Réunion publique à Saint-Ébremond-de-Bonfossé (50) : discours de Marine Le Pen
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- 3:50PrésentateurFait
« Le fatalisme de nos dirigeants, leur incompétence, leur esprit de démission, frise la trahison. »
- 4:03PrésentateurFait
« Il croit les Français incapables, incapables d'avoir une armée ou une diplomatie propre. »
- 4:11PrésentateurFait
« Nous l'avons dit et nous le maintenons, malgré les menaces de Mme Belloubert. »
- 4:49PrésentateurFait
« un article de la Tribune, pourtant un journal extrêmement sérieux et respecté par les ministres et les journalistes, indiquait que l'Allemagne entendait restreindre les capacités d'exportation du missile Météor »
- 5:16PrésentateurFait
« Voulons-nous que nos exportations militaires, si importantes pour notre économie, dépendent d'un avis du SPD et des verts allemands ? »
- 6:42PrésentateurFait
« le bradage d'Alstom, bradage de sa branche énergie à Général Électrique, en 2014, opérée par le ministre Emmanuel Macron »
- 6:57PrésentateurFait
« le bradage de sa branche ferroviaire à l'Allemagne Siemens, tentée par le président Emmanuel Macron »
- 8:42PrésentateurChiffre
« la Lex Americana, la loi américaine, a permis de rançonner ces dernières années rien que pour la France, Alstom, Total, Technip, la Société Générale, Alcatel »
- 10:33PrésentateurFait
« Est-ce que les Français le savent, cela ? Est-ce qu'ils savent que la branche énergie d'Alstom, livrée à General Electric, c'est l'entretien et le renouvellement des turbo-altérateurs des 58 réacteurs nucléaires français ? »
- 10:45PrésentateurFait
« Est-ce qu'ils savent que c'est la production des turbines Annabelle destinées aux réacteurs EPR ? »
- 10:50PrésentateurFait
« Est-ce qu'ils savent que c'est la fourniture des turbines de propulsion des quatre sous-marins nucléaires lanceurs d'engin du porte-avions ? »
- 14:08PrésentateurFait
« ils tueront les gens en fermant les yeux sur des produits importés sans contrôle et dangereux pour la santé de nos enfants »
- 25:15PrésentateurFait
« Cour européenne des droits de l'homme qui va vers la reconnaissance de la charia en Europe »
- 25:27PrésentateurFait
« pour pouvoir renvoyer en Algérie un terroriste algérien condamné en France à l'issue de sa peine de prison »
Temps de parole
- Présentateur89 %
- ?11 %
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richesse de tous les Français,
la
France est leur premier bien commun,
la
première garante de leur liberté et combien de ceux qui ne s'en doutent pas, qui ne le reconnaissent pas, lui doivent la vie.
Cette
déclaration d'amour à la France, ces paroles de lucidité et d'humilité que nous faisons nôtres,
nous
la devons à Hervé Juvin dans les premières pages de son livre « Le moment politique
». Sois
-en remercié, mon cher Hervé, toi qui nous as rejoints dans le combat, ce beau combat pour la France que nous menons et qui vient à nos côtés avec ta vision d'intellectuel reconnu, d'économiste, d'essayiste,
mais
aussi ce que l'on sait mon viction, de Français de France comme tu aimes justement le dire
et
avec la vision d'un Français qui fait rayonner l'intelligence française dans le monde.
Et
oui, jamais la question de la France ne se sera posée avec autant d'acuité à
l
'heure des grands choix politiques,
à
l'heure où il nous faut décider de notre destin collectif, repenser notre modèle économique et de toute évidence réactiver notre pacte national et social.
Nous
savons, nous sentons, comme l'écrit Hervé, que le moment est politique, profondément politique,
c
'est-à-dire qu'il appelle chacun d'entre nous à choisir pour nous, bien sûr.
Pour
l'organisation de la société, bien sûr,
mais
aussi pour nos enfants
et
pour les enfants de nos enfants.
