Marine Tondelier : "Pour mon parcours PMA, je suis allée en Belgique"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Défensif 70 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 98 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:26OuverteRéponse directe
Comment allez-vous et à combien de mois êtes-vous ?
- 1:37OuverteRéponse directe
Pourquoi êtes-vous la première à évoquer votre parcours PMA ?
- 2:45OuverteRéponse directe
Pourquoi aucune femme politique n'a osé le faire avant vous ?
- 3:52OuverteRéponse directe
Vous avez toujours voulu devenir parent ?
- 5:01OuverteRéponse directe
Votre premier enfant a-t-il été facile à concevoir ?
- 6:12OuverteRéponse directe
Qu'avez-vous trouvé le plus difficile pendant votre grossesse ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:00Chiffre
« Pour le coup, ça coûte très cher vraiment. »
- 0:00Fait
« Moi en fait, je suis allé en Belgique. »
- 1:02Chiffre
« Je suis à 25 semaines dans le 6e mois. »
- 2:12Fait
« Bah c'est sûr que si quand on est une femme et qu'on est enceinte, on dit bah du coup là je j'arrête la campagne présidentielle, je me mets un peu en retrait, je fais autre chose. »
- 5:01Fait
« Moi c'est un truc depuis très petite déjà, je suis l'aînée de j'ai un petit frère et une petite sœur, mais on est euh 11 cousins et cousines et je suis la plus la plus grande. »
- 5:36Fait
« Bah commençons maintenant. Et paf. »
- 6:12Fait
« Je trouve qu'on prépare beaucoup à l'accouchement et que pendant sa grossesse, on est très suivi et d'ailleurs tout le monde prend soin de vous. »
- 6:47Fait
« Je trouve que ça on y est absolument pas préparé. »
- 9:04Fait
« Je suis vraiment partie à l'aventure sur Google. »
- 10:15Fait
« Rien que d'arriver en train d'embons, prendre le métro, y aller à pied, trouver le bon bâtiment, trouver le bon couloir, euh comprendre "Ah non, vous avez raté l'admission, c'est quoi une admission ?" »
- 11:17Fait
« Et donc ouais, sacré parcours. »
- 12:20Fait
« Mais j'arrêtais pas de dire à mon conjoint, mais c'est tellement dur déjà à deux que là, je trouve ça admirable de je trouve ça courageux en fait. »
- 12:57Fait
« Les PMA les inséminations n'ont jamais marché et ma première fif commençait en fait au moment du Nouveau Front populaire. »
- 13:57Fait
« Je sais plus comment je m'appelle et je suis complètement éclatée mais je peux pas vous dire c'est le traitement où Fabien Rousel Manuel Bpart et Olivier Fort je je mais je fais le traitement. »
- 15:36Fait
« Le médecin anesthésiste qui vient me voir en disant donc ça s'est très bien passé et cetera, il dit par contre là euh il faut prendre aucune décision pendant 48 heures. »
- 17:53Fait
« Il y a toujours des il y a sûrement des tas de raisons ces protocoles médicaux, mais c'est dur à entendre quand vous dites "Bah si là on trouve un truc, j'aurais bien aimé qu'on me le dise au départ parce que 2 ans de parcours c'est quand même très long et très coûteux". »
- 18:24Fait
« En France, c'est interdit. »
- 18:59Fait
« On implante des embryons paviables et il me parle de ce truc et je vais aller regarder sur internet et j'en reparle à la médecin en disant c'est quoi ce soire de DPIA de diagno platoire. »
- 21:15Fait
« Il y a aussi un le truc de l'âge qui avance et donc vous avez besoin de faire une pause mais vous vous dites que cette pause peut être fatale aussi quoi. »
- 21:57Fait
« En Belgique, vous pouvez implanter d'embrayons jusque 47 ans. »
- 22:33Chiffre
« Mais moi j'ai rencontré depuis l'annonce plein de collectifs qui voulaient me rencontrer des nanas qui sont à 80000 € pour que les échecs au Danemark et cetera. »
- 23:44Fait
« Il y a un moment vous comptez et vous savez pas combien ça va coûter à la fin donc et puis après j'ai dit bon voilà j'en ai deux et là pause. »
- 24:20Fait
« Je comprends euh assez tardivement parce que j'ai pas fait le test tout de suite parce que j'éis alors là ça n'est vraiment pas la peine d'avoir de faux espoirs. »
- 25:30Fait
« Je suis choquée parce que j'ai déjà j'arrivais pas à y croire. »
- 26:38Fait
« J'ai vécu des heures d'angoisse totale. »
- 27:46Fait
« Je me suis dit parce que je faisais beaucoup de cauchemars lié à la grossesse comme plein de femmes qui ont vécu mon parcours. »
- 28:22Fait
« Mais elle m'a dit aussi ça peut aussi vous arriver plein d'autres fois et peut-être que ce sera jamais grave mais il faudra toujours venir aux urgences. »
- 29:58Fait
« Techniquement j'avais un problème c'est à un moment je je pourrais plus mettre ses vêtements et à l'annonce de la grossesse, c'était vraiment limitant. »
- 31:07Fait
« On sent que c'est possible que ça passe mais qu'il y a besoin d'un coup de pouce. »
- 33:25Fait
« Tout comme la GPA m'en pose encore 1000 fois plus. »
- 34:00Fait
« Moi je me bat beaucoup contre les inégalités territoriales. »
- 34:35Fait
« En Guyane par exemple, il n'y a pas de parcours PMA possible. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
Pour être tout à fait honnête, je l'ai jamais raconté parce que je voulais pas que ça obstrue l'annonce de grossesse avec des polémiques. Mais moi en fait, je suis allé en Belgique. Pour le coup, ça coûte très cher vraiment. Et ma première fif commençait en fait au moment du Nouveau Front Populaire. Donc moi ça m'est arrivé d'avoir de prendre le premier train du matin TGV euh Lille et de revenir comme si de rien était au bureau pour commencer ma journée sans que personne se soit rendu compte.
