L'Intégrale des questions au Gouvernement | 14/04/2026
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Avec vous, mes chers collègues, je voudrais que nous saluions les visages de la liberté. Cécile Coler, Jacques Paris, Olivier Grondau, Louis Arnaud et Benjamin Brière. Voilà, tous les cinq ont été retenus en otage en Iran.
Ils se sont rencontrés aujourd'hui et c'est beaucoup d'émotion pour la représentation nationale de vous accueillir ici et de vous voir libre et comme le dit Cécile, vive la vie. Alors la séance appelle alors j'ai reçu de madame Pascal Borde député de la 3e circonscription du gare une lettre m'informant qu'elle se démettait de son mandat de député à compté du 13 avril 2026 acte et donné de cette démission qui sera notifiée au premier ministre et par une communication du 13 avril 2026 le ministre de l'intérieur m'a informé que madame Pascal Bord est remplacée jus jusqu'au renouvellement de l'Assemblée nationale par madame Catherine de Longue Mingue, élu en même temps qu'elle à cet effet. Madame la députée, bienvenue à l'Assemblée nationale.
L'ordre du jour appelle les questions au gouvernement et la première question va être posée par monsieur Philippe Bolot pour le groupe démocrate. Merci beaucoup madame la présidente et merci à vous pour cet hommage à celles et ceux qui ont retrouvé la liberté. Ma question s'adresse à monsieur le ministre de l'intérieur.
Pour ce qui sera ma dernière question au gouvernement après 9 années sur ces bancs, je souhaite vous alerter, monsieur le ministre, sur un phénomène en pleine explosion qui ne peut plus être minimisé et qui n'a rien à dedan la consommation de protoxes d'azote. Ce que certains présentent encore comme un simple divertissement est devenu un véritable fléo de santé publique. Aujourd'hui, plein d'un jeune de moins de 35 ans sur 10 en a déjà consommé et derrière l'image trompeuse du gaz hilarant, la réalité est tout autre. atteinte neurologique grave, paralysie, perte de sensation, trouble de la vision, trouble de la coordination.
Ces usages mettent aussi en danger la vie d'autrui. Sous l'emprise du proto, des conducteurs provoquent des accidents parfois dramatiques qui brisent des vies et en deuil des familles. À ces conséquences sanitaires s'ajoute un coût croissant pour la collectivité.
Les bombons abandonnées s'accumulent dans l'espace public, dégrade le cadre de vie, provoque des explosions dans les incinérateurs, perturbe les chaînes de traitement des déchets, immobilise à grand frais les services municipaux, les syndicats de déchets et les forces de l'ordre. Monsieur le ministre, face à une banalisation inquiétante, nous ne pouvons plus attendre. Des initiatives parlementaires émergent.
Les propositions de loi sont en sont été déposées. Le gouvernement lui-même envisage de légiférer. Il est désormais impératif d'unir tous nos efforts pour adopter et adapter le le notre droit à la hauteur de ce défi.
La réponse doit être globale. Renforcer la prévention, encadrer strictement la vente, prévoir des sanctions dissuasives, donné davantage de moyens aux forces de l'ordre et créer de nouveaux délits pour l'inhalation, le transport sans motif légitime, la vente illégale et la conduite sous emprise. Il s'agit désormais d'endiguer un phénomène avant qu'il ne nous échappe pour protéger notre jeunesse.
Et je salue ici la la campagne de prévention lancée par la ministre Marie-Pierre Vedren qui entend montrer par des images choc les dégâts causés par ce fléau. Monsieur le ministre, quelle autre mesure concrète et rapide le gouvernement entend-il prendre pour stopper l'explosion de la consommation de protoxy d'azote et répondre enfin à l'urgence sanitaire, sécuritaire et environnementale qu'elle représente ? Merci beaucoup monsieur le député.
La parole est à monsieur Laurent Nunis. ministre de l'intérieur. Merci beaucoup madame la présidente, mesdames et messieurs les députés, monsieur le député, vous avez raison de souligner le le fléo que représente le protoxyde d'azote et sa consommation notamment par les plus jeunes.
Et vous le savez, c'est un problème que nous avons pris à à bras à bras le corps, hein. D'abord, nous avons introduit un certain nombre de mesures dans le projet de loi repost qui viendra bientôt en discussion parlementaire et nous créons trois délits, trois délits. le délit évidemment de de transport, le délit de consommation et c'est extrêmement important d'avoir créé ces trois délit.
Donc transport sans motif légitime, consommation et conduite sous l'état de protoxyde, vous l'avez souligné, il y a énormément d'accidents. Et puis une mesure de police administrative qui sera extrêmement importante, la possibilité de fermer administrativement les commerces qui se livrent à la commercialisation de ce type de produit à des dans des conditions qui sont totalement illégales. Vous savez que c'est un produit qui est réservé à un usage très particulier et donc il y aura la possibilité pour les préfets de fermer administrativement ce projet de loi.
Il viendra en discussion très vite et à d'abord au Sénat puis à l'Assemblée nationale. Je ne veux pas laisser à penser pour autant que rien n'est fait sur ce sujet. Beaucoup de maires de préfets prennent des arrêtés mais la sanction n'est que contraventionnel et donc il fallait créer un délit.
Et d'ailleurs pour la consommation, on aura la possibilité aussi d'avoir la notification, la verbalisation au travers de l'amende forfaitaire déluel. Donc il faut vraiment un choc d'autorité sur ce produit et il sera évidemment mis en place. Et puis vous avez raison, il faut une réponse globale monsieur le député.
Je vous rejoins évidemment tout à fait sur ce point. Il faut aussi beaucoup d'actions de prévention et je vous remercie d'ailleurs d'avoir salué l'action qui est menée par la ministre déléguée auprès de moi, Marie-Pierre Vedren qui a développé des actions de de promotion qui se déplacent sur le territoire national pour faire le bien expliquer les risques aux plus jeunes de la consommation du protoxyde d'azote, notamment les risques en terme de santé publique. et nous avons même mis en ligne diffusé y compris la télévision des vidéos sur les conséquences en terme de santé de la consommation du protoxyde d'azote qui sont des vidéos choc.
Voilà, monsieur le député, comptez sur nous pour continuer cette action déterminée contre la consommation de protoxyde d'azote. Merci beaucoup monsieur le ministre. La parole est à présent monsieur Nicolas Maisonnet pour le rassemblement national.
Merci. Merci madame la présidente. Au nom du groupe Rassemblement national, je voudrais à mon tour saluer celles et ceux qui ont retrouvé la liberté.
Nouvellement élu maire de Vauvre, je tiens à exprimer l'honneur et la fierté que j'ai eu à représenter pendant 6 ans les habitants de la 2è circonscription du gare. J'adresse j'adresse à chacun et en particulier aux collègues de mon groupe avec lesquels j'ai partagé cet engagement mais veœux de lucidité, de courage et de constance pour la réussite de la France. Ma question s'adresse à madame la ministre de l'énergie.
La guerre en Iran a brutalement rappelé une réalité que la Macronie a toujours refusé de voir. En matière de pouvoir d'achat, de souveraineté ou de croissance, l'accès à une énergie bon marché doit être une priorité absolue. Aujourd'hui, les Français renoncent à se déplacer.
Les petites entreprises voient leur marge s'effondrer. Les infirmières, les aides soignantes sont en difficulté. Les agriculteurs et les pêcheurs travaillent à perte. partout.
La même angoisse, c'est de ne plus pouvoir suivre à cause des factures qui ont explosé. Et que fait l'État à part prélever près de la moitié du prix de l'essence ? Rien ou presque rien.
À court terme, vous espériez une baisse de 5 à 10 centimes par litre d'essence. Pour l'instant, c'est à peine 1 centime. À long terme, votre gouvernement refuse toujours de relancer l'exploration de nouveaux gisements d'hydrocarbure comme nous vous l'avions proposé.
Pour s'en sortir et soutenir l'activité, l'État doit planifier, revoir la gestion de ses stocks stratégiques et surtout faciliter l'accès à l'essence en la taxant moins. La proposition du Rassemblement national de réduire à 5,5 % la TVA sur l'énergie est plus que jamais d'actualité. Même pour les agriculteurs et les pêch pêcheurs déjà exonérés de taxes sur le carburant, les mesures prises restent largement insuffisante.
Des aides directes doivent être renforcées afin d'éviter la disparition de ces filières essentielles. Ma question est donc simple. Allez-vous enfin agir pour faire baisser durablement le prix de l'essence ?
Merci monsieur le député. La parole est à madame Maude Brégon, ministre en charge de l'énergie. Merci madame la député.
Mesdames et messieurs les députés, monsieur le député m'étonnit d'abord vous le savez depuis le début nous avons les yeux rivés sur ce qui se passe au Moyen-Orient et votre question aurait probablement dû commencer par cela. On est dans une situation extrêmement volatile avec des prix qui fluctuent en fonction des prises de parole des grandes puissances et en premier lieu de Donald Trump. On s'est adapté depuis les premiers jours.
Dès les premiers jours du conflit, nous avons décidé à la demande du Premier ministre d'être au côté des agriculteurs, d'être au côté des pêcheurs parce que vous l'avez souligné et vous avez raison, il traverse une situation extrêmement difficile d'être au côté des transporteurs et d'apporter une aide d'urgence qui rende soutenable l'activité économique parce que derrière c'est des emplois, parce que derrière c'est des salaires et évidemment des enjeux sociaux extrêmement importants. nous adapterons ce dispositif autant que nécessaire dans les jours et dans les sommets d'avenir fonction d'une situation qui nous dépasse en tout cas qui dépasse le cadre purement franco-français. Nous avons dit depuis le départ que ces aides pouvaient être amplifiées, pouvaient être reconduites autant que de besoin encore une fois fonction de l'évolution du conflit.
Je note quand même que vous évoquez parmi les pistes pour faire baisser durablement le carburant. Alors la baisse de la TVA à 5,5 %. J'ai déjà eu l'occasion d'y répondre, 12 milliards d'euros euh qui aujourd'hui ne sont pas financés dans vos propositions.
Et ensuite, je note l'exploration, pardonnez-moi, de nouveaux gisements d'hydrocarbure. Et là, on a un désaccord effectivement fondamental sur l'approche qu'on a de l'énergie parce que nous, on considère qu'elle doit être décarbonée, qu'il faut électrifier et que pour ça, on a besoin des renouvelables et du nucléaire. certainement pas d'aller chercher de nouveaux gisements de pétrole ou de gaz de chiste que comme j'ai pu l'entendre dans le dans vos rangs.
