Bonjour chez vous ! du 28 mai 2026
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 44 %Attaque 33 %Défensif 23 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 81 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:33OuverteRéponse directe
Vous demandez une commission d'enquête pour faire la lumière sur les violences dans le périscolaire à Paris.
- 7:16RelanceRéponse directe
Est-ce que pour vous, la mairie de Paris est responsable de ce scandale ?
- 8:22RelanceRéponse directe
Mais juste, pardon, il y a une responsabilité de la mairie ou de la maire de Paris ?
- 9:09RelanceRéponse directe
Mais comment vous l'expliquez, Anne-Séline ? Parce que vous dites, il y a eu des alertes, elles n'ont pas été entendues.
- 10:26RelanceRéponse directe
Mais vous dites qu'il y a eu des alertes. Vous êtes conseillère de Paris, vous étiez conseillère de Paris.
- 13:11OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous attendez de cette commission d'enquête ? Et quelle va être votre marge de manœuvre ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:45PrésentateurChiffre
« Selon le service européen Copernicus, ce réchauffement atteint 2,4 degrés par rapport à 1900, contre seulement 1,4 degré au niveau mondial. »
- 5:25Locuteur non identifiéFait
« C'est le combat de ma vie, a-t-il dit. Cette affaire de prétendu financement libyen de ma campagne a commencé dans le mensonge et le complot. Elle doit finir dans la vérité et la transparence. »
- 7:22Agnès ÉvrenFait
« Oui, je pense que la mairie de Paris est responsable. »
- 7:58Agnès ÉvrenFait
« Et c'est ça qui est inadmissible. »
- 9:30Agnès ÉvrenFait
« Parce qu'à l'origine de cette affaire, il faut y revenir, c'est la loi Payon de 2013 qui fait qu'il fallait appliquer la nouvelle réforme des rythmes scolaires. »
- 10:12Agnès ÉvrenFait
« En fait, certains disent, ah mais moi j'aurais aimé mieux faire, mais je ne savais pas, ils ont juste en fait eu des slides, une journée, voilà. »
- 12:07Agnès ÉvrenFait
« Et pour ne pas affoler les parents, elle a dit, on étouffe l'affaire. On n'en parle pas. »
- 18:11PrésentateurFait
« Le texte d'Hervé Moret vise à renforcer les vérifications avant recrutement. »
- 18:51InvitéFait
« Le secteur périscolaire, pour le niveau de l'école primaire, donc hors ADSEM, n'est pas couvert par le contrôle d'honorabilité. »
- 19:03InvitéFait
« On lit même sur le site du ministère du Travail qu'un particulier qui ferait la demande d'une attestation d'honorabilité en vue de la transmettre à un employeur pour un poste d'encadrant dans un service périscolaire s'exposerait, je cite, à des poursuites, car la loi ne prévoit pas que ce métier soit soumis au contrôle d'honorabilité. »
- 19:35PrésentateurFait
« La procédure est très rapide, elle se fait en trois jours et permet de vérifier qu'une personne n'a pas de condamnation au casier judiciaire, ni d'inscription au fichier des auteurs d'infractions sexuelles ou violentes. »
- 31:25PrésentateurChiffre
« Aurore Berger, d'après les chiffres des associations, on compte déjà une quarantaine de féminicides depuis le début de cette année. »
- 31:35Aurore BergerFait
« Un échec est toujours collectif évidemment à chaque fois qu'il y a un féminicide, c'est-à-dire une femme qui est assassinée parce qu'elle est une femme. »
- 31:53Aurore BergerFait
« C'est la raison pour laquelle on essaye aussi d'accélérer évidemment encore sur des nouveaux dispositifs. »
- 33:13Aurore BergerFait
« On a lancé ça en expérimentation parce que c'était un dispositif très nouveau, parce qu'à chaque fois, vous mettez 40 jusqu'à parfois 60 partenaires autour de la table. »
- 34:13Aurore BergerFait
« Toutes les femmes qui ont été accompagnées par le PAC, aucune, aucune n'est revenue en arrière sur sa décision de partir. »
- 35:44Aurore BergerPromesse
« Il y a un autre engagement que nous avions pris qui va être évidemment tenu, c'est d'avoir dans chaque département une maison de santé dédiée à la lutte contre les violences faites aux femmes. »
- 36:25PrésentateurFait
« En novembre vous avez élaboré un projet de loi cadre contre les violences faites aux femmes, il n'est toujours pas inscrit à l'agenda parlementaire. »
- 36:40PrésentateurFait
« L'intégration et l'inscription du non-consentement dans la définition pénale du viol, c'était une demande essentielle. »
- 36:50PrésentateurPromesse
« On avance, c'était mon engagement sur la question de la lutte contre la soumission chimique. »
- 37:03PrésentateurFait
« On a réussi à avancer sur la question justement des tests qui doivent être réalisés pour ne pas avoir de perte de preuve en matière de soumission chimique. »
- 38:15PrésentateurFait
« Je vois la proposition qui a été portée par Hervé Moret. C'est typiquement une des mesures que je portais dans le cadre de la loi CAD de garantir un contrôle d'honorabilité systématique pour celles et ceux qui sont au contact de nos enfants. »
- 38:35PrésentateurPromesse
« Un engagement clair du gouvernement qu'avant la fin de l'année les règles en matière de prescription sur la question du viol étaient échangées. »
- 38:40PrésentateurFait
« Prescription dite glissante et le contrôle coercitif c'est une mesure essentielle pour porter cette loi. »
- 38:47PrésentateurPromesse
« Cette loi elle sera bien adoptée avant la fin de l'année. »
- 40:09PrésentateurFait
« Ce qui s'est passé à Paris c'est que ce sont des parents qui ont été lanceurs d'alerte, ce sont des enfants qui ont réussi à parler et ce sont des parents qui ont réussi à les écouter et à les entendre et à les croire. »
- 43:21PrésentateurChiffre
« On parle d'une trentaine de femmes aujourd'hui qui soit ont dénoncé des faits d'agression sexuelle, tentatives de viol ou viol, ou pour certaines qui ont porté plainte. »
- 43:36PrésentateurFait
« La première des choses c'est qu'on a depuis ces dernières années dit aux victimes nous vous croyons. »
- 48:10PrésentateurChiffre
« 12 000 CV test envoyés pour 4 000 offres réelles d'emploi. »
- 1:05:50InvitéFait
« Le RN a crevé le plafond de verre de l'enracinement à l'échelon local. »
- 1:05:56InvitéChiffre
« Leurs résultats ont été multipliés par 7 simplement. »
- 1:07:52InvitéFait
