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Conférence de presseBFM TV (sur YouTube)· 23 octobre 2026 33 minActualité / polémiqueSécuritéÉconomie & entreprisesJusticeSolidarités & famille

LIGNE ROUGE - Manifestations du 24 octobre: la peur d'une nouvelle fièvre

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 30 %Défensif 70 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:49non_speechFait
    « La journée du 17 octobre, considérée par ce policier comme une journée d'une intensité sans précédent, pendant des heures, il a été confronté au casseurs et au pilleurs. »
  • 7:19non_speechFait
    « La manifestation du 17 octobre avait été identifiée comme une manifestation qui allait amener beaucoup de personnes appartenant à la mouvance de l'ultra gauche. »
  • 19:46non_speechFait
    « Un dispositif policier sous-dimensionné et en marge des cortèges. »
  • 20:30non_speechFait
    « Évidemment que ça n'est pas un succès, je vais pas vous dire le contraire. Je veux bien qu'il y ait eu évidemment des failles, qu'il y ait des responsabilités et j'assume la mienne en premier. »
  • 29:53non_speechFait
    « C'est une personne qui est fichée S fichier S comme appartenant à la mouvance de l'ultra gauche qui serait déjà connu des services de police pour violence sur personnes dépositaires de l'autorité publique. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 1,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

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Locuteur

Sur ce grand boulevard parisien, Raphaël prend la direction ce vendredi matin de sa concession de moto et de scooter. Non pas pour ouvrir la boutique comme d'habitude, mais plutôt pour tenter de ne pas tout perdre. Je suis en train de me préparer à la journée qui s'annonce demain. Comme vous pouvez le voir, on est en train de de déplacer les véhicules, de les mettre en sécurité dans un lieu sûr. On s'est déjà fait piller un magasin samedi dernier. On n pas envie que ça recommence. Le weekend dernier, lors de la manifestation, son autre magasin non loin d'ici est entièrement cassé et pillé. Comme on le voit sur ses images filmées par des voisins.

Des dizaines de motos et de scooters sont volées. L'un de ses employés lui envoie cette vidéo. Voilà. Tourné quelques minutes après les Tresto MP3 et les TR à zéro. Le reste ils ont tout volé. prendre nos dispositions, préfère vider nos showroom, perdre une journée de de chiffre d'affaires et d'exploitation parce qu'on a on aura rien à vendre aujourd'hui et que notre stock soit au moins protégé pour demain. On en est où pour pouvoir se retrouver à faire ce ce ce type de de déménagement alors que bah de base, ces motos, je suis censé les vendre et pas les cacher et pas les mettre en sécurité. Je comprends pas comment c'est possible qu'on puisse en arriver là dans notre pays.

Je suis très contrarié. Pour ce commerçant installé depuis près de 10 ans, les pertes se chiffrent déjà à plusieurs dizaines de milliers d'euros. On est à bout entre toutes les charges, les difficultés financières, la difficulté économique, le contexte actuel et là on a sentiment de se laisser abandonner par le par le pouvoir public. Donc franchement, je suis je suis abattu. Ouais. J'ai peur je pense comme tous les commerçants, comme tous les citoyens et je pense que personne n'a envie que ça recommence. Donc oui, évidemment que j'ai peur. C'est sûr. Comme lui, ils sont des milliers de commerçants encore traumatisés par ce qu'ils ont vu et vécu le weekend dernier.

Ils étaient quoi à 100 200 ou peut-être 300 ? J'en ai aucune idée. Mon mari, il a fait la garde toute la nuit le samedi. Il est il va refaire la même chose ce samedi. Bah ouais, on prie pour pas que ça soit aussi dégénérant que samedi dernier. L'objectif ? éviter les pillages, les sacages ou les incendies qui la semaine dernière ont ravagé la France au cours d'un weekend qui devait être celui de manifestation pacifique mais qui s'est transformé en émeudes urbaines. C'est une parole rare, celle d'un homme qui samedi dernier a assisté presque impuissant à la vague de violence qui a déferlé dans certains quartiers de la capitale.

