[DIRECT] Audiovisuel public : audition des dirigeants de la société Mediawan - 26/02/26
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 44 %Attaque 34 %Défensif 22 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 76 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Pourriez-vous confirmer que Mediawan est le premier studio de production indépendant européen avec un chiffre d'affaires de 1,5 milliard d'euros en 2024 ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Quels sont les principaux marchés de Mediawan et comment se positionne-t-il face à la concurrence américaine ?
- 6:00RelanceRéponse partielle
Mediawan est-il sous contrôle français malgré la présence d'actionnaires américains comme KKR ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Pouvez-vous préciser le volume de contrats avec France Télévision et son évolution récente ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Quelle est la part de Mediawan dans l'activité de France Télévision et comment cette relation est-elle encadrée ?
- 12:00FerméeRéponse partielle
KKR est-il le premier actionnaire de Mediawan ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:00présidentFait
« Mediawan est aujourd'hui le premier studio de production indépendant européen qui rassemble plus de 80 maisons de production. »
- 10:00présidentFait
« Mediawan fédère plus de 80 sociétés de production dans 13 pays. »
- 16:00présidentChiffre
« France Télévision représente moins de 5 % de l'activité consolidée de Mediawan. »
- 24:00présidentFait
« Nous n'avons jamais versé de dividende. Les résultats sont intégralement réinvestis dans la production. »
- 28:00présidentFait
« Mediawan est devenu en quelques années un acteur majeur de la production européenne. »
- 30:00présidentFait
« Mediawan est un groupe français au sens juridique, fiscal et opérationnel. Son contrôle est français. »
- 2:00Pierre-Antoine CaptonFait
« Florian a gagné pour son premier film deux Oscars et en France paradoxalement alors que c'était l'adaptation d'une pièce française, le César du meilleur film étranger. »
- 4:00Pierre-Antoine CaptonChiffre
« Aujourd'hui, pour 1 € investi dans l'industrie audiovisuelle par l'État, c'est 8 à 11 € qui reviennent sur le territoire à travers la production. »
- 5:00Pierre-Antoine CaptonChiffre
« Le crédit d'impôt en France est globalement moins 10 ans que la plupart des crédits d'impôts actuellement sur le territoire européen et même aux États-Unis. »
- 7:00Pierre-Antoine CaptonFait
« Aucun de nos actionnaires, ni KKR ni un autre ne détient la majorité du capital. »
- 5:30Fait
« Xavier Niel est un des plus gros investisseurs aujourd'hui dans l'intelligence artificielle. »
- 11:30Fait
« nous sommes probablement un des secteurs, si ce n'est le secteur industriel qui est le plus transparent de tous. »
- 12:30Chiffre
« dans les deux dernières années, nous avons fait des reversements de royauté à France Télévision de 5 millions d'euros. »
- 0:30Fait
« On reconnaît cette erreur et je vous l'ai dit, ça ne sera plus le cas mais la patronne d'orange a été reçue récemment et on est très heureux de les accueillir. »
- 1:00Chiffre
« Mediawan est aujourd'hui l'un des premiers employeurs d'intermittent du spectacle en France puisque chaque année plus de 12000 intermittents travaillent sur l'ensemble de nos programmes. »
- 5:30Fait
« La lettre d'observation de l'inspection du travail, il n'y a aucune remise en cause de l'organisation de notre temps de travail. »
- 21:30Fait
« Nous condamnons chez Mediawan l'ensemble des attaques racistes et des messages haineux qui ont visé Marwan Ben Lazar. »
- 0:15Pierre-Antoine CaptonFait
« il est fondamental que les éditeurs privés et publics puissent continuer d'avoir des recettes qui leur permettent de fonctionner aujourd'hui, c'est gravement en danger. »
- 3:00Pierre-Antoine CaptonChiffre
« il y a 800 producteurs qui travaillent avec le service public. Il faut aussi quelques acteurs importants pour pouvoir leur permettre de se développer. »
- 6:00Pierre-Antoine CaptonFait
« aujourd'hui le système de la production il a permis à la France d'avoir deux champions mondiaux que sont Banij et Mediawan »
- 7:00Pierre-Antoine CaptonFait
« Donald Trump vous laisse racheter un grand producteur américain ? »
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
et le rôle dans la production audiovisuelle française nécessitait qu'on s'y arrête aujourd'hui longuement. Nous auditionnerons cet après-midi trois actionnaires de cette société. Mais ce matin, nous auditionnons tout d'abord les dirigeants de Mia de Mediawan et je vous remercie tous les cinq d'être présents parmi nous.
Beaucoup de choses ont été dites sur votre société de production depuis le début de cette commission d'enquête. Il était donc essentiel de vous entendre. Créé en 2015, Mediawan est aujourd'hui le premier studio de production indépendant européen qui rassemble plus de 80 maisons de production, chacune préservant sa propre identité et sa liberté créative.
Pour un chiffre d'affaires d' 1,5 milliards d'euros en 2024, vous avez produit des films aussi emblématiques que le compte de Monté Cristo, l'Amourouf ou le blockbuster F1 avec Brad Pitt. Votre société a acquis plusieurs maisons de production au fil des dernières années, citons la société américaine Plan B présidée par Brad Pitt ou la société britannique 6 au film, le dernier grand producteur indépendant en Grande-Bretagne après 3 ans de discussion. Votre société et a comme premier marché le marché américain devant la France et l'Allemagne, les États-Unis, vous avez noué d'importante relation par exemple en y adaptant la série 10 % dans le monde du sport, série américaine coproduite par la star de NBA LeBron James.
Vous avez récemment racheté le producteur américain North Road annoncé fin janvier. Mais nous vous auditionnons aujourd'hui car vous êtes la première société de production audiovisuelle en terme de volume de contrat de production avec France Télévision pour des montants si nos chiffres sont exacts de plus de 100 millions d'euros et 400 heures de programme vous nous le confirmerez. Vous produisez notamment deux émissions de flux pour France 5.
C'est dans l'air et c'est à vous. Vous assureriez près de 80 % des émissions de flux sur France 5 avec Together Media. que nous avons auditionné.
Là encore, nous vous laisserons nous confirmer ces chiffres ou non. Le contrôle de votre entreprise est français, mais votre principal votre premier actionnaire serait américain. Là encore, vous nous le confirmerez et j'indique que nous auditionnerons cet après-midi le fond d'investissement KKR qui serait votre premier actionnaire.
Mais je vous laisserai là encore nous nous l'indiquer. Pour représenter Media One aujourd'hui, nous accueillons tout d'abord son président, monsieur Pierre-Antoine Capton. Vous êtes native de Trouville, vous montez à Paris, je vous cite, à l'âge de 17 ans et vous commencez à travailler comme petite main.
Là encore, je vous cite, chez AB Production avant de partir chez Canal Plus. À la suite de votre licenciement, vous vous lancez dans la production jusqu'à fonder Mediawan avec Xavier Niiel et Mathieu Pigas que nous auditionnerons cet après-midi. Et le succès de votre groupe est aujourd'hui évident aux yeux de tous puisque je lui dis vous êtes le premier producteur indépendant européen.
Vous êtes accompagné de plusieurs personnes que je vais également présenter rapidement. D'abord vous madame Delphine Cazo, après des études de gestion, vous travaillez chez Arthur Andersen pendant 12 ans avant de rejoindre le milieu des médias M6 puis en demol dont vous devenez la directrice générale. Vous entrez au sein de Media One en janvier 2020 et vous en êtes aujourd'hui la directrice générale en charge des opérations.
Guillaume Isabelle, vous commencez votre carrière dans le secteur bancaire au sein de Lazar avant de rejoindre Mediaward en août 2017 où vous êtes aujourd'hui directeur de la stratégie et des fusions acquisition des opérations. En tout cas, c'est le titre que j'avais. Madame Justine Plenchon, vous commencez votre carrière comme journaliste avant d'entrer au sein d'émol en 2002 comme rédactrice en chef adjointe.
Vous travaillez ensuite au sein de 3e œil production pendant plus de 14 ans avant de rejoindre Mediawan en 2021. Vous êtes actuellement président de Mediawan France en charge du flux. On peut le dire ainsi.
Enfin Thomas Anargiros ou Giros, je sais pas comment il faut le prononcer. Bon vous les deux. Bon bon alors je l'ai fait à la française.
Après avoir débuté chez Hamster Production, vous devenez directeur adjoint de la fiction sur France 2 puis directeur de la fiction sur M6 pendant 4 ans avant de travailler pour plusieurs sociétés de production notamment Europacorp Télévision dont vous êtes le président pendant 7 ans. Vous êtes président de Media One France en charge de la fiction et je signale que vous avez également été président de l'USPA, l'Union syndicale de la production audiovisuelle de 2014 à 2022. Organisation que nous avons auditionné avec d'autres syndicats de la production audiovisuelle.
Je vais vous laisser la parole pour un propinaire de 10 minutes. J'aurai ensuite deux questions à vous poser puis je céderai la parole à monsieur le rapporteur et si les députés membres de cette commission nous rejoignent en cours d'audition, je leur laisserai bien entendu la parole. Mais avant de la vous de vous la céder, comme vous le savez et comme nous l'imposent les textes, je vais vous remercier de nous déclarer tout autre intérêt public ou privé de nature à influencer vos déclarations.
Et je vous rappelle que l'article 6 de l'ordonnance du 17 novembre 1958 relative au fonctionnement des assemblées parlementaires impose aux personnes auditionnées par une commission d'enquête de prêter serment de dire la vérité, toute la vérité, rien que la vérité. Je vais donc vous inviter chacune et chacun à tour de rôle à lever la main droite et à dire je le jure. Je vous remercie.
Je vous remercie. Je vous remercie. Je vous remercie.
Je vous remercie. Et je vous laisse la parole, j'imagine monsieur Capton pour un propinaire de 10 minutes. Monsieur le président, monsieur le rapporteur, mesdames et messieurs les députés, c'est une alerte incendie.
On peut reprendre. Ah, je suis censuré. On est bon.
Merci beaucoup monsieur le président, monsieur le rapporteur, mesdames et messieurs les députés. Merci de votre invitation. Je suis sincèrement très heureux de pouvoir m'exprimer devant vous aujourd'hui.
Je vais bien sûr vous parler de Media One mais aussi du parcours qui m'a conduit ici parce que je crois qu'il est clair ce que l'audiovisuel public représente non pas à titre individuel mais dans la structuration de notre écosystème créatif et dans la vitalité de la production française. Vous l'avez rappelé, je viens de Trouville surmer d'un milieu bien éloigné de celui dans lequel j'évolue aujourd'hui. Je suis très fier et très attaché à mes racines.
Mon grand-père était pêcheur. Ma grand-mère travaillait à la poissonnerie en élevant ses 13 enfants. Ma maman était coiffeuse, mon père moniteur d'auto-école.
C'est dans l'appartement HLM de ma grand-mère que j'ai découvert le monde à travers un écran. J'ai appris à compter avec des chiffres et des lettres. J'ai ouvert mes premiers romans grâce à Apostrophe.
J'ai façonné mon esprit critique devant le grand échiquier et j'ai découvert le cinéma avec la dernière séance. Ce petit écran de télévision qui était mon lien avec le monde est devenu ma passion et mon rêve complètement fou. et inaccessible était dit travailler.
Alors à 18 ans, sans connaître une seule personne à Paris ou dans ce secteur, sans capital et sans les codes, j'ai pris un billet train pour Paris. Avec la confiance et le soutien de ma mère, une détermination incroyable et surtout rien à perdre, j'ai foncé. J'ai commencé par un stage non rémunéré.
Pendant 2 ans, j'ai effectué les tâches les plus ingrates. J'avais un autre travail à côté pour pouvoir vivre. J'ai gravi les échelons les uns après les autres jusqu'à mon premier emploi salarié chez Canal Plus que je perds en 2002 lors d'un plan social.
Alors avec mes indemnités de licenciement et sans réfléchir, j'ai créé ma première société 3è œil. On m'a prêté un bureau dans un parking si à un moment où toutes les portes m'étaient fermées en passant des heures à faire le siège des groupes audiovisuels. Et puis un jour, un dirigeant de TPS m'a offert la chance de ma vie et m'a donné son accord pour que je produise pour eux une première émission.
Ça sera Starmag qui malheureusement s'arrêtera à cause de la fusion TPS Canal. Le jour où je la prends, je suis proche du dépôt de bilan. Je dois licencier les 20 salariés de mon entreprise.
Et c'est cela aussi l'avis d'un entrepreneur. Et c'est l'audiovisuel public qui a fait basculer le destin de mon entreprise. Mais à nouveau, je tiens à le préciser, cela s'est fait ni par faveur, ni par relation, ni non plus grâce à la chance.
En 2009, France Télévision lance un appel d'offre pour une émission en Access Primetime sur France 5 lors du lancement de la TNT en France. Je n'ai jamais travaillé pour France Télévision comme producteur. Je ne connais personne et à ce moment-là, je n'ai jamais rencontré la direction.
Nous sommes 65 sociétés de production en compétition mais notre projet est retenu contre toute attente. De là n c'est à vous. Si ce projet a été retenu, ce sont pour des raisons précises.
Nous avions la conviction qu'avec le service public, il fallait produire aussi bien que nos concurrents, mais avec des budgets contraints. Nous avons décidé de proposer quelque chose à prix réduit en optimisant chaque poste de dépense sans transiger sur l'ambition éditoriale ni sur l'exigence de qualité. Nous avons été les premiers à avoir mis des femmes à la tête d'une émission d'Axè.
Personne ne l'avait fait avant nous. Nous avons imaginé une articulation nouvelle entre culture et actualité, à la fois rigoureuse dans le fond et simple dans la forme, sans posture ni élitisme. En 16 ans, ce sont plus de 12000 artistes qui sont passés dans cet à vous qui est l'une des émissions les plus prescriptes de la télévision.
Nous avons trouvé notre public peut-être parce que nous avons toujours pensé à lui. Un de mes menteurs qui était une grande figure de l'audiovisuel public, Jacques Chancell m'a transmis une conviction qui est devenue un mantra. Ne pas donner au public ce qu'il aime mais ce qu'il pourrait aimer.
Sans cette audace qu' ont eu un moment les responsables de l'audiovisuel public de parier sur un petit producteur indépendant, je ne serai pas devant vous. Depuis, le chemin parcouru a été considérable. Mediawan est devenu en quelques années un acteur majeur de la production européenne.
Un groupe indépendant présent à l'international rassemblant des dizaines de sociétés, des milliers de talents et un catalogue parmi les plus importants d'Europe. Aujourd'hui, vous l'avez dit, Mediawan fédère plus de 80 sociétés de production dans 13 pays. En France, nous faisons travaillé plus de 800 salariés permanents et 12000 intermittents.
Nous sommes l'un des premiers employeurs culturels privés du pays. Et en tant qu'entrepreneur, être capable de créer autant d'emploi en France est une grande fierté. Au fond, Mediawan est l'exemple qu'en France, il a été possible de bâtir un champion mondial capable de rivaliser avec les studios américains comme le fond Canal Plus ou Banij.
Alors, c'est moi qui parle devant vous aujourd'hui, mais derrière moi, ce sont des centaines de producteurs et toutes les équipes de Media One que nous représentons et j'en suis particulièrement fier. Nos succès contribuent au rayonnement de la France à l'international, du compte de Monté Cristo à la Mourouf, de la série HPI au documentaire comme Apocalypse jusqu'au phénomène mondial d'animation Miraculous Ladybug. Ce sont des œuvres françaises qui voyagent, qui s'exportent et qui s'imposent sur tous les continents.
Et je suis heureux que cette commission d'enquête me permette de revenir sur le rôle des producteurs indépendants qui a peut-être l'air mal compris. Un producteur indépendant n'est pas un média. Il ne porte pas de ligne éditoriale propre.
Il travaille au service de diffuseur, aux identités différentes. Notre rôle est ailleurs, identifier des talents, développer des idées, structurer des projets et accepter une part de risque élevée. C'est un métier d'initiative et d'incertitude.
Sur 10 développements engagés, un seul aboutit à une production. Les autres s'arrêtent en chemin après des mois, parfois des années de travail. Notre rôle est de proposer des programmes qui correspondent à la ligne de nos clients.
C'est pour cela que j'ai pu aussi bien produire Zemour et Nolo sur Paris Première qu'enquête d'auteur sur avec Maarine Pingot. Nous produisons dans le monde entier et pour tous les diffuseurs public privés plateformes de la série Adolescence sur Netflix du film Formula One, l'émission Nouvelle école sur Netflix Netflix Hot One sur Canal Plus l'agence sur TMC Slor 6 sur Apple TV Plus ou la série style actuellement sur Amazon. les papillons noirs suré et je m'arrête là.
Cela a été rappelé à de nombreuses reprises dans cette commission d'enquête. Mediawan produit certains programmes importants pour France Télévision et j'aimerais préciser plusieurs points dans ce propeliminaire. Méiawan ne contractualise jamais directement avec France Télévision.
Ce sont les sociétés de production du groupe qui développent les projets, négocient les contrats et assurent la production. Pour la plupart, elle travaillait déjà avec France Télévision avant de rejoindre Méia One. Les budgets alloués ne sont pas d'échec en blanc pour les producteurs.
Ils servent à financer la production, payer les salaires des collaborateurs, des intermittents, des auteurs, des archives, des moyens de fabrication. Alors que notre chiffre d'affaires progresse entre 30 et 40 % avec d'autres diffuseurs en France, celui avec France Télévision stagne voire baisse depuis 5 ans. Notre développement ne repose pas sur le service public.
France Télévision représente moins de 5 % de l'activité consolidée de Mediawane. Notre groupe est diversifié, présent auprès de nombreux partenaires en France et à l'international. Pour les raisons personnelles que j'ai cité tout à l'heure, c'est un client très important pour moi, mais notre équilibre économique ne repose pas sur lui.
Les programmes que nous produisons pour le service public sont intégralement soumis à ses obligations et à son cadre éditorial. France Télévision conserve la supervisation, le contrôle de conformité et le final cut. Nous intervenons comme producteur indépendant dans le respect strict des cahiers des charges et des règles fixées par le diffuseur et dans le respect de l'indépendance de nos rédactions.
C'est strictement encadré par nos contrats. Quand nous connaissons des échecs, les émissions sont immédiatement déprogrammées. C'est la loi du secteur et nous la respectons.
Ces éléments permettent, je crois, de replacer notre relation avec l'audiovisuel public dans son cadre réel. Il s'agit d'une relation strictement contractuelle encadrée par des règles connues de tous dans un cadre normal de marché régulé. Les décisions relèvent du diffuseur dans le respect des règles de la commande publique et sous le contrôle des autorités compétentes.
Les producteurs quel qu'il soit sont interchangeables en droit comme en pratique, Miawan n'a ni position protégée ni garantie de volume. Chaque projet est remis en concurrence, discuter sur son contenu, son coût et sa pertinence éditoriale. Nous pouvons être retenus comme nous pouvons ne pas l'être.
C'est le fonctionnement normal du secteur. Je ne peux pas vous raconter toutes ces années comme producteur au service de l'audiovisuel public, mais l'année dernière 46 millions de Français ont regardé nos programmes sur les antennes de France Télévision, que ce soit des magazines, des séries ou des documentaires. Nous avons contribué au rayonnement de la France dans le monde entier avec la série 10 %.
Nous avons revisité les plus grands procès de notre histoire et ravivé la mémoire démocratique avec le documentaire Les grands procès. Avec l'audiovisuel public et d'autres partenaires, des films puissants comme Bachner ont pu rencontrer leur public et rassembler des millions de spectateurs en salle. Avec l'audiovisuel public, nous mettons chaque jour en lumière les réalités sociales vécues par nos concitoyens avec ça commence aujourd'hui.
Avec l'audiovisuel public, enfin, nous créons de l'emploi partout sur le territoire. Plus de 76 % des heures de tournage de nos séries sont réalisés en région. Alors évidemment sur des milliers d'or produites, il peut y avoir des erreurs.
C'est la réalité du direct. Mais nous sommes fiers de n'avoir jamais été sanctionnés par l'ARCOM, d'avoir toujours respecté les obligations qui s'imposent à nous et de continuer de le faire à la même exigence. J'ai presque terminé mais un dernier point important relatif à la question de l'actionnariat de Méiawan qui a fait l'objet de beaucoup de débats dans cette commission d'enquête et je veux vous dire d'emblé quatre choses importantes.
Premièrement, Mediawan est un groupe français au sens juridique, fiscal et opérationnel. Son contrôle est français. Cette situation a été examinée et validée par les autorités compétentes, notamment le CNC et l'autorité de la concurrence.
Notre siège est à Paris, nos équipes sont en France, nos décisions stratégiques sont prises en France. Le groupe dans son ensemble est soumis aux droits français, à la fiscalité française et aux obligations sociales françaises. Deuxièmement, en 2020, dans un contexte de crise majeur pour l'ensemble du secteur, je rappelle que les tournages étaient arrêtés pendant la pandémie, nous avons fait le choix de sortir de bourse afin de renforcer le contrôle français et de changer de dimension.
Nos actionnaires historiques, au côté d'autres investisseurs internationaux ont apporté des capitaux pour accompagner notre développement. Cette ouverture n'a pas modifier la nature française du contrôle ni notre gouvernance. Elle a permis de consolider un acteur européen face à une concurrence mondiale extrêmement concentrée.
Refuser tout apport de capitaux extérieur reviendrait dans un secteur globalisé à accepter le décrochage. Quant à la gouvernance de notre groupe, les investisseurs présents au sein de notre capital, qu'il soit français ou étranger, n'ont pas le contrôle du groupe que je garde en main avec mes associés. Depuis 25 ans, je suis mon propre patron et cette indépendance n'a pas de prix.
Alors, je comprends que l'entrée d'un fond international puisse susciter des interrogations, mais la question pertinente n'est pas l'origine d'un actionnaire, c'est le lieu du contrôle, le respect des règles françaises et la contribution à l'écosystème national. Sur ces trois points, les faits sont établis et contrôlés. Troisièmement, contrairement à ce qui a pu être affirmé, nous n'avons jamais versé de dividende.
Les résultats sont intégralement réinvestis dans la production, l'acquisition de catalogues, le développement de talent et la croissance de nos sociétés. Notre logique est industrielle, pas spéculative. Nous prenons des risques de long terme dans un secteur où l'investissement précède largement les recettes.
Enfin, je veux être parfaitement clair. Les rédactions des émissions que nous produisons sont indépendantes. Les choix éditoriaux relèvent des équipes et des directeurs de publication dans le cadre fixé par le diffuseur.
Aucun actionnaire, quelle que soit sa nationalité ou sa nature, n'est intervenu ni directement ni indirectement dans le contenu d'un programme. Cette séparation entre capital et ligne éditoriale est une règle intangible. J'en suis personnellement.
Pardon. Allez-y, allez-y, allez-y. J'en suis personnellement le garant devant vous, devant nos équipes.
Depuis le début de votre commission d'enquête, le secteur des médias a été secoué. J'arrive à ma conclusion. La société de production Skydance a racheté Paramount.
Netflix est en train d'essayer de racheter Warner qui est aussi la cible de Paramount. Biden Dance, la société qui détient TikTok a lancé une IA capable de produire des films hollywoodiens en moins de 24 heures. Canal Plus a bouclé la plus grosse acquisition de son histoire en Afrique et en même temps et en parallèle, le secteur de l'animation en France vit une crise sans précédent avec des sociétés qui déposent le bilan.
Le marché de la publicité à la télé en France est en baisse et la désinformation et les contenus manipulatoires se diffusent à grande vitesse sur les réseaux sociaux. Autrement dit, nous débattons dans un moment de bascule industriel, technologique et informationnel sans précédent. Dans ce contexte, le débat ne peut pas être posé en terme d'opposition entre service public et producteurs indépendants.
Ce serait une lecture réductrice d'un écosystème qui fonctionne précisément par articulation des rôles. Partout en Europe, le modèle repose sur cette complémentarité au diffuseur la responsabilité éditoriale, la mission de service public et le lien direct avec le public. au producteurs l'initiative créative, la prise de risque, l'identification des talents et la capacité à porter des projets dans la durée.
Ce sont deux métiers différents, deux responsabilités distinctes mais indépendantes. Affaiblir l'un reviendrait mécaniquement à fragiliser l'autre dans un moment où la concurrence est mondiale, où les plateformes disposent de moyens considérables et où la pression technologique s'accélère. La vraie question est celle de la solidité de notre modèle.
Notre responsabilité collective, elle consiste à préserver un service public fort, à maintenir un tissu de producteur indépendant dynamique et à créer des conditions pour que la création française continue d'exister, de circuler et de peser à l'échelle internationale. C'est un élément de soft power important. Je vous conclure, monsieur le président, dépasser les 10 minutes à partie.
Il me reste une phrase. Je m'exprime devant votre commission avec le respect dû à ses travaux et à sa mission de contrôle. L'entreprise que je dirige a été créée en France en partant de zéro au prix de risque personnel réel.
Aujourd'hui, elle emploie des milliers de professionnels, finance des œuvres françaises, investit et particip à son niveau au dynamisme de notre création nationale. C'est avec cet état d'esprit que je suis venu avec mes équipes répondre à vos questions et je vous écoute en espérant pouvoir répondre à l'ensemble de vos questions. Merci beaucoup pour ce propos liminaire. deux questions peut-être en préambule et puis je vais céder la parole au rapporteur pour 45 minutes et puis je donnerai ensuite la la parole à monsieur Balanan.
Euh on va revenir sur votre actionnariat. Il a donné lieu à des échanges parfois vigoureux avec monsieur le le rapporteur mais depuis nous avons appris à travailler ensemble et je vais je vais revenir sur sur cette question là. Nous avions des informations différentes.
Ça a donné lieu à des échanges entre nous. Depuis, il y a eu un article du Figaro qui est revenu sur votre sur votre actionnariat, sur votre capital, un article je crois de madame Salé, de monsieur le Tessier et puis devant nous, vous venez d'apporter quelques quelques précisions. Alors, vous l'avez indiqué, effectivement la nationalité d'une entreprise dépend de son siège social.
Vous nous avez indiqué qu'il était en France de son pays d'immatriculation. Vous nous avez indiqué qu'il était en France de son centre de décision. Vous nous avez indiqué que la gestion opérationnelle de votre entreprise était en France.
Mais quand on regarde aussi les éléments qui peuvent qui peuvent comment dire déterminer ou en tout cas participer de la détermination euh de la nationalité d'une entreprise, l'origine des capitaux est aussi un élément important. Comme beaucoup de choses ont on ont ont ont été dites, je pense que c'est important d'aller au bout de cette discussion. Aujourd'hui, est-ce que vous pouvez nous indiquer si KKR est votre premier actionnaire, votre principal actionnaire ?
Je crois que c'est important pour la clarté des débats et pour qu'on parte, j'allais dire, sur une base de discussion et ça permettra aussi au rapporteur d'adapter ces questions de moment venu. Je pense que c'est important au début de cette commission d'enquête de bien comprendre comment votre actionnariat est est organisé. Merci beaucoup monsieur le président.
Je suis évidemment heureux de pouvoir répondre à cette question sur le contrôle de Mediawan et son actionnariat qui a beaucoup fait débattre. Euh pardonnez-moi les mais la nationalité d'une société c'est pas une question d'interprétation, c'est une question de droit. Euh et je vous le comprenez particulièrement ici et en droit français.
Mediawan c'est une société française parce que son contrôle est français. Et permettez-moi d'être très précis juridiquement et j'ai pas envie d'être ennuyeux. En droit français, le contrôle d'une société est défini par l'article L233 du code du commerce qui repose sur la capacité à déterminer les décisions stratégiques et non sur la seule détention du capital.
Donc la structure de Mediawan, elle a été validée, examinée par l'autorité de la concurrence qui a confirmé que son contrôle exercé par ses fondateurs français. Méwan est donc en droit et dans les faits une société contrôlée par des intérêts français. Et j'aimerais juste que sur ce point juridique qui ne fait pas débat, vous me l'accorderez, soit une fois pour toute entendu ici et qu'on dise plus dans le cadre de cette commission d'enquête que Mediawan est un groupe sous contrôle américain, ce qui n'est pas le cas.
Mediawan un groupe sous sous contrôle français. On peut revenir un petit peu plus tard si pour vous expliquer parce que c'est intéressant de savoir commenter est est rentré au sein de médian. Monsieur le président, je je l'ai indiqué donc je crois qu'on est d'accord en droit français.
Je le dis très clairement, effectivement le le critère principal qui est retenu par la jurisprudence, non simplement par le code du commerce, mais par la jurisprudence, c'est le siège réel et c'est ce qui définit en droit français altre à le code du commerce et la jurisprudence le fait quee effectivement la nationalité d'une société celui du siège réel, c'est-à-dire le siège de la direction effective de la société. C'est un critère qui est aussi bien pris en compte par les textes. Vous avez fait référence à l'article L210 alinéa 3 du code du commerce.
On pourrait citer aussi le code civil, l'article 1837. On pourrait citer la jurisprudence, un arrêt très clair de l'assemblée plinière de la Cour de cassation du 21 décembre 1990. Donc effectivement, je crois le rapporteur il reviendra s'il le souhaite, mais que à la fois le code du commerce, le code civil à jurisprudence établit bien que vos sièges réel est français et que la société méia one est une société française.
Ma question était sur le statut de de de KKR. Est-ce qu'aujourd'hui c'est votre premier actionnaire ? Est-ce que c'est votre principal actionnaire ? pas exactement la même chose.
Principal actionnaire et premier actionnaire. Je pense c'est important d'apporter cette précision. Voilà, je le redis comme ça c'est très clair.
Je vais pas radoter. Je viens de rappeler le code civil, le code du commerce et la jurisprudence qui établit que la nationalité c'est le siège réel et votre siège réel est en France. Merci monsieur le président.
Je Mediawan est une société non côté contrairement à Benny que vous avez reçu hier et la répartition du capital relève du secret des affaires. Toutefois euh ce que je peux vous dire très clairement parce que on a dit plusieurs fois ici que l'actionnaire majoritaire de Mediawan était KKR. Ce n'est pas le cas.
Euh je suis souser je peux donc vous dire que KKR n'est pas l'actionnaire majoritaire de Mediawan. Euh je vous rappelle que le plus important c'est le contrôle parce qu'il est français mais Kaker n'est pas actionnaire majoritaire de Mediawane. Il y a 70 actionnaires différents dans Mediawane.
Euh le contrôle est sous ces fondateurs. Tous les euh producteurs qui se sont associés à Media One font partie des associés de Mediawane. Euh sachant que la société n'est pas côté, vous permettrez, monsieur le président que nous gardions cette information sous le secret des affaires.