« Regardez la façon dont par exemple Louis Alliot agit à Perpignan c'est très intéressant. »
- 1:10:17PrésentateurFait
« Jean-Marie Lechevalier vous parliez de Toulon il y avait eu des affaires en plus il avait rompu avec le rassemblement avec le FN. »
- 1:10:46InvitéFait
« Oui Bordeaux il y avait l'eurodéputé Julie Rochagneux qui était candidate et qui n'a pas été qualifié pour le second tour. »
- 1:16:20PrésentateurChiffre
« 74 mairies gagnées par l'ERN ou ses alliés sur ces 74 il y en a 63 qui sont dans des circonscriptions détenues par l'ERN aux législatives. »
- 1:17:45PrésentateurFait
« En Gironde aux législatives la Gironde avait deux députés RN elle en a perdu un. »
- 1:24:19PrésentateurFait
« Marie-Pierre Calais on va l'écouter c'était hier au micro Jérôme Rabier j'ai franchi ce pas parce qu'en fait moi je n'ai pas changé mais je me suis rendu compte que par contre la famille dans laquelle j'étais glisse vers la Macronie. »
- 1:24:47InvitéFait
« Bien sûr depuis très longtemps le rassemblement national Jordan Bardella Marine Le Pen Sébastien Chenu je les écoute je suis et j'ai retrouvé ma philosophie et la droite sincère que je défendais au travers de leurs propos. »
Temps de parole
- Présentateur78 %
- Invité9 %
- Invité 24 %
- Invité 33 %
≈ 0,9 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Public Sénat, en partenariat avec la presse régionale, vous propose Bonjour Chez Vous. Bonjour à tous, je suis très heureuse de vous retrouver en ce jeudi 28 mai. On pourra faire le tour de l'actualité au plus près de chez vous. Voici le programme. Face au scandale dans le périscolaire, le gouvernement annonce la mise en place d'une liste noire des adultes qui seront interdits d'école car sous le coup de sanctions est suffisant. La sénatrice à l'air de Paris, Agnès Évrenne, est notre invitée. Bonjour, vous demandez une commission d'enquête pour faire la lumière sur les violences dans le périscolaire à Paris.
Vous nous en direz plus dans quelques instants. La représentation de la pièce de théâtre dans laquelle joue Patrick Bruel, perturbée hier soir par des militantes féministes. Peut-il continuer à se produire sur scène ? Comment concilier écoute de la parole des victimes et respect de la présomption d'innocence ? Dans une demi-heure, nous recevrons Aurore Berger, ministre déléguée chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations. Le RN a lancé hier sa campagne des sénatoriales, objectif avoir pour la première fois un groupe au Sénat alors que les municipales ont montré un renforcement de leur implantation locale.
Franchiront-ils la barre des dix sénateurs ? Seront-ils rejoints par des LR voire des centristes avec qui ils disent discuter le débat ? Dans une heure entre nos éditorialistes Jefferson Desport, Elisabeth Martichoux et Arnaud Benedetti. Et puis à la une de nos régions, comment protéger nos aînés de cette vague de chaleur qui dure ? Les services municipaux sont à pied d'œuvre pour les aider. C'est le cas notamment à Ballon-Miré, c'est en Indre-et-Loire. Reportage à suivre. Voilà pour le programme. Nous sommes ensemble pendant une heure et demie. Bonjour chez vous. Et d'abord le journal avec Audrey Viettaz. Bonjour Audrey. Bonjour.
A la une de ce jeudi 28 mai, 17 départements de l'ouest de la France et de la région parisienne en alerte canicule. En vigilance jaune et orange, comme vous pouvez le voir sur cette carte, une grande partie de la façade atlantique est concernée ainsi que l'île de France. En prenant en compte l'ensemble du pays, ce jeudi pourrait être la journée avec la moyenne de température la plus élevée de l'épisode. Une réunion interministérielle à ce sujet se tiendra cet après-midi autour du Premier ministre. Mais la France oriane n'est pas la seule à suffoquer. 35 degrés ont été enregistrés hier à Londres, 33 à Rome et jusqu'à 38 à Séville. Notre continent se réchauffe plus vite qu'ailleurs.
Gaspard Bunel.
Sauter, malgré tous les dangers, pour tenter de se rafraîchir.
A Paris, le canal Saint-Martin, pourtant interdit à la baignade, est devenu un lieu incontournable en pleine canicule.
Je suis dans mon appart, en vrai, j'habite tout seul. Ça fait vite 30, 30 degrés à l'intérieur. Alors que là, tu vois, on est à l'ombre, il y a un petit peu de vent. Dès que tu sautes dans l'eau, ton thermostat, il baisse direct. Donc là, je suis bien de fou. Des astuces pour s'adapter à cette vague de chaleur de tous les records. Météo France a révélé une température mensuelle de 24,9 degrés sur l'ensemble du pays. Du jamais vu dans l'Hexagone. Mais cet épisode caniculaire très précoce s'étend aussi chez nos voisins européens. Au Portugal, les rues sont désertées. Ici, à Santarém, le mercure avoisine les 37 degrés à midi. À cette époque, les dernières années, ce n'était pas comme ça.
On sent que les températures sont en train d'augmenter. On n'est même pas encore en été et les températures sont élevées. Si c'est comme ça maintenant, cet été, cela va être encore plus chaud.
Une canicule rendue plus fréquente et plus violente par le réchauffement climatique et l'utilisation d'énergie fossile. L'Europe et même le continent qui se réchauffe le plus vite au monde. Selon le service européen Copernicus, ce réchauffement atteint 2,4 degrés par rapport à 1900, contre seulement 1,4 degré au niveau mondial. Certains pays comme l'Irlande ont rarement vécu une telle chaleur.
C'est déjà assez inquiétant quand on pense aux conséquences sur le climat
et quand on imagine ce que ça pourrait signifier dans des endroits où les gens n'ont peut-être pas de climatisation, ni les moyens de se rafraîchir ou de s'hydrater.
Selon le bulletin de l'ONU, les températures moyennes mondiales devraient se maintenir à des niveaux records d'ici à 2030.
Les Etats-Unis poursuivent leur frappe en Iran qui dit avoir répliqué. L'armée américaine a abattu 4 drones iraniens et mené des frappes sur une base au sol dans le sud du pays. En représailles, les gardiens de la révolution iranien ont annoncé avoir visé une base américaine. Hier, Donald Trump a affirmé ne pas être satisfait pour l'instant des propositions de l'Iran en vue d'un accord mettant fin à la guerre, tout en restant évasif sur les négociations en cours. On l'écoute.
