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Discours / meetingJean-Luc Mélenchon (sur YouTube)· 15 février 2016 98 minAutoproduitFond programmatiqueÉconomie & entreprisesEnvironnement & énergieInstitutions & électionsSolidarités & famille

Conférence « L'Ère du peuple » au théâtre Déjazet

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 72 %Attaque 22 %Défensif 7 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:00Locuteur 1Fait
    « Le livre est paru pour la première fois en 2014 en septembre et je l'ai retravaillé beaucoup pour tenir compte des critiques qui m'avaient été présentées. »
  • 7:00Locuteur 1Chiffre
    « Sur les 1500 milliards de l'assurance vie stockée en France, 1 € sur 2 part en investissement dans la bulle financière à l'étranger. »
  • 9:00Locuteur 1Fait
    « La valeur d'échange s'est détachée de toute valeur d'usage. Une masse gigantesque de capitaux sans aucune contrepartie matérielle flotte au-dessus de toute activité. »
  • 11:00Locuteur 1Fait
    « L'unique écosystème compatible avec la vie humaine est en danger. »
  • 14:00Locuteur 1Promesse
    « Il faut sortir du nucléaire en bon ordre, de manière disciplinée, sans montrer du doigt qui que ce soit. »
  • 18:00Locuteur 1Promesse
    « La France doit être une puissance de paix et pour ça, elle doit se donner les moyens de l'être à commencer par sortir des fourgons de l'OTAN. »
  • 0:45Locuteur 1Fait
    « ils ont voté pour un programme aussi »
  • 3:30Locuteur 1Promesse
    « supprimer les droits du capital qui n'est pas investi pour plus de 10 ans dans l'entreprise »
  • 4:30Locuteur 1Promesse
    « mettre dans la constitution qu'on discutera pas le droit à l'interruption volontaire de grossesse à chaque alternance »
  • 5:30Locuteur 1Promesse
    « passer à la planification écologique »
  • 8:30Locuteur 1Fait
    « nous sommes la deuxième puissance du monde pour la contribution individuelle à l'espace »
  • 10:30Locuteur 1Chiffre
    « il faut 500 signatures pour pouvoir être candidat »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Applaudissements] Merci. Ça fait drôle parce que je sors de l'arrière scène et plouf. Vous êtes là dans le noir.

J'ai des petits lampions allumés. Je vois le premier rang. Bonjour à tout le monde.

Merci d'être là. Initialement, j'avais proposé une invitation pour une conférence sur mon livre L'air du peuple. Et entre-temps, alors que la rumeur brouissait que ce soir il se ferait d'une déclaration définitive et spectaculaire, celle-ci a eu lieu quelques jours auparavant, ce qui a eu deux effets. premièrement transformer un peu l'ambiance de cette soirée et deuxièmement de devoir anticiper des indignations prévues pour éclater un peu plus tard, d'où une certaine improvisation.

Le livre l'air du peuple, si je le crois bien adapté à ce moment, c'est qu'il est, pour ceux qui veulent en connaître davantage, ma carte d'identité politique à cet instant, pas seulement la mienne, celle de nombreux amis et camarades à qui j'ai beaucoup emprunté pour rédiger ceci. Le livre est paru pour la première fois en 2014 en septembre et je l'ai retravaillé beaucoup pour tenir compte des critiques qui m'avaient été présentées, des idées qui m'ont été suggérées surtout avec l'obsession, je ne sais pas si je suis parvenu, de le rendre d'accès plus facile, moins pénible pour qu'il n'a pas l'habitude de manier les livres et dans l'obligation que je me suis présenté comme littéraire. de rendre un peu plus fluide ceux qui n'étaient pas beaucoup et qui jargonnaient dans ma endroit.

Je le présente donc comme cons substantiel à son auteur comme aurait dit Montigne que je n'égale pas. C'est-à-dire que tel que ce récit, tel je suis et avec moi ceux qui partagent cet ensemble d'idées. Ils se reconnaîtront, j'en suis sûr.

Mais ce dont je suis absolument certain, c'est que nous avons besoin de ce type de document dans le moment politique que nous vivons. Avant d'y venir, je frustrerai trop d'observateurs si je ne disais rien de ce que l'on a dit. Pour moi, ça n'a aucune originalité.

C'est la même chose depuis tantôt 10 ans, c'est-à-dire depuis 2005 que je suis sorti du rang pour voter non avec la masse du peuple français contre toutes les belles personnes qui elles votaient oui. Si bien que ce sont les mêmes critiques, les mêmes personnalités, les mêmes éditorialistes et les mêmes journaux qui me présentent les mêmes objections. Je les règle en quelques mots.

Alors, je m'avancerai en solo. Mais non, mais non. Je ne suis pas un solo, je suis un déclencheur à l'image du mouvement que je voudrais déclencher.

Quelqu'un d'autre a dit "On n'a jamais vu une démarche aussi césarienne de la part de quelqu'un qui condamne la 5e République, mais alors condamner la pollution de l'air nous obligerait à ne pas respirer." Je suis un démocrate comme vous, en républicain. J'évolue dans les institutions dont le pays est doté et je tâche d'en tirer le mieux, y compris dans ce que je condamne le plus fermement de leur fonctionnement.

Mais sérieusement, j'ai prononcé les paroles inconvenantes. J'ai dit, je n'ai demandé l'autorisation à personne. J'ai quand même demandé la vie de pas mal de monde, mais l'autorisation non.

Et en tout cas, aucun parti. Alors cela me classerait aussitôt dans les césariens à bon parce que personne n'a remarqué qu'aujourd'hui une action honnête est difficilement menable si l'on se réclame de quoi ? De quelle partie ?

Est-ce que vous ne sauriez pas qu'il est devenu très difficile d'être à la fois socialiste et membre du Parti socialiste ? Est-ce que vous ne sauriez pas, bon passons le plus vite que c'est très difficile d'être de l'écologie politique et membre d'Europe écologie les ver ? Et si je pense à la souffrance d'abord de toutes ces personnes qui elles se sont reconnues dans ces organisations et dont je souhaite qu'elle ne se désespère pas parce qu'on a besoin de leur contribution au combat et puis après on peut balayer devant notre porte notamment pour ceux de mes amis qui me dispenseraient par leurs attentions d'avoir des ennemis quoi.

On aurait des raisons de plastronner devant le bilan héroïque des actions du front de gauche perdu dans le margouilli de ces alliances à géométrie variable illisible incompréhensible dirigé par des dirigeants qui consacrent plus de temps à se faire des crocheppied et se donner des tacles qu'à essayer d'entraîner les autres. Bon voilà c'est ça la vérité. Alors, j'arrête pas d'entendre parler du casting.

C'est le mot, vous savez. Des fois, il y a un mot, il tourne, il tourne, il tourne à la fin. Mais enfin, un casting, c'est au cinéma.

Je fais pas de cinéma, moi. Je joue pas la comédie. Je dis ce que j'ai à dire avec mes amis, quoi qu'il m'en coûte.

Mais si vous n'aimez pas les castings, alors pourquoi me sommez-vous de venir dans des réunions à l'appel d'une quarantaine d'appelants ? Et si vous aimez tant la discussion sur le programme, alors bienvenue, bienvenue, bienvenue comme vous auriez pu venir, mes amis, pas vous, ceux à qui je m'adresse à travers vous, vous savez bien qui. comme ils auraient été bienvenus lorsque nous organisions les assises sur l'écosocialisme et nous avons présenté les 18 thèses et comme nous avons souffert de voir que non ça ne les intéressait pas ou à la conférence sur le plan B en Europe où sont venus tous les intellectuels de toute l'Europe [Applaudissements] et quand mon livre est paru en 2014 juge qu'il méritait mieux que d'être traité de manifeste du populisme encore que sur le populisme, il y a un débat, on pourrait l'avoir.

Bref, ça va, j'ai sacrifié au rit et maintenant je vous parler de ce qui compte, le contexte dans lequel nous sommes et dont ce livre traite. Mais je ne résiste pas au plaisir de répondre une dernière fois à l'argument selon lequel je serai seul. Le dernier qui m'a fait ça s'appelait Causac.

Alors qu'il est, je me demande lequel des deux est le plus seul. En tout cas, ce que je sais, c'est que 5 jours après le lancement de ma proposition de candidature, j'ai le plaisir de vous informer qu'à cette heure, nous sommes déjà 40000 avec 200 groupes d'appui. C'est moins bien que si c'était mieux.

Mais déjà, savourons ce qui est fait. 40000 400 insoumis et bien il en manque beaucoup. Et quoi que j'ai pu dire auparavant avec la langue piquante que vous me connaissez, je peux dire qu'avec tous ces 40000 qui m'entourent, nous ouvrons grand les bras à tous ceux qui veulent nous rejoindre, quel qu'il soit, qu'ils aient ou non une carte de parti, qu'ils aient un passé de militants, qu'il n'en ai pas.

Il leur suffit qu'ils aient la claire conscience du fait que ce monde ne peut plus continuer pour qu'ils aient en quelque sorte acquis le droit d'entrer dans nos rangs. Alors l'essentiel si 2017 est une élection importante, c'est parce qu'elle se déroule dans une des principales puissances du monde, c'est-à-dire à un endroit où se trouve réunis des moyens d'action qui ne sont pas réunis ailleurs et sur lesquels nous pouvons nous appuyer et les mettre à la disposition de l'humanité universelle au moment où elle va rencontrer des bouleversements inouis et qu'elle va les rencontrer avec des mots. qui ne désigne plus les choses telles qu'elles étaient quand ces mots furent inventés.

Non, il n'y a pas de crise car plus jamais le monde ne reviendra au point d'équilibre précédent. Une crise, c'est un état d'instabilité provisoire. L'humanité est entrée en bifurcation, c'est-à-dire en changement total de trajectoire.

Et c'est ce changement total de trajectoire dans quatre domaines au moins qui surplombe toutes les réalités, toutes les décision et qui nous oblige à penser, quelle que soit la décision que nous ayons à prendre en grand, en global et non en misérables intrigues et arrangements qui correspondent à l'ancien monde. La première de ces bifurcations énormes dans l'histoire humaine, c'est que pour la première fois, la valeur d'échange s'est détachée de toute valeur d'usage. Une masse gigantesque de capitaux sans aucune contrepartie matérielle flotte au-dessus de toute activité, les surplombes et les domines et de temps à autre opère en son sein des mouvements brutaux de spéculation qui déséquilibrent toute la bulle et tout ce qui se trouve en dessous menaçant de tout détruire de l'économie réelle dans lesquelles dans laquelle elle fait une ponction sans cesse plus grande mais aussi de tous les échanges.

Nous sommes dans cette situation. Ce livre écrit en 2014, présenter le mécanisme de formation de la bulle. Je ne l'ai pas inventé.

Combien d'association comme attaque, comme Copernie, comme d'autres ? Combien d'intellectuels ont décrit tout cela si brillamment ? et il ne faudra en tenir aucun compte dans la réflexion politique.