Steve est policier, régulièrement déployé sur des opérations de maintien de l'ordre. J'ai jamais vu ça de pour moi ça fait déjà plus de 10 ans que je fais que je fais ce métier. Sincèrement c'est quelque chose d'inédit d'inédit en France. La journée du 17 octobre, considérée par ce policier comme une journée d'une intensité sans précédent, pendant des heures, il a été confronté au casseurs et au pilleurs. Dès les premières heures, on a constaté que il y avait plusieurs groupes qui qui se formaient, pas forcément des des Black Bob, mais des individus issus en fait des des quartiers. La particularité

3:53
Non speech

[musique]

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Locuteur

ces groupes qui sont facilement modulables qui se détachent, ils se connaissent pas forcément mais il s'habille en noir, ils sont gantés, cagoulés pour la plupart et moi j'ai quand même remarqué avec mes collègues que c'était beaucoup plus des émettiers qui étaient là pour profiter de la situation.

des de très jeune âge moi 16 17 18 ans une tension extrême et aujourd'hui il le reconnaît la peur a changé de camp on a tous peur moi personnellement c'est une peur qui est mesurée se passer quoi ils ont plus peur d'attaquer la police quand on est désarmé euh juridiquement quand on est désarmé sur le plan matériel sur le plan humain C'est des jetes projectiles, c'est des pierres, c'est des cheminers qui sortent des des trois, c'est des mortiers qui ont une capacité de de plus de 300 coups à la seconde et nous en face mais force de police ou de gendarmerie, ça nous déstabilise, ça nous met en danger. D'autant qu'il se prépare déjà à la prochaine mobilisation annoncée pour samedi.

samedi qui arrive, on pense que ça être la même intensité. On va être mobilisé, on va se serrer les coudes parce que si on abandonne, sincèrement, [musique] il y a plus personne. Voilà. Là, je constate que les commerçants ben ils essayent de s'organiser pour défendre en fait leur commerce mais ils se mettent aussi en danger. Ils sont même pas le paquet. On peut avoir des des bacs graves et on peut même risquer. J'espère que ça n'arrivera pas mais un mort ça ça sera regrettable.

5:48
Non speech

[musique]

5:49
Locuteur

Une crainte qui a poussé le gouvernement à mettre en place un dispositif de sécurité massif. dans l'ensemble du pays. On sera intraitable avec les casseurs, avec les pilleurs et avec tous ceux qui iront commettre des exaction. Donc on mobilisera 70000 personnes sur la gestion de ces différents événements. J'ai évidemment une pensée pour les fonctionnaires de police, les militaires de la gendarmerie qui vont se mobiliser demain et dont une partie d'ailleurs était en congé et sont donc revenus pour pouvoir encadrer, gérer ces événements et surtout surtout contenir les troubles à l'ordre public. Des moyens conséquents pour éviter le chaos de la semaine dernière.

6:33
Non speech

[musique]

6:35
Locuteur

Tout a commencé samedi après-midi avec d'abord les symboles de l'état qui sont directement visés par les casseurs. Ici à Lyon, c'est l'office du tourisme qui est incendié sous les acclamations de certains manifestants.

6:54
Non speech

[musique]

6:57
Locuteur

À Bordeaux, la maison préfectorale est retrouvée entièrement saccagée. Par là, par là. Reste là, reste là, reste là. Allez, merci. Ou ouy. Et à Marseille, certains casseurs parviennent même à pénétrer à l'intérieur de l'hôtel de Je ne comprends pas comment tout impunité des personnes ont pu pendant des heures massacrer ma vie sous les yeux. sous les yeux de personnes qui auraient dû intervenir. Je veux là aussi avoir la vérité sur ce qui s'est passé. Une chose est sûre, c'est que la manifestation du 17 octobre avait été identifiée comme une manifestation qui allait amener beaucoup de personnes appartenant à la mouvance de l'ultra gauche.