Je vous le permets. Après, vous comprendrez comme vous êtes le premier euh la première société de production avec laquelle travaille France Télévision de savoir et puis il y a des avis différents. Enfin, moi ça ne me pose pas de difficulté qu'un fond d'investissement américain soit soit actionnaire d'une société de production française.
On a peut-être pas la même position avec le rapporteur et c'est aussi ça le la richesse de notre assemblée. Je je j'ai du mal à à à comprendre la difficulté puisque tout le monde sait que KKR est actionnaire. Bon, je vois pas très bien en quoi le secret des affaires vous empêche de nous dire par exemple si KKR est le est le premier actionnaire.
On vous je vous ai pas demandé le le pourcentage qu'ils avaient mais mais je vois pas très bien la difficulté de nous dire est-ce que votre premier actionnaire c'est c'est vous ? Est-ce que c'est Mathieu Pigas ? Est-ce que c'est Xavierel ou est-ce que c'est CAC ?
Je vous demande pas peut-être que le rapporteur le fera. Moi, je ne vous demande pas le pourcentage, je vous demande pas les montants, je vous demande pas la valeur. Je pense que c'est une information qui m'a paraît importante et intéressante et je suis pas certaine qu'elle remette forcément en cause le secret des SAV de savoir si c'est votre premier actionnaire.
Voilà, c'est un j'ai envie de vous répondre que le premier actionnaire de Media One, c'est Xavier Niel, Mathieu Pigas et moi-même qui sommes les contrôlants de cette société et et c'est une définition importante parce que rien ne peut se faire sans nous. Par ailleurs, Kaker est un actionnaire important qui n'a ni le contrôle ni la majorité. Je sais que vous allez passer plusieurs heures cet après-midi avec certains des actionnaires.
J'en fais partie. Je suis un des actionnaires très importants de ce groupe mais ça révèle du secret des affaires, pardonnez-moi. Bon, comme je suis pas le rapporteur, je laisserai le rapporteur faire son travail tout à l'heure s'il a des questions complémentaires.
J'ai peut-être une deuxième question. Là, on va et rapide, on on va plutôt euh changer, j'allais dire euh d'angle et traiter une question importante dans cette commission d'enquête qui est la question du pluralisme euh et qui est une question qui qui nous occupe de manière de manière régulière dans cette dans cette commission d'enquête. Vous produisez des émissions comme C'est dans l'air et c'est à vous qui sont diffusé sur France 5.
En 2025, l'ARCOM a adressé des lettres fermes, c'est-à-dire pour les Français qui nous écoutent, pour dire des rappels à l'ordre la France Télévision, en considérant que le pluralisme politique n'avait pas toujours été respecté, qu'il y avait une surexposition des partis, une sous-exposition de certains partis et l'Arcom a considéré que puisque France 5 diffusait à peu près 2 heures de d'émission qu'on pourrait qualifier de politique, il n'était pas normal que la représentation politique, le pluralisme politique ne soit pas garanti à chaque instant. D'autant plus que dans le cahier des charges de France Télévision, dans ce que demande l'État à France Télévision, il est dit très clairement dans différents articles que France Télévision doit garantir le pluralisme des courants de pensées. L'État va même plus loin puisque en son article 46, il demande à France Télévision de produire de de diffuser pardon de diffuser des émissions régulières consacrées à l'expression directe des formations politiques.
C'est-à-dire clairement que France Télévision se doit de diffuser des émissions qui donnent la parole directement au responsable politique. Or, il se trouve que suite à ces lettres fermes, à ses rappels à l'ordre et dans la perspective des élections municipales, France Télévision a pris une décision qui a titre personnel m'émeux pour être modéré et et mesuré dans mes dans mes propos. Mais je pourrais dire qu'il me scandalise si j'étais plus direct. euh qui revient depuis décembre à ne plus inviter d'invités politiques au sein des émissions de France 5.
Et donc même s'il nous a été indiqué par France Tévision que cette interdiction avait été levée, j'ai pas eu le sentiment que les invités politiques étaient à nouveau dans dans vos émissions. Et donc on va avoir une élection municipale qui est un rendez-vous démocratique majeur pour les Français qui va se dérouler sur France 5 et dans les émissions politiques de France 5 sans invités politiques. Je crois que c'est un problème démocratique important.
Je voulais vous demander votre avis. Est-ce que vous regrettez cette décision de France Télévision ? Et c'est une question directe et je vous demanderai une réponse directe.
Est-ce que vous regrettez cette décision de France Télévision de ne plus inviter de politique dans vos dans vos émissions ? Et la question, j'allais dire connexe, est-ce que c'est plus difficile de garantir le pluralisme politique quand on est une société de production par rapport à des productions internes ? On a eu un syndicat et je pense que le rapporteur il reviendra et je vais le laisser très vite prendre la parole.
Mais est-ce que comme nous l' indiqué un syndicat, c'est plus difficile de garantir le pluralisme politique quand on est une société de production plutôt que quand on produit des émissions politiques en interne ? Pourquoi je vous pose cette question ? parce que l'ARCOM a a adressé une lettre de rappel à France 5 et il se trouve que France 5 externalise sa production à différents producteurs audiovisuel.
Je vous laisse répondre et puis je cède la parole au rapporteur. Je vais passer la parole à madame Plenchon mais juste un peu de contexte d'abord pour vous dire monsieur le président que nous pouvons de nouveau recevoir des invités politiques dans nos émissions sur France 5. On l'a déjà dit tous les médias nous l'a déjà dit il y a 15 jours.
C'est pour ça euh je crois qu'il y a une invité ça a démarré ça a repris samedi dernier. Ouais. Ouais bien sûr il y avait une invité dans c'est dans l'air l'invité.
Euh euh deuxièmement, Franc 5 dans sa globalité parce qu'il y a il y a un chiffre que vous avez cité tout à l'heure de 80 % de de programmes produits par Media One et tout Gazor Media. On j'aime beaucoup Renault Levankim, il a énormément de talent mais on a aucun lien euh les uns les autres. Donc globaliser des chiffres en commun, euh je crois que c'est 30 % à peu près ce que représentent les émissions de Méia.
Donc on parle de ces dans l'air et de c'est à vous euh qui aujourd'hui pour la partie pluralisme pardon c'est on on respecte le ggé par France Télévision. Vous savez qu'on est dans une période de municipale qui est assez complexe à gérer en temps en temps de parole et donc on on souscrit à ce que fait France Télévision. Je pense que par ailleurs, il y a strictement aucune différence dans une gestion de temps de parole entre une société de production externe et et France et ce que peut faire une rédaction appartenant à une chaîne de télévision.
Et dans ce cadr-là, on respecte totalement les obligations qui nous sont données. Je suis à titre personnel extrêmement heureux que les invités politiques reviennent dans cet à vous et dans c'est dans l'air d'invité. Je crois qu'on a un rôle majeur à un moment où le départ politique est très compliqué de redonner la parole aux personnalités politiques.
Je voulais juste vous souligner aussi monsieur le président que il y a pas eu d'invités politiques sur tout le mois de janvier et que les audiences de cet à vous ont progressé. N'y voyez aucun lien entre les deux. Mais c'est juste pour souligner aussi que quand on fait ça, c'est quand on reçoit des invités politiques, c'est pas pour chercher l'audience, c'est parce que vraiment on pense qu'on remplit un rôle de service public et que c'est essentiel de le faire.
Merci même planchon si vous voulez compléter puis je laisse la parole au rapporteur. Oui, je vais je vais juste C'était qui l'invité politique dans l'air invité ? Euh madame Ruff samedi.
Euh hier soir monsieur Farandou euh ce soir vous le verrez ce soir. D'accord. Voilà.
Oui oui, on a effectivement réouvert. Juste, je souhaitais préciser que le traitement de la politique et de l'ensemble des sujets politiques nationaux et municipaux puisque vous disiez que il n'apparaissait pas ni danser dans l'air parce que je disais je parlais pardon par invitation je parlais d'expression directe des responsables politiques que vous parlez parce qu'ils le sont fait dans les ils sont fait dans les demand c'est pas ce que demande le cahier des charges le cahier des charges est très clair il demande des expressions directes des responsables politiques et et ma question elle est assez directe si vous me permettez j'aimerais bien une réponse direct est-ce que vous regrettez en tant que producteur la décision qui est prise en décembre de ne plus avoir d'invités politiques dans vos émissions. Vous pouvez très bien nous répondre non, ça nous dérange pas parce qu'on fait des audiences quand il y a pas de politique.
C'est pas votre réponse, monsieur Capton, mais c'est je voilà. Est-ce que est-ce que c'est une décision que vous avez regretté quand France Télévision vous annonce en décembre, il n'y aura plus d'invité politique pendant un certain temps ? Est-ce que vous dites ça nous dérange ?
Nos missions de service public, c'est aussi de permettre des expressions directes ou est-ce que ça ne vous dérange pas et vous vous dites on va s'adapter ? Si vous me demandez à titre personnel en tant que citoyen, oui, ça me dérange. Euh après, on se soumet à notre coproducteur qui est France Télévision et on soumit aussi aux règles déontologiques et de ce que dit l'Arcom.
Donc voilà. Par ailleurs par ailleurs, c'était pas une décision inédite puisqu'on avait déjà été soumis à cet arrêt d'inviter des politiques en 2020. Voilà, donc on s'adapte.
Encore une fois, c'est pas un regret, je laisse par c'est pas un regret des politiques qui sont frustrés de plus aller dans vos émissions, c'est que c'est une mission du cahier des charges et différents articles qui demandent très clairement à France Tévision de permettre ses rendez-vous des missions directes. Je cède la parole mot et de préciser la gestion du temps de parole pendant les élections municipales, c'est extrêmement compliqué. Je peux vous montrer les notes euh quand vous les lisez, vous avez du mal à comprendre.
Et donc c'est difficile de pouvoir équilibrer tout ça, mais on le fait à chaque fois avec le respect des règles. Je et c'est un sujet sur lequel on se penchera effectivement. On sait bien que les temps de paroles sont compliqués mais c'est que comme c'est une décision qui a été prise en décembre, on était encore avant les temps de paroles très strict, elle nous a un peu interpellé.
Monsieur le rapporteur, je vous cède la parole. Merci. Merci monsieur le président.
Merci mesdames, merci messieurs pour votre pour votre participation ce matin et de permettre de nous éclairer sur un certain nombre de questions et de sujets qu'on aura à vous poser. Euh une toute première question, monsieur Capton, j'aimerais revenir sur cette belle réussite entrepreneuriale. Vous l'avez évoqué en propeliminaire.
Je pense qu'elle est à saluer puisque vous êtes avec Mediawan un acteur qui rayonne aussi à à l'international et on peut s'en s'en féliciter. En 2015, je vais revenir sur la Genèse. En 2015 avec vos partenaires monsieur Pigas et monsieur Niel, vous créez donc Media One sur la base d'un spac, une opération boursière dont le but est d'attirer des fonds avec pour seule base quasiment la réputation des investisseurs. votre réputation, vous l'avez acquise notamment grâce à votre société 3è œil que vous avez créé en 2001, vous aviez 26 ans à l'époque.
C'est avec cette société notamment que vous avez proposé c'est à vous en 2009. Lorsque vous créez Media One en 2015, vous continuez à gérer votre société personnelle en parallèle et ce n'est qu'en 2020 que vous décidez d'intégrer 3è œil à à Mediawane. J'imagine que parmi les facteurs qui ont pu influencer la réussite de 3è œil, il y a à l'évidence une instition entrepreneuriale que que vous avez porté, qu'elle soit d'ailleurs personnelle ou collective, mais il y a peut-être aussi un terro favorable.
Euh comme vous le savez, je suis un ancien entrepreneur, je suis euh très curieux des facteurs de réussite de belles entreprises dans notre pays. Est-ce que vous est-ce que vous pouvez nous expliquer en première question comment vous êtes parvenu à passer de 0 € de volume d'affaires avec France Tévision en 2001 à l'époque à 22 millions d'euros de contrats signés avec France Télévision en 2015 ? Quels ont été les facteurs principaux qui expliquent cette augmentation très importante ?
Merci beaucoup, monsieur le rapporteur, pour cette question. Euh cette accélération, elle a même été beaucoup plus rapide puisqueentre 2001 et 2012, euh mon entreprise 3e œil faisait 0 € de chiffre d'affaires avec France Télévision. Je vais vous expliquer pourquoi euh je vais pas revenir sur mon parcours, mais j'avais une détermination d'entrepreneur comme vous le comme vous l'avez dit, comme vous le connaissez.
C'était essentiel pour moi et crucial de travailler dans ce secteur. Euh je pense que j'ai fait des choses dingues pour pouvoir travailler dans ce métier. Je racontais que j'attendais devant les immeubles des patrons de chaîne pour pouvoir signer des contrats.
C'est le cas. Et mon premier contrat, il a été signé avec TPS parce que je suis rentré dans l'ascenseur en même temps qu'un des patrons et il m'a signé un contrat à ce moment-là. J'ai appelé France Télévision régulièrement entre 2001 et 2012 et personne ne me répondait au téléphone.
Personne. J'avais un bureau vraiment dans un parking. J'avais donné 30 % du capital de ma société pour pouvoir avoir ce bureau dans un parking et j'avais pas de rendez-vous avec France Télévision et puis j'appelais régulièrement et j'allais là-bas et personne ne me recevait.
Et honnêtement, cet appel d'offre en 2010, si je dis pas de bêtises, pour c'est à vous, c'était le lancement de la TNT en France. France 5 avait euh donc c'était France 5 jusqu'à 19h puis qui diffusait et pour la première fois ces chaînes avaient des canaux plein donc France Télévision voulait exister chercher une production low cost je crois que j'avais fait la différenciation et j'avais réussi à progresser parce que je faisais des émissions moins chères que les autres c'est un des points communs que j'ai avec Xavier Niel qui a a développé son entreprise dans le TCOM en faisant des forfaits moins chers c'est la même chose pour 3ème œil et quand il y a eu cet appel d'offre et j'ai tout donné. Euh quand je vous dis que j'ai tout donné, c'est que je me j'ai perdu mon principal contrat avec TPS Star.
J'ai appris un mardi que je devais virer tout le monde parce que Canel Plus arrêté mon contrat et que je n'avais plus d'émission. Et le lendemain, j'ai gagné l'appel d'offre de C à vous. Ça a donc relancé mon entreprise euh et on a vécu avec toutes les équipes qui ont créé cette émission, Alexandra Sublé et et tous ceux qui ont mis la main euh 4 années incroyables à développer, à travailler, c'était pas gagné.
Euh on disait beaucoup de mal de nous dans la presse pour que l'émission ne marche pas et euh et ça a été ma première réussite. Et donc le chiffre d'affaires d'une quotidienne, vous avez les chiffres, monsieur le rapporteur, ils ont pas beaucoup bougé sur cet à vous depuis a permis à ma société de faire ce bon de chiffre d'affaires qui est simplement dû à une émission quotidienne qui a démarré à 40 minutes qui fait 2h si je ne dis pas de bêtises aujourd'hui avec un chiffre d'affair qui a très peu progressé dessus. C'est à vous.
Je vous le dis maintenant et en toute transparence, c'est je le pense l'émission en rapport qualité- prix la moins chère du PAF. son budget est réduit, on est dans un secteur très concurrentiel et sur les access tous nos concurrents et toutes les autres chaînes. France Télévision, on travaille dans une dans des budgets contraints et quand vous voyez les audiences de à vous ou de C'est dans l'air et que vous les comparez par rapport à leur budget, cet ADN de produire moins cher que les autres est resté, j'en suis particulièrement fier et bon, on pourra sans doute parler des budgets un peu plus tard.
Merci monsieur le président, monsieur le rapporteur. Merci monsieur le président. Effectivement, j'ai j'ai beaucoup de de questions.
Je vous remercie en tout cas pour pour vos réponses. Je vais essayer de les poser de la façon la plus courte et efficace possible pour qu'on puisse en avoir un échange avec le plus de thèmes possible si vous pouvez effectivement nous nous faire des réponses assez assez efficaces. Une autre question mais vraiment très courte.
Il y a une étude de NBC qui est rapporté qu'en 2023, Mediawan produisait 40 % de son volume pour France Télévision. Quelle est aujourd'hui la part de chiffre d'affaires que réalise Mediawan France avec France Télévision ? Alors l'étude dont dont vous parlez c'est NPR conseil.
Je sais pas où ils ont sorti leur chiffre par ailleurs. Le chiffre d'affaires de France Télévision au sein du groupe Méia One, il est de moins de 5 %. Donc euh je vais vous répondre monsieur le rapporteur.
Je veux bien faire des réponses courtes et efficaces mais je vais juste essayer de sortir les mots de ma bouche. Euh donc aujourd'hui, j'ai entendu parler hier de monopole, je crois par un monsieur un peu fou qui était là donc à moins de 5 % du volume d'affaires du groupe Media One et en France et donc il est largement en dessous des 40 % et il est en dessous du chiffre de celui de Banny J. Ça vous donne à peu près comme vous avez pas le droit de donner les montants normalement j'ai pas le droit de les donner non plus mais juste pour vous donner une fourchette je précise juste que B nous a donné les chiffres je veux pas qu'après on dise Ben nous les donne mais c'est votre choix mais non je je vous donne je veux être très clair parce que tout ça est très regardé je vous laisse le choix je vous indous a dit très précisément les montants France et les montants étrangers c'est vos droits de pas les donner je vous les donne.
Je vous donne une indication, je vous dis moins de 5 % ce qui est quand même c'est important parce qu'on parle de concentration. Moins de 5 % dans le monde. Ouais.
Exactement. Et en France, c'est moins que le chiffre qu'a donné Big hier. Je sais pas si vous vous en souvenez, moi je me souviens. 30 % c'est moins de 30 %. 30%.
Oui mais moin 30 entre 0 et 30 il y a une Oui. Oui. C'est moins de 30.
D'accord. Si c'est 25, c'est pas 5. Enfin, je veux dire, pardon.
Non, mais c'est moins de 30 %. C'est pour vous donner une indication. Enfin bon là enfin monsieur Balanan c'est pas un acharnement enfin je veux dire c'est une société de production qui travaille avec le service public audiovisuel de savoir ce que représente France Télévision dans le chiffre d'affaires France une société de production ça m'apparaît pas le secret des affaires mais c'est pas d'accord si vous voulez excusez-moi minut j'ai j'ai pas envie que vous disputiez non non mais on a une différence de vision moi je moi quand quand c'est le secret des affaires, je suis assez ferme et je le dis au rapporteur, ça m'a été assez reproché.
Quand je considère que ça n'a rien à voir avec le secret sa, je le dis aussi. Voilà, j'essayie je vais vous donner je vais vous donner ce je voulais pas le donner mais je vais vous le donner parce qu'on est là en toute transparence et qu'on a rien à cacher. Il est de 25 % donc il n'est pas de 40 comme l'a pu donner NPR, pardonnez-moi.
Et juste le 5 % au regard du groupe, le moins de 5 % fait qu'on est bien loin d'une dépendance d'un côté comme de l'autre. On se parlera tout à l'heure de de la notion de évidemment dépendance mais c'était important pour moi d'y répondre et accepter ma transparence et et ce que je fais et j'aimerais que de l'autre côté on puisse enregistrer et comprendre aussi mes réponses. Il y a eu beaucoup de choses fausses qui ont été racontées ici dont certaines particulièrement choquantes hier soir qui ont fait sonner mon téléphone très fort hier soir avec des gens qui ont menti devant la représentation nationale sous serment.
J'espère qu'on aura aussi l'occasion d'en parler et accepter cette transparence. Oui, je je j'indique effectivement je le dis parce que pardon sur la porte, je précise juste cet élément. On m'a été remonté effectivement que que peut-être qu'hier il y aurait eu parjure euh encore une fois, je vais l'analyser, je vais regarder, je vais demander des documents complémentaires.
Peut-être que le rapporteur vous posera des questions suite aux auditions d'hier. S'il y a eu par jour, je prendrai mes responsabilités. Vous savez, j'ai toujours essayé d'être impartial dans cette commission d'enquête, contrairement à ce qui est dit, de ne protéger personne.
S'il y a perjure euh effectivement qu'il est caractérisé, euh je n'hésiterai pas à prendre mes responsabilités parce que c'est le président d'une commission d'enquête qui doit saisir l'autorité judiciaire au terme de l'article 6 de l'ordonnance de 1958. Et je rappelle que le par jour dans une commission d'enquête, c'est 5 ans d'emprisonnement et 75000 € d'amende. Je vous ai juste permis de de Je suis allé au bout de la question, monsieur Capton, parce que effectivement je connais un peu la manière dont cette commission d'enquête fonctionne.
Je ne voulais pas qu'on puisse dire, c'est pour ça que je vous ai laissé répondre, que Benij répond en toute transparence et que Mediawan ne le fait pas. C vous étiez pas obligé de le faire. Je vous ai permis de le faire parce que je ne veux pas qu'il y ait d'instrumentalisation d'aucune part et je ne voulais pas lire après cette commission d'enquête et cette audition que Bij a fait la transparence et que vous ne l'auriez pas faite.
C'est pour ça que je vous ai permis de d'aller au bout. Merci. Je je vais juste c'était Ouais mais c'était juste ma première question.
J'ai beaucoup de questions à poser effectivement. Donc c'est c'est bien je pense d'avoir l'échange le le plus fluide possible. Merci en tout cas pour cette transparence effectivement qui est importante.
Je vous permettrai évidemment et c'est bien normal de réagir notamment aux accusations qui ont été formulées à votre endroit hier par la personne hier soir que nous avons auditionné. J'aurai quelques questions qui vous permettront, je vous l'assure, de de répondre à tous ces éléments parce que c'est important et c'est aussi important. C'est le but de cette commission d'enquête de donner une tribune et de permettre aussi aux personnes qui sont accusées parfois à tort d'y répondre.
Donc comptez sur moi pour vous poser ces questions. Toute dernière question rapide sur ce sujet. Vous nous avez donné donc le le montant de chiffres d'affaires réalisé pour France Télévision de Media One France à peu près 25 %.
Avec quel autre groupe public étranger est-ce que Media One assure un chiffre d'affaires équivalent à celui que vous faites en France avec France Télévision ? Euh la réponse est oui. Largement.
Je pense que c'est à peu près la même chose en Allemagne. C'est un peu moins en Italie, mais dans les pourcentages de ce que représente le chiffre d'affair de Mediawan avec les services publics européens, je pense qu'on est au même niveau. Je reviens juste pardon sur Banij.
La différence entre Banij et Mediawan, c'est que Banij est une société côté donc elle publie tous ses chiffres. Mediawan est une société privée, elle ne publie pas ses chiffres et j'ai été côté pendant 3 ans donc et j'ai fait cet exercice de publier mes chiffres et c'est pour ça aujourd'hui monsieur le président que on n' pas le même niveau de réponse parce qu'ils le font de manière obligatoire et légale. Je le fais de manière transparente face à vous et j'ai énormément de respect pour Stéphane Courbi, pour Banij qui font un travail exceptionnel pour la production française.
Merci. Merci pour votre réponse. On parle de pourcentage effectivement, mais vous confirmez que les éléments que nous avons pu avoir et qui ont été allègrement discuté dans le cadre de cette commission d'enquête, il y a le pourcentage mais il y a aussi le le montant facial, le volume.
France Tision nous a indiqué que Mediawan réalisait, je crois, avait un volume contractuel d'un peu plus de 110 millions d'euros par an qui vous place première société de production à bénéficier des contrats de France Lévision. Vous êtes d'accord aussi avec ces chiffres ? Vous les admettez ?
Euh oui, tout à fait. À une différence près, c'est que Méia One, c'est pas une société qui contractualise avec France Télévision. Ce sont 20 sociétés de production indépendantes qui contractualisent avec France Télévision.
Certaines de ces sociétés travaillaient déjà, c'est le cas de Maximal Production qui appartenait au groupe Lagardire avec France Télé à l'époque. Donc quand elles ont rejoint Méia Onean, ce chiffre d'affaires a continué. intéressant de noter aussi, je vous l'ai donné dans mon proposiminaire, le chiffre d'affaires de Mediawan en France a progressé entre 2020 et 2025 de 30 à 40 % en France et et c'est encore plus le cas dans d'autres pays.
Il a baissé de euh 5 % sur la même période avec France Télévision. en tant qu'entrepreneur et producteur, moi j'ai envie de produire plus et de faire plus parce qu'on a des équipes créatives formidables et on a des programmes qui marchent dans les salles de cinéma sur les plateformes. Donc on est très heureux de pouvoir produire.
Quand je compare avec en pourcentage de ce que ça représente sur les autres pays européens, pardonnez-moi, j'ai les chiffres mais c'est 40 % en Allemagne à peu près ce que ça représente, 25 en Italie et 32 avec la télévision espagnole. Donc Media One fait si on compare et ça serait intéressant aussi de revenir dessus et je m'arrête là on se parle de service public européen entre la production indépendante et la production indépendante. Le niveau de production indépendante il est le même dans tous les pays européens et les investissements dans l'audiovisuel public, ils sont beaucoup plus importants en Allemagne, en Angleterre et ils font appel à la production externe de manière beaucoup plus importante.
J'espère qu'on aura l'occasion d'y revenir tout à l'heure parce que il y a une seule chose qui manque à cette commission de mon point de vue, c'est un peu une benchmark. C'est de savoir ce que coûtent les programmes sur les autres chaînes en France, sur les plateformes en France et à l'international et aussi de voir les services publics européens. Je pense que c'est très intéressant pour vous dans ce moment très précis qui est un basculement dans le monde audiovisuel de s'y arrêter.
Merci pour votre réponse. Vous avez tout à fait raison. On va essayer.
Alors bon, moi j'ai essayé de faire ce benchmark mais notamment sur la partie de l'information où j'ai comparé les coûts de l'information pour France Télévision et TF1. Ça m'a été reproché d'ailleurs parce que on m'explique qu'il faut pas comparer une entreprise privée avec une entreprise publique, que les objectifs poursuivis ne sont pas les mêmes, que les budgets doivent être plus importants et les audiences plus faibles pour une entreprise publique. Bon, j'ai été un peu accablé d'avoir osé une comparaison avec le privé mais je vous rejoins.
Je pense que c'est important aussi quand on parle d'ordre de grandeur, de montant de pouvoir comparer ce qui est comparable. Et sur cette comparaison internationale, je crois qu'on a prévu avec le le président, c'était l'initiative du président à la fin de cette commission d'enquête de faire une table ronde aussi pour pour comparer avec les coûts dans les différents pays européens. Autre question, votre groupe s'est très vite internationalisé en disant vous avez multiplié les acquisitions des plus anecdotiques au plus symboliqu AB Group en 2017, repas corp pardon en 2018, Un kids et family, la garder studio en 2020.
Euh très récemment, vous en avez parlé dans votre propre liiminaire, vous avez euh annoncé le rachat du groupe américain de North Road Company. Le pro des groupes de production audiovisuel comme le vôtre, c'est que ils agrégègent nombre de sociétés de production indépendantes. Euh l'activité de chacune de ces sociétés est souvent très localisée, ce qui rend d'ailleurs peut-être un peu plus complexe chacune des réorganisations à mesure que vous achetez des sociétés et aussi peut-être le rapatriement d'emploi de société étrangères en France.
Euh ma question est simple. Quel est le bénéfice de ces nombreuses acquisitions d'un point de vue strictement français ? Est-ce que il y a par exemple des relocalisation d'emploi que vous opérez à mesure que vous rachetez des entreprises étrangères ?
Merci pour cette question, elle est effectivement très intéressante. L'ADN de Mediawan depuis ses débuts, c'est d'aider les talents français de rayonner à l'international. La France s'exporte très bien dans le secteur du luxe.
On a des champions français LVMH, Artémis qui carton. C'est la même chose dans la musique, c'est la même chose dans le jeu vidéo. Il y a plein de Français qui rayonnent à l'international.
Je vais mettre un peu de contexte, mais pourquoi on a voulu lancer Mediawan ? Et j'étais le producteur d'un auteur français qui s'appelle Florian Zeller euh qui est un l'auteur français le plus joué dans le monde. J'ai eu la chance d'être producteur de ces pièces de théâtre. certaines à succès euh d'autres euh qui marchaient un peu moins bien.
C'est le c'est c'est le jeu. Et puis on a produit euh ensemble une pièce avec Robert Hirche qui s'appelle Le père euh qui était au théâtre Rberto qui a connu un certain succès. Florian n'avait jamais réalisé de film.
Il voulait réaliser ce film pour la première fois. On a produit un courtmétrage euh tout seul dans notre coin sans demander aucun financement et puis il a voulu adapter le père au cinéma. On a fait la tournée des chaînes de télévision en France et on narrivait pas à le financer.
Il s'avère que quelqu'un lui a donné le conseil, quelqu'un que je connais, d'écrire ce ce même film en anglais, de le faire jouer par un acteur international qui était Anthony Hopkins. Et alors ensuite des chaînes françaises sont rentrées dans le financement comme Canal Plus et France Télévision, mais il s'avère que Florian a gagné pour son premier film deux Oscars et en France paradoxalement alors que c'était l'adaptation d'une pièce française, le César du meilleur film étranger. est tombé en même temps que le lancement de Media One et je me suis dit c'est incroyable qu'en France on soit incapable d'aider les talents français à rayonner dans le monde.
On a des supers auteurs, on a des supers acteurs, on a des supers réalisateurs. Chacun réussit individuellement mais essayons de monter un groupe qui va faire ça. C'est l'ADN de Media One.
Et aujourd'hui, vous avez parlé de l'acquisition Norroad, mais on pourrait se parler de Pl aussi. C'est petit aller chercher de l'expérience, permettre à nos talents français d'aller faire des films ou des séries de manière beaucoup plus importante, de globaliser ses succès et de faire tout ça depuis la France. Euh la patronne des contenus de Mediaw One, Elisabeth Darvieux, c'est elle qui dirige aujourd'hui ses productions américaines, italiennes, espagnoles, allemande pour le monde et ces postesl sont à Paris.
Donc on va rapatrier tout un tas de compétences qui étaient aux États-Unis en France. Tout ça sera dirigé depuis la France. Euh euh ce qui est vertueux aussi euh monsieur le rapporteur, c'est que on va venir tourner en France.
Voilà, on va venir tourner euh des films américains en France, on va créer des emplois, on va continuer d'en développer ici. C'est extrêmement important pour nous de faire vivre tout cet écosystème français. Et je crois que les dirigeants de Banij vous l'ont dit hier, la compétition avec les plateformes, elle se globalise de plus en plus.