On ferait comme si rien de tout ça n'était vrai. Imaginons que si chaque jour s'échange 40 milliards de biens réels, il s'échange 4000 milliards dans la bulle financière. Les taux de profit qui s'opèrent à l'intérieur de cette bulle financière sans sans aucune comparaison avec ce qui se prélevait dans le passé dans l'économie réelle.

Là où on prenait 4 %, ils prennent du 18, du 20 et même du 30. Parfois tout est bon pour accumuler, y compris les catastrophes et les crises, y compris les catastrophes et les crises financières. Telle est la réalité qui fait que les crises du capitalisme se rapprochent, sont resserrées les plus de plus en plus l'une après l'autre et que nous sommes en train de vivre l'amorce d'une nouvelle crise généralisée alors que les effets de la précédente n'ont toujours pas été amortis.

Mais la conséquence principale de la précédente crise de 2008, c'est que la terre entière a été mise à contribution pour combler les déficits et les catastrophes bancaires et que la gestion de la dette est devenue un mode de gestion des sociétés toutes entières. C'est le cas dans la vieille Europe où la dette surplombe toutes les décisions politiques et où tous les peuples sont mis à contribution pour la régler et elle d'abord et avant toute autre chose, mais en même temps dans la vie intime de chacun d'entre nous. Car là où le capital pour augmenter ses accumulations n'a qu'une variable sur laquelle il peut jouer, c'est-à-dire la valeur du travail, il faut pour que la consommation dure que le crédit aille sant.

Si bien que le capitalisme financier n'est pas seulement entré dans notre vie quotidienne par les destructions qui l'opèrent lorsqu'il demande que ce soit lui qui soit rétribué plutôt que l'investissement dans le service public, la santé, l'éducation et tout ce qui ne rapporte qu'un profit immédiat. Mais il est entré dans nos vies personnelles en s'appropriant notre futur parce que nous sommes dans des peuples qui vivent écrasés de dettes privées. Et le jour où l'on met en rapport la masse de la dette privée par rapport à la dette publique, on découvre avec stupeur que les gens sont individuellement beaucoup plus endettés que ne le sont les États.

Et ça c'est une propriété que le capital a acquis sur le futur de chacun d'entre vous qui pèse sur vos décisions de ce que vous ferez demain parce que demain vous devrez d'abord commencer par payer la dette que vous avez et vous avez des économies entières qui fonctionnent comme ça et qui du coup sont à la mercie de la moindre pichennette. Regardez le poids particulier que va jouer la dette étudiante sur les mécanismes de déstabilisation de l'économie des États-Unis d'Amérique. Tout le monde comprend qu'un jeune qui fait des études et qui s'endettete et qui doit ensuite passer le restant de ses jours à rembourser sa dette peut rencontrer 1000 accidents de la vie qui lui font trébucher et donc devenir incapable de régler la dette en question.

Aux États-Unis tout le monde le sait doréen avant. Et bien que fait l'Europe pendant ce temps-là ? trouve que les bourses ne servent à rien et que ce qu'il faut faire maintenant, c'est développer le moyen pour les étudiants d'emprunter à bas prix.

C'est-à-dire que au rebour de tout ce que l'on voit, l'instrument politique que nous avons mis en place et qui prend des décisions pour nous ouig à prendre des décisions puisqueavant que nous ayons pris quelque décision que ce soit, chaque État doit présenter son budget à la Commission européenne qui lui dit si elle a le droit, si l'État en question a le droit de le voter ou non dans son Parlement. Qui sont ces gens si bien inspirés, si connaisseurs de tout qu'ils ont ce droit inoui de décider avant même que les peuples par leur représentant ne prennent leur disposition de ce qu'ils ont le droit de faire ou de ne pas faire ? de la même qui la semaine dernière ou plus exactement il y a maintenant 15 jours ont décidé que pour fluidifier le mouvement des capitaux, il fallait permettre aux banques de titriser les créances qu'elles avaient sur les entreprises.

Naturellement, personne n'y comprend rien à première vue. Cela signifie que avec des titres de dette, c'est-à-dire ils ont prêté de l'argent des entreprises, et bien ces titres de dette qui sont plus ou moins certains, ils ont le droit de les découper en petit morceaux, les mettre dans différents paniers et de vous vendre les paniers en question. Si bien que quand une trébuche, c'est tous les paniers qui trébuchent en même temps.

Voilà les décisions qu'ils prennent à rebour du bon sens. La masse financière disponible à l'échelle du monde explose. Les États-Unis d'Amérique se sont achetés à eux-mêmes la dette de l'État.

Il y en a pour 13000 milliards. Que font les autres ? La même chose.

Évidemment, ça amorti les chocs. Ça permet de passer un moment. On injecte, on injecte des milliards et des milliards.

Et très curieusement, vous qui êtes sur le plancher des vaches, enfin, j'espère pour vous y êtes pas vu comment sont traité les pauvres bêtes dans des fermes comme les fermes des 1000 vaches qui n'ont rien d'humain ni rien d'animal. Et bien ceux qui sont sur le sol ne voi rien arriver. Ils entendent un mélanchon leur dire que la banque centrale a décidé de mettre 1000 milliards dans l'économie.

Et vous vous dites "Mais où est-ce qu'il se trouve ? Personne ne les voit jamais. Cette masse immense d'argent repart entièrement dans la bulle financière.

Elle y fait ses taux de profit et elle retourne dans la bulle financière. Et vous n'en voyez jamais la couleur dans l'économie réelle. J'ai dit 13000 milliards pour les États-Unis d'Amérique, 2500 milliards pour l'Union européenne injecté de cette manière. vous n'avez pas vu le premier euro arriver chez vous et ainsi de suite.

Par conséquent, la question n'est pas de savoir si il y aura une catastrophe financière, mais quand elle aura lieu. Et quand elle aura lieu, alors comme en 2008 et sans doute plus terriblement qu'en 2008 puisque'en 2008 déjà tous les moyens de réinjection ont été utilisés, alors le risque se trouve d'un fracas général de l'économie. Que faudra-t-il faire ?

Que faudra-t-il faire ? Comment prépare-ton une grande puissance à une telle situation ? en réorientant son économie, en prenant des mesures d'urgence pour la définciariser, pour réduire partout au paix la liberté de circulation de ces masses immenses de capitaux qui déstabilisent tout et tout le monde en réduisant le pouvoir du capital dans l'entreprise, en modifiant les modes de gestion de ces entreprises, en faisant que ce n'est plus le financier ou le commercial qui dirige l'entreprise, mais l'ingénieur masculin ou féminin, l'architecte ceux qui sont capables de mettre sur la table des valeurs d'usage des produits qui ont un sens, une utilité et qui sont écologiquement responsable.

C'est en tout que manier une économie. S'abandonner porte et fenêtres ouvertes à la circulation des capitaux, c'est se condamner à en subir tous les spasmes et toutes les violences. Si l'élection de 2017 a un sens pour nous, la première tâche face au capitalisme, c'est la réorganisation de notre économie pour la définciariser.

La définciariser, c'est-à-dire réduire le pouvoir du capital dans l'entreprise. S'il faut le faire, pas seulement pour des raisons de stabilité, pas seulement pour des raisons de développement, il faut le faire parce que si nous avons besoin de capital accumulé, ce n'est pas pour faire du profit, c'est pour faire face à la deuxième bifurcation de l'histoire de l'humanité, la plus grave, celle par laquelle il faudrait commencer tout discours. L'unique écosystème compatible avec la vie humaine est en danger. pas pour les cafars ou les fourmis, pour les êtres humains.

L'écosystème est en train de bifurquer sa trajectoire générale, son équilibre que l'on dira pour ceux qui sont dans les sciences dures dans la salle mstable, c'est-à-dire à la limite de l'équilibre. Ce système est en train de recevoir les coûts qui progressivement sont en train de le faire changer de trajectoire. Et ce changement de trajectoire n'est pas linéaire, c'est-à-dire qu'il n'est pas proportionnel, il n'est pas légèrement continu.

Il va par sacade comme démarche dans un escalier. Et un jour ça se passe comme ça et le lendemain c'est comme ça. Pour prendre un exemple simple, si la température monte, alors les glaces fondent.

Si les glaces fondent, elles finissent dans la mer. Si la mer monte, il se produit alors deux choses. Tout ce qui est au fond est écrasé remonte. notamment des milliers de mètres cubes de glace qui contiennent du gaz méthane qui d'un seul coup se libère dans l'atmosphère.

Waouh ! La bonne nouvelle disent les capitalistes. Certains ont immédiatement investi dans l'art de récupérer les glaçons pour tirer le méthane et le vendre aux gens plutôt que de le laisser partir bêtement comme ça.

Voilà l'unique réponse qu'ils ont trouvé. Mais quand l'eau monte, quand l'eau monte, elle ne se contente pas de mettre en cause la survie de ceux qui sont à la limite. Je pense aux îles qui sont en train de disparaître.

Je pense au 50 % de l'humanité qui habite au bord d'un rivage. Des millions et des millions et des millions de personnes. H des plus grandes mégapoles du monde sont sur le bord d'un rivage.

Ce n'est pas seulement qu'il va falloir tout déménager et s'en aller de là ou apprendre à nager comme ça se fait dans une région d'Inde. J'ai lu ça. Et ben à quoi ?

C'est une réponse ? Non. Comme ils sont inondés tous les 3 mois, ils ont pris la bonne décision.

La municipalité repère ceux qui savent pas nager pour leur apprendre à nager. Et ben voilà, achetez-vous des palmes les amis, vous préparez le futur, vous investissez dans les entreprises de déménagement, ça vous arrangera. Mais l'eau en montant est en train de modifier tout le système climatique, ça vous le savez, mais pas seulement.

En combinant les résultats analysés par le satellite européen et par le satellite nord-américain, on a constaté que 20 % de la masse de l'élévation du niveau de la mer n'apparaissait pas sur le rivage. C'est donc que cette eau a disparu. Elle a été épongée par la terre. 20 % de la montée des eaux a été épongée par la terre.

Ce qui signifie que le degré de salinité des nappes fréatiques va augmenter et rendre la l'eau des nappes fréatiques impropre à quelque consommation que ce soit et surtout aux équilibres dont nous ne savons peut-être rien à cette étape que ces nappes entretiennent avec le reste du système de la circulation de l'eau dans le monde. Tout ça est commencé. C'est pas peut-être qu'un jour ça arrivera, c'est en cours et par conséquent le devoir de ceux qui gouverne et en particulier dans les grandes puissances qui disposent des moyens matériels, c'est une chose, mais surtout des moyens humains par le niveau de formation et de qualification des populations concernées.

Notre responsabilité devant l'humanité universelle est plus grande parce que nous sommes ce peuple-là et que donc les disposition que nous avons à prendre peuvent non seulement servir d'exemple, mais faut pas trop se la jouer. surtout qu'en mettant au point et en œuvre les techniques et les moyens qui permettent de produire autrement, d'échanger autrement, nous pourrions les mettre à la disposition de tous ceux qui n'ont ou pas les moyens de mettre au point ces techniques ou pas les moyens de les produire. Je fais le lien avec ce que je viens de vous dire il y a un instant.

Il faut tuer le capital financier pour domestiquer la circulation du capital. Pourquoi ? parce que nous avons besoin d'une masse immense pour investir.

