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InterviewBFM TV (sur YouTube)· 6 août 2026 12 minAutoproduitMixteBudget & impôtsTravail & emploiÉconomie & entreprises

Présidentielle: Gabriel Attal se dit "prêt à prendre des mesures radicales"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 50 %Attaque 20 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:01OuverteRéponse directe

    Le problème, Gabriel Attal, c'est que vous aurez beau faire en sorte que le travail paie plus, si en face l'inflation est galopante, à commencer par les prix du carburant, eh bien ça ne marchera jamais.

  • 2:01OuverteRéponse directe

    Sur le prix du carburant, quand même, qui est un sujet pour de nombreux Français qui sont des automobilistes, qu'est-ce qu'on peut faire aujourd'hui ?

  • 3:01RelanceRéponse partielle

    Il y a ce que les distributeurs d'essence peuvent faire, notamment Total qui a pris des mesures pour plafonner le prix.

  • 4:01OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il y a un problème aujourd'hui avec les groupes pétroliers qui font ces derniers temps des bénéfices records ?

  • 5:01OuverteRéponse directe

    Vous êtes la cible d'ingérence russe dans cette campagne comme Édouard Philippe, comme Rafael Glussman. De quelles informations vous disposez à ce sujet ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30Gabriel AttalPromesse
    « Je veux que les français se disent que leurs enfants et leurs petits-enfants auront une meilleure vie que la leur. »
  • 1:30Gabriel AttalFait
    « Le problème qu'on a aujourd'hui, c'est le travail qui ne paye pas assez avec des Français pour qui le SMIC, au lieu d'être un salaire plancher est devenu un salaire plafond. »
  • 2:30Gabriel AttalChiffre
    « Il y a ce que les distributeurs d'essence peuvent faire, notamment Total qui a pris des mesures pour plafonner le prix. »
  • 4:30Gabriel AttalFait
    « On a vu dans certains pays, notamment en Europe, que de l'ingérence, notamment via les réseaux sociaux avec de la diffusion massive, de l'achat massif de contenu pouvait avoir un impact. »

Modèle mistral-nemo:12b · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

On parle du pouvoir d'achat ce matin, c'est le sujet de moment c'est ce qui va nous suivre et nous poursuivre pour les prochains mois moi j'ai lancé ma campagne en affirmant un objectif je veux que les français se disent que leurs enfants et leurs petits-enfants auront une meilleure vie que la leur. Pour ça, il faut qu'on redevienne la première puissance d'Europe. J'ai fixé quatre chantiers capitaux, école, salaire, frontière, IA, c'est-à-dire intelligence artificielle.

J'ai mis les salaires dans les chantiers capitaux parce que ces dernières années, on a vu que le chômage a baissé, ce qui est une bonne chose. Mais le problème qu'on a aujourd'hui, c'est le travail qui ne paye pas assez avec des Français pour qui le SMIC, au lieu d'être un salaire plancher est devenu un salaire plafond et avec un trop gros niveau de charge entre le net et le brut. Pour moi, la réponse, c'est évidemment l'augmentation des salaires et l'augmentation des salaires, elle passe par la réduction entre le net et le brut, moins de charges.

Et pour ça assumer, devoir faire notamment des économies sur le modèle social. C'est de ça dont je parle depuis ce matin. Je suis depuis 6 heures ici sur le grand marché de Château-Renard avec les agriculteurs, avec les chefs d'entreprise avec qui on échange depuis ce matin.

Le problème, Gabriel Attal, c'est que vous aurez beau faire en sorte que le travail paie plus, si en face l'inflation est galopante, à commencer par les prix du carburant, eh bien ça ne marchera jamais. Sur le prix du carburant, quand même, qui est un sujet pour de nombreux Français qui sont des automobilistes, qu'est-ce qu'on peut faire aujourd'hui ? Certains, notamment au Rassemblement national, proposent de baisser les taxes.

Quelle est votre solution ? D'abord, il faut assumer qu'il y a une partie sur ces sujets-là qu'on ne maîtrise pas. C'est ce qui se passe à l'international.