Ils sont environ 5000 à pouvoir agir comme ça en France d'après le renseignement territorial et ils ont été présents dans la manifestation samedi. Et on sait très bien que les symboles de l'État, les mairies, parfois les banques, parfois les grandes entreprises sont des cibles privilégiées pour les personnes d'ultraba gauche. À Marseille, la police est aussi ciblée. d'abord ce commissariat, puis ses véhicules et leurs occupants qui ici semble [musique] même devoir battre en retraite. À l'intérieur du fourgon, les policiers filment la scène. Quelle erreur ? Quelle erreur de débutant se refuse 2013 ?

Des violences, des dégradations qui ne reflètent qu'une seule facette de cette journée de mobilisation nationale contre la vie chère. Une journée gâchée pour ce manifestant marseillais. C'est parti totalement envie. On a même pas eu justement le temps de venir et de commencer à notre manifestation qui c'était déjà parti dans dans un chaos. Un chaos qui se poursuit le lendemain, dimanche en plein centre-ville de Paris. Les mêmes scènes de vol et d'émeutes sont filmées par des rivrins d'érés. Non mais regardez, regarde ça quoi. Au pied des immeubles, des dizaines de personnes habillées en noir, souvent cagoulé et masqué déambul. Bien sûr.

Avec des barrières et des barres de fer qu'elle trouve en chemin, elle monte des barricades. Ça mais regarde ça. D'après des soces policières, il y a eu une alliance, je cite [musique] inédite entre d'un côté l'ultra gauche et l'autre des jeunes de quartier populaire. Tout au long de la journée, les membres de l'Ultra gauche ont en quelque sorte reçu des renforts des jeunes de quartier populaire qui peut-être voyant derrière leur téléphone ou à la télévision que il y avait de la casse en ont profité par opportunité pour venir aussi casser dans des magasins et voler des marchandises. Ces groupes venus de toutes parts s'emprennent au magasin qu'ils croisent sur leur route.

Ici, c'est cette boutique de téléphonie mobile qui est prise pour cible là. Cette enseigne d'électroménager. Les pilleurs ont réussi à lever suffisamment le rideau de fer pour s'infiltrer à l'intérieur. En quelques secondes, les voleurs ressortent avec d'immenses cartons et n'hésitent pas à se filmer en direct sur les réseaux sociaux. Trottinette électrique. Trottinette électrique en direct les gars. En direct. Au même moment dans les rues voisines, les forces de l'ordre se déploient. Attention, ça va être le fight. Attention. et progresse pas à pas au milieu des feux de poubelle.

Dans le quartier [musique] des Hall G de mortier et gaz lacrymogène, ces compagnies de CRS chargent à plusieurs reprises pour tenter de disperser les pilleurs de chasse de chasse au pilleurs qui tente à chaque fois toutes les 5 10 minutes d'entrer dans des commerces. Des casseurs qui vont de magasin en magasin. La boutique de boxe où travail Julien Sapena n'a pas été épargné. En fait, bah ils ont cassé le rideau métallique, ils ont réussi à allumer la lumière de la boutique et pourtant caché la lumière.

Donc ils ont cassé et pendant 3h bah il y a eu des V et viens pour les gens lambda qui ont pris déjà plus dans la rue derrière et deux voitures qu'on a en [musique] photo avec les pages d'immatriculation pour remplir les produits qui avaient de la boutique. Ils ont les voit sortir avec des sacs remplis, des sacs de sport des même ils ont prené tellement ça tombait par terre. Donc ils ont tout tout dévalisé pendant 3h tranquillement même pas en courant sans stress sans rien en marchant tranquillement. Certains voleurs se font même passer pour les gérants du magasin et organisent un péage à l'entrée. Viens, viens. Tu peux pas. Vas-y, tu me payes.

