PIB et nous devons avoir l'obsession non pas seulement de diminuer la dépense mais d'augmenter notre produit national. Nous ne produisons pas assez et il n'y a aucune raison acceptable pour un tel retard. et de même que notre objectif est de réduire le déficit budgétaire à 3 % d'ici 2029, nous devons réduire notre déficit commercial, ce qui passera par le renforcement de notre tissu productif et le soutien à nos entreprises partout en France.

Je voudrais d'abord aborder la question du travail. J'ai la conviction qu'il faut réconcilier notre pays avec le travail, avec l'emploi, avec l'épanouissement au travail. Il est devenu insupportable pour beaucoup d'entre nous, j'en suis sûr, quel que soit le courant de pensée auquel nous appartenons.

Il est devenu insupportable de voir toutes les entreprises artisanales, tous les commerces, tous les secteurs industriels. se plaindre et parfois mettre la clé sous la porte parce qu'ils ne trouvent plus les salariés jeunes ou motivés dont leurs entreprises ont besoin et dont ils espéraient qu'elle qui pourraient un jour prendre de la succession. Ce blocage là, ce désenchantement face au travail, c'est un ennemi public et je vous propose que nous le combattions.

Il faut travailler plus. Il faut que toute la nation travaille plus pour produire et pour que l'activité du pays dans son ensemble soit plus importante dans l'année et pour que la situation de la France s'améliore. Je propose donc que de jours fériers soient supprimés pour tout le pays.

Je cite comme exemple, mais je suis prêt à accepter d'autres idées. le lundi de pâqu n'a aucune signification religieuse et le 8 mai dans un mois de mai devenu un véritable gruyère où l'on saute de pont en viaduc de congé et qui est en avance de phase comme on dit un mois qui porte vers les vacances. Ce sont des propositions.

Je suis prêt à en accepter ou en examiner d'autres. Si d'autres idées surgissent, bienvenue. Et nous pourrons voir.

Mais vous voyez bien que ça n'est pas du tout la même chose pour les spécialistes parlementaires que d'autres idées qui avaient été proposées euh l'année dernière qui était que il y ait pour chaque travailleur une journée de solidarité dont on ne vérifierait pas vraiment si elle est accomplie ou pas et qui se traduirait uniquement par des prélèvements sur les entreprises. C'est pas du tout la même chose. C'est le pays tout entier qui se met au travail ou qui se remet au travail un jour où depuis longtemps il ne travaillait plus.

Au passage, cette modification de notre calendrier des jours fériers rapportera plusieurs milliards au budget de l'État simplement parce que les entreprises, les commerces, la fonction publique, le la nation travaillera et que notre production sera améliorée. Si nous ne produisons pas assez aujourd'hui, c'est aussi parce que nous ne sommes pas assez nombreux à travailler. Alors, ça a une signification très simple.

Nous devons augmenter la part de nos concitoyens qui travaillent, faire en sorte que ceux qui le veulent puisse travailler davantage et que tous travaillent dans de meilleures conditions. Il n'est pas normal qu'un pays comme le nôtre avec autant d'emplois offerts conserve un taux de chômage au-dessus de 7 % et que le nombre d'emplois non pourvu soit aussi élevé. L'accent doit notamment être mis sur les jeunes et les seniors pour qui les taux d'emploi sont particulièrement faibles par comparaison avec nos voisins européens.

Pour améliorer cette situation, nous devons lever les obstacles qui tiennent beaucoup de français éloignés du marché du travail. Dans les prochains jours, je vais proposer deux négociations s'il l'accepte aux partenaires sociaux. un nouveau chantier sur l'assurance chômage dont beaucoup d'analyses indiquent qu'elle porte une responsabilité dans son organisation actuelle sur les repris l'absence de reprise d'emploi et aussi un chantier sur le droit du travail pour améliorer les conditions de travail pour tous, faciliter les recrutements, augmenter les offres de travail lorsque c'est possible.

Nous devons avoir comme but que le travail soit toujours un choix gagnant, qu'il n'y ait aucun frein, plus aucun frein au fait de travailler ou de travailler plus. En coordination avec les collectivités, je proposerai au Parlement avant la fin de l'année un projet de loi créant une allocation sociale unifiée pour une solidarité plus lisible et qui donne toujours la priorité au travail. Et si le travail devient un choix gagnant, alors notre système de retraite en sortira aussi gagnant.

Comme je m'y suis engagé à l'issue du conclave entre guillemets avec les partenaires sociaux, les mesures assurant l'équilibre financier du régime et un traitement plus juste notamment pour les femmes dans la maternité est venue bousculer les carrières et la prise en compte de la pénibilité figureront dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale à l'automne. Tous ces progrès seront réalisés sans alourdir le coût du travail. Nous devons enfin et c'est d'un chantier vraiment très important, c'est une reconfiguration de notre système social au moment où il a 80 ans et si nous voulons qu'il dure 80 années de plus, nous devons moins faire peser sur le travail euh le financement de notre système social.

C'est une question pas seulement de compétitivité et de pouvoir d'achat mais de justice. Nous devons refonder ce modèle de financement en cherchant d'autres bases pour le financer que le travail. Ce basculement d'assiette, comme disent les initiés, est un des très grands chantiers que nous avons devant nous.

Deuxème option dans cette dans ce chapitre produit, c'est la simplification. Nous devons créer un environnement propice à la production par l'allègement et la simplification de toutes les procédures bureaucratiques qui asphixient pas seulement les entreprises mais les foyers et les personnes, les artisans par exemple par en créant des obligations de dossier toujours plus lourdes et des normes toujours plus nombreuses. Un rapport du Sénat vient de mettre en évidence la somme si importante que l'État apporte aux entreprises 211 milliards sur une seule année.

Alors, j'ai tout à fait conscience sans vouloir critiquer la Haute assemblée, que cette addition de manière un peu rapide des allègements de charge à des subventions et à de multiples avantages de nature très différentes. Tout cela est un peu vertigineux, mais 211 milliards, disons en tout cas plus de 100 milliards, ce sont des sommes très importantes et il me semble qu'il faut reprendre la réflexion sur tout cet ensemble à partir d'orientations nouvelles et franches. Alors, je vous propose que cette réflexion soit organisée autour d'un principe d'échange d'avantage. moins de subvention contre plus de liberté, de simplification et de confiance. les normes surtransposées, surabondantes, supplémentaires, les obligations bureaucratique toujours plus pénalisantees, les absurdités de dossiers imposé à ceux qui peuvent le moins en avoir la char la maîtrise, imposé aux artisans, aux maîtres d'œuvre, à l'achat public, les retards de paiement, c'est un autre chapitre très important.

Tout cela plombe les acteurs de la production et pénalise, une étude européenne l'a montré, de quelques 4 % ou davantage leur chiffre d'affaires et pénalise bien sûr davantage les petits entre guillemets qui travaillent seuls ou en famille avec peu de collaborateurs que les plus gros qui ont à leur disposition des services juridiques administratifs ou des directions des ressources humaines puissantes. Mais c'est vrai que ça pénalise davantage les petits que les plus importants, mais c'est un filet qui ralentit et paralyse tout le monde. Et je considère qu'au moment où nous sommes, au moment où, comme j'essaie de le prouver depuis le début de cette intervention, notre pronostic vital comme état est engagé comme nation, comme société et comme pays, alors nous avons le devoir de supprimer tout de suite ces handicaps et donc baisser les obligations, les contraintes, le la bureaucratie et en échange baisser les subventions et les aides de toute nature.

Et je propose à tous les acteurs, depuis les artisans, depuis les start-up, depuis les sociétés individuelles jusqu'aux petites, aux moyennes entreprises et aux grandes de mettre au point avec le gouvernement dès cet été la liste des simplifications et des allègements de liberté qui sont nécessaires, qui sont utiles ou qui sont souhaitables. Et le gouvernement qui a constaté que dans les assemblées, ce problème de la simplification n'avançait pas à la vitesse la plus grande qu'on puisse souhaiter. Le gouvernement proposera de régler ces questions par ordonnance parce qu'il s'agit d'urgence nationale tout de suite et des l'automne.