Bonjour Marine Tondelier, bienvenue dans Gamette. Bonjour et merci de votre invitation. Gamette, c'est un podcast ici dans lequel on parle d'infertilité. On donne la parole à des femmes et à des hommes qui ont des difficultés à avoir un enfant. On essaie aussi de faire de la pédagogie sur l'infertilité et de répondre à toutes vos questions avec des experts. Et on a décidé de vous inviter Marine Tondelier car vous avez annoncé attendre votre deuxième enfant après un parcours de PMA infructueux et je voulais savoir comment vous alliez et à combien de mois vous étiez. Alors je suis je suis nulle moi pour compter les trucs. Je crois que je suis à 25 semaines dans le 6e mois. C'est ça femme. Je vais bien. C'est une grossesse, c'est toujours un moment hyper particulier. Mais là, en plus,
avec le contexte politique et puis le fait de l'avoir annoncer et que ce soit très, j'ai des gens qui me tombent dans les bras tous les jours, soit parce qu'elles ont vécu la même chose, parce qu'elles essayent de tomber enceinte. Donc, c'est un sujet qui est omniprésent de dans ma vie. C'est un moment euh une parenthèse comme comme je pense toutes les grossesses. Vous êtes secrétaire national du parti les écologistes et vous êtes candidate à la primaire de la gauche en vue l'élection présidentielle de 2027 et surtout vous êtes la première femme politique à évoquer votre parcours PMA, votre parcours personnel. Pourquoi d'après vous, vous êtes la première à en parler ? Pourquoi aucune femme avant vous n'avez osé le faire ? Ben, je pense qu'on vit dans un monde
politique où en fait il y a le monde politique, la vie politique et puis après il y a la vie personnelle et la maternité. Alors que la vie personnelle fasse pas partie de la vie politique, c'est logique, mais la maternité est éminemment politique et ça se fait pas. J'ai l'impression qu'il y a une forme de sélection naturelle des femmes en politique qui fait que pour tenir, pour survivre, pour durer, il faut en fait ressembler à un homme plus ou moins. Par contre, les femmes dans les gouvernements sont souvent des femmes qui n'ont pas d'enfants. Le fait d'avoir un enfant n'est pas un obstacle pour être au gouvernement pour un homme. Par contre, pour une femme si. Euh donc tout ça est je trouve un vrai problème parce que du coup j'en parlais avec Anne Cécile Mefer de la Fondation des femmes
qui me qui a écrit un livre sur la dénatalité et qui disait "Bah c'est sûr que si quand on est une femme et qu'on est enceinte, on dit bah du coup là je j'arrête la campagne présidentielle, je me mets un peu en retrait, je fais autre chose", bah du coup ça ça montre pas aux autres femmes que c'est possible et en se fait on s'autocensure tout le temps. Donc moi c'est arrivé comme ça de manière naturelle et et surprise. Et donc je me suis retrouvé à faire les deux en même temps et je me suis dit ça va pas être simple, ça m'a posé beaucoup de questions, c'était une forme de vertige, on en reparlera sûrement mais je me suis dit au moins que ce soit utile, qu'on ait porté le sujet politiquement, le fait d'être maman et en campagne, tout le monde dit ça do être très dur et cetera. Oui, c'est dur
mais une femme qui a des postures pénibles dans son travail qui j'étais au congrès des jeunes agriculteurs là qui est agricultrice, une femme qui a des horaires de nuit, qui élève seul deux autres enfants. Les grossesses, c'est compliqué pour tout le monde. Ouais. Et donc si si mon cas peut éclairer le cas d'autres personnes et ben écoutez, ce sera toujours ça de gagner. Et ça a été plutôt bien accueilli. Ouais. Alors c'était très bizarre cette annonce he pour moi parce que ça faisait 3 mois que je vomissais dans les toilettes du TGV et en plus l'odeur chimie toilette. Je déconseille cette expérience. J'étais en campagne municipale, je faisais un ou deux trois déplacements par jour avec les militants qui à 23h vous redisent "Allez, on ne voit qu'une fois par an, viens avec
nous." Et donc j'avais l'impression de mener une double vie parce qu'il y avait ce secret, le fait d'être enceinte et et c'est pas une grossesse. J'ai une première grossesse complètement insouciante vraiment. Euh ma première grossesse c'était l'insouciance totale. Tout se passait tout le temps bien. C'était fatiguant tout ça mais et là j'étais en panique tout le temps. J'arrivais m'échographi en pleurant parce que je j'avais un mauvais pressentiment tout le temps parce que je ne voyais pas pourquoi j'avais fait 3 ans de parcours PMA avec des injections pour booster les ovocytes et cetera et que ça ne marchait jamais. Soit je ne tombais pas enceinte, soit je fais une fausse couche. Et je me disais pourquoi cette grossesse naturelle là qui n'a bénéficié d'aucun d'aucun booster quoi ?
Pourquoi cet embryon là mon mon conjoint arrêtait pas de me dire bah il est là donc s'il est là c'est que c'est qu'il est là donc c'est qu'il a quelque chose de spécial et moi je disais oui mais il est là mais pour combien de temps est-ce que je peux être enceinte et puis après ça s'arrête et donc je je j'ai eu beaucoup de mal à à être sereine en réalité et donc c'est vrai que tout ça était était très très particulier et donc je me suis dit au moins si je le dis à la télé tout le monde le saura et et j'aurais pas raconté plein de fois cette histoire. Bon, alors l'idée c'est de revenir en arrière et sur votre parcours personnel évidemment. Vous l'avez évoqué là, vous êtes la maman d'un petit garçon qui a 7 ans, je crois. Est-ce que vous avez toujours voulu
devenir parent ou pas ? Ah ouais, moi c'est un truc depuis très petite déjà, je suis l'aînée de j'ai un petit frère et une petite sœur, mais on est euh 11 cousins et cousines et je suis la plus la plus grande et donc euh avec vraiment des grosses différences d'âge et je me suis toujours occupée de tout le monde, j'ai adoré ça quoi, les bébés mais aussi après je sais pas les questions sur l'orientation sur donc c'est d'ailleurs je voulais être prof des écoles et quand je rentrais de l'école, je rejouais la maîtresse en expliquant mon frère et ma sœur et et j'ai j'ai et la poupée et les trucs et j'ai j'ai j'étais ce genre de petite fille et moi j'entends parfaitement que des gens veillent pas d'enfant et je pense qu'il faut dire redire reedire qu'en fait c'est OK et
que chacun fait comme il veut mais moi mon choix c'était vraiment d'en avoir et c'était important pour moi. Et ce premier enfant vous l'avez eu facilement c'est c'était un voilà du premier coup comme on dit ce qui était aussi très déstabilisant parce qu'en fait bah j'étais avec mon conjoint depuis très longtemps depuis je pense depuis quasiment 10 ans. Moi, je venais d'arrêter de travailler pour Cécile du Flot parce que ben en 2017, vous rappelez-vous, il n'y a plus de parlementaire, donc faut le temps de rebondir et cetera, trois nouveaux boulots. Et je me rappelle qu'avec mon conjoint, on se dit "Bah allez, c'est voilà, c'est c'est le moment. Mais on veut pas forcément avoir un enfant tout de suite, mais comme ça prend au moins un an de de juste de tomber enceinte,
bah commençons maintenant." Et paf. Donc là, on dit "Ah ok, donc maintenant comme j'ai commencé un nouveau boulot, faut que je leur explique parce qu'ils vont se dire "Bah, on se pose en tant que femme, on se pose toujours ce genre de question. Comment ils vont agir, comment ils vont le prendre super aventure, super grossesse, super accouchement aussi. Je sais pas si la le meilleur enfin c'est c'est toujours ambivalent en accouchement. Je j'ai senti au moment de l'accouchement à quel point euh déjà comme beaucoup de mamans les préparations l'accouchement m'ont beaucoup stressé parce que on me dit tellement de trucs, on qu'est-ce que c'est que ce truc ? Au secours ! Mais en même temps, faut s'y préparer. Et au moment de l'accouchement, j'ai senti à quel point la vie ne tenait qu'à un fil.