Et encore une fois, vous avez des gens qui peuvent dire qu'on va baisser les taxes, on peut le faire. Mais derrière, si vous avez le cours du pétrole qui explose, vous aurez beau avoir baissé des taxes, le prix de l'essence, il va exploser. Et cette partie-là, on ne la maîtrise pas parce que c'est ce qui se passe à l Et ce serait mentir aux Français que de dire qu'à l'avenir, on ne va pas se retrouver avec davantage de situations comme celles qu'on a connues avec le détroit d'Hormuz.

Les Français voient bien qu'on est dans un monde de plus en plus violent, de plus en plus dangereux avec de plus en plus de conflits et donc à long terme, je parle bien à long terme, l'objectif ça doit évidemment d'avoir un pays où les Français dépendent moins des cours du pétrole et pour ça l'électrification des usages et des véhicules. Maintenant, pourquoi je dis à long terme ? Parce qu'évidemment, vous avez beaucoup de Français qui utilisent tous les jours leurs voitures, notamment pour aller travailler, qui ont une voiture thermique et à qui on ne peut pas dire que tu n'as qu'à changer de voiture et passer à l'électrique.

Donc il faut les accompagner dans cet intervalle-là. Et pour ça, il y a des mesures qui sont prises, notamment le gouvernement a annoncé une mesure pour ceux qui utilisent beaucoup leurs voitures pour aller bosser. On peut réfléchir sur les plafonds, sur les niveaux de revenus qui sont pris en compte.

Je pense qu'il y a une partie des Français qui travaillent et qui galèrent qui ne sont peut-être pas pris en compte dans ce dispositif. Il y a ce que les distributeurs d'essence peuvent faire, notamment Total qui a pris des mesures pour plafonner le prix. Et il y a ce qu'on doit faire ensuite en matière de salaire pour être capable évidemment de pouvoir payer son essence un dernier mot sur les carburants parce que vous évoquez total c'est un sujet qui revient souvent dans les discussions est ce qu'il y a un problème aujourd'hui avec les groupes pétroliers qui font ces derniers temps des bénéfices records.

Quand on voit que le chantre du libéralisme, le président américain Donald Trump lui-même dit « En fait, vous abusez, vous êtes des profiteurs de guerre Mais vous savez, moi j'ai été membre d'un gouvernement Je ne suis plus au pouvoir depuis deux ans maintenant Mais à l'époque où je l'étais, notamment à Bercy J'ai assumé de prendre une mesure face à ce qu'on a appelé les super profits au moment de la crise de l'inflation sur les prix de l'énergie quand il y a eu la guerre en ukraine en 2022 2023 donc on a assumé d'aller taper notamment dans l'énergie des super profits donc oui c'est possible de le faire maintenant il faut aussi dire la vérité aux français pour un certain nombre et notamment les pétroliers l'essentiel de leurs bénéfices ils ne les réalisent pas en france ils les réalisent dans d'autres pays que la france et donc ils sont taxés sur ces bénéfices dans les pays où ils réalisent ces bénéfices donc pour moi la C'est plutôt de les inciter et de leur demander de prendre des mesures pour plafonner leurs prix, comme Total l'a fait par exemple. Parce que vous savez, les Français vous le disent aussi, vous nous dites que vous allez les taxer, mais le fruit de la taxe, on ne le voit jamais revenir, nous concrètement, pour notre pouvoir d'achat. Donc souvent, ils vous disent on préfère que vous les contraignez sur leur prix et que vous les poussiez à prendre des mesures pour que les prix à la pompe n'explosent pas plutôt que de rajouter une taxe sachant qu'on ne sait pas où va aller ensuite le produit de la taxe.

Alors on a huit mois de la présidentielle, Gabriel Attal. Vous n'êtes pas le favori dans votre camp. Vous le savez, vous en avez conscience.

Il y a notamment Édouard Philippe qui est devant vous dans les sondages. Est-ce que pour autant, vous y croyez toujours ? Là, vous avez fait le choix cet été de multiplier déplacement sur le terrain.