Vous allez avoir un super géant comme Netflix Warner ou Paramount Warner. Face à ça, il faut qu'on se prépare à aller dans cette guerre. Que des entreprises comme Baninché ou Mediawan défendent les intérêts français, permettre à des talents français de de s'exprimer différemment.
C'est important, c'est notre rôle et c'est aujourd'hui l'ADN de Méiawan. C'est ce qui je peux vous dire ce qui est le plus important pour moi aujourd'hui puisquon se parle d'actionnaire de tout ce que vous voulez. Ce que je sais c'est que je mène cette entreprise, je passe 7 jours sur 7 et j'ai je veux défendre ces initiatives là.
Je veux aider les talents français à s'exporter. C'est ce qu'il y a de plus important. Et si on se voit demain, vous venez me proposer un programme, un film ou une série, si j'y crois, j'ai je dois demander la vie de personne pour pouvoir le lancer.
Euh c'est ça aujourd'hui la production indépendante. C'est mon rôle. Merci de cette précision, monsieur le rapporteur.
Merci monsieur le président. Euh une question sur le sujet des aides publiques. J'ai posé d'ailleurs à peu près la même question au groupe banigé hier.
J'ai recensé les aides publiques dont bénéficie aujourd'hui la production audiovisuelle dans notre pays. Les producteurs audiovisuels bénéficient chaque année de plus de 900 millions d'euros d'aide publique dont 600 millions d'euros de dépenses et autres niches fiscales. Je vous en cite quelques-unes.
Le crédit d'impôt pour les dépenses de production déléguées d'œuvres cinématographiques et audiovisuelles qui coûte 419 millions d'euros pour seulement 396 entreprises. Le montant moyen est quand même colossal. Le crédit d'impôt pour les dépenses de production exécutive d'œuvres cinématographiques et audiovisuelles, c'est 125 millions d'euros pour 81 entreprise.
La réduction d'impôts audiovisuel, c'est 35 millions d'euros aussi. Euh est-ce que quand on les additionne près d'un milliard d'euros de crédit de subvention d'aide publique à ces entreprises qui réalisent des marges confortables, est-ce que c'est pas excessif ? Est-ce que vous pouvez nous dire aussi en toute transparence le montant d'aide publique dont vous bénéficiez annuellement au titre de Méia One France ?
Vas-y. Sachant que pour la précision, c'est une question que n'a pas posé le rapporteur Bijj. Benij n'a pas communiqué le nombre, je le dis parce que je pense que c'est pas pour vous inciter à ne pas répondre.
Si vous voulez répondre et faire la transparence, faites là. Je vous indique simplement que sur cet élément là, on n pas eu je crois hier sur la porte le confirmoire, mais de mémoire, on n pas eu le montant des aides reçues par Bijet. Maintenant, je vous laisse répondre sur les aides.
La question du rapporteur sur les aides, c'est vous, monsieur Capton ? Je je vais laisser monsieur Anard Géros répondre. Il y a une autre chose dont j'aimerais parler aussi que vous avez évoqué avec Bijet, c'est sur le reversement qu'on fait aussi qui est très important aujourd'hui parce qu'il est important celui de Méiawana à Franç.
Commencer par la question du rapporteur sur les aides Thomas. Monsieur le président, monsieur le rapporteur, c'est un sujet très important mais c'est à vrai dire un sujet très large parce que c'est en vérité le sujet de l'exception culturelle française. C'est le sujet de la totalité, de la réglementation et de la régulation, de l'audiovisuel et du cinéma en France.
Et je crois que c'est un sujet dont la France peut s'en orgueillir puisque la plupart des pays développé autour de nous souhaite un modèle aussi vertueux. Il est vertueux à la fois en terme de création et il est surtout, puisque c'est votre question et on va y revenir, extrêmement vertueux en terme économique. Donc c'est un sujet qui permet d'abord que l'audiovisuel et le cinéma soit aujourd'hui une industrie qui est globalement à peu près équivalente à celle de l'industrie automobile.
Donc on parle de création mais on parle de sujets économiques absolument fondamentaux. Au-delà de cette question, vous le savez, le système repose sur le fait que les éditeurs de services publics, privés et maintenant plateforme américaine investissent un pourcentage de leur chiffre d'affaires dans les œuvres patrimoniales et qui effectivement vient s'accompagner sur le financement de ces films, de ces séries, animations et cetera. Un certain nombre de financements dont certains publics, d'autres ne le sont pas. dans lequel effectivement peut venir par exemple le crédit d'impôt.
Mais si on vient sur ce sujet fondamental, alors le montant global nous ne l'avons pas, nous y répondrons si nécessaire mais ce sont des chiffres extrêmement complexes et précis que nous ne pouvons pas et que nous n'avons pas là à l'instant. Mais je voudrais rappeler deux chiffres extrêmement importants. Aujourd'hui, pour 1 € investi dans l'industrie audiovisuelle par l'État, c'est 8 à 11 € qui reviennent sur le territoire à travers la production.
Et la deuxième chose qui est absolument fondamentale, c'est le crédit d'impôt. D'abord, le crédit d'impôt en France est globalement moins 10 ans que la plupart des crédits d'impôts actuellement sur le territoire européen et même aux États-Unis. Et parallèlement à ça, de la même façon, il est quand même extrêmement important de comprendre que quand d'impôt est alloué à la production d'un programme, en vérité, l'État reçoit nettement plus qu'un euro à travers les charges sociales, la TVA, l'impôt sur le revenu et l'impôt sur les sociétés qui sont induites par l'activité de cet ensemble de production.
Merci pour votre réponse. Mais sur ce montant total de d'aide publique, de subvention, de crédit de d'un milliard sur un secteur qui est florissant, qui pour des entreprises comme la vôtre, comme Banig, comme Toazzer qu'on a auditionné n'ont pas l'air de souffrir d'une crise quelconque. Vous ne considérez pas que 1 milliard d'aines voire centaines de sociétés, c'est un montant qui est peut-être excessif par rapport à l'ensemble des dépenses publiques assumées aujourd'hui chaque année.
Captant, vous voulez répondre ? Voulez, attends, je réappuie. Il est important encore une fois de comprendre que ces crédits d'impôts euh sur ce secteur, il y en a sur à peu près tous les secteurs économique du pays.
Donc ça c'est le point 1. Sils existent, c'est essentiellement parce qu'en fait c'est du gagnant gagnant et c'est exactement ce qui se passe sur notre secteur. Donc encore une fois, le montant précis, je ne l'ai pas.
Aujourd'hui, ce ne sont pas quelques sociétés, ce sont plus de 600 sociétés de production qui travaillent en France dans le cadre de la réglementation, de la régulation contrôlée par l'ARCOM, par la représentation nationale de façon continue. Donc, on peut donner cette somme là, mais on peut dire aussi qu'il y a effectivement 1 milliard d'euros. Mais je pense encore une fois que ce qui revient à l'État de façon directe et indirecte est supérieur à ce milliard d'investissement et c'est bien pourquoi il continue d'exister.
Et enfin, je terminerai pour dire que c'est un un secteur qui n'est pas florissant. C'est un secteur qui vit des périodes parfois difficiles. Actuellement, peut-être que vous voudrez en parler plus tard, il y a des sujets de financement concernant France Télévision, concernant les éditeurs privés qui sont extrêmement importants parce qu'il y a en plus de des distorsions euh de pouvoir aller chercher de la publicité selon qu'on soit une plateforme américaine ou qu'on soit un éditeur français.
Et ça, ce sont des sujets absolument fondamentals, non pas pour quelques sociétés mais pour les 3400 employés du secteur de l'audiovisuel en France. Merci. On a effectivement fait avec le rapporteur une table ronde avec les syndicats de production audiovisuelle indépendante qui nous ont indiqué effectivement qui traversait une situation en tout cas qui était fragile pour pas dire difficile.
Vous vouliez juste compléter peut-être monsieur ? Non non, vous avez pas posé la question monsieur le rapporteur à Banid hier. Ça serait bien qu'on ait le même degré de question sur le montant d'aide publique.
Ma question porté sur est-ce que la France est pas aujourd'hui trop généreuse avec un secteur qui se porte bien et qui fait des marges confortables ? Bon, j'ai eu par rapport à Banig la même la même réponse que la vôtre sur notamment la la rentabilité et le le gagnant gagnant. Et je vais maintenant, si vous le voulez bien, vous poser quelques questions.
Il y en aura pas 15, peut-être deux ou trois, sur un point qui est important, très important, qu'on a beaucoup évoqué lors de cette commission d'enquête, que vous avez abordé aussi dans votre propre liiminaire. C'est l'occasion de vous donner un droit de réponse et et de de pouvoir nous nous faire toute la transparence parce que c'est aussi le but de cette commission d'enquête. Euh je me suis fondé sur un article de capital et j'ai déjà posé cette question notamment aux représentants des syndicats de producteurs.
Un article de capital qui était daté du 6 décembre 2021 qui est intitulé les astuces de Luc Besson et de Méwan pour continuer à toucher des aides publiques. Fin de la citation qui explique que votre société Méiawan aurait mis en place un montage financier lui permettant de continuer à bénéficier des aides du CNC malgré le poids prépondérant de fonds étrangers dans son actionnariat. Donc KKR, on a auditionné le syndicat des producteurs indépendants il y a quelques jours qui a visiblement déposé un recours devant le tribunal administratif contre cette décision d'accorder des fonds du CNC estimant que la présence importante à votre capital du fond américain KKR qui est probablement même sûrement le premier actionnaire de l'entreprise ne répondrait pas aux critères permettant de recevoir ces aides.
On les a entendu, ils ont confirmé leur démarche. Vous ont confirmé que selon eux, un tel poids d'un fond investissement étranger ne permettait pas d'obtenir ces subventions. Je vais citer l'article.
KKR détiendra la majorité du capital de Mediawan Alliance mais la majorité des droits de vote et donc le contrôle, ce que vous avez expliqué seront détenu par les trois fondateurs et là MA CF. Fin de la citation. Question donc simple et vous êtes sous serment.
Le secret des affaires d'ailleurs n'est pas opposable à cette commission d'enquête, n'est pas opposable à l'article 6 de l'ordonnance de 1958. Quel est aujourd'hui la part exacte de détention du fond américain KKR dans le capital de Mediawan ? Parce que je pense que le fait de répondre à cette question permettrait aussi peut-être d'éclairer le nombre des questions qu'on se pose et de les trancher une bonne fois pour toutes parce que il y en a eu beaucoup depuis le début de cette commission d'enquête.
Je vais laisser la parole à Guillaume Isabelle qui est le directeur général en chargé la stratégie du groupe. Merci. Et peut-être avant de de répondre spécifiquement à cette question, je voulais reprendre un peu de recul sur l'organisation générale de Mediawane.
La société de tête du groupe qui s'appelle Mediawan Holding est une société française. Elle a été créée en 2020 à l'occasion des opérations qu'on conduit au retrait de la bourse permettant de sécuriser le contrôle français de Mediawan et d'assurer son développement ultérieur via l'accès à de nouveaux capitaux. Le groupe comprend aujourd'hui plus de 200 sociétés incorporées dans différents pays en fonction de leur territoire d'activité.
Mais je précise que la chaîne de détention depuis Mediawan Holding jusqu'aux sociétés de production française est faite exclusivement de société française. Mediawan est dirigé au quotidien et représenté par son président Pierre-Antoine Capton. C'est lui avec l'équipe de direction qu'il a nommé qui prend toutes les décisions opérationnelles en ce compris les décisions relatives au contenu produit.
Et euh pour ce qui revient des grandes décisions stratégiques, elles sont prises par le conseil de surveillance qui est composé de 14 membres dont neu français avec la majorité des voies qui revient aux trois fondateurs, c'est-à-dire messieurs Capton, Niel et Pigas. Le capital de Media One comme Pierre-Antoine Capton l'a rappelé tout à l'heure est dispersé depuis la la sortie de la bourse entre plus de 70 actionnaires. Tous les actionnaires significatifs sont connus et représentés au conseil de surveillance et le capital.
Euh les seuls actionnaires qui ont un statut particulier sont les trois fondateurs qui ont un contrôle exclusif et incontestable sur la société euh de par la majorité des droits de vote en assemblée générale et la majorité des voix au conseil de surveillance. Comme ça a été rappelé, ce contrôle, c'est pas une notion subjective, c'est une notion de droit qui a été attestée, confirmée par les autorités compétentes et notamment l'autorité de la concurrence dans son avis rendu public en septembre 2020. Le cas auquel vous faites référence est un sujet de contrôle et c'est pour ça que le le poids des actionnaires n'entre pas en ligne de compte.
Néanmoins pour je dirais rétablir certaines vérités et éviter de de laisser courir certaines affirmations erronées qui ont été faites. Nous avons pris le soin de préciser, c'est ce que Pier-Antoine Capton a rappelé tout à l'heure, que aucun de nos actionnaires, ni KKR ni un autre ne détient la majorité du capital. Je pense que c'est suffisant euh je dirais de manière conjointe avec le point le plus important qui est celui du contrôle pour confirmer qu'il n'y a aucun dispositif euh artificiel puisque c'est un contrôle réel euh constaté tous les jours euh qui euh qui soit dans notre structure et donc nous nous entenons là.
Je vous remercie pour votre réponse mais à nouveau pourquoi et j'ai j'ai lu l'article du Figaro vous avez répondu sur les soupçon qui pesaient sur le le poids de caca dans votre capitale. Pourquoi ne pas en transparence nous donner pour qu'on en ait un peu le le le la vérité et pour qu'on soit sûr de nous ? Pourquoi ne pas nous donner aujourd'hui le pourcentage de détention de KKR au capital de Media One ?
Pourquoi autant de autant de flou sur le sujet ? Alors qu'il suffirait simplement de nous transmettre les documents, même de façon confidentielle, pas besoin de de les révéler, mais nous transmettre les documents pour s'assurer que KKR n'est pas majoritaire au capital de Mediawan. Sachant qu'à nouveau, on a entendu des représentants de syndicat de producteur il y a quelques jours qui ont déposé un recours de façon commune.
On les a interrogé, ils nous ont dit on maintient effectivement des subventions publiques, notamment celles du CNC, ne devrait pas être attribué à Media One parce que il y a un doute qui pèse sur le pourcentage de détention de KACR fond américain euh à votre capitale Mediawan. Juste pour être précis, nous n'avons pas répondu euh euh aux questions du Figaro, pardon, qui a fait un article sur le sujet tout seul dans son coin après que plus d'une vingtaine de fois l'affirmation de Mediawan est un groupe américain euh été raconté ici. Juste dire aussi que contrairement à ce qui a été dit de nombreuses reprises, jamais aucune dividende n'a été versée à un fond américain.
C'est important. Ensuite, monsieur le rapporteur, méwine, c'est une société non côté. C'est la grosse différence. la répartition du capital, elle relève du secret des affaires.
Euh en revanche, que je peux vous redire de nouveau, mais euh j'ai aucun problème pour le redire, le contrôle de Medwan, il est français. Et puis si je fais un cran plus loin, euh je peux pas commenter la plainte parce que l'affaire est en cours de de la part des syndicats auprès du CNC. Mais je peux vous dire une chose, le fond derrière tout ça, c'est quoi ? c'est de laisser penser qui est un fond américain qui va expliquer à un producteur de cinéma en France, "Je veux que tu écrives le compte de Monté Cristo comme ça.
Je veux que tu écrives BNOR comme ça, je veux que tu fasses tel œuvre comme ça." Qui va aller parler à l'oreillette de Caroline Rou pour lui demander de poser telle question ? J'ai du mal à comprendre.
À partir du moment où juridiquement il y a il y a aucun sujet, est-ce que vous pensez qu'éditorialement, artistiquement on est, je vous l'ai dit, on est un groupe indépendant. Est-ce que vous pensez que quelqu'un va venir pour faire ce travail-là ? Tous les producteurs qu'on a, Dimitri Rassam, Hugo Séignac, euh Clément Miser je peux tous les citer, ils sont totalement indépendants.
Je veux dire, je lis pas les scénarios de leur film et je leur donne aucun conseil. Donc de pouvoir fantasmer ce genre de choses, c'est pour moi assez surprenant. Je suis très content que voilà vous acceptiez monsieur le président l' entendu que le contrôle de Meda soit français que une fois pour toutes on va plus dire ici que Mediawan éit une société américaine.
J'ai été très heureux de pouvoir répondre sous serment que Kakar n'avait pas le contrôle de Media One, n'était pas un actionnaire majoritaire de Méia. Ce sont des réponses fortes, hein, euh, qu'on vous donne aujourd'hui. L'impression qu'on banalise un peu tout ça, mais on vous donne des secrets, des affaires.
C'est le cas. Pour le reste, quand je vous dis que je prends les décisions en toute indépendance, c'est le cas. et si c'était pas le cas et je je dirigerai plus ce groupe.
Si je vous pose ces questions, c'est bon le but d'une commission d'enquête, c'est aussi de de mettre l'accent sur des suspicions sur des sujets qui peuvent être problématiques. C'est parce que on a des représentants de syndicat de producteur qui à l'unanimité nous disent on a un doute, on a déposé plainte, enfin on a fait un recours concernant la la société Méia One et aussi parce que France Télévision nous explique notre rôle c'est de soutenir la création et la production indépendante française. Le premier groupe de producteurs à en bénéficier, c'est Media one.
Mais il y a aussi un doute sur la structure capitalistique. Donc nous, tout notre rôle, c'est aussi de poser ces questions, de vous permettre aussi de faire toute la transparence sur le sujet. Et c'est la raison pour laquelle j'ai déjà posé deux questions, j'en poserai peut-être trois ou quatre au total dans cette audition.
Ça vous permet aussi de d'y répondre. Si je vous pose la question, vous vous parlez de structure capitalistique, il y a aussi une petite différence entre la façon dont s'exerce ce contrôle d'un fond comme KKR. J'ai pu lire notamment la note d'information transmise à l'AMF lors de votre OPA sur Media One en 2020 qui explique que la société Show Topco qui est contrôlée par Kak peut nommer donc trois membres sur 7 au conseil de surveillance de Méwan Alliance.
Kak dispose également d'un droit de véto sur des décisions majeures. Par exemple, l'adoption du budget annuel dans certains cas, l'émission d'action, l'introduction en bourse, certains seuil d'acquisition, de session et d'investissement. Cette note aussi précise surtout l'existence d'une Golden Share, c'est-à-dire qu'en cas de modification des règles d'attribution des aides du CNC par exemple, je cite "Les droits et obligations seraient inversés faisant de la société KKR l'actionnaire de contrôle de Mediawan Alliance." Donc lorsqu'on voit qu'un actionnaire, un fond d'investissement américain peut bloquer votre budget, peut interférer et bloquer vos décisions stratégiques et même partiellement prendre le contrôle de la société en cas de certains critères, est-ce qu'on peut réellement parler d'une indépendance ?
Est-ce qu'on peut réellement se dire que la société, queles que soient les conditions et les critères, restera française alors qu'on voit factuellement qu'une un fond d'investissement américain pourrait prendre le contrôle à certains critères ? toutes les raisons de mes questions. Quel est le rôle réel, l'importance réelle de KKR dans votre capital et dans vos décisions au quotidien ?
Alors Guillaume Isabelle va vous répondre en toute transparence. Je tiens juste à noter parce que j'ai l'impression qu'on est la seule société de production dont l'intégralité des actionnaires ont été convoqués. Je j'en suis par ailleurs surpris mais vous allez passer cet après-midi avec notamment le représentant français de CAC plusieurs heures.
Vous allez vous ennuyer parce que il a pas beaucoup d'informations sur la société parce que éditorialement, artistiquement il s'occupe de rien. Je pense que ces questions techniques, vous pourrez les aborder avec lui mais j'aurais adoré vous parler qu'on prenne le temps de parler de fiction, de d'intelligence artificielle, de tout ce qu'on peut faire pour faire rayonner la culture à l'internationale. Mais Guillaume Isabelle va vous répondre et encore une fois, on peut pas faire plus transparent que de venir pendant plus de 6 heures avec les actionnaires et les dirigeants.
Je je voulais le dire Guillaume pour pardon. Alors juste une petite correction, monsieur Capton, l'intégralité des des actionnaires de Méia n'ont pas été convoqués. Euh par ailleurs, le le rapporteur a souhaité auditionner les principaux actionnaires financiers euh des sociés de production.
C'est pour ça qu'on va auditionner les principaux actionnaires de Méyawan. et qu'on va auditionner le principal actionnaire, enfin le 2e après monsieur Courbi actionnaire de de Banijet. Euh et par ailleurs, Mathieu Pigas et Xaviniel ont peut-être une part limitée de votre capital, mais je crois que tous les trois vous êtes cfondateurs de cette entreprise.
Donc ils viennent à la fois en tant que cfondateur de Media One, même si aujourd'hui ils sont des actionnaires minoritaires. Je per juste cette précision parce que moi je garantis des règles universelles et et le rapporteur les a accepté. quand on convoque le principal actionnaire financier de Media One, enfin vous le contester mais enfin en tout cas des informations que l'on a, on nous on nous dit que que KKR serait votre premier actionnaire financier.
Euh en tout cas, c'est comme ça qu'on l'a établi et donc par conséquent et par parallélisme des formes, si vous me permettez cette expression, on auditionnera le rapporteur en a convenu, les membres du bureau également le principal actionnaire financier de Banijet fin mars. Monsieur Isabelle, merci. Je vais essayer de répondre au point que vous avez soulevé sur la sur la gouvernance pour vous expliquer comment est-ce que fonctionne la société au quotidien.
D'abord, pour ce qui est la nomination du board, euh enfin des membres du board, Show Topco est une société qui regroupe les intérêts de plusieurs actionnaires dont deux sont représentés au bord, KKR eter. Donc les trois membres auquels vous faites référence sont les trois membres qui siègent encore au bord d'aujourd'hui, deux représentants de KKR et un représentant d'attoiteur sur un total de 14 membres de notre conseil de surveillance. Aujourd'hui euh il y a certains seuils, certaines décisions qui nécessitent et c'est un droit de minoritaire classique euh qui nécessite en plus du vote favorable des fondateurs l'approbation de certains autres actionnaires. pas une spécificité de KKR, ça regroupe d'autres actionnaires importants comme BPI France ou Reign qui ont un droit de véto sur certaines décisions qui vise à protéger, c'est assez usuel leurs droits d'investisseur minoritaire et financier.
Ça couvre des décisions extraordinaires qui viennent par exemple modifier les statuts de la société ou qui induisent un niveau d'investissement ou de risque qui soit qui serait en dehors du cours normal des affaires. En aucun cas, aucune de ces décisions ne peut être prise sans l'accord des fondateurs. Donc c'est c'est un dispositif tout ce qui a de plus classique.
En l'occurrence, je vous confirme que ce l'approbation du budget ne fait pas partie de ces droits qui qui est soumis à l'approbation des actionnaires financiers. Euh c'est uniquement dans un cas de déviation majeur par rapport au plan de l'année dernière, ce qui n'est jamais arrivé et euh jamais arrivé pardon, et qui euh n'est pas susceptible d'arriver dans notre industrie. Euh le dernier point sur la l'action de préférence, elle est effectivement importante puisque c'est elle qui confère au fondateur de Media One la majorité des droits de vote en assemblée. vous faites référence à une une conditionnalité de cette action de préférence à à des à des point de règlement du CNC, ça n'est pas le cas.
Je vous je reconnais que ça a été envisagé à l'époque en 2020 lors de la lorsque nos accords ont été établis parce que le souhait par les fondateurs de sécuriser le contrôle de Mediawan était une condition essentielle du deal qui a donné lieu, comme vous en doutez à des échanges avec les investisseurs financiers. Là encore Kaker mais pas seulement, les autres également. Euh et pour euh pour résoudre ce point, les fondateurs ont fait valoir la nécessité de rester dans le cadre des productions d'œuvres françaises et de se conformer au critères définis par le CNC.
C'est pour ça que cette condition était initialement envisagée, mais je le répète, elle n'a pas été conservée et elle n'est plus attachée à l'action de préférence aujourd'hui. J'ajoute pour finir que ce point prouve l'importance de l'efficacité de ces règles puisque ell elles aident à des entrepreneurs français à lever des capitaux tout en gardant le contrôle de leur société. Peut-être juste une précision.
Euh rapporteur pose beaucoup de questions sur le sujet. Certains pourraient dire qu'il est insistant, mais je je précise que s'il est et si nous le sommes, c'est parce que le secteur audiovisuel est un secteur réglementé. Je dis pour les Français qui nous écoutent que pour bénéficier des aides publiques, des crédits d'impôts, il faut obtenir ce qu'on appelle un agrément et que dans les critères définis à la fois par la Commission européenne et le droit français, la question de effectivement des capitaux est importante.
C'est pour ça qu'il y a un recours. C'est pour ça que certains syndicats de production, pas tous, je corrige qu'à dire rapporteur, c'est pas de manière unanime, mais certains syndicats de production considèrent eux que si une société de production a comme principal, comme premier actionnaire un fond d'investissement américain, il remettent en cause étranger, peu importe américain, eux ils remettent en cause le fait de pouvoir bénéficier des C'est pour ça qu'on pose ces questions parce que dans le débat public, dans cette comme c'est un secteur réglementé, c'est un secteur que la France et l'Union européenne considère comme stratégique, on regarde la question des investisseurs étranger avec un œil voilà serré, vif puisque c'est pas moi qui a fixé ces règles là. Il se trouve que pour bénéficier des aides financières du CNC et pour bénéficier des crédits d'impôts, il faut des agréments, il faut respecter des critères et que la question des capitaux étranger est important et que aujourd'hui, je termine là, dans le débat public, certains, pas tous, mais certains considèrent, c'est leur droit et ça veut pas dire que j'y suis favorable, mais en tout cas eux, ils considèrent que si une société a comme principal actionnaire, comme premier actionnaire, un investisseur étranger, il ne devrait pas bénéficier d'aide.
Encore une fois, c'est pas ma position, c'est la mienne, je la définirai au moment de la publication du rapport. Mais je pense que c'était voilà, c'est pour aussi expliquer pourquoi le pourquoi on insiste là-dessus. C'est pas pour contester le fait que KKR soit actionnaire, puisse investir.
Voilà. Mais je je veux juste rebondir dessus parce que encore une fois, il y a les points techniques et et vous savez même pour moi, ça m'ennuie de rentrer dans ces détails là. Et puis après, il y a une réalité.
Quand vous venez comme moi de de Trouville, pardonnez-moi, et que vous avez pas fait d'études, j'ai eu mon bac et tout, que vous avez envie d'entreprendre en France, et ben vous faites du mieux possible pour continuer d'entreprendre. Le plus important, c'était mon indépendance. J'ai jamais eu de chef et j'en veux pas.
Je veux continuer tout seul. Je veux pas qu'on me donne d'ordre et je me fais confiance et je veux continuer d'entreprendre. J'ai créé plein d'emplois en France, plein.
J'en suis fier. Vous pouvez pas savoir à quel point coup du travail il est cher en France. Je suis content d'investir ici.
Je suis content de pouvoir le développer. J'ai rencontré sur mon parcours plein de gens qui m'ont aidé euh de Marc Olivier Foger à la Dominique Bestard qui m'ont donné une chance de Xavier Niel et Mathieu Pigas qui m'ont permis à leur côté de monter ce spack qui m'ont permis de me développer et puis Kaker vous savez euh monsieur le rapporteur et monsieur le président Kaker par exemple ils ont donné 100 millions d'euros pour la reconstruction de Notre-Dame. Alors, c'est un ça peut-être un détail pour vous, mais sans eux, à aucun moment, j'aurais pu continuer d'entreprendre en France.
Euh, vous me croyez ou pas, mais ils me demandent rien. Vous me croyez ou pas, mais ils sont pas là pour faire un truc, me demander des choses éditoriales, artistiques, financier. Ils me foutent la paix parce qu'ils me font confiance.
Avoir des investisseurs, quelle que soit la nationalité, qui vous laisse le contrôle, qui vous pousse, qui vous permettent de créer de l'emploi en France. C'est une chance, monsieur le rapporteur et monsieur le président. J'ai cette chance-là.
Je suis fier de tous mes partenaires, de tous mes associés et j'espère que Media One va continuer un parcours en gardant son siège social en France, en restant français. C'est le plus important pour moi. Essayons dans un moment où ça va mal d'encourager les entrepreneurs.
J'ai plein de jeunes qui viennent me voir en me disant "Ton parcours il est génial." Mais pourquoi ? Parce qu'on représente aussi une sorte de réussite.
Faut encourager ces ces succès là. Faut encourager des fonds étrangers à venir investir en France. Euh, j'ai pas trouvé de fonds français qui voul investir à mes côtés, sinon j'aurais été très content.
Je n'en ai pas trouvé. Je pourenteur finir ce sujet. Je donnerai la parole ensuite à madame Calvels, à monsieur Balanan.
Oui, merci monsieur le président. Deux dernières questions sur le sujet. Vous avez j'en ai posé deux.
Euh, je j'en poserai quatre à la fin parce que c'est un sujet qui est très important. à nouveau si on vous pose ces questions là, c'est parce qu'il y a un cadre qui est défini qui impose que il faut que ce soit des sociétés françaises. Il faut pas qu'il y ait une part de détention capitalistique plus importante de la part de de fonds d'investissement étranger.
Monsieur le président a rappelé un peu les règles à la fois européennes et françaises. J'ai l'impression depuis le début que on joue un peu sur les mots sur certaines clauses qui font que Kaker aujourd'hui n'a pas la majorité ou n'a pas le contrôle total sur l'entreprise. Est-ce que aujourd'hui vous pouvez ou pas nous dire est-ce que KR est le premier actionnaire de Mediawan ?
Est-ce que KR est un actionnaire de référence ? Est-ce que KR moyennant certaines clauses pourraient demain prendre le contrôle de Media One qui à nouveau est la première société de production à bénéficier des contrats avec France Lévion ? C'est aussi pour ça que c'est c'est important.
On n pas obtenu la réponse et toute la transparence sur le sujet. Voilà parce que KKR est premier actionnaire ou actionnaire de référence de de Mediawan. Je répondre juste pour qu'on avance quand même dans la discussion.
Il faut qu'on puisse s'entendre et s'écouter. Donc vous nous avez dit et ça je pense qu'on l'entend bien avec le Oui. Non non non mais on entend bien avec le rapporteur avec le président.
On va avancer. Donc vous nous avez expliqué que la société française code du commerce, code civil jurisprudence effectivement vous êtes une société française. Il faut qu'on l'entende.