Ce
qui se joue, c'est de savoir si nous voulons continuer à nous jeter à corps perdus dans la mondialisation ou si nous voulons, comme tous les pays du monde le font actuellement, revenir à la défense de nos intérêts nationaux et de notre peuple.
La
question qui se pose aux électeurs, au seuil de cette campagne, la question que je vous pose, même si votre présence ici me donne un heureux élément de réponse, est
voulez
-vous rester français ?
Ce
qui est en jeu dans cette élection européenne, c'est de décider si nous voulons que la France continue ou, comme le proposent nos adversaires, qu'elle consente à sortir de l'histoire,
en
sautant dans un vide identitaire, politique
et,
je le dis, économique et social qui s'appelle l'Union européenne.
Ce
qui fait la différence entre nous et nos adversaires,
c
'est qu'eux ne croient plus en la France.
Ils
croient que nous, Français, nous serions incapables d'avoir un pays avec ses frontières,
son
gouvernement, sa politique, sa capacité de décider.
Pour
un pays, cela s'appelle la souveraineté.
Et
c'est très concret. Partant de l'idée non seulement fausse mais humiliante pour la grande nation qu'est la France que nous ne serions plus capables de rien, ils théorisent que le monde serait trop grand pour nous
et
que le seul sort qui puisse nous être réservé serait de disparaître. disparaître politiquement,
avec
la mise sous tutelle de notre droit, l'interdiction de décider de nos lois, disparaître en tant que peuple, sous une submersion migratoire méthodiquement organisée, disparaître culturellement par un grignotage continu de nos valeurs de civilisation.
Le
fatalisme de nos dirigeants, leur incompétence, leur esprit de démission, frise la trahison.
Il
croit les Français incapables, incapables d'avoir une armée ou une diplomatie propre.
Il
nous le montre d'ailleurs avec le traité d'Aix-la-Chapelle, qui organise notre disparition en tant que puissance autonome.
Nous
l'avons dit et nous le maintenons, malgré les menaces de Mme Belloubert.
Le
traité d'Aix-la-Chapelle veut nous engager vers la disparition de notre autonomie en matière diplomatique et militaire.
Oh
là là, lorsque nous avons dit cela, nous avons été accusés de manière extrêmement violente par une forme de coalition médiatico-ministérielle accusée de fake news,
c
'est-à-dire de diffuser une fausse information.
On
pourrait en sourire lorsque l'on a vu que quelques jours après,
un
article de la Tribune, pourtant un journal extrêmement sérieux et respecté par les ministres et les journalistes, indiquait que l'Allemagne entendait restreindre les capacités d'exportation du missile Météor, conçu par une firme européenne,
enfin
une firme européenne, en fait très française, il faut quand même le dire, au motif qu'il comportait des composants allemands.
Or
c'est précisément un des nombreux problèmes posés par le traité d'Aix-la-Chapelle. Voulons-nous que nos exportations militaires, si importantes pour notre économie, dépendent d'un avis du SPD et des verts allemands
?
Eh bien non, nous ne voulons pas.
Nous,
nous disons que nous devons garder notre autonomie de décision, de conception,
mais
aussi de commerce.
Nous,
nous disons que la France doit disposer de son armée, que personne n'a le droit de décider pour nous de nos interventions extérieures ou de nos exportations d'armement, de nos engagements militaires ou diplomatiques.
Nous
avons, vous avez, je le sais, comme moi, été fiers
quand
la France a dit non à la guerre en Irak.
Non.
Et fiers de n'avoir pas été obligés d'aller demander l'autorisation à l'Allemagne avant précisément de dire non.
À
ceux qui voudraient asservir notre diplomatie à des logiques supranationales, ou pire d'ailleurs, post-nationales,
je
voudrais rappeler ce propos du général de Gaulle le 13 décembre 1959.