Investir pour changer nos outils de production, investir pour changer nos moyens d'échange et j'y reviendrai tout à l'heure. Nos modes de consommation, il y a pas de temps à perdre. Chaque élection est importante.

Alors, je sais bien qu'il y a pas que les élections dans la vie, qu'on va pas attendre les élections pour faire ce qu'on a à faire là où on est. Mais enfin, nous ne formons un peuple que dans ce moment politique particulier où chacun avec un bulletin de vote, nous prenons la décision que nous jugeons bonne pour tous. Il ne faut pas perdre une seule occasion de le faire.

En France, il y a qu'une élection qui compte, celle qui domine toutes les autres, c'est l'élection présidentielle parce que c'est un système absurde où tout est concentré sur une personne. Et alors, on devrait considérer ça avec des envoltures, comme une sorte de jeu de petits chevaux. Alors flanqué dans sondeur et de et et de deux médias, on observerait un an et demi avant que bon la deuxième place la première place est déjà occupée donc on discute de la deuxième.

Alors il y a pas de deuxème tour parce que même une chaise serait élue paraît-il en face de madame Le Pen. Alors pourquoi quoi bon faire un premier tour ? Il y a qu'à régler l'affaire entre nous.

Mais à quel prix ? Moi je veux bien qu'on règle tout ce qu'on veut mais j'en suis d'accord. Je préfère rester chez moi tranquillement que de me démener comme je suis en train de le faire.

Mais que nous demande-t-on d'accepter le cas échéant de se taire sur ce que je viens de dire. Pénétrer du sentiment de l'urgence écologique et économique, on devrait accepter qu'à la fin peut-être on aille voter pour quelqu'un qui trouve normal que le capital circule parce que chacun le sait. l'offre produit la demande et je ne sais quel sort de ce genre auquel ils ont l'air de croire et qu'ils appliquent tous les jours avec férocité et de même comme ils entendent bien que il y a un chapitre du programme qui s'appelle l'écologie qui va de ne jetez pas vos papiers par terre, il serait bon qu'un jour ou l'autre on finisse par produire plus proprement et sinon en attendant taxon le diesel qui est le maximum de l'imagination politique de ces gens et nous qui sommes partisans de la planification écologique pour faire bifurquer le modèle de production.

C'est clair ça non ? La planification écologique, ça veut dire qu'on rapproche tous les secteurs de la production pour les mettre en harmonie par rapport à des objectifs que l'on se donne. Une autre façon de produire, d'autres productions.

Une bataille politique, culturelle, idéologique pour faire tourner la société et dire "Ce mode de vie est absurde. Il génère tous les jours des envies, des besoins, des désirs que vous n'aviez pas à la veille, qui sont générés en vous comme toutes les sociétés le font par le pouvoir des images, de la publicité, du récit, de l'enchantement qui ici tourne à l'hallucination et qui crée en vous des besoins pour toujours inassouvis. Et comme le désir lui est toujours là et croissant, on lui propose sans cesse des objets qu'il n'attendra jamais. une sorte de plénitude de l'être qui viendrait de la sa consommation et de son paraître.

Ce que n'importe lequel d'entre nous, c'est très bien comme un objectif irréalisable. Pourtant, collectivement, nous faisions comme si c'est possible et nous faisons de l'objectif de la société dite de consommation un idéal quand les uns n'ont rien et les autres ont déjà trop. C'est ce changement de cap qui est en jeu.

Je n'accepte pas que la question ne soit pas posée en 2017 et comme certains s'apprêtent à pas la poser, nous allons le faire. Voilà ce que nous défendons. Le doit le droit de présenter au peuple tout entier des alternatives à ce qu'il vit. pas des arrangements, pas des combines, pas des amodiations, des alternatives et aucun sujet ne doit échapper à la réflexion et parfois au dur de voir de devoir changer ses habitudes, de remettre en cause le passé.

Ici, c'est le moment de revenir sur la question qui fâche, qui est la question du nucléaire. Je n'ai pas l'intention de jeter la pierre à ceux qui ont pensé lorsqu'ils ont créé cette filière que c'était un avenir raisonnable pour l'humanité, que ça crée moins de pollution que d'autres. Et je comprends parfaitement qu'un ingénieur du nucléaire puisse venir me dire "Écoutez, bas centrale, elle est quand même plus propre que la mine de l'ignite des Allemands." Il paraît qu'il faut pas dire allemand, des voisins qui nous pourril l'air jusqu'ici.

Non, je comprends qu'ils le disent. Je comprends qu'il le croit, je respecte sa science et son travail. Mais ce que nous lui disons, cette il est prouvé que cette industrie et cette production est dangereuse.

Bien sûr, dans un cas sûr, mais précisément quand ce cas se réalise, la catastrophe est totale. Fukushima, c'est toujours pas fini. Et la pollution de la mer continue avec des effets qui vont durer des centaines, des milliers d'années sur les organismes vivants qui auront résisté aux autres prédations de l'humanité sur les océans.

Si bien qu'un monde d'une nature biologique totalement différente est en train de naître sous nos yeux et nous faisons comme si ça nous concernait pas histoire de japonais et c'est loin. C'est loin mais il y a que nous pour appeler ceci l'océan Atlantique, cela l'océan Pacifique et là-bas à la mer ceci parce que tout ça se tient, tout est en communication et il n'est pas vrai qu'un accident nucléaire à un endroit ne finisse par concerner que les gens de l'endroit en question. Il faut sortir du nucléaire en bon ordre, de manière disciplinée, sans montrer du doigt qui que ce soit, mais il faut en sortir.

Et en sortir, ce n'est pas pour revenir à la bougie, comme le disent quelques crétins. sortir, c'est au contraire un défi scientifique et technique extraordinaire parce qu'il faut immédiatement mettre en place du 100 % d'énergie renouvelable, c'est-à-dire se tourner vers toutes ces sources d'énergie qui toutes ne se valent pas, qui doivent être discutées. Mais pour faire ça, il faut des masses de capitaux.

Et pour avoir ces masses de capitaux, il faut leur interdire de proliférer sur eux-mêmes. Il faut qu'ils viennent dans l'économie réelle. Mes amis, il y aura jamais de capitalisme vert et c'est pas le vert qui est en question, c'est le capitalisme.

Il est normal qu'un trader, quelqu'un dont sait le métier quoi veuille accumuler. C'est son boulot. Demander à Kviel comment il faisait, vous expliquera, il vous expliquera qu'il était halluciné.

C'est très intéressant de parler avec Jérôme Carviel. Parce que c'est pas tout de décrire des mécanismes. Ce qui est intéressant, c'est de voir comment le mécanisme rentre dans la personne et comment la personne devient un un morceau du mécanisme.

Tier Viel, il vous raconte ça. C'est un gamin sans relation qui fait le kéké, qui a des parents là-bas dans la Bretagne profonde. Il arrive à Paris, il il crache du bénéfice.

Vous avez même pas idée des sommes que ça représente. Et je lui parle, je vais pas vous raconter l'histoire de Carviel, juste on parle lui comme homme et dit moi je me rendais compte de rien. Pour moi, c'était un jeu.

J'ouvrais, je fermais des boîtes, une boîte rouge, une boîte verte, une boîte bleue, une boîte rouge, une boîte verte, une boîte bleue. Et à la fin, ça faisait un tas d'argent dont il ne se rendait même pas compte lui-même de la valeur. L'année où il a fait gagner 500 millions à sa banque, il s'est pas rendu compte qu'il avait fait gagner 500 millions à sa banque.

C'était pas une somme, c'était un résultat. et l'année d'après, il ava un résultat un peu plus fort à obtenir et ainsi de suite. Tout système aveugle ceux qui en sont les composantes.

Rappelez-vous de ça parce que tout à l'heure on va reparler de ceux qui se laissent pas aveugler. C'est très spécial comme mentalité de pas se laisser aveugler. En attendant, définanciariser l'économie et passer à la planification écologique, c'est une seule et même chose.

C'est pourquoi l'écologie politique est nécessairement anticapitaliste, pas par idéologie, mais comme une réponse concrète à une situation concrète. Si vous voulez faire bifurquer le système de production et d'échange, il vous faut des capitaux. Et si vous avez besoin de ces capitaux, ils neont jamais les rendements qu'ils produisent dans la bulle financière.

Pouvons-nous trouver cet argent, mes amis ? Où trouvez-vous l'argent, monsieur Mélenchon ? J'ai trouvé dans un débat chiffret, monsieur Mélenchon, j'ai trouvé dans un débat de l'Assemblée nationale le même truc avec Jores.

Alors à l'époque à l'Assemblée nationale, il parlait de tout hein. Et bon, Jor explique qu'il allait faire le socialisme, il raconte son truc un peu un peu lunaire à mon avis, mais enfin bon. Alors, il explique pourquoi les travailleurs vont faire ceci, cela et puis bon, la propriété collective.

Il y a-t qui braillait dans la salle ? Chiffrez, monsieur Jores, chiffrez, monsieur Jores. Monsieur Jores, combien ça coûte ?

Donnez vos chiffres monsieur Jores. Alors, Jor finit par s'emporter comme quoi il y a pas que moi. Ouais, enfin, il y a pas que lui et moi parce qu'il y en a un qui est monté pour le frapper pendant qu'il parlait.

Donc il y avait des plus excités que nous. Je finit par s'emporter et puis se tourne vers son contradicteur et lui dit "Écoutez, quand on a fait la révolution française, vos ancêtres ne se sont pas demandés combien ça allait coûter et ils n'ont pas hésité à confisquer jusqu'à la moitié de la propriété des terres de mains département. Alors, dit-il, nous verrons bien ce que ça coûtera.

Et bien, c'est tout vu. Ça coûtera. Le capital disponible est présent.

Il est présent en France. Sur les 1500 milliards de l'assurance vie stockée en France, 1 € sur 2 part en investissement dans la bulle financière à l'étranger. et bien sans brutaliser ni confisquer la voiture, le frigidaire et le petit jardin et le nain qui va avec, de qui que ce soit, nous avons là une somme immense qui peut être mis à la disposition de la production réelle avec un rendement que l'on pourrait dire modique mais qui pourrait être tout à fait intéressant puisque aujourd'hui si vous êtes à la Caisse d'épargne, c'est du 0,75.

Non, j'ai raté une marche, c'est toujours 0,75 ou 020. Vous savez, vous faites même pas d'économie, vous dépensez tout. Ah là là là.

Bon bref, disons qu'à un ou même à de et ben c'est juteux et c'est une base bien stable. Monsieur Mélenchon, des titres de dette à 2 % seulement. 1 % vous n'y pensez pas, personne n'en voudra.

Ah bon ? Vous croyez ? Vous croyez ça vous ? le banquier central, monsieur Mario Dragui, qui a eu une très bonne formation à Goldman Sac et donc qui en connaît un rayon dans l'art de l'arnaque.

Et donc ce monsieur a décidé de mettre 1000 milliards et il fait la tournée. Il les donne pas aux gens ni aux États bien sûr parce qu'ils ont des pensiers. Il les donne aux banques et elles sont sages, raisonnables et prudentes puisque quand elles ont 3 € en caisse, elles ont le droit de vous prêter 97, c'est raisonnable.