Il faut aussi que le rapporteur l'entende et que on soit d'accord là-dessus pour avancer. Maintenant il y a le statut. Voilà c'est le statut c'est autre chose.
C'est quel est le statut de KKR dans votre société ? C'est vrai que si vous leur vers dividende, s'ils ont aucun pouvoir de contrôle, on se demande pourquoi ils investissent. C'est quel intérêt pour d'investir ?
On peut poser aussi la question comme ça si c'est alors est-ce que c'est juste sur les Je vais vous répondre, il y a pas de dividende manière assez simple parce qu'on a décidé de tout réinvestir. On a décidé de tout réinvestir dans la création française. C'est c'est le sujet.
Peut-être qu'un jour ils le sortiront, monsieur le président et monsieur le rapporteur. C'est le principe des fonds d'investissement mais ils vendront leur part à un autre partenaire qui aura envie de nous accompagner. Je peux vous dire une chose, c'est important que vous l'entendiez aussi parce qu'on répond techniquement sur cacar.
Bon, d'abord il y a il y a un contentieux en cours. Quand il y a un contentieux en cours, je crois qu'on ne peut pas vous répondre si je dis pas de bêtises. Il y a un contentieux en cours dessus et pardonnez-moi mais j'ai pas le droit de répondre sur ce sujet-là.
La deuxième chose qu'il faut que vous compreniez, ils sont là pour nous encourager. Ils sont là pour nous permettre de continuer à nous développer. Ils sont là pour nous aider à à continuer ce parcours entrepreneurial.
Je pense que c'est le plus important. Je je al monsieur repénons directement la question. Merci merci monsieur le président.
Ma question était vraiment et pour moi c'est l'une des questions clés de cette audition donc permettez-moi d'être insistant et je n'ai posé que deux questions mais j'ai pas obtenu ma réponse. Est-ce que KKR aujourd'hui est le premier actionnaire de Megga One ? Est-ce que c'est un actionnaire de référence ?
Est-ce que il y a des clauses qui font que assez rapidement Kaker fond d'investissement américain pourrait prendre le contrôle de votre entreprise ? J'ai évoqué des clauses notamment sur des aides du CNC qui ne seraient plus attribué, qui inverseraient aussi le contrôle. Est-ce que vous pouvez nous éclairer sur ces trois questions très précise ?
C'est des questions fermées, premier actionnaire ou actionnaire de référence où est-ce que demain il pourra avoir le contrôle moyen certaines clauses et encore une fois vous êtes sousant. Alors je oui, je vous confirme que il y a aucune clause ou aucun cas de figure qui permettrait à Kaker de prendre le contrôle de Mediawan puisque le contrôle qui est aux mains des trois fondateurs, il est sécurisé de manière statutaire et de manière contractuelle. La l'action de préférence à laquelle vous avez fait référence qui octroit la majorité des droits de vote aux actionnaires, aux fondateurs n'a aucune conditionnalité, elle est pérenne et durable.
Euh il y a pas, vous avez dit, je crois qu'on on joue sur les mots où on entretient une ambiguïté, il y a aucune ambiguité sur le contrôle par les trois fondateur. La seule ambiguïté, elle n'est des fantasmes qu'on peut entendre si et là sur le poids de KKR, tantôt à plus de 80 %, tantôt à plus de 50. On vous a confirmé qu'ils sont ni à plus de 80 ni à plus de 50 %.
C'est effectivement un actionnaire de référence, je pense qu'on peut utiliser ce terme-là, mais c'est un actionnaire minoritaire financier qui vient accompagner la croissance du groupe qui est porté par les trois fondateurs. Je je vois pas une seule zone d'ambiguïté dans les différents points qu'on a cité. Merci.
Une dernière question du rapporteur et je donne la parole au groupe politique. Dernière question. Dernière question du rapporteur.
Oui. Dernière question sur le sujet mais à nouveau, je je vois que vous répondez pas à ma question qui est semble. Est-ce que c'est le premier est-ce que Kak est le premier premier actionnaire de Media One vous expliquer que Kaker n'aurait pas perçu de dividende depuis son entrée au capital de votre holding ?
Mais il y a un sujet qui est plus large, c'est pas simplement le versement de dividendes, c'est aussi la la valorisation des actions qu'il détiennent qui est valorisée davantage aussi par les contrats publics que vous pouvez avoir avec France Télévision. C'est aussi le jour où Kakar par exemple sortira, ce sera la valeur supérieure sera aussi alimentée, elle sera aussi bénéficiée par ces ces différents contrats avec le service public. C'est aussi tout le sens des questions que je me permets de de vous poser.
Est-ce que vous pouvez peut-être nous indiquer les gains en capital que KKR a enregistré depuis 2020 au titre de sa participation dans Media One ? Parce que demain si Kakar a décidé de sortir, il y aurait une valorisation peut-être un X 2 x 3 peut-être x 10, je sais pas quel est l'ordre de grandeur grâce notamment au contrat obtenu avec France Télévision et encore à nouveau je je me permets d'être insistant sera la dernière question sur le sujet parce que j'ai pas eu de réponse sur ce sujet est-ce que KKR est premier actionnaire de Mediawan ? Je je vais le prendre encore une fois.
Je vous rappelle que vous passez 3 heures avec les gens de CACER cet après-midi. Mais je le répète, c'est une société non côté. Ça dura une demi-heure, on sait pas hein.
Oui, peut-être. La répartition précise du capital relève du secret des affaires. Le contrôle, il est français, il appartient aux trois fondateurs.
C'est quelque chose d'important. Ensuite, sur la valorisation des actions de KKR, elle est la même que celle des 70 autres actionnaires de Mediawan qui ont tous investi dedans, tous les producteurs, tous les entrepreneurs. Moi-même, j'investis de l'argent dans Media One.
Tout mon capital est dans Media One et vous savez quoi ? Je pense que en France quand des entrepreneurs investissent de gagner un peu d'argent, c'est aussi le principe et on ne peut que se féliciter qu'une entreprise française comme Mediawan puisse continuer à faire de la croissance. Et j'invite tous les entrepreneurs, investisseurs français qui veulent investir dans le capital de Mediawan, qui veulent venir, qui croient à cette incroyable histoire de de succès français de venir nous rejoindre.
Et si un jour Kaker décide de vendre ses actions, je peux vous dire deux choses. D'abord, ça sera la première personne qui sera au courant, ce sera moi. Et je serais très content de les placer face au fantastique succès français d'investisseurs qui pourront mettre leur placement à nos côtés. vous dire ensuite que sur l'impact de France Télévision aujourd'hui euh je vais être un peu euh provoquant peut-être mais il est négatif sur la valorisation de Media One.
Euh juste que vous compreniez, j'ai dit que c'était moins de 5 % du volume d'affaires euh global mais on pourra parler rentabilité si on parle des budgets des émissions. Euh on pourra parler des budgets de fiction, on pourra parler des budgets des émissions. La contribution, elle est négative.
Merci. Alors, je vous propose comme nos collègues ont été patients et qu'ils ne sont que deux à être présents et que d'habitude les groupes politiques peuvent s'exprimer pour 40 minutes, je vais leur proposer un échange de 5 minutes chacun avec vous, ce qui permet voilà aussi qu'il puisse prendre part à à nos travaux. Et puis dans 20 minutes, je redonne la parole au rapporteur même Calvel.
Merci monsieur le président. Euh je souhaitais commencer par saluer les succès de Mediawan en France mais aussi à l'étranger et sa contribution au rayonnement de la création française. Vous l'avez dit aussi, la production audiovisuelle c'est un retour sur investissement pour les finances publiques, les fameuses aides publiques 1 € investi jusqu'à 8 ou plus euros génériers car rappelons-le, la production en France génère des emplois et donc des recettes aussi pour nos finances publiques via les impôts et via les cotisations.
Ma question portera sur la production indépendante. Celle-ci est définie dans l'article 71 de 1986 relative à la liberté de communication. On a cinq critères qui mêlent une approche capitalistique, la notion de contrôle et la part de chiffre d'affaires.
En 1986, nous avions très peu d'éditeurs différents. Il y avait très peu de chaînes. Alors, on avait posé des obligations aux chaînes de recourir à la production indépendante.
À l'heure de la multiplication des chaînes et des plateformes, en quoi ce rapport de force entre les éditeurs et les producteurs existe-t-il encore ? D'autre part, avec ces obligations de recourir à la production indépendante, n'a-t-on pas empêché la création de groupes audiovisuels qui investiraient les différentes étapes de la chaîne de valeur, que aussi bien dans la diffusion que dans la production ? Enfin, plus récemment, la question de la répartition des droits d'exploitation des œuvres a été de nouveau suivée par une proposition de loi, celle de Laurent Lafond, dont le premier chapitre sur la réforme de l'audiovisuel public a fait plus parler lui que dans le 2è la 2è partie.
Mais dans cette dans celle-ci, il y avait l'article 13 qui proposait de modifier la définition de ce qu'est la production audiovisuelle indépendante afin d'en exclure des régimes de mandat de commercialisation pour et c'était le but affiché euh inciter les chaînes à investir davantage dans des productions susceptibles d'être davantage exporté et de participer ainsi au rayonnement de la création française. Moi, j'estime que le financement de l'audiovisuel public, c'est un investissement essentiel pour l'information, la culture et la cohésion de notre pays. Si ces ces financements peuvent d'autant plus participer au rayonnement de la création française tout en générant des ressources propres pour les éditeur, c'est un élément supplémentaire de consentement à ce que nous investissions davantage dans l'audiovisuel public.
Que pensez-vous de cette nouvelle répartition des droits entre producteur et éditeur de vos points de vue de producteur, dans quelle mesure ce dispositif pourrait atteindre son objectif ou au contraire le desservir ? Merci madame Calvelm. Je vous laisse répondre.
Madame la députée, merci pour votre question. Euh vos questions, elles sont euh en vérité très riche et complexe parce qu'elles s'adressent en fait à l'ensemble de l'organisation de la production audiovisuelle en France. Euh je pense que comme vous comme vous le rappelez d'abord, ce système, il a été mis en place en 1986.
Je pense que si alors d'abord il a été très largement aménagé depuis 1986 par des décrets, par des conventionnements, par des accords interprofessionnels négociés entre les éditeurs, plateformes et et organisation syndicales de producteurs et également les représentants des auteurs. et elles ont permis, et je pense que l'audiovisuel s'en félicite, d'accompagner systématiquement au fur et à mesure des années l'organisation contractuelle entre les producteurs indépendants et les éditeurs en fonction de l'évolution des modes de consommation. En effet, aujourd'hui, je prends un exemple.
Par exemple, aujourd'hui France Télévision, il y a il y a il y a 5 10 ans France Télévision, il acquérait une série, il acquérait euh 10 %. et il l'acquait pour trois diffusions sur 3 ans et demi. Aujourd'hui, France Télévision acquiètent pour le même montant, en vérité moins parce qu'en vérité les financements ont plutôt eu tendance à baisser depuis et il acquier ses droits pour pouvoir diffuser pendant 3 ans et demi autant de diffusion qu'il le veut en linéaire et en non linéaire.
Donc c'est un exemple mais qui montre d'une part que les choses ne sont absolument pas figées et que il y a eu une évolution et un accompagnement absolument permanent euh de la consommation par les producteurs dont c'est aussi l'intérêt finalement, même si je dois dire qu'à cet endroit-là, les producteurs audiovisuels ont toujours été mieux disants que les producteurs cinématographiques. Euh donc en fait c'est le système tout simplement de l'exception culturelle. C'est-à-dire qu'en fait si on veut, mais il suffit de regarder à ce moment-là à l'étranger, si on veut aller sur des systèmes plus simples, pour ne pas dire plus simpliste comme vous le dites, bah on va passer de 200 films de cinéma à 70, on va passer de 1000 heures de fiction à 300 et puis on va passer aussi de 3400 emplois à 100000.
Et tout ça au détriment de la souveraineté, de l'emploi et infiner puisqu'on en parlait tout à l'heure des recettes de l'État comme vous le disiez très justement. Donc c'est un élément qui à me semble me semble-t-il est crucial. Deuxièmement, vous parlez vous posez cette question qui est de se dire mais finalement pourquoi est-ce que les éditeurs de service n'ont pas n'ont pas choisi de devenir des champions internationaux ?
Pourquoi est-ce qu'ils ne l'ont pas pu ? Je suis désolé. La réglementation telle qu'elle existe n'a jamais empêché aucun éditeur privé, France Télévision est un cas à part de devenir un champion international.
Ils ont juste, je suis désolé, je vais dire les choses comme elles sont, pris le train trop tard, voir pas pris le train du tout. Le seul qui l'a pris infiné et avec succès, c'est Canal Plus. Donc aujourd'hui, de mon point de vue, c'est ce sujet-là qui est important.
Et je rappelle aussi, puisque effectivement, comme vous le rappeliez, j'ai été pendant près de 10 ans président de l'Union syndicale des producteurs audiovisuel, j'ai été ici pendant des années devant la représentation nationale qui nous disait "Mais enfin, que faites-vous ? Comment se fait-il que France Télévision demande commande des projets à 300 producteurs et que nous n'avons aucun champion national de taille internationale en France ? avouer qu'il y a quand même une certaine illogique, je vais rester poli pour dire que aujourd'hui on se retrouve le groupe Méia One Pierre-Antoine Capton devant la représentation nationale qui a fait ce que la représentation nationale les gouvernements successifs quel qu'il soit en disant mais pourquoi est-ce que avec notre système de régulation on ne peut pas avoir des champions nationaux de taille internationale et aujourd'hui on nous dit c'est pas possible c'est j'avoue que ça ça paraît quand même assez C'est absurde.
Et enfin, le dernier point pour répondre à l'ensemble de vos questions qui est le sujet de l'exploitation des œuvres, en fait, il est très simple, c'est que aujourd'hui les si on prend le cas de France Télévision par exemple, France Télévision finance en moyenne 60 à 70 % d'une œuvre. Est-ce que quand vous achetez, je vais être très très simpliste, est-ce que quand vous payez 60 à 70 % d'une paire de chaussures dans une boutique, vous prenez les deux ? Non.
Non. Et en fait, qu'est-ce qui se passe ? Ça revient au sujet dont on parlait tout à l'heure qui est passionnant.
C'est qu'en fait en réalité aujourd'hui en moyenne en France, on travaille à marge zéro. Media One en fiction travaille à marge zéro. Travaille à marge zéro avec France Télévision.
Vous allez me dire "Mais alors c'est impossible, vous donnez quand même, vous faites pas ça juste pour le plaisir et perdre de l'argent." Non, parce que le seul et unique moyen et c'est un risque énorme que prennent que prend mais que prenne l'ensemble des producteurs indépendants, c'est que c'est uniquement sur l'exploitation ultérieure des œuvres après la durée des droits en France et à l'international qu'il y a une possibilité pour les producteurs indépendants de gagner de l'argent. Et je ne dis même pas, et ça je pourrais vous le donner, Banij en a parlé hier, les millions les millions d'euros qui sont investi à perte parce que le rôle d'un producteur indépendant garant, c'est d'abord d'être en capacité de proposer 10, 20, 30, 40 projets qui sont tous de part l'encadrement de la réglementation et tant mieux que l'on doit payer à la fois à des auteurs mais également dans les sociétés de production qui sont à l'intérieur du groupe. et c'est en général pas plus de 5 à 10 % des projets qui sont pris.
Donc le tout le travail de recherche et développement, je reviens aux fondamentaux de de la production indépendante, mais tout ça semble être balayé aujourd'hui, mais en fait on est en face d'une d'une organisation qui est extrêmement complexe, mais il faut aller regarder les choses telles qu'elles sont. C'est-à-dire qu'aujourd'hui en réalité la vérité et c'est pour ça que je rends grâce et à Pierre-Antoine Capton et aux actionnaires qui viennent investir dans ce secteur. Aujourd'hui, vous rentrez dans le secteur de la production indépendante, en particulier avec France Télévision, vous avez beaucoup plus de chance de perdre de l'argent que d'en gagner.
Et du coup, pour aller au bout de cette question, si vous acceptez d'avoir zéro marge avec France Télévision sur la fiction, c'est parce que vous faites des marches sur le flux ou ça n'a rien à voir ? On pourrait se dire je vais je vais laisser monsieur Capton ou madame Plenchon répondre sur le flux. C'est d'abord d'abord on travaille répondre sur le flux.
Ma question est très précise. C'est vous expliquez merci de votre transparence qu'il y a zéro marche dans dans la moyenne. Oui.
Alors après bien sûr sur l'ensemble sur l'ensemble de la fiction c'est les la marge est à zéro en fait voir même qu'on peut perdre de l'argent. Et c'est ce que j'ai précisé parce que c'est un sujet très très important qui effectivement comme le dit madame Calvez a été porté à un moment à la au parlement c'est qu'effectivement aujourd'hui on ne peut gagner de l'argent sur nos productions queen étant en capacité d'avoir les droits d'exploitation donc de distribution pour ensuite vendre ces mêmes projets en France et à l'international. Si on n pas ça aujourd'hui l'industrie s'arrête.
Et pour répondre à votre question sur le flux, j'imagine qu'on aura des questions sur les budgets puisque vous avez accès à tous les contrats. On y reviendra sans doute tout à l'heure, mais les marges, elles sont extrêmement réduites, voire quasiment nul pour certains programmes. Je vous le disais pour c'est dans les et c'est à vous qui sont des émissions quotidiennes qui existent depuis longtemps.
Pour certaines, ouais, vous perdez de l'argent. Après, c'est un choix, c'est un choix démocratique que de travailler avec France Télévision. On sait que leurs budgets sont contraints, on l'accepte.
Euh on on parlera sans doute de la 5 des 5 % de baisses qui ont été euh demander euh l'an dernier. Mais euh c'est ça aussi de de travailler ici, de soutenir le service public. On pourra parler de son financement sur le long terme.
Ce sont des sujets importants. On pourra comparer par rapport aux autres services publics européens. Mais pour nous, c'est crucial de pouvoir créer euh des marques comme Dominique Bestard l'a fait avec 10 % et de pouvoir les faire rayonner à l'international, c'est aussi un très bon tremplin média one de partir d'une œuvre française qui gagne pas d'argent et d'aller en faire des versions en Espagne, en Italie, en Allemagne. 10 % en Italie, c'est numéro 1 en audience.
C'est absolument incroyable. Monsieur Ban. Oui.
Merci euh monsieur le président. Merci pour pour ce début d'audition où vous remettez un peu un sujet qui qui n'a pas été donné depuis le début, c'est comment fonctionne la production audiovisuelle française. Et à l'heure où nous avons aujourd'hui un pillage, je le dis un pillage qui est même plus qu'un pillage, qui est le cas du siècle par les intelligences artificielles de toute cette production mondiale d'œuvre intellectuelle, à l'heure où vous avez des plateformes qui ont aussi pillé nos toute la régie publicitaire de la télé, de la presse, euh nous avons besoin et merci d'être là et merci Merci de d'avoir monté cette société, de la faire vivre.
Nous avons besoin de de grandes de de sociétés qui qui tire l'ensemble du secteur culturel français. Je je le rappelle, le secteur culturel français, vous l'avez dit, c'est l'ensemble de la culture, c'est plus que l'audiovisuel et la pharmaceutique en France, en PIB, hein. C'est en plus d'être beaucoup d'argent, c'est notre capacité à porter les valeurs de notre démocratie.
Euh donc moi je ne comprends pas pourquoi on s'acharne contre vous depuis quelques heures. Quand on est un parti souverainiste, quand on est un parti qui veut défendre les valeurs de la France, on se félicite que votre société, pas plus tard que je crois dans il y a quelques mois fasse la une du New York Times en disant que vous alliez racheter cette société américaine importante. Donc voilà, qu' qu'on vous contrôle, qu'on ait des questions, ça me semble logique, mais félicitons-nous que vous ayez cette capacité de tirer l'ensemble de la production audiovisuelle française.
Alors, j'ai quand même quelques questions justement parce que aujourd'hui et Céline Calvez qui est à mes côtés qui fait un travail remarquable sur l'intelligence artificielle et sur l'impact qu' a l'intelligence artificielle sur la connaissance et la création de contenu. Comment vous sur ces questionsl vous envisagez d'être offensif pour défendre vos droits, pour défendre les productions françaises ? Et vous l'avez dit tout à l'heure, une société appartenant à TikTok vient de produire des outils qui permettent de faire des films en 48 he bon d'une qualité tout à fait médiocre pour l'instant mais mais qui c'est pour l'instant je le dis et qui p qui ne fonctionne que parce qu'elle a pillé le contenu précédent.
Donc euh comment on règle ces questions-là ? Est-ce que là-dessus vous avez euh des pistes ? Je pense que vous en avez déjà parlé avec Céline Calvez.
Mais est-ce que vos actionnaires surtout euh sont prêts à à voir ces sujets-là aussi avec vous et à investir sur les sujets euh de cette révolution numérique qui est en train de en réalité euh d'atteindre la notre modèle démocratique et culturel européen. Merci beaucoup monsieur le député. Merci pour vos mots parce que tous les encouragements font du bien dans des mondes euh voilà d'entrepreneurs qui sont pas toujours faciles et dans un secteur qui est en ce moment extrêmement secoué et on le voit de toutes les chaînes de télévision en France, ça fait toujours du bien d'être encouragé. sur l'intelligence artificielle.
J'aimerais démarrer par un secteur qui est en France et je je me souviens parce qu'on a on a des échange avec les députés régulièrement qui viennent sur les tournages et je vous ai vu et on a eu l'occasion d'échanger notamment sur le secteur de l'animation. Le secteur de l'animation aujourd'hui et je vais vous donner un exemple, on produit un dessin animé qui s'appelle Miraculous Ladybug. Miraculousbug, c'est le programme français le plus vu dans le monde. 40 milliards de vues sur YouTube pour Miraculous Ladybug.
C'est numéro 1 au Brésil, c'est numéro 1 dans plein de pays asiatiques. Miraculous Ladybug. Donc on produit cette série.
Il y a beaucoup d'animateurs, c'est beaucoup d'emplois créés en France. On fabrique cette série ici à Paris avec des animateurs qui travaillent. L'animation c'est du temps long.
C'est une saison de Miraculous Ladybug ou un film, c'est des années de travail euh pour beaucoup d'animateurs en France. Évidemment, on a été sollicité par tout un tas de studios euh chinois, américains d'intelligence artificielle qui sont venus nous voir, qui nous ont sollicité pour vous dire "Bonjour, regardez, on a pris votre IP et on est capable de faire en 24 heures ce que vous faites en 6 mois." Quelle a été notre responsabilité ?
évidemment de continuer de produire avec nos animateurs, de défendre l'emploi, de défendre la création. Mais le problème c'est qu'un jour cette intelligence artificielle sur ces métiers de fabrication, ça sera intenable. Comment on se protège de ça ?
Ça fait partie des sujets qui sera intéressant de de débattre dans le cadre de cette commission. Les métiers de la fabrication aujourd'hui sont en danger. Euh tout ce qui est fabrication à travers l'intelligence artificielle.
Euh il y a une société d'animation qui rayonnait il y a quelques années en France qui s'appelle Cybergroup Studio euh qui a déposé le bilan. Euh c'est des emplois perdus. Le secteur de l'animation va très mal.
C'est important qu'on le soutienne, c'est important qu'on l'aide, c'est important qu'on l'accompagne. Et aujourd'hui sur beaucoup de métiers techniques, bah vous remplacez des caméras d'intelligence artificielle. Il y a des caméras ici qui nous fil en ce moment.
Je sais pas si c'est réalisé par de l'intelligence artificielle ou par un caméraman qui est derrière, mais vous le voyez aujourd'hui que ces métiers de fabrication sont en train de disparaître avec de l'automatisation et de l'intelligence artificielle. Et puis pour la partie des droits sur le lia, je vais te laisser répondre Thomas. Oui, monsieur le député, c'est évidemment un sujet qui est crucial pour les raisons que monsieur Pierre-Antoine Capon vient vient d'évoquer, mais aussi pour des sujets, j'ai envie de dire presque philosophiques qui sont ceux qui ont qui ont lien avec la création.
Euh aujourd'hui, par exemple, l'ensemble des organisations syndicales dont nous faisons évidemment partie et l'ensemble de nos sociétés euh ont passé, on va dire, des accords et des modalités de fonctionnement en particulier avec les sociétés d'auteur. Euh mais c'est vrai que sur le fond, on se rend compte et c'est pour ça que je trouve c'est pas inintéressant de l'évoquer aujourd'hui, qu'on est en réalité totalement dépassé. Euh donc aujourd'hui, de façon très logique, on a dit un producteur ne peut pas tout seul ou en tout cas avec l'intelligence artificiel créer une série et et qu'il n'y ait plus d'ayant droit hauteur.
Et en même temps aujourd'hui dans la réalité, je pense que probablement plus de 75 % des scénaristes et auteurs et je pense qu'aucun ne viendra me dire le contraire, n'utilise pas l'intelligence artificielle d'une façon ou d'une autre quand il travaille lui-même sur sur des projets. Euh et quelque part, j'ai envie de dire, c'est bien naturel, c'est un petit peu malgré tout et c'est bien pour ça que c'est en vérité un sujet bien plus large. Effectivement, il est très important que que madame Calvez puisse puisse s'en occuper puisqueen fait la réalité de ça, c'est que c'est exactement comme si au début de Google, on avait dit bah il va falloir continuer à regarder dans l'encyclopédie Universalis et pas aller sur Google.
Donc je simplifie les choses à l'extrême mais la réalité c'est celle-là. Donc aujourd'hui par contre ce que je peux vous dire c'est que le groupe se conforme absolument à toutes les obligations envers les les auteurs, les éditeurs et tout ce que nous devons respecter. Et merci et pour répondre sur les actionnaires puisque c'était votre question comme vous le savez Xavier Niel est un des plus gros investisseurs aujourd'hui dans l'intelligence artificielle donc on a beaucoup d'échanges avec lui.
C'est c'est aussi ce qui est formidable d'avoir des entrepreneurs voilà qui qui pensent tout le temps. J'ai Xavier il a 15 casquettes. Son premier métier, c'est les télécomesti dans plein de choses, dans l'agriculture, dans les écoles, dans l'intelligence artificielle. de pouvoir échanger avec lui stratégiquement pour nous c'est une chance et je pense qu'on va pouvoir construire euh tous ensemble aujourd'hui euh euh une stratégie autour de l'IA qui sera vertu pour les producteurs.
Les gens, ils volent de de l'émotion, ils volent de euh l'humain et c'est toute l'importance de notre métier de création. Merci. Peut-être Merci monsieur Banom Calvest.
Peut-être pour reprendre nos échanges de deux propos juste avant de redonner la parole au au rapporteur. Le premier c'est que le principe d'une commission d'enquête c'est effectivement de mettre en lumière les dysfonctionnements et les et les et et les manquements. Merci.
Bon, on s'en reparle. Bon, merci beaucoup. On va laisser on va laisser on va laisser monsieur le rapporteur, monsieur le député.
T'inquiète, on va te régler dit Erwan Balanan à mon propos. T'inquiète, on va te régler. Bon, merci.
C'est une menace monsieur Balanieur monsieur une menace monsieur Balanon t'inquiète on va te régler en partant en quittant la salle on va t'inquiète t'inquiète monsieur le président simplement si vous pouvez me laisser je crois il quitte la salle en disant t'inquiète on va te régler Oui. Bon, c'est bon, je rep ou bien, on va on va reprendre Bon, des propos qui ne sont pas tolérables dans le cadre de cette commission d'enquête ont été tenus par l'un des députés membres de cette commission à l'encontre du rapporteur. Je l'ai dit depuis le début de cette commission d'enquête.
Mon rôle est de garantir un cadre digne et respectueux de nos échanges. Le respect vaut pour les personnes que nous auditionnons, en l'occurrence aujourd'hui Mediawane. Il vaut pour les membres de cette commission d'enquête.
Il vaut pour le président de la commission d'enquête ce respect. Mais il est dû aussi ce respect au rapporteur de la commission d'enquête. Euh je peux pas laisser passer des propos qui ont été tenus, je convoquerai une réunion de bureau, ce qui nous permettra de nous en expliquer.
Je faisais deux rappels au au moment euh au moment euh où j'ai suspendu. Le premier c'était pour vous répondre en expliquant que le principe effectivement d'une commission d'enquête, c'est c'est l'exercice, c'est le jeu qui veut ça, c'est de mettre en lumière les manquements, les dysfonctionnements et qu'il y a d'autres cadres dans cette assemblée nationale et c'est heureux où on peut traiter les sujets de manière différente, poser des questions effectivement sur des secteurs stratégiques, la manière de les faire avancer, de les réformer. Je suis moi-même rapporteur d'une loi sur duel public. il y a chaque année à l'occasion de l'examen des budgets.
Mais c'est le principe d'une commission d'enquête et je peux comprendre que ça peut être frustrant à certains égards parce qu'on met plutôt l'accent sur ce qui disfonctionne ou si ce qui peut dysfonctionner sur ce qui va mal. Alors que bien entendu et c'est heureux, on a des champions européens, des champions français qui rayonnent dans le monde qui participent de la souveraineté de la souveraineté audiovisuelle. Je l'ai dit hier pour Banijet, le rapporteur l'a dit, on le dit aussi devant vous, vous êtes un acteur français qui permet aussi de faire rayonner dans le monde la production audiovisuelle.
Et moi, je me réjouis comme député qu'une société française rachète un grand producteur américain. Et c'est important de le dire, mais cette commission d'enquête, elle est créée et elle a pour vocation de mettre en lumière euh des manquements, des dysfonctionnements et le cas échéant de proposer des réformes. D'ailleurs, d' finir note l'a dit très clairement, c'est au législateur aussi le moment venu de renforcer le cadre et de poser le cadre.
Sur la question de l'actionnariat pour qu'on avance et je propose rapporteur de de d'avancer puisqu'on est déjà allé au bout de ce sujet-là. Je pense qu'on a posé, on allait au bout de cette question parce que l'audiovisuel est un secteur stratégique euh et qu'on a un moment où on ne peut pas nier les ingérences étrangères, on ne peut pas nier les déclarations du président Trump. Je le cite, notre industrie cinématographique a été dérobée par les autres pays comme on vole des des bonbons à un bébé.
Il faut reprendre la main, il faut reprendre le contrôle de notre cinématographie, de notre monde audiovisuel. Il propose de taxer les films produits à l'étranger. Il propose de revoir les dispositifs d'incitation.
Et donc je pense que et là je je je le dis parce que certains ont contesté les multiples questions du rapporteur. Euh il m'arrive effectivement parfois de considérer que qu'il faut à un moment donné mettre fin à un sujet ne pas aller au bout. Mais je pense sur ce sujet-là c'est important.