L
'essentiel, disait-il, pour jouer un rôle international, c'est d'exister par soi-même, chez soi.
Il
n'y a pas de réalité internationale qui ne soit d'abord une réalité nationale.
De
Paris ou de Bruxelles,
ils
nous expliquent que nous serions incapables d'avoir une industrie.
Et
ils organisent, par exemple, le bradage d'Alstom, bradage de sa branche énergie à Général Électrique, en 2014, opérée par le ministre Emmanuel Macron.
Et
plus récemment, le bradage de sa branche ferroviaire à l'Allemagne Siemens, tentée
par
le président Emmanuel Macron.
Qui
est dupe
? Pas
nous.
Qui
peut croire que nous devrions sacrifier toute notre industrie nationale au motif qu'il serait heureux pour l'économie mondiale de faire des géants apatrides
? L
'Union européenne, qui nous donne des leçons d'économie, a ignoré toutes les grandes révolutions industrielles du XXIe siècle.
L
'intelligence artificielle, le numérique, les biotechnologies, les nouvelles énergies, etc.
C
'est cela même qui nous explique qu'il serait impératif de brader nos joyaux industriels contre une prétendue efficacité allemande,
qui
ont laissé s'installer d'ailleurs dans le monde l'extraterritorialité du droit américain, qui est une arme de destruction massive de nos entreprises.
l
'extraterritorialité du droit.
Voilà,
vous me direz, une notion bien curieuse.
Alors
je vous explique.
Si
une entreprise française
a
traité en dollars,
si
même simplement elle a utilisé Google, alors elle devient redevable des juges américains, y compris pour les contrapasser avec un autre pays que les États-Unis.
Ça
vous paraît incroyable.
Et
c'est pourtant vrai. Les procureurs sont le bras armé de l'administration américaine dans des procédures qui, vous l'avez bien compris, visent pour les États-Unis à s'octroyer un pouvoir judiciaire mondial. Afin de faire quoi ? Afin de porter atteinte à la réputation ou à la stabilité financière de nos entreprises,
à
leurs bénéfices, bien sûr.
Pour
monter leur dossier, ils utilisent les moyens d'espionnage économique, les incarcérations de dirigeants, etc.
C
'est ainsi que la Lex Americana, la loi américaine, a permis de rançonner ces dernières années rien que pour la France, Alstom, Total, Technip, la Société Générale, Alcatel.
Cela
représente des milliards de dollars qui sont soustraits à nos entreprises et donc à notre économie.
Plus
quotidiennement, cette menace injuste force nos entreprises à ne pas contrarier la puissance américaine et dans les relations commerciales à s'auto-censurer.
Ne
nous trompons pas.
L
'extraterritorialité du droit américain, elle a un levier de contrôle du commerce mondial.
Et
cela, je suis désolé, mais nous ne pouvons pas l'accepter. Sauf à accepter une vassalisation économique.
Alors,
on nous avait vendu l'Union européenne en disant
«
vous allez voir ce que vous allez voir ». Là,
on
va créer une puissance. Là,
notre
monnaie, elle va pouvoir s'élever contre le dollar et tous ensemble, face aux États-Unis. Mais dites-moi, face à l'extraterritorialité du droit américain, qu'a fait l'Union européenne
? Rien.
Zéro. Rien.
Comment
leur faire confiance et remettre aveuglément notre sort à des européistes qui ne constituent rien d'autre en réalité qu'une caste mondialisée indifférente aux intérêts des peuples
? Nous, nous
disons que la France peut et doit avoir une industrie propre
qui,
certes, peut passer des coopérations,
mais
sans jamais se départir, notamment dans les secteurs stratégiques, de ses propres capacités de décision et de production.
En
vendant la branche énergie,
c
'est-à-dire les turbines d'Alstom aux Américains, M. Macron a laissé notre énergie nucléaire à la merci d'une décision américaine. Est-ce que les Français le savent, cela
? Est
-ce qu'ils savent
que
la branche énergie d'Alstom, livrée à General Electric, c'est l'entretien et le renouvellement des turbo-altérateurs des 58 réacteurs nucléaires français ?