Nous avons la plus puissante armée au monde. Vous avez bien vu ce que nous avons fait au Venezuela. Cela s'est réglé très rapidement. En Iran, on fait tout aussi bien, mais les gens ne veulent pas le dire. Les Iraniens sont très déterminés. Ils veulent vraiment conclure un accord. Jusqu'à présent, ils n'y sont pas arrivés.
Nous n'en sommes pas satisfaits, mais nous le serons. Sinon, nous n'aurons plus qu'à finir le travail. Nicolas Sarkozy clame son innocence dans l'affaire du financement libyen de sa campagne de 2007. Au dernier jour de son procès en appel, l'ancien chef de l'État a pris la parole une dernière fois pour réaffirmer son innocence. C'est le combat de ma vie, a-t-il dit. Cette affaire de prétendu financement libyen de ma campagne a commencé dans le mensonge et le complot. Elle doit finir dans la vérité et la transparence. « Je n'ai pas trahi la confiance des Français, jamais, jamais. Je ne pourrais avouer quelque chose que je n'ai pas fait.
» Les avocats de l'ancien président plaident la relaxe et dénoncent un roman grotesque. Le parquet général a de son côté requis 7 ans de prison pour association de malfaiteurs, corruption et financement illégal de campagne. Le délibéré sera rendu le 30 novembre 2026. C'est un fleuron français, l'entreprise Duralex, qui va demander son placement au redressement judiciaire. L'avenir de la célèbre verrie du Loiret s'assombrit deux ans après avoir été sauvée par ses salariés. L'entreprise, au vert réputé incassable et aux 243 salariés, s'apprête donc, vous l'avez dit, à demander son placement au redressement judiciaire.
D'après une source interne, les caisses sont vides et les salariés n'ont touché que 50% de leur dernière paie. C'est le cinquième placement au redressement judiciaire que connaît l'entreprise en une vingtaine d'années, Auriane. Merci Audrey. On vous retrouve dans quelques instants pour revenir sur le vote hier au Sénat. d'un texte qui renforce les contrôles des personnels au contact des mineurs après les scandales dans le périscolaire, notamment à Paris. Agnès Évren, vous êtes sénatrice LR de Paris. Rebonjour, conseillère de Paris. Paris au cœur du scandale du périscolaire. Le parquet a ouvert plusieurs enquêtes pour de possibles violences.
84 écoles maternelles, une vingtaine d'écoles élémentaires, une dizaine de crèches visées. Le maire de Paris, Emmanuel Grégoire, qui parle de quelque chose de systémique et en fait la priorité de son mandat avec un plan d'action à 20 millions d'euros qui vise à garantir la transparence totale envers les familles. Agnès Évren, vous demandez une commission d'enquête pour faire la lumière sur les violences sexuelles systémiques dans le périscolaire. Est-ce que pour vous, la mairie de Paris est responsable de ce scandale ? Oui, je pense que la mairie de Paris est responsable. La municipalité sortante est responsable. Pourquoi ? Parce que vous l'avez dit, les chiffres sont glaçants.
110 écoles parisiennes concernées et il y a clairement un caractère systémique puisqu'en fait, il y a une école sur six. Et la difficulté en fait, c'est que les alertes existaient. Les alertes existaient et plutôt que de saisir la justice, la ville de Paris a tout simplement déplacé des animateurs d'école en école qui, pour certains, sont passés des délits à des crimes. Et ce sont les parents qui se sont substitués en fait à l'institution et ont porté plainte, ont saisi la justice. Et c'est ça qui est inadmissible.
Donc il y a une responsabilité politique et moi je le dis, je pense qu'il y a une responsabilité pénale également parce que la ville de Paris avait été alertée dès 2015 via un rapport de l'inspection générale avec des préconisations et qu'en fait, il ne s'est rien passé. Les maires d'arrondissement, notamment Jean-Pierre Lecoq en 2015, avaient alerté également. Onze ans après, il ne s'est toujours rien passé. Mais juste, pardon, il y a une responsabilité de la mairie ou de la maire de Paris ? Est-ce que c'est Anne Hidalgo qui est responsable selon vous ? Écoutez, vous avez dû tous suivre les vidéos qu'on a vues ces dernières semaines qui sont sorties.
Il y a eu, comment dire, une forme de mépris vis-à-vis de la parole des enfants, vis-à-vis de la parole des élus, vis-à-vis de la parole des familles également. Moi je dis juste, encore une fois, qu'on parle là de crimes et délits commis sur des enfants de 3 ans, de 4 ans, de 5 ans, que la ville de Paris était informée, qu'à aucun moment la ville de Paris n'a saisi la justice et qu'encore une fois, ce sont les parents qui ont permis que ces affaires puissent arriver devant la justice parce qu'elles ont porté plainte. Et c'est ce qu'on reproche, nous, aujourd'hui, à la ville de Paris. Mais comment vous l'expliquez, Anne-Séline ?
Parce que vous dites, il y a eu des alertes, elles n'ont pas été entendues. Pourquoi elles n'ont pas été entendues ? Qu'est-ce qui n'a pas marché ? Quel est le problème ? C'est un problème global de dysfonctionnement absolu. Je pense qu'il y a des responsabilités à la fois dans les signalements, dans le recrutement, dans l'organisation du temps périscolaire à Paris. Parce qu'à l'origine de cette affaire, il faut y revenir, c'est la loi Payon de 2013 qui fait qu'il fallait appliquer la nouvelle réforme des rythmes scolaires.
Sauf qu'à Paris, il a fallu une massification du recrutement des agents de la ville de Paris, qui allaient être animateurs, et donc on a pris le tout venant, sans aucune formation... Donc il a fallu recruter beaucoup de monde en un temps limité. Beaucoup de monde, et sans aucune exigence, finalement. Une façon un peu négligente. Et on n'a pas regardé ni les casiers judiciaires, ni la formation de ces animateurs. Sauf que quand on met un animateur face à un enfant de 3 ou 4 ans, il y a un minimum de formation. En fait, certains disent, ah mais moi j'aurais aimé mieux faire, mais je ne savais pas, ils ont juste en fait eu des slides, une journée, voilà. Donc ça n'est pas possible.