Est-ce que vous pouvez encore inverser la tendance ? Je suis le seul candidat en dehors des extrêmes à avoir une dynamique aujourd dans les sondages. Vous regardez les sondages qui ont été réalisés avant ma déclaration de candidature et les mêmes sondages réalisés aujourd'hui, je suis en hausse dans tous ces sondages.

Vous évoquiez mon principal compétiteur, on va dire, au niveau du centre, Edouard Philippe. Avant ma déclaration de candidature, il y avait dix points d'écart entre nous dans les sondages. On est à trois points aujourd'hui, c'est-à-dire la marge d'erreur.

Donc oui, il y a une dynamique parce que je me déplace au quotidien au contact des Français. Effectivement, j'ai fait le choix de ne pas partir en vacances cet été pour aller au contact des Français. J'étais hier en Vendée, auparavant en Haute-Savoie, dans les Yvelines, dans le Morbihan, dans le Finistère.

Et je suis aujourd'hui dans les Bouches-du-Rhône, ici à Château-Renard où j'échange depuis 6h du matin sur ce marché avec les agriculteurs les commerçants parce que je considère que la confiance des français le vote des français ils se décrètent pas il faut le conquérir en allant à la rencontre en écoutant ce que les français ont à vous dire et en leur expliquant ce que vous Vous avez envie de faire pour le pays. Cette élection en 2027, ça va être une élection capitale, probablement la plus importante depuis très longtemps en France. Quand vous regardez ce qui se passe aujourd'hui dans le monde, avec la réaffirmation des puissances des Etats-Unis, de la Chine, de la Le risque pour l'économie, pour l'industrie française, évidemment qu'il y a des mesures radicales à prendre.

Moi, je suis prêt à les prendre. J'ai un projet école, salaire, frontière, IA et je me déplacerai tout au long de l'été comme je le fait d'ailleurs le reste de l'année au contact des Français. Et à quel moment vous pouvez dire aux électeurs du Bloc central qu'ils y verront plus clair ?

À quel moment ils auront un candidat ? Et déjà, est-ce que vous pouvez nous assurer aujourd'hui qu'à la fin, il n'y aura qu'un seul candidat dans votre camp ? Vous êtes candidat.

Édouard Philippe, bien sûr, on l'a évoqué. Si on élargit à LR, il y a Bruno Retailleau. Et puis si on regarde quand même ce qui se passe dans l'opinion, il y a ce sondage paru il y a quelques semaines qui montre que vos propres électeurs, les électeurs d'Emmanuel Macron, les propres sympathisants de votre parti, finalement verrez bien Sébastien Lecornu y aller.

Écoutez, moi je pense que la priorité ça doit être de dire aux français ce qu'on veut faire pour parler de tambouille politique de tambouille d'appareil de rassemblement des uns et des autres à la fin d'abord ce que les français ont envie de savoir c'est ce qu'on propose pour le pays et comment on va régler leurs problèmes pourquoi j'étais en il y a un temps pour tout là on est dans le temps des programmes des visions des projets et je pense que notre responsabilité en tout cas moi c'est ce que je fais c'est d'aller échanger avec les français sur le fond ensuite début 2027 pour empêcher le risque d'un second tour entre la France insoumise et le rassemblement national qui serait catastrophique pour le pays il faudra probablement se rassembler si ce risque est avéré et à ce moment là je pense qu'il y aura une responsabilité collective de se rassembler derrière celui ou celle qui sera le mieux placé dans les sondages pour l'emporter mais il ya un temps pour tout d'abord une vraie campagne tout au long de l'année 2026 et le rassemblement début 2027 derrière celui qui sera le mieux placé et vu la campagne que je suis en train de mener tambour battant les échanges que j'ai sur le terrain j'ai bon espoir de pouvoir assembler derrière moi début d'année 2027 campagne qui pourrait être perturbée gabriel attal on l'a appris hier vous êtes la cible d'ingérence russe dans cette campagne comme édouard philippe comme rafael glussman d également de quelles informations vous disposez à ce sujet coûté des mêmes informations que vous effectivement le secrétaire général à la défense nationale nous nous a informé qu'on était victime d'une ingérence en provenance de la Russie, avec des faux articles de presse qui reprennent des logos de médias. BFM notamment en a été victime, avec des faux articles qui diffusent des fausses informations me concernant. Qu'est-ce que ça veut dire une ingérence pour les Français qui nous regardent ?

