Laurence Rossignol - L'interview politique du 28/09/26
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse directe
On commence par le Sénat où avait lieu hier un renouvellement par moitié.
- 0:40RelanceRéponse directe
C'est une victoire symbolique. En effet, en même temps, c'est quand même le résultat d'événements qui se sont produits précédemment.
- 1:29OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il faut y voir un message, justement, dans le sens où la marée monte ?
- 2:04RelanceRéponse directe
La question qui est posée, c'est est-ce que la droite sénatoriale va aussi se droitiser sous l'influence du RN ?
- 2:32RelanceRéponse directe
De quel côté êtes-vous ? De celui toujours de la course derrière le RN, ou est-ce que vous êtes du côté du barrage républicain ?
- 3:49OuverteRéponse directe
Également une petite surprise ou une nouveauté, entrez d'un ou deux sénateurs LFI dans le Rhône et en Haute-Garonne.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:26Invité politiqueChiffre
« Et il a réussi 14 sièges, si je ne me trompe pas, ce qui lui donne des moyens, la possibilité de lancer des commissions d'enquête du temps de parole. »
- 1:06PrésentateurFait
« Parce que le score d'hier soir et ce groupe, il va être composé de FNRN, d'historique, et aussi des ciotistes. »
- 2:39PrésentateurFait
« Parce que le score d'hier soir et ce groupe, il va être composé de FNRN, d'historique, et aussi des ciotistes. »
- 2:48PrésentateurFait
« Donc ça va être pour la droite traditionnelle. »
- 3:52Invité politiqueFait
« Également une petite surprise ou une nouveauté, entrez d'un ou deux sénateurs LFI dans le Rhône et en Haute-Garonne. »
- 4:34Invité politiquePromesse
« Vous persistez, vous signez évidemment, notamment en vue des prochaines législatives. »
- 5:14PrésentateurFait
« Et ce qui était posé dans le débat, c'était, il faudra bien s'allier une fois que Marine Le Pen aura gagné les présidentielles. »
- 7:27PrésentateurFait
« Je pense que ça fait dix ans, depuis 2017, que toute la gauche vit sous la terreur des injonctions de LFI. »
- 8:11Invité politiqueFait
« Sur la politique, Ségolène Royal l'a qualifiée de stagiaire, je cite, eu égard à son inexpérience politique, sa jeunesse, elle tape juste, non ? »
- 8:53Invité politiqueFait
« François Hollande n'étant pas dedans, c'est difficile de savoir s'il serait un bon candidat. »
- 10:36PrésentateurFait
« Elle vient aussi de la gauche, elle vient de la France insoumise. »
- 11:36PrésentateurFait
« Le choix qu'il a fait, c'est d'être un leader politique qui se situe en marge du consensus républicain et de la question patriotique aussi. »
- 12:41Invité politiqueFait
« Emmanuel Macron a affirmé que le Hamas n'avait jamais, je cite, entre guillemets, sévi en Cisjordanie. »
- 13:25Invité politiqueChiffre
« Beaucoup de sondages donnent, bien sûr, Marine Le Pen, très en tête du premier tour, 35% grosso modo. »
- 13:33Invité politiqueFait
« Ça vous inquiète, ce Mélenchon-Le Pen, c'est encore évitable ? »
Temps de parole
- Présentateur77 %
- Laurence Rossignol22 %
≈ 4,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bonjour
Laurence Ronsignol, vous êtes sénatrice PS du Val-de-Marne, ancienne ministre des Familles, de l'Enfance et des Droits des Femmes sous le quinquennat de François Hollande. On va commencer justement par le Sénat où avait lieu hier un renouvellement par moitié. Un des enjeux du scrutin c'était de savoir si le RN allait ou non obtenir un groupe parlementaire, c'est-à-dire franchir la barre des 10 sénateurs. Et il a réussi 14 sièges, si je ne me trompe pas, ce qui lui donne des moyens, la possibilité de lancer des commissions d'enquête du temps de parole. Mais ce qui est surtout une victoire symbolique, non, à quelques mois de l'élection présidentielle.