Et moi, ce que je dis aujourd'hui, c'est qu'il faut complètement refonder, évoluer évidemment le fonctionnement du périscolaire, et éventuellement sortir même, je dirais, les écoles maternelles du dispositif périscolaire. Mais vous dites qu'il y a eu des alertes. Vous êtes conseillère de Paris, vous étiez conseillère de Paris. Vous avez su des choses, vous avez vu des choses, vous avez alerté la mairie de Paris à l'époque ? Oui, alors ce qui s'est passé, c'est que je suis moi-même concernée en tant qu'élue du 15e arrondissement. Il y a eu en fait, dans le 7e arrondissement, à l'école Saint-Dominique, des parents qui se sont plaints d'un animateur.
L'animateur a été déplacé et venu dans le 15e, à l'école volontaire. Il a été déplacé et ensuite il a commis, justement, au départ dans le 7e, on lui reprochait, en fait, une attitude un peu agressive vis-à-vis d'enfants. Dans le 15e, c'est pire, il a violé. Et donc, en fait, on s'est dit, mais pourquoi est-ce que cet animateur a été déplacé sans même être suspendu ? Ah, mais il fallait lui donner une seconde chance. Et donc, le principe de précaution n'a pas été appliqué. Mais est-ce qu'en Conseil de Paris, ces sujets ont été évoqués et est-ce que c'est Anne Hidalgo qui faisait ce type de réponse ? Non, ce n'est pas Anne Hidalgo. Vous avez tout à fait raison de demander des précisions.
C'est, en fait, ce qu'on appelle la CASPE. Il y a une organisation à l'échelon local des directions des affaires scolaires. Il se trouve que, par exemple, à l'origine de ce scandale, c'était dans une école du 11e arrondissement où une maman expliquait que son enfant avait changé de comportement, qu'il faisait pipi au lit, que l'enfant n'était pas bien, qu'elle le sentait, il parlait, il décrivait, en fait, des jeux avec son zizi. Il expliquait ce qui s'est passé. Donc, la maman est allée voir la directrice de l'école maternelle qui a immédiatement informé la CASPE, donc la chef des affaires scolaires locales. Et pour ne pas affoler les parents, elle a dit, on étouffe l'affaire.
On n'en parle pas. On n'en parle pas, sinon ça va inquiéter. Et d'ailleurs, cette directrice, visiblement, a été mutée. Je ne sais pas où. On n'a jamais eu de réponse. Vous voyez, c'est ce type de réponse qu'on a demandé à Mme Hidalgo. Où est passée la chef de la CASPE qui, malheureusement, a tué tout ce qui s'est passé au lieu, justement, d'être lanceur d'alerte et de saisir la justice ? Et là, vous n'avez pas eu de réponse. Il y a eu une omerta systémique, et moi, c'est ça que je dénonce depuis 11 ans, une omerta absolue. Quand il s'agit d'autres affaires, d'autres scandales, notamment dans l'enseignement catholique, on en entend parler matin, midi et soir.
Là, on parle de l'école publique, d'une collectivité qui, malheureusement, est restée dans l'inertie pendant 11 ans, alors qu'elle savait. Mais, par exemple, l'animateur dont vous parlez, qu'est-ce qu'il est devenu ? Il est sorti aujourd'hui ? Celui du 15e ? Oui, il y en a 78 qui ont été suspendus, évidemment, pour crimes et délits. Voilà. Parfois, ce sont des délits et parfois, ce sont des crimes, c'est-à-dire des viols. Qu'est-ce que vous attendez de cette commission d'enquête ? Puisque vous demandez une commission d'enquête, qu'est-ce que vous en attendez ? Et quelle va être votre marge de manœuvre ?
Parce qu'on le disait, il y a beaucoup d'enquêtes en cours et une commission d'enquête parlementaire ne peut pas empiéter sur des affaires judiciaires en cours. Absolument. Du coup, quelle va être votre marge de manœuvre ? Alors, d'abord, on a demandé également au Conseil de Paris une mission d'information et d'évaluation. Pourquoi ? Parce qu'en fait, entre 2014, 2015 et 2025, il y a une espèce de trou noir. On ne sait pas véritablement. L'affaire, elle a éclaté il y a un an seulement. En 2025, dans une école, dans le 11e, Alphonse Baudin, où tout est parti de là. Donc, on veut savoir, en fait, comment ça s'est passé. Est-ce qu'il y a eu d'autres viols qui ont été commis ?
Et moi, la commission d'enquête que je demande, elle est beaucoup plus large. Elle est plus large sur l'encadrement, en fait, des enfants dans le périscolaire au plan national. Il y a d'autres affaires actuellement. Donc, pas uniquement à Paris ? Pas uniquement à Paris. Non, non. Il faut sortir du cadre parisien. On a cette MIE. Il y a eu aussi des affaires à Marseille, à Lyon, à Bordeaux. Mais la différence, encore une fois, à Paris, c'est que ce sont les parents qui se sont substitués, encore une fois, je le redis, à l'institution, pour faire des articles 40 et aider la justice.
Donc, moi, je dis juste, il faut réorganiser et faire en sorte qu'on ait des animateurs qui soient absolument formés, qu'on ait des contrôles d'honorabilité, et comment se fait-il qu'on n'a pas regardé le casier judiciaire ou voir s'il y avait eu des antécédents historiques dangereux pour ces animateurs, encore une fois, qu'on mettait face à des enfants. C'est tout l'intérêt de cette commission d'enquête. Est-ce que les choses ont changé depuis l'arrivée d'Emmanuel Grégoire à la mairie de Paris qui a révélé avoir lui-même été victime quand il était enfant ? Il fait de cette lutte contre les scandales dans le périscolaire sa priorité absolue.
Vous l'avez dit, 78 agents de la ville de Paris ont été suspendus, dont 31 pour des suspicions de violences sexuelles. Est-ce qu'il prend les bonnes mesures ? Écoutez, on a voté, nous, son plan de 20 millions. La seule chose, encore une fois, c'est que cette mission d'information, elle doit être mise en place très, très rapidement parce que pour l'instant, on n'a pas de réponse à nos questions. Il y a des enfants, des familles qui sont absolument traumatisés. Il y en a pour certaines qui ne savent pas, ils sentent que l'enfant a changé, mais ils ne savent pas s'il y a eu des délits ou des crimes qui ont été commis.
– Mais c'est encore des questions en Conseil de Paris, c'est un sujet qui, j'imagine, est très présent. Quelles questions vous posez à Emmanuel Grégoire et sur quels sujets vous n'avez pas encore de réponse ? – On n'a pas de réponse, en fait, sur des mutations de directeurs des affaires scolaires qui ont disparu. On ne sait pas pourquoi. On ne sait pas véritablement pourquoi est-ce que les maires d'arrondissement ne sont pas immédiatement alertés quand il y a ce type de crime qui est commis et que la ville de Paris est au courant.