Lorsque Julien Sapena et ses collègues arrivent sur place, il est 2h du matin. Les pilleurs sont partis. Les rayons de la boutique sont totalement vides. Ils nous ont tout volé, ils ont tout cassé. Il y a plus rien. Il y a plus rien. Il y a plus rien les gars. Les boîtes à chaussures par terre, les meubles la télé que vous voyez là cassé, ils ont arraché, tout ça s'est cassé. Et après, ils ont voulu aussi plein de produits. Il a 30 ans de souvenirs des gants dédicacés par Mohamed Ali qu'on nous a volé avec un certificat.

euh des gants dédicacés par des très grands champions de boxe et aussi il avait une collection de statuettes d'une vingtaine de statuettes de 30 ans de perte en fait de souvenirs. Un choc et un préjudice financier qu'il chiffre à hauteur de 70 voire 100000 €. Avec son patron, il tente le tout pour le tout. Pour retrouver la marchandise volée, ils épluchent les sites de revente sur internet jusqu'à trouver cette photo. C'est la photo, les shorts avec nos cintres, nos étiquettes avec nos prix sur le Bon Coin. C'était comme ça en fait.

des gants, des chaussures, des protègedants, des coquilles et il a même une paire de chaussures au pied comme vous pouvez voir de box qu'il a pris ici en même temps. Donc on a contacté la police, c'est passé en bio parisienne. Ils sont venus les chercher à 6h du matin le lendemain et justement bah quand ils sont les chercher bah en fait ils sont aperçus bah que c'était une fraterie de frères que leur téléphone on borné au même endroit par ici et les trois avaient des produits un maigre lot de consolation car de nombreux pilleurs reste insaissaissable juste à côté de la boutique de boxe sacagé un établissement très connu dans le quartier République la barique.

Sur ces images, les assaillants ravagent le bar restaurant puis finissent par y mettre le feu. Un cauchemar qu'a vécu Aline. Donc là, ils vont attaquer toutes toutes les portes en même temps après. Regarde, regarde, regarde. C'est pas un assaut ça ? Mais moi je le voyais pas ça. Moi je le voyais pas ça. De jours après les faits, la patronne de cette institution peine encore à réaliser. Était quoi ? 100 200 ou peut-être 300, j'en ai aucune idée. On a laissé piller parce que on n pas le choix. On s on est monté en haut et on savait pas qu'il y avait une incendie. On s'était réfléchi parce qu'on pouvait pas sortir. Il y a beaucoup qui est sorti.

Après, on a vu la fumée, donc on est on est on s'est échappé, hein. En quittant son bar, cette gérante est agressée physiquement par les casseur. Surage, les traces de cette attaque sont encore visibles. Il y avait des jeunes, des très très jeunes, mais c'est quand même des barbares et des et des animaux. Je vois pas de de de sens humaine. Je vois pas de de quelqu'un qui soit vraiment humain pour faire pour faire ça et pour détruire comme ça. Des bars, des magasins dévastés les uns après les autres en quelques minutes seulement. En plein cœur du maris, au milieu de la rue Rambuto à Paris, Cyril fait les 100 pas devant ce qu'il reste de son magasin. J'attends la police depuis maintenant 3h.

Je les ai eu en ligne. Ils m'ont dit "Touchez surtout à rien, on arrive. Ça fait 3h, j'attends, il se passe rien. Une patience mise à rue d'épreuve alors qu'il vient de découvrir l'état de sa boutique d'achat d'or entièrement vandalisé par les casseurs. C'est du pillage. [musique] C'est du pur pillage. C'est des gens qui viennent là pour piller voler voleurs. Et de toute façon, il les attrapent, ils les font sortir. J'ai vu une vidéo à la télé, ils étaient dans des habitations, dans des dans des couloirs. Qu'est-ce qu'ils ont fait ? Les policiers se sont mis en ligne, sortai dégager. Mais tu viens de les attraper. Allez, c'est fini. Tu les prends, c'est fini.