Donc voilà, je j'en concluraiit là-dessus néanmoins, voilà, de façon très républicaine, je voudrais aussi vous souhaiter bon vent euh pour la suite de vos fonctions. Merci beaucoup madame la ministre. La parole est à présent à madame Nicole Dubréra pour le groupe ensemble pour la République.
Merci madame la présidente. Vive la vie à nos ex otages. Ma question s'adresse au ministre du travail et de solidarité.
Monsieur le ministre, vendredi dernier, l'Assemblée nationale examinait une position de loi attendue par des dizaines de milliers de commerçants dans notre pays dont l'objet était de permettre aux salariés de certains établissements et services de travailler le 1er mai sur la base du volontariat. Si cette date est symbolique avec un caractère ferrier et chamé qui ne saurait être mis en cause, elle est aussi une opportunité financière dans de nombreux secteurs. Pour la seule journée du 1er mai, la vente du Muger représente un chiffre d'affaires de 19 millions et demi d'euros pour les fleuristes.
Alors que certains groupes d'opposition ont fait une fois de plus le choix de l'obstruction sur un texte essentiel pour contribuer au dynamisme économique de notre pays. Le vote d'une motion de rejet préalable aurait dû permettre la tenue cet après-midi d'une commission mixte paritaire. Le gouvernement sous la pression syndicale a fait le choix de ne pas la convoquer.
Je déplore cette décision car si le dialogue social qui était possible depuis un an doit être pris en compte, il me semble que le respect des votes de notre assemblée l'est tout autant dans une démocratie parlementaire. Le groupe EPR par la voix de son président Gabriel Atal a toujours mis le travail au cœur de son action parlementaire. La liberté de pouvoir travailler est fondamentale et c'est précisément tout l'enjeu de ce texte qui n'entrera pas en vigueur le 1er mai.
Il semble toutefois capital de ne pas laisser l'insécurité juridique en matière d'emploi des salariés persister à cette date. Monsieur le ministre, qu'allons-nous répondre à ceux qui se lèvent tous les matins et ne comptent pas leurs heures, animés bien sûr par la seule ambition de vouloir travailler le 1er mai prochain qu'allons-nous répondre aux artisans verbalisés à hauteur de 750 € par salarié employé. C'est la raison pour laquelle je vous demande de préciser les mesures que le gouvernement a l'intention de prendre sur ce sujet et si des instructions seront données afin de ne pas pénaliser injustement nos artisans.
Je vous remercie. Merci beaucoup madame la députée. La parole est à monsieur Jean-Pierre Farandou, ministre du travail et des solidarités.
Bon, madame la présidente, mesdames et messieurs les députés, madame la députée du Bréchira, les inquiétudes exprimées par les organisations syndicales à l'approche de cette échéance sont légitimes, tout comme vous l'avez souligné, les demandes visant à sécuriser la situation des salariés, des artisans, notamment fleuristes et boulangers. Vous connaissez la proposition du gouvernement. J'ai pu la rappeler d'ailleurs ce matin à l'occasion d'une réunion de groupe à laquelle vous m'avez invité.
J'ai pu participer. J'ai parfaitement conscience de la signification particulière du 1er mai, de son statut spécial dans le code du travail, mais aussi de la nécessité de sécuriser juridiquement l'activité de nos fleuristes et de nos boulangers. Personne ici n'a voulu remettre en cause le caractère chamé, ferrier, rémunéré pour l'immense majorité des salariés du 1er mai, ni encore moins voler le 1er mai au français.
Notre objectif est clair et constant apporter une réponse durable à cette problématique. C'est la raison pour laquelle la méthode que nous employons en mettre en œuvre avec le Premier ministre depuis vendredi l' tout autant. privilégier un dialogue social de construction pour trouver les solutions.
Ce dialogue social ancré au plus près des réalités du terrain. J'ai réuni syndicales. Je rencontrerai tout à l'heure les organisations patronales professionnelles et demain les fédérations professionnelles, notamment les fleuristes et les boulangers artisanaux.
Les services du ministère seront informés des évolutions à venir ainsi que des orientations qui seront retenues dans les accords de branche qui seront travaillé dans les branches concernées. Et à partir du moment où ces accords de branche seront finalisés, nous les inscrirons dans une loi et tout ça sera fait en 2026 qui réglera la question pour le 1er mai 27. Nous ferons en 26 ce qui est nécessaire pour 27.
Il est certain que la question du premier 26 se pose et vous l'avez rappelé. Le gouvernement mettra en œuvre l'ensemble des leviers à sa disposition pour garantir la sécurité et la sérénité du travail des commerces de proximité. Nous en appellerons à l'intelligence collective de toutes les parties prenantes.
Je vous remercie. Merci beaucoup monsieur le ministre. La parole est à monsieur Adrien Clou pour la France insoumise.
Le 1er mai 2026 sera férier, chamé et payé. Grâce à la mobilisation populaire, nous avons déjoué la manœuvre conjointe de la Macronie et du RN qui voulait revenir sur 80 ans de conquête sociale. La lutte paye.
La lutte paye. Le groupe EP chwing le ministre rame et nous on respire. La lutte paye.
C'est la victoire de ces millions de travailleuses et travailleurs que vous vouliez envoyer au boulot dans 2 semaine contraint par leurs employeurs. C'est la victoire des artisans que vous vouliez liquider en les mettant en concurrence avec les grandes enseignes le 1er mai. C'est la victoire des démocrates horrifié par vos manœuvres sournoises pour contourner l'Assemblée nationale.
Désormais, nous vous demandons une circulaire au parquet pour que soit donné suite à tous les procès verbaux de l'inspection du travail. Arrêtez de luer l'inspection du travail. Respectez les fonctionnaires vous là-bas car vos contrôles ont toujours la même cible les travailleuses et les travailleurs.
Alors que de notre pays le travail est dur, qu'il blesse, qu'il tue, que 45 % des salariés ont des problèmes psychologiques liés à leur travail, et bien vous voulez les forcer à bosser une journée de plus. Ce qui rend malade, c'est votre politique, c'est la fin des CHSCT, c'est la liquidation de la médecine du travail, c'est l'abandon des malades de Covid long. Et voilà que vous annoncez, monsieur le ministre du travail, 750000 contrôles sur les salariés malades pour les envoyer de force au boulot.
Voilà pourquoi nous ne parlons jamais d'acquis sociaux mais bien de conquis sociaux. Car la bourgeoisie là-bas ne désarme jamais. Ça tombe mal.
Nous non plus, nous ne désarmons jamais. Rendez-vous dans la rue le 1er mai pour nous battre contre vous. Merci monsieur le député.
La parole est à monsieur Jean-Pierre Farandou, ministre du travail et de solidarité. Allez, un peu de silence, s'il vous plaît. Madame la présidente, mesdames et messieurs les députés, monsieur le député cloué.
Alors, je vous rassure, ce ne sont pas vos actions qui m'ont conduit à ajuster la position du gouvernement. Ce qui motive moi, c'est le respect de la démocratie sociale. Oui, ça ça m'intéresse.
Ce que je souhaite faire moi, c'est approfondir le dialogue social avec les partenaires sociaux. C'est le sens de la réunion que j'ai tenue hier et vous savez, elle a été féconde. Nous avons avancé.
J'ai toujours été je serai toujours d'ailleurs un fervant défenseur de dialogue social notamment pour les sujets liés au travail avec le premier ministre. Ce n'est pas un changement d'ambition. Nous avons l'ambition d'apporter la sécurisation juridique à ces artisans qui veulent travailler le 1er mai comme ils l'ont toujours fait, notamment les boulangers et les fleuristes.
Je tiens à vous repellerer que le gouvernement n'a jamais souhaité s'attaquer au 1er mai contre ce que certains ont pu dire. J'ai parfaitement conscience de la signification sociale de ce jour particulier et de son statut à part dans le code du travail et dans l'histoire de notre pays. Je souhaite donc redire avec force l'attachement du gouvernement à ce jour particulier, vous l'avez dit, ferrier, chamé et rémunéré.
Je tiens aussi à rappeler qu'il il existe bien aujourd'hui des dérogations dans la loi qui permettent à certains employeurs de faire appel le salarié le 1er mai. C'est quelque chose qui est connu. Ça permet d'ailleurs de d'assurer l'activité de des établissements quand elle ne peut pas être interrompue.
C'est en gros les termes de la loi. Sur la base de ces constats, j'ai donc réuni les syndicats hier après-midi. Je réunai les organisations patronales ce soir à 17h30 et demain les fédérations professionnelles particulièrement celles de des fleuristes et des boulangers artisanaux.
Avec le premier ministre, nous avons fait le choix de respecter le message exprimé par les partenaires sociaux car je le redis le dialogue social est un principe essentiel de notre action pour apporter des solutions solides aux difficultés rencontrées par les Français. Il nous faudra trouver une intervention législative pour boucler définitivement ce sujet du 1er mai. Monsieur le député cloué, je le vois bien comme moi, vous êtes attaché au dialogue social.
J'espère que vous le montrerez en votant l'accord conclu dans la loi que nous présenterons bientôt pour réformer l'assurance chômage. Je vous remercie. Merci beaucoup monsieur le ministre. 3 secondes monsieur Cloué.
Ça marche. Merci madame la présidente. Monsieur le ministre, pour nous la France est une histoire sociale.
Pas un tiroir caiss. Merci monsieur le député. La parole est à présent à monsieur Jean-Paul Leco pour le groupe gauche démocrate et républicaine.
Merci madame la présidente. Ma question s'adresse au premier ministre. La semaine dernière, alors que s'amorçait le cesser le feu entre l'Iran et les États-Unis, l'armée israélienne a bombardé à 100 reprises le Liban en moins de 10 minutes.
Beout, Sabanlieu le Liban Sud et la BCK. Des quartiers dansément peuplés, des zones civiles ciblées, sans avertissement, aucun, avec un bilan qui ne cesse de s'alourdir, plus de 300 morts et 2000 blessés. Ce schéma rappelle celui qui a suivi l'armée israélienne en Iran.