Oui,
c'est une victoire symbolique. En effet, en même temps, c'est quand même le résultat d'événements qui se sont produits précédemment. D'une part, les élections municipales qui, on le sait, ont donné un certain nombre, un nombre suffisant de grands électeurs au Rassemblement national.
Notamment sur l'arc méditerranéen,
qui étaient les départements concernés.
Et c'est la deuxième raison, c'est que ce résultat hier soir, il est le produit des élections municipales et du ralliement d'une partie des Républicains, en particulier de les Républicains et de la droite ciotiste, au Rassemblement national. Parce que le score d'hier soir et ce groupe, il va être composé de FNRN, d'historique, et aussi des ciotistes.
De
l'UDR.
De l'UDR, voilà. Mais quand on dit UDR, je ne
suis
pas sûr que tous les gens qui nous écoutent sachent exactement de quoi il
s'agit. Et les plus
vieux croient que c'est une vieille formation politique qui s'appelait l'UDR.
Celle du général de Gaulle. Mais non, c'est le parti d'Éric Ciotti qui a quitté LR pour rallier le RN. Est
-ce
qu'il faut y voir un message, justement, dans le sens où la marée monte ? À sept mois du premier tour de la présidentielle, la marée RN monte
?
Du point de vue du RN, c'est sûr que c'est une institutionnalisation, une tribune supplémentaire pour se faire entendre. Mais ça ne traduit rien de l'état du pays et du rapport du pays au RN. Aujourd'hui, ça ne fait que traduire, ce que je disais à l'instant, conséquences des municipales, conséquences du ralliement des ciotistes au RN.
Après,
ça va être au Sénat un moment important parce que ça va être l'ordre de vérité pour la droite
traditionnelle,
c'est-à-dire pour le parti de Retailleau et pour Gérard Larcher, qui se pose toujours comme le défenseur au Sénat des institutions républicaines, des valeurs de la République. Et on disait hier soir que le Sénat se droitise de par ce groupe RN. La question qui est posée, c'est est-ce que la droite sénatoriale va aussi se droitiser sous l'influence du RN ? Je prends un sujet, la préférence nationale, qui est aujourd'hui le thème central et majeur de la campagne de Marine Le Pen.
Du côté de la droite Retailleau, il y a déjà eu des amendements, des propositions de loi qui visaient effectivement à soumettre à des longues conditions de résidence les étrangers en situation régulière, qui sont en France légalement, pour que leurs enfants puissent avoir des allocations familiales ou l'allocation personnalisée au logement. Donc ça va être pour la droite traditionnelle. De quel côté êtes-vous ? De celui toujours de la course derrière le RN, dont il devrait quand même se rendre compte qu'à force de dire les mêmes choses qu'eux, c'est pas à eux que ça rapporte, c'est au RN que ça rapporte ? Ou est-ce que vous êtes du côté du barrage républicain ?
Pas simplement le barrage républicain en termes de comportement électoral, mais le barrage républicain en termes de résistance aux propositions et à l'idéologie du RN. Donc ça va être très important ce qui va se passer au Sénat dans les prochains mois, parce qu'on va préparer
ce
qui sera le sujet de 2027, c'est comment on se retrouve, les Républicains, pour empêcher Marine Le Pen d'être élue et de mettre à mal ce qui sont les fondamentaux de notre société.
Les Républicains au sens large et non pas le parti des Républicains, bien sûr. Également une petite surprise ou une nouveauté, entrez d'un ou deux sénateurs LFI dans le Rhône et en Haute-Garonne.