Bon donc elle fait le tour et ils disent "Bah écoutez, on vous rachète vos types de dettes des États, on vous les rachète. Alors on vous donne les sous des vrais sous tandis que les dettes des États donné et les gars ils croisent les bras ou les filles, je sais pas qu'il y a dans ces bureaux. Non, on vous les vend pas.

Stupeur ! Comment ça ? Vous racontez partout dans vos journaux, c'est de l'argent pourri. les dettes de l'État, il y en a beaucoup trop, que ça vaut rien, que personne veut rembourser, que c'est une catastrophe, qu'il faut demander des taux d'intérêt de plus en plus fort et au moment où je viens vous proposer du vrai bon argent contre du papier pourri, vous me répondez que vous voulez pas.

Pourquoi ? Pourquoi vous voulez pas ? Voilà la réponse.

Parce que c'est des dettes d'État et que les États ils s'en iront pas. Parce que les gens, ils sont là. Parce que la terre, la mer, l'air, la production tous les matins, les enfants que nous mettons au monde, ceux que nous éduquons, le manger, le dormir, tout ça, ça continuera à exister.

Alors, la dette d'un état, c'est la valeur la plus sûre qu'on puisse avoir dans ses mains si jamais les dettes ont une valeur. Voilà mes amis, voilà pourquoi maîtriser la finance folle et la finance tout court et le capitalisme tout court est une tâche non pas idéologique parce que nous serions les uns ou les autres d'inclination plus collectiviste que l'égoïsme congénital des partisans du libre marché dans le poulailler libre. Non, c'est le libre renard mais ça revient même.

Le marché c'est le renard. Le poulailler libre. Bon, pas par idéologie.

On a le droit d'être anticapitaliste par idéologie parce que c'est un système absurde qui repose sur l'accumulation et qui se satisfait de la privation des autres, qui organise la rareté. C'est absurde. Mais là, il s'agit pas de ça.

Il s'agit de faire face à une tâche d'urgence. Nous pourrions aussi bien le réquisitionner le capital. Bon, c'est une autre manière de dire qu'on le nationalise.

Bref, c'est une tâche urgente. C'est à ça que doit nous servir 2017. Il faut que quelqu'un commence en Europe.

Nous pensions que nos amis Grecs allaient commencer. Il n'avaient pas le rapport de force suffisant. Moi, je ne jette pas la pierre.

Je ne traite pas les camarades de traître ou de je sais pas quoi. Il n'avait pas le bon rapport de force. Quand on est 2 % de l'économie européenne, on n' pas les mêmes possibilités que quand on est comme les Français 18 % de l'économie européenne.

Et puis nous nous sommes très forts. Les les Grecs, ils ont juste une petite dette de 320 milliards de rien du tout. Nous, on a 2000 milliards 70 % dans les poches des étrangers.

Par conséquent, la discussion commence le doigt audessus du bouton. Si vous me parlez pas correctement, j'appuie, on paye pas. Vous voyez, ça rend tout le monde raisonnable.

Tout le monde, toujours. Parce que nous sommes raisonnables. Nous là, j'exagère un peu mais ça crée une ambiance de travail.

Je me projette dans la victoire. Moi, je vous ai dit donc il y a deux bifurcations majeures et j'ai pas senti que d'une manière ou d'une autre vous ayez résisté à cette description, que vous ayez pensé que j'ai exagéré un modèle économique où la valeur d'échange se dispense de la valeur d'usage. Même le pape écrit dans l'encyclique "Loué sois-tu". que s'il vous plaît que la propriété n'est pas un droit sacré dans sa vision du monde que c'est juste un droit d'usage.

Et bien nous ce que nous avons à faire c'est à répandre le droit d'usage et à faire prévaloir ses droit par rapport au droit à tésoriser et à accumuler. Bon, c'est une description un peu philosophique du rapport entre le capital et le travail mais je pense que tout le monde m'aura suivi. Voilà deux bifurcations majeures.

Vous comprenez que ce à quoi nous appelons, c'est à des réponses concrètes, pas idéologiques, même si elles sont idéologiques pour nous. La troisème bifurcation, c'est celle de l'ordre géopolitique. J'ai dit tout à l'heure, la crise est sous nos yeux pour ce qui concerne la bulle financière et l'économie financiarisée.

Il y a des gens qui ont peur en ce moment, hein. J'ai dit la crise est sous nos yeux. la bifurcation et sous nos yeux du système de l'écosystème compatible avec la vie humaine et ça s'arrange pas.

Il y a eu une magnifique COP 21. Moi, je fais pas partie de ceux qui jettent la pierre à la COP 21. Je suis content que la diplomatie française ait obtenue un accord.

C'était pas à la portée de tout le monde. C'est du bon boulot de professionnel. Je suis content que les grandes ONG françaises aient pesé de leur poids et montré une certaine capacité à rassembler.

Tout ça est bien. Je suis content qu'il y ait un texte signé par tout le monde. C'est un progrès.

Mais après, il y a le contenu du texte qui lui est pas un progrès. Le texte dit qu'on vise à de 2 degrés de réchauffement supplémentaire par rapport à l'âge préindustriel. Il y a des gens qui ont dit "Écoutez, nous on peut pas signer ça.

Si on sait pas qu'on veut pas, on veut bien tout ce que vous voulez. S'il fait plus chaud, tant mieux pour les frilos." Mais nous à 1 degré et demi de réchauffement supplémentaire, plou, on est englouti.

Donc tout tous les gouvernements des îles ont dit mais nous on peut pas signer ça, faut mettre quelque part 1 degré et demi parce que sinon ça veut dire que nous on signe qu'on est d'accord pour disparaître. Alors, on a mis que ce qui serait bien, c'est de faire un degré et demi mais qu'on visait deux. Jusque-là, tout va bien.

Mais il y a pire, c'est que quand on tourne les page et qu'on regarde dans l'accord, chaque pays s'est engagé à faire des progrès et cetera et puis en plus à s'engager à tous les 5 ans revenir pour proposer de nouveaux objectifs. Et quand on met bout à bout tout ce qu'ils ont pris comme engagement, le réchauffement c'est 3°gr et demi. Ça veut dire non seulement que toutes les îles ont disparu mais une bonne partie de notre littoral aussi.

Évidemment tout le monde car comme je vous l'ai dit tout à l'heure, ce n'est pas linéaire cette affaire. Quand on en sera à 3°gr et demi de réchauffement, mes amis, le la totalité du système climatique aura bifurqué et on sera dans toute autre chose. Je va pas trop vous faire peur, donc j'abuse pas.

Mais si vous faites rien pour le nucléaire et que vous continuez à dire "Oui, ben faut trouver un arrangement, et ben parfait trouver un arrangement. Expliquez-moi comment on fait un arrangement avec la centrale de Blaï qui est dans la Gironde. Vous arrangez comment là ?

Parce que la dernière fois, un vent à 140 km/h et un creux de 7 m et pour un peu plouf ! La centrale, elle allait à la catastrophe. On doit notre vie à un ingénieur qui a compris à tant qu'il fallait tout arrêter parce qu'il pensait que les prises d'eau pour refroidir la centrale alli être bouchée par les alluvions.

Et puis maintenant ça s'arrange parce que si jamais il y a un problème et que c'est pas de bol, ça n'arrive jamais bien sûr il y a un problème et que deuxièmement il y a un problème là non plus il y a pas de bol. Ça ça ça n'arrive jamais non plus. Dans l'organisation du réseau électrique européen qui est interconnecté comme vous le savez.

Et bien normalement si jamais il y a un problème à la centrale de Bla au moment où il y a un problème dans la distribution de l'électricité qu'est-ce qu'on fait ? On prend l'électricité qui sort du barrage qui est dans les haut de Pyrénées. J'ai oubli pourtant j'ai été le voir.

Qu barrage ? Il y en a cinq. La flotte est turbinée cin fois.

C'est normal puisqu'elle descend. Et les électriciens vous expliquent ça très bien. Sauf qu'entre-temps, l'Europe qui nous protège a compris que c'était un gaspillage d'argent public, que ces barrages qui ne rapportaient rien à personne, à part de l'électricité à tout le monde.

On a donc décidé de privatiser les barrages. J'espère qu'ils vont vendre les cinq à la même compagnie pour qu'au moins on puisse avoir quelqu'un au téléphone le jour où on a besoin d'électricité dans la centrale pour dire "Envoyez, envoyez et donc couper ailleurs." Il faut espérer ça.

Mais vous savez ce qui se passera ce jour-là ? Le gars qui doit téléphoner pour dire envoyer l'électricité sur la centrale de Bla, il y a urgence ou il faut délester là-bas d'habitude. Vous disiez on coupe, on arrête, on recommence, on part.

Tuc tuc tuc tuc. Là le gars il va dire "Ah ah qu'est-ce que vous me demandez d'arrêter la production ? Non mais vous plaisantez.

Qui c'est qui va me payer les kilwh que je fais pas ? C'est vous. Avant c'était gratuit, maintenant c'est payant.

Donc celui qui doit prendre la décision, il a pas une décision à prendre à propos de l'urgence de la décision. Il a une décision à prendre sur le le fait qu'elle est rentable ou pas. C'est pas la même chose.

Ça rajoute à la chaîne des accidents humains qui peuvent se produire, des mauvaises décisions qui peuvent être prises dans la chaîne humaine. Ça ça plaide pour l'urgence, ça plaide pour la décision politique ferme, claire, implacable. Si on décide de fermer tout ça, il faut passer à un autre mode de production de l'énergie.

On pourra pas du jour au lendemain appuyer sur le bouton et arrêter tout ça. Les plus optimistes disent qu'il y en a pour 15 ans. Et ben alors, raison de plus pour commencer maintenant. parce que c'est maintenant que la flotte commence à monter, parce que c'est maintenant qu'il y a des événements climatiques extrêmes et que les creux de 7 m qu'on avait eu en 1999, ça va devenir des creux de 14 m parce que l'événement, la vague exceptionnelle pendant la décennie précédente, c'était 20 m.

Demandz ça aux camarades de la CGT M et à tous ceux qui sont dans dans dans tout ce qui tourne autour de de l'économie marine. Les vagues exceptionnelles, c'était 20 m. Maintenant, les vagues exceptionnelles, c'est 40 m.

Vous le savez pas. Je comprends, vous le sachiez pas. Vous avez autre chose à faire dans la vie que de vous occuper de la hauteur des vagues.

C'est moi qui vous le raconte. Mais ceux qui décident, ils doivent le savoir. Et quand ils le savent, ils peuvent pas faire comme s'ils ne savaient pas.

Parce que c'est leur responsabilité face à des millions de gens qui ont confiance en eux qui se disent que puisqu'ils sont là, c'est qu'ils sont intelligents. Enfin, ils se le disent plus trop. Mais jusque-là, ils se le disaient.