Une ingérence, ça veut dire que vous avez une puissance étrangère qui cherche à manipuler une élection pour voler le choix démocratique des Français. C'est pas une surprise pour moi, on s'y attendait. On a fait un audit de sécurité au sein de mes équipes, on a complètement changé nos processus, on a changé de messagerie interne, on a pris des mesures pour se protéger.

Mais enfin, on sait qu'il va y avoir ce de type d'opérations de déstabilisation tout au long de la campagne. Et j'ajouterai que je pense que les mêmes qui font de l'ingérence pour affaiblir certains candidats, comme ça a été le cas avec moi ces derniers jours, feront aussi de l'ingérence pour soutenir et pousser certains candidats. Moi, j'ai vu quand j'étais Premier ministre au moment des élections européennes, j'ai vu quand j'étais Premier ministre au moment des élections européennes, que pendant la campagne des Européennes, le régime du Kremlin est Et intervenu contre certains candidats, mais aussi pour soutenir certains candidats, notamment le Rassemblement national.

Et donc je m'attends à ce que le régime du Kremlin continue les opérations d'ingérence contre des candidats comme moi, mais aussi pour Pour soutenir Marine Le Pen, puisque le Rassemblement national a toujours été en soutien de la Russie, notamment face à l'Ukraine. Mais vous le redoutez, vous pensez que ça peut vraiment avoir un impact sur les électeurs dans cette campagne, ces ingérences russes et ce par quoi ça se concrétise que vous venez de nous décrire ? On a vu dans certains pays, notamment en Europe, que de l'ingérence, notamment via les réseaux sociaux avec de la diffusion massive, de l'achat massif de contenu pouvait avoir un impact.

Maintenant, je pense qu'on a en France aussi un certain nombre de règles. D'ailleurs, si on est capable d'identifier ces ingérences et capable de les attribuer à leur origine, c'est bien qu'on a quand même des dispositifs qui nous permettent de sécuriser les choses, de les attribuer et de les diffuser. Il faut probablement renforcer cet arsenal.

Et avec mon parti Renaissance, on est prêt évidemment à contribuer à des propositions pour renforcer encore notre capacité à nous protéger de ces ingérences. Parce qu'encore une fois, il s'agit tout simplement de permettre aux Français de savoir que leur voie, ça sera une voie pour l'élection et que si jamais il y a de l'ingérence, leur voie vaudra moins parce que c'est d'autres qui décideront à leur place et c'est ça qu'il faut empêcher. Alors la question, c'est qu'est-ce qu'on peut faire face à ça ?

Parce que le temps presse. On a moins d'un an, huit mois d'élections présidentielles. Il y a quelques semaines, le Premier ministre s'était emparé du sujet.

Il avait réuni les différents responsables politiques pour évoquer ce risque. Est-ce que ces ingérences étrangères, en l'occurrence russes en vue de la présidentielle, sont suffisamment prises en compte et sont suffisamment combattues aujourd'hui ? Encore une fois à quelques mois de ce scrutin majeur pour les Français ?

Je pense qu'aujourd'hui, là, on est efficace. C'est dans l'identification des ingérences et leur attribution. Notamment, on a des services très compétents comme Viginum.

J'ai été Premier Ce service était placé sous ma tutelle. J'ai vu à quel point maintenant on avait quand même un arsenal qui nous permet de les identifier. Maintenant, pour moi, là, on doit progresser.

C'est dans la capacité à obtenir des plateformes qu'immédiatement elles puissent retirer les contenus qui sont problématiques et les contenus qui font l'objet d'ingérences. Et c'est là où je pense que le travail doit se faire dans les mois qui viennent pour renforcer notre arsenal vis-à-vis des plateformes, pour qu'elles puissent immédiatement retirer des contenus d ingérences. Merci beaucoup, Gabriel Attal, candidat à la présidentielle d'avoir pris le temps de répondre à toutes nos questions ce matin sur BFM TV.

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