Et les gens qui suivent votre grossesse, qui sont charmant, qui sont détendus, avec qui vous rigolez, vous sentez le moment il rigole, plus personne ne rigole. Et et moi j'étais là, OK, en fait, c'est sérieux. Et ce que j'ai trouvé assez stupéfiant, je dis aux femmes qui nous regardent peut-être, c'est que je trouve qu'on prépare beaucoup à l'accouchement et que pendant sa grossesse, on est très suivi et d'ailleurs tout le monde prend soin de vous. Mais par contre après [raclement de gorge] ah bah alors je trouve qu'on est pas du tout préparé qu'en fait c'est vraiment pire que pendant la grossesse. Je trouve c'est là que les les embrouilles commence la privation de sommeil le stress le quand il un bébé c'est forme d'aliénation quand même faut dire décentrement d'aliénation consentante
pour ma part mais l'allaitement le et et je trouve que ça on y est absolument pas préparé. Donc en fait quand on accouche on se dit bah ça c'est fait maintenant c'est que du bonheur et en fait pas du tout et je trouve qu'on y est préparé ni physiquement ni mentalement. Quand est-ce que vous avez décidé d'avoir un deuxième enfant ? dans la foulée de ce premier comme certaines femmes ou non ? J'ai toujours su que je voulais pas seulement un enfant. Ouais. [grognement] Mais on était pas en mode on les enchaîne quoi. Moi j'adore la période où les enfants sont bébés parce qu'en plus on peut tout faire avec eux. En réalité, c'est très fatiguant. Mais moi je me rappelle, j'emmenais le bébé partout pendant quand j'ai eu un congé maternité très actif parce que j'étais candidate au municipal
pour le coup chez moi et j'étais tête de liste. Et en fait je me disais que avec un enfant parce qu'à l'époque mon conjoint et moi on nit pas dans la même région parce que lui il était il était chemin [raclement de gorge] travaillit à la gare de l'Est et moi j'étais à Inambumonton et donc c'était une logistique quand même très particulière jusque jusqu'au à l'entrée à l'école où là mon conjoint a réussi à trouver un poste à Lille et donc habite maintenant avec nous à Baumonton. En fait, on était comme des parents divorcés mais mais qui vivaientf qui étaient pas divorcé. Il y avait vraiment un truc de garde de truc. Je prenais le train à 5h du matin avec la poussette et cetera. Et tout ça a été c pas été simple mais ça gérait parce qu'il y en avait qu'un. S'il y en avait
eu un deuxième, c'était juste impossible. Moi mon conjoint en fait il est plus âgé que moi. Il a 5 ans de plus que moi. Et donc il me disait il était comme moi, il voulait un deuxième enfant mais il me disait en fait moi je me vois pas à 45 ans faire les nuits qu'on a fait, j'arriverai pas. Et donc on a on a réessayé juste après donc décembre 2022 et je suis tombée enceinte là aussi tout de suite. Donc euh on se dit mais c'est pas possible. On se sentait hyper chanceux par rapport aux gens qui galéraient. Sauf que j'ai fait une fausse couche euh en février qui vraiment nous est tombé dessus. Je je on ne comprenait absolument pas ce qui se passait. Ça c'était vraiment je on on pensait même pas que c'était possible en fait. Enfin et ça c'est vrai que ça a été un moment
très difficile et ça sont suivi 3 ans de galère entre le moment où vous dites bon ben je pense moi je je me suis pas trop renseignée mais sur internet je voyais que c'était enfin après une fausse couche faut que les choses se remettent en place donc au début on s'inquiète pas après on dit allez on réessay et puis le temps qu'on se rende compte que bah ça marchait tout de suite les deux fois là ça marche plus est-ce que c'est li à la fausse couche est-ce que c'est lié à l'âge ouais euh [grognement] on a fini par prendre rendez-vous puis on on est rentré vous avez pris rendez-vous longtemps après je me rappelle plus je un an après un an après la fausse couche et donc là vous rentrez donc en parcours d'AMP en haut de PMA et comment ça se passe ? Vous vous
sentez bien d'accord ? Enfin comment ça se passe ? Parce que c'est quand même sacrément dur pour les femmes. Alors moi dire vraiment en toute humilité que je n'y connaissais rien. [raclement de gorge] Ouais. J'avais une culture générale mais alors rien que pour savoir entre le fait de pas réussir à tomber enceinte et qu'est-ce qu'il faut faire même pour prendre rendez-vous où il faut prendre rendez-vous. Je suis vraiment partie à l'aventure sur Google. Euh je je le dis en toute humilité pour les femmes qui se sentent bêtes à dis je sais même pas comment on fait. Personne ne sait avant que ça vous tombe dessus. Donc euh mon réflexe a été chu de Lille parce que moi je suis dans le Pas de Caléis donc je suis àin Baumont, c'est pas loin de l'hôpital de lance. Mais c'est vrai que
je me disais parce que je me projetais déjà moi j'ai un rythme où je je suis en déplacement tout le temps ou et je me disais à Lille que je sois à Paris ou je suis plusieurs jours par semaine donc j'ai un lit au siège des verrs pour le dire très concrètement ou à Baumon bah en fait je passe toujours par l'île. Donc moi ça m'est arrivé d'avoir de prendre le premier train du matin TGV Lille, d'aller d'aller faire mon écho ou je sais pas quoi et de revenir comme si de rien était au bureau pour commencer ma journée sans que personne se soit rendu compte. Et ça c'était possible de Paris ou de ou de Baumon. Donc l'île était l'endroit central et puis bon Jean de Fland ma sœur a été il a été suivie. C'est un hôpital qui a une bonne fois je pas j'étais rassuré par cet hôpital [grognement]
et et j'ai cherché sur internet, j'ai appelé donc ils m'ont expliqué qu'en fait il y avait je ne sais plus combien de délis d'attente mais que je pouvais passer par le secteur privé que ce serait la même médecin et que ça irait plus vite. J'ai la chance d'avoir les moyens de faire ça et je l'ai fait puis vous culte pas en disant bah voilà enfin est-ce que en fait je prends un coup fil. Rien qu'arriver de trouver la bonne salle de consultation, c'était une aventure permanente. Rien que d'arriver en train d'embons, prendre le métro, y aller à pied, trouver le bon bâtiment, trouver le bon couloir, euh comprendre "Ah non, vous avez raté l'admission, c'est quoi une admission ? Attendez, vous retournez, il faut des étiquettes." Ah, il faut des étiquettes. C'est franchement,
c'est comme quand je déclare mes impôts ou quand j'essaie d'avoir les aides de de garde d'enfant à la CAF, je me dis "Est-ce que c'est moi qui suis bête ou est-ce que tous les Français sont en galère face à ces démarches Donc voilà, on a traversé ça. Alors la première appréhension, c'est de savoir s'il y avait un problème quelque part et est-ce qu'il y en avait un ? Alors ce qui est une appréhension mais en fait j'ai trouvé que le fait qu'il nous disent que tout allait bien était en fait une deuxième appréhension que j'aurais peut-être préféré qu'il trouve quelque chose. Exactement qu'on puisse résoudre qu'il puisse le résoudre que vous dire ben en fait tout va bien. Bon du coup on en déduit que c'est un peu l'âge sûrement mais quand vous êtes tombé enceinte
