Sébastien Lecornu succède à François Bayrou à Matignon
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 70 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:00OuverteRéponse directe
Sur la méthode qu'il veut appliquer pour essayer de passer un budget...
- 4:00OuverteRéponse partielle
Remaniement complet ou stabilité des ministres clés ?
- 5:00RelanceÉludée
Spéculations sur son goût du dialogue : Barnier, Bayrou...
- 6:00OuverteRéponse directe
Dîner secret avec le RN : carte secrète pour le RN ?
- 7:00OuverteRéponse directe
Changement de stratégie du RN depuis l'été ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00S.LecornuFait
« Il va falloir aussi changer, être plus créatif, parfois plus technique, plus sérieux dans la manière de travailler avec nos oppositions. »
- 2:00S.LecornuFait
« Des ruptures, et pas que sur la forme, et pas que dans la méthode. Des ruptures aussi sur le fond. »
- 4:00S.ChenuFait
« On va écouter ce que S.Lecornu a à proposer sans beaucoup d'illusions. »
- 7:00S.QuéménerFait
« Le Rassemblement national a changé de stratégie depuis cet été. »
- 8:00S.QuéménerChiffre
« Il avait obtenu une augmentation énorme des crédits dévolus à la défense, en discutant avec chacun des groupes. »
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de travailler sérieusement avec les oppositions. Avant même de bâtir son gouvernement, il a reçu les chefs de parti. Portrait. - Qu'il semble loin, le jour où le désormais ancien Premier ministre se réjouissait que les ennuis commencent enfin.
F.Bayrou cède sa place au nouveau locataire de Matignon, mais se verrait bien y travailler encore un peu. - F.Bayrou: Mon aide et notre aide vous est acquise à tout instant pendant les semaines, les mois qui viendront. - S.Lecornu: Merci, monsieur le Premier ministre.
Pour cela, il va falloir aussi changer, être plus créatif, parfois plus technique, plus sérieux dans la manière de travailler avec nos oppositions. J'aurai l'occasion d'y revenir. On vient d'en parler très longuement tous les deux.
Je le dis aussi, il va falloir des ruptures, et pas que sur la forme, et pas que dans la méthode. Des ruptures aussi sur le fond. - Pensait-il déjà à son discours De changement et de rupture quelques heures plus tôt, en assistant à la chute du Premier ministre Bayrou?
A 39 ans, S.Lecornu est chargé de réussir là où ses prédécesseurs ont échoué, c'est-à-dire trouver une majorité, notamment pour passer un budget. - E.Philippe: Il va avoir une tâche très difficile.
Je le connais depuis longtemps parce qu'il est élu en Normandie. Nous nous connaissons depuis bien avant 2017. En 2017, je l'ai proposé au président de la République pour qu'il entre dans le gouvernement que je dirigeais.
C'est un homme jeune mais qui a pris beaucoup de densité au ministère des Armées, je trouve. Il sait discuter. - C'est justement ce qu'on lui demande: savoir suffisamment bien discuter pour éviter la censure.
Il y a quelques mois, la presse évoquait ses dîners avec la patronne de l'extrême droite, mais désormais, les conditions sont posées. - S.Chenu: On va écouter ce que S.Lecornu a à proposer sans beaucoup d'illusions.
Je vous ai rappelé nos priorités sur l'immigration, l'UE...
Elles sont claires, affichées. On va voir si S.Lecornu fait un virage à 180 degrés.
Ce sera intéressant. En est-il capable? - Sans doute est-il un peu vexé, O.Faure, de ne pas avoir été retenu pour Matignon.
Pas de participation du PS au gouvernement, mais pas non plus de censure automatique. - O.Faure: Si j'ai le sentiment que nous sommes baladés ou que les Français sont baladés...
La seule chose qui m'intéresse, c'est savoir comment on répond à ce mouvement qui est en cours et à celui du 18 septembre. Si la réponse est positive, j'accompagnerai cette réponse. Si elle est la même que celle formulée depuis 8 ans, je censurerai. - Le fidèle du président commence sa carrière politique à l'UMP.
A 19 ans, ce fils unique, titulaire d'une licence de droit, est le plus jeune assistant parlementaire de l'Assemblée. C'est sa rencontre avec un certain B.Le Maire qui s'avère déterminante.
Le ministre l'emmène partout où il est nommé. S.Lecornu se fait un nom et trouve son électorat.
A 27 ans, il est élu maire. Un an plus tard, il est le plus jeune président de son département. - C'est un énorme travailleur.
Infatigable. Il nous épuise. - S.Lecornu: On dit que demain, je vais changer de vie, mais je n'en suis pas convaincu.
J'ai un côté moine-soldat. -2 ans plus tard, il quitte la droite pour rejoindre E.Macron.