Il y a une forme d'opacité, il y a une forme d'inertie pendant 11 ans et donc on ne peut pas comme ça en l'espace de six mois, même si, encore une fois, je le reconnais, il a fait un Conseil de Paris exceptionnel sur ce sujet-là. Moi, je suis extrêmement vigilante. Encore une fois, je le redis, on a des familles qui sont en détresse et qui se sont substituées à la ville de Paris pour prendre le sujet à bras-le-corps et ces familles-là, on doit être à leur côté. Et dans le même temps, il y a les animateurs du péri-scolaire qui ont manifesté mardi. J'imagine que vous les avez vus, entendus. On les a reçus, d'ailleurs. Je les ai reçus la semaine dernière. Est-ce que vous comprenez leur colère ?
Ils disent qu'on est tous stigmatisés, on est tous clués aux pylories. Bien sûr. Et donc, je tiens à leur dire, moi, qu'il y a des animateurs absolument formidables. Et d'ailleurs, beaucoup nous ont expliqué que le métier devenait impossible parce que dès qu'ils ne peuvent même plus hausser le ton, l'enfant risque ensuite d'aller dire « J'ai été agressé ». Donc, bien évidemment, il ne faut pas tout mélanger, il ne faut pas faire d'amalgame. Là, encore une fois, il y a 78 animateurs qui ont été suspendus.
Ils sont tous dans des situations précaires parce qu'encore une fois, vous savez, le temps périscolaire, ce sont quelques heures éclatées, le lundi, le mardi, le jeudi, et que c'est très mal payé. Et que donc, nous, on redemande d'ailleurs une amélioration des conditions salariales et un respect de leur statut. Ce qui n'est pas le cas. Les choses sont très claires aujourd'hui. D'ailleurs, c'est pour ça que ce n'est pas un métier qui est très valorisé, il faut le dire. Et vous le dites, Agnès Évren, ça ne concerne pas que Paris, ces scandales dans le périscolaire. C'est un problème national.
Et dans ce contexte, le Sénat a donc adopté hier une proposition de loi du centriste Hervé Moret pour renforcer les contrôles des adultes travaillant auprès des enfants, André. Oui, car les affaires de violence et d'agression sexuelle, vous l'avez dit, ne se limitent évidemment pas à la capitale. Elles touchent l'ensemble des secteurs de l'encadrement des mineurs, du périscolaire au sport, en passant par les centres de loisirs ou encore l'aide sociale à l'enfance. On écoute hier le garde des Sceaux.
Confierait-on nos enfants à des inconnus croisés dans la rue ? Évidemment que non. Mais c'est pourtant ce que nous faisons, ce que la loi parcellaire nous conduit à faire, faute d'assurance sur le passé, sur le laisser-aller finalement d'inconnus qui s'en occupent.
Face à l'urgence et pour pallier à ce laisser-aller, comme l'a dit le garde des Sceaux, le texte d'Hervé Moret vise à renforcer les vérifications avant recrutement. L'objectif, éviter que des personnes qui présentent un risque puissent continuer à travailler avec des enfants, comme cela a pu être le cas, faute de contrôles suffisants ou de circulation d'informations entre les administrations. Alors aujourd'hui, il existe déjà des dispositifs, mais il varie selon les structures. Parfois, c'est à la personne employée de justifier de son honorabilité. D'autres fois, l'enquête doit être faite par l'administration. Ça peut aussi prendre du temps.
Alors qu'on l'a dit, certaines collectivités sont contraintes de recruter dans l'urgence face au manque de personnel. Et parfois, il y a même des trous dans la raquette.
Le secteur périscolaire, pour le niveau de l'école primaire, donc hors ADSEM, n'est pas couvert par le contrôle d'honorabilité. Les personnels d'établissements scolaires privés hors contrat ne sont pas non plus contrôlés. On lit même sur le site du ministère du Travail qu'un particulier qui ferait la demande d'une attestation d'honorabilité en vue de la transmettre à un employeur pour un poste d'encadrant dans un service périscolaire s'exposerait, je cite, à des poursuites, car la loi ne prévoit pas que ce métier soit soumis au contrôle d'honorabilité.
Le texte qui a été voté hier, pardon, qui est soutenu par le gouvernement, généralise le contrôle d'honorabilité à toutes les personnes qui travaillent auprès d'enfants. Ça peut être dans le sport, dans le périscolaire, dans le public, dans le privé, même pour les gardes d'enfants à domicile. La procédure est très rapide, elle se fait en trois jours et permet de vérifier qu'une personne n'a pas de condamnation au casier judiciaire, ni d'inscription au fichier des auteurs d'infractions sexuelles ou violentes. Une étape saluée par les sénateurs, mais pour beaucoup, il faut aller plus loin.
Il faudra donc aller plus loin, créer un véritable registre national des interdictions à exercer, harmoniser les listes d'infractions entre les différents codes, mettre en place une évaluation psychologique des encadrants dans tous les secteurs.
Nous avons besoin d'un véritable ministère dédié à l'enfance, avec des moyens clairs, identifiés et pérennes. Nous avons besoin de renforcer la formation des personnels du périscolaire, de mieux encadrer leurs conditions de recrutement et de suivi. Nous avons besoin de créer des espaces sécurisés pour la parole de nos enfants, où ils peuvent être entendus, crus et protégés. Madame Évren, est-ce que vous êtes de l'avis de vos collègues ? Est-ce qu'il faut aller plus loin ? Est-ce que ce n'est qu'un point d'étape, finalement ? C'est déjà très bien, parce que la protection de l'enfance a été sous-traitée depuis des années dans ce pays, et on a vraiment besoin d'un sursaut collectif.
Cette PPL d'Hervé Moret, moi, je la salue, parce qu'en fait, elle répond exactement à toute la problématique de ce qui s'est passé à Paris, où en fait, il y avait une absence totale de contrôle d'honorabilité. On a mis des animateurs sans vérifier s'ils avaient eu des antécédents sur des sujets d'abus sexuels, par exemple. Et donc, oui, il faut aller plus loin. Il y a le fichier également, justement, sur tous les antécédents historiques sur les affaires sexuelles, et qu'il faut que cet accès à ce fichier soit absolument automatique, et que les signalements, désormais, soient immédiatement pris en compte. À Paris, il y a eu des signalements qui, encore une fois, ont été totalement ignorés.