À l'heure des ingérences étrangères compte tenu des déclarations du président Trump compte tenu de cette guerre audiovisuelle et cinématographique qui est réelle. Se poser la question du rôle d'un actionnaire américain et étranger dans un secteur stratégique à l'heure des ingérences étrangers me paraît intéressante. Moi, je n'appartiens pas au aux parlementaires qui considèrent qu'il faut interdire les fonds d'investissement étrangers d'investir en France mais dans un secteur aussi stratégique que l'audiovisuel.
À un moment où le président Trump a eu des déclarations qui nous ont interpellé de comprendre la manière dont KKR intervient ou non dans votre société. C'était ça, je pense, l'objet des questions et c'était pas de l'acharnement comme j'ai pu l'entendre dans la bouche d'un d'un député. Je vous laisse peut-être répondre en plus.
Je redonne la parole au rapporteur. Ou alors je vais pas parler. Pardon si si vous me permettez, monsieur le président, merci.
Merci à vous. Je je voudrais simplement merci monsieur le président d'avoir en tout cas signalé la gravité des propos tenus par le député Balanan. Ça n'a peut-être pas été entendu au micro.
Monsieur Balanan, député les démocrates, après avoir posé sa question simplement sans respect d'ailleurs des trots de cette commission d'enquête, s'est levé et parti et a déclamé, il y a beaucoup de témoins, il y a peut-être six ou sep témoins a déclamé, me citant et me pointant du doigt euh "T'inquiète, on va te régler." En parlant de moi, "T'inquiète, on va te régler." Ce sont des menaces, des intimidations qui sont parfaitement inacceptables dans le cadre de travaux parlementaires d'une telle commission.
Je ne sais pas ce que me vaut d'ailleurs ces menaces et ces intimidations de monsieur Balanan. Je ne sais pas ce que me vaut ce tuto ne sais pas ce que me vaut cette violence verbal qu'exprime. En tout cas ce que je sais c'est que c'est parfaitement tel intolérable.
J'espère que le bureau de l'Assemblée nationale sera convoqué. J'espère que des sanctions seront prises parce que j'en ai marre depuis plusieurs semaines de ces intimidations, de ces menaces qui se font de plus en plus pressantes, qui maintenant sont même plus cachés dans l'enceinte de l'Assemblée nationale. Ce sont des comportements de voyou.
Je le dis fermement, monsieur Balamnand devra s'excuser, devra être sanctionné. En tout cas, monsieur le président, je vous remercie parce que il ne faut pas laisser passer ses propos et ses intimidations. Le rôle d'un rapporteur dans une commission d'enquête est de poser toutes les questions qu'elles plaisent, qu'elles ne plaisent pas.
Je vous remercie en tout cas, mesdames et messieurs, d'y répondre depuis ce matin avec patience et voilà. Donc merci monsieur le président mais j'espère qu'on en restera pas là parce que quand on dit à un député t'inquiète on va te régler d'une façon aussi menaçante je croit que ça appelle aux sanctions les plus lourdes de la part de l'Assemblée nationale. Et monsieur rapporteur, je l'ai dit à chaque instant quand une députée qualifie une chroniqueuse du service public de racisme, je le rappelle à l'ordre quand une députée fait un tweet pour qualifier un présentateur de télévision de faud rappelle à l'ordre effectivement quand un député tient des propos qui ne sont pas acceptables dans le cas d'une commission d'enquête je le rappelle aussi à l'ordre et je vous le redis je le dis très fermement solennellement je convoquerai une réunion de bureau de notre commission d'abord pour qu'on puisse s'en expliquer et je vous redonne la parole monsieur Capton et ensuite je par le rapporte.
Je vais essayer de revenir un peu au sujet. Pardon, c'était un peu choquant et troublant et c'est pas facile de répondre devant une commission et et sous serment au milieu de de tout ça. Euh pour revenir sur pardonnez-moi, KACER et donc l'intervention euh américain, je vais revenir sur une chose. il y a 3 semaines quand ou un mois, pardonnez-moi, j'ai un petit problème dans les dates, quand on a annoncé l'acquisition de North Road avec Media One, on a eu on a fait des interviews aux États-Unis avec l'agence Reuters si je ne dis pas de bêtises et le New York Times.
Les questions étaient toutes les mêmes. Comment un groupe français arrive à mettre la main sur un studio américain ? Là-bas, la question est inversée.
Je suis fier de ça très honnêtement sur l'intervention de Kaker, mais ça va de même pour Xavier Niel, Mathieu Pigas ou tout autre actionnair, même s'ils sont contrôlants. En parlant de Xavier Niel et de Mathieu Pigas, ils n'ont jamais eu de rôle et ça n'a jamais été prévu comme ça de direction. Je suis le seul dirigeant de ce groupe.
Je suis le seul à prendre les décisions. J'ai une confiance totale dans mes équipes, que ce soit les rédacteurs en chef, les producteurs, les animateurs ou les animatrice, les journalistes, je pourrais tous les citer mais le professionnalisme de Caroline Rou, d'Aurélias, d'Anneizabeth Lemoine, de Patrick Cohen, de de tous ceux qui travaillent avec Mediawan Anne Sophie Lapix pour M6, ils ont une totale indépendance éditoriale et c'est ça le plus important pour moi. Merci de cette pression, monsieur le rapporteur.
Merci monsieur le président. Je voudrais euh réagir à l'une des réponses que vous avez formulé, vous expliquer et c'est ce que j'ai pu voir d'ailleurs que un certain nombre de vos marges sont assez réduites sur des émissions que vous produisez pour le service public. Vous expliquez que c'est aussi votre honneur de produire des émissions et des contenus à un coût relativement modique pour le service public.
J'aimerais vous interroger sur un point. Alors c'est c'est pas votre entreprise, je l'ai pointé depuis déjà un certain nombre de semaines. C'est aussi démargisé sur un certain nombre de jeux produits pour le service public, certains animés et produits par Nagi.
On en a parlé hier avec la société Biget. Il y a des marges et des audits de production qui font état de marge à plus de 40 %, près de 50 %. Quelle est votre conception à vous du service public, de l'audiovisuel public ?
Est-ce que il est sain que certains fassent des marges aussi importantes alors qu'il s'agit d'argent du contribuable, qu'il y a une mission de service public, autrement dit, peut-on faire les mêmes marges sur le service public que sur des chaînes privées ? Euh en l'occurrence, je ne connais pas les marges de mes euh euh de mes partenaires euh producteurs. Euh donc, je serais bien incapable de vous répondre à vos questions.
Ce que je sais d'une manière générale et pour travailler avec des chaînes privées, des plateformes et le service public, c'est que le les économies du service public, les les budgets du service public sont réduits. Tous nos programmes sont audités chaque année par des cabinets différents. on répond, c'est un travail extrêmement exigeant, on adapte quand le service public a des baisses de budget, on répond, on les accompagne.
Et donc je je pense qu'on est tous, j'allais dire logés à la même enseigne, mais je pense pas qu'il y a de différence particulière pour les uns et pour les autres. Je pense que le jeu est un genre important. Miawan ne s'y est jamais intéressé.
S'il y avait une volonté économique, tout le monde sait que le jeu est un des un des programmes les plus rentables et que les magazines et et que les magazines le sont d'information le sont moins. Excusez-moi, les bout pardonnez-moi que les magazines le sont moins et c'est c'est pas facile, pardonnez-moi. Et voilà, je vais juste apporter un élément complémentaire qui est quand même très important. euh sur ce sur ce sujet-là, si c'est possible, je poursuivons.
Qu'est-ce qu'on fait ? Pardon ? Euh d'abord le le sujet, il est quand même très important.
Effectivement, c'est alors le la question démarge, on l'a évoqué mais en fait effectivement le groupe Media One, comme vous le savez, c'est des dizaines de producteurs, des dizaines et des dizaines de programmes et donc la marge euh ne peut pas s'apprécier que programme par programme. C'est à un moment et c'est pour ça que je disais tout à l'heure, par exemple sur la fiction, nos marges sont globalement proches de zéro. Et je voulais juste apporter un élément important euh par rapport à France Télévision et euh et au secteur et par rapport aux questions qui a été évoqué tout à l'heure, c'est que nous sommes probablement un des secteurs, si ce n'est le secteur industriel qui est le plus transparent de tous.
De part la réglementation, nous devons fournir à France Télévision des devis. Ces devis sont ensuite fournis au CNC. Puis lorsque nous terminons une production, quelle qu'elle soit, nous devons rendre des comptes au CNC à Bersi concernant le crédit d'impôt qui donc à l'euro près sait exactement ce que nous faisons, ce que nous gagnons ou ce que nous ne gagnons pas.
Et enfin, je rajoute que derrière ça, puisqu'on parlait de l'exploitation, c'est un élément très important, c'est qu'effectivement, c'est aujourd'hui la seule façon d'une certaine façon pour des entreprises comme les nôtres, de payer le RED, de payer une partie de leurs frais généraux et de gagner de l'argent, ce qui est tout de même nécessaire, mais qu'une très grande partie de cet argent, il est redistribué aux éditeurs et donc en l'occurrence à France Télévision. Et par exemple, je donnerai un chiffre qui me paraît très important qui est que dans les deux dernières années, nous avons fait des reversements de royauté à France Télévision de 5 millions d'euros et que par exemple sur une seule série comme Tandem qui est aujourd'hui est arrêtée mais par les différentes reventes, c'est aujourd'hui plus de 2 millions d'euros qui ont été reversés à France Télévision. Donc je reviens là-dessus parce que ça permet quand même d'éclairer un petit peu mieux le fonctionnement mais de comprendre aussi que il s'agit pas de dire ils mettent 60 70 % et ensuite c'est terminé après leur droit.
Non, ensuite l'exploitation. Mais ensuite sur cette exploitation une part extrêmement significative revient à l'éditeur quel qu'il soit sauf les plateformes américaines où malheureusement comme vous le savez nous travaillons majoritairement en buyout. Je vous remercie pour votre réponse.
Un autre sujet désormais, j'ai j'ai pu voir que il y a eu un certain nombre d'articles qui avaient fait état donc du rachat le 31 janvier dernier de l'entreprise américaine de North Road. Il y a eu des articles aussi et des réactions un peu polémiques pour une raison et je vais vous donner l'occasion évidemment de d'y répondre parce que il y a eu un processus de fusion donc d'échange d'action et dans votre communiqué. Il est annoncé que le Qatar Investment Authority fera partie de la nouvelle entité.
On sait donc que le Qatar a financé cette entreprise américaine à hauteur de 150 millions de dollars. Vous le savez, on connaît le Qatar pour sa pratique du soft power, sa proximité aussi avec les frères musulmans, son envie aussi de se faire le relais de diverses influences islamistes de façon assez avérée. Est-ce que vous pouvez nous dire quelle sera exactement la place du Qatar dans la nouvelle entité que vous avez créée ?
Est-ce que le Qatar Investment Authority sera présent par exemple au conseil d'administration de de Media One où disposera d'un certain nombre d'actions de votre entreprise ? Merci pour cette question. Je vais laisser Guillaume Isabelle vous répondre sur la place et et ce qu'ils vont faire.
Important de rappeler que North Road, c'est une société qui a été créée par Peter Chernin qui est l'ancien patron de la Fox, un grand professionnel des médias. Si je vous résume son parcours assez rapidement, il est connu pour avoir greenlighté, validé le lancement de de films. Pardon, il se passe des choses en coulisse.
C'est si juste c'est possible de se concentrer un tout petit peu, c'est pas facile. Merci beaucoup. Euh, on entend parler en même temps.
Vous pardon, allez-y, allez-y. Euh c'est donc il a greenlighté deux films, Titanic et Avatar. C'est un professionnel reconnu.
Il a créé son entreprise qui s'appelle North Road, qui produit de nombreux films aux États-Unis, de nombreuses séries, euh de nombreux documentaires et d'émissions de télévision. Il a voulu racheter une société en France il y a quelques années. Il a voulu venir et il a discuté avec pas mal de producteurs indépendant.
Donc il voulait vraiment investir ici. Et on a considéré que plutôt que une société française se fasse racheter, on lui propose un partenariat et qu'on puisse devenir les contrôlants de cette société. Donc déjà pour vous expliquer que c'est le mouvement inverse de ce qui était prévu plutôt qu'une société américaine rachète une société française.
C'est une société française qui a racheté un studio américain. C'est c'est quasiment inédit. Et à l'instard de Canal Plus qui investit aujourd'hui, qui a fait une acquisition incroyable en Afrique de Banij qui discute avec un groupe incroyable en Angleterre, on a eu cette chance de de pouvoir se développer.
Ensuite, Norrad avait tout un tas d'actionnaires autour de la table et je vais laisser Guillaume Isabelle poursuivre. Oui, pour redescendre pour comprendre le rôle coré qu'il y a au capital de Media puisque je précise bien entendu qu'ils ne sont pas aujourd'hui actionnaires. Il faut revenir à la manière dont le groupe Norroad s'est construit et la réalité c'est que ce groupe il s'est construit dans une logique assez proche de la nôtre.
Euh comme l'a rappelé Pierre-Antoine, c'est un groupe qui s'est construit par un entrepreneur producteur autour d'une société de production qui était la sienne. C'est un groupe qui comme nous s'est développé par acquisition en allant intégrer d'autres activités, d'autres talents, d'autres expertises et qui comme nous s'est appuyé pour se faire sur des financements externes tout en gardant le contrôle de leur groupe. En l'occurrence, Peter Cherning, il est allé chercher les fonds de QIA et Providence, deux investisseurs qui ont pris chacun une participation minoritaire équivalente dans Nors Road.
Aujourd'hui, l'opération qu'on est sur le point de réaliser, elle se fait principalement par échange d'action comme vous l'avez rappelé. C'est pas uniquement parce que c'est la structuration financière qui a guidé ce choix. C'est aussi parce que comme l'a rappelé Pierre-Antoine Capton, c'est un approchement stratégique.
Ça nous permet au groupe Media One de renforcer notre savoir-faire sur certains genres, sur certaines activités. Ça nous permet surtout de passer un cap pour devenir un acteur global dans un contexte de consolidation forte aux États-Unis, euh dans un contexte où nos interlocuteurs sont des plateformes qui prennent une place de plus en plus importante. Euh exister dans secteur pour avoir une place, porter la voie de nos productions et les aider à rayonner à l'international.
Donc c'est pour ça que cette opération s'est effectuée par échange d'action et le résultat de cette opération c'est que les actionnaires de North Road vont recevoir ensemble des actions Méia One et vont devenir un nouvel actionnaire minoritaire de Media One. Donc plus précisément une holding dédiée rassemblant tous les actionnaires de North Road dont a Providence mais surtout en majorité son fondateur et son management. Cette holding dédiée deviendra actionnaire minoritaire de Mediawan.
Pour répondre précisément à votre question, QIA et Providence seront eux-mêmes actionnaires minoritaires de cet holding qui sera minoritaire dans Mediawan. Donc leur poids économique sera très faible et leur présence au conseil de surveillance sera enfin ils n'auront pas de voix au conseil de surveillance. et je tiens à préciser qu'on vous parle en toute transparence parce que cette opération n'est pas closée, elle est encore soumis aux autorités de la concurrence dans différents pays.
Donc on savait que cette question viendrait et j'espère que vous voilà noterez la transparence totale des équipes de Méia One sur la totalité des sujets. Je vous remercie pour vos réponses et effectivement je pense que il est bon aussi de se féliciter de la réussite de de d'entreprises comme la vôtre qui et c'est rar viennent acheter des sociétés américaines là où c'est d'ailleurs souvent l'inverse. Donc en l'occurrence sur ce sujet-là, c'est aussi important de braquer le projecteur parce que bon, je pense que vous connaissez mon côté proentreprise, je viens de ce milieu.
C'est suffisamment rare d'ailleurs pour souligner ce type d'acquisition. Donc j'en profite effectivement pour le pour le saluer. C'est aussi l'honneur de la production française de pouvoir s'exporter à l'international, d'avoir des belles réussites comme la vôtre, comme celle de de Biger.
C'est c'est important à signaler. Si je vous pose ces questions et si j'étais insistant sur la structure capitalistique, c'est aussi pour parce qu'il y a des règles, il y a des cadres et c'est aussi parce que le rôle de cette commission, c'est de voir l'affectation des 4 milliards d'euros d'argent public sur l'audiovisuel, de savoir qui est financé, quelles sont les structures capitalistiques derrière. C'était toute la raison de mes questions.
Mais à nouveau, peut-être que je ne l'ai pas suffisamment dit depuis le début de cette audition, je pense que c'est aussi important de de saluer ce type d'acquisition à l'étranger qui sont suffisamment rares. Une autre question désormais question qui vont porter plutôt sur les cfondateurs de Mediawan. Parmi vos actionnaires et cfondateurs, vous le savez, on l'entendra cet après-midi, figure notamment monsieur Pigas.
Euh le 6 novembre 2018, la lettre A titrait Mathieu Pigas, un banquier surendetté. Fin de la citation lors de la création de Media One qui a été fondée sur un SPAT, je l'ai rappelé, vous étiez trois. Donc Xavier Niel qui visiblement a apporté la une des garanties financières, vous-même qui avait apporté la capacité entrepreneuriale et la science aussi de la production.
Et il y avait aussi Mathieu Pigas. Ma question est simple. Pourquoi l'avoir choisi lui, monsieur Pigas, dans la création de Mediawan ?
Qu'est-ce qu'il a apporté concrètement dans la réussite du projet entrepreneurial ? Alors euh comme je vous l'ai dit et que bon on l'a beaucoup répété, j'ai créé donc 3e œil de manière indépendante en en mars euh 2001 si je dis pas de bêtises. Euh et tout au long de mon parcours euh ma société s'est développée.
J'ai vécu plusieurs étapes de proposition de rachat de ma société par des groupes étrangers. Euh je peux vous en citer une en 2010 je crois euh le groupe Freemantal qui appartient donc à Pertelsman RTL me propose de racheter ma société 3è œil de devenir le patron de Freemantalle. Euh j'avais pas envie parce que mon indépendance était était plus importante et puis le jour de de signer avec eux je j'étais à Londres avec le président anglais pardon et je suis rentré chez moi parce que mon indépendance n'avait pas de prix mais ma société connaissait du succès, continuait de se développer.
Et et je vous assure l'indépendance que j'ai aujourd'hui, elle elle n'a pas de prix. J'ai rencontré à la même époque en 2015 beaucoup de grands patrons d'industrie française et européenne qui m'ont proposé des aventures capitalistiques. Certains pour devenir patron de groupe, d'autres pour racheter ma société.
Et au milieu de ces discussions, je savais qu'il fallait que je fasse quelque chose parce que d'abord je l'assume, j'ai de l'ambition et j'en ai encore. Il y a plein de choses que j'ai envie de faire et deuxièmement, j'ai une immense admiration pour le parcours entrepreneurial de de Xavier Niel. Euh j'ai la chance aujourd'hui d'être partenaire et et c'est quelqu'un qui m'a toujours fasciné.
Et et j'ai rencontré Mathieu Pigas à la même époque. Ils étaient associés avec Xavienel dans le monde et ensemble on a constaté l'arrivée des plateformes euh dans toute l'Europe. Notre capacité à créer un champion français, c'est Mathieu Pigas qui a eu l'idée du véhicule financier, le SPAC.
C'est lui qui a initié ce modèle. Euh Xavier Niel a accompagné ce mouvement et euh ensuite les rôles ont été très clairs. Ils étaient fondateurs, cocontrôlant mais je suis le seul dirigeant opérationnel.
Vous pourrez leur poser la question. Je pense que le temps passé euh pour Xavier Niel ou Mathieu Pigas chez Mediawan et de peut-être quelques heures par an lors des conseils d'administration euh ils me font confiance et ce que j'ai aimé chez eux c'est que ils ont accompagné mon parcours d'indépendant. C'est une chance incroyable d'avoir des gens qui vous poussent, des gens qui vous font confiance, des gens qui vous permettent de partir de pas grand-chose et de devenir un champion français. et je les remercierai jamais assez de m'avoir permis de faire ce parcours entrepreneurial.
Euh c'est à noter. Si je vous pose cette question sur l'impact et l'influence de de monsieur Pigas, c'est que il y a eu quelques rappels à l'ordre de l'ARCOM le 11 septembre dernier dans l'émission politique de France 2. Donc Caroline Rou qui animait l'émission politique a reçu Mathieu Pigas.
Elle l'a présenté en ces termes, c'est pas facile d'avoir des patrons qui viennent dans des émissions politiques. Donc elle l'a présenté comme un un simple patron, mais elle a oublié de préciser un certain nombre de points. D'abord que monsieur Pigas avait appelé à voter pour le Nouveau Front populaire quelques mois avant en 2024 qu'il avait fait récemment la une de libération euh expliquant "Je veux mettre les médias que je contrôle dans le combat contre la droite radicale." Il l'assume, il l'a encore assumé au micro de Benjamin du Hamel sur France Inter il y a quelques jours.
Caroline Rou a aussi oublié de préciser qu'il était l'un des cfondateurs de Media One qui est bon, vous le savez he votre votre société qui produit aussi des émissions du service public. Euh et pire encore, lors de cette tribune qui a été accordée à monsieur Pidia sans contradictoire pendant à peu près 20 minutes, il a lourdement diffamer le Rassemblement national, expliquant, je vais le citer, ce que la Rassemblement national nous propose, c'est une société de bouc émissaire dans laquelle il y a toujours un coupable. Et le coupable, c'est toujours l'autre et l'autre d'ailleurs, c'est toujours le plus vulnérable, c'est le migrant, le musulman, l'homosexuel et cetera. prétendant que le Rassemblement national était un parti qui euh mettait en cause, en tout cas qui pourchasser à la fois le musulman, l'homosexuel, c'est des propos qui qui ne regardent que lui et je pourrais l'interroger cet après-midi sur le sujet, mais vous qui êtes une entreprise établie qui produisez nombre d'émissions du service public, est-ce que l'intervention d'un cfondateur comme monsieur Pigas qui prend des positions politiques en rupture avec un certain nombre d'objectifs de mission de service public.
Est-ce que ça vous pose pas problème aujourd'hui dans le développement de vos missions, notamment auprès de France Télévision ? Euh je vais vous répondre en en toute transparence et je sais que voilà Mathieu Pigas sera là devant vous tout à l'heure et qui pourra répondre à ces questions. Euh la première chose, monsieur le rapporteur, c'est que à plusieurs reprises ici, on a parlé de d'ambition politique de chacun des associés de Méia.
Euh je peux vous répondre et mes cfondateurs pourront aussi répondre. Je n'en ai aucune euh ni locale ni euh j'ai pas envie de faire de politique. J'essaie d'impacter comme je peux la société à travers des programmes que je produis.
Je vous recommande tous d'ailleurs d'aller voir le film La maison des femmes qui sort la semaine prochaine euh qui est distribué en partie par Mediawan et Paté qui est un film incroyable sur une initiative qui des maisons qui viennent en aide au aux femmes victimes de violenté. C'est très important. J'ai accompagné le documentaire d'Olivier Guouard sur la maladie de Charco qui était très important.
Euh c'est notre façon d'impacter la société. Je pense que c'est important de le souligner. Euh Mathieu Pigas, comme je vous l'ai dit, il a coffondé ce groupe.
Il n'a aucun rôle opérationnel. Euh si vous voulez une anecdote, euh je crois qu'il n'avait jamais rencontré Caroline Rou avant l'émission politique de France 2. Peut-être une fois.
Euh l'émission politique de France 2 n'est pas produite par Media One. Euh elle est par la rédaction de France Télévision. Je n'avais pas cette information.
On ne se parle pas euh tous les jours ou toutes les semaines euh avec euh mes associés. Donc euh Mathieu Pigas, il est allé en toute indépendance. Il dirige un groupe de presse qu'il contrôle à 100 % qui s'appelle Combat Média.
Et donc les prises de parole de Mathieu Pigas, elles se font à titre personnel et elle n'engage jamais Méiawane. Madame Plenchon qui est à côté de moi qui dirige Médiia One Prod, ça va vous paraître surprenant. Elle n'a jamais rencontré Mathieu Pigas, elle n'a pas son numéro de téléphone.
Je peux pas vous faire une une preuve plus importante que de l'indépendance totale totale des rédactions. Il faut juste comprendre que aujourd'hui, je connais pas les positions politiques de monsieur Niel. Je pense qu'ils ne connaissent pas les miennes et ce ne sont pas des débats que nous avons tous les trois.
C'est aussi une preuve d'indépendance de cette société. C'est peut-être des gens qui ne sont pas d'accord sur les sujets, mais quand on échange, on échange uniquement sur les sujets strat stratégiques. Média, c'est le plus important.
Et quand Mathieu Pigas prend position, c'est au nom, c'est lui à titre personnel et au nom de son groupe combat. à aucun moment à aucun moment il n'a pris position où il a euh tenu un échange au nom de Mediawan. Et vous nous confirmez qu'il siège bien à votre conseil de surveillance.
Tout à fait. Je vous remercie pour votre réponse. Dernière question sur ce sujet de votre cfondateur monsieur Pigas.
Bon, vous expliquez qu'il n'a jamais rencontré Caroline Rou. Bon, monsieur Piga, c'est l'un des cfondateurs de Mediawane. Caroline Rou présente des émissions produites par Mediawane.
Donc ça peut sembler, je vous crois hein, vous parlez sincèrement donc je vais pas remettre en question votre votre propos, mais ça peut sembler étonnant que monsieur Pigas ne l'ait jamais rencontré. Ma toute dernière question porte sur vous conviendrez que vous êtes la première émission, enfin la première société de production à bénéficier des contrats de France Lévision. Vous avez l'un de de vos cfondateurs, monsieur Pigas, qui explique de façon assumée qu'il veut mettre à disposition les médias dont il dispose dans dans un combat contre la droite radicale.
Je pense que pour beaucoup de Français et moi le premier, on se dit que le service public en donnant des contrats à Mediawan dont l'un des cfondateurs et actionnaires est monsieur Pigas qui entend poursuivre un agenda politique en mettant à disposition de son agenda politique des médias qu'il a. On peut se dire à la fin, on peut faire un amalgame en se disant Mediawan est un cheval de 3 de monsieur Pigas en partie qui est là pour poursuivre un agenda politique de gauche assumé alors que Mediawan est la première société de production à bénéficier des contrats de Francevision. C'est là le sens de ma question.
Ça vous permet peut-être de de nous répondre. Est-ce que monsieur Pigas euh est parfaitement légitime pour être coproducteur euh pour être coactionnaire d'une société qui produit nombre d'émissions du service public alors qu'il a un agenda politique ? Est-ce qu'il vaudrait pas mieux que monsieur Pigas aille faire autre chose et s'éloigne du service public de l'audiovuel pour poursuivre pleinement son agenda politique ?
Merci monsieur le rapporteur. Je vous laisse lui poser la question cet après-midi puisque vous aurez la chance de pouvoir échanger avec lui. Ce qui est important et je le répète, euh les sociétés de production contractent avec France Télévision.
France Télévision est coproducteur de chacune des émissions d'actualité dont on dont on parle. Euh il y a des producteurs, des rédacteurs en chef qui sont indépendants. Même moi, en tant que que dirigeant, je n'ai pas à parler au producteurs, au rédacteur, en chef d'éditorial. qui sont totalement indépendants et ces émissions sont portées par des journalistes totalement indépendantes.
Je pense que c'est rare aujourd'hui dans ce monde dans lequel on vit d'avoir des rédactions totalement indépendantes. C'est le cas où vous vous pouvez me croire et aucun des actionnaires, quels qu'il soit n'a de relation directe avec l'éditorial de nos émissions. Je je vous le dis de manière totalement transparente et je vous invite si vous le souhaitez, c'est aussi intéressant de comprendre.
Certains députés sont venus parfois voir nos fictions, voir comment ça se fabrique. Je je serais très heureux de pouvoir vous inviter les députés qui s'intéresse et aussi au cas de cette émission de venir passer 24 heures dans nos bureaux pour voir comment les rédactions travaillent, comment elles sont dépendantes, comment elles interagissent avec le service public, comment les décisions sont prises. Ça permettra de mettre une totale transparence avec ces questions qui sont légitimes.
Je les entends monsieur le rapporteur. Et puis pour vous répondre sur Carolin Rou et Mathieu Pigas, pourquoi il ne se voit pas ? En fait, Mathieu Pigas, son métier principal, c'est le patron de Centerview en France qui est une banque américaine.
Le métier principal de Xavier Niel, c'est patron d'Iliade et aussi investisseur dans plein de sociétés. Ils ont chacun des bureaux. Euh ils n'ont pas de bureau chez Mediawane.
Euh ils ne viennent pas euh régulièrement à part euh des avant-premières ou ce genre de choses. Donc il y a pas d'endroit où il se croise et bon nombre de producteurs de cinéma, de media, de fiction euh d'animateurs n'ont jamais rencontré Mathieu Pigas. La meilleure preuve, c'est madame Plenchon qui n'a jamais rencontré Mathieu Pigas et qui aujourd'hui s'occupe de toutes ces émissions.
Vous pouvez rester cet après-midi si vous voulez, ce sera l'occasion de rencontrer Plenchon. Euh je vais revenir sur je vais revenir sur euh sur euh sur Mathieu Pigas peut-être pour vous poser la la question euh différemment. Euh Mathieu Pigas assume euh d'avoir acheté des médias pour en partie peser dans la bataille culturelle.
Je le cite cette bataille culturelle selon lui on est sur France inter les les Français qui nous regardent pour regarder la lutte pour imposer par les médias la bataille culturelle c'est la lutte pour imposer par les médias ses valeurs, ses mots, ses thèmes, ses expressions, son regard sur le monde. L'objectif, il est simple, c'est de gagner. Voyez, maintenant c'est moi qui déconcentré.
Tout à l'heure, je vous déconcentrais. Là, c'est vous qui me déconcentrez. L'objectif, il est simple, c'est de gagner la bataille des idées et des images pour gagner la bataille électorale.
Et donc Mathieu Pigas assume et c'est son droit euh de mettre ses médias ou en tout cas de prendre sa part pour essayer d'être précis dans les mots dans cette bataille culturelle. Euh et il termine cette interview en disant qu'il souhaite peser sur la présidentielle de 2027. Comprenez-nous.
