Édouard Philippe appelle Emmanuel Macron à organiser une présidentielle anticipée
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour à tous, on est à J+1 maintenant après le tremblement de terre de la démission de Sébastien Lecornu et les secousses sont encore évidemment particulièrement forte avec ce matin Édouard Philippe qui a appelé à une présidentielle anticipée et alors qu'un comptebour a été lancé un 36 heur chrono lancé par Emmanuel Macron pour tenter de trouver une issue d'ici à demain soir des réunions sont en cours un peu partout et vous allez les vivre en direct sur l'antenne de BFM TV. Vous voyez que nos envoyés spéciaux et nos équipes sont présents à peu près partout à Matignon, à l'Élysée, du côté de LR, auprès des Français à Toulouse également à à l'Assemblée nationale. Mais on va aller à Maton pour commencer parce que c'est là que c'est en train de se jouer en ce moment avec les chefs du socle commun, une grande partie d'entre eux en tout cas pas tous qui sont reçus depuis 1 heure maintenant.
Edgar Bquet, est-ce que vous avez des informations sur ce qui est en train de se dire derrière vous ? Alors pour l'instant absolument rien ne fuite. On en saura un peu plus à l'issue de cette réunion et on vous tiendra évidemment informé.
Vous l'avez dit Sébastien Lecornu reprend ses consultations. On a l'impression de revenir de tr semaines euh en arrière. Le premier ministre des missionnaires qui reçoit euh ce matin les chefs des partis du socle commun ou du moins ce qu'il en reste sont présents à cette réunion.
Gabriel Atal pour Renaissance, Édouard Philippe pour Horizon, Marc Fenot pour le modèle ou encore Mathieu Le Fèvre, le ministre des missionnaires chargé des relations avec le Parlement. À noter également la présence de Yel Brun Pivet, la présidente de l'Assemblée nationale ou encore de Gérard Larchet, le président du Sénat. Mais il y a aussi deux absents.
Le premier, c'est Hervé Marseille, le président de l'UDI. Et le deuxième, c'est un absent de taille puisque c'est Bruno Rotaillot, le président des Républicains et ministre des missionnaires de l'intérieur. Lui, il demande une rencontre en tête à tête avec Sébastien le Cornu et à noter également pour tout vous dire qu'un incendie a eu lieu au bout de la rue de de Varen il y a seulement quelques quelques instants, à quelques mètres de l'hôtel de de Matignan.
C'est une camionnette qui a pris feu. Alors, faut-il y voir une allégorie de cette crise politique ? En tout cas, quand ça veut pas, ça veut pas.
Quel symbole effectivement Edgar Bquet que cette incendie juste à côté du bureau du premier ministre. Effectivement, c'est en dit long. Guillaume d'Aray évidemment Bruno Rotaillot n'est pas là, son absence est importante, même s'il a dit ce matin Bruno R qu'il n'écartait pas une présence des LR au gouvernement et notamment sa présence à lui mais sous une forme un peu particulière.
Oui, il rappelle qu'en fait la d'après lui euh même si on sait que ça a été une histoire de casting quand même avec Bruno Lemire, la question est avant tout de savoir ce que ferait ce gouvernement. surtout, il souhaite que l'éventuel nouveau premier ministre qui serait nommé par Emmanuel Macron ne soit pas un macroniste purju, que ce soit et bon, ça ressemble un peu au modèle Barnier qu'on a qu'on a déjà vu et qui n'a pas fonctionné et ils disent que nous nous jugerons le programme moins d'impôts, plus de mesures sur l'immigration et donc effectivement il a demandé lui un entretien à tête à tête avec Sébastien Lecnu avec le mot de cohabitation qui a été prononcé Né la trousse par le ministre de l'intérieur ce matin. C'est ça qui demande lui ?