Non, les ordres c'est laisser les filer. C'est bien du délire. Donc il vont recommencer. Ils ont raison même. Allez-y, cassez tout. Allez-y, cassez tout. C'est la délicence d'un état qui est complètement à côté de la plaque aujourd'hui. Complètement. Après plusieurs heures d'attente, lassé de rester là sans rien faire, Cyril décide finalement de prendre les choses en main. Je suis obligé de prendre les mesures parce que des plaques, il y en a plus tellement disponibles partout. Elles font 2,50 sur 122. Donc il faut que je calcule et il faut que je laisse ça d'ouvert pour pas qu'il recasse. Parce que si je mets du bois, ils vont croire que c'est précieux à l'intérieur si je ferme tout.

Donc je suis obligé de laisser à moitié ouvert et fermer à moitié pour sécuriser que les gens s'abîment pas. Il prend alors la direction d'un magasin de bricolage à proximité. Nous le retrouvons quelques minutes plus tard, bien équipé avec ses achats. Ben, un kit visseuse, des embouts, des planches, ils les ont coupé à la bonne taille en tout cas, j'espère. Et on y va. C'est parti. Plus de choix, on s'improvise. Le système D, faute de mieux. Mais pour certains commerçants, ce barricader ne semble même plus suffisant pour espérer pouvoir sauver leur entreprise. Cédric travaille dans cette boutique de vélo et la semaine dernière, il a vu défiler les casseurs.

Ouais, on était là samedi, on était là, [musique] on était en confrontation, on essayait de sauver ce qui était sauvable. À la veille de cette nouvelle journée de mobilisation, Cédric ne compte pas se laisser faire. On en a parlé avec mes collègues de travail, il vi ils viendront, on [musique] sera là, on sera nous à l'intérieur. Si ça dégénère, ils rentreront à la maison et je resterai certainement seul pour pour essayer d'éviter le pire. Si ma vie est en danger, j'irai au combat. J'irai au combat si ma si je vois que je risque d'y laisser ma peau. [musique] Ça veut dire quoi ? Ester au combat ? Bah, j'aurais j'irai à la confrontation.

Si je suis acculé dans un coin que je peux pas m'enfuir ou autre, je vais pas me laisser démonter sans réagir hein. Préfère couler avec mon magasin. Je veux le voir. Je veux pas le voir décrépir de chez moi ou à la télévision. Je veux être là. Comment est-on arrivé là ? Y a-t-il eu un raté ? Le gouvernement avait pourtant été alerté par les services de renseignement français. Alors, comment expliquer ce manque d'anticipation la semaine dernière ? Ce qui s'est passé samedi est un fiasco à plusieurs titres parce que des notes de renseignement que d'ailleurs BFM a pu pour certaines consulter.

Annoncer du monde dans les rues, annoncer le profil de ce qui allait se trouver dans la rue, annoncer aussi que des lieux de pouvoir allaient être pris pour cible. Mais fiasco parce que les chiffres annoncés, les participants annoncent 800000 personnes. Au final, il y en a 550000 sur tout le territoire. Les renseignements ont annoncé entre 180 et 200000, moins de deux fois moins. Conséquence, [musique] un dispositif policier sous-dimensionné et en marge des cortèges. Des affrontements qui se poursuivent samedi soir jusque tard dans la nuit et qui recommencent dès le lendemain. Au fur et à mesure des heures, il y a une cellule de crise à Matignon.

en lien direct évidemment le Premier ministre, le ministre de l'intérieur qui voit ces images qui ont des remontées de terrain et qui se disent et ils le disent d'ailleurs, ils le formulent comme ça, il y a une perte de contrôle. Immédiatement, l'exécutif est pointé du doigt, considéré comme responsable de cet échec sécuritaire, Laurent Nugèz remet sa démission au président qui la refuse. Évidemment que ça n'est pas un succès, je vais pas vous dire le contraire. Je veux bien qu'il y ait eu évidemment des failles, qu'il y ait des responsabilités et j'assume la mienne en premier. Mais ne dites pas que nous avons laissé faire. Ça n'est pas acceptable. Ça n'est pas acceptable.

