Jean-Charles Poirier, président de la chambre Fédération nationale de l'immobilier (FNAIM) en Loire-Atlantique
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 10 %Défensif 50 %
Questions et réponses
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- 0:12OuverteRéponse directe
C'est une rentrée morose sur le plan du pouvoir d'achat, tout coûte plus cher, se nourrir, se déplacer, s'habiller et sans doute aussi se loger, vous confirmez
- 0:28OuverteRéponse partielle
pour devenir propriétaire, effectivement. C'est le principal frein aujourd'hui, les taux qui sont hauts dans les banques pour emprunter ?
- 1:10OuverteRéponse directe
redonner confiance, on ne sait pas en claquant des doigts, le marché est mondialisé, l'économie est mondialisée, les matières premières, elles ne sont pas toutes fabriquées ici. Ça joue aussi sur les coûts. Vous pensez qu'il faut aider, subventionner, trouver des solutions de ce type pour au moins temporairement sortir de la crise ?
- 1:58OuverteRéponse directe
Alors justement, parlons des prix à l'achat, parce qu'un peu plus tôt dans l'émission, on faisait le point sur ces projets de construction à Nantes, notamment dans le secteur de l'Azac-Pirmille-les-Îles, où il y a tout un quartier qui est censé sortir de terre, plusieurs immeubles, 3000 logements, mais les grues sont à l'arrêt depuis de longs mois. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que c'est trop cher aussi à l'achat ?
- 2:39OuverteRéponse directe
vous coupe un instant, ça veut dire que pour pouvoir avoir un retour sur investissement, un promoteur immobilier, s'il est obligé de construire pour du logement social, c'est le propriétaire privé, l'acheteur privé qui va payer un peu plus pour pouvoir financer la partie sociale ?
- 3:37OuverteRéponse directe
On voit qu'il y a un manque de logement. L'allocation, c'est très tendu. Et en même temps, on a ces projets qui n'avancent pas parce qu'il n'y a pas 40% de promesses d'achat sur les immeubles qui sont censés construire. On a ces grues à l'arrêt à Nantes, par exemple.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:21Invité politiqueFait
« je confirme. D'ailleurs, on le voit avec une hausse des taux qui n'est pas là pour nous faciliter la vie. »
- 0:56Invité politiqueFait
« Donc, on sent qu'aujourd'hui, il faudrait peut-être redonner confiance, redonner un petit peu de confiance au marché en faisant des aides sur l'accession à la propriété. »
- 1:34Invité politiqueFait
« Vouloir arrêter l'inflation dans le montant les taux, je ne pense pas que ce soit la meilleure solution. »
- 1:42Invité politiqueChiffre
« parce qu'aujourd'hui, on le voit bien, lorsque vous voulez emprunter 140 000 euros sur 25 ans, vous avez 600 à 700 euros de remboursement par mois. »
- 2:18Invité politiqueFait
« il est possible que ce soit trop cher à l'achat, tout à fait. Le foncier est cher. »
- 2:55Invité politiqueFait
« oui, oui. C'est toujours ce qu'on a pu dénoncer depuis longtemps. »
- 3:10Invité politiqueFait
« Donc je trouve qu'aujourd'hui, si vous voulez, il y a un décalage. Espérons que l'on puisse aujourd'hui voir l'État prendre ses responsabilités et faire en sorte de prendre le logement à cœur et permettre aux logements sociaux de sortir. »
- 3:27Invité politiqueFait
« Il nous manque de logement, de toute façon. Il nous manque de logement. On n'a pas assez de logement aujourd'hui. On le voit bien avec l'allocation. »
- 4:09Invité politiqueFait
« Mais je pense que cette année, à Nantes, on s'en est pas trop mal sorti par rapport à d'autres villes puisque le marché, l'allocation pour les étudiants n'a pas été si tendu que ça. »
- 4:31Invité politiqueFait
« Et on voit qu'il y a des agences qui ont encore du stock, alors que généralement, à cette époque de l'année, on était bien vide au niveau des fichiers. »
Temps de parole
- Invité politique63 %
- Présentateur36 %
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À huit ans moins le quart, votre invité Nicolas Creusel sur ICI Loire-Océan, c'est Jean-Charles Poirier, le président de la FNAIM en Loire-Atlantique, la fédération des agents immobiliers. Bonjour Jean-Charles Poirier. Bonjour. C'est une rentrée morose sur le plan du pouvoir d'achat, tout coûte plus cher, se nourrir, se déplacer, s'habiller et sans doute aussi se loger, vous confirmez
? Oui,
je confirme. D'ailleurs, on le voit avec une hausse des taux qui n'est pas là pour nous faciliter la vie.
Oui,
pour devenir propriétaire, effectivement. C'est le principal frein aujourd'hui, les taux qui sont hauts dans les banques pour emprunter ?
Non,
il n
'y a
pas que ça. Je pense qu'aujourd'hui, c'est surtout le moral des Français, la crainte de s'engager et aujourd'hui, on le voit jusqu'à février 2025,
le
marché, 26, excusez-moi, le marché avait repris des couleurs et depuis la guerre en grand, eh bien écoutez, tout s'est arrêté. Donc, on sent qu'aujourd'hui, il faudrait peut-être redonner confiance, redonner un petit peu de confiance au marché en faisant des aides sur l'accession à la propriété.