Et ensuite, sans trêve et tout au long de l'année, de nouveaux textes de simplification seront proposés toujours par voie d'ordonnance. afin de lever les obstacles identifiés dans chaque secteur selon leurs besoins spécifiques. Ainsi, je crois peut-être par naïveté que tout le monde y gagne.

L'action publique retrouve des moyens, fait des économies et les entreprises petites, toutes petites, moyennes et grandes, elles gagnent des marches de liberté, d'action et d'efficacité. Les salariés y gagnent parce qu'ils pourront se concentrer sur des actions utiles et l'efficacité de pays et l'efficacité du pays y gagne puisqu'il est déterminé à se débarrasser du jou d'absurdité dont il est accablé depuis si longtemps. Ma conviction est que dès cette première année, nous pouvons attendre de ce travail de don en donnant que je n'ai pas chiffré dans le plan, mais que je considère comme possible à atteindre.

Nous pouvons sur ces quelques 200 milliards destinations des entreprises gagner plusieurs milliards d'économie pour l'État. Je ne les comptabilise pas mais je les crois plausibles. 3è grand chapitre dans ce action en faveur de la production la compétitivité.

Nous devons améliorer de manière générale la compétitivité comme on dit, c'est-à-dire la capacité, l'efficacité, l'attractivité de notre économie. Le premier facteur sur lequel nous allons agir, c'est l'énergie. Car nous avons en France un atout immense disposant d'une énergie bon marché en plus d'être abondante, souveraine et décarbonée.

Nous devons davantage miser sur cet atout et remercier tous ceux qui ont au travers du temps permis l'édification de ce de cette production d'électricité. Nous devons permettre aux industriels de bénéficier d'accord qui réduisent leur exposition à la volatilité des prix. Plus d'une dizaine d'accords ou de contrats de long terme ont déjà été signés par les industriels avec EDF euh à un coût de production au coût du production du nucléaire.

Mais au-delà de ces dizaines d'accords, je pense qu'on peut viser l'équivalent de 30 TWh de contrat d'ici la fin de l'année, soit près de 10 % de la production nucléaire. Le deuxième facteur de compétitivité, c'est l'accès des entreprises au financement. Le rapport de Mario Dragiy qui devrait servir de référence à un très grand nombre des acteurs économique et politique dans notre Union européenne.

Le rapport de Mario Dragui a montré que nous devons d'abord mettre les financements européens au service de la croissance et des entreprises européennes. C'est dans ce but que le ministre de l'économie Éric Lombard a lancé un label européen pour l'investissement de long terme qui permettra d'assurer le développement de produits d'épargne finançant notre croissance. ce qu'on appelle le capital risque.

Le capital risque est un outil puissant pour l'innovation et la croissance des entreprises. Nous consacrerons 900 millions d'euros de financement en fonds propre supplémentaires à l'investissement dans les entreprises. Enfin, parler de financement, c'est s'attaquer à l'un des problèmes fondamentaux auxquels les entreprises et notamment les PME se trouvent confrontés les retards de paiement qui représentent aujourd'hui quelques 15 milliards d'euros de trésorerie.

C'est une mane considérable et que dont nous ne pouvons pas accepter que on baisse les bras en face des conduites qui la produisent. L'État est déterminé à renforcer les sanctions à l'égard des débiteurs en cas de retard de paiement de ces créances. À l'avenir, ces sanctions pourront aller jusqu'à 1 % du chiffre d'affaires pour mettre fin à des pratiques qui fragilise notre tissu économique.

Il nous faut aussi une stratégie globale de redressement de notre commerce extérieur. est comme vous le savez un sujet comme je le savent quelques-uns d'entre vous c'est un sujet sur lequel j'ai beaucoup produit lorsque j'étais dans la responsabilité de commissaire au plan nous allons passer en revue toutes les filières déficitaires, repérer les produits les plus propices à une localisation de la fabrication sur notre sol en vue de réduire nos importations. Nous devrons également soutenir nos filières d'excellence pour qu'elle le reste et donc des stratégies de filière associant les grandes entreprises et les pouvoirs publics locaux et nationaux devront rapidement être définis et mis en œuvre.

L'État fédérera grandes entreprises, entreprises moyennes et entreprises débutantes. Il les réunir mais il ne peut pas faire tout seul. Et donc nous avons devant nous une unjeu de de redéfinition d'une d'une stratégie nationale de reconquête de notre commerce extérieur.

Faut aussi que cela s'accompagne de changements dans nos modes de consommation en encourageant davantage les circuits courts et les commerces de proximité. C'est pourquoi une taxe va être proposée sur les petits colis afin de protéger nos commerces et nos producteurs de la marée de concurrence déloyal qui les assaille. L'une des clés pour la relance de la production, c'est l'innovation.

Comme je l'ai annoncé, nous orienterons davantage les financements de de France 2030 vers les secteurs prioritaires de l'intelligence artificielle et du cyber. Dans tous les secteurs de notre activité, l'intelligence artificielle peut et doit devenir un outil concret, utile qui améliore la productivité des entreprises. On estime dans les études les plus sérieuses à 20 % le gain de productivité lié à l'intégration de l'intelligence artificielle dans les processus productifs.

Et c'est l'objectif que vise le plan qui a été défini qui s'appelle oser l'intelligence artificielle. Mais madame la ministre de l'éducation nationale et de la recherche, pour tenir le rythme de l'innovation, nous avons besoin d'ingénieurs et de techniciens. Nous avons sur notre sol des talents très nombreux, mais nous manquons cruellement notamment de femmes ingénieures.

Et comme d'ici 2035, l'économie française devra recruter près de 100000 nouveaux ingénieurs et techniciens par an. Alors le plan fille et mathématique que vous avez mis en œuvre est un plan très important. Il vise à encourager l'orientation des femmes, des filles d'abord et des femmes vers les sciences de l'ingénieur et du numérique.

Enfin, la commande publique sera aussi un élément déterminant dans la reconquête de la production et pour cela, nous devons innover et par exemple ne pas craindre de réformer l'Union des groupements d'achat public, l'UGAP que connaissent tous les élus locaux. Assouplir le cadre national afin d'éviter les lenteurs et les surcouts dans les achats publics. Nous devons également changer les règles au niveau européen pour nous permettre d'acheter européen et de soutenir notre industrie dans un contexte géopolitique comme on dit dans un contexte de la planète nouveau.

C'est l'introduction d'une véritable préférence européenne que nous appelons de nos vœux. que des critères de contenu local puissent être introduits dans les marchés publics mais aussi dans les aides publiques ou dans les normes. Mesdames et messieurs, j'ai tenu à vous parler un langage clair et vrai.

Si notre vie politique est menacée de dissolution aujourd'hui, c'est aussi parce que nous craignons trop souvent de nommer les choses par leur nom parce que nous avons cessé de faire de la vérité le critère qui nous permettent d'orienter notre action. Annain disait qu'un peuple à qui on a cessé de dire la vérité ne peut plus rien croire. Il est privé, disait-elle, non seulement de sa capacité d'agir, mais de sa capacité de penser et de juger.

Ce que j'ai voulu faire en m'exprimant devant vous aujourd'hui, c'est permettre à tous de juger la gravité de la situation, la gravité de la situation, d'examiner une proposition cohérente, un plan global d'action du gouvernement dont nous avons la conviction qu'il est le seul qui puisse permettre à notre pays d'affronter ces défis. défis que nous ne pouvons plus faire semblant de ne pas voir et ainsi donner à tous la capacité d'agir et d'avancer ensemble. J'ai voulu le faire très tôt dans l'année, beaucoup plus tôt que d'habitude, plus de 2 mois avant les dates habituelles, pour que nous ayons plusieurs mois de réflexion et de travail.

Toutes les idées d'amélioration seront les bienvenues. Ce plan, s'il est perfectible, nous ne demandons qu'à le perfectionner. Toutes ces idées seront examinées qu'elles proviennent des partis politiques, des groupes parlementaires, du conseil économique, social et environnemental, des partenaires sociaux, des collectivités territoriales ou des citoyens de notre pays.