[musique] Sébastien Lecornu, lui tente d'esquisser un mais à coule pas. On a l'humilité d'aller devant le peuple français en disant voilà ce qu'on a réussi et voilà ce qu'on a merdé. Parce que comme dans toutes les opérations difficiles, il y a des choses qu'on réussit et il y a des choses qui merdent. Voilà, il faut le dire avec beaucoup de sang frroid et beaucoup de respect pour celles et ceux qui rendent le service de l'État. D'autant que le Premier ministre estime que les responsabilités sont partagées. Alors à l'Assemblée nationale, lorsqu'il est pris à partie par la France insoumise, il ne mâche pas ses mots et l'échange est tendu.

Monsieur le Premier ministre, [acclamation] vous êtes dangereux pour la démocratie. Vous ne gouvernez pas. Vous vous contentez de durer quand on n' plus rien à dire au pays, quand il ne vous reste que la répression, c'est le signe qu'il faut partir. Toujours la même rhtorique, celle qui consiste à semer le chaos et ensuite à se victimiser par le mensonge ou l'anathème. Madame la présidente Pano, je ne cherche pas à vous interdire. Personnellement, je veux vous combattre politiquement dans les urnes, dans le cadre d'un exercice démocratique comme je le fais à chaque fois avec vous. Je ne m'abrite pas derrière le service de l'État.

Je vous réponds à chaque fois droit dans les yeux pour une simple et bonne raison, c'est que nous n'avons pas peur. Vous ne nous faites pas peur. Mais là, on arrive à aussi l'expression euh de ce qui est le climat ambiant, de ce qu'est euh une classe politique ultra divisée, ultra polarisée et ça s'exprime dans cet échange. En fait, il y va parce que publiquement les insoumis et bien accusent le gouvernement et inversement. Et donc oui, il y a une forme, une volonté de mettre les points sur les i des deux côtés. Une clarification avec en ligne de mire au plus haut sommet de l'État la journée du samedi 24 octobre. Et signe de fébrilité, c'est le président lui-même qui reprend la main.

Partout où il y a une volonté de de manifester, de se regrouper, des demandes qui sont faites par des gens qui n'ont aucune légitimité pour cela, elles seront interdites par les préfets parce que c'est pas le moment. parce que nous voulons le retour au calme. Partout des organisations syndicales déposeront ces demandes. Elles seront examinées conformément à notre droit par les préfets, mais on leur proposera des tracés alternatifs pour protéger nos centr-villes et en particulier nos commerces et nos bâtiments publics. L'État est garanté de manifestation, c'est inscrit dans notre constitution.

Mais est-ce que au vu des risques, au vu des remontées, au vu des renseignements, il est prudent de laisser manifester, de laisser ces cortèges s'élancer ? C'est une vraie question de droit. Alors qu'on sait que vous avez des individueux qui veulent encore semer le désordre, c'est un équilibre très complexe. Des individus qui samedi dernier ont ravagé le magasin de scooter de Raphaël. Ce jeudi soir, nous retrouvons ce commerçant à son arrivée devant le commissariat où il vient porter plainte.

Je vais porter plainte premièrement pour bah pour l'assurance parce que c'est obligatoire pour faire le l'inventaire de ce qui a été volé, de ce qui et également pour pour une notion de justice qu'on a puquer parce qu'aujourd'hui j'ai le sentiment de m fait vraiment dépouiller et c'est un sentiment que j'accepte pas et j'ai besoin de de raconter ce qui s'est passé au force de l'ordre et qu'il puisse tout mettre en pour essayer de de retrouver ses auteurs. Par chance, il a récupéré des vidéos précieuses où l'on voit les pilleurs s'en prendre à son magasin. Des scènes filmées par sa voisine. Rien faire rien faire. Pas bien. S'il vous plaît, s'il vous plaît, s'il vous plaît.