Moi, j'ai le souvenir, pour répondre encore à la question que vous posiez tout à l'heure, de Mme Hidalgo, qui disait « On est dans les statistiques nationales sur ce sujet ». Ça a été dit en Conseil de Paris, quand on a expliqué qu'il y avait quand même de plus en plus de parents d'élèves qui se plaignaient d'une école dans le 11e arrondissement. « Ah, mais on est dans les statistiques nationales et on a balayé ça d'un revers de main ». Donc, non, on n'est pas dans les statistiques nationales, encore une fois, puisqu'on a une école sur six qui est concernée à Paris. C'est-à-dire, c'est une véritable... C'est un scandale systémique.
Alors, justement, le sénateur Moret, il souhaitait permettre aux employeurs d'être informés de certaines mises en cause dans des affaires de violence sexuelle, y compris quand elles ont été classées sans suite, parce qu'il y a eu un cas, justement, à Paris d'un animateur qui avait été mis en cause et qui a ensuite agi dans une autre école. Pour la commission des lois, ça allait trop loin, parce qu'il y a la présomption d'innocence et puis il pouvait y avoir aussi des accusations, des calomnies. Vous en pensez quoi, vous, de cette idée, finalement, qui a été retoquée par la commission de permettre à l'employeur de savoir quand il y a eu une mise en cause ? Et juste une mise en cause.
C'est une obligation, c'est une évidence. Il faut savoir qu'actuellement, les maires d'arrondissement ne sont absolument pas au courant quand, dans leurs propres écoles, il y a des animateurs qui sont visés par ce type de signalement. Et donc, évidemment, il faut une transparence totale et absolue. Même s'il n'y a pas de condamnation ? Oui, il faut alerter. Il faut informer pour qu'on puisse éventuellement anticiper. Mais vous dites, comme Emmanuel Grégoire, il faut assumer d'être injuste, c'est-à-dire à la moindre suspicion et il faut écarter. Principe de précaution. Principe de précaution.
Je veux dire, ne pas suspendre, ne pas écarter des animateurs, même par précaution, parce qu'ils ont une attitude un peu même agressive vis-à-vis d'un enfant, ça n'est pas acceptable. Et donc, au moindre signalement, au moindre doute, à la moindre interrogation, on applique le principe de précaution. Et le gouvernement, qui, en parallèle de l'examen du texte au Sénat, présente aussi des mesures. Un texte sur la protection de l'enfance était présenté hier au Conseil des ministres parmi les mesures des contrôles judiciaires renforcés dans le périscolaire. Et puis, cette annonce hier du ministre de l'Éducation nationale qui annonce une liste noire. On l'écoute.
Le principe de la liste noire, c'est très simple. C'est un fichier d'interdit d'école. Ce sont des adultes auxquels nous interdirons l'accès à l'école comme professeurs, comme annulateurs périscolaires, comme intervenants associatifs ou autres, parce qu'ils auront été, au préalable, identifiés comme ayant commis des actes qui ne sont pas acceptables sur des mineurs. Ça peut être des sanctions, évidemment, pénales, mais ça peut être aussi des personnes qu'on aurait nous-mêmes licenciées parce qu'elles auraient un comportement avec des mineurs qu'on considère inapproprié.
Cette liste noire, c'est une bonne mesure ? C'est une très, très bonne mesure. C'est dommage qu'à chaque fois en France, dès qu'il y a un problème, quand la crise arrive à son paroxysme, on a enfin des réponses. Elle arrive trop tard. Mais ce type d'animateurs qui sont des prédateurs, leur place, elle n'est absolument pas à l'école, elle n'est pas dans des centres de loisirs, elle n'est pas dans des clubs de sport. Elle est parfois à l'hôpital ou en prison, mais certainement pas devant des élèves. Quand un enfant arrive dans son école, il doit être enfermé dans une bulle de sécurité, dans une bulle de protection, dans une bulle de bienveillance.
Il n'est pas normal, encore une fois, que tout ça va laisser des séquelles et des enfants qui étaient là pour apprendre, pour jouer, à être dans l'interaction, se retrouvent aujourd'hui avec un très lourd fardeau qu'ils vont devoir gérer. Il faut le dire, toute leur vie, ce sont des séquelles à vie, les psychologues le disent. On a beaucoup parlé, évidemment, de ces scandales dans le périscolaire. On va terminer sur une note positive parce que, fort heureusement, il y a beaucoup d'endroits où ça se passe bien. On va en Meurthe-et-Moselle. Bonjour, Claude Thomas. Vous êtes maire sans étiquette. Delemont, vous avez mis en place, vous, ce que vous appelez un périscolaire premium.
En quoi ça consiste ?
Alors, ce n'est pas moi qui l'ai appelé premium. C'est d'autres collègues à vous. En quoi ça consiste ? C'est vrai que j'ai écouté le début de votre émission. On n'a pas beaucoup parlé de projets éducatifs, par exemple. Ça me paraît essentiel. La sénatrice Evren a parlé d'emplois précaires aussi et je confirme qu'on est sur des emplois précaires. Donc, je crois qu'on a travaillé sur ces deux questions-là. La première question sur le projet éducatif, c'est se dire que cet espace-là, en aucun cas, n'est un espace simplement de garderie, mais vraiment un espace d'émancipation, de citoyenneté, un espace où on est attentif à l'environnement.
Et puis, la deuxième question de l'emploi précaire, oui, ce sont des emplois précaires, souvent mal payés, fractionnés. Donc, nous, on a essayé de travailler sur essayer d'avoir des contrats les plus longs possibles avec des temps de formation, des temps de préparation dédiés, des temps de rencontre entre l'équipe. Et puis, on a la chance, puisqu'on est dans un village, d'être très en proximité de l'équipe éducative, de l'équipe du Périscalaire.
C'est un modèle à reproduire, Agnès Evren ? Vous parlez d'or, monsieur, en effet, mais c'est vrai que ce n'est pas comparable. Paris, c'est 14 000 animateurs dont 10 000 sont vacataires. Et là, vous avez entièrement raison, c'est qu'il faut parler de projets éducatifs. On a l'affaire à des enfants, encore une fois, qu'il faut stimuler. Et donc, le problème à Paris, vous l'avez très bien dit, c'est qu'en fait, c'était une garderie. Ce n'était pas du tout des activités périscolaires qualitatifs. On devait tout simplement gérer. Et donc, nous, on a un vrai sujet à Paris, c'est le turnover.