Mais améliorer ne peut pas signifier reculer, amoindrir ou attermoyer. Le gouvernement, il est bien sûr libre de ses moyens, mais il considère qu'il est devant une obligation de résultat, un changement de pratique qui rende à la France son image et sa liberté, son indépendance et sa souveraineté. Ce plan pour l'année 2026 n'est qu'un préambule car c'est un ensemble de réformes de fonds dont notre pays a besoin.

Pas seulement pour faire des économies mais pour rendre plus efficace, plus proche, plus réactive, plus souple, plus compréhensible et compréhensive toutes les organisations qui sont celles de l'action publique nationale et locale et de la solidarité. C'est un travail d'architecte dont nous avons besoin. Et l'année 2026 qui précède l'année 2027, si vous voyez ce que je veux dire, l'année 2026 se prêtera particulièrement à un tel travail de refondation.

Nous devons jamais oublier qu'il n'y a pas beaucoup de peuples comme le nôtre. Pas beaucoup de peuples qui comptent autant de réussite scientifiques, technique et industrielle. pas beaucoup de peuples qui portent un projet de société à vocation universelle construit autour d'idées fondatrices comme la laïcité.

Une idée qui affirme qu'on n pas besoin parce qu'on croit quelque chose de vouloir obliger les autres à abandonner leurs idées. Cette idée qui fait que nous formons, c'est l'étymologie du mot laïcité, que nous formons un seul peuple. Toutes ces réussites ont scandé l'histoire et fait de notre pays une puissance.

Parfois souvent la France a failli céder mais toujours elle s'est reprise pour résister au totalitarisme aux guerres nationales et européennes. Elle s'est reprise chaque fois pour résister à la force brutale. La mission des gouvernants, c'est d'identifier les risques, de les affronter en mobilisant l'énergie du pays sans crainte et sans préoccupation personnelle.

Alors, dans l'annonce de ce plan, y a-t-il des risques pour le gouvernement ? La réponse est : n'y a que des risques. Le gouvernement n'a pas de majorité.

Il arrive même que ses soutiens ne soient pas totalement convaincus. Tout court au fatalisme, à ce qu'on ne fasse rien, à ce qu'on décrète impossible les changements nécessaires et qu'on laisse dériver les choses. Je vous rassure, le gouvernement le sait bien.

Il sait parfaitement qu'il est à la mercie des oppositions autant que ici ou là des doutes de ses soutiens. On voit cela depuis des années. Mais le gouvernement a le devoir, il a le désir et l'envie de renverser les obstacles, de rendre à notre pays ses raisons de vivre, les raisons d'y croire, raison de s'estimer notre peuple et de s'aimer.

Et il n'y a il n'a le gouvernement aucune autre préoccupation. Il ne cherche pas à se préserver, il ne cherche pas à durer. Il veut changer les choses et pardonnez-moi de le dire ainsi, qu'importe le risque.

Par-dessus tout, le gouvernement croit et le gouvernement sait que toujours notre pays a su retrouver le chemin de sa liberté et reprendre son destin en main. C'est à ce moment de vérité que nous sommes aujourd'hui. Nous savons que le chemin est difficile, que la voix est étroite, mais que le chemin existe d'indépendance, de prospérité et de progrès humain et qu'ensemble nous pouvons le choisir.

Je devrais dire qu'ensemble nous allons le choisir. Je vous remercie. [Applaudissements] Maintenant, les ministres qui ont participé à ce plan vont s'exprimer.

Monsieur Lombard, monsieur le Premier ministre, mesdames et messieurs, en vos grades et qualités, après les salut rester ministre. Monsieur le premier ministre, vous avez parlé de basculement du monde et l'urgence à maîtriser nos finances publiques s'impose dans un contexte où le monde est devenu, pour reprendre les mots du président de la République, un monde de prédateur. Ce redressement de nos finances publiques, en réalité, il vise d'abord à protéger notre économie et donc les Françaises et les Français.

Il vise à garantir notre souveraineté, vous l'avez dit, et nous souhaitons le faire. grâce au dialogue le plus large avec les partis, avec l'ensemble des parties prenantes qui est la marque du gouvernement et qui est la mission que vous nous avez confié. Alors, nous ne manquons pas d'aléa et je vais en dire un mot.

D'abord, la consommation est à tonne, - 02 % au premier trimestre, probablement en raison de nombreuses incertitudes. Le taux de change entre l'euros et le dollar s'est apprécié de 13 % depuis le début de l'année, soit 16 centimes, ce qui pénalise nos performances à l'export. La guerre commerciale pourra escalader si nous ne parvenons pas dans les jours qui viennent à trouver un accord équitable avec les États-Unis d'Amérique sans citer les autres tensions géopolitiques au proches et Moyen-Orient notamment qui constituent des facteurs d'instabilité.

Cependant des éléments pourraient quant à eux soutenir l'activité. L'inflation a significativement baissé. Elle est revenue à 1 % en juin après 0,7 % euh d'une année sur l'autre en avril et en mai.

C'est une bonne nouvelle. En réalité, le pouvoir d'achat progresse, c'est l'INC qui le dit, + 2,5 % 2024 et depuis le début 2025 + 0,7 %. Le taux d'épargne atteint son plus haut niveau depuis 45 ans hors période Covid, 18,8 %.

Mais ce haut niveau s'il permet d'amorcer une décrue, peut soutenir une reprise de la consommation. Enfin, l'assouplement l'assouplissement budgétaire en Allemagne pourrait bénéficier à la croissance française tant nos économies sont interconnectées. Et d'ailleurs, je serai demain à Berlin avec le vice-chancelier Lars Klingbile, chargé des finances pour mettre en œuvre un agenda commun de compétitivité pour l'Union européenne.

Dans ce contexte d'instabilité, de compétition économique féroce, notre attractivité, notre compétitivité, la protection de nos intérêts industriels et commerciaux sont des priorités absolues pour notre souveraineté économique. Et effectivement, nous souhaitons conforter notre attractivité et protéger notre industrie. Depuis 6 ans, Depuis 6 ans, notre pays est numéro 1 en Europe pour les investissements étrangers devant l'Allemagne et le Royaume-Uni.

Et nous avons battu des records d'investissements dans le sommet de l'intelligence artificielle avec 109 milliards d'euros engagés et lors de des réunions de Tes France, 40 milliards d'euros engagés. Je veux dire que ces investissements bénéficient à l'ensemble de nos territoires puisque 75 % de ces investissements sont fait hors de la région Île-de-Fance. C'est la reconnaissance des atouts de notre pays, qualité de nos infrastructures, disponibilité d'une énergie décarbonée.

Le premier ministre en a parlé, c'est le produit d'une diplomatie économique active. Nous rencontrons beaucoup d'investisseurs internationaux qui viennent en France ou lors de nos déplacements. C'est le résultat d'une politique continue de soutien à l'offre engagée en 2017 et nous continuerons à protéger des dispositifs qui soutiennent l'offre.

Je pense par exemple au crédit impôt recherche qui aide nos entreprises à préparer l'économie de demain. Ce soutien à l'offre sera prolongé vers les industries de la transition écologique et de la décarbonation de l'industrie lourde dont la France peut devenir le leader européen. Et nous devons et c'est un élément nouveau, mieux défendre encore nos intérêts technologiques et nos emplois industriels en protégeant notamment l'industrie lourde.

Je pense à l'acier, je pense à l'automobile, je pense à la chimie qui sont percutés par la concurrence notamment chinoise. Et dans un monde où chacun tire la couverture à soi et comme l'a rappelé le premier ministre, les règles ne sont plus respectées, et bien nous devons nous-mêmes changer les règles. Et la France pousse très activement l'Europe à faire évoluer sa politique de concurrence, sa politique commerciale dans le cadre des aides d'État afin d'accroître notre sécurité économique.