L'État d'Israël, son gouvernement ne fait pas la guerre à un régime en Iran ou à une faction politique armée au Liban. Il fait la guerre à tout un peuple et même à plusieurs peuples. Israël a décidé de mener une guerre d'anéantissement d'abord sur la Palestine, puis sur le Liban et enfin sur l'Iran.
Une guerre en totale violation du droit international, une violence inouie, disproportionnée, indiscriminée. Pourtant, Israël bénéficie toujours du soutien de ses alliés. Un soutien sans faille, inconditionnel, donnant non pas le droit de se défendre, mais de bafouer toutes les règles du droit international, tout standard d'humanité.
Qu'a fait la France pour arrêter ces massacres ? Des petites condamnations sans aucune sanction. Et ne nous dites pas encore une fois, ne nous dites pas encore une fois que vous avez participé à des négociations.
Monsieur le Premier ministre, oseriez-vous répondre cela aux familles des victimes libanaises des bombardements ? Plusieurs fois, nous avons demandé la suspension de l'accord entre l'Union européenne et Israël. Il y a dans cet accord une clause spécifique au respect des droits humains.
À quoi sert-elle si vous ne l'activez pas ? Soit ces vies ne valent rien et donc vous êtes d'accord. Merci beaucoup.
Soit vous dites enfin stop et vous vous unissez à l'Espagne pour faire suspendre. Merci beaucoup monsieur le député. La parole est à monsieur Jean-Noël Barreau, ministre de l'Europe et des affaires étrangères.
Merci madame la présidente. Mesdames et messieurs les députés, monsieur le député Jean-Paul Lecoque. La France reconnaît en Israël un peuple ami, un pays à la sécurité duquel nous sommes attachés depuis longtemps.
Un peuple qui a été frappé dans sa chair par l'attentat terroriste du 7 octobre. Mais la France condamne avec fermeté le gouvernement israélien et la politique qu'il mène chaque fois qu'elle contrevient au droit international et qu'ainsi elle hypothèque la sécurité du peuple israélien. Et ça a été le cas, vous l'avez rappelé, le 8 avril dernier lorsque le Liban a été ensanglanté par des frappes massives qui à Beou et dans d'autres villes du pays.
En moins de 10 minutes, on fait plus de 300 morts qui s'ajoutent aux 1500 morts depuis le début de la guerre de d'Israël et des États-Unis contre l'Iran, auquel s'ajoute des destructions d'infrastructures, des destructions de villages et le risque d'une d'une occupation prolongée du pays. C'est le cas à Gaza où l'aide humanitaire entre très insuffisamment et ne parvient pas à la population Gazaoui et palestinienne qui en a tant besoin. Et c'est le gars c'est le cas en 6 Jordanie où le gouvernement israélien maintient un blocus financier qui est inacceptable alors que s'accélère la colonisation illégale et qu'explose les violences des colons extrémistes en toute impunité.
Face à cela, à plusieurs reprises, nous avons pris des sanctions au niveau national comme au niveau européen. Un troisème paquet de sanction contre les colons extrémistes et violents et sur la table. Il a été bloqué jusqu'à dimanche dernier par une voie, un vote celui de la Hongrie.
Bien sûr, la Commission européenne dispose d'autres outils comme elle l'a fait l'été dernier en proposant le réexamen de l'accord d'association et nous l'avions soutenu à l'époque. Si la si la situation n'évolue pas, elle garde cette carte en main. En tout état de cause, c'est le gouvernement israélien qui doit changer sa politique, respecter le droit international et abandonner ses garçons faim.
Merci beaucoup, monsieur le ministre. La parole est à présent à madame Alexandra Masson pour le Rassemblement national. Merci madame la présidente.
Ma question s'adresse à monsieur le ministre de l'intérieur, monsieur Laurent Nunz. C'est avec beaucoup d'émotions que moi aussi je vais poser ma dernière question au gouvernement aujourd'hui car dans quelques jours, je vais quitter mon mandat de députés pour me consacrer pleinement à la ville de Menton et à l'agglomération de la Riviera française. Mais je ne pouvais pas partir, monsieur le ministre, sans évidemment vous interpeller une ultime fois sur le combat que je mène ici dans cet hémicycle depuis 2022, celui de la sécurité.
Menton est une ville frontière en première ligne. La balle les décisions prises ici à Paris ont des conséquences immédiates. Sur la frontière italienne, j'ai demandé des moyens renforcés pour la PAF face à des flux migratoires persistants et des réseaux de passeurs toujours plus organisés.
Les réponses ont été tardives et insuffisantes, mais c'est aussi la sécurité du quotidien qui se dégrade. Les effectifs de la police nationale à Menton sont en souseffectif chronique. Nos forces de l'ordre sont engagées mais épuisées, confronté à toujours plus de missions avec toujours moins de moyens.
À cela s'ajoute un commissariat de menton vétuste qui ne permet ni un accueil correct du public, ni des conditions de travail acceptables pour les fonctionnaires de police. J'ai demandé des renforts, un engagement clair de votre gouvernement pour ce commissariat et vous m'avez répondu par courrier que les effectifs étaient évidemment insuffisants mais qu'ils ne seront pas augmentés. Je vous le dis franchement droit dans les yeux.
C'est un mépris total pour cette postulation qu'il n'en peut plus de ne plus avoir les moyens qu'elle mérite. Alors, ma question est simple. Quand allez-vous enfin donner à Menton et à son agglomération les moyens humains et matériels nécessaires pour sa frontière comme pour sa sécurité ou faudra-t-il attendre 2027 et l'élection de Marine Le Pen pour que l'autorité de l'État soit réellement rétablie ?
Merci beaucoup madame la députée. La parole est à monsieur Laurent Nunes, ministre de l'intérieur. Madame la présidente, mesdames et messieurs les députés, madame la députée donc maire de Menton, quelques remarques à votre à votre question qui se veut très générale.
D'abord sur le contrôle de la frontière franco-italienne, vous savez que nous déployons des moyens très importants et nous réalisons beaucoup d'interpellations d'étrangers en situation régulière et nous avons des accords avec l'Italie qui nous permettent de les réadmettre et le taux de réadmission des individus interpellés en situation régulière est très important et comme vous le savez d'ailleurs, je me suis rendu dans les Alpes Maritimes pour visiter les effectifs en charge de ces sujets concernant les effectifs de Bentron comme les effectifs partout sur le territoire national. Depuis 2017, on a augmenté les forces de sécurité intérieure de 12000 effectifs. 12000 effectifs.
D'ailleurs, il y avait aussi une augmentation au dernier budget, celui-là même que vous n'avez pas voté. Celui-là même que vous n'avez pas voté. Donc les effectifs ont augmenté et c'est de ma responsabilité de veiller à une répartition qui corresponde à ce que représente la délinquence et j'y veille évidemment personnellement.
Et je vous ai répondu pour vous dire qu'à menton, si vous lisez bien mon courrier, moi je fais toujours des comparaisons, je remonte jusqu'à 2016-27. Les effectifs sont à un niveau que je considère comme étant satisfaisant, mais je vais évidemment regarder cette situation avec vous comme nouvelle maire de de Menton. Et puis je vous donner aussi quelques chiffres de l'activité de ce que sont les l'activité de de la lutte contre la délinquence des fonctionnaires de police dont je veux saluer l'action et vous avez vu qu'il y a certains items de la délinquence qui sont plutôt positifs et donc je m'en félicite et évidemment comme ministre de l'intérieur, madame madame la maire, je me tiens à votre disposition pour échanger sur tous ces sujets mais comme je le dis d'habitude à à vos députés de votre groupe qui prennent un malin malice à ne jamais me à ne jamais me donner les thèmes des questions, Voilà, c'est quand même plus sympathique quand on a le thème et qu'on peut au moins échanger.
En tout cas, en tout cas, soyez assurés, soyez assurés, madame la madame madame la député, soyez assuré que tout est mis en œuvre pour garantir la sécurité à menton comme partout sur le territoire national. Merci monsieur le ministre. 2 secondes.
Les 500 personnes que vous avez mis pour les titres de séjour aujourd'hui, moi je les veux pour les Français, pour la sécurité des Français. Merci madame la députée. Et donc avant de lui donner la parole, je suis heureuse de souhaiter en votre nom à tous la bienvenue à madame Dorine Bregman qui est devenue députée de la 7e circonscription de Paris le 10 avril dernier.
Bienvenue madame la députée, vous avez la parole. Je vous remercie madame la présidente. Ma question s'adresse à monsieur le ministre de l'éducation nationale.
Mes chers collègues, j'ai l'honneur de poser ma première question au gouvernement et j'en remercie mon groupe. Ma collègue Chantale Jourdan vous interrogeait ici même il y a 15 jours. Notre président groupe vous a envoyé un courrier.
Restez sans réponse à ce stade. Tous les élus socialistes se mobilisent auprès des communautés éducatives dans les territoires. Et face à votre obstination à supprimer 4000 postes d'enseignant à la prochaine rentrée, nous ne lâchons rien et continuons à dénoncer votre case de l'école publique.
Concrètement, ces suppressions de postes sont autant de fermeture d'école, de baisse de dotation horaire globale, de fin de certains enseignements, de manque d'accompagnement pour les élèves les plus en difficulté, autant d'attaques envers l'école publique, partout sur le territoire, en ruralité, dans les quartiers prioritaires, les pays des océans comme en milieu urbain et donc envers notre société tout entière. Je vous prends l'exemple du école de mars circonscription dans le 11e arrondissement de Paris. L'État annonce un effectif de 155 élèves qui ne correspond pas à la réalité et ne prend pas en compte les dernières inscriptions.
Au final, ce seront 21 élèves de plus qui feront leur rentrée. Et ce n'est pas faute de vous en avoir alerté, monsieur le ministre, par la directrice, les parents d'élèves, la ville de Paris. 21 élèves, c'est une classe entière, une classe que vous choisissez d'ignorer au mépris de la qualité de l'enseignement et du bien-être des élèves.
Comment justifiez-vous une telle sous-évaluation ? Comment pouvez-vous fermer une classe dans cette école parmi tant d'autres alors que vos services sont parfaitement informés ? Cette décision n'est pas seulement injuste, elle est incohérente, dangereuse pour l'avenir des élèves et inacceptable pour les familles.
Nos enfants méritent mieux que des calculs erronés et des portes qui se ferment. Plutôt que de redonner du souffle à l'école publique, vous choisissez de l'affaiblir. Plutôt que d'investir dans notre jeunesse, vous choisissez de la sacrifier.