C'est qu'en effet, c'est très difficile de trouver des animateurs quand on a des horaires éclatés comme ça où on fait deux heures par-ci, une heure par-là en fonction des jours. Donc, oui, moi, j'aimerais bien qu'on puisse travailler plus sur le plan qualitatif des activités du temps périscolaire. Mais pour ça, ça demande encore une fois une véritable formation. Ils ne sont absolument pas formés. Juste, vous entendez, effectivement, il y a une différence entre les petites villes, les villages et les grandes villes. Ça a un coût pour votre commune, M. le maire ? Et est-ce que, selon vous, c'est un modèle qui est duplicable à une grande ville ?
Alors, je ne sais pas s'il est duplicable à une grande ville. Pourquoi pas ? En tout cas, encore une fois, la question du projet éducatif, c'est, à mon avis, applicable partout. La question de la formation, la sénatrice Éveraine en parle. Oui, aujourd'hui, on a des animateurs qui, pour la plupart, ont le BAFA, par exemple. Je pense qu'on a besoin aussi d'être raconté pour accompagner. Je ne sais pas quels sont les moyens, par exemple, du ministère de Jeunesse et Sport pour accompagner ces espaces-là. Dans le ministère de Jeunesse et Sport, il me semble-t-il, il y a des conseillers éducatifs.
Je pense qu'il faudrait interroger cet espace-là aussi pour qu'ils accompagnent mieux les espaces périscolaires. Et du coup, j'ai oublié votre question.
Mettez un mot sur le coût. Le coût, combien ça coûte ?
Nous, on est sur un reste à charge pour la commune qui représente 7-8% du budget.
Merci, M. le maire. Merci beaucoup pour ces précisions et de nous avoir parlé de ce périscolaire premium. Et on va évidemment y revenir dans quelques instants avec la ministre Aurore Berger. On termine. Agnès Évren par les trois unes de la presse régionale. On les regarde ensemble. D'abord, c'est la canicule à la une de la presse. Et l'école, justement, au défi de la canicule. C'est la une de l'Alsace avec notamment un enjeu dans les années à venir. C'est la rénovation thermique des bâtiments scolaires. La deuxième une, c'est celle de la Marseillaise, le monde du travail étrangé à la pompe.
Malgré les annonces du gouvernement, l'explosion des prix des carburants presse durement sur les salariés et les artisans. Et puis, la dernière une, celle de la dépêche mineure violent. Quelle réalité ! Les drames de Rennes et de Seine-et-Marne ont ravivé le débat sur la violence des mineurs. L'état des lieux publié par le ministère de l'Intérieur sur 10 ans montre une réalité plus complexe. Il n'y a pas d'explosion générale, même si des violences sexuelles et des tentatives de missiles progressent fortement. De quelle une avez-vous envie de nous parler ? La deuxième, évidemment, le monde du travail étranglé à la pompe parce qu'on a en France un vrai sujet d'une peur du déclassement.
On a une population française qui se paupérise et qu'aujourd'hui, quand on voit que dans le prix à la pompe, 60% du prix, ce sont des taxes. en Espagne, en Italie, ils ont baissé les taxes qui pesaient justement sur le prix à la pompe et donc je trouve que la France est malade de ces taxes et que si on veut aujourd'hui améliorer le pouvoir d'achat des Français, il faut évidemment commencer par baisser ces taxes et puis aussi revaloriser le travail.
Aujourd'hui, le travail n'est pas suffisamment rémunérateur en France et donc nous, on a un projet avec Bruno Retailleau d'essayer de rapprocher le salaire brut du salaire net au détriment de l'assistanat parce qu'il n'y a pas de raison que ce soit toujours les mêmes qui fassent des efforts quand d'autres sont sur leur canapé et d'autres vont travailler et ils méritent de gagner bien plus que ceux qui sont dans l'assistanat. Merci Anna Séverin. Merci beaucoup d'avoir été notre invitée pendant cette demi-heure. Audrey, on se retrouve dans 20 minutes pour les lignes de la presse régionale. Oui, on va parler de la vague de chaleur et justement de l'école.
Comment étudier, comment apprendre quand il fait déjà 30 degrés dès 8h du matin dans les salles de classe ? C'est ce dont on va parler. A tout à l'heure et je vous propose de nous pencher sur les violences faites aux femmes. C'est la ministre Aurore Berger qui nous rejoint. Lutter contre les violences faites aux femmes, le nombre de féminicides reste élevé, les témoignages de violences et d'agressions sexuelles se multiplient malgré les lois, malgré les mesures gouvernementales et pour en parler nous sommes avec Aurore Berger. Bonjour. Merci beaucoup d'être notre invitée. Ministre déléguée chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations.
Une interview en partenariat avec la presse régionale représentée par Julien Lécuyer de la Voix du Nord. Bonjour Julien.
Bonjour Auriane.
Bonjour Madame la Ministre. Aurore Berger, d'après les chiffres des associations, on compte déjà une quarantaine de féminicides depuis le début de cette année au-delà des drames personnels. Est-ce que ce chiffre s'essuie de l'échec du gouvernement à protéger les femmes ? Un échec est toujours collectif évidemment à chaque fois qu'il y a un féminicide, c'est-à-dire une femme qui est assassinée parce qu'elle est une femme, une femme assassinée parce qu'elle a pris une seule décision, celle de quitter son conjoint, son compagnon parce que c'est toujours le point de départ du féminicide. C'est un homme qui n'accepte pas qu'une femme retrouve sa liberté et qu'une femme décide de partir.
C'est la raison pour laquelle on essaye aussi d'accélérer évidemment encore sur des nouveaux dispositifs. Je serai justement dans le département du Nord aujourd'hui pour y lancer le pacte nouveau départ. Le pacte nouveau départ, c'est garantir une coordination à l'échelle départementale justement pour que les femmes n'aient pas en fait à ouvrir une porte puis une deuxième, puis une troisième, puis une dixième parce que c'est souvent ça la difficulté. Et c'est souvent ça d'ailleurs qui est mal compris à l'extérieur.
On continue encore un peu à mettre en accusation les femmes en disant pourquoi elles sont parties si tard, pourquoi elles ne sont pas parties tout de suite parce que parfois le jour d'après paraît encore plus difficile, encore plus insurmontable que les violences elles-mêmes parce qu'il y a l'angoisse pour les enfants. Et je le rappelle dans 8 cas sur 10, une femme victime de violences, c'est aussi une mère de famille. Ce qui veut dire que les enfants, c'est vraiment le point clé pour savoir si une femme arrivera à partir et donc tout l'accompagnement qu'on lui doit à elle et qu'on doit aussi à ses enfants. D'ailleurs, la loi a été changée.