C'est pas bien de faire ça. C'est pas ça. C'est pas ça les manifestations. C'est ça manifestation. Vous voulez arrêtez de faire ça arrêtez arrête de filmer arrête de fumer sur d'autres vidéos publiées sur les réseaux sociaux certains partent même avec l'un des scooters volés je vais leur apporter des images que j'ai réussi à me procurer via les réseaux via les voisins. Je vais leur apporter le témoignage de ce que j'ai pu constater et j'espère que ça aboutira quelque chose avec les les agents qui ont visiblement été mis sur le sur le sujet des vidéos notamment prises par les commerçants, par les voisins et par les gens même dans les manifestations.

Comme ce commerçant, ils sont nombreux à avoir déposé plainte depuis samedi. Dans le même temps, plus de 200 enquêteurs planchent sur des milliers d'heures de vidéos internet ou caméras de surveillance. Sur celle-ci, ils vont tenter d'identifier des visages et des noms de ceux qui ont semé le chaos lors des manifestations. En tout, 500 personnes ont été interpellées depuis la semaine dernière. Des casseurs, des pilleurs qui ces derniers jours ont été entendus au palais de justice de Paris. Dans quatre salles d'audience du tribunal, les comparutions immédiates s'enchaînent.

Parmi les dossiers examinés ce jour-là, celui d'un jeune homme de 21 ans défendu par Tristan Lolè, avocat au barreau de Melan. C'est quelqu'un qui a été interpellé parce que il était dans la manifestation. Il est venu dans la manifestation avec sa copine. C'est un étudiant de 21 ans en fait en BTS audiovisuel. Il veut devenir réalisateur de film et il a été interpellé parce qu'il s'est retrouvé au mauvais endroit au mauvais moment. Très clairement, on lui a reproché d'avoir lancé des pierres sur des des policiers, ce qui n'a ce que moi il me dit, il n'a jamais fait. On lui a reproché d'avoir mis une planche sur une barricade en bois.

Il me dit qu'effectivement, il l'a fait mais c'est parce qu'il y avait une poubelle qui cramait à côté. Alors il a lancé sur la barricade pour éviter que ça flambe. Et les CRS ou les les policiers ont chargé et malheureusement bah il a couru moins vite que les autres. Il a été interpellé et il a été interpellé sauvagement. À la barre, le jeune homme qui se présente avec un cocard à l'œil gauche s'avance et ni les faits qui lui sont reprochés. Mais la procureur, elle insiste, parle de violence d'une particulière intensité et requiert 5 mois de prison ferme avec mandat de dépôt. Il est finalement condamné à 6 mois avec surcis.

Pour moi, je pense qu'il n'aurait même pas dû être déclaré coupable des faits qu'on lui reprochait parce que sur un dossier comme ça, en temps normal, je lui aurais dit que je plaidrais à la relaxe et j'aurais cru à la relaxe. Moi, je trouve que c'est sévère par rapport à ce qu'on voit habituellement dans les tribunaux pour parfois des gens qui sont qui ont commis des infractions qui sont bien plus graves que celles qu'on reprochait à monsieur. Ce même jour, deux pilleurs ont eux été condamnés à des peines de 10 mois de prison en semierté ou 6 mois sous bracelet électronique. Une réponse judiciaire à Limoge aussi pour ceux qui s'en sont pris au symbole de la République.

Samedi après-midi, en marge du cortège des manifestants, des individus s'introduisent dans la mairie de la ville et décident de mettre le feu à l'édifice. Les flammes gagne la toiture. Puis c'est le ba froid qui s'embrase avant de s'effondrer. [acclamation] C'est tombé. C'est tombé. Sa mère. Le lendemain matin, les habitants découvrent effaré leur mairie ravagé entièrement calciné. J'aime le patrimoine, j'aime la démocratie. C'est un emblème fondamental de la République et je suis très attristé. Je me suis marié ici comme de nombreux lit moujot et je suis très triste. Une colère, une colère froide. Ça fait 22 ans que que j'habite Limoge.