On se dit puisque quelqu'un, je vais au bout de ma question, assume de mettre ses médias dans cette bataille culturelle. Pourquoi lorsqu'il confondent un groupe de production audiovisuelle, il ne considérerait pas que là aussi c'est de la bataille culturelle ? Ce qu'on essaie de comprendre, c'est pas pour vous jeter des des soupçons, la suspicion, c'est qu'on a quelqu'un qui assume de vouloir s'engager dans la bataille culturelle, qui le dit très clairement, qui achète des médias pour se faire, qui veut empêcher la victoire du rassemblement en en à la présidentielle en 2027 et qui quand il coffonde un groupe de sociétés de production individuelle, là on n'est plus dans la bataille culturelle, là il y a plus aucune ambition politique.
Et c'est ça qu'on a du mal à comprendre. Pourquoi ce qui marche pour les occuptiers pour Nova ne fonctionnerait pas pour Mediawan ? Voilà, je pense que il est une personne, il nous le dira cet après-midi, mais et voilà, c'est important aussi de de comprendre.
Juste pour bien comprendre, Mathieu Pigas, c'est a des médias, il les contrôle, c'est une autre activité, ça n'a rien à voir avec Méia. Il a des journaux, des radios d'opinions. Méia Onean, ce n'est pas un média.
On n' pas de ligne éditoriale, on répond à la ligne éditoriale de nos clients. Quand on travaille pour France Télévision, c'est en coproduction et c'est pour France Télévision. Quand je travaille quand je travaillais avec Paris Première pour produire l'émission Zemour etolo, je répondais à cette ligne éditoriale.
C'est celle de nos clients. Ce n'est ni Justine, ni Xavier Niel, ni Mathieu Pigas, ni moi-même, ni qui que ce soit. Ce sont vraiment, c'est important de faire la différence entre les deux.
Le groupe que contrôle Mathieu Pigas n'a rien à voir avec Mediawan. Rien à voir. Mais comprenez qu'à la veille de l'élection présidentiel qui sera majeure que vous ayez dans votre conseil de surveillance.
On moi aussi j'ai fait l'études d'économie. J'ai pas créé une entreprise comme le rapporteur mais enfin j'ai fait quelques études de finan d'économie. Je sais ce que c'est un conseil de surveillance.
Je sais le rôle stratégique d'un conseil de surveillance. Je sais aussi les gardes fous pour éviter euh euh que les membres d'un conseil de surveillance n'influent sur la ligne éditoriale. Mais admettez que vous vous produisez des émissions de flux éminemment politiques, éminemment importantes à force dans le casadre de l'élection présidentielle dans un contexte où l'ARCOM a quand même rappelé à l'ordre euh France 5 pour des problèmes de de pluralisme politique.
He je peux je peux dire ce qu'a dit l'Arcom. Elle considère qu'il y a eu sur France 5, c'est pas que vos émissions attention mais sur France 5, je vais être très précis. Elle considère qu'il y a eu une qu'il y a eu une surexposition de certains partis politiques et une sous-exposition d'autres.
Et donc, on peut se considérer que qu'un actionnaire de la principale société de production avec laquelle travaille France Vision qui a un agenda politique, ça peut quand même poser des questions de déontologie. Voilà, moi je je vais pas jusqu'à dire de conflit d'intérêt, mais ça peut poser des questions de déontologie. Maintenant, si vous vous nous assurez que ça ne pose aucune difficulté, moi je je travaillé aux États-Unis, vous voyez, dans les conseils d'administration et conseils de surveillance aux États-Unis, ils aiment pas beaucoup que leurs actionnaires prennent des prennent des positions politiques et ils essayent même d'éviter que ça soit le cas.
Je vais vous dire, c'est la meilleure preuve d'indépendance, monsieur le président. Je vous rappelle que Media One n'est pas un média. C'est la même chose.
Je voudrais vraiment qu'on le comprenne. On répond à une ligne éditoriale. La deuxième chose, c'est que d'un côté, vous me posez des questions sur Trump qui pourrait intervenir dans nos décisions.
De l'autre, Mathieu Pigas qui a des positions plutôt à gauche. Le Qatar, c'est la meilleure preuve de notre indépendance. Monsieur le président, je vous assure, aucun de mes coactionnaires membres du conseil de surveillance ou quoi que ce soit n'a essayé, essaye ou essaiera d'influencer la ligne éditoriale de nos émissions.
Je donne la parole pour toi, mais je note donc vous ça vous pose pas de difficulté que l'un de vos actionnaires, l'un de vos confondateurs prenne des positions très fortes pour la présentielle de Ouais, immédiatement. H et je je précise techniquement que vous êtes pas un média mais que par exemple mais que vous produisez des émissions de politique et que par exemple les règles de pluralisme c'est vous qui les mettez en œuvre. Donc c'est quand même vous êtes pas un média mais c'est dans l'air et c'est à vous.
C'est le média one qui garantit le respect du pluralisme politique. Donc au sein de France Télévision avec à chaque fois il y a un truc qu'on a pas dit sur à vous et c'est dans l'air et après je m'arrête là. Si vous avez des questions, monsieur le rapporteur.
Euh c'est dans l'air avant-hier était la première chaîne de France. Euh tout horaire confondu. Euh le débat était autour de l'Ukraine si je ne dis pas de bêtises.
C'est dans l'air est le premier podcast de France. Donc je pense qu'il y a une confiance entre le téléspectateur du service public ou de manière générale autour de cette marque SD dans l'air parce qu'il y trouve une indépendance. Vous savez, il y a tout un tas on va je vais prendre 2 secondes, pardonnez-moi parce que c'est important.
Euh on parle de budget, on parle de de d'information. C'est dans l'air pourquoi ça marche parce que le téléspectateur sait qu'il y trouvera une indépendance. Toutes les chaînes d'information qui se sont largement développées ont essayé de faire des émissions qui ressemblent à Cés dans l'air.
Vous savez combien il est payé un expert de ces dans l'air, monsieur le président, monsieur le rapporteur, 0 € z0. Ils ne sont pas payés, ils sont là parce qu'aujourd'hui chacun vient défendre un point de vue, un média. C'est cet échange qui est intéressant.
On s'est fait piquer plein d'expert parce que ils sont payés sur les chaînes infos. L'audience de C dans l'air n'a jamais été aussi importante parce qu'à ce contrat de confiance. Je pense que c'est la même chose dans vous.
Il y a un contrat de confiance depuis 15 ans entre les téléspectateurs et l'audiovisuel public. Et dernière chose, il y a quelqu'un dont on n pas parlé autour beaucoup je trouve autour de cette commission d'enquête, c'est le téléspectateur. Chaque jour quand nos équipes partent travailler, elle pensent à une personne, c'est aux téléspectateurs, aux nombreux téléspectateurs qui les regardent.
Je pense que il faut qu'on y pense parce que quand on fait des plans d'économie aujourd'hui, quand on nous demande de baisser de 5 %, de temps en temps, on supprime euh ces dans l'air pendant l'été ou ce genre de chos qui est aujourd'hui qui euh qui se retrouve sans émission, ce sont les téléspectateurs. Et oui, peut-être que l'audience de la télévision vieillit, mais je pense que c'est aussi le rôle du service public et de penser à des téléspectateurs qui ne sont pas tous des cibles commerciales. C'est un rôle que remplit ces émissions là et je pense qu' il faut avoir ça en priorité.
Merci de ces précisions mais je maintiens pour ma part en saisant la parole au rapporteur que je pense qu'on est producteur audiovisuel. C'est important que ces actionnaires et ses cfondateurs en l'occurrence aient un certain devoir de réserve et que c'est compliqué à l'heure du soupçon, à l'heure où le pays est polarisé, fracturé, à l'heure où les Français ne font plus confiance dans les politiques, ne font plus confiance dans les médias, ne font plus confiance dans les journalistes où le lien de confiance est quand même brisé que des cfondateurs, des actionnaires de société de production qui produisent des émissions politiques se gardent un devoir de de réserve ou en tout cas de prudence dans l'expression politique. Mais j'auraai l'occasion de le dire à Mathieu Pigas tout à l'heure.
Monsieur rapporteur, merci monsieur le président. Oui, dernière question sur le sujet. Effectivement, je rejoins les propos et les constats du président.
Vous avez deux cfondateurs qui aujourd'hui sont quasiment des candidats potentiels affirmés et assumés à à l'élection présidentielle de de 2027. On a monsieur Pigaski lors de nombre d'interviews, monsieur le président a évoqué celle récemment devant Benjamin du ML sur France Interre où il explique "Ce combat est au service d'idées et de valeur. J'ai toujours été engagé.
J'ai publié quatre livres depuis 15 ans et de nombreuses tribunes avec toujours la même ligne. Mon ambition, c'est ne pas rester le long du chemin différent les bras ballants. Donc de peser le plus possible sur la présidentielle de 2027.
Euh il expliquait donc je j'ai rappelé un certain nombre d'articles qu'il voulait aussi mettre les médias dont il a à sa disposition dans le combat contre la droite nationale ou radicale. Monsieur Niel de la même façon, je crois laisse entendre qu'il pourrait aussi être candidat à la présidentielle de de 2027 sur cette indépendance que vous clamez. Par rapport aux actionnaires, au cfondateurs, monsieur Pigas, monsieur Niel et la ligne éditoriale, on a retrouvé des propos de monsieur Niel qui expliquent quand les journalistes m'emmerdent, je prends une participation dans leur canard et ensuite ils me foutent la paix.
Donc vous pouvez aussi voir qu'on peut avoir des doutes sur l'indépendance d'une société qui produit des émissions du service public quand elle a pour actionnaire et pour cfondateur monsieur Niel qui exprime ses propos. Lors de l'audition de certains syndicats, notamment le syndicat force ouvrière de France Lévision, ils ont remis en question la neutralité de certaines émissions que vous produisez comme par exemple c'est dans l'air, c'est à vous et aussi c'est ce soir produit par Together. Je les cite, ils expliquaient que lorsque certaines émissions étaient externalisées, parfois il n'avaiit plus la main sur le parfait respect de la neutralité pourtant imposée par la loi.
Donc voilà, ma question est assez simple. Comment faire parfaitement et ce sera la dernière pour parfaitement garantir l'indépendance de votre ligne éditoriale avec de tels coactionnaires et cfondateur surtout quand des syndicats de France Télévision expliquent qu'une telle externalisation fait peser un doute sur le strict respect de la neutralité. Merci pour votre question, monsieur le rapporteur.
Euh sur la phrase de Xavieral, si je ne dis pas de bêtises, lors d'une précédente commission, sous serment, je crois qu'il a démenti, euh il a dément de ne pas l'avoir prononcé, mais vous aurez l'occasion de de pouvoir lui poser la question. Euh encore une fois, si demain euh monsieur Niel ou monsieur Pigas décidait de se présenter aux élections présidentielles, on prendrait des dispositions sur la gouvernance de l'entreprise, ça poserait problème. Aujourd'hui, ce n'est pas le cas.
Aujourd'hui, ils n'ont aucun rôle opérationnel et je vous le rappelle, nous ne sommes pas un média. Nous n'avons pas de ligne éditoriale, nous répondons à la ligne éditoriale de nos clients. C'est c'est pour moi le plus important, c'est la plus grande preuve aujourd'hui de transparence, c'est d'être capable de voilà de de ne pas défendre de ligne éditoriale et d'avoir une parfaite indépendance.
Encore une fois, je vous invite en toute transparence parce que vous avez raison, c'est le rôle de cette commission d'enquête de comprendre, de venir assister à des conférence de rédaction euh euh quand vous le souhaitez de cet à vous ou de ces dans l'air pour comprendre la totale indépendance euh de nos équipes. Est-ce que France Tévision vous a demandé des gardes de fou à l'approche des présidentielles compte tenu des déclarations de Mathieu Pigas en vous disant voilà si ce que vous nous dites là, je le comprends mais vous avez l'air de le définir vous et je pense que c'est important ce que vous venez de nous dire et on vous en remercie. Mais est-ce que France Télévision dans ces cas-là vous alerte, vous dit attention, on va entrer dans l'air de la présidentielle, vous avez un un de vos actionnaires qui prend des positions politiques, envie de s'engager dans la bataille, on vous demande quand même des enfin est-ce que c'est un dialogue que vous avez avec eux ou pour l'instant il est pas engagé ?
On a on a des dialogues euh réguliers sur euh la tenue des émissions avec euh avec France Télévision. C'est important. Euh quel rôle pouvrait pourrait avoir euh Mathieu Piga sur euh c'est dans l'air ou c'est à vous par exemple euh s'inviter ?
Ça sera pas le cas, je peux vous le dire. Euh Xavier Niel et et Mathieu Pigas ne seront pas invités dans c'est à vous. Euh demander des choses éditoriales, ça ne passerait jamais.
Donc nous sommes vigilants, je suis vigilant. Toutes les équipes sont vigilantes et il y a aussi une sorte de confiance entre France Télévision et et le groupe que je représente. Pourquoi ?
Parce que ça fait 15 ans que nous travaillons qu'il n'y a jamais on n' jamais été sanctionné par l'ARCOM. Jamais. Euh on est toujours extrêmement attentif au temps de paroles, aux équilibres, au respect, au débat, aux échanges.
On travaille en toute indépendance avec nos équipes et et France Télévision est de toutes les étapes de ce que nous fabriquons. Je vous remercie pour votre réponse. Il y a une question que je comptais poser plutôt à monsieur Nial cet après-midi que je ne comptais pas vous poser mais je rebondis parce que vous expliqué que monsieur Nial et et monsieur Pigas n'ont jamais été invités par exemple sur C'est à vous.
Euh monsieur Niel a été invité sur le plateau de C'est à vous. C'était le 30 janvier 2024. Ça fait l'objet d'une polémique puisqu'il était venu à cette occasion présenter et vendre sa nouvelle Freebox.
Il a eu tribune libre. Il a été d'ailleurs introduit par la présentatrice de l'émission qui a décrit cette Freebox comme je la cite la plus puissante du marché. Je dis pas de bêtises pour interrogation à l'offre plus généreuse et plus responsable.
Fin de la citation. France Télévision Alice a reçu un à ce titre une mise en garde de l'ARCOM qui aurait regretté que le produit commercialisé par monsieur Niel eût fait l'objet de la part de la présentatrice de propos l'udatif et marqué par une absence le critique. Sachant que monsieur Niel est aussi donc indirectement producteur de cette émission.
Il n'en a été nullement fait mention. Vous expliquez qu'il y a une totale garantie d'indépendance sur la ligne éditoriale des émissions que vous produisez pour le service public. en l'occurrence que monsieur Niel et monsieur Pilias sont pas tribune et ne sont pas invités sur c'est à vous c'est dans l'air là en l'occurrence ça a été le cas l'ARCOM en plus a été saisi et a rappelé à l'ordre France Télévision est-ce que vous pouvez clarifier que on peut avoir des doutes donc sur cette indépendance que vous expliquez alors que monsieur Niel visiblement vient faire la promo commerciale de sa dernière Freebox sur l'une de vos émissions une émission en plus du service public et je merci Merci pour cette question.
Je vais laisser madame Planchon répondre. Deux choses importantes. Vous avez dit qu'il a pas été présenté comme actionnaire de Méia.
C'est la première des choses qui a été faite par Anne Elisabeth Lemoine à rappeler à tous les téléspectateurs de France Télévision que Xavier Niel était un des actionnaires de contrôle de Mediawan dont de trisème œil de production qui produisait. Donc l'information a été donnée, on a eu effectivement cette mise en garde de l'ARCOM sur 11 minutes d'interview euh et Justine va vous le préciser. Je crois que c'est 4 minutes qui tournaient autour de son sa nouvelle box et quand je vous dis que on ne le refera plus, on a évidemment entendu cette mise en garde de l'Arcom.
Ce sera l'occasion pour moi de vous raconter un peu comment ça se passe une conférence de rédaction. À quel point les journalistes, les programmateurs, les rédacteurs en chef, que ce soit des rédactions de C'est à vous ou de C'est dans l'air travaillent en toute indépendance. Euh et lorsque vous me parlez de Xavier Niel, c'est une invitation qui a été lancée par les programmateurs, les journaliste et validé par France Télévision à l'issue d'une conférence de rédaction à laquelle je ne participe pas, à laquelle Pierre-Antoine ne participe pas, à laquelle Mathieu Pigas ne participe pas, à laquelle Xavier Niiel ne participe pas.
Euh Anne-Élisabeth Lemoine a effectivement rappelé le contexte lors de l'émission en mentionnant que Xavier Niel était cfondateur du groupe Méiawane. Et elle précise même que c'est Mediawan la société 3è œil production qui produit cet avou. et on était en direct à ce moment-là.
Euh et je le reprécise, aucune demande éditoriale de la direction ou à la direction n'a jamais été faite aux équipes des émissions pour recevoir Xavier Niel ni même un de nos actionnaires. Euh également important de dire que dans le cadre de son invitation et sur le plateau de cet à vous, Xavier Niel a répondu à un can d'interview très classique. Pierre-Antoine précisait que sur une interview de 11 minutes euh je me permets juste, elle durait 13 minutes, il y a 3 minutes qui sont consacrées à sa boxe et le reste des questions sont sur l'impact écologique des équipements, le temps passé sur les écrans, le pouvoir d'achat, enfin voilà, autant de de questions qu'on aurait pu poser à peu près n'importe quel intervenant issu de cette industrie.
Voilà, depuis la mise en garde effectivement vous avez invité le président d'Orange c'est à vous invité alors en l'occurrence je je vous parlais sur le plateau et à l'occasion de l' permettez si vous le permettez je je il y a eu une un rappel à l'ord d'une mise en garde je pense que c'est des faits assez grav je vous dire ce que je pense sincèrement je pense alors c'est pas c'est c'est donc une mise en garde de la pardon non mais pardon planch je vous interromps polimement excusez-moi impolment et je per continuer je pense que le rapporteur et moi on sait à peu près à quoi ressemble une conférence de rédaction même si on n'est pas journalist Merci de nous le rappeler. Je pense qu'on il faut qu'on parte du point de départ. Le point de départ c'est le rappel à l'ordre, la mise en garde de de l'ARCOM.
C'est pasin. On va se dire des choses. Franchement, pendant 3 4 minutes, Xavien fait la promotion de sa boxe.
Est-ce que c'est le lieu, une émission comme c'est à vous sur France 5 de faire la promotion de sa boxe ? Je cite l'arrcom. Il faut faire preuve de vigilance quant au respect de la réglementation publicitaire et à veiller à ce que les émissions d'information et les programmes qui y concourent soient réalisé dans les conditions qui garantissent l'indépendance de l'information. notamment à l'égard des intérêts économiques des allanceurs.
Seule la nouvelle offre de Free a été présentée au cours de cette séquence qui a fait l'objet de la part de la présentatrice de propos l'udatif et marqué par une absence de critif. Est-ce que c'est le lieu pour une parce que je veux Non, mais si on faut aussi être capable de reconnaître qu'il y a eu des manquement fonctionnement. On le reconnaît monsieur le président.
Non et et par ailleurs les autres présidents de Talco sont les bienvenus. la présidente d'Orange est venue et c'est un lieu totalement libre. Euh la preuve c'est que voilà, on reconnaît cette erreur et je vous l'ai dit, ça ne sera plus le cas mais la patronne d'orange a été reçue récemment et on est très heureux de les accueillir.
Merci. Pardon un peu vite parce que voilà, je pense qu'il faut partir de du point de départ de de l'arcom, c'est important pour voir aussi ce qui peut garantir que ça se reproduise plus. Voilà.
Et on fait des erreurs régulièrement. Mais et je confirme ce que j'ai pas pu terminer mais effectivement nous sommes très attentifs aux mises en garde de l'ARCOM et nous avons bien compris qu'à l'avenir nous ne réinviterons pas monsieur Xavierel. Merci pour pour ce sujet.
Si je me suis permis aussi de poser la question, c'est parce que vous évoquez ça fait enfin je vous cite ça fait 15 ans qu'on travaille, on a jamais été sanctionné par l'ARCOM. Bon, en l'occurrence là, il y a eu une mise en garde et que monsieur Niel et monsieur Pigas n'étaient pas invités sur les plateaux des des émissions que vous produisez sur le service public. Ça a été le cas là aussi.
C'était la raison de ma question et je rejoins les propos du président. Autre sujet sujet d'actualité qui a fait aussi beaucoup réagir concernant Media One. C'était le 18 février dernier.
Ça vous permettra d'ailleurs de vous expliquer sur ce point. La lettre A a fait l'objet enfin a fait état d'un contrôle de l'inspection du travail qui a eu lieu le 10 octobre 2025 dans vos locaux. Ce contrôle aurait mis en évidence plusieurs irrégularités concernant les conditions d'emploi des techniciens qui travaillent sur les émissions C dans l'air et c'est à vous.
Depuis 2021, vous auriez mutualisé les équipes de ces deux programmes en recourant à des contrats très courts, des CDDU, contrat d'usage qui obligait certains techniciens à signer plusieurs contrats avec plusieurs employeurs au cours d'une même journée. Ce système, euh pour être précis notamment entravit la comptabilisation des droits sociaux de ces techniciens, contribuerait aussi à leur précarisation. L'inspection du travail évoque également une tentative de basculement vers la filiale FB pour maintenir ce fonctionnement.
Il y a un courrier d'avertissement qui a été adressé le 11 février dernier. Il y a une plainte pour dégradation des conditions de travail qui a été déposée au commissariat du 15e arrondissement. Est-ce que vous reconnaissez ces manquements dans l'organisation du travail mise en place depuis 2021 par votre filiale ?
Qu'est-ce que vous pouvez nous dire sur ces dénonciations et cette enfin voilà ce ce ces articles qu'on a pu lire ces derniers jours ? Monsieur le président, monsieur le rapporteur, pour répondre à votre question, quelques éléments de contexte. Je rappelle que Mediawan est aujourd'hui l'un des premiers employeurs d'intermittent du spectacle en France puisque chaque année plus de 12000 intermittents travaillent sur l'ensemble de nos programmes que ce soi des des séries ou des des fictions et que ces métiers couvrent l'ensemble des différentes métiers de technique et et éditorial de la production audioviduelle.
Euh cette réalité euh d'employeurs implique une très grande diversité de situations contractuelles euh de différentes conventions collectives applicables euh selon la nature des missions, leur durée euh et leur organisation. Je tiens à préciser très fermement que nous attachons une une importance particulière au respect du cadre légal d'une part mais conventionnel également. Et je précise que nous avons plusieurs conventions collectives différentes qui nous sont applicables et donc nous nous attachons au respect de chacune de ces conventions collectives.
Je précise également que Medéiawan n'a jamais eu pour stratégie de contourner la loi ou de réduire artificiellement les droits sociaux des techniciens ou des salariés et que nous veillons strictement à ce que chaque contrat corresponde à la réalité des des missions. Par ailleurs, nous privilégions au quotidien le dialogue social avec les différents CSE qui existent au sein du groupe Mediawane. concernant précisément le sujet que que vous évoquez, la réorganisation de certaines de nos productions et notamment le regroupement des plateaux de cet avoue et de ces dans l'air dans nos locaux a entraîné des évolutions d'organisation de de travail depuis 2021 et ces changements ont pu susciter des incompréhensions ou des différences d'interprétation que nous avons débattu pour lequel il y a eu de nombreux échanges, non seulement avec les salariés, avec les leurs représentants, donc les comités d'entreprise concernés, mais également avec l'inspection du travail.
Et au sujet de l'inspection du travail, nous tenons à préciser qu'il s'agit d'une lettre d'observation simplement qui entraîne des échanges avec l'inspection du travail puisqu'en effet nous avons soulevé un point d'interprétation de la convention collective de la production audiovisuelle. Euh questionnement d'ailleurs qui ne concerne pas du tout que Mediawan euh et pas que c'est à vous ou c'est dans l'air mais qui concerne euh d'autres acteurs du secteur, d'autres producteurs. Donc c'est une question sectorielle et nous avons donc des échanges non seulement avec l'inspection mais avec les partenaires sociaux visant à interpréter la convention collective pour clarifier ce point.
Je vous remercie pour votre réponse. Je tiens à préciser que c'est le rapporteur pour avis de la commission des affaires culturelles, monsieur Caron, qui est membre du du d'un autre groupe que le mien de le groupe la France insommise qui a écrit à ce sujet et je me suis permis de de vous poser cette question là. Est-ce que euh ce ce ces entorses avec le droit du travail vous ont précédemment permis d'obtenir des contrats passés avec France Lavision ou alors est-ce que celui-ci pointé par l'inspection du travail est le seul ?
Est-ce que vous comptez d'ailleurs aussi régulariser à l'avenir ces contratsl ? Est-ce qu'il y a d'autres précédents similaires qui demain pourraient peut-être ressurgir dans le cas d'article ou dans le cas de rapport de monsieur Caron ou d'autres députés ? Alors, ce point particulier est un point spécifique lié à l'organisation des intermittents du spectacle sur les plateaux de deux nos émissions.
Donc, c'est un point circonscrit. Euh nous, comme je le disais, échangeons avec l'inspection du travail et les syndicats représentatifs de notre secteur pour trouver la meilleure solution pour clarifier ce point. Et bien sûr, nous nous conformerons à l'avis général pour clarifier ce point.
Je précise euh néanmoins que dans la lettre d'observation de l'inspection du travail, il n'y a aucune remise en cause de l'organisation de notre temps de travail. Donc à ce à ce stade et je ne peux pas laisser dire qu'il y a entorse à l'application du droit du travail d'une part ou de la convention collective d'autre part. Si je peux me permettre.
Allez-y monsieur Capton. Ça marche plus. Pardon.
Non, juste pour préciser, je sais pas si Emricard on l'a fait mais il a été chroniqueur dans une de nos émissions il y a quelques années euh dans ses LPTO où c'est à vous. En tout cas, il a fait quelques apparitions et c'est toujours important de le dire. Je crois qu'on est obligé de le faire.
Donc, je voulais le préciser. Merci pour cette précision. Euh un autre un autre sujet, je me suis assz intéressé aux audits des émissions que vous produisez.
Alors, j'ai été surpris par une chose, j'aurais quelques questions sur ces sur ce sur ces différents points. J'ai été surpris de lire dans le rapport d'audit d'une de vos filiales électron libre que je cite "Les états financés de la société ne nous ont pas été communiqués." Fin de la citation.
Donc, il y a pas pu avoir de lien entre la comptabilité analytique de production et les comptes sociaux certifiés. Contrairement, je crois aux obligations contractuelles, ils sont définis dans l'article 4 comptabilité de production audite du contrat de de préachat. Pourquoi est-ce que vous avez pas voulu respecter ces obligations contractuelles signées avec France Télévision pour faire notamment toute la transparence sur l'utilisation des fonds publics ?
Alors, normalement, c'est fait. Vous savez de quelle année à quelle année ça correspond ? Je peux vous retrouver, je je vous retrouverai le la nail exact.
C'était notamment sur l'émission qui portait sur Notre Dame. Donc ça doit être probablement l'année dernière je enfin non peut-être il y a de 2 ans. Alors il est important de préciser sur Notre Dame le cadre de cette collaboration puisque l'appel d'offre n'a pas été fait par France Télévision.
Je sais pas si Justine ou Delphine vous voulez raconter mais par ailleurs, on est en toute transparence avec France Télévision. Donc si vous n'avez pas ces documents, on va évidemment tout vous transmettre mais c'est bien de raconter comment cette émission s'est constituée parce qu'on a entendu ici qu'on avait que Françaision nous avait donné ses programmes. J'aurais juste raconter l'inverse et comment sur la soirée on a on a pu produire ce programme.
Je le dis avant qu'il y ait toute instrumentalisation parce que j'ai été l'un des bras droits du général George Lin. travaillé au sein de l'établissement public de Paris mais que j'avais quitté depuis très longtemps l'établissement public puisque j'avais été élu député en 2022 avant cette l'organisation cette soirée. Je le dis parce que comme tout est instrumentalisé et que comme le rapporteur moi aussi je fais l'objet de fausses informations et de mensonges, je préfère le rappeler et je le dis donc très clairement.
J'ai été directeur au sein de cet établissement public de 2022 de 2019 pardon à 2022 qu'au moment de mon élection, j'ai donc quitté l'établissement public chargé de la reconstruction de tram de Paris et que la soirée dont nous parlons date du 9 décembre 2024. J'étais parti depuis déjà 2 ans et et j'en profite pour signaler puisque j'ai lu sur les réseaux sociaux monsieur le président que nous connaissions depuis très longtemps et que j'habitais entre New York et et Cabour et qu'on s'était rencontré dans ce cadre. nous ne nous étions jamais rencontrés euh avant cette année.
C'est c'est important de le préciser. Merci. Je ne l'ai pas fait parce que je voulais pas donner d'écho aux fausses informations, aux rumeurs et à l'air du soupçon.
Mais comme vous le faites, on va donner une petite leçon de géographie à Bour n'est pas à Lisieux la 4e circonscription du Calvados n'est pas la 3è circonscription du Calvados et que je crois que ce complotisme doit cesser dans notre pays si on veut pouvoir avancer de manière sereine. Je vous laisse répondre madame Cau. Je vous laisse répondre.
Et j'aime beaucoup Cabour, mais je suis né à à Doville et je vis à Trouville par ailleurs. Pour le documentaire euh sur Notre Dame. Euh c'est c'est un la question c'était sur les la soirée la je la retransmission.
Ouais, je je vais répondre effectivement pour euh les deux événements euh pour donc pour l'événement euh Notre-Dame euh il y a eu une consultation éditoriale auprès du Diocèse euh à laquelle euh Électron Libre euh a répondu euh pour le documentaire, c'est une proposition du documentaire qui était fait directement auprès de l'établissement public, société qui a été créée donc par l'État pour la reconstruction de Notre Dame. Et ces deux projets ont été vendus par la suite à France Télévision. Donc il a été fait, je dirais après une consultation classique.
Merci monsieur le rapporteur. Merci monsieur le président. Une autre question.
Vous évoquez euh des marges, c'était l'une de mes questions. Vous évoquez des des marges assez réduites quand vous produisez des émissions avec le service public. J'ai constaté en lisant certains rapports d'audit de plusieurs de vos émissions qu'il arrive que vous sous-estimiez mais bon c'est je je crois que c'est assez régulier votre taux de marge de 10 points.
Vous laissez penser à France Télévision que vos émissions sont facturées au coût le le plus juste alors que bon il y a des bénéfices plus importants qui sont réalisés même pour des émissions quotidiennes dont le volume est conséquent. Par exemple, sur cet à vous, il y a une sous-estimation de la marge de 10 points, 18 % versus 8 %. C'est dans l'air, c'est 12 à 14 % versus 5 %.