Ainsi, vous rompez avec la promesse républicaine d'accueillir et d'émanciper toutes et tous. Bravo. Merci beaucoup madame la députée.
La parole est à monsieur Édouard Gfrey, ministre de l'éducation nationale. Merci madame la présidente, madame la députée Bregman. Bienvenue.
Tout d'abord, je me de vous présenter tous mes vœux pour votre pour votre nouveau mandat. Alors, vous avez pointé la situation effectivement démographique de maire générale et à Paris en particulier. De manière générale, je je le dis ici pour vous pour la première fois, mais je répète depuis déjà plusieurs semaines.
Nous sommes dans une situation démographique alarmante. J'ai fait publier pour la première fois, enfin j'ai fait établir et publier pour la première fois des données à 10 ans qui montrent que nous allons perdre 1,7 million d'élèves sur 11,8 aujourd'hui au cours des 10 prochaines années. Il se trouve que si on regarde la situation de Paris, vous avez déjà perdu 20 % de vos élèves en l'espace de 8 ans et Paris va perdre 30 % d'élèves supplémentaires de 2025 à 2035.
Autrement dit, en une quinzaine d'années, vous aurez perdu quasiment 45 % des élèves à Paris. Voilà, ça c'est la réalité. À partir de là, effectivement à partir de là, effectivement nous essayons de tenir compte de cette situation démographique et en même temps de diminuer le nombre d'élèves par classe.
Il se trouve qu'à Paris, puisque je reprends cet exemple, c'est assez vrai, vous êtes passé enfin Paris est passé en l'espace de quelques années de 23,7 élèves par classe à 20,1. Ce qui fait que Paris est l'une des éadies où le taux d'encadrement est le plus élevé. Maintenant, s'agissant de la situation particulière que vous évoquez, il se trouve comme vous le savez, il y a un processus ce qu'on appelle de carte scolaire.
Il y a des fermetures qui ont été annoncé, des ouvertures aussi, il faut pas l'oublier. À ma demande d'ailleurs dans le cadre du CDEN, un certain nombre d'ion de fermeture ont été réévalués. Il y en a donc moins de prévu.
Il en a une quinzaine de moins que ce qui avait été prévu au départ. Et s'il apparaît qu'effectivement il y a eu des erreurs dans les calculsement s'il y a des nouvelles inscriptions parce qu'il y a des déménagements, il y a toujours la possibilité d'ajuster et au mois de juin et au mois d'août pour ouvrir les classes là où c'est nécessaire. Donc nous verrons en cas d'espèce s'il y a le faire.
Si elle le faire, nous le ferons. Mais quoi qu'il arrive, nous devons avoir en tête que collectivement et en particulier à Paris, nous sommes face à une chute démographique majeure. Je vous remercie.
Merci beaucoup, monsieur le ministre. La parole est à présent à monsieur Jean-Claudre pour le groupe écologiste et social. Merci madame la présidente, madame la ministre de la santé.
Vendredi 10 avril, dernier jour de cours avant les vacances scolairire au lycée dans SN Saint-Géron. Une jeune fille de 15 ans en classe de seconde et un garçon du même âge. La première a fini sa journée au bloc où elle a été opérée en urgence.
Le second a été mis en examen pour tentative d'assassinat après lui avoir porté plusieurs coups de couteau. Durant les semaines qui ont précédé cette attaque, il était passé par les urgences psychiatriques. Sa détresse psychologique était connue.
C'est la seconde fois en un an qu'une élève est poignardée dans un lycée en leur atlantique. Une semaine plus tôt à Nant, 3000 personnes étaient réunies pour une course organisée par effervescence jeune. une association visant à prévenir le mal-être des jeunes créé par les parents de Lauren après sa mort tragique.
Aujourd'hui, ce sont des parents et des associations qui agissent et financent des projets là où l'État faillit. Mon département comme beaucoup d'autres est largement sous-doté en matière de pédopsychiatrie. À peine plus de 20 lits d'hospitalisation pour 1 million et demi d'habitants.
Dans ma circonscription, le pôle de psychiatrie infantoau juvénile est submergé par les demandes de consultation. En 2025 et 2026, vous avez déclaré la santé mentale grande cause nationale. Mais derrière les discours, rien le vide.
Cela fait des années que nous alertons sur les besoins qui n'ont jamais été aussi grands surtout chez les jeunes et sur les réponses qui restent si insuffisante pour ne pas dire absente. Certains nous expliqu nous expliqueront qu'il faut des portiques et des uniformes. Et à l'agendé à l'agenda pardon de l'Assemblée nationale fraude, sécurité, répression justice criminelle rien sur la santé et jamais rien sur la santé mentale, l'éducation ou la jeunesse.
Vous savez la meilleure façon de désarmer la main qui porte le couteau, c'est le repérage, la prévention et l'accompagnement. Il est urgent, vital même d'entendre la détresse de toutes les familles concernées et des jeunes qui souffrent. Madame la ministre, qu'attendez-vous pour faire de la santé mentale ?
Une question réellement prioritaire. Merci monsieur le député. La parole est à madame Stéphanie Riste, ministre de la santé.
Merci madame la présidente, monsieur le député Jean-Claude Rreau, merci pour votre question, même si elle est fait suite à un drame qu'il ne faut évidemment pas politiser. Vous le savez et vous avez raison. Vous le savez et vous avez raison.
La santé mentale de nos jeunes mais de tous est un enjeu pour notre gouvernement, un enjeu pour notre société collectivement. Un délégué interministériel sera nommé prochainement comme affirmé par le Premier ministre. Mais ce n'est pas tout.
Et vous savez pendant que nous parlons ici ou sur les réseaux, les gens travaillent sur le terrain, sur la santé mentale et notamment concernant les jeunes. Je dois le dire, nous avons d'une part augmenté les moyens les moyens budgétaires en terme de psychiatre. C'est 1000 psychiatres de plus par rapport à il y a 10 ans alors que le numérus claus baisse.
C'est aussi presque 1000 psychologues de plus ces 10 dernières années. Mais cela n'est pas tout. Effectivement, vous l'avez dit, il y a un rapport qui m'a été remis récemment sur la santé mentée des jeunes, que nous sommes en train d'instruire et notamment nous allons reprendre des propositions, notamment celles du repérage à partir de réseaux qui seront inclus dans les dans les CLM, les contrats locaux de santé mentale.
Et pour cela, nous allons aussi nous allons aussi nous appuyer sur tous les professionnels de terrain, que ce soit les psychiatres, pédopsychiatres, les infirmières de pratique avancée qui améliorent les parcours, mais aussi évidemment les médecins généralistes et tous les acteurs du quotidien. Il faut que nous puissions être une vraie force auprès des jeunes. Détection, donc repérage et accompagnement.
C'est aussi la lutte contre les addictions. Et je voudrais vous dire concernant l'année santé mentale qu'au mois de mai, j'aurai l'occasion de rassembler tous les acteurs et les parlementaires qui le souhaitent pour faire le bilan de l'année centale 2025 avec mes collègues puisque c'est des sujets interministériels, avec mes collègues. Donc la santé mentale 2025 et les perspectives que nous proposerons pour 2026.
Nous continuons à travailler sur ce sujet, c'est ensemble que nous pouvons y arriver. Merci beaucoup madame la ministre. La parole est à présent à monsieur Bernard Cheek pour le groupe UDR.
Merci madame la présidente. Ma question s'adresse à monsieur le ministre du travail. Monsieur le ministre, en France, il y a des gens qui se lèvent tôt, très tôt, quelquefois avant l'OBE.
Ils sont artisans, boulangers, pâtissiers, fleuristes. Ils tiennent leur commerce avec peu de salariés. Ils connaissent leurs clients souvent par leur prénom.
Leur commerces font vivre une famille anime quelquefois un quartier. Ils ne comprennent pas pourquoi le 1er mai la loi leur interdit d'ouvrir sous peine d'amende. Ces travailleurs ne réclament aucune subvention ni aucun privilège.
Ils veulent seulement exercer leur métier, vivre de leur travail. Ils veulent ouvrir, produire. Ils veulent mieux rémunérer leurs salariés également.
Une liberté ne se protège pas en devenant une contrainte et pourtant vous reculez. Vous pouviez avancer. Vous avez choisi d'abandonner sous la préson d'une gauche toujours hostile au travail indépendant.
Vous renoncez à agir. Ce renoncement n'est pas isolé. Il s'inscrit sur une ligne.
Vous avez présenté un budget socialiste. Vous prolongez aujourd'hui une politique socialiste. Vous encadrez, interdisez au lieu de faire confiance.
Cette loi prévoyait qu'un décret étant de la possibilité de travailler pour les salariés, des boulangeries et des fleuristes, mais aussi des chocolatiers et encore des cinémas. Tout cela sur la base du volontariat et avec une rémunération doublée pour les salariés. Contre la perte du pouvoir d'achat, vous empêcher les Français de gagner plus.
Alors, quand allez-vous cesser de céder aux pression et rendre enfin au commerce de proximité la liberté de travailler, y compris le 1er mai ? Quand allez-vous cesser de vous coucher devant face à l'extrême gauche pour écouter enfin nos entrepreneurs ? Monsieur le ministre, merci beaucoup, monsieur le député.
Et la parole est à Jean-Pierre Farandou, ministre du travail et des solidarités. Madame la présidente, mesdames et messieurs les députés, monsieur le député, que ce soit clair, la loi la loi telle qu'elle est aujourd'hui demande à être amendée. C'était bien ça l'objectif de cette proposition de loi.
La loi et la loi, la loi a été confirmée par un avis de la Cour de cassation en 2006. Les choses sont claires. Il y a une impasse et aujourd'hui dans l'état de la loi, il y a il y a une insécurité juridique qu'il faut qu'il faut résoudre.
C'est bien pour ça qu'une initiative parlementaire visait à la réseau et j'ai était d'ailleurs favorable à cette attention, à cette ambition. Nous ne changeons pas d'ambition. Le gouvernement est très clair.
Nous allons poser des actes alors passant davantage par le dialogue social. On voit bien qu'il y a eu une réaction sociale très forte. tous les syndicats se sont exprimés quelle que soit leur sensibilité pour dire que la chose n'était pas comprise.