Oui. Alors, une cohabitation pour bien réexpliquer pour ceux qui nous regardent, ça voudrait dire un Premier ministre qui n'est pas du même camp que le président de la République, qui a un gouvernement qui ne procède pas directement du président de la République et qui en règle générale est en opposition. La dernière cohabitation qu'on est en tête, c'est Lionel Jospin Jacques Chirac 972002.
C'est là où j'ai un peu de mal à comprendre ce que demande Bruno Retaillot parce que la cohabitation c'est précisément ce qu'avait tenté Michel Barniier et ça ne résout pas à la fin la question de la censure ou de la non censure à l'Assemblée nationale. Par ailleurs Bruno Rota il me semble a vu Sébastien Lecornu samedi. Ils se sont mis d'accord sur une plateforme sur le fond.
Le parti a par la suite débattu de ce courrier que le premier ministre leur avait envoyé avec un plan de travail, a voté pour faire partie du gouvernement et puis les choses se sont emballées par la suite. Je ne vous refais pas le film. Donc j'ai du mal à voir dans la situation actuelle ce qu'un nouveau rendez-vous donnerait de plus sachant que les autres partis n'ont pas l'air plus disposés aujourd'hui à lâcher du l'est sur le fond.
Vous avez du mal à y voir clair. Vous n'êtes pas la seule nz là. Évidemment, c'est le cas de très nombreux Français qui nous regardent, mais on va tenter de tout vous expliquer.
Il faut dire que les déclarations se multiplient un petit peu dans tous les sens et il y en a une évidemment qui a raisonné de façon particulière ce matin, c'est une déclaration de l'homme qui a été le premier premier ministre d'Emmanuel Macron. Ensuite, il y en a eu beaucoup beaucoup d'autres mais le premier c'était lui Édouard Philippe et il a dit Édouard Philippe, lui-même candidat à la présidentielle et patron des députés Horizon. Parmi ces députés, il y a Frédéric Valtou qui est avec nous ce matin, député donc Horizon de Saarne, ancien ministre de la santé.
Bonjour, vous avez entendu cette déclaration ce matin d'Edouard Philippe. Est-ce que vous étiez au courant de la teneur de ce qu'il allait dire ou pas ? Bah, on a eu un bureau politique hier dans dans le cours duquel il nous a effectivement annoncé qu'il allait euh ce matin euh verser sa contribution au débat mais euh sous un an qui était la continuité des des déclarations et des analyses qu'il fait euh et qu'on fait collectivement depuis 2022, euh c'est-à-dire euh euh le bon fonctionnement des institutions euh et et et le fait que depuis 2022, on n' pas suffisamment poussé la recherche de compromis. en juillet 2022, il était le premier à appeler à travailler avec euh voilà, il n'a pas été écouté.
Ensuite, il était premier à dire, il faut travailler avec les socio-démocrate après la dissolution 2024, il était premier à dire que il ne sortirait rien de bon de la période par et monsieur Baou l'avait très mal pris en disant il y aura pas de grande réforme parce que la situation politique fait que mais il avait pas encore appelé au départ de d'Emmanuel Macron. C'est la Oui, peut-être, mais c'est la suite logique euh de son souci de voir l'État fonctionner, de voir les institutions fonctionner et du constat que ben tel que c'est parti malheureusement et on a tout fait Horizon, je pense que on est parmi ceux qui avont en permanence cherché les compromis, en permanence essayer de de pas nous nous nous abriter derrière des lignes rouges et au contraire à dire il faut travailler avec les uns et les autres. Ça veut dire que c'est fini là.
Ça veut dire que c'est fini maintenant. C'est fini. Il est ce matin encore à Matignon, mais je pense qu'il faut être lucide.