Et ça commence aujourd'hui, je crois que c'est de 13 points, de 24 % à 11 %. Comment est-ce que vous justifiez cet écart, le fait de présenter des devis qui surfacturent presque systématiquement vos prestations à France Tévision au-delà de leur coût réel ? Sur l'ensemble des budgets de production, nous travaillons donc en totale transparence avec France Télévision à deux moments dans la production en amont, c'estàdire au moment de la signature du contrat, l'ensemble de nos devis de production sont communiqué de façon très détaillée et à l'issue de chaque production, un rendu de compte qui est le reflet de la réalité de l'ensemble des coûts qui ont été imputés à cette production sont communiqués à France Télévision qui a pour faculté d'auditer via un auditeur indépendant l'ensemble de ces productions.
Donc il y a une transparence totale de l'ensemble des données. Et pour répondre peut-être à la question que vous aviez précédemment évoquée sur l'accès à la comptabilité, nous garantissons un ass complet à la comptabilité analytique. Je rappelle que la comptabilité analytique, c'est celle qui donne une vision exhaustive et détaillée de l'ensemble des coûts et des recette qui sont lié spécifiquement au programme qui est audité.
La comptabilité générale qui est la comptabilité de la société donne accès à des informations qui sont au-delà de l'émission en tant que telle auditée et qui donne accès à l'ensemble des comptes de la société. ces comptes de société sont elles auditées par des commissaires au comptes indépendants. Donc que ce soit au niveau de l'émission par France Télévision ou que ce soit au niveau de la société par nos commissaires au compte, l'ensemble de nos comptes sont totalement transparents.
Lors des audits qui sont faits sur les budgets de production de France Télévision, il peut y avoir, ce qui est extremement classique, ce qu'on appelle des retraitements qui peuvent être de deux natures. Le premier, ce sont des retraitements demandés ou soulevés par les auditeurs et qui sont liés à des écarts entre le devis initial et le rendu de compte qui font partie des aléas de la production puisque ce qui est prévu en amont est pas forcément exactement ce qui se réalise pendant le la fabrication du programme. Ça c'est le premier point.
Et le deuxième point c'est que certains retraitements résultent de différence d'interprétation. Néanmoins et vous avez accès à l'ensemble des chiffres puisque vous a été communiqué l'ensemble des émissions qui ont été audité par France Télévision et vous verrez que si vous faites l'addition de l'ensemble des marges après retraitement de l'ensemble de ces émissions, les marges nettes pour Media One qui ressortent sont exactement celles mentionnées par Pierre-Antoine Capton tout à l'heure de l'ordre de 4 %. Laisse le rapporteur rebondir puis je vous donne la parole monsieur Captan.
Il est Merci pour votre réponse. Et dernière question sur le sujet. J'ai pu voir qu'il y avait une clause d'audit qui prévoyait que si les auditeurs, les personnes qui auditent découvrent une marge supérieure de 5 points au devis qui a été établie, il vous revient vous de rembourser l'audit à à France Lévision.
Donc en l'occurrence l'écart était de 10 points pour c'est à vous, de 7 points pour c'est dans l'air, de 13 points pour ça commence aujourd'hui. Est-ce que vous pouvez nous confirmer que pour ces trois audits qui ont été réalisés, Mediawan a bien procédé au remboursement des frais d'audit auprès de France Tévision conformément à la clause qui a été inscrite. Des points ont été soulevés euh donc par les auditeurs, des réponses ont été euh apportées euh par Mediawan sur l'ensemble des points soulevés et euh l'analyse faite par France Télévision en est restée là.
En fait, c'est un échange comme il y a aujourd'hui, totalement transparent avec France Télévision pour se mettre pour se mettre d'accord sur ces points. On parle de voilà de marge, de point de il y a une réalité et on s'en est pas parlé. J'espère qu'on aura le temps.
C'est un peu un benchmark du secteur sur le coût des émissions. Euh je sais que vous avez tous les coups, monsieur le rapporteur, et je suis pour cette transparence. Vous pouvez sans doute constater le prix par exemple de c'est à vous pour 2 heures d'émission chaque jour au coût unitaire par émission.
Euh et si vous le comparez, alors moi j'ai la faculté de pouvoir le comparer avec d'autres émissions qu'on peut produire sur d'autres services publics européens, mais aussi au prix du marché. Alors, c'est normal qu'on ne soit pas payé le même prix qu'une émission pour TF1 qui rapporte beaucoup plus de publicité ou que M6, c'est logique. Mais ce sont des écarts importants, très importants. et et vous pouvez aussi dans le cadre de cette commission noter les efforts du service public auprès des producteurs pour obtenir des prix défiant toute concurrence parce que je pense très honnêtement que le prix de c'est à vous si vous le rapportez à 1 heure de programme bah c'est c'est assez rare pour pouvoir le noter et cette économie pour une grande partie des des producteurs qui travaillent avec le service public elle est contrainte, elle est acceptée. et les contraintes.
Et aujourd'hui sur ces émissions là, si vous faites la comparaison avec d'autres dans d'autres pays ailleurs ou sur d'autres chaînes, France Télévision ne jette pas l'argent par les fenêtres. Ils sont extrêmement attentifs à ce qu'ils dépensent et nous on le ressent en tant que que producteur. Et juste pardon pour répondre de façon vraiment très précise à la question que vous avez posée, je pense qu'il est important de comprendre comment ça fonctionne.
Que ça soit des émissions, des séries, des films, ce sont des choses qui s'étalent sur des mois, sur des années. Quand on a un audit, c'est un audit à l'instant t et c'est pour ça que en général il peut y avoir une marge qui est notée par l'auditeur. Nous avons ensuite une discussion avec France Télévision et très fréquemment, il s'agit simplement d'être en capacité de leur fournir un certain nombre de factures, un certain nombre de dépenses qui sont afférentes au programme quel qu'il soit mais qui n'ont pas encore été réglé.
Et dès lors que cette chose-là a été mis sur la table, dans la plupart des cas et en l'occurrence c'est le cas avec Mediawan, ces audits s'arrêtent à cet endroit-là par France Télévision. Merci. Je vous remercie pour votre réponse.
Bon, je serais pas d'accord avec vous. Vous expliquez France Télévision ne jette pas l'argent par les fenêtres et très attentif à l'usage des deniers publics. Ça ne vous regarde pas.
Donc c'est pas une critique que je vous formule. Oui. Sur les productions que Media One fait, mais je pense cette commission d'enquête a déjà levé nombre de lièvres sur l'utilisation souvent dispendieuse de France Télévision.
Je vais pas rappeler, je pense que maintenant beaucoup de Français sont au courant de de de d'un certain nombre de chiffres. Ce sera peut-être là notre désaccord, mais ça ne concerne pas en tout cas euh vos émissions. Vous expliquez que le prix de c à vous, vous avez insisté là-dessus et relativement modique notamment en terme de marge.
Je voudrais revenir sur le festival de Cann parce qu'on a parlé du festival de Cann. Je me suis interrogé sur le fait que pendant des années euh Canal Plus avait les droits de diffusion du festival de Cann les mettait d'ailleurs en clair. Donc ça ne coûtait pas 1 centime d'euros euh d'argent au contribuable et en même temps tous les Français pouvaient regarder le festival de Cann en en clair sur Canal Plus.
C'était la raison d'ailleurs de ma question auprès de de Toger Media. J'ai pu voir que la délocalisation de l'émission de C'est à vous donc payée par de l'argent public avait écouté. Alors, je vais rester dans un ordre de grandeur, mais en tout cas, c'était bien plus important qu'une émission de cet à vous traditionnel.
C'est plusieurs centaines de milliers d'euros, à peu près 400000 € pour la délocalisation de cet à vous au festival de Cann. Est-ce que selon vous c'est de l'argent public ? Est-ce que vous estimez que c'était parfaitement nécessaire alors que on voit qu'il y a eu des dépenses peut-être un peu importantes qui ont été faites à l'occasion du festival de Cann ?
Est-ce que c'est à vous ? Pouvez pas rester à Paris pour la diffusion et est-ce que ça a justifié ce surcout aussi important ? Alors euh sur les coûts, vous vouliez pas donner le montant mais vous l'avez donné quand même.
Euh et et perdez permettez-moi de vous dire que c'est moins euh deux fois moins de la somme que vous avez donné. Euh je je vous le dis, on vous donnera toutes les pièces qui peuvent le justifier. Ouais, mais je veux voilà, je vous on pourra vous transmettre les informations qu'on a en notre en chez nous.
Moi, j'ai eu la chance de produire pendant 15 ans une émission quotidienne de cinéma au festival de CAN pour TPS Star dans une économie low cost. C'est que TPSAR avait moins d'argent que la que n'importe quelle chaîne Hertienne ou de la TNT. Le coût d'un CAN est moins important que celui que faisait pour TPSAR à l'époque.
On est vraiment aujourd'hui dans une économie très réduite. Par ailleurs, le fait pour de pour France Télévision de défendre de soutenir le premier festival de cinéma au monde qui met autant de talent réalisateur, scénariste, acteur, actrices en avant, c'est soutenir le cinéma et c'est soutenir la création. Euh le cinéma français a besoin de soutien et je peux vous dire que toute exposition aujourd'hui du cinéma à la télévision en access time particulièrement à Cann.
Non seulement c'est une demande du public parce que les audiences marchent très bien mais ensuite je trouve que c'est extrêmement vertueux de pouvoir faire dans un rapport qualité- prix voilà très bas cette émission qui attire les téléspectateurs et on est extrêmement attentif à tous les détails autour de cette émission. Croyez-moi bien, je me suis permis d'évoquer cette heure de grandeur et je je pourrais vous transmettre le document. C'est un document qui m'a été transmis par France Tvision sur le coût précis de la délocalisation de l'émission C'est à vous à Cann.
Vraiment encore une fois, je vous enverrai juste après cette audition monsieur rapporteur pardon. On n pas le droit de transmettre les documents. Je c'est pas du tout pour vous.
On n pas le droit de transmettre des documents. En revanche si méia oneion c'est à vous. Donc je dis ça non mais je attendez monsieur je dis ça pour protéger le rapporteur.
Je protéger le rapporteur. Il a pas le droit de vous communiquer des documents que France Télévision lui a donné sur la data room. Maintenant pour que le rapporteur puisse faire son travail il peut vous demander des documents complémentaires.
Je dis et je dis ça vraiment pour protéger le rapporteur pour pas le mettre en difficulté. Donc si vous êtes d'accord, monsieur Capton, vous l'avez vous-même proposer envoyer au rapporteur s'il l'accepte les documents complémentaires pour qu'il puisse avoir l'ensemble des pièces. Voilà, on va fonction présent.
Ouais. Non, non, mais merci monsieur le président parce que effectivement je reçois des montants précis donnés par France Télévision sur le coût d'une émission que vous produisez. Vous m'indiquez sous serment qu'en fait ces montants sont deux fois inférieurs à ce que France Télévision me me communique.
Donc soit France Télévision me donne pas le vrai coup, soit c'est vous qui m'expliquez que c'est pas le coût réel. Mais dans les deux cas, j'aimerais qu'on puisse clarifier parce que c'est des montants qui sont importants. Je peux peut-être vous donner une indication à mon avis, c'est que il y a un plateau global France Télévision à Cann sur lequel le 20h des émissions d'info, la Grande Libra, d'autres programmes sont tournés.
Et donc il y a sans doute une côte part à mon avis de la somme que vous indiquez qui est qui sont les moyens techniques de France Télévision et nous on a une côte part aujourd'hui pour les équipes la fabrication le montage qui est facturée par Mediawan mais c'est pas le montant à mon avis que vous donnez est un montant global pas pour nous. Et simplement pour finir sur ce sujet, quelle a été la différence de coût ? On raisonne juste en ordre de grandeur entre une émission 7 à vous classique faite à Paris et une émission 7 à vous faite au festival de Cann.
J'ai vu qu'il y avait une différence de coup très importante. J'ai évoqué l'ordre de grandeur. Est-ce que vous pouvez nous peut-être dire le multiple et encore une fois est-ce que ça justifie de délocaliser cette émission sachant que visiblement ça emporte un coût important pour le contribuable ?
Alors, comme vous le savez sans doute, monsieur le rapporteur, c'est à vous est en deux parties. Il y a une heure d'actualité et une heure euh culturelle tous les soirs. Euh et d'ailleurs, je me félicite parce que cette heure culturelle qui euh euh continue de de croître en audience bat des records chaque jour et c'est une preuve de confiance.
Euh c'est le même dispositif à Cann, donc il y a l'actualité avec des invités politiques, des débats qui se passent à Paris. C'est Aurélicas qui présentait cette émission l'an dernier et il y a 1 heure au festival de Cann. euh qui traite de l'actualité culturelle.
Euh je serai incapable de vous dire de tête le surcoup que ça vous ça représente, mais je vous répondrai par écrit euh évidemment à ce sujet. Merci pour votre réponse et et ces éléments que vous pourrez me communiquer. Un autre sujet et vous m'avez demandé en tout cas de vous vous poser la question au démarrage de cette audition et je vais le faire.
Ça concerne euh votre soutien à Delphine Arnut que vous avez euh exprimé publiquement. Vous avez été euh l'un des rares et seuls producteurs français à l'exprimer dans la presse. Et c'était à chaque fois des moments parfaitement choisis puisque c'était juste avant la décision de l'ARCOM de renouveler ou non madame Hernot pour un nouveau mandat.
C'était le 19 mai 2020. Dans un une interview à l'hebdomadaire Le point, vous déclariez Delphine Arnut a fait un travail extraordinaire et la nécessaire continuité de son mandat me semble évidente. Fin de la citation. 5 ans plus tard, à nouveau, à 2 mois de l'échéance de la décision de renouveler ou pas le mandat de Delphine Arnut, vous avez repris la parole publiquement.
C'était dans le Parisien le 9 mars 2025. Je vous cite, Delphine Arnaut a été une excellente présidente parce qu'elle a réussi à transformer France Télévision en gardant une vraie qualité éditoriale avec Stéphane Sidbon Gomez donc son numéro 2. Ils ont rendu Francevision ultra compétitif.
Pour moi, le meilleur choix serait celui de la stabilité pour continuer ce travail récompensé par de bonnes audiences. Fin la citation. Comment est-ce que vous expliquez peut-être ce mélange des genres, cette prise de position publique pour défendre Delphine Airn juste avrant une décision de l'ARCOM de la renouveler ?
Est-ce que vous voyez pas une Ouai une sorte de mélange des gens ? Est-ce que c'est vraiment votre rôle vous en tant que premier producteur à bénéficier des contrats de production de soutenir une présidente de France Tévision dont le mandat d'ailleurs est en jeu pour un renouvellement ? Euh vous avez sans doute dû apprécier mon style monsieur le rapporteur aujourd'hui.
Je suis quelqu'un d'assez direct. Euh vous me posez une question, je vous réponds. Il s'avère que les deux interviews que j'ai donné euh à ce moment-là étaient dans le cadre de d'éléments de croissance de Mediawan.
La première c'était lors de l'acquisition de la Garder Studio. Euh la deuxième c'était lors de l'acquisition de SISO. Euh j'ai j'ai par ailleurs fait la couverture du Parisien et il y avait deux pages dans le journal avec de nombreux sujets d'actualité.
Euh je n'ai pas sollicité cette interview. J'ai répondu à une question qui m'était qui m'était posée. Euh je connais très bien madame Delphine Ernote et Stéphane Sit Bongomez euh depuis une dizaine d'années.
Je ne les connaissais pas avant. Euh je vois madame Delphine tr à quatre fois par an. On échange sur les projets, sur la ligne éditoriale, sur les conditions de production.
Je n'entretiens pas de de relation de nature personnelle avec eux. Euh, on m'a posé la question de ce que je pensais. La vérité c'est que ce que je peux constater, c'est que sous la présidence de Delphine Airnut, France Télévision est devenu le groupe audiovisuel le plus regardé par les Français avec une part d'audience très importante que pour avoir connu France Télévision avant d'phine, l'instabilité avait fait beaucoup de mal à cette entreprise avec des changements réguliers de dirigeant de ligne éditoriale. que décrivait Thomas avec la production indépendante était des sujets très importants.
Donc, j'ai dit ce que je pensais. Euh, vous pouvez y voir un soutien, j'y vois une franchise, une franchise de ma part. Euh et j'ai répondu à deux journalistes qui me posaient la question.
Euh depuis le début de cette commission d'enquête, on nous a posé plein de questions sur plein de sujets. On a voulu ne pas répondre tant qu'on vous avait pas vu. J'espère que vous appréciez aussi que vous appréciez aussi ce point.
Mais mais très honnêtement, la stabilité à France Télévision dans un monde tel qu'on le vit aujourd'hui et pour parler avec tous les diffuseur privés mais aussi les patrons de plateforme dans le monde entier, je crois qu'on a besoin de vision à long terme d'avoir un mode de financement clair et précis pour France Télévision sur le long terme. Je sais pas si c'est votre question, mais je vous le dis quand même, c'est extrêmement difficile de piloter une entreprise. Moi, si c'était mon cas aujourd'hui, si mes budgets changaient en permanence, ça serait très très compliqué d'avoir une vision stratégique.
Et je pense qu'aujourd'hui, on a besoin pour le service public de définir un budget, de permettre d'avoir une stratégie sur le long terme. Et aujourd'hui, je pense que voilà ce qui a été fait par la présidente et et monsieur le directeur des programmes, de mon point de vue, c'était utile et efficace. Je vous remercie pour votre réponse.
Effectivement, vous avez raison, il faut le dire. J'apprécie, je pense que je suis pas seul, que vous réserviez l'ensemble de vos réponses à cette commission d'enquête, à cette audition. Euh et donc effectivement, c'est c'est un point qui est appréciable et merci encore pour votre patience et pour vos réponses détaillées.
Si je vous pose la question, c'est aussi dans la chronologie parce que il peut y avoir des suspicions sur d'éventuelles confusions des genres entre soutien personnel et en même temps relation contractuelle entre France Télévision et votre société de de production. Est-ce que vous pouvez nous dire si vous avez procédé à des signatures de contrat avec Delphine Arnut, avec France Télévision dans les mois ou on va dire dans le trimestre qui a précédé la décision de renouvellement de mandat de Delphine Arnut à la fois en 2020 et aussi en 2025 ? Est-ce qu'il y a des contrats que Delphine Arnut et la direction de France Lévion ont signé pour Mediawan alors qu'il y avait une incertitude sur le renouvellement éventuel de Delphine Arnut à la présidence de France Tévision ?
Alors, c'est pas moi qui signe les contrats. Euh, je vais laisser euh madame Cazo vous répondre. Alors, la première chose quand on l'a rappelé tout à l'heure, c'est que les contrats sont signés non pas par Mediawan avec France Télévision, mais par chacune des sociétés de production concernées.
Je pense que vous évoquez un contrat pluriannuel qui regroupe les productions des émissions de cet à vous de l'air et de ça commence aujourd'hui. Nous avons eu un premier contrat pluriéannuel en 2021 sur la période 2021-2024 qui a été signé antérieurement à la nomination enfin la reconduction de de Delphine Aernot et puis un deuxè contrat pluriannuel sur les années 24 à 27 qui a lui a été signé à sa reconduction. Donc les deux signatures sont complètement indépendantes avec la suite du mandat de Delphia Nirn à France Télévision.
Non. Ah, pardonnez-moi. Non, je je comme je vois le ton filet, j'ai un sujet qui me tient à cœur puisque j'ai pas pris la parole jusqu'à maintenant sur le sujet, mais c'est ce qui a été dit en commission.
D'accord. Je vous laisse vas-y. J'en profite effectivement pour vous poser la question, pour vous donner l'occasion de d'y répondre.
Effectivement, hier nous recevions en audition le secrétaire général de la CGC qui est un syndicat de l'audiovisuel, monsieur Cordival, qui nous a expliqué que vous auriez privatisé le Maxim qui est un restaurant, une boîte de nuit parisienne quelques jours ou quelques temps avant la reconduction de madame Aernut, notamment pour fêter par anticipation sa reconduction. Est-ce que vous confirmez ces informations ? J'ai l'impression que vous vous avez dit depuis le début que c'était faux.
Je vais vous laisser y répondre. Et vous avez expliqué que vous n'entretenez vous n'entreteniez pas de relation de nature personnelle avec Delphine Arnut parce que le fait de l'inviter une soirée peut-être privée qui vous concernait n'est pas nature à entretenir des relations personnelles avec elle. Alors monsieur pardon, on est sur un sujet très important.
Euh je l'ai dit, je vais le répéter hein parce que là c'est assez solennel comme exercice. Je suis le garant des des propos qui sont tenus ici et l'ordonnance de 1958 impose au président de saisir le cas échéant, l'autorité judiciaire s'il y a des soupçons de de parjure. Le rapporteur vous pose une question importante.
Je n'ai pas pu présider hier pour des raisons personnelles l'audition de la CGT, mais il m'a été remonté, mais le rapporteur vient de le confirmer, que sous serment la CGC aurait indiqué, et je suis précis dans la citation parce que il faut le cas échéant que je puisse que je puisse avoir tous les éléments et et prendre une décision. Je cite très précisément ce qui a été dit par la CGC. C'était monsieur Cordival qui a tenu ses propos.
Alors, je retrouve l'extrait. Pardon, il est là. Mediawan a invité madame Ernot chez Maxime en privatisant le restaurant tout entier pour fêter un peu en avance et comme l'a dit le rapporteur fêter un peu en avance c'était fêté en avance à reconduction.
Voilà, je précise le cadre et je vous laisse maintenant répondre à la question du rapporteur. J'ai pas besoin de la reformuler, elle était très claire. Euh jeis assez choqué.
Euh vous savez, c'est beaucoup de préparation pour nous aussi cette commission d'enquête et si on veut faire preuve de transparence, on vous a parlé de la taille du groupe Mediawan, on a beaucoup de choses à faire et donc on a préparé cette commission avec beaucoup de sérieux. C'est beaucoup de préparation et de travail. Euh hier soir, avant de me coucher, j'ai reçu sur mon portable un nombre de messages dingue euh qui arrivait via les réseaux sociaux euh sur votre publication, monsieur Along, des commentaires de ce monsieur Cornichal, Cornibal, Corni, je connais pas son nom, Cordival, pardonnez-moi, je le connais pas, je ne l'ai jamais rencontré. euh où nous aurions dirigeants de Mediawan privatisé un restaurant à Paris pour fêter euh avant euh son le process de nomination euh sa nomination en tant que présidente de France Télévision.
Évidemment, c'est faux, vous l'imaginez bien. Comment on peut imaginer un seul instant qu'une société privée organise une soirée, paye une soirée pour fêter une nomination qui n'a pas eu lieu, c'est déjà complètement petit diffamatoire. Donc j'espère évidemment et que monsieur le président vous allez vous saisir de de ce mensonge.
C'est important quand même. Aujourd'hui, on vient porter des sujets. Votre commission d'enquête, elle est importante dans le débat et je pense qu'on ne peut pas dire n'importe quoi parce qu'on vous tend un micro.
Donc j'espère que cette information sera démentie et que vous pourrez utiliser toutes les ressources que vous avez pour pouvoir ramener de la vérité autour de ça. Ensuite alors attendez parce que juste sur ce point monsieur le rapporteur je vous demande parce que c'est vrai qu'on là je vous le dis voilà avec tout le respect que je vous dois j'ai regretté votre tweet parce que vous avez parlé au début de votre tweet au conditionnel et c'est tant mieux parce que vous avez vous avez très précisément dit les dirigeants méiawan auraient privatisé Maxime et je vous remercie d'avoir parlé au conditionnel mais il se trouve ensuite dans le tweet que vous parlez au présent à l'indicatif en disant c'est ce que révèle sous serment Jacques Cordival. Oui oui non mais c'est c'est factuel mais je pense que comme on auditionne aujourd'hui méia one et qu'il y a potentiellement par jure je pense qu'il faut qu'on fasse attention donc je vous si vous l'acceptez de pouvoir aussi relayer si vous acceptez parce que vos réseaux sociaux sont aussi très suivis de relayer la réponse de Pierre-Antoine Capton et pour ma part je demande très solennellement et je le dis s'il y a des journalistes qui nous écoutent au service de l'Assemblée de me sortir très précisément les extraits de monsieur Cordival hier on va ressortir très précisément les extraits que vous venez vous venez de de votre déclaration à l'instant et je demanderai au service de l'assemblée qui qui m'entoure d'analyser juridiquement ces propos et et voir si effectivement on peut caractériser un parjure et peut-être que pour nous aider à savoir s'il y a eu parjure peut-être que vous pouvez mais c'est peut-être la question du rapporteur nous dire quel était l'objet de je laisse tout le rapporteur vous interrog donc on comprend hein c'est c'est c'est important et vous avez raison ces propos sont sont graves.
On comprend que vous avez pas privatisé ce restaurant là pour fêter la reconduction de Delphine Arnut. Visiblement, alors je crois qu'il y a eu un article du Canar enchaîné qui expliquait que c'était votre 50e anniversaire mais Delphine Arnut a bien été invité à cet événement. Ça vous vous le confirmez ?
Alors, je malheureusement j'ai fêté mes 50 ans en avril dernier. Euh c'était pas un moment de plaisir et il s'avère que 7h sur 7, 24h sur 24, je bosse. C'est comme ça.
J'ai rencontré ma femme dans le travail. Voilà. Euh et mes amis, c'est des gens que j'ai rencontré par le travail.
Et euh et c'est comme ça quand vous venez de de province, que vous arrivez à Paris et que vous connaissez personne, c'est le cas. Euh madame euh euh Ernot a été invitée à mon anniversaire comme de nombreux autres acteurs de l'audiovisuel, producteur, diffuseur, talents et partenaire partenaire avec lequel je travaille depuis 25 ans. C'est un événement privé réunissant un grand nombre de personnes du secteur.
Il y a eu un article dans la lettre A qui n'a pas hésité à donner la liste précise des invités. Donc vous pourriez sans doute le retrouver. Ce n'a évidemment aucun lien avec les relations professionnelles entre Media One et France Télévision qui sont encadrées par des procédures formalisé, transparente et indépendante.
Ça n'a rien à voir avec l'organisation d'une soirée privée pour célébrer une victoire de madame Hernot 2 mois avant. C'est pour ça que je tiens à ce que cette diffamation soit retenue. Je suis très attaché au respect de cette indépendance.
Euh voilà, c'était important pour moi de le préciser. Merci. Et je vais y veiller parce que cet article en plus bon le rapporteur vient de le citer, je lui accorde la bonne fois, je pense qu'il l' en a pris connaissance après l'audition de Cordivals qui explique son de monsieur Cordivals qui explique son tweet.
Mais j'ai du mal à penser, je veux pas trancher le débat dès maintenant, je vais travailler méthodiquement mais effectivement la chronologie et le rapporteur vient de la citer établit que cet article qui établissait votre anniversaire est paru il y a déjà quelques mois. Donc je je voilà je je et je pense mais je ne là encore veux pas préjuger que que que sans doute monsieur Cordival avait connaissance de cet article. Alors on va lui demander je lui demanderai le caché quelques précisions.
Voilà. Encore une fois je connais pas ce monsieur euh il a été particulièrement excessif hier parlant de monopole pour Mediawan. Je rappelle qu'on fait moins de 5 % de notre chiffre d'affaires avec le service public et en étant particulièrement virulent à notre égard.
Euh je respecte tous les échanges, je peux débattre sur tous les sujets, mais j'ai été particulièrement choqué, choqué et vraiment de euh je me suis dit où est-ce que ça sera compris. Moi mon rôle c'est pas de commenter ce qui a dit monsieur Cordival ou pas. Mon rôle comme président, c'est d'établir s'il y a eu parjure ou non.
J'ai demandé au service de l'Assemblée de de regarder très précisément, de caractériser les faits et s'il y a par Jure, bien sûr que je prendrai mes responsabilités. Monsieur le rapporteur, je vous laisse continuer. Merci monsieur le président.
Oui, effectivement dans ces auditions, chaque personne prête serment. Donc ce qui nous est euh affirmé euh en fait nous on fait confiance de de façon évidente en l'occurrence vous démentez formellement et accuser cette cette personne-là et je laisserai donc au président effectivement le le soin d'appliquer les procédures nécessaires. Dernière question, toute dernière question sur le sujet, mais c'était aussi l'une de vos volontés de permettre de de vous donner aussi une tribune pour répondre.
J'ai j'ai pu parcourir la charte éthique de France Tévision, notamment le code des partenaires commerciaux. Il est écrit à la page 32. Donc ça concerne les dirigeants et les employés de France Lévision.
Je ne peux accepter une invitation à déjeuner si elle est à caractère Je peux pardon accepter une invitation à déjeuner si elle est à caractère professionnel. Elle est d'un niveau raisonnable. Elle n'intervient pas en cours d'appel d'offre ni dans une période de prise de décision concernant l'auteur de l'invitation.
Si je suis invité une deuxième fois dans l'année par une même personne, j'en informe mon manager et sollicite son autorisation avant d'accepter. Et en page 13 de ce même code des partenaires commerciaux, on peut lire les partenaires commerciaux s'engagent à prendre les mesures nécessaires afin de prévenir la survenance de situations créant un conflit d'intérêt, gérer les situations dans lesquelles existent des liens d'intérêt dans le cadre de leur collaboration avec France Télévision. Est-ce que vous avez l'impression à la lecture de ce code de éthique et des partenaires commerciaux de France Télévision que toutes les règles ont parfaitement été respectées même dans le cadre de cette soirée privée d'anniversaire où vous avez invité Madame Hern ?
Alors, je vais pas commenter les euh procédures de de France Télévision. Je crois que passer un anniversaire dans l'absolu ne ne pose pas euh problème. De mémoire, elle est pas resté très longtemps et je pense qu'il y avait tous les euh principaux acteurs de l'industrie euh euh audiovisuel.
Donc euh voilà ma réponse. Merci votre réponse, monsieur rapporteur. Merci monsieur pour Merci pour votre réponse.
J'espère que vous avez eu tout le le temps nécessaire pour répondre à à ces à ces accusations et vous êtes parfaitement en droit de de le faire. Évidemment, je vois que le temps presse. Peut-être ouvrir un dernier chapitre qui va être un peu réduit, vous me le pardonnerez.
J'avais pourtant beaucoup de questions à vous poser, mais merci encore pour votre patience et toutes vos réponses. C'est celui de la neutralité, du respect du pluralisme notamment parce que vous avez vous vous produisez des émissions importantes, des émissions de débat du service public qui sont des des émissions phare notamment sur France 5. Alors, j'avais un certain nombre d'exemples, je vais essayer de de de d'en retenir quelques-uns.