Je pense que dans les éléments qui n'ont pas permis cette convergence, il y a eu peut-être aussi un élargissement mal compris euh des des possibilités pour les entreprises d'ouvrir le 1er mai. Le 1er mai n'est pas un jour comme un autre. Il faut l'admettre, il faut le comprendre.
C'est un jour qui a son histoire, c'est le jour des travailleuses et des travailleurs. On ne touche pas au 1er mai sans prendre quelques précautions et notamment d'en discuter suffisamment avec les partenaires sociaux. Donc l'ambition n'a pas changé.
La méthode passe par davantage de dialogue social. Nous avons discuté avec les partenaires sociaux sur les branches dans lesquelles nous recommanderons que les accords de branche précisent comment tout ça se le fera. Une loi une loi sera le réceptacle de l'ensemble de ces accords de branche.
Tout ça prendra quelques mois. On réglera ce sujet en 2026 pour que le sujet soit traité au 1er mai 2027. C'est un engagement que je prends aujourd'hui.
Vous allez me dire c'est un engagement qui n'engage que moi. Mais je le prends. Je le prends.
Voilà. Donc la valeur de travail, elle est chère pour moi aussi. Je suis tout à fait conscient que pour redresser ce pays, il faut travailler davantage.
Les jeunes, les seiors, les hommes, les femmes, les travailleurs en situation de handicap, tout le monde doit travailler. Je partage cette valeur travail. Nous avons d'ailleurs quelques lois qui se préparent où nous allons peut-être inciter davantage au travail.
Donc là-dessus, nous partageons cette valeur travail. Mais je crois qu'à un moment donné, devant le la sensibilité du sujet du 1er mai, il faut aussi savoir passer par un dialogue solaire suffisant pour que les choses se fassent proprement dans notre pays. Merci beaucoup, monsieur le ministre.
La parole est à présent madame Gabrielle Catala pour la France insoumise. Merci présidente. Monsieur le Premier ministre, 100 cites en 10 minutes.
Le 8 avril au Liban, Israël a bombardé sans sit en 10 minutes, quelques heures à peine après l'annonce d'un cesser le feu avec l'Iran. Plus de 300 personnes ont été assassinées en une seule journée. Au Liban, Israël a déjà ôté la vie à plus de 2000 personnes. 600 enfants ont été tués ou blessés.
À Gaza, le génocide se poursuit. En 6 Jordanie, le nettoyage ethnique se poursuit. 34 nouvelles colonies seront implantées et s'ajouteront au 68 déjà établi par le gouvernement Netaniaou depuis 2022.
L'action meurtrière d'Israël suit implacablement son cours. Face à elle, seules deux attitudes sont possibles pour un pays comme le nôtre. Le refus de l'impunité ou la complicité.
Le refus, c'est réclamer la suspension de l'accord d'association entre lieu et Israël comme l'a fait l'Espagne. Notre initiative citoyenne européenne a d'ailleurs atteint cette nuit le million de signatures pour contraindre la Commission européenne à suspendre cet accord. un record de rapidité pour une telle initiative sans aucun soutien et relais médiatique.
Mais votre gouvernement a choisi le camp de la complicité, absence de sanctions, livraison d'armes à Israël ou encore citation raciste quand monsieur Barreau fait sient les propos génocidaires de Goldamer. Même l'Italie de Madame Méloni a annoncé suspendre son accord de défense avec Israël. Pire encore, vous maintenez à l'ordre du jour la loiad qui essentialise nos compatriotes juifs pour vous en prendre à ceux qui dénoncent un génocide plutôt qu'à ceux qui le commettent.
Cinq rapporteurs des Nations- Unies vous appellent à retirer ce texte. Comptez-vous donner suite à leur demande ? Car en réalité, le vote de cette loi ne serait qu'un cadeau de plus au gouvernement suprémaciste de monsieur Netaniaah.
Monsieur le Premier ministre, un état qui a violé 1201 résolutions des Nations- Unies depuis 1947, qui extermine des civils dont des milliers d'enfants, tuent des casques bleus, installent des colonies illégales, annexe ses voisins, instaure la peine de mort raciste, peut-il être un allié de la France ? Merci madame la députée. La parole est à madame Aurore Berger, ministre de l'égalité entre les hommes et les femmes et de la lutte contre les discriminations.
Bon, monsieur le député, s'il vous plaît, vous n'avez pas la parole. Seule madame la ministre là. Merci.
Merci madame la présidente. Mesdames et messieurs les députés. Madame la députée, la France depuis le début, c'est-à-dire depuis le 7 octobre 2023, a tenu une ligne claire et sans aucune ambiguïté, la condamnation sans appel des attentats terroristes perpétrés par le Hamas qui a coûté la vie à 51 de nos compatriotes et une demande claire vis-à-vis d'Israël par rapport au soutien à la population civile.
La France a été le premier pays à se mobiliser pour l'aide humanitaire à Gaza, le premier pays à apporter son aide humanitaire à Gaza. Ce que vous faites dans votre question, c'est lier une situation géopolitique, une situation humanitaire que la France a systématiquement dénoncer avec clarté avec une proposition de loi avec une proposition de loi qui vise et sans ambiguïé à condamner les formes renouvelées d'antisémitisme dans notre pays et notre pays doit répondre avec clarté. Notre pays doit avec clarté condamner quand il y a des civils qui sont en souffrance. et apporter un soutien clair et sans ambiguïté.
Mais notre pays doit avec clarté combattre partout et tout le temps l'antisémitisme partout où il se trouve. J'invite toutes celles et ceux qui ont signé la pétition parfois sans la lire à lire le texte de la proposition de loi. À voir que dans le texte de la proposition de loi, il n'y a jamais, madame la députée, le mot Israël, le mot Israël n'y figure jamais.
Nouveau Israël n'y figure jamais. Je vous invite à lire ce texte. Je vous invite à voter un texte qui est un texte de protection vis-à-vis de nos compatriotes juifs.
Nos compatriotes juifs s'interrogent sur leur avenir dans notre pays, dans leur pays. Il ne doit y avoir aucune ambiguïé dans notre combat face à l'antisémitisme. Merci beaucoup madame la ministre.
La parole est à présent à monsieur Stéphane Vir pour le groupe Merci. Merci beaucoup madame la présidente. Monsieur le premier ministre, je souhaite vous interroger sur l'accès au droit dans le quotidien des Français.
Là où nos services publics devraient être présents, proches et accessibles, ils deviennent parfois lointain, parfois même absents. Nous votons ici des lois pour créer des droits pour répondre aux attentes des Français. Mais concrètement, ces lois ne sont pas toujours effectives, pas toujours appliquées et il est d'autant plus rageant de le constater ici même dans l'hémicycle.
Au recul des services publics s'ajoute la numérisation de l'État. Elle est utile certes, mais pour beaucoup elle constitue un obstacle. La fracture numérique est bien réelle.
Elle exclut les plus fragiles, les plus âgés et ceux qui vivent les plus éloignés des services publics. Et les chiffres hélas le confirment. D'ailleurs, la dépenseur des droits l'affirme dans ce rapport annuel.
Les réclamations liées à l'accès au services publics ont augmenté de 20 % en un an. C'est objectivement et factuellement le signe d'une dégradation réelle. Et derrière ces chiffres et vous le savez vous et moi, il y a des parcours de vie compliqués, des droits inaccessibles, des inégalités qui persistent dans les territoires.
Alors, monsieur le ministre, ma question est simple. Quelle mesure quelle mesure concrètes comptez-vous prendre pour renforcer la présence du service public dans les territoires ? Par ailleurs, comment garantir un accès réel au droits pour tous et comment lutter contre la fracture numérique ?
Je pense notamment au conseiller numérique, solution efficace, efficiente pour permettre la médiation numérique, l'accompagnement dans les démarches vers et vers l'autonomie numérique en lien avec Franc Services, mais dont l'avenir est complètement raboté compte tenu du recul de l'État pour le financement de ces solutions. Je le répète ici, voter des lois, nous le faisons et nous cherchons à le faire bien, c'est-à-dire créer des droits, aller vers le progrès, mais rendre applicable et accessible par tous ces droits est un appératif républicain. Ma question, monsieur le ministre, porte sur le quotidien concret de nombreux de nos concitoyens.
Merci beaucoup monsieur le député. La parole est à monsieur David Amiel, ministre en charge des comptes publics. Merci madame la présidente, mesdames et messieurs les députés.
Monsieur le député Vieri, vous avez rappelé à juste titre le rapport de la défenseur des droits qui effectivement soulligne l'augmentation, plus de 20 %, vous l'avez également dit, des réclamations faites au service public, faites en matière d'accès au service public. Je précise d'ailleurs que dans ces réclamations, près de la moitié, 45 % concernent le droit relatif aux étrangers. Et c'est la raison pour laquelle le gouvernement aé une modernisation des procédures pour accélérer le traitement des titres de séjour à la demande du Premier ministre. mon collègue ministre de l'intérieur Laurent Nunz est en train de le déployer parce que nous avons beaucoup de personnes en situation régulières qui se heurte un véritable parcours du combattant qui engorge les préfectures et qui évidemment les plonge dans des difficultés importantes.
Et puis il y a la question du numérique. Et là aussi vous avez évoqué à la fois ce que le numérique permettait d'apporter en terme de simplicité des démarches pour un grand nombre de nos compatriotes, mais aussi les difficultés qu'il pouvaient soulever quand on a des personnes qui sont éloignées de ces outils technologiques ou bien même pour des personnes qui sont habituées quand on a une situation complexe, difficile, qui ne rentre pas dans les cases habituels et pour ça le tout digital ne sera jamais la solution. On a besoin d'avoir une personne face à soi que l'on peut interroger et qui peut nous répondre.
C'est le but des du réseau des maisons France Services. Vous avez fait référence, plus de 2800 maisons France Service ont aujourd'hui déployées près de 1 million d'accompagnements tous les mois et nous allons continuer à renforcer ce réseau à la fois dans une logique d'aménagement du territoire pour qu'il soit disponible partout et dans une logique d'accès au droit. Et puis il y a également l'accès par téléphone parce qu'aujourd'hui on en parle très peu mais c'est souvent le premier moyen de contact pour les Français avec le service public.
Là aussi on a progressé ces dernières années. À la demande du premier ministre, nous allons renforcer un plan téléphone dans l'ensemble des services publics. Et je salue en particulier la direction générale des finances publiques et l'assurance maladie qui a d'ors et déjà réalisé des grands progrès ces derniers mois.