Est
-ce qu'ils savent que c'est la production des turbines Annabelle destinées aux réacteurs EPR ?
Est
-ce qu'ils savent que c'est la fourniture des turbines de propulsion des quatre sous-marins nucléaires lanceurs d'engin
du
porte-avions
? Eh
bien, ils ne le savent pas.
Et
pourtant, maintenant, tout cela relève des États-Unis.
Mais
que ferons-nous
si
demain, les États-Unis refusaient de nous vendre des turbines pour nos centrales nucléaires
? On
ouvrirait des usines de lampes à huile ?
Nous
pleurerons, mes chers amis.
Nous
pleurerons sur des décisions sur lesquelles nos dirigeants devront, je l'espère un jour, rendre des comptes. Cet impérialisme du droit américain, cette soumission aux intérêts américains ne font que nous rappeler l'impuissance de l'Union européenne et l'inconsistance des européistes.
Tout
est bon. Ils sont fascinés par tout,
sauf
par nous.
On
devrait être leur premier centre d'intérêt. Nous autres, pays d'Europe
?
Eh bien, non.
Tous
les modèles sont bons dans le monde,
sauf
historiquement le modèle européen. Toutes les industries sont bonnes à défendre, sauf les industries européennes.
Toutes
les identités doivent être défendues, toutes les cultures doivent faire l'objet d'une promotion, sauf notre culture et notre identité.
Alors, face
à des géants comme les États-Unis et la capacité d'action qu'ils se sont octroyés
face
au fait qu'il s'agit là d'une arme
dans
la guerre économique qui nous est livrée, une guerre que nos dirigeants abordent avec naïveté, je n'hésite pas à le dire avec un esprit de soumission mortelle, eh bien, nous devons reprendre la main.
Nous
devons nous défendre, défendre nos intérêts, car il s'agit de nos intérêts. Il s'agit de l'intérêt des intérêts de notre pays, mais aussi, évidemment, de l'intérêt des générations qui nous suivront. Et cette guerre, ils sont en train de nous la faire perdre.
De
la même manière, pouvons-nous continuer à voir nos productions agricoles ruinées par les importations massives de produits qui se dispensent non seulement de charges sociales, mais également de normes sanitaires
? Cette
Union européenne, si intransigeante avec nos producteurs, ici, les légumiers, les producteurs de carottes le savent, ferme les yeux lorsqu'il s'agit de produits d'importation.
Le
département de la Manche,
qui
est parmi les premiers pour le lait ou la viande bovine, qui a misé sur la qualité des productions, subit de plein fouet cette logique de concurrence profondément déloyale qu'instaure Bruxelles.
Les
traités de libre-échange qui sont négociés, souvent de manière clandestine d'ailleurs, par des fonctionnaires européens, sans tenir compte de notre intérêt national, aggravent cette situation dramatique pour nos agriculteurs. Hervé vous l'a dit, Jordan vous l'a dit,
les
traités de libre-échange, nous les combattrons.
Les
traités de libre-échange qui poussent au dumping social, au dumping sanitaire et environnemental sont en train de tuer la planète.
Et
demain, je vous le dis avec beaucoup de solennité, ils tueront certainement les gens.
Ils
tueront les gens en fermant les yeux sur des produits importés sans contrôle et dangereux pour la santé de nos enfants.
Ici
et ailleurs, ces traités de libre-échange réduisent des populations entières en esclavage pour produire toujours moins cher, dans une course folle au suicide social.
Dans
nos pays, ils entraînent la ruine de nos exploitations,
la
désorganisation de nos filières et surtout le suicide de nos agriculteurs.
Est
-ce là la société que nous voulons
? Est
-ce que ce sont les principes sur lesquels l'Europe doit se construire
?