Pareil, même cause
produisant le même effet. Même cause, même
punition, si j'ai envie de dire, voilà. Donc effectivement, conséquences et aussi conséquences de manœuvres assez désagréables qui ont été conduites dans certains départements pour éliminer des candidats, et je pense en particulier au Rhône, où le but a été d'éliminer la deuxième de liste de la liste Rassemblement Écolo-PS, parce que c'est une personnalité hostile à l'alignement du Parti Socialiste derrière la France Insoumise.
Et vous, vous êtes tout à fait sur cette ligne, vous avez toujours refusé, notamment depuis 2024, depuis la dissolution, l'alliance avec la France Insoumise sous la forme du NFP. Vous persistez, vous signez évidemment, notamment en vue des prochaines législatives.
Nota. Alors j'étais frappée le jour, en écoutant comme beaucoup le débat entre nos candidats à la primaire, et vous l'avez évoqué en début d'émission, je soutiens effectivement la candidature de Raphaël Luxman, et à un moment donné, le débat s'est situé sur la question effectivement des alliances. Et j'étais étonnée de voir comment les autres candidats, pas Raphaël Luxman, mais les autres, se situaient déjà dans une situation qui est une situation post-défaite de la gauche, post-défaite du camp républicain et victoire de Marine Le Pen. Et ce qui était posé dans le débat, c'était, il faudra bien s'allier une fois que Marine Le Pen aura gagné les présidentielles.
Alors deux choses, d'abord, si ceci arrivait, le spectre serait à mon sens bien plus large que celui des formations de gauche, puisqu'il engloberait l'ensemble des formations anti-RN pour résister. Mais surtout, nous ne nous situons pas dans une perspective de victoire de Marine Le Pen. Nous,
on
se situe dans une perspective où Raphaël Luxman est le candidat pour que la gauche gagne l'élection présidentielle et que la gauche rassemble autour d'elle tous ceux qui ne veulent pas de
l
'extrême droite en 2027.
Alors
il n
'est
pas encore le candidat, puisque la primaire, je le rappelle, aura lieu au premier tour le 9 et 10 octobre. Il peut peut-être être dessiné au premier tour, je crois que c'est votre objectif. Mais sinon, ce sera un deuxième tour. Il y a contre lui le patron du Parti Socialiste, Olivier Faure, Jérôme Gage, député de l'Essonne, et Emmanuel Morel, ainsi que bien sûr, last but not least, Ségolène Royal, qui fait son retour 20 ans après. Pourquoi est-ce que vous vous soutenez, Raphaël Luxman, par rapport à tous ces socialistes ? Puisque je rappelle que lui, il n'est pas socialiste, il fait partie de Place Publique, il n'est pas de votre parti.
Alors, oui, j'entends cette histoire qu'il n
'est
pas de notre parti. Mon parti, il lui a quand même confié deux fois la tête de lice aux élections européennes, c'est-à-dire qu'il est quand même suffisamment socialo-compatible, si j'ose dire, pour qu'on lui confie la tête de lice aux élections européennes. Un certain nombre de socialistes se sont fait élire députés européens sur sa liste, et à ce moment-là, personne ne faisait procès à Raphaël Luxman de ne pas être un socialiste canal historique de la maison. Donc, il y a quelque chose quand même qui est dans cette critique, dans ce reproche qu'est fait Raphaël Luxman, dans cette espèce de pseudo-patriotisme de parti, qui n'est pas sincère et qui est assez malvenu.
Pourquoi je soutiens Raphaël Luxman plutôt que les autres ? D'abord parce qu'il incarne à mes yeux une refondation de la gauche,
c
'est-à-dire qu'on voit bien que la gauche républicaine, démocratique, la gauche antitotalitaire, à laquelle j'appartiens depuis toujours, doit aujourd'hui trouver un nouvel espace, un nouveau projet,
et
aussi une nouvelle affirmation d'elle-même. Je pense que ça fait dix ans, depuis 2017, que toute la gauche vit sous la terreur des injonctions de LFI, qui déclarent qui est à gauche, qui n'est pas à gauche, qu
'est
-ce qu'il faut penser, qu'est-ce qu'il ne
faut
pas penser. Ceci nous empêche de penser par nous-mêmes. Or, le monde a changé, nous ne sommes plus en 1980, ni même en 2011. Le monde a changé, la gauche a besoin de réfléchir aux nouveaux enjeux.