plusieurs fois très très vite à chaque fois c'est vrai que c'est déstabilisant et donc on a fait après les les les inséminations puis fivre quand les inséminations marchaient pas. [grognement] Et donc ouais, sacré parcours. Et vous dites 3 ans de parcours, c'est ça ? Alors, je vous avoue que je me rappelle plus bien toutes les dates, mais à peu près ou parce que plusieurs années quoi. Là, on est en 2026 et je vous ai parlé de ma première grossesse 2022, donc c'est à peu près ça. Et il y a beaucoup de couples évidemment et de femmes seules qui souffrent énormément de ces parcours. Est-ce que vous avez trouvé ça coûteux aussi bien physiquement que psychiquement que d'ailleurs monétairement parlant ? Quand je suis devenu secrétaire national des verres, pendant 5 ans, j'étais
déléguée général d'une structure associative et une de mes salariées m'avait annoncé un jour au moment du vote de la loi sur la PMA femme seul. que elle avait eu un parcours sentimental compliqué, qu'elle avait tel âge et que en fait elle avait vraiment envie d'ir un enfant. Donc comme plein de femmes, elle a dit tiens la loi est votée, je vais aller voir comment ça se passe. Et on a dit par contre à 3 mois près, le temps que le décret soit pris, vous êtes trop vieille. Donc elle a dû aller à ses frais en Espagne. Et j'avais suivi ça. Enfin, elle nous parlait pas des traitements mais par contre j'avais suivi la déception après le premier échec, le la sensation de jamais arrivé, les pleurs les pleurs sur le lieu de travail. Donc j'avais vu à quel point
c'était émotionnellement engageant. Mais j'arrêtais pas de dire à mon conjoint, mais c'est tellement dur déjà à deux que là, je trouve ça admirable de je trouve ça courageux en fait. Je trouve ça très courageux. Donc ça, je connaissais voilà cette détresse des tentatives qui marchent pas et cetera et c'est vrai que c'est une vraie appréhension sur le coût financier, je trouve que c'est quand même bien pris en charge en fait ce qui est ce qui est pris en charge est bien pris en charge mais après il y a le reste. Oui, mais il y a les parcours privés, enfin c'est exement franchement j'avais du stress lié à ça et moi j'étais tout le temps en déplacement. Donc quand on dit ce produit là se garde au frigo, tu es là au frigo. Donc mon pharmacien m'avu faire une mini glacière promotionnelle
là avec ma glacière, mes pains de glace même à l'hôtel vous les mettez où les pains de glace ? Vous les enfin oui franchement c'est le logistique et puis les horaires donc les PMA les inséminations n'ont jamais marché et ma première fif commençait en fait au moment du Nouveau Front populaire. J'avais besoin de 2 mois de pause, je pense comme parfois des femmes et j'avais dit bon là c'est les Européennes, je faut qu'on finisse ce truclà qui va être dur. On savait que ça allait pas très bien se terminer et donc je dis bah juste après les européennes sur ce cycle là on commencera. Et ça a commencé genre le lendemain les européennes. En fait l'hôpital il m'envoyait plein de mail mais alors moi j'avais rien vu. Moi j'avais appris ma leçon de comment il fallait faire.
J'avais commencé et l'hôpital [grognement] finit par réussir à me joindre de tr jours après le début de négociation là où en plus on ne dormait pas pendant une semaine hein. Il me dit oui madame Tolelier c'était la médecin qui m'appelait allemain me disant madame Tolier on vous a vu à la télé euh parce que à ce moment-là toutes les télés disaient ils sont enfermés dans le local des verts donc elle dit c'était juste pour vous dire on imagine enfin on s'est dit que vous aviez pas commencé le traitement et c'est OK on fera le mois prochain je dis ah si moi j'ai commencé elle dit ah vous avez commencé mais ça doit vous tabasser un peu. Je dis alors je sais pas je de toute façon je sais plus comment je m'appelle et je suis complètement éclatée mais je peux pas
vous dire c'est le traitement où Fabien Rousel Manuel Bpart et Olivier Fort je je mais je fais le traitement et du coup vous avez fait plusieurs fivres Ouais et aucune n'a marché du coup alors en fait celle [raclement de gorge] du NFP j'ai fait le prélèvement je sais plus ça devait être mi-juillet du coup parce que moi je n'en parlais à personne. Je voulais pas que dans mon équipe, dans tout le monde dise alors il y a des femmes qui ont besoin de ça, des couples qui ont besoin que leur entourage sache, disent c'est quand ta ponction, sache le jour des résultats, demande des nouvelles. Moi franchement ça me serait, je préfère que personne soit au courant. Ouais mais c'était pas trop dur de jouer la comédie tout le temps. Enfin d'être c'était dans per Oui mais en même temps ça me enfin je
sais pas moi j'étais plus à l'aise comme ça mais je me rappelle de ce moment où le jour où elle m'appelait c'est aussi pour dire il y avait des rendez-vous anesthésiste. Est-ce qu'on annule ou pas ? Donc je fais le rendez-vous viso avec l'anesthésiste où je dis moi j'ai peur des piqû, j'ai peur de enfin bref. Donc il me rassure et il me dit bah du coup c'est anesthésie générale faut venir c'est une demi-journée complète où vous êtes pas là vous disparaissez quoi. Et donc je dis mais comment j'explique aux autres ? Et donc je leur dis écoutez vous inquiétez pas pour moi. J'ai un je me rappelle de Fabien Roussel qui dit mais ça va ? Je dis oui c'est pas du tout un truc grave mais c'est déprogrammé c'est comme ça. Donc je disparais et je me rappelle au moment où
le ça devait un infirmier qui me qui me qui qui m'endort quoi et il me dit je suis insoumis. Et j'ai un stress en me disant mais pourquoi il me dit qu'il est insoumis maintenant ? Enfin en fait il vous disent ça pour être gentil mais moi j'étais en mode je me libère de la politique et en plus j'avais tellement pas dormi depuis je sais pas 15 jours que je me dis au moins là je vais dormir. Le fait qu'il m'endorme j'ai dit je vais dormir 3h c'est un luxe et et les embrouilles reprendront quand je et quand je m'endors il me dit je suis insoumis je voulais vous dire je suis insoumis et je pourquoi il dit ça et donc je me je m'endors en en paranoyant en me disant mais mais est-ce que je l'ai halluciné ? Est-ce qu'il a vraiment dit ça ? Est-ce qu'il sera encore là