La France ne peut pas ne peut pas s'offrir 18 mois encore de crise de premier ministre qui vont qui viennent de gouvernement qui se défond et de et et et et et de discussions qui qui qui n'aboutent pas. Faut quand même pas minorer, je dis pas que c'est votre cas, mais enfin l'étape qui a été franchie ce matin par les propos d'Édouard Philippe, on a quand même un ancien premier ministre qui a travaillé avec Emmanuel Macron qui est quand même connu pour son respect des institutions et d'ailleurs il justifie sa déclaration au vu du respect des institutions. C'est justement une position même s'il n'emploie jamais le terme dans l'interview, le président de la République doit démissionner, il doit organiser une présidentielle anticipée pour pas dire démissionner vous. démissionner, ça veut dire que demain euh il démissionnerait comme le souhaitent effectivement certains partismission et que effectivement on on ça là pour le coup ce sera un choc.
Là pour le coup, on ne pourrait pas avoir de campagne présidentielle et aujourd'hui il faut revenir effectivement à une à une un bon fonctionnement des institutions. Donc il fait cette proposition, il doit démissionner parce qu'il y a un problème de enfin où il doit organiser la la présidentielle anticipée parce que c'est un problème de personne ou d'institution parce que pour l'instant là où je peine à à avoir de la cohérence dans le raisonnement d'Édouard Philippe, c'est que la logique s'il considère que le président de la République est un facteur bloquant, ça veut dire que les institutions lui permettent d'être un facteur bloquant. Attendez, c'est si jamais les discussions qui là il y a encore quelques heures d'après ce qu'on comprend, il y a encore quelques heures pour trouver un compromis.
Édouard Philippe fait partie effectivement de ceux qui jusqu'au bout vont essayer de trouver des compromis avec les uns et les autres. Donc jusqu'au bout on y croit et on essaye et je veux dire horizon peut pas être on a voté la pleine confiance, on est sans doute le groupe qui avons voté le plus de manière la plus solide de la confiance à François Berou. Voilà, quel que soit ce qu'on pensait de de la manière dont tout ça fonctionnait.
Mais on a joué le jeu des institutions. Aujourd'hui, ça ne fonctionne plus. Maintenant, vous actez le fait que ça ne fonctionne plus et vous passez à autre chose.
Antoine Léoman député la France insoumise qui est également avec nous ce matin. Vous réclamez depuis longtemps vous le départ du président de la République. Est-ce que vous applaudissez cette déclaration d'Édouard Philippe ?
Je constate demande pas la destitution. Je constate que non, c'est vrai que c'est autre chose. C'est pour ça que j'ai bien dit.
Dem la destitution, c'est la prise de responsabilité politique de forcer le président de la République à son départ alors que à l'évidence il n'a pas envie de partir et qu'il s'accroche au pouvoir. Nous l'avions d'ailleurs porté l'année dernière. Je l'avais fait au nom de la France insoumise en commission des lois et ce que j'avais dit c'était que le président de la République ne respectait pas la logique des institution et que donc le problème n'était pas à Matignon mais qu'il était posé à l'Élysée.
C'était il y a 1 an. Et aujourd'hui, quelle est la situation dans laquelle nous sommes ? Une situation de blocage dû au fait que le président de la République est la personne qui ne respecte pas la logique des institution.
Donc vous dites Édouard Philippe ce matin vous donne raison d'une certaine façon. Mais je pense qu'il y a un grand nombre de personnes qui sont en train de nous donner raison en ce moment parce que il y a quelques temps quand je parlais d'institution ou d'émission du président de la République, on nous disait "Vous n'y pensez pas et aujourd'hui j'entends que sur un certain nombre de plateaux télé de savoir si Emmanuel Macron doit partir maintenant ou dans 3 mois comme le propose Horizon." Mais tout le monde est d'accord.
Tout le monde est d'accord pour dire qu'Emmanuel Macron doit partir. Non, je pour répondre à votre question parce que je pense qu'elle est importante. Je pense qu'on ne sortira pas de la situation dans laquelle nous sommes par des combines.