C'est ce que j'allais
vous demander, redonner confiance, on ne sait pas en claquant des doigts, le marché est mondialisé, l'économie est mondialisée, les matières premières, elles ne sont pas toutes fabriquées ici. Ça joue aussi sur les coûts. Vous pensez qu'il faut aider, subventionner, trouver des solutions de ce type pour au moins temporairement sortir de la crise ?
Oui, tout à fait. Vouloir arrêter l'inflation dans le montant les taux, je ne pense pas que ce soit la meilleure solution. Aujourd'hui, c'est vrai qu'il faudrait donner des envies aux investisseurs et même à ceux qui voudraient excéder à la propriété, parce qu'aujourd'hui, on le voit bien, lorsque vous voulez emprunter 140 000 euros sur 25 ans, vous avez 600 à 700 euros de remboursement par mois. Est-ce qu'aujourd'hui, à 140 000 euros, on trouve un T2 ou un T3 ? Ce n
'est
pas très simple sur la ville de Nantes.
Alors justement, parlons des prix à l'achat, parce qu'un peu plus tôt dans l'émission, on faisait le point sur ces projets de construction à Nantes, notamment dans le secteur de l'Azac-Pirmille-les-Îles, où il y a tout un quartier qui est censé sortir de terre, plusieurs immeubles, 3000 logements, mais les grues sont à l'arrêt depuis de longs mois. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que c'est trop cher aussi à l'achat ?
Il
est possible que ce soit trop cher à l'achat, tout à fait. Le foncier est cher. Et aujourd'hui, si vous voulez, on fait aussi supporter la totalité du projet au privé, puisque dedans, il ne
faut
pas oublier que nous avons aussi toute la partie logements sociaux qui est intégrée dans la construction.
Donc ça, pour qu'on comprenne bien,
je
vous coupe un instant, ça veut dire que pour pouvoir avoir un retour sur investissement, un promoteur immobilier, s'il est obligé de construire pour du logement social, c'est le propriétaire privé, l'acheteur privé qui va payer un peu plus pour pouvoir financer la partie sociale ?
Oui,
oui, oui. C'est toujours ce qu'on a pu dénoncer depuis longtemps.
C
'est-à-dire qu'aujourd'hui, lorsqu'on va se trouver sur un secteur où on va être à 4000 euros le mètre carré d'accession, et que de l'autre côté, on va être à 2000 euros pour vendre aux bailleurs privés, aux bailleurs publics, aux bailleurs sociaux. Donc je trouve qu'aujourd'hui, si vous voulez, il y a un décalage. Espérons que l'on puisse aujourd'hui voir l'État prendre ses responsabilités et faire en sorte de prendre le logement à cœur et permettre aux logements sociaux de sortir. Il nous manque de logement, de toute façon. Il nous manque de logement. On n'a pas assez de logement aujourd'hui. On le voit bien avec l'allocation. C
'est ça qui est fou.
On voit qu'il
y a
un manque de logement. L'allocation, c'est très tendu. Et en même temps, on a ces projets qui n'avancent pas parce qu'il n'y
a
pas 40% de promesses d'achat sur les immeubles qui sont censés construire. On a ces grues à l'arrêt à Nantes, par exemple.
Oui, tout à fait. C'est vrai que c'est inquiétant. C'est très inquiétant.
L'allocation, vous le disiez, c'est aussi très compliqué.
L
'allocation, c'est compliqué. Alors, on va dire qu'aujourd'hui, ce n
'est
pas forcément le manque de location, puisqu'aujourd'hui,
il
y a une partie, bien sûr, que c'est difficile à ce niveau-là, c'est tendu. Mais je pense que cette année, à Nantes, on s'en est pas trop mal sorti par rapport à d'autres villes puisque le marché, l'allocation pour les étudiants n'a pas été si tendu que ça. En revanche, on voit qu'aujourd'hui, les gens restent plus longtemps dans leur location. Il n'y
a
pas de turnover et donc il n
'y a
pas de nouveauté. Donc, c'est vrai qu'aujourd'hui, on est très inquiets. Et on voit qu'il y a des agences qui ont encore du stock, alors que généralement, à cette époque de l'année, on était bien vide au niveau des fichiers. Tout
est
grippé, si je comprends bien. Ça va le moral quand même pour les professionnels ?
On garde le moral, on garde le moral. On a la chance de pouvoir se rencontrer. D'ailleurs,
c
'est vrai qu'on va parler beaucoup politique de logement au niveau de la FNIM au mois de septembre puisqu'on a nos rencontres de la propriété et de la gestion immobilière qui vont se tenir à Don Carreau. On aura l'occasion d'avoir des belles tables rondes avec des invités politiques comme Michel Ménard, le président du département, voilà, tout à fait.
Les
députés. Voilà. Et les gens, avoir leur vision, vous en parliez au tout début de l'interview, avoir leur vision sur le logement et on n'est sera qu'à huit mois des élections. Donc, c'est intéressant d'avoir leur vision.
Alors, leur
vision également à huit mois de l'élection présidentielle qui sera également décisive et qui peut d'ailleurs, cette inconnue, cette incertitude, freiner aussi peut-être certains pour se lancer dans un projet avec des emprunts à 25 ans. Merci beaucoup Jean-Charles Poirier, président de la FNIM en Loire-Atlantique et d'être venu en direct dans ICI Matin.