quand je me réveille ? Enfin, je comprenais rien. Je me rappelle quand je me réveille, le médecin anesthésiste qui vient me voir en disant donc ça s'est très bien passé et cetera, il dit par contre là euh il faut prendre aucune décision pendant 48 heures. J'étais là alors euh spoiler alerte, je vais devoir en prendre. C'était vraiment un moment hyper particulier et je suis tombée enceinte cette fois-là aussi et [grognement] ça s'est pas bien terminé non plus. C'était l'été du NFP. Il y avait ce que vous connaissiez et puis il y avait ce que ce que j'ai dur. Ouais. Puis c'était dur parce que c'est cette alternance de de tiens ça a marché, ben non, ça marche plus. Et là, on a appris que ça allait pas le faire. En fait, moi mes grossesses précédentes, dès que
j'avais un test de grossesse, j'allais faire j'allais chez la ch femme, on faisait une échographie de pour voir ce qui se passait quoi. Et d'ailleurs, petite alerte, c'est qu'elle a quand j'ai fait ma fausse couche pour le pour ma deuxième grossesse, on voyait pas trop. Donc elle disait "Mais en fait en même temps, c'est normal, vous venez juste de faire donc revenez dans revenez plus tard." J'avais pas réussi à prendre le rendez-vous. Bref et là dans les filles en fait l'échographie intervient 6 ou 7 semaines et en fait moi je pense j'aurais dû en faire une. Bah oui. Ouais moi je pense Ouais et mais je suivais vraiment comme une bonne élève sur tous les trucs. Et là c'est à l'échographie où j'ai eu quelques sements en arrivant à l'hôpital hyper bizarre mais je me dis bah au
moins je suis à l'hôpital et à l'échographie en fait elle a vu que il y avait pas de c'était une grossesse qui était pas évolutive quoi. Donc ça c'est Ouais, ça c'est un moment de chute parce que vous dites après tout ce parcours, ça y est, je suis enceinte et en fait vous rendez compte que même tomber enceinte ça ça suffit pas ce que ça marche. Et [grognement] là j'ai eu un gros moment de découragement parce que les fois d'après, j'ai continué à faire des implantations. J'ai des embryons qui restaient de cette fela là et en plus j'avais un problème. Je je j'en parle en toute liberté parce que je pense que ça peut aider des femmes. Mais moi, j'avais osé dire à à la médecin, je n'ai pas confiance dans ces embryons. En fait, je disais si celui-là ça pas marché, bah peut-être que enfin comme
c'est la même série et elle disait oui mais en France on est obligé et de toute façon c'est logique, j'allais pas dire bah allez les embryons, on les met à la poubelle, on en prend d'autres. Mais il y avait ce moment ambivalent où ces embryons existent, vous avez envie que ça marche mais vous n'arrivez pas vraiment à vous dire que ça va marcher. Donc voilà, donc j'ai j'ai refait une FIVE et où il y a eu beaucoup de d'embryons au fur et à mesure des échecs d'implantation. Voilà, j'ai fini par le dire. Moi en fait, je n'y arrive plus et [grognement] elle a compris assez rapidement. Enfin, elle me l'a proposé aussi en disant "lut pas s'acharner." Enfin voilà, quand tu sens que ça marche pas, il y a un truc qui s'appelle le bilan de d'échec à mi parcours. Ouais.
Qui fait queon va faire d'autres tests. Alors là déjà moi dans ma tête, je me dis bah je sais pas s'il y a des tests qui existent, pourquoi on les fait pas tout de suite ? Il y a toujours des il y a sûrement des tas de raisons ces protocoles médicaux, mais c'est dur à entendre quand vous dites "Bah si là on trouve un truc, j'aurais bien aimé qu'on me le dise au départ parce que 2 ans de parcours c'est quand même très long et très coûteux et puis ce bilan pareil ben on trouve rien quoi." Donc là gros découragement c'est toujours cette ambivalence est-ce qu'on préférait trouver un problème et peut-être pouvoir le résoudre ou est-ce qu'on préfère qu'il y ait pas de problème ? Ce qui est quand même une bonne nouvelle aussi. Et c'est [grognement] là où je lui dis mais
je dis mais je comprends pas alors il y a pas de problème quel est le problème ? Et donc elle me dit, c'est à ce moment-là où je comprends qu'en fait les causes liées à l'utérus enfin tous les trucs qu'on peut investiguer, c'est 20 % des problèmes possibles. Et je dis "Bah alors c'est quoi ? Qu'est-ce qui se passe ?" Et après il y a l'embrayon, c'est 80 % de cause. Et je dis "Ben pourquoi on regarde pas de ce côté-là ?" Elle dit "En France, c'est interdit." Et ça c'est le moment où la la politique rentre en action en disant "Pourquoi Après, je suis allée me renseigner et je trouve que j'ai un copain qui savait pas du tout j'étais en parcours fiv et qui à table avec d'autres copains et Colo dit vous savez moi j'avais plein de copine ce qu'on fait subir aux femmes avec les
filles c'est pas normal je dis comment ça enfin qu'est-ce qui est pas normal et il dit bah parce qu'en fait on implante des embryons paviables et il me parle de ce truc et je vais aller regarder sur internet et j'en reparle à la médecin en disant c'est quoi ce soire de DPIA de diagno platoire et donc elle me dit voilà elle elle est pas là pour prendre partie mais mais elle me dit oui c'est autorisé dans certains pays et pas dans d'autres et là gros vertige et ça a vraiment provoqué un bloc chez moi, je dis "Ouais mais moi en fait stop quoi." Bah stop parce que c'est ça peut durer longtemps en fait cette affaire et si on peut même pas savoir si l'embrayon est OK pour ou pas. Moi j'en arrivais à un stade où quand j'avais un après tout un cycle d'implantation un enfin un test de
grossesse négatif, j'étais plus triste en fait. Je disais bah au moins je ferai pas de fausse couche. Et [grognement] du coup ce truc alerte quand même parce que tu dis si tu fais tout ça pour être contente quand tu es pas enceinte, il y a un truc qui tourne pas rond. Donc c'est là où avec mon conjoint, on s'est dit que fallait prendre un peu de recul et moi par ailleurs. Et du coup, vous faites quoi ? Le deuil devenir parent une seconde fois ? Vous vous dites "ça y est c'est cuit ou non ?" Pour être tout à fait honnête, je l'ai jamais raconté parce que je voulais pas que ça obstrue l'annonce de grotesse de grossesse avec des polémiques. Mais moi en fait, je suis allé en Belgique. Ouais. J'ai fait euh alors j'habite juste à côté et de toute façon la médecin peut pas vous conseiller mais en
fait je comprends assez rapidement que beaucoup de femmes qui sont dans la région npcalé euh comme comme sûrement d'autres vont en Espagne et euh alors là pour le coup ça coûte très cher vraiment vraiment cher vraiment cher et moi en plus je sais à ce moment-là qu' a la présidentielle il y a beaucoup de choses parce qu'en fait moi j'avais dit à la médecin jusqu'à telle date j'essaie je fais tout ce que vous voulez mais après que les gens comprennent bien vous allez en Belgique pour faire du DPIA. Ouais mais en fait j'ai enfin là au moment où je vous parle, où je fais mon bilan d'échec à implantation, moi j'avais dit de toute façon que je pouvais pas tomber encein inte trop près des municipales. Enfin, il y avait un truc où je disais moi pour les municipales, je vais devoir