Ça,
c
'est
la première raison. La deuxième raison, c'est parce que Raphaël Luxman incarne une stature sur les questions géopolitiques et internationales qu'il est, à mon sens, le seul à avoir, qui est lié à son histoire. Pendant qu'il n'était pas au Parti Socialiste, ce que lui reprochent certains, lui, il était sur le terrain et dans le combat, en particulier contre Poutine.
Sur la politique, Ségolène Royal l'a qualifiée de stagiaire, je cite, eu égard à son inexpérience politique, sa jeunesse, elle tape juste, non ?
Non, elle ne tape pas juste. Il est député européen, il parle d'égal à égal avec les dirigeants européens. Il est respecté au plan européen. J'entendais l'autre jour Thierry Breton, qu'on ne peut pas soupçonner de la moindre complaisance pour la gauche, dire à propos de Raphaël Luxman que c'était un député européen très chevronné et avec lequel il avait travaillé. Donc,
c
'est une critique. Je crois que Ségolène Royal a essayé d'en mener le débat un peu trop bas quand elle s'est livrée à ce type d'attaque ridicule.
Alors, il
y en a un qui a une stature internationale, vous en parlez, c'est François Hollande qui ne participe pas à la primaire mais qui attend son heure et qui attend en gros le mois de décembre, disons-le très franchement, pour que Raphaël Luxman dévise dans les sondages et pouvoir lui piquer la place. Qu'est
-ce
que vous en pensez
?
Ce n
'est
pas un bon candidat, François Hollande
?
En fait, on est dans une primaire, donc on choisit les candidats qui sont dans la primaire. François Hollande n'étant pas dedans, c'est difficile de savoir s'il serait un bon candidat. Ce que je pense par ailleurs, c'est que le calcul consiste à dire que le candidat désigné par la primaire et si c'est Raphaël Luxman, comme je le souhaite, va mécaniquement s'effondrer dans les trois mois qui suivent, me paraît être un mauvais calcul. Et en plus, je ne suis vraiment pas sûre que si ça se produisait, ça permette à une nouvelle fleur de pousser dans ce champ de ruines que serait l'effondrement de la gauche démocratique et républicaine dans cette première séquence qui est celle de la fin 2026.
Alors, la semaine prochaine, ce sera, si j'ose dire, un anniversaire, un triste anniversaire, le troisième anniversaire du 7 octobre 2023. Comment vous jugez la façon dont l'antisémitisme a prospéré en France et dans le monde depuis cette date, alors que ça aurait dû, logiquement, créer un sentiment de mobilisation et de solidarité avec les Israéliens
?
C'est terrible, c'est comme si un certain nombre de sociétés occidentales, je pense à la France, je pense aux États-Unis,
je
pense à la Grande-Bretagne, attendaient qu'il se passe quelque chose pour se libérer du poids de la Shoah, pour fermer cette page de l'histoire et pour dire, d
'un
certain point de vue, bon, ça suffit, passons à autre chose. Comme s'il y avait un antisémitisme qui n'attendait qu'une autorisation de s'exprimer. Et en fait, ce que j'observe, c'est que, en ce qui concerne la France en particulier, cette autorisation a été donnée relativement rapidement. Elle vient aussi de la gauche, elle vient de la France insoumise. C'est une des raisons, pas la seule, mais une des raisons pour lesquelles je pense que toute alliance avec la France insoumise est désormais impossible. Quand je parle d'alliance, c'est-à-dire de construire un programme électoral ensemble, de proposer aux Français de gouverner ensemble, ce n'est pas possible.