La première de ces défenses naturellement, c'est de faire face à l'incertitude que font peser les mesures tarifaires sur les décisions d'investissement. Et comme je l'ai dit, nous cherchons à obtenir un accord équilibré. Il nous faut aussi protéger l'industrie sidérurgique des surcapacités mondiales et la France travaille à une mesure de sauvegarde renforcé qui dépend comme vous le savez de la Commission européenne mais qui a déjà pris des mesures dans le sens et qu'il faut accroître.

Pour l'automobile, la priorité sera d'encourager la préférence européenne, le made Europe afin de donner un déboucher à nos productions. Nous pouvons nous réjouir de l'impact positif des mesures sur l'importation de véhicules électriques chinois. Mais nous devons absolument muscler notre arsenal de défense commerciale.

Enfin, pour la chimie, nous devons continuer à réduire significativement les coûts de l'énergie pour les grands sites et notamment pour les vapau craqueurs. Donc cet engagement pour la défense de notre industrie passe par des politiques nouvelles au niveau de l'Union européenne sur lequel nous sommes extrêmement engagés. Mais évidemment, notre souveraineté industrielle, notre souveraineté militaire, elle va de paire avec notre souveraineté financière et donc avec la maîtrise des dépenses publiques.

Euh le premier ministre a été, je pense, très clair sur le sujet. Cette maîtrise passe par des des règles claires, lisibles et je laisse pour vous expliquer le détail de cela à la ministre des comptes publics, Améline Monchalin à qui je veux dire combien ce fut un plaisir madame la ministre de travailler avec vous sous l'autorité du premier ministre pour contribuer à ce que vous ce que nous vous annonçons cet après-midi. Merci. [Applaudissements] Alors, le plan que nous vous annonçons, le plan que nous prévoyons, c'est comme vous l'avez vu, un plan de reprise en main de nos comptes, mais c'est surtout la reprise en main de notre destin en tant que nation.

Et c'est donc autour de cet objectif que nous avons construit les textes budgétaires de l'an prochain. D'abord, la première chose que je voudrais vous dire, c'est que nous avons des priorités qui ne varient pas et qui sont celles de notre investissement et de notre avenir. La première des priorités, c'est celle de la sécurité.

Et nous allons dans ce budget continuer à investir pour nos armées. Nous allons continuer à investir dans nouvelles brigades de gendarmerie, dans de nouveaux canadires, dans des prisons modulaires pour lutter contre la surpopulation carcérale et lutter contre le narcotrafic. La deuxième priorité que les Français connaissent et qu'ils mesurent chaque jour, c'est à quel point nous devons réussir la transition énergétique et écologique en poursuivant notre adaptation au choc climatique qui touche tous les territoires.

Nous l'avons vu partout en France, partant dans les outremers, je pense aux cyclones, aux calincules, aux inondations. Et donc dans ce budget, nous continuons à investir en ce sens. Nous préservons mieux nos ressources en eau.

Nous allons continuer à décarboner l'industrie, décarboner nos transports, rénover nos bâtiments et investir pour produire plus d'électricité nucléaire et renouvelable. Et puis la troisième priorité dans ce budget, c'est que nous allons continuer à investir pour nos enfants et notre jeunesse avec cette réforme de la formation des enseignants et en soutenant nos meilleurs chercheurs. Mais pour faire tout cela et le faire dans le temps long, il nous faut donc retrouver des marges de manœuvre.

Et ces marges de manœuvre, nous voulons les choisir par nous-même. C'est donc bien un plan de souveraineté que nous vous proposons et que nous souhaitons, comme l'a dit le premier ministre, proposer aux parlementaires, aux groupes politiques et donc construire un compromis. Ce plan pour qu'il puisse faire compromis, il faut qu'il soit équitablement réparti et vous l'avez dit d'abord avec un état exemplaire, avec un état qui se donne les mêmes moyens en 2026 qu'en 2025, hors fort de réarmement qui est bien notre priorité majeure depuis 2017 et qui va rester une priorité majeure.

Le président de la République avait l'occasion de le redire le 13 juillet. Et donc la règle est simple. pour l'État et ses opérateurs, il y aura les mêmes moyens qu'en 2025, pas plus, pas moins.

Pour les collectivités territoriales qui font déjà un effort très important en 2025, l'effort va se poursuivre et les collectivités auront les mêmes budgets que cette année, augmenté de l'inflation. C'est une hausse moins importante que les années précédentes, mais c'est une hausse qui permet de financer l'essentiel. Et puis pour la sécurité sociale, notamment pour les dépenses de santé, notre objectif national, je crois, que nous puissions continuer à soigner correctement les Français. et que donc notre modèle soit viable et qu'il soit financé avec des dépenses qui n'augmentent pas plus vite que la croissance.

C'est-à-dire que nous voulons continuer à investir la même part de notre richesse dans la santé que ce que nous faisons aujourd'hui. Et donc à chaque fois qu'il y aura plus de croissance, c'est bien tout le modèle social qui en sortira renforcé. Vous le voyez, avec ces trois principes, les efforts sont possibles et surtout si nous les tenons pendant 3 ans, nous pouvons être et c'est vraiment réaliste et c'est vraiment crédible, nous pouvons être de retour à ces fameux 3 % de déficit et être de retour à un moment où nous arrêtons d'augmenter la dette.

Ce que je veux vous dire aussi, c'est que ce plan, vous l'avez vu, il repose sur un contrat au fond de réforme et d'action. Un contrat assez simple. Nous réduisons les déficits.

Nous travaillons tous un peu plus et plus nombreux. Et nous faisons de notre pays un pays plus riche. Et en étant plus riche, nous pouvons durablement protéger les Français et améliorer leur quotidien.

Merci beaucoup. Catherine Vin, nous le savons tous, notre modèle social est un pilier du pacte républicain. Il est le fruit, vous l'avez rappelé, monsieur le premier ministre du conseil national de la résistance.

S'il est incontestablement l'un des plus protecteurs au monde, il est aussi l'un des plus coûteux. Vous avez rappelé les chiffres tout à l'heure, les dépenses de sécurité sociale pour 2025 atteingent 666 milliards d'euros et un déficit prévisionnel de 22 milliards. L'assurance maladie en 2025 atteint 266 milliards pour un déficit prévisionnel de 15 milliards.

Alors bien sûr, ce modèle a permis des avancées majeures. Nous vivons plus longtemps en meilleure santé et il a permis un développement économique et social sans précédent. Pour autant, chacun me l'accordera.

Nous ne sommes plus en 1945. La démographie a changé. Les naissances sont passées de 800000 par an à 660000.

Les seniors de plus de 65 ans sont 15 millions et représenteront bientôt un/4 des Français. Les moins de 20 ans seront prochainement moins nombreux que les plus de 65 ans. Monsieur le Premier ministre, vous l'avez dit, nous faisons face à une triple menace. le virage démographique avec le vieillissement de la population, une production nationale en recul qui alimente un déficit commercial structurel, des comptes publics déséquilibrés qui mettent en danger notre souveraineté.

Les réponses proposées aux Français nécessitent un effort de chacun dans quatre domaines. Responsabiliser et prévenir pour sauver ce système de santé. Adapter la politique familiale au parcours de vie aujourd'hui.

Simplifier les minimats sociaux et faire primer le travail et anticiper le défi du vieillissement sur la santé. La situation de l'assurance maladie nous interpelle d'autant plus que nous savons que le tendantiel est élevé puisqu'il est de 4 et demi % supplémentaire chaque année. Vous voulez, monsieur le premier ministre, engager un sursaut collectif conjugant prévention et maîtrise des dépenses.

Chaque français est acteur de sa santé et donc chacun doit entendre que quelque part toute action de prévention est un acte de responsabilité. Finalement, c'est un contrat entre chacun d'entre nous et la collectivité. À chaque fois que nous préservons notre capital santé, nous évitons la dérive des dépenses.

C'est donc un acte responsable de chacune et chacun d'entre nous. Deuxième élément, c'est quelque part de faire prendre conscience à nos concitoyens que vraiment il faut être conscient que la notion de c'est gratuit, j'y ai le droit et mortifère. Rien n'est gratuit et nous avons globalement le droit de nous mobiliser pour garder ce modèle.