faire des déplacements tout le temps et donc je peux pas je peux pas être enceinte de 8 mois et dire à tous les gens qui comptent sur moi dans une élection qui va être dure ben en fait la chef elle sera pas là et c'est un droit d'être en congé mat mais je trouve que dans certaines fonctions bon bah tu peux pas [grognement] fallait pas aller là quoi. Et moi voilà il y avait ce truc de je savais pas si j'arriverai ou pas. Donc bref, j'ai j'ai dit moi que ta j'essaye et après j'auraiis besoin d'une pause. Et dans la pause, c'est là où on fait le bilan d'échec de mi-implantation. Du coup, je vois que queon est quand même pas beaucoup plus avancé que ça peut durer longtemps où je me renseigne et donc ce que je dis à la médecin parce que moi j'avais j'avais époque 39 ans, donc il y a aussi un le
truc de l'âge qui avance et donc vous avez besoin de faire une pause mais vous vous dites que cette pause peut être fatale aussi quoi. Et et donc j'ai pris cette décision avec mon conjoint qui a qui a franchement été impeccable tout le long du parcours et encore maintenant de dire je vais prélever des embryons, on va faire le DPI en Belgique comme ça j'en aurais le cœur net. C'est s'ils me disent bah ils sont tous nickels, je sais pas trop ce que je penserais. Mais s'ils me disent bah sur les 5 ou 6 il y en a autant qui vont pas, au moins je saurais un que c'était quand même un peu ça le problème de que j'en ai des viables qui sont quelque part et je j'aurais le luxe de pouvoir prendre un an parce qu'en fait le là où les médecins vent essayer accepter de me
renseigner en France et que là je joue beaucoup sur la qualité d'embryon mais pas sur les chances d'implantation. D'ailleurs, en Belgique, vous pouvez implanter d'embrayons jusque 47 ans. Euh comme quoi voilà, l'âge pour l'implantation, c'est OK. Et donc, je m'étais dit, voilà, en fait, je je vais avoir le luxe et c'est encore une fois, ça pose beaucoup de questions éthiques liées non pas à l'acte en lui-même mais au fait de qui peut se le permettre ou pas euh de dire "Je m'achète un an où en fait je vais pouvoir, c'est pas genre loisir, je vais faire la présidentielle, c'est je vais pouvoir penser à autre chose et revenir dans de bonnes conditions dans ce processus." Voilà, avec l'esprit aligné sur le corps et sur et je me serais retapé parce que 3 ans de traitement à un moment vous
reconnaissez plus votre corps, vous l'humeur, le truc voilà et donc on a fait ce parcours en Belgique ce qui a dû me coûter ça c'est au moins 10000 € hein. Mais moi j'ai rencontré depuis l'annonce plein de collectifs qui voulaient me rencontrer des nanas qui sont à 80000 € pour que les échecs au Danemark et cetera. Et moi Belgique c'est c'était c'est c'était un peu plus loin que mais pas beaucoup plus. Je pouvais y aller en voiture, j'ai eu de la chance d'habiter là. Je fais ce DPIA sur je crois sur les cinq embryons il y en avait deux à qui il manqua un créomosome et un auquel il y en avait en trop donc c'estàd que c'est des grossesses qui auraient échoué soit au moment de la plantation soit après le début de la grossesse qui est physiquement très dur donc j'avais une
part de soulagement de dire bah je suis quand même contente de le savoir. Et d'ailleurs, le test des payas, faut dire aux gens, c'est qu'on paye par embryon. Et donc moi, j'avais, il y a des femmes qui ont très peu d'embryons à chaque chaque fourné. Ce mot horrible, mais mais et c'est très dur à chaque fois quand vous faites tout ça, vous dises il y en a un. Voilà. Mais mais moi je me disais mais si j'en ai plein parce qu'il m'avait dit là on va vous forcer encore plus ces doses qu'en France et c'était à l'USB à Bruxelles. Donc c'est un très enfin je me sentais entre de bonnes mains. J'ai OK, on augmente les doses et donc je me dis mais imaginez je sais pas j'en ai 15, je vais devoir payer je sais plus c'était plusieurs centaines d'euros par embryon. Jeis je donc elle m'avait
dit si vraiment il y en a beaucoup on peut analyser que la moitié. J'ai oui ou non mais il y a un moment vous comptez et vous savez pas combien ça va coûter à la fin donc et puis après j'ai dit bon voilà j'en ai deux et là pause et avec mon conjoint on était assez aligné là-dessus pour le coup et donc ça ça devait être en septembre 2020. Donc vous avez deux embryons qui sont viables et là vous dites OK on verra plus tard. Voilà j'ai maintenant je me je me requinque je suis désignée la présidentielle par mon parti à l'automne. Le DP était en septembre. J'avance comme ça et viennent les vacances de Noël [grognement] euh où je passe du temps en famille, où j'ai l'esprit libre, enfin c'est c'est ça fait du bien quoi. Et [grognement] euh et en fait je comprends euh assez
tardivement parce que j'ai pas fait le test tout de suite parce que j'éis alors là ça n'est vraiment pas la peine d'avoir de faux espoirs et je comprends certainement que je suis tombée enceinte le jour de Noël. Le destin pas mal mais vraiment incompréhension enfin cerveau buggé. tu vois le truc et tu dis "Alors là ton je t'arrête tout de suite, ça n'est pas la peine de te faire des films. C'est pas avec 3 ans 3 ans de piqû et d'échec que tu vas être tomber enceinte euh comme ça à l'arrache." Donc donc je je m'interdisais de faire un test de grossesse. Il y a des femmes qui en font genre tout le temps. Moi pour moi faire un test j'en ai jamais fait de négatif en fait pour tout vous dire. Moi à chaque fois que j'en ai fait un, il était positif. Donc je disais c'est
pas la peine de de de de faire des des films. Et vous laissez passer plusieurs jours du coup ? Je passé plusieurs jours et j'en parle même pas mon conjon parce que ça sert à rien de lui et parons lui de faux espoir aussi et je lui dis un jour de manière un peu anodine tiens en fait ça n'a aucun sens mais je vais peut-être voir faire un test de ou grossesse mais vraiment je j'y crois pas moi-même quoi. Et là vertige donc je me rappelle de du test où j'arrive dans mon conjoint était à la cave avec ses vélos et ses affaires de sport et j'arrive avec le test je suis comme ça je je suis en choc choquée et il dit bah qu'est-ce qu'il y a ? Mais je dis ben regarde il dit mais c'est super mais pourquoi tu es pas contente ? Je dis "Bah je suis choquée. Je je suis
choquée parce que j'ai déjà j'arrivais pas à y croire." C'estàd que vraiment mon j'ai pas eu la joie du test deant "ça je vais avoir un bébé". Je me suis dit retour dans la galère, dans l'angoisse dans pas savoir et peut-être que j'aurai un bébé que ce sera super mais peut-être qu' aussi je vais pas du tout avoir de bébé et je vais revivre des choses que j'ai pas envie de vivre. Avec les antécédents là de interruption spontanée et de grossesse et tout. Vous avez réussi à vous réjouir au bout de combien de temps ? Vous Ça mis j'imagine plus de temps. Non. Euh ouais, vraiment très fort. Et puis moi j'arrivais, je vous le disais à chaque échographie en pleurant, enfin en mon conjoint, il disait bah et en sortant, il disait alors ça va mieux. Je disais pour 24 heures parce qu'en fait