Ils se disent il y a bien quelqu'un quelque part qui prend les décisions conforme à notre intérêt. Si donc vous savez qu'il y a danger, vous devez prendre les mesures. Pas pour affoler, mais au contraire par l'imagination stimulée les autres façons de produire, de produire de l'électricité, de produire de l'énergie. surtout quand au milieu de tout ça, en plus de la flotte du vent, vous avez des dingue qui font des guerres et que vous avez en Ukraine des gens qui se battent d'un côté des néonazies qu'il faudrait quand même pas oublier et ils se battent au milieu de sep centrales nucléaires vétustes dont celle de Ternobyl.

Vous n'avez pas le droit de dire ce n'est pas un problème pour l'humanité toute entière quand on vous dit qu'il y a un problème avec les centrales nucléaires belge parce que nous avons atteint la limite d'usage de ces centrales et la limite du prolongement de l'usage de ces centrales. Je suis obligé de vous dire tout ça, y compris quand des gens se mettent en guerre. l'ordre géopolitique du monde change parce que les États-Unis d'Amérique surplombés par leur masse de dollars, le jour où cette masse de dollars n'est plus utilisée comme la monnaie universelle, et bien elle se déclenchera un recul spectaculaire de la place des États-Unis dans le monde.

Tout simplement parce que leur monnaie vaudra juste et exactement la valeur de la production qu'ils auront et non pas la valeur de la production des autres avec lesquels les gens échangent en dollars. Je sais pas si on me comprend mais c'est un résumé. Et par conséquent, ils vont dévaler de la première place à la dernière dans un chaos économique total.

Voilà la raison pour laquelle il faut qu'ils maintiennent leur prééminence et d'abord par les voies militaires et notamment pour une chose pour continuer à contrôler l'accès aux matières premières comme au 19e siècle. La guerre du Levent actuelle c'est une guerre de pipeline, de gaz et de pétrole, pas une guerre de religion. Les religions sont utilisées comme le moyen d'embrigader des troupieders pour se livrer aux actes indignes qui sont d'habitude ceux de la guerre.

Point. Si bien que une chose en entraînant une autre, comme c'est toujours le cas dans ce genre de mécanisme où finissent par se mêler toutes sortes de motivations de la décision politique, et bien vous pouvez vous trouver entraîné dans une guerre généralisée. Et ce c'est ce à quoi nous sommes en train d'assister.

J'approuve le diagnostic formulé par monsieur Medvedef à la dernière au dernier sommet où vous l'avez vu expliquer que nous sommes revenus aux conditions d'une guerre froide. Je puis vous dire comme parlementaire européen qu'existe au Parlement de Strasbourg et dans sa commission des relations internationales une ambiance absurde, béniqueuse, antirusse, grossière et que la diplomatie française ferait une bien mauvaise affaire de s'aligner là-dessus. Nous sommes des agents de paix dans le monde, pas de guerre.

Ce n'est pas notre rôle d'aller faire les gendarmes du monde dans des alliances tout à fait improbables et pour des causes tout à fait incertaines comme celles que nous sommes en train de viser. La France doit être une puissance de paix et pour ça, elle doit se donner les moyens de l'être à commencer par sortir des fourgons de l'OTAN. À commencer par sortir des fourgons de l'OTAN.

Bon, tout ça vous le savez, vous le savez comme moi. Je ne fais au fond que mettre en mot des choses que vous avez déjà dans la tête et pour certains d'entre vous, peut-être pour de nombreux, vous êtes plus avant que moi dans chacun des domaines que je viens de présenter. Et si vous êtes ici, on peut imaginer que c'est parce que vous avez conscience que tous ces faits que vous connaissez par morceaux au final font une cohérence politique.

C'est incroyable d'être confronté à une situation pareille. Une occasion se présente, il ne faut pas la laisser passer. Ne laissez pas l'élection de la 6e puissance économique du monde être confisquée par une bande de marioles qu'on transformé ça en un jeu de petits chevaux.

Ne vous laissez pas dominer par des gens qui ont le culot de vous infliger la division du peuple français en français de souche et français étranger de souche à jamais uniquement pour ne pas froisser l'amour propre du monarque présidentiel qui a annoncé cette décision absurde qu'il a emprunté au catalogue de l'extrême droite devant le congrès du parlement qui a eu le front de l'applaudir. Ces gens sont dangereux. Je ne dis pas que personnellement ils soit dangereux.

Ils sont dangereux une fois qu'ils sont tous ensemble parce que il y en a toujours un pour dire à l'autre de continuer ce qui vient d'être commencé qui est absurde. Et parce que ils sont dans un grand défaut de culture et de compréhension de cette chose particulière qui est le peuple français. Nous sommes tous prêts à nous ébair à juste titre. devant les coutumes charmantes de telle ou telle tribu dont nous allons par tous les moyens possibles essayer de préserver la durée de leur coutume.

Mais nous alors nous ne sommes rien. tant d'histoire, tant d'années, tant d'événements ne nous ont pas constitué avec une culture particulière, oui, mais qui a cette particularité en dépit de nos faiblesses, de nos insuffisances, de nos crimes parfois qui a cette particularité de pouvoir être proposé à l'humanité universelle toute entière et même retourner contre nous, retourner contre nous quand on invoque contre nous les droits de l'homme qui sont nés dans ce pays. retourner contre nous la République que nous traitons si mal dans notre pays.

La chance de notre temps, c'est l'hyper communication dans le monde. Les échanges plus rapides, plus extraordinaires entre les êtres humains qu'à aucune autre époque. Mes amis, si quelqu'un inventait la pilule contre la mort, vous la prendriez 10 minutes après.

Que dis-je ? peut-être même une minute. Si quelqu'un trouvait le moyen que vous construisiez à domicile, la machine à produire de l'énergie sans énergie, vous la craiez vous-même instantanément.

Si vous saviez comment faire une copieuse 3D, vous l'auriez déjà chez vous. Mais le pot de fer que l'on a trouvé dans la plage des Landes, il lui avait fallu 2000 ans pour partir de l'endroit où on a découvert la technique pour faire des pots en fer pour arriver sur la côte des Landes. Notre humanité hyper connectée nous ouvre des perspectives fantastiques d'un mieux humain, d'une plus grande implication de chaque être humain avec tous les autres.

C'est un bienfait malgré les inconvénients que ça comporte, que 3 milliards d'êtres humains soient reliés par l'internet et même votre Facebook où vous êtes 30 millions à être connectés est une bonne chose si vous en faites un bon usage comme de toute chose. C'est dans ce pays qu'on a trouvé la formule science sans conscience n'est que ruine de l'âme. Et ben pratique sans conscience n'est que ruine de l'individu.

Ce peuple, le peuple français par son histoire, sa tradition, les bases sur lesquelles il est constitué doit se refonder. Mes amis, une nouvelle France existe. Mais nouvelle pour qui ?

Pour les hommes et les femmes de ma génération. Elle est plus évidente pour la vôtre. Cette nouvelle France est une France totalement urbaine.

Moi, je suis né dans un pays qui était majoritairement rural. une France dans laquelle pratiquement tout le monde est connecté à un réseau, l'électricité, l'eau potable et ainsi de suite, c'est-à-dire dans un rapport d'interdépendance à toute la société. C'est une chance formidable.

Cette Nouvelle France, elle a été brassée, rebrassée et encore brassée par des vagues d'immigration qui ont transformé notre peuple et qui forment pour finir un seul bloc. Le droit du sol, c'est d'abord le droit du cœur, mes amis, si vous ne le savez pas. Le droit du sol, c'est ce qui résulte quand on s'aime et qu'on n pas été regardé dans le code de la nationalité, ce qu'on a le droit de se faire et qu'il en résulte que l'on voit courir partout et qui nous réjouissent la vie.

Le droit du sol, c'est le droit de l'amour, c'est le droit du cœur. C'est la raison pour laquelle il dépasse tous les autres droits. Cette France là, elle a été divisée, atomisée et on l'a fait plonger dans un bain pourri où chacun regarde le voisin ou est invité à le faire pour distinguer si la couleur de sa peau le rend fréquentable ou pas.

Et quelle religion peut-il bien avoir ? Moi, j'ai connu une période et je suis pas le seul dans cette salle où personne ne se souciait de la religion des autres. Mais quels jours heureux nous avons vécu !

On s'en foutait et d'ailleurs c'était pas très bien porté. Bon, on va faire offense à la fois de personne enfin quand même la majorité du peuple français n'organise pas sa vie en fonction d'une religion. Il est quand même terrifiant qu'on veuille à tout bout de champ l'y ramener.

C'est un grand peuple que le peuple laïque tout le monde comprend progressivement. Mais faut pas que la laïcité serve d'instrument de persécution. Vous savez la question c'est pas trop celle de la place des religions par rapport à l'état parce que cette affaire elle est réglée par la loi.

C'est moi à chaque fois je m'étonne de l'art qu' on les gens d'embrouiller tout. Par exemple les prières de rue c'est pas un problème de religion, c'est un problème de circulation. C'est interdit de prier dans la rue.

Voilà. Point. Ah les tenu c'est pareil.

Il est interdit de se balader tout nu. Peut-être que vous trouvez ça totalement désagréable et frustrant hein. Mais c'est comme ça.

Voilà. C'est la société a décidé ça. De même, il est interdit de se rendre indévisageable par les autres parce que on considère nous qu'il y a un droit de chacun pouvoir regarder l'autre et savoir qui c'est.

Voilà, rien à voir avec la religion. La séparation de des églises et de l'État doit être appliquée pleinement. Alors les gens, vous êtes d'accord à ce que je suis en train de dire quel rapport ça peut avoir ?

Mais si vous voulez faire un peuple un et indivisible, vous commencez pas par mettre de la religion entre les gens. Donc tout le monde est d'accord. Tout le monde est d'accord pour dénoncer la violence de ceux qui ont de la violence contre les blasphémateurs.

He vous êtes tous d'accord ? Il y a pas un blasphème qui vaut un mort. Mais ça vous dérange pas que dans le Concorda et dans les les départements concordataires, le délit de blasphème existe.

Ça vous dérange pas ? Et ben si, nous ça nous dérange. Donc on veut une République exemplairement laïque, c'est-à-dire que pas 1 m carré du territoire de la patrie doit être à côté de la laïcité.

Et c'est pas vrai que seulement pour les départements de l'Est de la France, c'est vrai aussi pour la Guyane française et ainsi de suite. Et une fois qu'on aura bien mis ça au point, que le chef de l'État provisoire que je serai ne viendra pas tous les 5 minutes mettre des clauses de conscience pour l'exécution de la loi comme il prétendait le faire pour le mariage pour tous ou pour je ne sais quoi encore. quand il sera bien entendu que la loi est la loi et que tous les agents et les officiers d'état civil doivent l'appliquer point barre parce que c'est la loi et elle s'applique d'alc jusqu'à ce qu'on la change et dans l'intervalle chaque personne n'est pas invitée à l'interpréter ou à la maudier mais à l'appliquer et comme ça ça permet de se rappeler de la force de la loi.

Quand on aura bien fait ça, alors on pourra dire compte tenu des dangers qui pèsent sur nous, de la volonté qu'on d'cun de nous séparer les uns des autres, on pourra dire ce que nous ne supportons pas, ce que nous n'acceptons pas, ce n'est pas la religion qui est une affaire personnelle qui se règle dans le secret du cœur et de la conscience de chacun d'entre vous. Ce que nous n'acceptons pas, c'est le communautarisme qui prétend se donner des droits contre les autres. Tous les communautarisme, tous les communautarismes.