Stratégie payante pour celui qui entre à Matignon 8 ans plus tard, après 3 ans au ministère des Armées. A la gauche de la gauche, sa nomination ne passe pas. - M.Bompard: Je crois avoir entendu que du côté du groupe communiste, du côté du groupe écologiste...
Je ne veux pas parler à leur place, ils feront leur déclaration. J'ai entendu des déclarations très froides à la nomination de monsieur Lecornu. Nous proposerons aux autres députés de gauche de déposer avec nous cette motion de censure. - A Matignon, le 5e Premier ministre du 2d mandat d'E.Macron a déjà commencé les consultations. - C.Roux: Nous allons revenir sur ces consultations, sur la rupture dans la forme, sur la méthode qu'il veut appliquer pour essayer de passer un budget...
Question. - P.Perrineau: Remaniement complet, je ne crois pas.
On est dans un temps extrêmement bref. Déstabiliser l'ensemble du dispositif du gouvernement serait un coup. Nous sommes dans un temps court.
N'oublions pas que vendredi prochain, il y a les notes des agences de notation quant à l'endettement de la France. Le temps est très court. D'autre part, il y a des ministres qui ont réussi dans leur département.
Je pense à B.Retailleau à l'Intérieur, à G.Darmanin à la Justice...
On ne voit pas pourquoi on changerait brusquement ces poids lourds. D'autre part, c'est un homme relativement peu connu. Il a aussi besoin d'être lesté par des poids lourds.
Il en ajoutera peut-être dans le dispositif gouvernemental. - C.Roux: On spécule sur la méthode, sur son goût du dialogue et d'écouter avant de parler.
N'était-ce pas ce qu'on disait de M.Barnier, qui était l'homme du dialogue qui avait fait passer le Brexit, ou de F.Bayrou? - G.Sliman: C'est ce qu'on disait de M.Barnier pour le Brexit, oui.
C'était le mantra qui était répété à l'époque. Pour Bayrou aussi. C'était quelqu'un qui connaît la vie politique depuis longtemps, les différents partis...
On spéculait sur le fait qu'il arriverait à mieux dialoguer. Chose intéressante sur la "méthode" Lecornu...
On a testé ce qu'était cette méthode Lecornu en indiquant qu'il souhaitait, avant de former son gouvernement, s'entretenir avec les différentes oppositions. C'est très populaire. Les trois quarts des Français disent que c'est la bonne méthode.
C'est une gifle monumentale qu'il met dans la tête de F.Bayrou en lui disant qu'ils allaient changer de méthode, sur le fond, sur la forme, en étant plus sérieux, et en le regardant droit dans les yeux. C'est un message envoyé aux sympathisants des différents partis d'opposition pour dire: "Je sais que vous pensez que je suis l'homme d'E.Macron, mais vous allez voir que ça va changer." c'est bien, mais ça ne marchera pas, il ne le fera pas. - N.Schuck: C'est un animal politique hors norme.
La différence avec un M.Barnier ou un F.Bayrou, c'est que c'étaient des hommes politiques un peu éloignés des affaires et qui avaient un peu perdu le contact avec l'Assemblée nationale.
S.Lecornu a la politique dans le sang. C'est aussi quelqu'un de très connecté avec le terrain.
Un proche du président de la République me disait il y a quelques années en parlant de lui que c'était un animal hyper politique. Il connaît le cul des vaches et est capable de dire combien coûte le macadam pour refaire une départementale. Il entend ce qui se passe dans le pays.
C'est des qualités qui peuvent lui servir. - C.Roux: Il fera sans difficulté le plein à droite, avec tous les partenaires naturellement des LR, d'Horizons, et sans doute de G.Attal... - N.Schuck: Pas sûre.
Avec G.Attal, ça ne passe pas très bien. - C.Roux: Pour le reste, on a beaucoup entendu depuis sa nomination qu'il y avait eu un dîner secret avec le RN, organisé au ministère des Armées avec J.Bardella et M.Le Pen.
Est-ce qu'il a dans sa manche une carte secrète pour le RN? - S.Quéméner: Le Rassemblement national a changé de stratégie depuis cet été.
Ils ont senti qu'il y avait une pression de la part de leurs électeurs et qu'il n'était pas possible d'adouber ou de laisser du temps à un nouveau gouvernement du bloc central. Même si ça s'est bien passé au moment de la loi de programmation militaire...
Il avait obtenu une augmentation énorme des crédits dévolus à la défense, en discutant avec chacun des groupes et en faisant en sorte d'obtenir une sorte de consensus...
Ca a construit son aura politique. Il a fait un travail à l'Assemblée pour que tout le monde soit derrière la loi de programmation militaire. Ce n'était pas évident.
A ce moment-là, avec le RN, il les a considérés et ils ont apprécié. Ils sont maintenant dans une autre temporalité. On est à 18 mois de la présidentielle.
M.Le Pen prépare son procès en appel.
François Bayrou