Ça ne peut pas marcher des combines d'arrangement de de négociation de coin de table. Ça peut s'appir Oui, mais comment voulez-vous faire un compromis entre la retraite à 60 ans telle que nous la proposons et la retraite à 67 ans telle que vous la proposez avec votre partenari ? On voit bien que c'est pas possible de l'élection présidentielle.
Donc c'est bien, c'est bien ce que je disais. Il y a une question de fond qui est posée. Est-ce qu'on veut plus de libéralisme, c'est-à-dire aller vers Madame Le Pen, monsieur Rotaillot, monsieur Macron, enfin Édouard Philippe ou cette cette partie là de l'émisque ou bien est-ce qu'on veut moins de libéralisme, plus de partage, que les riches participent davantage et qu'on augmente les salaires ?
Ça c'est ce que nous choisissons nous avec la France insouise ? C'est ça la question qui est posée et ça ne peut être tranché que dans une présidentielle. Alors justement, tous les regards se tournent évidemment de plus en plus même sur Emmanuel Macron et la pression, elle augmente sur les épaules du président de la République.
On va aller à l'Élysée retrouver Anthony Lebos. On est maintenant 2h après cette déclaration fracassante d'Edouard Philippe. Est-ce que l'ambiance que vous constatez autour de vous, Anthony, c'est une ambiance un peu à la fort à la mot d'un président qui se retranche seul contre tous, plus que jamais.
Bon, il y a personne autour de moi, pas de conseillers qui viennent nous voir, c'est clair. Emmanuel Macron est à l'Élysée, sans doute en train d'analyser cette déclaration fracassante de son ancien Premier ministre, Édouard Philippe qui appelle et qui le lâche très clairement, c'est le mot aujourd'hui, qui lâche Emmanuel Macron et l'appel à à démissionner. On a évidemment tenté d'avoir une réaction de l'entourage du chef de l'État.
Pour l'instant, c'est Silence Radio de la part des conseillers d'Emmanuel Macron, Édouard Philippe qui rejoint finalement la position d'autre partie qui réclame la démission du chef de l'État LI qui appelle depuis plus d'un an à la démission d'Emmanuel Macron, le Rassemblement national qui appelle soit à la dissolution, soit au départ du chef de l'État. Bref, au retour aux urnes, on a quand même tenté d'avoir la réaction de de quelques soutiens d'Emmanuel Macron. Il y en a pas eu ou très peu.
Certains nous disent que c'est de la pure ingratitude. Ce qu'a dit Édouard Philippe ce matin à la radio, de la pure ingratitude d'un premier ministre qui a été nommé par Emmanuel Macron. L'un de ses soutiens d'ailleurs au chef de l'État nous disait que le président ne se laissait jamais dicter ses actions par ses anciens premier ministres.
D'ailleurs, Emmanuel Macron hier en en confiant finalement cette nouvelle mission à Sébastien Lecornu d'ultime négociation, d'ultime consultation, il a laissé entendre qu'il prendrait ses responsabilités, je le cite, en cas d'échec de ces consultations, mais il ne pensait clairement pas à la démission puisque cette piste est exclue. Il pensait plutôt à la dissolution, une deuxième dissolution. Mais dans le camp d'Edouard Philippe, on juge que cette dissolution, si elle devait être décidée par le chef de l'État, n'aboutirait pas à une solution meilleure aujourd'hui pour la France.
Merci beaucoup Anthony. On va voir ce que ça peut vouloir dire effectivement prendre ses responsabilités. D'abord Frédéric Valtou une réaction à ce que on vient d'entendre dans l'entourage du chef de l'État.
On parle d'ingratitude de la part d'Edouard Philippe parce que vous n'avez pas peur que cette image là et pour dire les choses aussi une image un peu de trahison colle à la peau d'Edouard Philippe et de votre corps. Attendez euh ce serait une ingratitude ou une trahison si tout d'un coup on décidait effectivement que queles que soient les solutions proposées, Horizon ne partiserait plus à rien et ne rechercherait pas d'éventuels compromis. C'est absolument pas le cas.