Merci beaucoup monsieur le ministre. La parole est à présent. Monsieur Laurent Marcangelie, président du groupe Horizon et indépendant.
Monsieur le président, merci madame la présidente. Monsieur le premier ministre, à 15 jours du 1er mai, une question que nous avions 1 an pour trancher reste entière. Depuis des décennies, le jour de la fête du travail, des commerçants ouvrent à l'aube, des fleuristes vendent du muguet, des commerçants servent leurs clients.
Mais depuis quelques années, ces commerçants, ces mêmes commerçants que nous connaissons tous, ils font l'objet de contrôle et de sanction qui mettent en péril une pratique pourtant ancrée dans nos habitudes. Et c'est pour mettre fin à cette insécurité juridique que le Sénat a adopté il y a un an déjà une proposition de loi attendue par des milliers de travailleurs. Vous savez, ces travailleurs qui ont envie de travailler.
Oui. Ces travailleurs qui ont envie de servir leurs clients. Ces travailleurs que nos collègues de LFI veulent faire poursuivre par la justice suite à la question qui a été posée et qui n'est pas véritablement digne de leur travail.
Inscrite à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale seulement vendredi dernier. Ce texte a fait l'objet d'une levée de bouclier fondé sur des arguments inexacts. Comme d'habitude sur beaucoup trop de textes dans cette assemblée.
Il faut le dire clairement, ce texte ne remettait nullement en cause l'acquis social du 1er mai qui demeure un jour férier chamé. Il vise simplement à éviter le contentieux que nous avons connu ces dernières années en permettant aux salariés des commerces concernés de travailler sur la base du volontariat et payer au double. Hier soir, devant cette pression, la pression de ceux qui ont réussi à faire croire que nous voulions supprimer la fête du travail, vous avez pris la décision de ne pas convoquer la commission mixte paritaire et de fait renoncer avoir ce texte appliqué avant le 1er mai.
Le groupe Horizon et indépendant le regrettent. Ma question est donc claire, monsieur le Premier ministre. dans les 15 jours qui nous séparent du 1er mai, quand en faire concrètement le gouvernement pour qu'aucun artisan, aucun fleuriste, aucun salarié volontaire ne fasse l'objet d'une sanction.
Nous voulons que le travail paye et non pas que les sanctions pleuvent sur celles et ceux qui se lèvent tôt pour travailler pour les Françaises et les Français. Merci monsieur le président. La parole est à monsieur le premier ministre.
Merci beaucoup madame la présidente de l'Assemblée nationale. Mesdames et messieurs les députés, monsieur le ministre président Marc Angélie. Merci pour votre question qui va me permettre de resynchroniser, je l'espère, l'ensemble des membres de cet hémicycle sur un sujet effectivement qui euh anime beaucoup les débats parmi tous les autres sujets brûlants de notre actualité par ailleurs, depuis plusieurs jours.
Il y a une initiative qui prospère dans le débat public depuis maintenant de nombreux mois voire années, qui est en effet pour être très précis parce que je pense que maintenant il va falloir être beaucoup plus précis qu'on l'a été qui vise à sécuriser quelque chose qui a toujours existé à savoir une convention collective qui protégeit l'activité spécifique des boulangeries. Il se trouve que cette convention collective a été fragilisée et donc il y a une initiative politique qui a été menée. Vous en avez été ?
Permettez-moi de pouvoir juste parler car si nous en sommes là, c'est une fois de plus parce que la France insoumise a introduit du désordre dans l'hémicycle en fin de semaine dernière et donc qu'il me soit permis de reprendre avec calme et méthode le fait que donc une initiative a été poussée. Vous l'avez défendu, je regarde le président Vokier, son groupe l'a défendu, le groupe Renaissance l'a défendu, le groupe Modem. Les discussions se sont fait jour partout en disant mais comment depuis des années quelque chose qui était possible pour nos boulangers peut du jour au lendemain être remis en question.
Deuxième chose, une proposition de loi a été effectivement votée par le Sénat, a été introduite ici même. Là, je diverge un peu quand même avec non pas ce que vous dites mais les éléments du débat public depuis maintenant 48 he c'est que j'ai l'impression que tout le monde ne l'a pas lu ce texte et que le texte de loi non seulement traite de la question des boulangeries, c'est entendu, des fleuristes, ça a été demandé, je regarde une fois plus Laurent Voquier, c'est entendu, mais enfin une autre liste de commerce beaucoup plus longue que les conventions collectives du passé et surtout, pardon monsieur le ministre, mais pas que les boulangeries artisanales. l'ensemble des chaînes de boulangerie industrielle.
Et moi, je suis désolé de le dire, au nom du gouvernement, je n'ai jamais dit que j'étais favorable à l'ouverture du travail le 1er mai pour les filières industrielles. Alors ensuite, évidemment, il y a eu cette motion de rejet. Je n'y reviens pas.
Une fois de plus, il y a un détournement en ce moment depuis clairement, je vais mettre les pieds dans le plat, depuis le lendemain des élections municipales, il y a une tentative d'obstruction quasiment systématique venue de la France insoumise qui crée un malaise dans l'hémicycle et qui vient rompre avec ce que nous avons réussi collectivement à faire à l'automne dernier pendant les discussions budgétaires. Or, on le sait tous, nous sommes français, on ouvre le droit du travail et le code du travail avec une main tremblante. Vous avez été ministre de la fonction publique.
C'est pas un syndicat qui a pris la plume dimanche en voyant que nous allions tout droit vers une commission mixe paritaire qui allait rouvrir des filières entières dont des boulangeries industrielles, des Fnac, un renvoi par décret sans le moindre débat. Mais si, monsieur le rapporteur général, c'est ce qu'il y a dans le texte. et le renvoi par décret le renvoi par décret a créé un doute et une peur qui fait que l'ensemble des syndicat de ce pays ont saisi le premier ministre et le gouvernement et le ministre du travail.
Alors après, il y a une culture politique qu'il faut assumer. Est-ce que lorsque les toutes les organisations syndicales du pays vous écrivent plus vous a été mis de la fonction publique, est-ce qu'il faut les envoyer promener ou est-ce qu'il faut les écouter ? Je considère, et il y a pas de surprise, c'est ce que j'ai dit à cette tribune lors de la déclaration de politique générale que par définition, il fallait respecter le dialogue social, il fallait respecter le paritarisme et comme l'a dit le ministre du travail, j'espère que ça se retranscrira dans l'ambiance des débats et dans les votes sur l'assurance chômage cette semaine parce que cette méthode a fonctionné.
Maintenant, de quoi parle-t-on pour avancer et continuer d'être précis ? Soit nous souhaitons, monsieur le rapporteur général Basin, soit nous souhaitons une ouverture large et par définition, c'est ce qu'a dit le ministre du travail, nous n'échapperons pas et je n'échapperai pas et je maintiendrai cette position qu'il faudra un dialogue branche par branche qui permettra de faire émerger de nouvelles conventions lesquelles pourront le cas échamp être transcrit dans la loi et auquel cas par définition rien ne pourra être fait avant le 1er mai 2027. Point virgule.
Si néanmoins on revient à l'esprit initial mais avec rigueur et précision sans faux semblant mais je sais que c'est ce que vous dites vous monsieur le rapporteur général mais vous voyez bien que je ne parle pas qu'à vous et à votre groupe parce que je vous sais soucieux de ça. Je remets, je resynchronise l'ensemble de l'hémicycle, me semble-t-il sur ce que nous souhaitons faire. Si on veut revenir uniquement au seul boulanger fleuriste à ouvrir mais au seul boulanger artisanaux, indépendant, commerçant de proximité, ce qui était l'intuition initiale, le mandat a été donné au ministre pour accélérer justement une discussion sociale adoc et trouver, je le crois parce que je pense que c'est possible et que personne, même à gauche de l'hémicycle songe d'un seul instant à mettre en échec nos boulangers de proximité sur quelque chose qui a déjà été entendu par nos anciens et sur lequel il s'agit tout simplement de récuriser quelque chose qui a été rendu plus insécure récemment par une jurisprudence.
Donc si on reprend, je pense que l'esprit de nos débats à l'automne dernier nous ont permis de faire un certain nombre de choses. Je souhaite convoquer de nouveau cet esprit et je crois que personne dans cet hmicycle a intérêt à balayer le dialogue social d'un revers de main. Et inversement, je forme le vœu que le calme revienne dans cette mystique, ce qui permettra de retravailler sereinement pour le service de l'intérêt général des Françaises et des Français.
Merci monsieur le premier ministre. La parole est à présent. Monsieur Aurélien Lopez Ligorie pour le Rassemblement national.
Ma question s'adresse au ministre de l'éducation. Monsieur le ministre, c'est avec émotion que je m'adresse à vous aujourd'hui puisque élu maire d'AGE, cette intervention sera ma dernière dans cet hémicycle et ce fut un honneur de représenter les Éoltés, les Français et le camp national ces quatre dernières années. L'héros vit une crise éducative et démographique qui touche toute la France.
Notre pays connaît une baisse de natalité. D'ici 2035, le nombre d'élèves devrait diminuer de 14 %. Cela pourrait être une opportunité pour des classes moins chargées, plus de suivi, relever le niveau scolaire, mais vous faites le choix inverse.
Ferme des classes et supprimer des postes. À Hagd, trois classes sont aujourd'hui menacées. En France, ce sont des centaines de classes qui disparaissent.
Pour votre gouvernement, l'éducation est devenue un fait administratif plus qu'une stratégie sur le temps long. On le voit aussi avec la carte scolaire. et avec votre inaction sur les zones d'éducation prioritaires.
Depuis 2019, la réforme est sans cesse repousser à Béisier, à Hagdes, partout en France. Des dizaines d'établissements attendent avec exploir espoir d'être classé en RP plus. Dans le quartier prioritaire d'AGE, c'est 46 % des familles qui vivent sous le seuil de pauvreté.
Cette ville cache coche toutes les cases pour être classé zones prioritaires et pourtant rien ne change. Les élèves décrochent, les enseignant s'épuisent et l'État reste spectateur. Alors monsieur le ministre, ma question est simple.
Confirmez-vous votre refus de créer de nouvelles zones d'éducation prioritaires ? Et c est le cas alors pour les élèves, pour les parents, pour les enseignants, c'est le merdag de qui vous le dit, changer de cap. Merci beaucoup monsieur le député.