Vous m'avez compris même à demi-mot. Tous les communautarismes n'ont aucune place dans la République française. Personne n'est le représentant politique d'une communauté dans ce pays.

Les seuls qui représentent politiquement la population, ce sont les députés et les élus. Tout le reste n'existe pas ou ne concerne que ceux qui les ont choisis et pas le peuple français tout entier. À bon entendeur, salut et vous savez à qui vous avez affaire quand vous avez affaire à moi sur ce sujet ou à mes amis.

Les 40000 qui se sont rejoints, ce sont les gentils, les tolérants, les pacifiques, les non violents qu'on ont par-dessus la tête de ces situations inouies où des gens prétendent s'arroger des droits liés en particulier à telle ou telle religion ou à telle ou telle histoire. Voilà pourquoi le peuple français doit se refonder pour donner à cette Nouvelle France qui est née des circonstance sans vraiment bien savoir de quel règlement elles sont doté pour elle-même et pour tous. Cette France qui est née bien après 1958 où a été promulguée la 5e République.

Cette France qui est née, je l'ai dit, de ses mélanges, c'est le moment qu'elle se rassemble et qu'elle délibère pour savoir quelles sont les règles qu'elle se donnent parce que celles qu'elle applique ne sont pas bonnes. La monarchie présidentielle n'est pas un bon système, notamment à l'air moderne. On ne peut faire tout reposer sur une seule personne.

Ça n'enlève pas le leadership. Bien sûr que non. Regardez, en Allemagne, c'est pas un système présidentiel et il y a un leadership au combien, n'est-ce pas ?

Ça n'enlève aucune des réalités humaine mais ça soumet à la délibération collective, au consentement, la décision d'un seul. Voilà la grande différence. Mais en le faisant, nous ne ferions pas qu'abolir la monarchie présidentielle.

Nous maintiendrons allumé puisque nous sommes au 21e siècle en permanence le droit du peuple à intervenir dans la politique. Nous savons comment faire. Bien sûr qu'il faut de la stabilité institutionnelle.

Ça peut pas changer tous les jours. On s'y retrouverait plus. Personne ne rêve d'un retour à la 4e République qui était au moins aussi instable que la 5e.

Vous nous êtes pas rendu compte. Et ben faites la moyenne de la durée de vie d'un ministre dans la 5e République, notamment depuis Hollande et comparer ça à la 4e République, à part lui qui est tout le temps là et une poignée de la promotion Voltaire et quelques potes. Tout le reste change sans arrêt.

Un ministre de l'économie et des finances tous les ans et demi. Un ministre de la culture tous les Un ministre de l'écologie tous les ans. Il est où le fameux régime stable ?

Parce que les ministres en question, c'est les seuls qui connaissent quelque chose. C'est pas François Hollande qui connaît quelque chose à l'écologie ou à la culture. À part le fait qu'il faut sortir le soir et qui le recommande à ses ministres.

C'est tout. C'est le maximum hein. Bon, ça vous le savez.

Donc nousindrions la puissance permanente du peuple et la stabilité des institutions en inventant ce droit de révocation des élus. Autrement dit, ce que nous proposons en entrant dans l'élection de 2017, c'est que si c'est nous qui devons gagner cette élection, et bien je soit le dernier président de la 5e République. On convoque une assemblée constituante, on change la constitution et moi je rentre chez moi.

Voilà, j'aurais bien fait le travail, je serais content. Le peuple français se refonde comme tous les peuples dans l'acte politique de la constituante. Ne soyez pas trop arrogant vous autres les Européens.

Quand vous parlez de l'Amérique latine, c'est toujours avec un petit sourire en coin parce que vous avez tendance à considérer qu'il s'agit d'un ramass d'un diggène folklorique qui fume des gros cigares, boit du Rome et saute en cadence dans la salsa. Non, ce sont des sociétés développées, fines, instruites, cultivées et qui nous proposent des solutions que nous devons étudier si dans au moins deux pays totalement dévastés par les systèmes de cgouvernance des partis socialistes et de la droite comme le Venezuela et comme l'Équateur. cette étrange dictature du Venezuela où on vote tout le temps et où quand le pouvoir perd connaît sa défaite.

Je connais des pays où le pouvoir perd et reconnaît pas sa défaite celui-ci. Tout le monde vote non, il dis "Ah bon, on a compris, c'est oui." Jamais ça s'est passé à Venezuela.

Bon, en convoquant une assemblée constituante, le peuple passe du statut de multitude à peuple politique et les gens en discutant réinvestissent les droits les et donc les devoirs puisque le devoir de chacun c'est de respecter le droit des autres. C'est ça le devoir et c'est comme ça que le peuple se reconstitue en entité politique. C'est notre projet et il le faut parce que on ne peut pas faire tous les changements que je viens d'énoncer aussi rapidement que j'ai pu et je vous prie de m'excuser pour les longueurs sans qu'il y ait une implication populaire radicale.

Je ne suis pas seulement en train de proposer l'esquise d'un grand programme dont les aspects ponctuels vous sont donné par les rectifications que nous sommes en train de faire, l'actualisation que nous sommes en train de faire du programme l'humain d'abord que nous avions présenté au français et qui avait réuni 4 millions de voix et qu'il faut bien maintenant réactualiser car tout le monde sait bien que c'est pas 4 millions de personnes qui ont voté pour pour moi, ils ont voté pour un programme aussi. aussi. Et donc ce programme qui peut nous rassembler, il désigne un mode opératoire et ce mode opératoire c'est l'intervention populaire.

On ne peut pas changer tout ce que nous avons à changer sans que nous pratiquions une révolution citoyenne. Ce n'est pas pareil qu'une révolution socialiste. Ce n'est pas le même contenu.

La révolution socialiste donnait pour objectif d'assurer la domination de la classe la plus nombreuse sur la classe la plus réduite. Le temps a passé, le salariat est devenu la catégorie sociale dominante, ultra dominante de la société. Mais le salariat lui-même c'est à ce point diversifié, des fois grâce à ses acquis, d'autres fois seulement par les coûts qu'il reçoit, que vous avez une masse considérable de gens qui tout en étant des adultes conscients ne sont pas des salariés, soit qu'ils soient au chômage, soit qu'ils soient à la retraite, soit qu'ils soient en cours d'étude, soit qu'il n'aiit jamais travaillé, soit qu'il ne le puisse pas et ainsi de suite. si bien que le peuple est un une entité beaucoup plus large que le seul salariat et que c'est le peuple qui se met en mouvement notamment parce que ces conditions de vie rassemblées autour des réseaux urbains le mettent en mouvement comme une totalité.

Le peuple a le pouvoir d'intervenir dans des conditions qu'il n'a jamais eu dans le passé. Justement, du fait de ce regroupement, le peuple devient citoyen quand il prend le pouvoir. Prendre le pouvoir, c'est sur des choses modestes et comme sur les choses les plus amples.

Prendre le pouvoir sur ce qu'il y a dans votre assiette, c'est pas mal ça, non ? Oui, ben il faut faire euh la souveraineté alimentaire et changer le mode de production agricole parce que sinon servez-vous directement les pesticides. Pourquoi l'encombrer d'un peu de viande autour ou d'un peu de lait et ainsi de suite ? prendre le pouvoir sur sa vie quotidienne, prendre le pouvoir sur son corps.

Il est peut-être temps de mettre dans la constitution qu'on discutera pas le droit à l'interruption volontaire de grossesse à chaque alternance et qu'on va en donner les moyens. Il est peut-être temps de mettre dans la constitution qu'on a le droit de choisir sa mort peut-être pour mieux remplir sa vie et ainsi de suite. Ce sont des droits nouveaux.

On connait ces questions ne se posaient pas en 1958 de cette manière là. exploser déjà hein, mais pas de cette manière-là. Et on peut mettre aussi dans la Constitution pour en avoir bien discuté, la règle verte, ça urge hein, la règle verte, qu'est-ce que c'est ?

On ne prend pas la nature plus que ce qu'elle peut reconstituer. Il serait temps mettre ça. Ça c'est un sujet des débat.

C'est pas trop compliqué. Le peuple est pas trop bête. Ceux qui sont trop bêtes, c'est ceux qui le croient.

Mes camarades au Venezuela quand ils ont fait leur constitution, il y a un nombre d'articles absolument incroyable en Équateur aussi. Ils ont vraiment mis beaucoup d'articles mais c'est pas ça qui est important. C'est sur les paquets de pâtes, les paquets de riz.

Il y avait vous alliez acheter ça, il y avait les articles de la constitution écrit dessus pour que en famille on puisse discuter avec les enfants, dire tu as vu ce qu'il y a sur le paquet de pattees au lieu de Micket en train de sauter sur les épaules de Donald ou l'inverse et ben il y a un article de la constitution, on peut discuter, c'est une discussion qui est sympa avec beau gosse quand il soit assez grand pour ça. Voilà, tout le monde a été poussé à parler, réfléchir sur le destin collectif et c'est comme ça qu'on construit de la conscience. notre programme politique, en tout cas celui que j'ai l'honneur de vous proposer, c'est pas seulement un programme de mesure.

On va faire ceci, on va faire cela, on va supprimer les droits du capital qui n'est pas investi pour plus de 10 ans dans l'entreprise, on va C'est pas c'est pas que ça. C'est un programme au sens historique du terme. Qu'est-ce que nous allons changer ?

Qu'est-ce que nous nous proposons de changer dans la vie du peuple et de l'humanité ? Ça peut paraître grandiloquant, mais nous on a toujours eu idée dans notre monde vers lequel on visait. Nos anciens ont une vie terrible, hein.

Vous vous rappelez les chansons de Brê au moins et puis vous les avez connu vos anciens. En tout cas, les miens ont une vie terrible. Mais si pesant que soit le poids qu'il portaiit sur leurs épaules, quand ils étaient émancipés, ils regardaient plus haut que l'horizon et donc il voyait plus loin.

Et comme il voyait plus loin, il redressait la tête. Et même dans la pire abjection du présent, on pouvait avoir le sourire. Parce que non, homme femme, ta vie n'est pas vaine.

Sinon seulement tu agis pour le bien des tiens de tes enfants que tu voudrais voir vivre dans un monde meilleur mais que le faisant tu le fais pour tous les autres. Alors, on est transporté par quelque chose de plus grand que soi. C'est comme ça que moi je comprends la politique et l'idée d'un programme historique.

Le programme historique, c'est celui de l'air du peuple, celui il faut définciariser l'économie du monde, passer à la planification écologique, faire cesser les guerres et cetera. Tout ce que je viens de vous dire, ça m'amène aux insoumis et ce sera la fin. Le monde dans lequel on vit, le système dans lequel on est, c'est pas seulement comme à chaque génération, le monde vous préexiste.

Donc quand vous arrivez, ils sont déjà là. Bah oui, sinon vous n'y seriez pas. Alors les premiers temps de votre vie, vous vous construisez un savoir, une culture cumulative.