Et donc les franchises des participation forfaitaire vont effectivement être réhaussé et versé directement au comptoir tout simplement pour être plus visible pour aider chacun à mieux économiser. Les dépenses d'arrêt maladie augmentent de 6 % par an depuis la crise sanitaire. Cette dynamique doit nous interroger sur la qualité du suivi médical, en particulier pour les arrêts longues durées.

L'arrêt de travail est d'abord une prescription médicale qui doit bien sûr s'accompagner d'un suivi régulier pour réévaluer la situation des patients en arrêt. La couverture des infections longue durée mérite d'être révisité dès lors que la plupart des pathologies et c'est tant mieux sont devenues curables. Et donc le rapport à l'affection longue durée doit être donc différent.

Vous l'avez dit monsieur le premier ministre, la fraude c'est une trahision du pact social. Le montant de la fraude sociale est estimé à 13 milliards d'euros. Et donc sur l'ensemble de ce champ avec un projet de loi, l'objectif c'est là encore de l'économie tout simplement en respectant les textes.

En matière de politique familiale, cette année, le taux de fécondité est à 1,62 enfants par femme contre 2011 en 2010. Bien en de çaa des 2,2 souhaités en moyenne par les Français. Alors bien sûr, pas de réponse unique et pas de solution. miracle mais des leviers que nous pouvons activer ensemble.

Le premier, permettre à chacun de concrétiser son désir d'enfant. J'ai annoncé un plan spécifique sur l'infertilité en juin dernier. Le deuxème c'est accompagner l'arrivée de l'enfant, permettre aux parents d'avoir plus de souplesse sur la garde d'enfant parce que quand on parle de plus de souplesse, c'est mieux articulé vie professionnelle et vie privée et donc le taux d'emploi des femmes.

Pour cela, plusieurs réponses. La première, c'est l'évolution du complément mode de garde. Le deuxième, c'est le congé de naissance.

Et nous avons là une capacité très concrète dès l'exercice 26 à travailler sur le sujet. pour être opérationnel en 27. Le défi démographique, c'est aussi le vieillissement.

Le piège démographique concerne autant l'effondrement des naissances que la progression rapide du grand âge. Ce vieillissement appelle une transformation de nos politiques de soutien à l'autonomie. Nous savons que le nombre de Français de plus de 85 ans va augmenter de 3 millions d'ici 2050.

C'est faciliter l'adaptation du domicile, c'est renforcer la prévention de la perte d'autonomie. Tout ça, ce sont des éléments qui permettent d'accompagner. Dans ce cadrage exigeant que nous demande monsieur le premier ministre, je vais engager évidemment avec chacun des ministres du pôle tout le travail pour préparer ce projet de loi de financement de la sécurité sociale et le PLF pour la partie travail et solidarité.

Nous avons échangé depuis 3 mois évidemment avec le ministère des comptes. Les mesures pour être acceptées doivent être comprises. C'est pourquoi dans les jours qui viennent, les semaines qui viennent, nous allons mettre en place un dialogue tout aussi exigeant que constructif, tant avec les partenaires sociaux que les parlementaires, que l'ensemble des acteurs concernés parce que c'est comme cela que nous construirons un PLFSS de responsabilité à la hauteur des enjeux.

Astrid Panosion. Bonjour monsieur le premier ministre. Bonjour à tous.

Comme vous l'avez dit, la souveraineté commence impérativement par la puissance économique et la cohésion sociale. Et elles sont les mêmes, elles sont les seules à même de nous protéger des chocs externes et pour tracer un chemin. Or, pour paraphraser certains économistes et bien nous avons le PIB, donc la production intérieure brute par habitant d'un pays en voie de popérisation et les dépenses sociales d'un pays riche.

Nous devons donc continuer de viser de travailler tous, travailler davantage et travailler travailler mieux. Et ce que nous proposons aujourd'hui aux Français et bien c'est un pacte travail ambitieux à la hauteur de l'enjeu avec des réformes de l'assurance chômage d'une part et de modernisation du marché du travail et d'amélioration de la qualité du travail d'autre part. La première composante et bien c'est la rouverture de la négociation sur les paramètres de l'assurance chômage pour les mettre à jour dans le courant de l'année prochaine.

Je voudrais vous donner quelques éléments de contexte qui nous amènent à faire ce choix. D'une part, la trajectoire financière de l'UNEDC dégrade fortement, même hors transfert financier vers l'État. D'autre part, le taux de chômage et la qualité de l'emploi reste stable.

Les défaillances restent sous le nombre de celles évitées pendant le Covid et les embauches se maintiennent aussi. et nous avons encore plus de 450000 emplois non pourvus. Il y a donc un impératif et budgétaire et économique de travail et l'assurance chômage peut encore jouer son rôle de filet de sécurité tout en incitant plus au retour à l'emploi.

Nous le voyons d'ailleurs en regardant en particulier les paramètres dans les autres pays. Par exemple l'Allemagne où un salarié doit doit avoir travaillé 12 mois au cours des 30 derniers mois pour être indemnisé par l'assurance chômage contre 6 mois sur les 24 derniers mois en France ou en Italie ou en Espagne où les conditions d'affiliation sont plus souples qu'en France mais l'indemnisation du chômage décroit avec le temps à partir du 6e mois. Enfin des efforts sont demandés aujourd'hui à tous.

Il faut être davantage incitatif sur le retour à l'emploi pour les demandeurs d'emploi. Nous constatons également des abus, en particulier en ce qui concerne les ruptures conventionnelles qui se souvent se substituent à des démissions et dévoient donc le principe de ce dispositif. Ce que nous souhaitons donc dans un accord, c'est qui affine l'éligibilité à l'assurance chômage qui reste donc plus souple ailleurs qu'en France, la durée maximale d'indemnisation qui aujourd'hui est encore parmi les plus longues d'Europe malgré la réforme de la contracyclicité et les conditions d'indemnisation des ruptures conventionnelles et celui où se trouve objectivement beaucoup d'about du côté des salariés comme du côté des entreprises.

Un salarié qui prenne acte et préserve des acquis fondamentaux également des derniers accords et qui qui n'exonère ni les branches ni les entreprises de continuer à travailler sur l'attractivité des métiers qui peinent aujourd'hui à recruter. Une seconde grande composante de cette réforme concerne la modernisation du marché de l'emploi et l'amélioration de la qualité du travail. L'OCDE nous le rappelle.

Nous avons certaines rigidés en terme d'emploi par rapport à nos voisins européens et nous avons aussi des progrès à faire en terme de conditions de travail et de reconnaissance. Pour travailler tous et davantage, nous voulons donc soumettre plusieurs objectifs et pistes de réflexion aux partenaires sociaux. Un objectif de fluidification du marché du travail avec par exemple des aménagements sur les CDD, les C les CDI notamment les CDI intérimaires ou CDI de chantier pour favoriser leur utilisation.

Ce que nous voulons faire, c'est de donner la possibilité de décider de ces questions au niveau des entreprises par accord, là où c'est uniquement possible aujourd'hui au niveau des branches. Nous voulons également rechercher un objectif de sécurisation des relations de travail pour inciter au recrutement avec par exemple une réduction du délai de contestation des ruptures de contrat de travail hors harcèlement et discrimination bien entendu. Un objectif également d'incitation à augmenter le temps de travail dans un contexte où déjà quatre salariés sur 10 font des heures supplémentaire avec par exemple la possibilité de monétiser la 5e semaine de congé payé.

Et enfin un objectif de freiner l'augmentation des arrêts de travail. Ça a été dit par le Premier ministre et par madame Vrin. Voilà pour ce qui est du travailler tous et davantage.

Un second volet de cette modernisation concerne l'amélioration de la qualité de travail parce que pour travailler plus, il faut travailler mieux. C'est un pact où tout le monde peut se retrouver et à nouveau, plusieurs objectifs et pistes ambitieuses que nous voulons soumettre aux partenaires sociaux pour travailler mieux. Un objectif de protéger les salariés les plus vulnérables par la lutte contre le travail partiel à temps subi qui concerne à 80 % les femmes en renforçant par exemple les droits des salariés sur les amplitudes horaires, les temps de travail, les temps de transport professionnels en même temps que sont assouplis des freins à l'embauche.