franchement si je je sais que c'est pas bien mais si j'avais pu faire des échographies tous les jours je l'aurais fait. Et d'ailleurs j'ai une amie qui est qui est gynéco et qui tombe eninte un peu tardivement, elle dit "Mais moi, je te cache pas que entre deux patients je me faisais des [rires] bouts moi, je m'en faisais toutes mes grossesses." Bah voilà. Ouais. Donc ouais, l'annonce de la grossesse a été un moment pour moi où c'est devenu aussi réel parce que tout le monde t'en parle, tuen parles à tout le monde, le monde bébé commence à bouger. Mais pour tout vous dire, après l'annonce où j'ai eu un truc de ça y est, les gens ne savent s'annoncer, je me suis forcée à me dire "Allez, tu te prends une heure et là maintenant tu dois te rassurer parce que tu peux pas
être en panique tout le temps." Et [grognement] cette semaine là, à la fin de la semaine, j'étais au siège des verres et je me suis réveillée un matin avec des hémorragies. Et là, panique, je me suis dit "Mais c'est pas possible !" On m'a dit "C'est bon, c'est bon, c'est bon, c'est bon." J'annonce tout le monde me félicite. J'ai vécu des heures d'angoisse totale. J'ai appelé mon conjoint qui était à la compétition de judo du petit en disant je suis désolée parce qu'il faut que tu sois happy face pour le petit mais en fait je ne comprends pas ce qui se passe. Puis en plus comme j'avais commencé à saigner la nuit le matin quand vous voyez vous levez enfin franchement je me suis vu pas mourir moi mais j'ai cru que c'était vraiment la fin quoi. Et donc je suis allée à moi en
plus Paris je connais rien donc je tapé sur internet maternité j'ai fini à Port Royal à attendre plusieurs heures aux urgences parce que il y a toujours des cas plus graves que vous des césariennes en urgence et cetera et et finalement tout allait bien c'est une histoire de de placement du placinta mais moi comme à ma première fausse couche j'avais eu quelques petits saignements quelques temps et puis que la massage femme de ville m'avait dit à distance que j'étais en vacances tant que c'est pas rouge tout va bien quand tout d'un coup vous avez des saignements rouges en fait c'est là extrêmement bah bien sûr moi je me rappelle Ce matin-là, quand ça m'est arrivé, je me suis dit parce que je faisais beaucoup de cauchemars lié à la grossesse comme plein de femmes qui
ont vécu mon parcours et je me suis dit non mais en fait c'est OK parce qu'en fait tu dois encore dormir et tu vas te réveiller. Et le moment où je capte qu'en fait je suis vraiment réveillée et qu'il faut agir, c'est franchement ça été une matinée horrible. J'ai fini par voir quelqu'un qui est pas la personne qui aurait dû me voir mais qui a senti qu'il fallait que qu'on me dise quelque chose et qui qui disait "Alors, je ne vais pas vous montrer l'écran." Donc restez. Le mec était il était plus paniqué que moi encore donc c'était horrible. Et donc euh ouais, moment vertigineux. Et après la la vraie médecin qui devait me voir qui m'a dit euh que c'était OK, que ça arrivait mais qui me dit bah ça peut aussi être une alerte. Peut-être que ça ne vous arrivera plus. Ça ne m'est plus arrivé à
ce stade. Je touche du bois parce qu'à chaque fois que je fais un podcast, j'ai un stress. [grognement] Mais elle m'a dit aussi ça peut aussi vous arriver plein d'autres fois et peut-être que ce sera jamais grave mais il faudra toujours venir aux urgences. Et donc moi dans mon rythme, j'étais en mode bah en fait faut toujours que je sache où sont les urgences maternités. Mais c'est pas une énorme pression d'avoir la sa grossesse médiatisée comme ça avec du coup tous les regards de millions de personnes qui sont qui se posent sur vous ? C'est spécial. Euh mais je pense que c'est plus encore une fois chacun fait comme il veut et comme il peut, mais [grognement] c'est plus simple pour moi que les gens le sachent. Ah plutôt qu'il ne le sachent pas parce qu'en fait j'ai vraiment eu l'impression
de de déjà de mener une double vie des trois premiers mois et là vous voyez typiquement moi, je suis toujours habillée pareil. J'ai toujours mon jean, ma chemise blanche et ma veste verte. Dans les questions cons qu'on se pose qui sont absolument pas le plus grave de cette affaire mais je vous dis là techniquement j'avais un problème c'est à un moment je je pourrais plus mettre ses vêtements et à l'annonce de la grossesse, c'était vraiment limitant. Encore une fois, ça n'est pas le plus grave de cette histoire, mais c'est un enfer. Vous pouvez aller en ligne, hein, mais en fait, tu as besoin d'essayer parce que tu sais jamais comment ça marche. Est-ce que ça va maller ? Est-ce que ça va pas m'aller ? Est-ce qu'il faut prendre un bandeau ? Pas de bandeau, mais moi je rentre une chemise
dans le pantalon, donc c'est merdique. Et donc, j'avais besoin d'essayer pour voir ce que ça donnait. Pour des trucs que vous allez mettre quatre fois. Donc j'ai essayé sur vint mais bon c'est pareil, vous pouvez pas essayer et après des trucs un peu beaux qui existent, ça coûte un pognon de dingue et pour le mettre trois fois parce qu'en fait faut des vêtements grossesses printemps pour maintenant, été bah pour maintenant aussi finalement mais pour après la rentrée et puis après il y a après l'accouchement où je serai [grognement] dans un moment pour le coup très médiatisé, je pense la campagne va s'intensifier où j'aurai un bébé en je sais pas en kangourou, je ne sais pas comment je vais faire mais ça c'est des trucs techniques pratiques qui prennent
beaucoup de charge mentale aussi. Il y a pas vraiment de bonnes solution et c'est un coût caché de la grossesse qui est énorme. Ouais. Parmi 1000 autres. Après sur les questions plus politiques, du coup, je l'ai quand même je pense assez bien compris. Du coup, vous êtes favorable à l'entrée de la DPIA en France avec des modalités de prise en charge et de de remboursement. Alors évidemment après que j'en ai parlé où j'ai eu la sensation que nous avions fait un bon en avant dans cette bataille culturelle où il y avait un quasi consensus et j'ai vu plutôt que dans la bataille médiatique qui peut être très très dure envers les politiques et envers les femmes et envers les écologistes et je suis les trois sur ce sujet-là j'avais la sensation que ça se passait plutôt bien