Et Philippe a très clairement dit que il y a deux urgences. La première urgence, c'est régler le budget 2026. La France doit avoir un budget en 2026 et c'est important et à l'Assemblée, on voit le le le le comptebour se mettre en place et effectivement les discussions budgétaires vont vont vont être délicates et difficiles ne serait-ce que pour des raisons effectivement de temps passé que qui ait du temps perdu.
Ça c'est la première chose. D'où l'idée effectivement de nommer un premier ministre qui puisse manière technique, on va dire euh assurer un budget à la France. La deuxième urgence, c'est la stabilité des institutions et le bon fonctionnement des institutions.
Et effectivement, il appelle dans ces cas-là à accélérer ce grand rendez-vous qui peut-être un rendez-vous de clarification la ligne politique qui est l'élection présidentielle parce que sinon c'est le risque effectivement de voir les crises se succéder aux crises sans que la France avance. On va retrouver une ancienne figure du parti des Républicains qui est avec nous depuis l'Assemblée. C'est le député Aurélien Pradier quitte aujourd'hui non inscrit.
Bonjour, merci de nous répondre en direct. Comment réagissez-vous à cette déclaration vous Ddouard Philippe ? Est-ce que vous dites oui bien sûr qu'il a raison.
Écoutez moi je je ne suis pas très intéressé pour tout vous dire par les scènes de ménage entre Gabriel Atal, Édouard Philippe et et et Emmanuel Macron. Et si je vous dis le fond de ma pensée, moi qui ne suis pas macroniste, moi qui n'ai jamais défendu le président de la République, je trouve ces attitudes minables, absolument minable. D'abord parce qu'il y a sûrement l'ingratitude, mais ça c'est leur affaire, ça ne me concerne pas, mais surtout parce que on est à milieu de l'intérêt du pays.
La démission du président de la République, quel que soit l'avis très négative que j'ai sur Emmanuel Macron, aura des conséquences extrêmement graves sur la suite de notre pays. Tous ces individus sont obsédés, pris d'une maladie mentale qui est celle de l'élection présidentielle. Et pendant ce temps-là, on est en train de tout bousiller dans ce pays, de bousiller nos institutions parce que c'est ce qui se passe avec ce type de déclaration absolument dingue de bousiller notre démocratie parce que le spectacle depuis 72h évidemment permet de faire animer les débats mais mais est absolument pitoyable.
Est-ce que ça veut dire Aurélien Pradier que vous pensez que Bruno Rota n'aurait pas dû faire sa sortie de dimanche soir ? Est-ce que c'est lui aussi que vous mettez en cause avec ces propos très durs que vous tenez ce matin ? Ce que je peux juste vous dire, c'est que j'ai jamais été aussi certain du choix que j'ai fait il y a un peu plus d'un an d'être député non inscrit.
C'était pas un coup de tête, c'était pas un caprice de ma part, mais c'est parce que j'étais certain que le mode de fonctionnement des partis politiques allait bousiller notre pays et nous y sommes aujourd'hui. Et vraiment, je veux le dire avec beaucoup de gravité parce que pendant tout ce temps-là, le pays et les Français sont en train de manger les catastrophes que nous allons avoir sous nos yeux. Je vous donne un exemple qui va vous paraître absolument décalé mais qui est important.
Ce matin, j'étais en train de travailler avec des professionnels de santé sur la question centrale de la mortalité infantile de notre pays. Vous le savez sûrement mais depuis plusieurs années, la mortalité des bébés de moins d'un an, mon collègue Valtou le sait, augmente dans ce pays. Nous sommes 27 23e pays sur 27 en terme de mortalité des bébés de moins d'un an.
Vous m'entendez ? Vous voyez la gravité de la situation et au milieu de tout ça, on se demande si les uns et les autres sont raccord avec leur vieille politique et si il faut divorcer d'avec Emmanuel Macron ou rester avec lui. Merci beaucoup Aurélien Praier, je vous laisse remettre l'oreillette pendant ce temps-là.