Parce que cette position-là de la France insoumise a un effet délétère dans la société française. Elle a autorisé quelque chose qui n'était pas autorisable.
Vous qui avez bien connu et fréquenté Jean-Luc Mélenchon il y a des années, même des décennies, lorsqu'il était au Parti Socialiste, vous lui en voulez pour cette responsabilité
?
Oui, j'en veux globalement à Jean-Luc Mélenchon pour la stratégie qu'il a prise après 2017. Je pense qu'après les élections présidentielles de 2017, Jean-Luc Mélenchon était en situation pour être un leader de la gauche. Il aurait pu être le nouveau Mitterrand s'il l'avait voulu. Et ce n'est pas le choix qu'il a fait. Le choix qu'il a fait, c'est d'être un leader politique qui se situe en marge du consensus républicain et de la question patriotique aussi.
On parle de la position de la France insoumise sur l'antisémitisme, mais parlons aussi de sa complaisance à l'égard du Parti communiste chinois, de sa complaisance à l'égard de Poutine, puisqu'il y a toujours un moment, la France insoumise, quand on parle de la guerre en Ukraine, dit toujours, bon, ok, ce n
'est
pas bien, Poutine a envahi l'Ukraine, ce n
'est
pas bien, mais il faut cesser de soutenir l'Ukraine quand elle réagit. En fait, la France insoumise accuse, par exemple, Zelensky d'être responsable, par les frappes qu'il fait à Moscou, de ce qui se passe aujourd'hui en Ukraine comme intensification de la guerre. Or, dire ça, c'est dénier à l'agressé, à la victime, le droit de se défendre et de défendre son intégrité territoriale.
Puisqu'on est sur l'international, à la tribune des Nations Unies, mardi dernier, le président français Emmanuel Macron a affirmé que le Hamas n'avait jamais, je cite, entre guillemets, sévi en Cisjordanie. C'est une erreur factuelle assez étonnante de la part d'un chef de l'État qui dispose d'une cellule diplomatique, de l'appui du Quai d'Orsay, de diplomates chevronnés. Comment vous l'interprétez
?
Je ne sais pas, c'est tellement énorme comme bêtise, mais moi, vous savez,
je
ne vais pas en rajouter, je pense qu'il a fait une faute, une erreur, peut-être de l'ignorance, j'ai du mal à croire comme vous qu
'il
y
a
autant d'ignorance dans ses services, mais moi, quand le président de la République parle à l'ONU, je souhaite qu'il soit fort et respecté. Donc, je ne vais pas en rajouter derrière pour citer et gloser sur cette bêtise qu'il a dit.
Quelques secondes pour conclure rapidement. Beaucoup de sondages donnent, bien sûr, Marine Le Pen, très en tête du premier tour, 35% grosso modo, et de plus en plus, Jean-Luc Mélenchon aux portes de ce deuxième tour. Ça vous inquiète, ce Mélenchon-Le Pen, c'est encore évitable
?
C'est tout le sens de ce que nous faisons actuellement, c'est tout le sens de la candidature de Raphaël Luxman, c'est effectivement d'empêcher un deuxième tour Mélenchon-Le Pen, tout simplement parce que les mêmes sondages indiquent assez clairement que c'est l'hypothèse dans laquelle Marine Le Pen serait le plus confortablement et le plus assurément élue.
Toute la campagne de Raphaël Luxman va être d'avoir une offre politique pour un électorat de gauche, ce qu'on appelle souvent les socialistes hors les murs, pour les républicains, pour les démocrates, pour les gens qui veulent que, justement, le deuxième tour soit un deuxième tour entre la France républicaine contre le Rassemblement national.
Eh bien, on va suivre ça de très près, bien sûr. Merci d'avoir répondu aux questions de Radio-J et très bonne journée, Laurence Rossignol.
Merci, vous aussi. Merci beaucoup, David. Demain, votre invité sera Julien Aubert, vice-président DLR.
Laurence Rossignol