La parole est à monsieur Édouard Gefrey, ministre de l'éducation nationale. Merci madame la présidente, monsieur le député Lezigor. Alors sur l'éducation prioritaire, nous avons un petit sujet.
Nous avons une carte, comme vous le savez, qui comporte 1097 réseaux, à peu près 391 en éducation prioritaire qu'on appelle renforcé, 361 pardon en éducation prioritaire renforcée qui tient compte effectivement de la concentration, la grande pouvreté. Cette carte, la vocation est révisée périodiquement, la dernière fois qu'elle l'a été, c'était en 2014. Elle est objectivement en partie obsolète.
Je l'ai dit dès mon arrivée. Nous avons normalement une petite difficulté, c'est que pour réviser cette carte, il faut à la fois définir les critères de révision puisque les critères de 2014 sont eux-mêmes obsolètes. Il faut faire un travail avec les collectivités locales parce que curieusement les collectivités et et les équipes d'ailleurs sont assez favorables éventuellement à une entrée en éducation prioritaire, beaucoup moins une sortie d'éducation prioritaire alors même que leur situation pour certaines s'est largement améliorée.
Et puis nous avons à synchroniser tout cela avec le mouvement des enseignants parce que je ne peux pas, pardonnez-moi, mais m'amuser à faire sortir un réseau de questions prioritaires sans que les enseignants étaient en mesure le cas échéant de pouvoir s'inscrire au mouvement pour pouvoir à leur tour se réorienter vers un autre réseau d'ucation présidential s'ils le souhaitent. Il faut donc en moyenne entre 15 et 18 mois. Si vous ajoutez à cela la période de réserve des élections municipales et la période de réserve des élections présidentielles, vous vous apercevez que j'ai un délai devant moi qui est assez court.
Et enfin, et accessoirement, il se trouve que j'ai tendance à à respecter le verdict des urnes et que je ne voudrais pas préompter une décision qui engagerait les prochaines présidentielles alors même que potentiellement c'est un débat qui peut être au cœur du débat public l'année prochaine. Donc qu'est-ce que je vais faire ? J'engage le travail technique.
J'engage le travail technique sur les critères et la carte de manière à ce que tout soit prêt pour mon successeur quel qu'il soit et de manière à ce que du coup tu puisses être synchronisé avec le prochain mouvement dans un an des professeurs et que donc la carte puisse être modifiée en temps utile. Je ne pourrais pas faire plus dans le délai qu' a le mien. Merci.
Merci beaucoup monsieur le ministre. La parole est à présent madame Josianne Cornelou pour le groupe droite républicaine. Merci madame la présidente.
Ma question s'adresse à monsieur le ministre de l'éducation nationale. Les derniers résultats PISA ont confirmé. Le niveau des élèves français s'effondre tant en mathématiques qu'en compréhension de l'écrit.
C'est la plus forte baisse jamais enregistrée. Ce n'est pas une surprise, c'est le résultat d'une politique. Car pendant que vous déplorez cela, vous continuez dans les territoires notamment ruraux de fermer des classes.
Dans ma seule circonscription, la deuxième de Sonéloire, ce sont 10 fermetures qui sont prévues à la rentrée prochaine. Ce sont des écoles rurales sacrifiées au nom du seul critère du nombre d'élèves par classe. Le regroupement pédagogique intercommunal de Gilie Surloire et de Saint-Aubin sur Loire voit une suppression de poste au motif que 14 élèves par classe est insuffisant quand dans le même temps en réseau d'éducation prioritaire, on dédouble les classes à 12 élèves avec un enseignement supplément un enseignant supplémentaire.
Monsieur le ministre, l'éducation doit toujours primer sur une vision comptable car nous en mesurons les conséquences. des classes à trois ou quatre niveaux des conditions d'apprentissage dégradé des enseignants sous pression. Mais ce sont aussi des enfants qui arrivent en classe fatigué avant même d'avoir ouvert leur cahier, des familles qui voient leur équilibre quotidien perturbé, des élus dont certains tout nouvellement élus qui subissent ces fermetures sans concertation préalable alors que l'école est souvent le dernier service de proximité et d'attractivité.
La France est l'un des pays européens avec les classes les plus chargées. Cette baisse démographique pourrait être une chance, une opportunité de réduire les effectifs pour mieux accompagner les élèves, notamment ceux en difficulté et pour soulager les enseignants et les enseignantes. Tant que cette politique de fermeture de classe se poursuivra dans les petites communes, tant que l'école rurale sera considérée comme une dépense à réduire plutôt qu'un bien commun à protéger, alors la fracture territoriale continuera de s'élargir et la ruralité de se dévitaliser.
Monsieur le ministre, allez-vous enfin entendre nos territoires et faire de l'école rurale une priorité absolue pour nos élèves pour que nos villages demeurent vivants, habités et dignes d'avenir ? Je vous remercie. Merci madame la députée.
La parole est à Édouard Jeffy, ministre de l'éducation nationale. Merci la présidente. Madame la députée Cornelou, vous avez bien voulu rappeler effectivement les éléments de ch démographique.
Je pas y revenir. Oui, nous avons une baisse massive de nos élèves et non, nous ne pouvons pas totalement l'ignorer. Quand on quand on perd 25 % de ces élèves en 15 ans, on ne peut pas ignorer le caractère sismique de la secousse à laquelle on est confronté.
Et quand dans certains territoires, c'est 40 ou 50 % des élèves, on ne peut pas l'ignorer. Ça c'est sûr. Deux.
Oui, vous avez raison. Notre contrat social depuis Guiso, si on monte si on fait un peu d'histoire du système éducatif, repose sur l'accessibilité territoriale de l'école et nous ne cherchons évidemment pas à fragiliser cela. Au contraire, je rappelle qu'aujourd'hui 30 % des 30 % des écoles en France sont en ruralité pour 18 % des élèves.
Et je rappelle aussi que 8 % de nos écoles comportent une seule classe. Vous parlaz tout à l'heure de multiniveaux mais moi j'ai des classes aujourd'hui où un élève peut faire toute sa scolarité en étant le seul de son niveau et c'est pas forcément un service pédagogique à lui rendre non plus. Il faut donc qu'on trouve un équilibre entre l'offre scolaire entre l'offre scolaire et l'aménagement du territoire.
Deux choses par rapport à ça. Il nous faut très clairement changer de braquet et transformer, vous avez raison d'ailleurs à difficulté en opportunité. Au passage d'ailleurs, on réduit le nombre d'élèves par classe.
Juste simplement pour la sonner, je vous le signale, c'est toujours intéressant. Vous êtes passé de 22,2 élèves par classe à 20,6 en l'espace de 5 ans. Pas inintéressant de savoir qu'on va dans ce sens-là.
Mais il nous faut surtout inverser la logique. Ça fait des années qu'on est pris dans une logique budgétaire annuelle où chaque année le nombre de postes supprimé en loi de finance ouctroyé se traduit par un une répartition ensuite par le ministère au niveau académique puis départemental. Cette année est été expérimentale.
J'inverse la méthode en partant de 15 départements pour voir ce que ça donne s'ils nous font remonter eux-mêmes leur projet de carte scolaire à 1 an, à 2 ans et à 3 ans pour déterminer le besoin en loi de finance. Et si ça fonctionne, je généraliserai la méthode l'année prochaine. Pour l'instant, on est sur 15 départements dont je communiquerai cette la semaine prochaine, mais c'est vraiment un changement de logiciel auquel on essaie de s'atteler.
Je vous remercie. Merci beaucoup, monsieur le ministre. La parole est à présent à monsieur Denis Figier pour le groupe socialiste.
Merci madame la présidente. Madame la ministre de la santé, vous l'avez évoqué le 12 février dernier, vous avez reçu le rapport issu d'une mission confiée à Yannique Nere de la grande cause nationale de santé mentale. Ce rapport est alarmant.
Aujourd'hui, en France, les troubles psychiques sont la première cause de mortalité de handicap chez les jeunes de 15-25 ans. Les auteurs décrivent des délais d'accès aux soins entre 2 et 5 ans pour des troubles psychotiques débutants. Ils peuvent aller jusqu'à près de 10 ans pour des troubles bipolaires.
Cela signifie pour ces jeunes qui basculent dans la crise des années d'érance et de galère. Cela signifie des entrées dans les soins par les urgences ou sous-contraintes avec un impact traumatique pour eux et pour leur famille. Cela signifie enfin un système décrit comme mfeuille illisible cloisonné où les silos entre l'éducation, le soin, le médico-social et protection de l'enfance font perdre des chances majeures.
Pourtant, les solutions existent. Le rapport formule 10 mesures d'urgence. Parmi elles la création d'un centre ressources national pour piloter l'intervention précoce, un maillage territorial de dispositifs dédiés, une formation généralisée des acteurs, un financement pérenne et pluriéannuel, un véritable parcours structuré de repérage, d'orientation et de soins.
Les auteurs rappellent également un point mis en exerg par la commission d'enquête sur les défaillances des politiques en matière de santé mentale et de handicap de mon collègue Sébastien Saintpasteur. 1 € investi dans l'intervention précoce peut générer jusqu'à 15 € de coût évités. Autrement dit, ne pas agir coûte plus cher humainement et financièrement.
Comme vient d'ailleurs de le dire mon collègue RA. Madame la ministre, ce rapport vous a été remis il y a maintenant plusieurs semaines. Quelle décision concrètes comptez-vous prendre à partir de ce rapport ?
Quel moyen financiers comptez-vous mobiliser pour sortir de l'expérimentation et entrer dans le déploiement ? Enfin, ces mesures feront-elles l'objet d'un texte législatif ou réglementaire et selon quel calendrier ? Parce que derrière ces chiffres, il y a des jeunes, monsieur le député, des parcours de vie qui peuvent basculer ou être sauvés et aujourd'hui ils attendent des réponses.
Merci monsieur le député. La parole est à madame Stéphanie Rist, ministre de la santé. Merci madame la présidente, monsieur le député FNER.
Merci. Nous savons tous ici la nécessité d'agir pour la santé mentale. C'est une évidence depuis ces dernières années, le nombre de prise en charge, par exemple entre 2022 et 2024 a augmenté de 100000 patients dans la file active ambulatoire ambulatoire.