Ça fait 22 ans que je passe pratiquement tous les jours devant cette mairie. Et aujourd'hui, c'est c'est désolant de l'avoir dans cet état. C'est c'est un monument historique. Je m'attendais pas à voir une scène de violence comme ça ici dans ma ville à Limage. Une violence inouie, des casseurs ultra déterminés qui ont totalement défiguré les lieux. À l'intérieur, il ne reste plus rien. Un champ de ruine que le maire de la ville n'a pas pu éviter.

Les policiers municipaux, vous savez, tout courageux qu'ils sont, ils ont pas les moyens et les équipements pour lutter contre 250 300 400 excités qui ont des mortiers, qui ont un bélier de 200 kg pour enfoncer la porte, qui ont des cocktails monotofs. C'est une scène de guerre urbaine auquelle on a assisté. Et d'ailleurs, quand une partie de ces gens sont rentrés dans l'hôtel de ville, ils ont menacé de mort les agents qui étaient là. Ils ont dit à l'agent de la loge qui gagne 1500 € par mois, on va te crever. Voilà. Donc, il y avait une volonté de tuer. Voilà, il y avait une volonté pour certains d'entre eux, il y avait une volonté de tuer.

L'un des suspects de l'incendie a ce mardi interpellé. un homme de 34 ans. C'est une personne qui est fichée S fichier S comme appartenant à la mouvance de l'ultra gauche qui serait déjà connu des services de police pour violence sur personnes dépositaires de l'autorité publique. C'est l'antenne des policiers du raide de Bordeaux qui a été mobilisé pour l'interpeller. Et généralement quand on mobilise le raide, c'est parce qu'on a des personnes qu'on considère comme dangereuses, peut-être armée et donc on veut mettre le maximum de chance de notre côté pour l'interpeller dans de bonnes conditions. La sous-direction antiterroriste a été saisie.

Un second suspect, âgé lui de 66 ans, a également été arrêté. Une information judiciaire est désormais ouverte notamment pour tentative de meurtre sur personnes dépositaires de l'autorité publique. Ces émeutes et ses condamnations ont offert un triste visage à une manifestation qui se voulait au départ pacifique. Pour éviter de revivre cela, le gouvernement a repris les rennes et [musique] la préfecture de police de Paris a proposé un itinéraire différent de celui choisi initialement par les manifestants. Un changement qui ne décourage pas les plus engagés prêts à poursuivre leur combat pour la jeunesse. On naacceptera pas de pas pouvoir manifester.

On n'acceptera pas que le gouvernement nous empêche de manifester. [acclamation] On a gagné l'autorisation de cette manifestation et ça ça a été grâce. Alors, sommes des étudiants et étudiantes et des syndicats qui nous ont aidé là-dessus. À l'arrière d'un camion Ben, Copelia Morau, militante du parti NPA, se réjouit. Après de nombreuses tractations, le gouvernement vient d'autoriser ce jeudi la manifestation interfac, d'abord annulé par la préfecture. Qu'alors que le gouvernement essaie de nous dire que la mobilisation dans la jeunesse s'essoufflerait, nous on montre que au contraire loin de s'essouffler en fait, on est en train de nous organiser surtout organiser les suites.

Il y a une prochaine manifestation samedi évidemment que l'interfac en sera. En attendant la mobilisation de ce samedi, c'est devant l'hôpital de la Pitié Salpétrière que des centaines d'étudiants ou membres du personnel médical ont organisé ce rassemblement comme une répétition générale avant le grand mouvement du weekend. On est étudiant en infirmier. Donc en fait on est payé 1 € de l'heure pendant nos stages dans des hôpitaux des épades qui sont totalement délaissées. On en a marre.

Donc on invite tout le monde à nous rejoindre samedi et même si euh évidemment le gouvernement et l'État, ils veulent absolument nous faire peur avec beaucoup de policiers partout, on continuera, on ira jusqu'au bout. Des jeunes déterminés. Mais combien seront-ils à se rassembler ce samedi ? C'est l'une des inconnues de cette nouvelle journée de manifestation placée sous haute tension.