C'est un objectif aussi de préserver la santé au travail par un meilleur dialogue social de proximité avec par exemple une invitation des partenaires sociaux à intégrer le principe d'écoute professionnelle dans les politiques de prévention comme proposé par Sophie Thierry et Jean-Dominique Sénard aux assises du travail. C'est un objectif aussi de préserver la santé en luttant avec volontarisme contre les accidents du travail en particulier grave et mortel en protégeant mieux notamment les jeunes qui ont été victimes récemment d'accident du travail grave et mortel où il y a des progrès considérables à faire. Un objectif aussi de faire de l'intelligence artificielle, un objectif de performance économique et sociale au bénéfices partagés.

Enfin, un objectif d'amélioration la de la représentativité des salariés dans les conseils d'administration à l'heure où la moitié de l'Europe peut fait vraiment mieux que nous avec par exemple un abaissement des seuils de déclenchement de cette représentation. Et enfin, un objectif de renforcement général du dialogue social. Cela passera par le renforcement de la capacité des négociations collectives dans les TPE EPME au niveau de l'entreprise et de la branche.

Deux volets donc assurance chômage et modernisation du marché de l'emploi et de la qualité du travail. Comme l'a dit le Premier ministre, nous lancerons donc dans les prochaines semaines deux négociations que nous espérons voir aboutir avant la fin de l'année. L'une sur l'assurance chômage pour bâtir des règles plus incitatives, l'autre sur la fluidification du marché de l'emploi, l'amélioration des conditions de travail et le renforcement du dialogue social avec des bilatérales avec chacune des organisations qui va commencer très bientôt.

Tout cela doit aussi s'accompagner de la sur la poursuite des chantiers très structurants que nous avons commencé à mener, que ce soit sur l'emploi des seniors avec notamment la mise en œuvre de l'accord senior signé par les partenaires sociaux ou l'emploi des jeunes ainsi que le sujet de la continuité salariale et professionnelle à travers la renégociation des transitions reconversion. C'est vraiment un pack travail sur la fluidification du marché du travail et la qualité de travail pour pouvoir avoir plus de reconnaissance et travailler plus. Merci beaucoup. [Applaudissements] François, merci.

Merci monsieur le premier ministre. Mesdames, messieurs, je vous salue toutes et tous en vos grades et qualités. Je voudrais rappeler que la conférence financière des territoires qui a été lancée par vous-même le 6 mai au ministère Rlore a permis et de mobiliser des groupes de travail et je voudrais remercier toutes les associations d'élus qui ont toutes accepté d'y participer ainsi que les parlementaires qui s'y sont joints.

Nous avons échangé très librement, vous l'avez compris, avec les associations et nous avons entendu clairement leur message. Elles ont demandé plus de visibilité pour leurs ressources et ce sur plusieurs années si possible. Pour la première fois cette année, une trajectoire détaillée pourra être présentée en annexe du PLF pour 2026.

Je crois que c'est important. Elles ont exprimé le refus d'un gel de leur base fiscale, garantie forte de leur autonomie. Elles ont été entendues, il n'y aura pas de gel des bases en 2026.

S'agissant de l'investissement, tous les élus locaux, tous les élus locaux le savent, les dépenses d'investissement vont naturellement baisser en 2026. Assez simplement parce que nous proposons donc une baisse des dotations en 2026 qui pourront être progressivement rehaussé après l'année électorale 2026. Pour en venir concrètement à l'effort de réduction du déficit public, cela nous concerne tous et cela a été longuement dit.

La contribution qui sera demandée aux collectivités sera ce titre de 5,3 milliards d'euros. C'est 13 % de l'effort global, soit moins, il faut le dire que la part des collectivités dans la dépasse publique qui s'élève à 17 %. Cela ne signifie pas bien sûr que l'État demande aux collectivités de faire moins, mais cela veut dire que la progression de la dépense devra être limitée au niveau de l'inflation cette année qui vient.

D'abord, comme le gouvernement s'y était engagé en 2025, le dispositif de lissage conjoncturel cher au premier ministre d'Ilco, prélevé cette année sera remboursé à hauteur de 30 % dans la loi de finance 2026. C'était un engagement que l'État avait pris, il sera tenu ce dispositif et je salue le Sénat et le travail qui était fourni par le Sénat avec lequel nous l'avions élaboré et surtout validé. C'était bien un mécanisme de lissage de la dépense.

Il sera à nouveau mobilisé cette année à un niveau plus élevé avec des modalités de retour dont nous pourrons discuter ensemble. Ensuite, l'écrètement de la dynamique de TVA sera poursuivi en 2026 mais pas de manière intégrale comme en 2025. Là encore, nous avons tenu compte des remarques qui ont été exprimées par les associations d'élus.

La DGF et j'y ai tenu personnellement, je vous remercie du choix que vous avez fait, monsieur le Premier ministre, ne sera pas abaissé en 2026 en raison de l'attention nécessaire que nous portons à la situation de la plupart des communes de France. Les mécanismes de soutien de l'État à l'investissement des collectivités seront réduits en 2026, c'est normal, pour tenir compte du cycle électoral. Mais la part consacrée aux territoires ruraux et au quartiers prioritaires de la politique de la ville sera préservée.

Je m'y engage. Enfin, je voudrais dire un mot sur un dialogue nouveau qui s'instaure avec les départements de France dont de nombreux sont en difficulté. Le fond de sauvegarde créé en 2020 sera réabondé avec des critères renouvelés plus justes à construire ensemble.

J'ajoute que l'année de gel évoquée par ma collègue Amélie de Monchalin concernera également certaines dépenses sociales assumées par les départements. Cela a était très attendu pour un certain nombre d'entre eux. De la même manière comme ma collègue que je salue bien sûr, Catherine Vautrin s'est engagé en matière sociale, plus aucune norme supplémentaire coûteuse, même législative, ne sera imposée aux collectivités sans une discussion préalable avec elle en 2026.

La tâche devant nous est immense et j'ai conscience de sa dureté. C'est un effort majeur et sans précédent, mais je crois que nous en sommes capables collectivement. Ces propositions bien sûr ne sont qu'un début, un point de départ.

Elles devront être concertées et elles le seront avec les différentes catégorie de collectivité et bien sûr les parlementaires. C'est pourquoi je réunirai avant la fin de l'été une deuxième conférence financière. Ensemble, nous pouvons, j'en suis sûr, bâtir un compromis au service de l'intérêt général de notre pays.

Je vous remercie. Merci beaucoup. Est-ce qu'il y a des quelques questions ?

Je vois de nombreux bras se lever. Monsieur le premier ministre, bonjour. Frédéric Delpêche pour TF1 LCI.

Vous avez présenté un plan très ambitieux, près de 44 milliards d'économie. Vous dites toutes les idées pour des améliorations sont les bienvenus. Mais on a entendu, et c'est une question générale, on a entendu déjà les oppositions manifester leur hostilité à une année blanche ou même encore depuis tout à l'heure des réactions sur ces deux jours fériers que vous souhaitez supprimer.

Alors vous dites on va pouvoir discuter de tout sur ce plan ou d'ors et déjà vous fixez ce qui n'est pas négociable et ce qui peut l'être ? Nous sommes devant une question très simple, basique. Est-ce que ça peut durer comme ça ?

Sommes tous citoyens. Il y a pas de différence entre euh ceux qui sont dans des situations de responsabilité parce que tout citoyen est en situation de responsabilité. Est-ce que ça peut durer comme ça ?

Est-ce qu'on peut rester devant cette dérive qui menace pas seulement la réputation de notre pays, mais son équilibre ? Et quand je parle de notre pays, je parle pas des pouvoirs publics, je parle de chacun des foyers euh qui composent notre nation. Chacun des individus a plus forte raison chacun des jeunes.