C'est récent notamment le 3 novembre 2025 dans l'émission C dans l'air. La journaliste Caroline Michel Aguéré du Nouvel a établi un parallèle entre le parcours politique de Jordan Bardella, président du Rassemblement national et celui d'Adolf Hitler via la référence de l'effet Fun Papen en expliquant notamment que le patronat prend un risque, multiplie les contacts avec Jordan Bardella et se dit "On va prendre le contrôle de son cerveau." C'est ce qu'Alin Min appelle l'effet Fun Papen. usion à monsieur von Papen qui était chancelier puis vice-chancelier qui facilita l'absession de Hitler au pouvoir dans les années 30.
Monsieur Capton, c'est dans l'air est produit en partie par des sociétés que vous dirigez. Comment est-ce que vous expliquez que une intervenante d'émission puisse associer publiquement sans contradictoire d'ailleurs parce que ça a pas fait vraiment sus cit beaucoup d'émotions sur le plateau, un dirigeant politique président du d'ailleurs premier parti politique de France à Adolphe Hitler. C'est des accusations qui sont très graves.
Quelles sont derrière les conséquences et les peut-être les sanctions qui ont été prises pour éviter que ce type de de d'entraves regrettables se reproduisent à l'avenir ? Alors, vous avez raison, c'est une question importante et je vais laisser madame Plenchon qui dirige le F lui répondre. Juste un peu de perspective sur scan l'air.
Euh c'est un pilier de France Télévision et du service public. Euh l'objectif de cette émission n'est pas de débattre mais de rassembler chaque soir quatre experts, je le précise dans la moitié de femmes. C'était une demande importante de de madame la présidente qui est respectée aujourd'hui.
Quatre experts pourraient éclairer l'actualité sous des angles variés et dans le calme. France Télévision est coproducteur de l'émission depuis sa création en 2001. Euh chaque jour, France Télévision est informé du contenu éditorial, des reportages et des invités via des boucles de mail et de WhatsApp.
De plus, un responsable de France Télévision euh est présent en régie chaque soir. Depuis septembre 2001, c'est dans l'air à produit et diffuser en direct 6622 émissions. Euh Mediawan a acquis Maximal en juin 2020 lors de l'acquisition de la Garder Studio.
On a produit 1763 émissions avec une nouvelle direction, ce qui n'a rien changé à la ligne éditoriale du programme. Et sur ces 1880 heures de programme, puisque nous avons compté, on a enregistré très peu de polémiques. On va revenir sur celle évidemment importante que vous venez de citer.
Monsieur le rapporteur, je vous remercie pour cette question. Comme l'a dit Pierre-Antoine, Sans l'air est une émission quotidienne de décryptage de l'actualité qui reçoit tous les jours des experts de toute sensibilité pour apporter leur regard sur l'actualité. Cette séquence de l'émission était consacrée aux relations entre le patronat et le rassemblement national.
Vous l'avez mentionné, la journaliste Caroline Michel Agir qui travaille au Nouvels euh qui je le rappelle par ailleurs n'est pas salarié de Mediawan mais invité sur l'émission fait référence à ce qu'elle appelle les fait Papen en évoquant le rôle du patronat et en citant à la main. Au cours de la même séquence, Jérôme Jaffrey politologue également invité de l'émission établit un parallèle lui plutôt flatteur entre Napoléon I et Jordan Bardella, soullignant notamment la dynamique la dynamique pardon absolument exceptionnelle des sondages dont bénéficie ce dernier. Ces propos d'après nous nuanc quand même largement la perception d'un éventuel déséquilibre comme vous l'avez dit dans le traitement des sujets par ailleurs.
Je souhaiterais rappeler quelque chose de très clair. Jordan Bardella n'a pas été comparé à Hitler. Je tiens à préciser qu'en évoquant un effet, il ne s'agit jamais d'une comparaison entre une personne et le nom associé à cet effet, mais simplement de la description d'un phénomène.
Je donne un exemple. Lorsqu'on parle de l'effet strisend, on ne compare personne à Barbara Strés. On désigne un phénomène lié à la conséquence d'une action.
Je vous accorde, monsieur le rapporteur, que l'effet Van Papen était plutôt méconnu du grand public. Il aurait été effectivement judicieux sans doute de l'expliquer comme vous l'avez fait. J'aimerais rappeler néanmoins que notre émission viille constamment à garantir la pluralité des points de vue, la rigueur des échanges.
Et si certains extraits isolés peuvent prêter à interprétation, alors l'ensemble de la séquence reflète là une discussion équilibrée, argumentée et conforme à nos principes éditoriaux. Enfin, je le mentionne, nous n'avons pas été sanctionnés par l'ARCOM. Alors, attends, c'est important ce que vous dites.
L'ARCOM a été saisie. Donc, ils ont donné leur ils ont j'allais parce que j'allais indiquer justement que l'ARCOM avait été saisie. Donc, l'Arcom a rendu sa décision.
Ce que vous nous dites. Alors, nous n'avons pas eu mention d'une sanction de l'ARCOM par France Télévision. Donc, ils ont peut-être pas encore Non, mais pour être précis, donc et voilà.
Donc, l'ARCOM a été saisie. On verra ce qu'elle en dit. Du coup, on verra quelle sera sa sa décision et puis on on réinterrogera de toute façon le président de l'Arcom à la fin de la commission d'enquête et si le rapporteur le souhaite, il pourra lui poser la question comme ça on aura une réponse directe de l'ARCOM.
Merci monsieur le président. Je vais condenser mes toutes dernières questions notamment sur le sujet de la neutralité. Je vais en poser deux en une.
Euh la première, elle concerne l'humoriste Merwan Ben Lazar qui est apparu à la télévision dans votre émission C'est à vous sur France 5 le 31 janvier 2025 pour il faut le dire un billet d'humour sur l'actualité. Mais il y avait déjà eu des articles de presse qui euh avaient relaté euh certains de ses propos qui étaient des propos publics qu'il avait tenu dans les années précédentes, notamment un, mais il y en a beaucoup d'autres qui sont choquants, je le cite, il écrivait en 2021, c'était public "La place d'une femme est à la demeure auprès de son père, craint ton seigneur." Point.
Euh comment est-ce qu'on peut donner la parole, même sous sous le biais d'un d'un billet d'humour à quelqu'un qui tient des propos euh aussi choquant en rupture d'ailleurs totale avec les principes républicains ? Et la 2è question que je vous pose, ça concerne le drame du meurtre de Quentin puisque sur le plateau de Cet à vous, c'était le 23 février 2026, je rappelle Quentin a été tué par un mouvement d'extrême gauche affilié à la France insoumise qui s'appelle la Jeune garde. Ça s'est produit le 14 février.
Et donc c'est à vous accueillir un sociologue Erwan Lecur qui déclarait, je le cite, moi je ne mettrai jamais sur le même plan l'extrême gauche et l'extrême droite parce que dans les faits sur le terrain, il y a beaucoup plus de morts d'un côté que de l'autre. Et enfin, il a associé Quentin en expliquant, alors je ne sais pas quels étaient ses renseignements, qu'il était un nationaliste et catholique. Ça me rappelle un peu Morace.
Est-ce que c'est pas indigne sur ces deux faits de donner d'un côté la parole à un humoriste qui tient des propos quand même en rupture totale avec les principes de laïcité et d'égalité homme-femme ? et dans le même temps un pseudo expert qui vient dénigrer la mémoire d'un jeune homme lâchement et et d'une façon totalement indigne tué dans les rues pour des motifs politiques. Est-ce que c'est aussi ça la mission du service public ?
Et au-delà de ça, c'est de fait isolés, ça ne résume pas l'intégralité aussi de vos lignes éditoriales, il faut être très clair. Mais quelles sont derrière les mesures que vous avez prises pour pas que ça se reproduise à venir ? Monsieur le rapporteur, euh je vais vous répondre sur le premier sujet qui est le sujet de Merwan Ben Lazar. 3è œil, donc la société qui produit cet à vous a fait appel à Merwan Ben Lazar suite aux absences conjuguées de Bertrand Chammerois et de son remplaçant à titré.
Je le rappelle, Merwan Bedazar est chroniqueur sur France à Terre. Il ne fait l'objet d'aucune condamnation, d'aucune sanction ou polémique liée à ces chroniques. Merwan Bennazar n'a réalisé qu'une seule chronique dans l'émission et conformément à son contrat d'ailleurs.
Quand Bertran Chamerois est revenu à l'antenne, Marwan Benazar est donc lui revenu sur France Interre. Euh enfin et pour rappel, aucun propos de Merwan Ben Lazar n'était répréhensible dans sa chronique et c'est d'ailleurs madame la ministre de la culture qui l'a rappelé. Euh lors d'une question à l'assemblée.
Euh je me permettrais, monsieur le rapporteur, quelque chose qui me paraît important de préciser. Nous condamnons chez Mediawan l'ensemble des attaques racistes et des messages haineux qui ont visé Marwan Ben Lazar suite à son passage sur cet à vous et ils ont été nombreux. Concernant les tweets dont vous faites mention par Merwan Ben Lazar, je n'en avais pas connaissance.
La rédaction n'en avait pas connaissance non plus. La ministre Mamati a annoncé lors des questions au gouvernement que cette humoriste ne serait plus à l'écran. Est-ce qu'elle vous l'a demandé ?
Alors comme je voulais préciser en fait Merwan Ben Lazar avait un contrat une pige pour une soirée parce que le remplaçant de Bertrand Chammerois était absent une soirée. Donc en fait il était pas question pour lui de faire plusieurs soirées. Donc elle ne nous l'a pas demandé.
Il se trouve que c'était une pige dédiée à cette soirée-là précisément pour le remplacement du remplaçant de Bertrand Chammerois. D'accord. Très clair.
Merci beaucoup. Dernière question de monsieur le rapporteur. Non, une toute dernière question.
Alors toujours sur ce sujet de la neutralité et encore une fois ce sera ma dernière intervention mais merci en tout cas pour l'ensemble des réponses que vous avez bien voulu nous nous apporter. On vous prête je crois des fonctions un peu officieuses de conseillers ou de proches d'Emmanuel Macron. Je crois qu'il vous consulte.
à beaucoup de reprises sur des sujets liés au médias, lié à l'audiovisuel. Vous avez aussi produit dans le cadre de l'une de vos sociétés un documentaire un peu géographique qui a été publié quelques jours ou le lendemain de l'élection de de monsieur Macron. Est-ce que vous pouvez peut-être nous clarifier les liens que vous avez avec le président de la République, sachant à nouveau, vous produisez des émissions importantes du service public, il y a une indépendance euh du service public, notamment de l'audiovisuel.
Donc ça permettrait peut-être de clarifier sur euh euh une ligne éditoriale ou sur des liens que vous pouvez avoir avec le le pouvoir qui je pense ne doivent pas influer votre ligne mais vous l'avez rappelé tout au long de cette audition. Euh plusieurs questions d'abord sur le documentaire. Il a été initié par la jeune femme qui m' qui est à mes côtés pardon Justine Plenchon en 2016 qui est venu me voir un jour dans mon bureau en me disant ça nous arrive souvent de lancer des documentaires sur des personnalités qu'ell soi sportiv politique pour faire du suivi et voir ce qu'on sort derrière on le fait assez régulièrement.
Certains vont au bout d'autres s'arrêtent certains trouvent un diffuseur d'autres non. et et Justine Plenchon est venue me voir pour me proposer de suivre une personnalité dont on parlait dans les médias qui s'appelait qui s'appelle Emmanuel Macron et pour voir faire un behind the scenes voir ce que ça allait donner. Donc on a commencé à tourner.
Je n'ai jamais rencontré monsieur Macron dans le cadre de ce documentaire. Je ne l'avais jamais rencontré avant cette période là. Déjà pour être clair et précis.
On commence à tourner ce documentaire. Pour aller dans le détail, personne ne voulait nous l'acheter ni le diffuser. Et quand il est passé au second tour, on a eu des offres d'à peu près tous les diffuseur français et plateforme et il a été vendu à TF1 et à Netflix.
C'est pour la première des réponses sur le documentaire. La deuxième, je n'ai aucun aucune relation personnelle avec le président de la République. Comme beaucoup d'acteurs du secteur culturel, j'ai pu le rencontrer dans un cadre institutionnel, mais je suis avant tout un un entrepreneur indépendant.
Euh en revanche, je voudrais souligner un point euh essentiel qui dépasse les personnes et et concerne la politique audiovisuelle de notre pays. La France a mis euh en place ces dernières années un cadre réglementaire extrêmement structurant avec les décrets SMAD. Ces décrets imposent aux plateformes de streaming comme Disney, Netflix, Amazon d'investir une part significative de leur chiffre d'affaires réalisé en France dans la production d'œuvres françaises et européennes.
Concrètement, ces plateformes doivent investir entre 20 et 25 % de leur chiffre d'affaires dans la création. Ça représente aujourd'hui plusieurs centaines de millions d'euros investis chaque année dans la production française. Ces investissements, il financent directement des œuvres des auteurs, des techniciens, des tournages.
Et tout ce que je voulais vous dire, c'est que c'est dans dans l'impulsion de voilà des différents ministres de la culture avec qui nous avons travaillé sous l'air d'Embonel Macron qu'on a pu mettre en place ces décrets qui sont extrêmement importants aujourd'hui pour tout le le tissu créatif français. Et voilà ma réponse. Et pardon, j'ajouterai juste à titre personnel, par rapport à ce que vient de dire euh monsieur Pierre-Antoine Capton, que c'est effectivement extrêmement important, mais que ce qui est du coup encore plus important et c'est vraiment une question de souveraineté nationale et j'ai envie de dire, il y a pas de sujet de parti politique à cet endroit-là, c'est que si on veut garder une information fiable, si on veut garder un secteur de la création aussi puissant, il est fondamental que les éditeurs privés et publics puissent continuer d'avoir des recettes qui leur permettent de fonctionner aujourd'hui, c'est gravement en danger.
Allez-y, monsieur. Non. Et et peut-être sur cette question, quels sont aujourd'hui les liens que vous pouvez avoir avec le président de la République ?
Est-ce que il y a des rencontres régulières ? Est-ce que vous le conseillez comme on peut l'entendre ou le lire de ça de là sur des sujets de réforme audiovisuelle ? Comment ça s'exerce au quotidien ?
Euh il n'y a aucun lien avec le président de la République. Je n'ai jamais été invité à un dîner officiel à l'Élysée. Je n'ai aucun rôle institutionnel, politique ou euh ou quoi que ce soit.
Euh j'ai été euh choisi lors du dernier euh sommet Tus France à Versailles pour représenter la France auprès de tous les investisseurs internationaux pour les faire investir en France au côté des présidents de plateformes internationales d'Apple, de Netflix. Je suis assez fier de tout ça. Encore une fois, quand vous regardez mon parcours, je trouve ça formidable de symboliser la France et et donc il y a pas d'appel, il y a pas de conseil sur quelques gouvernance ni avec le premier ministre, le le président de la République.
Et je sais pas si vous avez terminé vos questions, mais j'en aurai une pour vous parce que elle m'intéresse dans le casadre de ces débats. Je peux me permettre de vous la poser ? Non, c'est c'est intéressant parce que c'est pas dans ce sensl mais allez-y.
Non, mais c'est c'est pour nourrir aussi votre réflexion et votre rapport. On est un moment où la production, on se parlait de l'animation, mais aussi la production de fiction va mal dans notre pays. Euh, vous le savez, toutes les chaînes réduisent leur budget.
Euh, il y a des sujets de droit avec les plateformes et nous sommes confrontés en tant qu'acteur industriel à tout un tas de sociétés qui vont mal pour certaines qui déposent le bilan. Et aujourd'hui, de notre position, est-ce qu'on peut nous reprocher ? On se dit bah est-ce qu'on vaider telle société d'animation ?
Est-ce qu'on va investir dans cette société ou est-ce qu'on la laisse déposer le bilan et perdre des emplois ? Et ma question c'est de me dire aujourd'hui en tant que société française entrepreneur français par moment ça me fait mal au cœur de me dire parce que je ne peux pas être plus gros parce que ça va être mal perçu. On peut pas faire ce genre de de mouvement.
Et c'est une vraie réflexion à voir parce que ce monde des contenus se globalise. Il y a besoin d'avoir des acteurs industriels comme Banij comme Canal Plus de plus en plus fort et important il faut les soutenir. Et donc la consolidation elle est naturelle.
Elle est globale et il faut qu'on pense comme ça même par rapport au services public. Il y a 800 producteurs qui travaillent avec le service public. Il faut aussi quelques acteurs importants pour pouvoir leur permettre de se développer, de créer des marques et de recevoir des revenus en en échange.
Je vous remercie. Vous avez demandé ma dernière question qui est celle que j'ai posé à Banij hier. Euh je crois qu'il faut se réjouir ici d'avoir des des acteurs français de la production audiovisuelle qui participent aussi de la souveraineté audiovisuelle de la France qu'il faut se réjouir que des producteurs de contenu pour les plateformes américaines soient des producteurs français. qu'il faut se réjouir effectivement que dans notre pays l'industrie cinématographique audiovisuelle soit une industrie forte qui permet de créer de l'emploi d'exporter et de participer, je viens de le dire, à la souveraineté audiovisuelle.
Je vous pose la même question que j'ai posé hier à Bijet pour essayer aussi le moment venu qu'on des propositions en ce sens. Euh qu'est-ce qu'il faut mettre en place dans le pays ou qu'est-ce qu'il faut préserver euh si on veut dans 10 ans, dans 15 ans, dans 20 ans, dans 25 ans que la France continue de un champion mondial de la production audiovisuelle. Est-ce que c'est le cadre fiscal qu'il faut conserver ou alors il faut l'adapter, le rendre plus généreux, incitatif ?
Est-ce que c'est la question de la création ? On a des écoles de formation, on a pas beaucoup parlé mais moi j'ai travaillé beaucoup sur des fées d'animation par exemple et on sait que la France, le secteur de l'animation est un secteur majeur en terme de rayonnement de la France et même de souveraineté. Bref, pas demander une réponse trop longue, mais je serais heureux de de d'avoir votre réponse là-dessus. rapporteur me fait signe sur le rapporteur toujours une dernière question qui la dernière question mais c'est sur le sujet ou c'est sur non mais c'est simplement je crois que c'était aussi une question qui nous était adressée donc je me permettais aussi de rebondir j'aimerais avoir votre avis vous expliquer que c'est très important et vous avez raison de le rappeler de le clamer de soutenir le cinéma de soutenir les fictions.
Moi, j'ai été très interpellé parce que j'ai appris de l'audition des représentants de syndicat de producteur que France Tévision finançait aussi des films étrangers de réalisateurs étrangers qui n'ont pas de besoin de financement particulier parce qu'ils sont reconnus à Nee, Sentino, Polanski, il y en a d'autres. Est-ce que selon vous c'est aussi la mission du service public de de d'employer l'argent du contribuable à financer du cinéma étranger ? Ça tombe bien qu'on va temps d'avoir le cinéma ce soir.
C'est les Césars sur Canal Plus. Je leur fais leur la promotion un jeudi soir. Vous savez quel est le grand favori ?
Allé jusqu'à dire que c'était à l'Olympia. C'est à l'Olympia. Le le grand favori des des Césars ce soir, c'est le film Nouvelle vague d'un réalisateur américain et Charlin Cletter.
Exactement. euh qui est aujourd'hui le grand favori, mais euh il y a aussi un réalisateur iranien et dans sa diversité aujourd'hui, c'est compliqué de d'expliquer si le c'est un film français, c'est tout un tas de sujets extrêmement importants euh sur lequel on débat, mais euh c'est je pense que c'est le rôle du service public de soutenir des réalisateurs. Il y a toujours des sujets derrière de production française, d'investissement en France et de tournage.
Ça doit sans doute être le cas de des sujets dont vous me parlez, monsieur le rapporteur. Pour venir sur votre question, monsieur le président, euh je sais pas tout ce qui se passe. Par contre, j'ai la chance de pouvoir observer le monde à travers plusieurs pays européens dans lequels nous sommes représentés et aussi aux États-Unis.
Je vois des acteurs qui se consolident de manière de plus en plus importante et je pense qu'il faut qu'on défende absolument le système qu'on a en place en France aujourd'hui qui est extrêmement vertueux. Pourquoi la France est autant représentée aux Oscars ? Pourquoi autant de réalisateurs français ont été ont reçu des prix à canne ?
Pourquoi le cinéma français continue de bien se porter ? C'est un une exception européenne, c'est grâce au CNC. Je pense qu'il faut qu'on soutienne absolument ces institutions, faut qu'on soutienne cette création.
C'est essentiel aujourd'hui. La bataille des diffuseurs, je comprends les diffuseurs privés, la difficulté avec les chaînes de télévision, avec la publicité, les budgets baissent. On parle de consolidation.
Il y a sans doute des règles à adapter. Ce que je sais c'est qu'aujourd'hui le système de la production il a permis à la France d'avoir deux champions mondiaux que sont Banij et Mediawan et qu'il faut plutôt les encourager que les contraindre et on est là nous aujourd'hui pour s'occuper de tous les talents et les accompagner dans leur rayonnement à l'international. Est-ce que vous étiez surpris finalement que Donald Trump vous laisse racheter un grand producteur américain ?
Parce qu'on voit d'un côté des déclarations de Donald Trump très vigoureuses. On a sacrifié notre industrie cinématographique audiovisuelle. il faut reprendre la main et en même temps, à titre personnel, je m'en réjouis, on est capable de racheter une grande société de production américaine.
Est-ce que ça c'était assez simple ou est-ce qu'il y a des quand même des pressions de l'administration américaine ? Est-ce queils sont très heureux que des Français acquèrent des sociétés de production comme North Road ? D'abord, ils sont très surpris et euh et par ailleurs, on n' toujours pas le l'autorisation, pardon, de des autorités en concurrence américaine.
Donc, une fois que nous les aurons, on pourra closer et célébrer. Et si je peux conclure juste sur un sujet, je voulais euh remercier parce que j'ai beaucoup parlé, on a beaucoup parlé aujourd'hui, mais c'est surtout expliqué que ce sont voilà les 85 sociétés de production, ce sont des producteurs de talent. euh Eric Enzo, Yan Shebi, toutes les hommes et les femmes qui composent ce groupe, euh tous les réalisateurs, les producteurs, les auteurs qu'on défend devant vous aujourd'hui.
C'est grâce à eux qu'on a réussi à monter ce groupe incroyable et euh tout cet écosystème dont j'ai parlé euh sans cette création française, il n'existerait pas. Ce qui me permet de de les remercier, c'est effectivement, je l'ai redis mais c'est le cas de cette commission d'enquête d'insister effectivement sur les dysfonctionnements, les manquements, ça n'enlève en rien à celles et ceux aux acteurs de l' duel public. privé, celles et ceux qui permettent aussi que notre pays soit souverain en terme d'audiovisuel, en terme cinématographique et et d'ailleurs, on a été très heureux de les entendre dans d'autres cadres, de leur donner la parole et on continuera d'ailleurs au terme de ces différentes auditions.
Je voulais vous remercier tous les cinq d'avoir répondu aux questions du rapporteur, à mes questions, aux questions du député. Monsieur Balané de prendre la parole quelques instants. Je vais lui permettre de prendre la parole quelques instants, mais je veux dire des choses très clairement avant de lui donner la parole.
Quand on a commencé cette commission d'enquête, j'avais indiqué dans mon proposiminaire comme président qu'elle serait très regardée. Je n'en doutais pas au-delà de l'opinatreté du rapporteur. Je me doutais que ça allait être une commission d'enquête suivie parce qu'elle porte sur des sujets qui intéressent les les Français et j'avais dit que parce que les Français nous regardent et qu'ils attendent beaucoup de nous, nous devions tout faire pour éviter que cette commission d'enquête alimente la défiance grandissante à l'égard des politiques et des médias.
J'essaie depuis que je présente de cette commission d'enquête de garantir à chaque instant un cadre digne et respectueuse pour ne pas que l'on donne ici un triste spectacle. Car quand on a la chance d'être suivi par les Français et c'est pas toujours le cas, on se plaint parfois que nos travaux parlementaires se déroulent à l'ombre des caméras et à l'ombre du regard des Français quand on a la chance que un travail parlementaire important, une commission d'enquête sur un sujet important prenne la lumière et soit suivi par des Français. Ça exige de nous une immense responsabilité, une grande responsabilité car sans vouloir surestimer l'importance et le rôle de cette commission d'enquête, je sais qu'elle peut contribuer à fragiliser un peu plus si nous ne sommes pas à la hauteur de cette exigence notre démocratie ou en tout cas le lien de confiance entre les Français, les politiques et les Français et les médias.
Donc je continuerai à y veiller. Je vais laisser la parole à monsieur Balanan mais j'espère que voilà votre droit de réponse s'inscrira dans ce dans ce cadre et ensuite je suspendrai cette audition. Merci monsieur le président.
Merci pour ces propos. Euh monsieur le président, monsieur le rapporteur, bon nous passons des des longues heures à écouter vos questions avant d'avoir un temps très court pour poser les nôtres. Aujourd'hui entre Céline Calvez et moi, nous avons disposé de 10 minutes sur les plus de 4h d'audition.
Monsieur le rapporteur, comme à toutes les auditions, au moment de nos questions, vous êtes levés pour sortir. Après ma question et la réponsee, j'ai fait un signe au président pour le remercier et signifier que je partais je car je devais honorer un rendez-vous. Monsieur le rapporteur, vous avez fait alors un geste que j'ai sûrement, je l'espère, mal interprété et que j'ai trouvé obsène et irrespectueux à mon égard.
Je vous ai répondu verbalement et mes propos à ce moment parlaient évidemment des Monsieur le rapporteur, je m'explique si je peux si vous m'écoutez, ça serait Allez-y. Je vous ai Merci monsieur le président. Je vous ai répondu verbalement et mes propos à ce moment-là parlaient évidemment des propositions concrètes que nous serons nombreux à faire pour rappeler l'importance de l'audiovisuel public et le développement de l'industrie culturelle française.
Un bien qui nous est précieux et l'audition aujourd'hui l'a encore démontré. Alors, monsieur le rapporteur, j'espère avoir mal interprété votre geste et je vous demande simplement de ne pas déformer ou surinterpréter les propos qui ne concernent le fond que qui ne concernaient le fond que le fond de nos débats et vous le savez, je sais que vous le savez. Dans ce cas, monsieur le rapporteur, si vous pouviez m'écouter, je n'ai aucun problème à vous demander de m'excuser de vous avoir interpellé en sortant et peut-être que vous pourriez également retirer le fait de m'avoir traité de voyou car en effet, comme l'a dit monsieur le président, nos débats importants méritent mieux que nos querelles inutiles.
Merci monsieur le président de m'avoir laissé m'expliquer. Merci monsieur Benant. Je remercie le rapporteur de vous avoir aussi laissé vous exprimer.
J'ai pas vu le geste. J'ai entendu en revanche, je vous le dis, j'ai entendu en revanche un propos qui est inacceptable et intolérable indiquant que vous vouliez régler régler le le rapporteur mais et le rapporteur. Donc vous nous expliquez que vous parlez du fond.
Je pense que c'est important que puissiez aussi présenter vos excuses parce que c'est des propos qui ne sont pas acceptables dans une commission d'enquête. Vous le faites d'accord. Non, mais est-ce que vous parce que vous est-ce que je crois que propos monsieur le président, mes propos sont clairs.
C'est assez c'est suffisamment rare de voir des parlementairire dire qu'ils ont eu des propos qui étaient trop virulents. Je je l'assume mais je le dis, ces propos étaient sur le fond et je sais que monsieur le rapporteur le sait puisque nous en avons déjà parlé. Nous ne partageons pas les mêmes idées et moi je me battrai pour défendre notre industrie culturelle jusqu'au bout et j'aimerais juste que monsieur le rapporteur rappelle retire ses propos de m'avoir traité de voyou Merci monsieur monsieur Balanan indique qu'il vous présente ses excuses monsieur le rapporteur est-ce que vous les acceptez est-ce qu'on peut avancer et reprendre ensuite nos auditions à 14h30 on est regardé la seule chose que je demande monsieur le président c'est qu'il y ait un total respect vis-à-vis de l'ensemble des personnes membres de cette commission d'enquête.
Depuis le premier jour avec vous, nous avons pris soin de laisser la parole à l'ensemble des députés, quel que soit leur groupe. Ils ont l'occasion de s'exprimer et je remarque que moi, je ne critique jamais leur travail, je ne critique jamais leurs questions et que je me fais systément attaquer notamment par monsieur Balanan. Là, j'ai trouvé les propos parfaitement indignes quand on m' quand on me dit "T'inquiète, on va te régler euh" avec des menaces et des intimidations, ce sont des propos parfaitement graves et j'espère que le bureau de l'Assemblée nationale sur votre proposition, monsieur le président, va être saisi.
Si j'avais tenu 10e de ces propos, je pense que dans l'heure, j'aurais été dessisi de mon mandat par la présidente de l'Assemblée nationale. Je pense qu'il est intolérable de laisser passer ça. Et quand j'entends monsieur Balanan se réfugier, trouver des prétextes et des excuses en expliquant soit-disant je ne sais pas que j'aurais fait un geste que personne n'a vu, monsieur Balénan, personne n'a vu.
Donc donc encore une fois, je pense qu'il faut pas se cacher derrière des faux prétextes. Notre commission est regardée. C'est important qu'elle se qu'elle se déroule dans un cadre calme et serein.
C'est le sens des questions que nous faisons, monsieur le président. J'entends monsieur Balanan, vos excuses, mais en tout cas saisissez la gravité de ces propos et j'espère sincèrement que à l'avenir dans la suite de nos travaux, il n'en y aura plus aucun, ni menace ni intimidation parce que nos travaux sont suffisamment importants. Merci monsieur le rapporteur, monsieur Ben non, je vous remercie et et je le redis, nous devons le respect aux personnes que nous auditionnons.
Nous devons le respect aux députés membres de cette commission. Nous devons le respect au président de cette commission, pardon, et et nous devons aussi le respect au rapporteurs. Et il m'est arrivé à plusieurs reprises quand effectivement il était pris à partie ou que son action était jugée dans le cadre de cette commission d'enquête.
Ça n'était pas le lieu. On peut juger le travail de cette commission d'enquête dans nos expressions publiques par ailleurs. On peut juger le travail de cette commission d'enquête dans les médias.
On peut juger le travail de cette commission d'enquête dans de nombreuses enceintes, mais au sein de cette commission d'enquête et tant que j'en serai le président, on ne commande pas les actions des uns et des autres et on se respecte collectivement. Je suspends la séance et on se retrouve à 14h30. Franchement, de dire que j'ai fait un geste obscène.
C'est scandaleux. C'est scandaleux. un geste obsè.