Discours de François Asselineau pour l’inauguration du nouveau siège de l’UPR (Partie 1)
Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.
Mesdames et messieurs, merci d'être venus si nombreux à l'occasion de cette inauguration de notre nouveau siège de l'Union européenne républicaine. Au 28 ou 26 rue Bafroy, il y a une petite incertitude sur le numéro exact, mais grâce au mur de lumière qui est ici présent, et ensuite grâce aux enseignes que nous allons apposer dans les semaines qui viennent, il n'y aura plus d'hésitation à avoir. Alors, je vous prie de m'excuser de prendre la parole avec deux heures de retard sur l'horaire prévue.
C'est la durée d'une conférence, président. Comment ? C'est la durée d'une conférence, président.
Vous, ça va. On est habitués. Non, mais c'est parce que j'ai fait visiter les nouveaux locaux, le maximum de personnes, et ceux qui n'ont pas pu les visiter, je vais continuer ensuite, avec d'ailleurs même des personnes qui sont derrière moi, je continuerai à faire visiter nos locaux.
Nous avons...
Oui, M. Brousseau est sorti les toilettes, d'ailleurs. Je ne sais pas comment vous avez fait votre compte.
C'est vrai, je faisais visiter le studio d'enregistrement, il y a été vu, d'un seul coup, la porte des toilettes s'ouvre, j'ai vu que c'était Nosferatu qui allait sortir. C'était quelqu'un qui, d'ailleurs, à la Banque de France, doit apparaître comme Nosferatu. Parce que, en réalité, vous savez, les évolutions donnent raison à l'EPR, donnent raison aux analyses que j'ai faites depuis 11 ans, et donnent raison également aux analyses très pointues que Vincent Brousseau a faites, notamment de l'euro et de son évolution.
Si j'ai tenu tout particulièrement à faire l'inauguration aujourd'hui, c'est parce que nous sommes aujourd'hui le 27 mai 2018, et qu'il s'agit aujourd'hui du 75e anniversaire de la première réunion du Conseil national de la Résistance, qui s'est donc tenue le 27 mai 1943, rue Dufour, à Paris, dans le 6e arrondissement. Et vous me permettrez, en préambule de ce discours, de vous donner la liste exhaustive des personnalités qui ont participé à cette première réunion du Conseil national de la Résistance du 27 mai 1943, et dont on peut dire non seulement qu'ils sauvèrent, ils contribuèrent à sauver l'honneur de la France, l'honneur du pays, mais ils contribuèrent aussi à mettre sur pied un programme qui était le programme du Conseil national de la Résistance, qui fut acté en 1944, et qui a orienté pendant au moins 4 décennies l'avenir de notre pays, et qui a focalisé sur lui, en fait, l'accord unanime de la très grande majorité des Français, qu'ils fussent de droite, du centre ou de gauche. Le 27 mai 1943, disais-je, il y avait rue Dufour, Jean Moulin.
Jean Moulin, président, sur place de la session, Jean Moulin qui était un préfet, qui avait été préfet de Rélois, Jean Moulin qui avait rallié Charles de Gaulle dans la France libre, Jean Moulin auquel Charles de Gaulle avait demandé justement d'organiser la réunion, le rassemblement, de tous ceux qui voulaient que la France récupère son indépendance, sa souveraineté nationale, et chasse les envahisseurs nazis, chasse la barbarie hitlérienne du sol français. Jean Moulin fut donc le premier président, enfin le président c'était Charles de Gaulle, mais celui qui organisait ça pour le compte de Charles de Gaulle, rue Dufour, le 27 mai 1943, c'était Jean Moulin. Il était avec deux collaborateurs, Pierre Meunier et Robert Chambéron.
Il participait également à cette première réunion, Pierre Villon, du Front National, et ce n'était pas le Front National de notre époque, c'était le Front National de la Résistance, qui représentait le Parti Communiste français. Pierre Villon qui jouait un rôle très important dans la rédaction d'ailleurs du programme commun, du Conseil National de la Résistance, puisqu'il rédigea une grande partie du programme, et c'est notamment avec lui et grâce à lui qu'on lui doit les grandes conquêtes de la libération sur les nationalisations, la création notamment de la sécurité sociale, les grandes nationalisations dans les secteurs de l'énergie, la création d'EDF, de GDF, et également la nationalisation de la Banque de France, sur laquelle vous avez quelques visées que nous serons arrivés au pouvoir, je crois, en ce moment. Il n'y avait pas que Pierre Villon, il y avait également Roger Coquin, pour un autre mouvement de résistance qui s'appelait « Ceux de la libération ».