Comment ? Bah vous essayez de faire ce que le regard de votre mère ou de votre père vous vous fait comprendre que c'est bien. Et si c'est pas bien, il y a les gros yeux.

Quand c'est bien, endomorphine. Quand c'est mal stress et petit à petit, vous vous dressez de l'intérieur à ce qui est bien, ce qui est mal. C'est comme ça que vous avez vos repères et vous construisez en essayant de vous intégrer à la communauté humaine.

Donc vous en respectez tous les codes. Ah, comme il est poli ce petit. Ah, comme elle est mignonne, elle est tranquille.

Ah, il saute partout. C'est un vrai garçon hein. Ah, puis il crie en plus.

Bon, bref. Et voilà comment on vous fabrique des archétypes de petites filles et de petits garçons. Et puis dit merci.

Bon, dis bonjour, au revoir madame. Oui, au revoir madame. Voilà, on fait tout ça et puis à un moment donné on rencontre des limites et on commence à réfléchir par soi-même et à construire un esprit critique qui commence assez stupidement, il faut bien dire, à l'âge de 3 ans parce que c'est non à tout.

Alors là, c'est très crispant. Mais après, sous une forme plus élaborée, on retrouve ça. Et la conscience se construit dans un rapport qui évalue, analyse et confronte les pratiques aux réalités et au principes auquel on croit.

Et voilà comment se construit une conscience. Et progressivement, nous nous rendons maître de nous-même. C'est-à-dire que nous mangeons tout seul et puis nous sortons tout seul, nous marchons tout seul et tout seul, tout seul, tout seul et nous pensons tout seul.

Et nous pensons tout seul. Et la liberté de conscience est la première des libertés et la seule qui n'a pas de limite et qui ne doit pas en rencontrer jamais. Toutes les autres libertés sont encadrées.

Mais la liberté de penser, non, il y a pas de limite. Vous pensez ce que vous voulez, vous croyez ce que vous voulez du moment que vous respectez la loi. La liberté de conscience construit notre individu et nous permet de vouloir nous rendre libre, c'est-à-dire de nous émanciper de toutes les mains que nous avons sur la tête de toutes les dominations.

Ça, c'est la théorie. Sauf que pendant que ça se passe, il y a le concret. Et dans le concret, autrefois, on disait nous sommes conditionnés comme le chien de Pavlov, on lui montre le sucre, remu la queue, prends le sucre, on carré sur la tête et on recommence.

Ou je sais plus ce qu'on lui faisait faire à ce pauvre chien, mais enfin bon. Sauf que nous ne sommes pas des chiens, enfin pas tous. Et je pense que maintenant, nous savons que nous ne sommes pas conditionnés.

Non, nous adhérons avec enthousiasme aux normes dominantes. Même adulte, même conscient, même éduqué, nous nous efforçons de ressembler aux images de la perfection qui nous sont proposées. Nous courons après le contentement de désirs auquel nous n'avions pas pensé, mais que la publicité parvient à suggérer en nous.

Nous regrettons en permanence de ne pas être tout ce que nous aimerions être au point d'oublier ce que nous sommes réellement et ce que nous faisons réellement et donc la part de bonheur que tout le monde peut prélever quelle que soit sa situation à chaque instant qui passe. Nous ne sommes pas conditionnés. Nous adhérons avec enthousiasme.

Oh comme Bourdu a bien décrit ça. Et spécialement pour le petit bourgeois qu'Alin Carard a très bien décrit. Le petit bourgeois, ses parents l'ont sorti de la pauvreté.

Il a accédé à la qualification professionnelle. Il en attendait à juste titre une bonne paye. Souvent, il n'a pas d'ambition collective.

Il n'a qu'une ambition personnelle et il ne se révolte que quand cette ambition personnelle lui semble se heurter à un mur. Donc il ne comprend pas l'existence parce qu'il se dit "Mais je ne comprends pas, j'ai tout bien fait. comme cet homme qui me courait après dans la rue là-haut ah dans l'avyon.

Il était le directeur de l'hôpital et il avait tous ses papiers pour me prouver qu'il gérait bien son hôpital. Mais monsieur Mélenchon, vous comprenez, il m'enlève l'unité d'anesthésie. Et nous, on est un hôpital, les gens ils viennent pas s'il y a pas d'anesthésie.

Ahah ! Il me dit c'est absurde. Qu'est-ce que vous en pensez ?

Oui, c'est absurde. Je dis à votre avis pourquoi ils enlèvent l'anesthésie ? Ben pour vous fassiez rien.

Donc pour fermer votre hôpital. Mais cet homme n'avait même pas intégré l'idée qu'il y avait une économie générale avec des gens qui prennent des décisions qui n'étaient pas rationnelles d'après lui parce qu'en effet ça n'est pas rationnel. Et bien la classe moyenne est en train de rencontrer en ce moment un mur auquel elle ne comprend rien.

Pourquoi alors qu'elle a tout fait bien ? Bien élever les enfants, fait les économies quand il fallait, serrer la ceinture quand il fallait. Pourquoi ça marche pas ?

Pourquoi tout va de plus en plus mal ? Pourquoi on lui pèse sans cesse plus sur le dos ? C'est le moment pour elle d'investir des ambitions collective et c'est ça qu'on doit proposer.

Et cette ambition collective, c'est pas seulement de dire "Soyez bon avec les autres" parce qu'il y en a qui s'excent à ça depuis 2000 ans et le résultat est pas fameux. Il s'agit de montrer que c'est l'intérêt de chacun de s'atteler à la tâche commune. Il faut une tâche commune passionnante, exaltante.

Nous allons changer le monde. Nous allons changer la France. Nous allons la refonder.

Nous allons passer à l'économie de la mer parce que nous sommes un immense territoire maritime et que nous savons faire des milliers de choses. Jeunes gens qui avaient été à l'école et vous autres qui êtes au chômage, j'ai besoin de vous par milliers, par milliers, milliers pour faire tout ce qu'il y a à faire. Nous allons nous occuper de l'espace parce que nous sommes la deuxième puissance du monde pour la contribution individuelle à l'espace.

Que c'est nous qui avons tiré une balle à 600 km pour l'envoyer sur une patate gelée en faire le tour et poser dessus tuc une petite goutte qui a espionné aussitôt tout ce qu'il y avait autour. Nous savons faire toutes ces choses magnifiques. Donc on a besoin de tout le monde.

Je reviens à mon histoire. Alors pourquoi on le fait pas ? À cause du votre utile.

La vie tout entière les rêves les plus apportés demain tout rabouri réduit racagnassé fondu toréfié au 2è tour où il y a madame Le Pen. Toute notre existence ramenée à ça vide de sens le néant. Je vous ai dit tout à l'heure avec cette méthode là, ils éisent une chaise, une table, une chèvre et peut-être qu'elle serait plus raisonnable.

Tiens. Bon, si nous sommes donc non pas conditionnés, mais que nous adhérons avec enthousiasme, si nous nous laissons impressionner, alors qu'est-ce qui va briser le miroir qui nous hypnotise ? D'où ça va venir ? d'une parole, d'une main aimante qui prend la vôtre, de celui de celle qui soumis à une domination dont il n'arrivait pas à interpréter le sens mais dont il sent qu'il vous rabaisse, que cette main vous rabaisse, vous humilie, vous met en dessous de vous-même, tout d'un coup écarte cette main de sa tête.

Fous-moi la paix, casse-toi de là, barre-toi, j'en fais qu'à ma tête. Tu vas voir ce qui va t'arriver, je m'en fous. Je préfère qu'il m'arrive ce que j'ai décidé tout seul plutôt qu'il m'arrive ce que toi tu m'imposes tous les jours. [Applaudissements] C'est pas d'aujourd'hui le sel de la terre, le feu qui prend à la plaine à partir d'une étincelle.

C'est antigone qui va enterrer son frère contre la volonté de son oncle créon qui tient l'état. C'est en disant non qu'on commence à pouvoir dire oui autrement qu'en étant soumis. Le oui n'a de sens que si le nom est possible.

Voilà pourquoi la parole qui libère, celle qui fracasse les évidences, celle qui rond les chaînes, elle part d'une petite voix toute petite comme disait Fera. La voix qui dit non quand on lui pose une question, quand c'est un parachutiste qui la pose. C'est la voix de l'insoumis, de l'insoumise.

Insoumis qui ne se soumet pas, pas seulement en parole mais en acte. La Nouvelle France que nous voulons faire naître, elle part des insoumis d'aujourd'hui parce que c'est eux qui portent le projet de demain par leur insoumission. Ceux qui refusent les grands travaux inutiles commencent à penser le bien commun écologique pour tous et pas seulement pour eux.

Ceux qui commencent à refuser l'exploitation, l'humiliation, la réduction, la mort sociale par le chômage comme l'ont fait les contis ou comme le font les goudières. C'est eux qui portent le monde de demain et ils sont prêts pour ça à aller en prison. C'est les salariés d'Air France.

C'est les lanceurs d'alerte. C'est ces pauvres gens meurtri de mousaron qui défendent de pauvres enfants autistes maltraités et malmenés qui n'ont pas de voir pauvre petit et qui prennent tous les risques personnel professionnel collectif pour leurs propres enfants, pour leur propre famille. Gloire aux insoumis.

Gloire aux insoumis. Il marche devant et moi mon plus grand honneur, c'est que quelques-uns m' fait la faveur de me reconnaître comme celui qui ouvre leur marche. Moi qui dans cette affaire ne prend aucun risque autre que ce que j'ai déjà couru d'être emmerdé du matin au soir et traînant la boue par les mêmes.

C'est peu de choses par rapport à 9 mois de prison ferme pour un goût d'ieur par rapport à ces femmes en larmes pensant à leurs enfants à Mousaron. par rapport à ses camarades, ceux du Testé, ceux de Notre Dame des Landes par rapport à ceux qui tout seul à une petite poignée avec des pancartes retournent faire le tour d'une centrale nucléaire pour dire il faut la fermer à Fenim et où tout le monde les regarde encore vous. Bah oui, encore nous et encore nous c'est ce que je propose de construire.

On a choisi la France insoumise parce que c'est un mot d'ordre. un variant d'échelle. Tu es la France insoumise à cet instant douloureux où tu décides que tu n'acceptes plus d'être battu par ton homme.

Tu es la France insoumise quand tout te pousserait à jeter tout par terre et à laisser aller et que tu continues à te cramponner, à te lever le matin pour obliger tes mou à se lever et aller à l'école. Tu as la France insoumise quand aux camarades qui te regardent sans vraiment te regarder, tu vas proposer pour la 1è fois la pétition, le tracte, l'action collective et que tu sais pas si ça va marcher ou pas, mais que la fois d'après vont te pousser dans le dos pour te dire "Alors, qu'est-ce qu'on fait ?" comme si toi tu le savais alors que tu en sais pas plus queux mais qu'il faut quand même que tu saches parce que tu es un syndicaliste.

Tu es la France insoumise quand on t'a dit 10 fois mais tu sais pas dessiner pourquoi on va t'acheter de la peinture et que tu peins quand même. Tu es la France insoumise si tu décides de chanter au milieu des larmes pour essayer de faire cesser les larmes et ainsi de suite. Ça c'est l'intime, c'est le collectif.