Petit problème technique, c'est pas grave. Alexis Cuvayer, expliquez-nous quand le président dit hier qu'il prendra ses responsabilités, c'est une formule un peu nébuleuse qui veut tout et rien dire. Est-ce qu'on en sait un petit peu plus sur la signification de cette parole ce matin ou pas ?
Vous avez raison, cette formule, elle peut recouvrir plusieurs scénarios et bien sûr lorsqu'elle est formulée de cette façon, l'idée de son propre départ, de sa démission, elle peut être imaginée par ceux qui lisent et qui entendent cette formule. Pour le coup, sur son départ et sur sa démission, Emmanuel Macron à de multiples reprises et encore assez récemment euh une fois que le vote de confiance de François Bairrou avait été annoncé, Emmanuel Macron, il a toujours exclu son propre départ. Il a toujours expliqué qu'il avait été et bien élu pour 5 ans et qu'il entendait rester président jusqu'au dernier jour.
Alors, vous me direz la situation politique est tellement incertaine aujourd'hui que des retournements de situation sont possibles, mais cette porte-là objectivement elle semble fermée. Non, hier quand les Républicains et les socialistes notamment lisent ce message de l'entourage du président de la République, il pense à la dissolution et c'est probablement le sens aussi de passer de diffuser ce message à ce moment-là après la publication de la lettre de mission de Sébastien Lecnu. cette mission très courte de 48 heures pour tenter de trouver des solutions.
C'est une façon de dire aux Républicains et aux socialistes qui objectivement sont deux groupes parlementaires où beaucoup est que la dissolution est très dangereuse pour eux, c'est une façon de leur dire attention, c'est peut-être le dernier moment pour trouver un compromis ou une issue. Ils sont en réunion les socialistes en ce moment, Antoine Leoman, avec les les écologistes que vous avez vu ce matin, on voit bien qu'ils n'ont pas envie de parler avec vous. Est-ce que vous continuez à leur temps de la main ou pas ?
Ben, c'est plutôt à eux qu'il faut poser la question puisque c'est eux qui n'ont pas envie de parler avec nous. Hier, j'ai entendu que euh monsieur Fort disait euh vouloir parler avec monsieur Atal. Euh bon ben c'est un choix.
Euh nous ce que nous disons c'est qu'il faut proposer quelque chose qui est clair et qui est lisible au pays. Mais je je voudrais revenir, c'est ce que disait en quelque sorte monsieur Pradier tout à l'heure en parlant de la mortalité infantile. C'est un sujet majeur la mortalité infantile.
Quand je parle de la question de la réforme des retraites, c'est aussi un sujet majeur. On imagine donc que monsieur Fort qui critiquait la réforme des retraites des macronistes pourrait se mettre d'accord avec monsieur Atal qui a fait la réforme des retraites. C'est c'est ça dont on est en train de parler.
Ça n'a aucun sens pour les Françaises et les Français. Je pense que le moment dans lequel on est exige de la clarté et de la clarté programmatique. Qu'est-ce qu'on veut pour les salaires ?
Qu'est-ce qu'on veut pour le système d'imposition ? Et qu'est-ce qu'on veut pour nos institutions ? C'est aussi là où je pense qu'il va falloir aller à un moment donné.
Beaucoup de gens aujourd'hui posent la question de savoir si le problème c'est Macron en tant qu'individu ou si ce sont les institutions de la 5e République qui sont en cause. Pour ma part, je pense depuis le début que ce système qui donne le pouvoir à un seul homme est un problème politique majeur et qu'il faut passer à une 6e les français justement on va les entendre. Jean- Wilfrid Forquis a tendu son micro depuis ce matin dans les rues de Toulouse.
Il est avec nous en direct. Quelle est la teneur des réponses des Français que vous avez croisé depuis ce matin ? Jean- Wilfried Ah ben écoutez, ça va faire plaisir à vos invités en plateau, les élus, les hommes politiques qui sont à vos côtés.