Certainement pas.
Nous,
nous ne voulons plus des traités de libre-échange, mais des accords commerciaux négociés en fonction de nos intérêts nationaux, des intérêts de nos producteurs, de la santé des consommateurs.
Dans
le projet de l'Alliance européenne des nations que nous proposons, nous entendons substituer à la notion du libre-échange, c'est-à-dire à la concurrence sauvage, le juste échange,
qui
suppose une équitable régulation. Sans régulation, il n'y a ni morale, ni efficacité économique. Il n'y a que le désordre, la loi du plus fort, la concurrence généralisée, la cupidité érigée en vertu.
Le
juste échange, c'est quoi ?
C
'est un commerce international qui refuse le règne du moins-disant social, environnemental ou sanitaire.
C
'est un commerce qui privilégie les productions de proximité, on vous l'a dit.
C
'est un commerce qui assure la traçabilité et donc garantit la qualité.
Et
puis, regardons aussi ce qui fonctionne, car si nous avons des critiques à l'égard des États-Unis, il y a parfois des choses positives qui sont mises en œuvre.
Qu
'a fait Donald Trump avec le Mexique
? Eh
bien, ce qu'il a fait avec le Mexique, nous souhaitons le faire aussi.
C
'est-à-dire mettre en œuvre des accords commerciaux qui exigeront des pays émergents signataires l'engagement chez eux d'un coût horaire minimum dans les secteurs concernés. C'est cela qui permettra de lier le commerce et le progrès social dans ces pays qui tirent leur avantage économique de l'exploitation humaine.
Et
c'est en mettant fin à la spirale du dumping social généralisé que nous arrêterons la tendance de nos pays à rogner nos systèmes sociaux.
Vous
voyez, les Français devraient nous écouter plus souvent,
y
compris ceux qui jouent du sifflet à l'extérieur.
S
'ils jouaient
objectivement, ils
disent qu'ils sont intéressés par le social, ils disent qu'ils défendent les travailleurs. S'ils arrêtaient de siffler bêtement
et
qu'ils écoutaient ce que nous avons à dire, ils s'apercevraient que ce sont dans nos solutions
que
l'on trouvera les moyens précisément de sauver notre système de protection sociale, de défendre notre industrie et donc de créer les emplois qui nous manquent aussi cruellement aujourd'hui.
Et
puis,
parce
que la politique des prix, c'est toute une chaîne
et
qu'on parle beaucoup en ce moment de pouvoir d'achat,
il
nous faudra agir sur la grande distribution
dont
les pratiques sont souvent indignes.
Cette
grande distribution qui écrase les petits producteurs sans pour autant favoriser le pouvoir d'achat des consommateurs.
À
l'heure où le monde entier, de l'Inde à la Chine, des États-Unis à la Russie, du Japon au Brésil réclament le retour des protections nationales,
de
justes régulations qui préservent les intérêts nationaux, devrions-nous être les seuls à poursuivre dans la voie de la dérégulation, de l'ouverture à tout va de nos frontières, de la liquidation de pas entiers de notre économie. Devrions-nous être les seuls à nous soumettre
à
la gigantesque entreprise d'expropriation économique, sociale, environnementale, patrimoniale et culturelle que représente aujourd'hui l'Union européenne, fille aînée de la mondialisation
? Personne
de raisonnable ne peut le prétendre. Personne de sensé ne peut le croire.
Nous
ne serons pas les idiots du village mondial.
La
colère, la saine colère qui s'est exprimée avec la crise des Gilets jaunes,
qui
s'exprime encore aujourd'hui d'ailleurs,
car
la réalité c'est que cette crise n'est pas terminée,
puisqu
'on n'y a apporté aucun début de commencement de solution.
Cette
saine colère est une révolte populaire contre la mondialisation,
une
révolte des salariés pauvres contre la dévaluation de la valeur travail,
une
révolte de la classe moyenne et modeste contre la tiers-mondisation de leur situation, une jacquerie fiscale contre la folie des fermiers généraux et le gaspillage de l'argent public.