Vous savez, en octobre 2024, Michel Barni, alors premier ministre lance la grande cause nationale qui a été reprise par le premier ministre Sébastien Lecnu pour l'année 2026. Je l'ai dit, j'aurai l'occasion avec tous les acteurs, avec des collègues ministres et avec les élus qui le souhaitent pouvoir faire le bilan de cette année 2025 et d'annoncer les perspectives nécessaires pour 2026. Mais depuis, en attendant, nous agissons.
Je dois dire que ces 10 dernières années, malgré un numérus claus qui et une démographie qui a baissé, c'est 1000 psychiatres de plus. Le nombre de psychologues a été multiplié par 2. En fait, c'est 35000 psychologues de plus.
Nous avons créé et développé la filière d'infirmière de pratique avancée en psychiatrie. Les euh CMP ont été augmentés d'un budget de 38 millions d'euros en 2 ans, 630 professionnels en plus. Mais il y a aussi des actions qui ont été menées, des actions pour tous avec 300000 personnes formées au soin de premier secours euh psy psychiatrique.
Le numéro 311 qui est le numéro d'appel pour risque du suicide que nous sommes en train de refonder mais qui euh fonctionne et puis pour les jeunes, c'est la sens de votre question, il y a ce rapport qui avait été proposé par le ministre Yannick Neder qui m'a été remis récemment. Nous sommes en train d'instruire les différentes propositions, mais je note réseaux nationaux de repérage et de proposition d'action pour ces jeunes. Nous renforçons aussi les maisons des euh adolescents et d'autres mesures notamment de lutte contre les addictions.
Merci beaucoup madame la ministre. Merci. La parole est à madame Catherine Iblé pour le groupe ensemble pour la République.
Merci. Alors, ma question s'adresse à monsieur le ministre de l'éducation nationale. Ces derniers mois, des témoignages bouleversants ont révéler les violences sexuelles et physiques subies par des enfants de la part d'animateur du périscolaire parisien au sein même de nos écoles maternelles et élémentaires.
En tant que vice-présidente de la commission d'enquête sur l'inceste, je peux témoigner de la violence inouie et de la destruction que provoquent les agressions sexuelles sur les enfants. Ainsi, notre groupe ensemble pour la République soutiendra la proposition de loi sur la lutte contre les violences en milieu scolaire porté par notre collègue Violette Spilbou. Derrière ces révélations, il y a des enfants qui auraient pu être protégés, entourés, écoutés et qui ne l'ont pas été.
Des familles meurtries, des agents mis en cause, auraient même été changés d'établissement plutôt que suspendu et signalé. Nous ne sommes plus face à des faits isolés. Je rappelle que depuis janvier, 78 animateurs ont été suspendus.
Cette crise révèle une faille structurelle majeure. Les activités périscolaires se déroulent dans l'enceinte de nos écoles mais dépendent exclusivement de la ville de Paris sans véritable articulation avec l'éducation nationale qui est responsable ici de la sécurité de nos enfants dans les écoles. Cette organisation cloisonnée crée un angle mort qui nuit au contrôle, au signalement et à la prévention.
Alors ma question est simple. Monsieur le ministre de l'éducation nationale, face à l'inaction de la ville de Paris et à son refus de saisir son inspection générale, le gouvernement est-il prêt à saisir conjointement l'inspection générale des affaires sociales et l'inspection générale de l'éducation, du sport et de la recherche pour faire toute la lumière sur les défaillances du périscolaire parisien et mettre en place un continuum entre le scolaire et le périscolaire. Je vous remercie.
Merci madame la députée. La parole est à monsieur Édouard Jef, ministre de l'éducation nationale. Merci madame la députée, merci ma présidente, merci B et et merci d'attirer une fois encore l'attention sur une situation qui euh est une situation criminelle.
On parle pas seulement de dysfonctionnement administratif, on parle de crime sur des mineurs avec toutes les conséquences que vous avez bien voulu rappeler. Deux types d'éléments par rapport à ça. Il y a effectivement un enjeu comme vous l'avez rappelé de de frontière entre guillemets administrativo juridique mais qui nous empêche pas d'agir.
D'abord, côté étudiation nationale, vous savez que j'ai depuis plusieurs semaines maintenant engagé un centre d'action assez fortes à la fois sur la détection et le repérage avec un guide unique notamment pour faire des signalements article 40 au procureur au porte et plainte avec la formation notamment de tous les directeurs d'école de la ville de Paris avec la création d'une déléguée aux droits de l'enfant de la porte à la porte c'est quelle que soit justement la personne qui est en situation de responsabilité et nous portons en cadre du projet de la protection de l'enfance des dispositions sur à la fois le contrôle d'honorabilité et sur une liste noire des agents publics qui se seraient rendu coupable de d'actes non pénalement répréhensibles mais néanmoins inacceptables sur des mineurs pour qu'il puisse plus être réembauché ni au sein de l'éducation nationale ni de manière générale au contact des mineurs. Du côté du périscolaire évidemment la situation relève comme vous le savez des collectivités territorielles ce qui n'interdit pas évidemment des contrôles. Je réponds au nom de Marina Ferrari qui a en charge ce portefeuille.
Nous avons augmenté des contrôles de 70 % en espace de 3 ans. 100 nouveaux personnel seront dédiés à ces contrôles. S'agissant en particulier donc du périscolaire parisien où donc le maire de Paris a annoncé un nouveau plan la matière.
Euh nous sommes en train de regarder la faisabilité d'une mission conjointe par les différentes inspections générales. Pour être tout à fait honnête avec vous, on est en train d'expertiser un tout petit peu le périmètre juridique parce qu'on a pas forcément le droit d'accéder à tout dans les mêmes conditions selon la nature du service rendu. Et donc Marina Ferré viendra vers vous très prochainement pour vous dire ce qu'il en est.
Mais en tout cas, c'est bien actuellement à l'étude. Je vous remercie. Merci beaucoup monsieur le ministre.
La parole est à présent madame Sandra Regol pour le groupe écologiste et social. Merci. Madame la présidente, madame la ministre, en mars 2024, nous nous inscrivions pardon à l'IVG dans la Constitution le lendemain alors que nous fêtions encore cette victoire historique.
Le planning familial de Strasbourg était tagué planning assassin. C'est que l'une des six dernières attaques que le planning a subi ces cinq dernières années. Et partout en France, c'est la même tendance glaçante qui se dessine malgré des plaintes systématiquement déposées, malgré le fait que les odeurs les auteurs revendique parfois même leurs actes, il n'y a ni arrêt des attaques ni pression sur les auteurs et leurs réseaux.
Les salariés ont peur et en climat d'insécurité plan sur les militants, les militantes comme sur les bénéficiaires du planning partout en France. Ça met en danger leur travail. Deux exemples très rapides.
En juin dernier dans le nord, stop IVG était tagué sur le planning. En mai dernier, dans les Alpes Maritimes, des militants du planning ont été harcelés et cyberharcelés par le collectif d'extrême droite Eros. Ces attaques, elles ne viennent pas de nulle part.
En rapport du forum parlementaire européen sur les droits et santé sexuelles et reproductif révèle ainsi que la France est 2e 2e pays d'Europe derrière la Hongrie a financé le plus les campagnes antigens antivg prohérapie de conversion et j'en passe. Derrière ces 166 millions d'euros investis on retrouve deux nébuleuses principalement celle de Pierre Édouard Serin et celle de la fondation Jérôme Leune. Alors que le financement de l'év lui disparaît, que les dotations au planning s'écroulent, ces réseaux d'extrême droite investissent des millions pour détruire nos droits, briser des vies, diffuser leur dangereuse idéologie jusqu'au cœur de de nos écoles dans les médias et dans la loi à travers cette assemblée.
Nos droits brûlent et vous regardez ailleurs. Aucune protection pour les plannings, aucun budget pour leur permettre de lutter à armes égales. Quand allez-vous réagir ? assurer leur protection et condamner ces réseaux qui les détruisent.
Merci madame la députée. La parole est à madame Aurore Berger, ministre en charge de l'égalité entre les femmes et les hommes. Merci madame la présidente, mesdames et messieurs les députés, madame la députée, c'est l'honneur de notre assemblée, c'est l'honneur du parlement d'avoir inscrit le droit et la liberté d'accès à l'avortement dans notre constitution.
C'était un travail transpartisan que nous avons réussi et nous l'avons réussi ensemble et jeudi devant la présidente Châelin. Mais il faut bien le dire clairement les antidroits et les anti-choix n'ont jamais désarmé dans notre pays. Jamais.
Ils ont continué et ils continuent à taguer, à menacer, à intimider, à financer et à chercher à désorienter les femmes ou jeunes femmes qui souhaiteraient avoir accès pleinement tout simplement à leur liberté désormais constitutionnelle d'accéder à l'IVG. Face à cela et vous le savez, nous agissons. Nous agissons évidemment pour protéger protéger ces lieux.
Je suis en contact régulier avec la présidente du planning familial justement pour garantir la protection des lieux en lien avec le ministère de l'intérieur, les accompagner sur des dépôts de plainte systématiques et c'est vrai que le planning malheureusement notamment à Strasbourg a été particulièrement et de très nombreuses vo ciblées. Je m'y étais rendu justement aussi pour leur témoigner du soutien du gouvernement et du soutien de l'État. les moyens aux associations ont plus que tripler ont plus que tripler en disant c'est vrai il faut le dire aussi que les moyens des collectivités local certaines collectivités locales ont eux parfois baissé mais les moyens de l'État non seulement n'ont pas baissé mais ont continué à augmenter et dans le budget que nous avions présenté et qui sera le budget de 2026 le soutien aux associations continue à augmenter et à être renforcé donc mobilisation générale mobilisation pour nos libertés, nos droits, nos choix d'acortement, d'accès à l'IVG partout sur le territoire évidemment et garantir cet accès libre soutien à nos associations et lutte très clair face à ceux qui préfèrent désinformer et ceux qui préfèrent désorienter, ceux qui préfèrent manipuler qui en France ne doivent pas pouvoir gagner.
Merci madame la ministre. Madame la députée, allez-y madame la ministre. Ce sont des mots.
La réalité c'est que ces réseaux agissent dans l'impunité la plus totale et vous n'en avez pas dit en mot. Vous les laissez donc agir, c'est de leur non assistance à droit en danger. Madame la députée, la séance des questions au gouvernement est terminée.
La séance est suspendue.
Édouard Geffray