J'ai très souvent montré à quel point la désinvolture générale ou l'absence de je sais pas de de prise de conscience a fait qu'on a accumulé sur les épaules des plus jeunes une charge qui va les bloquer toute leur vie. Il y a des gens qui s'en fichent. Je n'appartiens pas à cela.

Je sais très bien que le plan que nous avons présenté est un plan extrêmement exigeant. La preuve, personne ne l'a jamais fait. Mais parce que personne ne l'a jamais fait, depuis des décennies, on laisse le pays s'enfoncer, sans liser dans une situation dont il ne peut pas sortir.

Si j'avais chacun des citoyens en face de moi, je dirais ça. C'est si quelqu'un peut venir et dire mais pas du tout, vous vous trompez, on peut parfaitement s'en sortir. suffit tiens par exemple de multiplier les impôts.

Vous allez entendre cette thèse. Je pense que c'est une thèse dangereuse et même peut-être la plus dangereuse qu'on puisse trouver parce que le monde aujourd'hui est ouvert. Avant-hier, on était dans l'hexagone avec des frontières et les gens ne passaient pas les frontières.

Mais il se trouve que aujourd'hui les les investisseurs, ceux qui créent des entreprises et les prêteurs, ceux qui viennent mettre à disposition des ressources pour notre vie de tous les jours, ils sont sans frontières et il n'y a aucun moyen de faire autrement. Parce que si vous fermez les frontières, comment voulez-vous continuer à exporter les meilleurs de vos produits ? vos avions, vos hélicoptères.

Et donc ce que ce plan dit, c'est nous ne pouvons pas continuer à ne rien faire et le gouvernement et moi nous connaissons très bien les risques. Donc on peut discuter, on peut dialoguer, mais on ne peut pas reculer sur les objectifs fixés. On ne peut pas céder sur cette impératif qui consiste à dire il faut qu'on baisse les dépenses pour qu'on baisse notre dette, notre pour qu'on arrête d'augmenter sans fin la dette parce que nous sommes au bout du chemin.

Ceci ce que j'exprime là, c'est pas une conviction d'expert, tous les experts le diront. C'est une conviction de d'homme dans la situation où la vie a fait que je me trouve. Je vois que nous sommes menacés d'un risque qui a déjà été terrifiant à affronter pour nos voisins italiens, nos voisins espagnols et nos voisins grecs et nos et nos amis canadiens et nos amis suédois.

Ils ont pas pu faire autrement. Nous en sommes là. Et le gouvernement prend ses responsabilités.

Bonjour, Hugo Capelli pour BFM TV. On entend que vous ne souhaitez pas reculer. Vous proposez de supprimer de jours fériers.

Est-ce que il pourrait y avoir encore des discussions ? Revenir à à un jour férier ? Et deuxème question, vous avez finalement opté pour l'année blanche alors que vos opposants politiques étaient particulièrement opposés.

Qu'est-ce qui vous a convaincu finalement de choisir cette option là ? C'est très simple, c'est de l'arithmétique. Si nous voulons tenir notre cap, il faut que nous trouvions plus de 40 milliards. 40 milliards, c'est 40000 millions d'euros.

Et si vous vous fixez cet objectif, alors vous devez prendre vos responsabilités et dire où vous allez trouver les ressources. Et les ressources, elles sont très simples. Faut faire des économies et il faut améliorer les rentrées.

Et pour améliorer les rentrées, sauf à augmenter les impôts sans mesure, ce que la France, ce dont la France est fait une spécialité, alors il faut travailler plus. Et comment travailler plus ? et bien en faisant en sorte que la nation toute entière choisisse de l'activité dans des moments de l'année où il y a pas d'activité et personne ici pourra dire par exemple que le mois de mai est un mois pleinement travaillé et personne pourra dire que il n'y a pas besoin de de faire que les commerçants, les artisans, les entreprises, les administrations, si l'on doit travailler plus ne s'y mettent pas tous ensemble.

C'est cette idée. Alors après, j'ai dit que j'étais ouvert à la définition à d'autres définitions. S'il y a des moyens qui soi raisonnable d'assumer les objectifs ou les dépenses qui sont les nôtres sans faire d'effort, je veux bien les examiner mais je crois qu'il n'existe pas.

Comment dire ? Ça fait allez 30 ans qu'on esquive cette question. Ça fait 50 ans qu'on a pas présenté un budget en équilibre.

Ça fait 50 ans que chaque année les dépenses sont supérieures aux recettes et qu'on on emprunte la différence. Et tout le monde s'en est fichu pendant des années, sauf maintenant. Si vous regardez les chiffres et la situation, nous sommes en danger gravissime.

Je peux le répéter, nous sommes en danger gravissime. Alors, il y a plein de responsables politiques qui n'en non n'ont pas grand-chose à faire, mais nous sommes en responsabilité. Et donc ma responsabilité parlant à mes concitoyens, c'est de dire ce danger gravissime, il nous faut l'éviter.

Il faut stopper la croissance de ce risque. Il faut sortir de l'endettement et il faut produire davantage, c'est-à-dire travailler plus. Peut-être c'est pas populaire, mais je suis sûr que en écoutant ces phrases, un certain nombre de nos concitoyens disent "Ouais, peut-être qu'il a raison." Parce que si vous croyez que les Français ne savent pas qu'il y a quelque chose qui va pas dans le système, ma conviction est que dans chaque famille, même si on préférerait que rien ne bouge et même que les avantages s'accumulent, mais tous les Français, toutes les femmes et tous les hommes qui m'écoutent, ils savent très bien qu'il y a quelque chose qui va pas. savent très bien qu'on va de dérive en dérive depuis 30 ans.

Alors, il faut que chacun choisisse son attitude, la mienne, la nôtre, et de refuser que ça continue et que pour une fois, pour la première fois, je mène ce combat comme vous savez depuis de longues années. Pour la première fois, on prend le taureau par les cornes et on ose dire au français la vérité. Et Dieu sait qu'on n'est pas au bout du chemin.

Mais c'est au moins une première étape, au moins des décisions qu'on peut assumer sans y perdre notre notre organisation et notre qualité de vie. Question. Bonjour monsieur.

Bonjour monsieur le premier ministre Martin Baumer France info France Télévision. Puisque vous parlez de vérité au français, est-ce que vous assumez avec cette année blanche de dire au français que vous allez faire ce que vous aviez dit que vous ne feriez pas, c'est-à-dire augmenter les impôts ? Non.

Euh le les barêes d'impôts n'augmenteront pas et c'est vrai que d'une certaine manière, ça aussi c'est une c'est une mobilisation des ressources. Augmenter des impôts, ça veut dire augmenter les taux et et augmenter les bases. Ça n'est pas ce que nous ferons.

Mais c'est vrai qu'on se sert. Vous savez, nous avons cette année une inflation inférieure à 1 %. Bon, ça veut dire que chacun va faire un effort qui est autour de ces 1 % là, mais ça n'est pas avoir recours à des à des impositions supplémentaires et créer de nouveaux impôts.

Tout le monde avait dit, vous aussi je crois la TVA sociale, on va l'augmenter, la CSG, on va l'augmenter. Ça, c'est des augmentations d'impôts. Là, c'est vrai qu'on se sert de la de la situation de notre économie pour que on puisse pour une année avoir un équilibre meilleur.

Mais comme vous voyez, il y a pas de TVA, il y a pas de CSG, il y a pas de il y a pas d'augmentation ou de création d'impôts supplémentaires. Bonjour Philippine Robert pour le point. Je ne vous vois pas.

Je suis là. Vous avez parlé d'une contribution sur les plus haut revenus. Est-ce que vous pourriez préciser un peu votre projet et qu'entendez-vous par plus haut revenu ?

Euh c'est ce dont vous savez qu'il y a eu cette année une une contribution supplémentaire. Euh je souhaite examiner avec les commissions compétentes des assemblées comment on peut trouver le le meilleur équilibre. les plus hauts revenus, c'est vous avez vu cette année, c'était je sais pas de l'ordre de quelque chose, je parle de mémoire comme plus de 250000 €. 50000 et 500000 pour euh pour d'autres hein, c'est ça 500000 500000 mais il y avait aussi une tranche à 250000.000 Voilà, le gouvernement d'une seule voix ou de plusieurs voix confirme mes chiffres.