Le
gaspillage dont on ne mesure pas l'étendue.
Le
jour où nous arriverons au pouvoir,
nous
allons en découvrir des choses.
Comme
nous en avons découvert quand nous sommes arrivés à la tête de certaines municipalités. Et pourtant, évidemment, le niveau n'est pas le même.
Que
de gaspillage,
que
de fraude sur laquelle on ferme les yeux,
que d
'avantages accordés à certains Alors, cette colère, cette jacquerie, cette révolte, elle est née et nos dirigeants ne devraient pas l'oublier du ressentiment de la trahison du référendum de 2005.
L
'Union européenne est le règne des fausses autorités et des vrais petits despotes. Celle, elle est l'empire d'une caste asservie au dogme de l'argent et affairée à la préservation de ses intérêts propres.
Les
fatalistes qui professent
est-ce
que c'est l'Union européenne où le chaos vous trompe ? Ce sont les mêmes qui disaient « C'est Emmanuel Macron ou le chaos ? » On a eu les deux.
Et
en fait, comme c'est Emmanuel Macron qui mène au chaos, c'est l'Union européenne qui nous conduit à une sorte de chaos.
En
cherchant à nous convaincre de détruire tout ce qui fait la France.
Une
terre d'intelligence, de puissance et d'espérance.
L
'Union européenne n'est pas seulement à rebours de l'histoire,
elle
n'est pas seulement à rebours d'une vision humaniste de la société, mais elle est la négation de l'idée européenne parce qu'elle contredit la valeur que l'Europe a enseignée au monde, la liberté.
Nous,
nous sommes Français et l'avenir ne nous fait pas peur.
Et
la liberté ne nous fait pas peur. Contrairement à ce que disent nos adversaires, nous ne nions pas la mondialisation.
Nous
ne la fuyons pas.
Nous
n'en avons pas peur.
Et
nous sommes prêts à l'affronter.
Mais
nous savons que nous ne l'affronterons victorieusement qu'en étant tous ensemble, soudés dans un même élan, dans une même énergie, dans une même conquête. C'est la nation qui fait notre force.
Nous
ne triompherons
de
la mondialisation qu'en étant, mes chers amis, nous-mêmes, c'est-à-dire français, français sans complexe, comme l'ont été pendant des siècles les Français qui nous ont précédés.
Nous
croyons dans le génie français,
ce
peuple d'ingénieurs, de chercheurs, de capitaines d'industrie, mais aussi d'ouvriers extraordinaires,
de
cultivateurs de la terre,
de
cultivateurs de la mer, de penseurs, d'artistes.
Nous
croyons dans l'extraordinaire destin de notre nation, dans son aptitude au redressement, dans sa capacité d'édifier une économie nationale créative et conquérante,
en
redonnant à nos entrepreneurs la liberté, la sécurité juridique et la paix fiscale dont ils ont besoin, en rendant aux travailleurs le juste fruit de leur travail.
Et
pour cela, nous devons faire sauter le verrou de Bruxelles.
Faire
sauter le verrou de Bruxelles, c'est libérer l'Europe du joug de cette Union européenne.
C
'est ouvrir la voie à une Europe des nations, un grand projet que nous appelons l'Alliance européenne des nations.
Cette
idée de liberté, pourtant si belle et si féconde, ne semble pas plaire à ceux qui nous gouvernent.
Qu
'ils tentent de sanctionner la Grande-Bretagne, coupable, forcément coupable,
d
'avoir justement choisi la liberté avec le Brexit, l'avouant au feu de l'enfer, comme vient de le faire M. Tusk,
ou
encore leur souhaitant le plus de douleur possible, comme l'a exprimé cette pauvre Valérie Pécresse.