Ils trouvent le spectacle Navrand les Français. Bonjour Floriant. Spectacle Navrand, c'est ça ?
Vous me disz ? Exactement, c'est ça. On sait pas où on va, on est désappointé, on n pas de gouvernement et on sait on sait plus sur quel point se diriger.
Alors, ce qui est nouveau dans l'actualité ce matin, c'est cette proposition d'Édouard Philippe qui a dit la solution, c'est peut-être une présidentielle anticipée. D'abord, on expédie les affaires courantes et notamment le budget et puis on on revote pour un président. Je pense que c'est la solution parce que la dissolution, on a essayé, on voit que ça a pas trop fonctionné.
Peut-être que la la solution à venir est effectivement de de revoter pour un président. Il y a urgence pour vous ? Et ben oui, il y a urgence.
On peut pas diriger un pays sans gouvernement et sans un président présent. Donc ça devient très très compliqué pour nous les commerçants et surtout pour nos clients les Français. S'il faut revoter demain, après-demain, dans 35 jours, vous y serez ?
Ah ben bien sûr, on y sera. C'est très important voter, c'est prépondérant mais le problème est-ce que il faut que ça serve ? On a on nous a demandé de nous déplacer pour aller voter pour pour élire.
Ouais. Pour pour Non pour la dissolution. Voilà, on y allit.
Et ça servait à quoi ? Ben à rien. On se retrouve avec quatre ou cinq, je sais même plus compter le nombre de ministres qu'on a eu en si peu de temps.
En tout cas, ce qui est sûr, c'est que vous regardez fréquemment, je l'ai vu votre portable, vous tenez au courant de la situation heure par heure. Il faut il faut il faut c'est important de toute façon c'est notre avenir qui se joue et c'est important. On est jeune, on essaie d'être dynamique et il faut continuer sur ce sens.
Voilà. Voilà le pou des des Français la température ici sur le terrain ici sur ce marché toulousain marché Victor Hugo à Toulouse et on voit que le pays continue à tourner, il y a quand même du monde sur les marchés. Merci beaucoup Jean-Wilfrid Guillaume d'un mot avec Aurélien Pradier très vite.
Vous voulez pradier, vous mettez en avance ce qui ne fonctionne pas mais concrètement vous seriez en fonction qu'est-ce que vous faites pour sortir de la situation ? Quel est la solution ? Pas simple.
On a connu déjà des épisodes historiques de ce type là. Je pense que la crise est extrêmement grave. La 4e République en avait connu.
La seule voie de sortie c'est un gouvernement de reconstruction qui va des patriotes de droite aux patriotes de gauche. Et je le dis depuis 1 an, je n'ai pas changé d'avis. Je pense qu'aujourd'hui, il faute une équipe de pirates, pardon de le dire, qui prennent ses responsabilités, qui prennent de la distance par rapport au président de la République parce qu'il n'a pas gagné les élections et surtout que nous sortions des discussions entre les partis politiques.
Vous ne formez pas un gouvernement de reconstruction sur des sujets aussi essentiels que la mortalité infantile, aussi essentielle que la question des retraites si vous continuez à discuter avec des boutiques qui sont disqualifiées. Je pense qu'il y a une voix de passage. Ne gâchons pas cette crise, elle peut aussi produire le meilleur.
Merci beaucoup Aurélien Pradier en direct de l'Assemblée nationale avec cet appel aux pirates. On verra exactement qui ça peut englober. Les Français, vous les entendrez également ce soir évidemment sur BFM TV avec un grand forum prévu pour la soirée.
Vous entendrez de nombreuses voix, de nombreuses réactions, de nombreux commentaires. BFM TV évidemment mobilisé autour de cette actualité politique particulièrement dense dans quelques instants les réactions du Rassemblement national
Édouard Philippe