Jacques Lecomte Boinet, pour un autre mouvement de résistance qui s'appelait « Ceux de la résistance ». Charles Laurent, pour le mouvement de résistance qui s'appelait « Libération Nord ». Pascal Coppeau, pour « Libération Sud ».
Jacques-Henri Simon, pour l'organisation civile et militaire de la résistance. Claude Bourdet, pour « Combat ». Eugène Claudius Petit, pour « Front Tireur ».
C'étaient les différents représentants des mouvements de la résistance qui agissaient, bien sûr, dans la totale clandestinité, sous la beauté réelle. Il y avait également, dans cette réunion du 27 mai 1943, Louis Saillant, représentant la CGT, et Gaston Tessier, représentant la CFTC, c'est-à-dire les deux grands syndicats d'avant-guerre. Je rappelle, par exemple, comme vous le savez, que Force Ouvrière ne fut créée qu'en 1946.
C'est à l'instigation, d'ailleurs, de la CIA, mais on va dire que je suis encore complétiste. C'est pourtant la vérité. Il y avait également les représentants des six principaux partis politiques de la Troisième République défunte, c'est-à-dire entrer Mercier pour le BCF, qui n'existait pas, puisque c'était la section française de l'international communiste, créée au congrès d'autour de 1920.
André Le Troquer pour la SFIO, la section française de l'international ouvrière, l'ancêtre du Parti Socialiste. Marc Rucard pour le Parti Radical. Georges Bidoux pour le Parti Démocrate Chrétien, pour les démocrates chrétiens.
Joseph Lagnel pour l'alliance démocratique, c'est-à-dire la droite modérée et laïque. Et Jacques Debulb-Riedel pour la Fédération Républicaine, c'est-à-dire la droite conservatrice et catholique. C'est-à-dire que nous avions ainsi 19 personnes qui participèrent à cette réunion du 27 mai 1943 et qui représentaient un arc allant de la droite conservatrice et catholique, on pourrait dire Mme Boutin aujourd'hui, jusqu'au Parti communiste français, et qui se sont rassemblés, sachant qu'ils étaient en désaccord sur des tas de choses, et sachant qu'ils étaient en accord au moins sur une chose, c'est que si la France n'était plus une puissance indépendante, libre et souveraine, ça ne servait plus à rien de se battre puisque nous étions sous la boute de l'occupant.
Vous savez que Jean Boulin est mort de façon épouvantable au cours de l'année 1943 en déportation du côté de Metz, après les événements que vous connaissez, que Jean Boulin a été enterré d'une incessante, ou d'une incessante, a été déposée au Panthéon en 1964, le 19 décembre 1964, avec un discours extraordinairement émouvant d'André Malron, qui est un des plus, un des discours les plus émouvants, je crois, de toute l'histoire de France. Alors, moi, je voudrais ici rendre hommage à ces 19 personnes qui ont su aller au-delà de leurs oppositions et de leurs différences et se rassembler sur un objectif capital. Vous savez que le mouvement public que j'ai créé le 25 mars 2007, à l'occasion du 50e anniversaire du traité de Rome créant la construction européenne, s'est immédiatement inspiré de ses ancêtres du Conseil national de la résistance.
Nous avons...
J'ai présenté en 2011 un programme qui n'a pas varié, de même que la charte fondatrice de 2007 n'a pas varié d'une virgule. J'ai présenté un programme qui s'inspire étroitement de celui du Conseil national de la résistance et qui insiste notamment sur la réappropriation par l'État de tous les grands services publics à la française parce qu'au-delà de la résistance, au-delà du Conseil national de la résistance, au-delà du poids spécifique et conjonctuel du Parti communiste français au sortir de la guerre, il y a une vraie vieille tradition française qui remonte à la nuit des temps. C'est que les Français sont un peuple égalitariste, sont un peuple qui privilégie d'abord dans la justice sociale.
Les Français sont un peuple qui appartient à un pays qui a été créé par un État. C'est parce qu'il y a eu un noble, un roi qui était dans la plaine de France, au nord de Paris, où il s'était installé les Franken, au 5e siècle avec la plage du Christ. Moi, j'arrête pas, parce que sinon, ça va durer des heures.
Donc, nous avions un roi de France qui a étendu le pouvoir de la France à l'échelle qu'une...
François Asselineau