Qu
'ils cherchent à contrôler Internet
au
nom de la lutte contre les prétendues fake news. Vous avez tous compris, maintenant, dans leur bouche, la fake news, c'est quand vous ne pensez pas comme eux.
Voilà.
Bon. Donc dès que vous ne penserez pas comme eux,
vous
serez menacés, poursuivis, vous serez privés de comptes Facebook, Twitter et autres réseaux sociaux.
Qu
'ils tentent ici en France de museler le droit de manifester avec des pratiques répressives ou des lois liberticides, comme la loi anti-gilets jaunes de M. Macron, faussement appelée loi anti-casseurs.
Ce
que nous défendons, c'est le droit des peuples, le droit des citoyens, c'est la liberté des nations d'adhérer ou non
à
des projets de coopération.
C
'est la liberté des citoyens de pouvoir décider démocratiquement de la forme que prendra cette coopération. Alors cela se résume en un mot, la souveraineté.
Ce
que nous défendons, c'est une Europe qui s'affranchisse des excès de normes,
de
l'impôt qui se polie,
des
règlements qui entravent, d'un système bancaire qui spécule au lieu de financer l'économie réelle, d'un pouvoir qui s'éloigne du citoyen au lieu de s'en rapprocher.
Ce
que nous défendons, c'est une économie fondée sur le localisme, une économie au service de l'homme et de la nation,
au
service des Français et des entreprises françaises,
au
service du bien-être de chacun et de la prospérité collective.
Tout
cela se résume en un mot,
l
'efficacité préalable à la prospérité.
Ce
que nous défendons, c'est une Europe délimitée par ses frontières géographiques et historiques, appuyée sur ses valeurs de civilisations qui refusent les délires de la Cour européenne des droits de l'homme,
Cour
européenne des droits de l'homme qui va vers la reconnaissance de la charia en Europe, Cour européenne des droits de l'homme à qui on est obligé de demander l'autorisation, si possible en ayant les Chines souples,
pour
pouvoir renvoyer en Algérie un terroriste algérien condamné en France à l'issue de sa peine de prison.
Ce
que nous défendons, c'est une Europe où les nations maîtresses de leurs frontières préservent leur mode de vie
de
la submersion migratoire et leur modèle laïque d'une islamisation prosélyte.
Ce
que nous défendons, c'est une Europe fière de ses valeurs, fière de son rayonnement historique, fière de ce qu'elle a apporté au monde.
Cela
se résume en un mot, l'identité.
Ce
que nous voulons, c'est une Europe qui laisse les nations se protéger des mafias, des terroristes,
de
l'évasion fiscale ou de l'importation de poisons
en
leur rendant la maîtrise de leurs frontières.
Et
ça, ça s'appelle la sécurité.
Ce
que nous défendons, enfin, c'est une Europe riche de la diversité de ses cultures nationales, de ses langues, de ses particularismes, de ses traditions. Une Europe qui n'entend pas se fondre dans un magma mondial.
Cela
se résume en un mot, la diversité et le respect de cette diversité des cultures.
Mes
amis, le combat que nous menons est un combat essentiel. Certes, il s'agit de désigner des représentants qui iront défendre votre point de vue de français au Parlement européen et ils doivent être le plus nombreux possible. Mais fondamentalement, ce qui est en jeu va bien au-delà. Car l'Europe entière brise du réveil des peuples.
L
'Alliance européenne des nations que nous proposons procède d'une autre manière de concevoir la coopération en Europe ou d'envisager notre rapport au monde avec une relation plus respectueuse des peuples et plus respectueuse des citoyens, plus respectueuse aussi de notre grande histoire.
Et
parce que
la
vie nous appelle à continuer d'embrasser l'histoire de la France,
je
vous invite à le faire avec nous,
avec
toute l'énergie et l'amour du pays dont vous êtes capables.
C
'est une page glorieuse et faste que nous allons écrire.
Vive
les nations, vive l'Europe des nations et vive la France !