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Audition parlementaireRassemblement National (sur YouTube)· 21 septembre 2015 6 minAutoproduitActualité / polémiqueImmigration & asileSécuritéInstitutions & élections

Stéphane Ravier intervient au Sénat sur la submersion migratoire

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 70 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:11OuverteRéponse partielle

    La parole est maintenant à M. Stéphane Ravier pour la réunion administrative des sénateurs ne figurant sur la liste d'aucun groupe. Vous avez la parole.

  • 2:12OuverteRéponse directe

    Quand allez-vous enfin agir sur les causes de ces flux qui sont catastrophiques pour ces pays comme pour les nôtres ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:49Invité politiqueFait
    « face à une nouvelle invasion, que nul ne peut plus nier, sauf vous, apparemment. »
  • 1:15Invité politiqueChiffre
    « A Marseille, un habitant sur trois, voire sur quatre, vit en dessous du seuil de pauvreté. »
  • 1:24Invité politiqueChiffre
    « 30 000 demandes de logements sociaux sont en souffrance. »
  • 1:36Invité politiqueChiffre
    « Au niveau national, ce sont déjà 150 000 SDF, 3 millions de mâles logés et 6 millions de chômeurs. »
  • 3:12InvitéFait
    « les visites effectuées par le maire de Béziers dans des appartements où sont des étrangers venus de Syrie et d'Irak et qui sont visiblement en besoin de protection »
  • 4:57InvitéFait
    « vous avez voté contre l'interdiction administrative des sites internet, vous avez voté contre le PNR, vous avez voté contre la loi renseignement. »

Temps de parole

  • Invité50 %
  • Stéphane Ravier45 %
  • Présentateur5 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

La parole est maintenant à M. Stéphane Ravier pour la réunion administrative des sénateurs ne figurant sur la liste d'aucun groupe. Vous avez la parole.

0:11
Stéphane Ravier

Merci M. le Président. Ma question s'adresse au ministre de l'Intérieur. M. le ministre, ma question porte sur un sujet qui a été abordé ici même hier soir, mais ici, comme à l'Assemblée, aucun parlementaire du Front National n'a eu voix au chapitre. Même si le Front National, il en a été beaucoup question hier, dans la bouche de nos collègues de gauche et d'extrême-gauche, l'un d'eux profitant même pour calomnier le maire de Bocquer, Julien Sanchez, il saura lui répondre le moment voulu. Vous aviez restreint, M. le ministre, le débat d'hier soir aux réfugiés, mais c'est une hypocrisie de plus, car précisément, nul ne sait qui, dans ces foules immenses, mérite vraiment le statut de réfugié.

Il faut nommer les choses, dire aux Français que nous sommes face à un mouvement de fond, et pour reprendre l'expression d'un ancien président de la République, face à une nouvelle invasion, que nul ne peut plus nier, sauf vous, apparemment. Quand d'autres États abandonnent l'idéologie pour la réalité et commencent à se défendre et à défendre l'intérêt de leurs compatriotes, que faites-vous à ne pas ouvrir des numéros verts et dicter au peuple d'Europe des quotas permanents et obligatoires de clandestins à se répartir ? A Marseille, un habitant sur trois, voire sur quatre, vit en dessous du seuil de pauvreté. 30 000 demandes de logements sociaux sont en souffrance.

La politique d'immigration massive, menée tant par la droite que par la gauche, a fracturé la ville au point d'en faire une place forte du salafisme. Au niveau national, ce sont déjà 150 000 SDF, 3 millions de mâles logés et 6 millions de chômeurs. Et malgré ce bilan catastrophique qui devrait vous convaincre d'agir pour nos compatriotes d'abord, vous vous obstinez à garantir aux clandestins une protection sociale gratuite et des logements prioritaires. Vous contribuez ainsi et largement, vous aussi, à faire du pays des droits de l'homme le pays des droits de l'autre. Et dans votre Europe, qui condamne-t-on ? M.

Orban, parce qu'il défend l'intérêt de ses compatriotes qui passent par la défense de ses frontières. C'est un reproche que l'on ne vous le fera pas. D'où mes questions, M. le ministre. Quand allez-vous enfin agir sur les causes de ces flux qui sont catastrophiques pour ces pays comme pour les nôtres ? Quand allez-vous aider ces populations en vivant en paix chez elles, en commençant par éradiquer l'État islamique ? Quand allez-vous enfin rétablir nos frontières ? Et quand allez-vous raccompagner aux frontières l'immense majorité des clandestins qui ne sont pas éligibles à l'asile ? Bref, M.

le ministre, quand allez-vous enfin agir en ministre de l'Intérieur et plus en ministre de l'extérieur ?

2:40
Présentateur

Pour vous répondre, la parole est au ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve.

2:45
Invité

M. le sénateur Ravier, d'abord, merci pour cette question qui est un modèle d'humanité, d'esprit de nuance, de finesse et de réalisme par rapport aux problèmes auxquels nous sommes confrontés. Vous appelez le gouvernement à prendre un certain nombre de décisions sur des sujets. Je vais vous répondre très clairement. D'abord, il n'est qu'à voir la vidéo qui circule sur Internet concernant les visites effectuées par le maire de Béziers dans des appartements où sont des étrangers venus de Syrie et d'Irak et qui sont visiblement en besoin de protection pour comprendre que vous, vous ne distinguez pas entre les réfugiés et les migrants économiques irréguliers.

Vous êtes simplement le parti de la haine et vous mettez tous les étrangers dans la même approche avec une volonté d'exclusion qui n'est pas celle de la majorité, pour ne pas dire de l'unanimité de ceux qui sont ici, à l'exception de ceux que vous êtes vous-même. Et votre question, on l'a bien montré, elle était inspirée par un ressort et un seul, le rejet et la convocation des instincts. Nous sommes dans une situation particulière avec des flux migratoires qui conduisent des femmes, des hommes, qui sont victimes de persécutions abjectes de la part du califat de la haine à venir en Europe pour échapper à ces persécutions.

Et je vous le dis les yeux dans les yeux, l'honneur de l'Europe, l'honneur de la France, conformément à la tradition multiséculaire de notre pays depuis 1793, c'est d'ouvrir ses portes à ces hommes et à ces femmes qui sont persécutés et de ne pas tenir le discours que vous venez de tenir et de ne pas avoir le comportement abject qu'ont un certain nombre d'élus qui vont dans les appartements où sont ces réfugiés pour leur dire textuellement vous n'êtes pas bienvenus chez nous.

Et bien tant que ce gouvernement sera là et tant que la France sera la France, dans le rassemblement de toutes les formations politiques républicaines qui sont ici, la France ouvrira ses bras à ceux qui sont persécutés chez eux. Voilà la première réponse. La deuxième réponse, c'est que lorsqu'il s'agit d'agir contre le terrorisme et contre ceux qui représentent un danger pour le pays, c'est sur nous qu'il faut compter et pas sur vous. Parce que lorsque nous avons présenté la loi contre le terrorisme, vous avez voté contre l'interdiction administrative des sites internet, vous avez voté contre le PNR, vous avez voté contre la loi renseignement.

C'est-à-dire qu'à chaque fois que nous proposons des solutions pour combattre les terroristes, vous vous y opposez. Parce que ce qui vous intéresse, ce ne sont pas les solutions, ce sont les problèmes. Parce que les problèmes, c'est le terreau sur lequel vous prospérez. Eh bien nous, nous sommes républicains, nous cherchons les solutions, nous combattons les terroristes, nous sommes dans la fermeté, mais nous continuerons à être dans l'humanité.