Tu es la France insoumise quand tu décides de voter pour quelqu'un dont on t'a dit "Mais ça sert à rien" et que tu le fais quand même parce que justement à partir de là ça sert à quelque chose. Et parce que tu te dis si j'abandonne mes convictions à la porte du bureau de vote, je ne suis pas surpris si je les retrouve pas en sortant. suivant une formule indépassable que je vous recommande de raconter à tout le monde pour qu'il réfléchisse bien.

Parce que la gloire du moment où je décide tout seul avec mon bulletin de vote, c'est le moment où je suis libre. Personne me voit. J'ai tiré le rideau.

J'ai gardé toutes les œutes feuilles dans ma poche pour pas qu'on le voit. et je mets le bulletin du rouge si c'est la couleur. Vous m'avez compris ?

Voilà, la France insoumise, c'est enfin la France qui montre au monde qu'on peut ne pas se soumettre, que ce ne sont pas les États-Unis d'Amérique qui décident pour nous, que ce n'est pas les socialistes et la droite allemande qui décident pour toute l'Europe, que ce n'est pas les obscurs bureaucrates de la commission que personne n'a nommé qui décide à la place du peuple français, que c'est nous qui tendons la pas seulement aux Lituaniens, au Léon et ainsi de suite de mémoire, mais aussi à tous ceux qui comme nous ayant souvent en échange en usage commun à la même langue dans tout le bassin méditerranéen avec qui nous avons des enfants en commun et à qui nous ne pensons pas seulement comme à des gens qui ont une religion qui n'est pas la même que celle de chez nous pour ceux qui ont une religion. Voilà, voilà la France insoumise, c'est celle qui ne s'occupe pas des modes, des pesanteurs, du candiraton parce que le jour où elle parle comme ça, la terre entière l'entend. Faites votre ce mot d'ordre.

Trouvez les 1000 et une manière de l'exprimer puisqu'on recommence une campagne ensemble. Je vous redis ce que je vous ai déjà dit la dernière fois. N'attendez pas les consignes.

Ça veut pas dire qu'il y a pas de consignes, hein, s'il vous plaît. Parce qu'il y en a qui ont eu vite transformer le mot d'ordre. J'ai pas dit ça moi.

Bien sûr qu'il y a des consignes mais les attendez pas parce que les consignes qu'est-ce que vous croyez que ça va être ? C'est exactement ce que vous avez vous-même dans la tête la plupart du temps. Et si vous marchez devant et ben vous donnez les idées aux autres.

Et à quels autres ? À tout le monde et à moi aussi. Je me dis "Ah c'est pas mal ce qu'ils ont trouvé là.

Ah c'est bien ce qui reste là. Ah la jolie chanson ! Ah la jolie musique !

Ah la belle affiche ! le beau visuel et ainsi de suite. Par conséquent, c'est à ce trésor là que nous nous adressons, dans lequel nous allons piocher.

Alors, on me dit "Comment vous allez trouver les 500 signatures ?" Et ben je n'en ai aucune idée. Voilà, si vous voulez connaître la réponse, je sais que à partir du moment où il y aura des dizaines, des centaines de comités d'appui, et ben c'est eux qui iront voir les maires.

Le maire, il discutera avec quelqu'un qui connaît. Et le maire, il faut lui fliciter à tâche quand même. Comment on va lui faciliter la tâche ?

Il faut 500 signatures pour pouvoir être candidat. Et déjà, on va essayer de montrer qu'on en a 100 fois plus de citoyens. Je fais profil bas pour qu'on m'embête pas pendant des semaines hein.

Enfin 50000 ça va quoi. C'est à votre portée. On est déjà à 40000.

Il y en a plus que 10000 à trouver. Ça va aller vite. Alors après, on va voir continuer comme ça.

Plus nous serons nombreux à appuyer par notre signature, plus il sera évident que nous avons une réalité qui a le droit d'exister. Et donc les locale même s'il est pas de notre bord, alors pour qu'il soit de notre bord, il y en a pas tant que ça. Quelle que soit son étiquette ou pas d'étiquette se dira bah oui quand même c'est normal qu'il puisse être représenté et qu'il puisse participer à la discussion avec le peuple français pour l'élection.

Donc plus nous accumulons de signature, plus nous facilitons le travail, plus nous sommes nombreux en groupe d'appui, plus nous sommes nombreux pour aller voir les élus dont nous avons besoin et pour avoir les signatures et l'argent pareil. Tout pareil. On peut pas dire place au peuple, tout pour le peuple et puis ensuite ah non, ça range entre nous.

Et ben l'argent, on va le trouver. Tout le monde va mettre la main à la poche. 3 € par c'est le minimum hein sur le site. 3 € par cci, 3 € par là, 20 par là.

Celui qui peut plus il donne plus, cel qui peut plus donne plus. Cel qui donne moins, moins bref. Et on va s'arranger avec ça.

On va y arriver. Pourquoi on y arriverait pas ? On n'est pas les plus nombreux.

C'est nous qui sommes les millions. Eux ils ont les millions, nous on est les millions. Vous pouvez la retenir hein, parce que après vous la replacez.

Voilà. Moi, j'ai une confiance totale. Si on part pas en vainqueur, alors c'est pas la peine de partir.

Voilà. Donc, on va y arriver. J'ai demandé la permission à personne.

Ça existe pas ça qu'on vous donne une permission de faire quelque chose d'audacieux. Ça a jamais existé. Si on commence à patouiller, il y en a pour des heures et la bataille est terminée.

J'ai déjà vu quatre fois cette histoire là se jouer dans les élections locales. Il faut avancer. Il faut avancer pour être un point d'appui, mes amis parce que pour celle-ci, pour celui-ci qui va et qui dit autour mais ça peut plus durer ce cirque, il faut tourner la page.

On dit "Ah, ça va, calme-toi, personne parle comme toi. Si il y a l'autre là-bas, c'est moi, c'est vous. Nous servons de point d'appui à l'esprit d'insoumission et de résistance.

Si nous ne sommes pas là, on ne peut plus avancer. Alors quoi ? On allait supporter ce cirque pendant combien de temps ?

Monsieur SarkoZi est en campagne, monsieur Jupé est en campagne, monsieur Fillon est en campagne, tout ça écrit des livres, fait des meetings, explique leurs idées. Ils ont bien le droit, ils se battent. Il y en a d'ailleurs 11 comme ça dans leur primaire.

Et là-dessus arrive madame Le Pen qui annonce comme ça au détour d'une phrase que bien sûr qu'elle est candidate. En effet, toutes les horreurs prévues, elle va les faire. Elle a juste changé d'avis, c'est que bon, elle est d'accord pour maintenant bon s'arranger avec l'Europe.

Et nous, pendant ce temps-là, les deux pieds dans le même sabot en train de discuter de la discussion. Comment nous allons organiser la discussion pour discuter du débat ? Et ben, chacun fait ce qu'il veut.

Chacun fait ce qu'il veut. Allez, si vous voulez faites des débats et ben nous aussi on ira dans les débats. Si on nous invite, on viendra débattre.

On a plein d'idées d'ailleurs soit dit parenthèse, c'est les mêmes que les autres. Je veux dire que tous ceux qui sont en train de débattre parce que ça fait quand même des mois et des mois qu'on débat et qu'on a des réunions et des fois on poste des poste sur les murs avec les bons mots et cetera pour ceux qui ont vu le truc hein. C'est pas mal d'ailleurs.

Je non mais je me moque pas parce que je connaissais pas ça. Je trouve ça assez efficace. Mais donc faut pas faire les oise qui tombent du nid et qui se disent ciel quel programme aurions-nous ?

Ben si on nous déjà on en a un quand même, on peut avoir du respect pour nous-même. Non. Pourquoi est-ce que 40 personnes dont 38 étaient déjà contre nous en 2012 et appelé à voter Hollande parce qu'il propose de débattre du débat avec des gens aussi amit que monsieur Con Bendit dont tout le monde connaît l'affection pour nos idées.

Alors aussitôt nous obtempérons. Nous voici al surtout faut pas se fâcher. Avant même que j'ai ouvert la bouche, avant même que j'ai dit ouf ouf, il y en a un qui a dit ouais mais attention hein, si jamais on n'est pas d'accord avec l'Europe, ça va pas le faire.

Ah ben très bien. Alors je remballe pour pas fâcher, hein quand même faut être poli. Et la 5e République, je remballe.

Et la lutte contre le capitalisme ou je remballe. Il me reste quoi à la fin ? Tous ces combats, tous ces camarades, tous ces gens qui font des pétitions, qui essayent de sauver leur école. qui essa de sauver tel ou tel hôpital.

À tout cela, je leur dis quoi ? Remballez. Attendez, le débat sur le débat va bientôt avoir faim.

Ça suffit. Nous nous le sentons pas comme ça. Nous respectons ceux qui le sentent comme ça, mais nous demandons à être respecté.

Non, ce n'est pas une affaire d'ego, c'est une affaire de volonté implacable de ne pas céder et de savoir que le moment étant danger étant dangereux, c'est le moment d'avoir de la volonté, c'est le moment d'avoir du courage et que la réserve populaire pour avoir du courage et de la volonté, elle est infinie, elle est immense, elle est sachante, elle est plaisante, elle est pleine d'humour et d'amour, pleine partout. Ce peuple est prêt à l'action pour autant qu'on lui appelle sans tergiverser, sans se cacher, sans masquer les mots, manquer de sincérité, s'arranger, s'entourlouper et finir comme des placés ou des cses qui la semaine d'avant étaient au premier rang de l'organisation du débat sur le débat. Chacun fait comme il le sent.

Et ben nous le sentons insoumis. Bon, allez, j'ai une citation pour la fin. Toujours.

J'ai choisi Gide cette fois-ci. C'est parce que vous avez remarqué que je fais pas gauche droite hein. Pourtant les gens me disent il faut rassembler la gauche.

Ça va pas non ? Vous voulez que je me rassemble avec Vals ? Me faire fuir tout le monde ?

Tous mes copains s'en vont. Si je veux que les gens se mettent d'accord, il faut que on les pousse les insoumis. Je vous fais pas le discours.

Voilà la parole de Gide. le monde ne sera sauvé. Ça tombe bien avec ce que je viens de vous dire s'il peut l'être.

Et les gens, j'espère que vous avez pas oublié que j'ai aussi dit ça. J'ai pas dit que c'était réglé d'avance hein. Ça peut aller à la catastrophe, vous le savez, vous l'avez compris.

C'est pas un jeu ce qu'on fait hein. Le monde ne sera sauvé s'il peut l'être que par des insoumis. Merci pour votre patience. [Applaudissements] Je crois que c'est fini.

Et il y en a pas qui crie une autre hein. Vous trouverez à la sortie des kits militants pour ceux qui veulent s'engager dans la campagne avec des affiches, des tractes et des autocollants. Vous trouverez aussi le journal à gauche qui s'appelle pour l'instant l'heure du peuple.

Vous et bien sûr vous pouvez contribuer par vos dons dans la quête au drapeau. Merci.