C'était 250000 pour une personne seule et 500000 pour un ménage. Bonsoir monsieur le premier ministre. Thomas Soulier pour le Parisien aujourd'hui en France, vous avez esquissé certaines réformes, certaines par ordonnance au vu de l'état politique.

La lutte contre les fraudes sociales et fiscales, dites-vous, alors que Gabriel Atal a présenté et a mis en place un plan il y a quasiment 2 ans jour pour jour. Est-ce qu'il a servi à rien aussi sur la simplification ? Vous dites alors qu'il y a un texte qui sort en ce moment du parlement, est-ce que aussi celui-là vous dites aujourd'hui qu'il ne servira à rien ?

Pourquoi les Français vous croirez vous alors que les précédents gouvernements promettent les mêmes choses et ce depuis de décennies ? Parce que votre affirmation est inexacte. Il n'est pas vrai que ça n'a servi à rien.

C'est un pas. Mais le pas n'est pas suffisant. Le constat qu'on fait, vous le voyez contre les fraudes.

Le constat qu'on fait, je je vous ai indiqué quels étaient les quels étaient les chiffres de la différence entre les fraudes mises en évidence et le recouvrement. Le constat qu'on fait, c'est qu'on peut aller plus loin et les Français le et les Français le pensent. euh ma prime rénove, tout le monde a signalé euh des fraudes euh et ainsi de suite sur un un certain nombre de dispositifs euh qui qui sont extrêmement de ce point de vue-là risqués.

Donc il faut faire un pas en avant. Quant à la simplification, il y a un texte qui a été étudié devant l'Assemblée nationale. Je ne connais pas un député qui soit parfaitement satisfait euh du travail parlementaire, des débats parlementaires sur ce thème de la simplification.

Je pense qu'il faut aller beaucoup plus loin, avoir un plan cohérent. Au demeurant, comme vous le savez, les ordonnances, elles n'ont lieu que si le Parlement les accepte. Euh je pense qu'il faut aller beaucoup plus vite et beaucoup plus loin.

On ne peut pas, vous avez compris le le raisonnement que j'avais. Il y a plus de 200 milliards, 211 milliards dit le Sénat, même si on peut discuter sur les additions, il y a 211 milliards consacré aux entreprises. Euh et de ce point de vue-là, je pense qu'on peut diminuer ces subventions en accordant aux entreprises des libertés supplémentaires, des simplifications supplémentaires, sortir des dossiers invraisemblables parfois qu'il faut faire bureaucratiquement.

Vous savez que j'ai défendu longtemps l'idée que c'est l'administration qui remplisse les papiers quand Gérald Armana a fait la retenue à la source. C'est exactement ce qui s'est passé et tout le monde disait "On n'y arrivera jamais mais on y est arrivé." Et donc je pense que de ce point de vue-là, il y a d'énormes progrès à faire et qu'on ne les fera pas avec le train train habituel.

Le train train habituel, il n'aboutit pas. On progresse un peu de quelques de quelques centimètres mais on peut aller beaucoup plus loin. Bonjour monsieur Baou et je et je propose que qu'on mette au point ces simplifications ou ces débucatisations avec les professionnels eux-mêmes.

Bonjour monsieur le premier ministre. Anne Renault de l'agence France Press. Vous basez vos 44 près de 44 milliards d'économies sur la hausse tendantielle du budget 2026 et non sur la hausse des dépenses 2026 et non pas sur le budget 2025.

Sur quelles hypothèses vous vous basez cette hausse tendantielle des dépenses en 2026 ? Parce que si c'est sur basé sur 2025, c'est 25 milliards. J'ai du mal à vous suivre dans vos chiffres pour dire la vérité, mais c'est très c'est très simple.

Euh le budget progresse d'une année sur l'autre depuis depuis que le budget existe. Est-ce qu'on peut accepter cette dérive sur les comptes sociaux ? C'est au moins 10 milliards d'augmentation des dépenses.

C'est ce que vous appelez la hausse tendantielle. Sur quel sur quelles observations fondons-nous cette cette analyse de hausse ? pas sur ce qui se passe tous les jours parce que nous avons tous les mois l'augmentation de la hausse et Catherine Vautrin qui est là, elle pourra vous assurer que j'allais dire le dérapage, l'augmentation tendantielle comme on dit en terme choisis est évidemment de celle-là et c'est la même chose pour pour la masse salariale, c'est la même chose.

Et donc oui, nous considérons qu'il faut freiner ces dépenses. Voilà. Bonjour monsieur le premier ministre.

Romain Clusel pour RMC, vous avez annoncé le non remplacement de un fonctionnaire sur 3 qui partira à la retraite pour les années 202728 et cetera. Est-ce que les fonctionnaires qui font partie par exemple des enseignants, des policiers, des magistrats ou le personnel hospitalier seront concernés ? Par ailleurs, Nicolas Sarkozi avait mis en place une politique similaire de non remplacement de un fonctionnaire sur deux.

À l'époque, vous l'aviez critiqué. Est-ce que vous avez changé d'avis ? Moi, je suis pas sûr d'avoir critiqué sur ce point, mais il m'est arrivé de d'avoir en effet des divergences d'appréciation avec Nicolas Sarkozy.

Euh mais c'était il y a longtemps, vous l'avourez. Donc donc j'ai un peu oublié les détails, mais nous ne pouvons pas ignorer les évolutions démographiques et il faudra en effet que nous les regardions dans tous les secteurs. Catherine Vrain a rappelé, on avait 800000 naissances chaque année. on est presque à 600000.

Ça veut dire 25 % de naissance en moins. Oui, on est obligé de regarder ça, d'en tenir compte. Il se trouve que nous avons des classes de fonctionnaires, des années de naissance de fonctionnaires qui partent à la retraite qui sont des boomers comme vous dites.

Donc des classes très nombreuses. Bah, il faut profiter de ça pour arriver à réguler le nombre de fonctionnaires. Et le nombre de fonctionnaires si on compare avec tous les pays voisins, le nombre de fonctionnaires mérite d'être équilibré.

Voilà. Bonjour monsieur le premier ministre. Marie Dancer au journal La Croix.

Je rebondis sur la Je suis là. Bonjour monsieur le premier ministre. Je rebondis sur la question de ma conseur sur les 40 milliards.

C'est un chiffre qui est questionné par de nombreux économistes et la question serait pour vous et pour monsieur Lombard. Est-ce que est-ce que Bery peut donner en toute transparence les scénarios et les hypothèses en fait qui ont conduit à ce chiffre ? Je vais lui donner la parole mais c'est extrêmement simple.

Si nous voulons arriver à un déficit pour cette année de 4,6 % de notre produit intérieur, alors ça veut dire qu'il faut faire au moins 40 milliards de diminution des dépenses prévues. Qui veut l'un l'un de l'un ou l'une d'entre vous ? Bonjour.

Euh ce sera très précisément détaillé dans ce que nous appelons le tirer à part qui est le document que nous transpertons ce soir euh aux parlementaires. Mais si je résume, notre dépense publique en 2024, c'est 1693 milliards d'euros. Toute notre dépense publique.

Si nous ne prenons aucune mesure, ça augmente à 1754 milliards d'euros. Donc ça augmente de 61 milliards d'euros et les économies qui vous sont présentées, vous avez vu qu'il y avait une partie d'économie, une partie euh de travail et une partie fiscale vont représenter 30 milliards. C'est-à-dire que au lieu d'augmenter de + 61 milliards la dépense, nous n'allons l'augmenter que de 30 milliards.

Et c'est comme ça que nous calculons les économies. Tout cela sera précisément détaillé pour la sécurité sociale, pour les collectivités, pour l'État dans le document que nous transmettons ce soir au parlementaires et qui fera l'objet d'audition. demain.

Merci beaucoup.