et puis j'ai été contactée par un médecin qui m'a dit moi je vous contacte pour dire je suis pas du tout d'accord avec vous est-ce qu'on peut en parler et donc je l'ai eu longuement au téléphone il m'a fait un powerpoint et donc je vois qu'il y a une controverse médicale sur le sujet Alors, est-ce que c'est 95 % qui sont pour, 5 % qui sont contre ? Est-ce que Moi, j'en ai parlé avec les médecins qui m'ont suivi pour leur dire, je dois annoncer cette grossesse. Est-ce que vous me conseillez de parler du DPI en même temps ? Est-ce que ça peut servir d'autres femmes ? Ils m'ont dit clairement oui. Il y a une loi de bioéthique qui arrive. On a été auditionné notre syndicat ou notre société savante là-dessus. Donc, on sent que c'est possible que ça passe mais
qu'il y a besoin d'un coup de pouce. Quand je l'annonçais, j'ai vu beaucoup de collectifs aussi. Donc le collectif euh BAMP enfin donc j'ai rencontré j'ai vu que ça concernait quand même beaucoup de monde, beaucoup plus que je pensais. J'ai j'ai vu le côté tiens, j'ai l'impression d'avoir été utile et je pense qu'on peut y arriver. C'est un combat qu'on va gagner dans les années qui viennent. Ce sera trop tard pour des femmes mais d'autres nous remercieront. peut-être sauront même pas qu'on s'est battu pour mais en tout cas on aura rendu leur vie meilleure comme des tas de femmes avant nous ont rendu la notre meilleure mais j'ai voilà j'ai vu qu'il y avait des médecin qui étaient pas d'accord et moi je ne suis pas médecin donc je vais pas vous dire dans son
powerp il a ça mais donc lui il disait que le le pour simplifier que le geste du DPIA pouvait aussi endommager l'embryon et que peut-être on endommageait des embryons sains. Voilà. Et il me dit voilà pays où ils font beaucoup bah c'est aussi que ça leur apporte de l'argent. Enfin bref, il y a sûrement sûrement il y a pas de solution médicale parfaite. Et les controverses entre médecins, c'est pas lié que DPIA. Enfin moi je une famille où il y a pas mal de médecins. Dans toutes les spécialités un peu de point, tout ça avance. On fait des choses, après on se rend compte qu'on aurait dû faire autrement. Est-ce qu'il y a d'autres sujets qui vous tiennent à cœur en matière d'infertilité mais même en matière de santé des femmes en général ? Je suis en train de travailler sur des questions
pour le coup éthique où c'est très difficile d'avoir un jugement péremptoire. par exemple sur les dons de gamè où il y a des gens qui attendent 18 mois des dons de sperme ou d'ocosite euh ce [grognement] qui est encore plus dur, on en parle rarement, mais quand vous êtes racisé, vous êtes asiatique aujourd'hui en France, euh ben pour avoir des des embryons ou des gamètres qui correspondent euh un peu à votre profil, bah c'est encore plus long et c'est pas le cas que pour les asiatiques d'ailleurs. Mais donc c'est c'est des questions dont on parle peu dans ce pays. Et alors après, est-ce que du coup il faut rémunérer le don de SPM ? Est-ce qu'il faut rémunérer le le don de vos site ? Moi, j'arrive pas aujourd'hui à avoir un avis définitif sur la question,
mais je sais que il y a des couples de femmes, par exemple, qui vont au Danemark. Et pourquoi elles vont au Danemark ? Parce que Danemark, vous pouvez avoir des frateries. C'est que si vous avez eu un enfant avec un un don de sperme, vous pourrez avoir le même donneur. Euh et donc vos enfants et des gênes communs. Enfin, c'est c'est des questions quand même qui sont importantes mais qui soulèvent aussi. Voilà. parce que une étudiante, alors on voit d'ailleurs en Espagne, moi on m'a souvent dit, je sais pas si c'est vrai ou pas, mais comme les donneurs sont très jeunes, bah c'est aussi une meilleure qualité. Alors, est-ce que c'est bien qu'elle fasse ça pour financer les études ? Est-ce qu'on se dit que du coup, enfin moi je suis très féministe donc ça me pose des questions
hein, vraiment. Tout comme la GPA m'en pose encore 1000 fois plus. Surtout après que tu es une grossesse et que tu dises "Bah la vie avec le bébé, elle commence quand même avant." Donc euh donc euh donc il y a l'adoption, il y a plein de choses qui existent et c'est comme ça pour les femmes qui qui décident de pas poursuivre avec leur bébé à la naissance mais mais de là à industrialiser un peu les choses et ce que enfin ça soulève plein de questions mais là voilà la marchandisation de corps de la femme faire un tonite pour la du coup pour avoir fait cette procédure dans le cadre de la FIVE c'est pas un dolore c'est pas c'est des hormones qui ont des conséquences aussi sur la santé vraisemblablement sur lequel on n pas encore vraiment de recul. Je me pose ces questions mais en
me disant aussi moi pour pour avoir un gamè c'est pas possible. Et surtout j'attire l'attention aussi sur le le côté territorial. Moi je me bat beaucoup contre les inégalités territoriales. Là j'ai rencontré des gens qui mettent 3 heures aller-retour pour faire la moindre échographie ou Ouais. puis avec des délais qui sont parfois extrêmement longs. Exactement. Euh et ça, j'ai eu beaucoup de témoignag y compris de gens que je connais he qui m'ont dit bah tu vois Marine j'en ai parlé à personne mais moi j'ai rendez-vous dans un an que j'ai peuvent être vraiment grave en fait. Exactement. Des gens qui du coup vont en Espagne où c'est quand même te taper un aller-retour en avion en plus quand tu es écolo et que tu avais décidé de plus le prendre tout ça pose plein de
questions. Et puis aussi le sujet outreem territoire dit d'outreemer parce que je rappelle que quand vous êtes en Guyane l'outreemer c'est nous. Mais mais en Guyane par exemple, il n'y a pas de parcours PMA possible. Et donc là, le collectif BAMP me raconter le cas d'un couple. Donc qui dans ces cas-là, qu'est-ce que tu fais ? Donc tu prévois beaucoup à l'avance, tu viens 2 mois à Paris pour pouvoir avoir deux cycles et donc faut se loger, faut le transport et cetera. Donc elle, elle trouve des par des réseaux de solidarité, des appartements pour que les gens soient bien et leur et leur espace, ça leur coûte pas un bras. Et là, il parlait d'un couple, donc il y avait tout organisé, le travail de mois de congé et cetera et qui euh juste avant de partir
ont eu un coup de fil de hôpital que je ne citerai pas euh pour dire en fait on avait complètement oublié de vous prévenir mais on doit fermer 15 jours et on avait reporté tout le monde mais vous on a oublié et donc le temps de reprogrammer enfin je sais pas, il repartent pour un an j'imagine. Et ça, je pense que y compris quand c'est dur, on a l'impression que c'est horrible mais mais il y a des gens pour qui c'est encore beaucoup beaucoup plus dur et donc faut qu'on trouve des solutions, il faut qu'on s'en occupe. Merci beaucoup Marine Tendelier, merci d'avoir partagé votre parcours intime et personnel et quant à nous, on se retrouve dans une semaine pour un nouvel épisode de Gamette. Si celui-ci vous a plu, vous pouvez nous suivre ou vous abonner notamment sur l'application Radio
France. Je vous dis à très bientôt et je vous embrasse.
Marine Tondelier