Souvenez-vous, en 2017, on ne considérait pas les enfants comme des co-victimes des violences subies par leur mère. On entendait encore ces phrases de « mais c'est quand même un bon père, donc il n'y a pas de raison par exemple de retirer l'autorité parentale ». Donc c'était il y a moins de 10 ans. On voit quand même, et heureusement, qu'il y a aussi des progrès qui ont été faits en la matière.
Ce pack de nouveau départ que vous allez lancer dans le Nord, quel bilan vous en tirez aujourd'hui puisque c'est une extension d'un dispositif qui existe depuis 2023.
– Depuis fin 2023. On a lancé ça en expérimentation parce que c'était un dispositif très nouveau, parce qu'à chaque fois, vous mettez 40 jusqu'à parfois 60 partenaires autour de la table. Ça veut dire le conseil départemental, l'État, qui sont les deux pivots, la CAF, la MSA, qui vont être les opérateurs et qui sont les opérateurs du quotidien que les Français connaissent bien, MSA pour le monde agricole et CAF pour le monde civil, j'allais dire. Et puis après, tous les partenaires. Les partenaires associatifs, les bailleurs sociaux, les collectivités. L'objectif, c'est quoi ? C'est que les femmes n'aient pas forcément elles-mêmes à se déclarer, mais qu'elles puissent être détectées.
C'est-à-dire qu'on puisse faire prendre conscience que les violences commencent déjà, existent déjà, et les violences, c'est encore une fois pas que des coups, donc ça va permettre de détecter ces femmes et d'anticiper avec elles le départ. C'est-à-dire qu'elles n'aient pas à partir dans l'urgence absolue avec le risque qu'elles reviennent en arrière sur leurs décisions, mais qu'elles partent parce que nous avons préparé avec elles le départ, ce qui veut dire l'hébergement, voire le relogement, scolarisation des enfants, accompagnement en matière de santé, y compris en matière de santé mentale.
Et donc là, on voit la meilleure statistique en fait qui démontre l'efficacité du PAC nouveau départ, c'est que toutes les femmes qui ont été accompagnées par le PAC, aucune, aucune n'est revenue en arrière sur sa décision de partir et c'est ça évidemment notre objectif.
Ce PAC nouveau départ, vous en tirez donc des bénéfices, visiblement. La généralisation était prévue à l'origine pour fin 2025, on est quasiment à la fin du premier semestre 2026, on en est encore très loin, il y a 22 départements
qui sont entrés
dans ce processus. Pourquoi tant de blocage ?
Ce n'est pas tant des blocages, c'est qu'à chaque fois, ça prend plusieurs mois en fait pour arriver à mettre autour de la table, 40, 50, 60 partenaires parce que c'est un travail partenarial, parce qu'il faut avoir les conseils départementaux à chaque fois à bord, parce que c'est eux qui pilotent la politique sociale dans un département et qu'on a besoin de cette proximité-là, donc on va continuer à accélérer, évidemment, moi j'ai beaucoup fait accélérer ce dispositif depuis que j'ai été nommée ministre en charge de l'égalité et l'objectif c'est évidemment la généralisation parce que dans chaque département...
Est-ce qu'on y arrivera d'ici la fin du mandat ?
J'espère qu'on y arrivera, en tout cas je mets beaucoup d'énergie, on a signé un accord national avec l'Association des départements de France, François Sauvadet, pour accélérer, on a des discussions avec chaque conseil départemental pour accélérer, on fait des préfigurations de manière à pouvoir le lancer partout, donc là on a fait une nouvelle vague de 10 départements, à la rentrée à l'automne, j'espère qu'on fera au moins aussi bien et puis qu'on va accélérer trimestre après trimestre pour garantir évidemment partout qu'on ait cette coordination départementale qui est nécessaire.
Il y a un autre engagement que nous avions pris qui va être évidemment tenu, c'est d'avoir dans chaque département une maison de santé dédiée à la lutte contre les violences faites aux femmes, à l'accompagnement des femmes victimes de violences, c'est absolument déterminant, c'est des établissements qui sont pluridisciplinaires, vous avez des médecins généralistes, vous avez des psychologues, vous avez des psychiatres, vous avez même par exemple du soin dentaire, c'est-à-dire on répare et on fait un accompagnement global des femmes en matière de santé, de leurs enfants, évidemment qui sont systématiquement accueillis, on forme aussi les professionnels, on y fait des permanences juridiques, on y permet le dépôt de plainte, donc tout ça encore une fois c'est des dispositifs qui n'existaient pas et qui doivent nous permettre de mieux protéger, de mieux accompagner.
En novembre vous avez élaboré un projet de loi cadre contre les violences faites aux femmes, il n'est toujours pas inscrit à l'agenda parlementaire, comment vous l'expliquez ? Ce n'est pas une priorité ? Si, c'est une priorité et d'ailleurs on a fait un certain nombre d'avancées, on en a d'ailleurs souvent parlé ensemble, l'intégration et l'inscription du non-consentement dans la définition pénale du viol, c'était une demande essentielle, c'est-à-dire de mieux caractériser ce que veut dire le consentement ou l'absence de consentement.
On avance, c'était mon engagement sur la question de la lutte contre la soumission chimique, hier j'étais aux côtés de Sandrine Jossot, vous savez c'est elle qui a porté un rapport avec Véronique Guillotin, sénatrice à l'époque, sur la question de la lutte contre la soumission chimique, et bien là aussi on a réussi à avancer sur la question justement des tests qui doivent être réalisés pour ne pas avoir de perte de preuve en matière de soumission chimique. Mais ça veut dire que votre loi elle n'a plus lieu d'être, les mesures ont déjà été prises dans différentes lois ?
Moi je suis toujours favorable et je me bagarre pour avoir en effet une loi 4 parce que je pense qu'on a besoin d'une coordination globale et d'une architecture globale. Puis après on se bagarre aussi pas contre le temps parlementaire. C'est quoi ces fautes d'embouteillage parlementaire ? Vous voyez bien que... Pourquoi le bloc central ne la reprend pas à son compte parce qu'encore une fois il faudrait que ce soit le gouvernement qui puisse avoir le temps de l'inscrire. Moi je ne me décharge pas sur les groupes politiques parce qu'il faut du temps.
Ce n'est pas une loi qu'on examine en une ou deux journées et vous voyez bien que le temps parlementaire est très contraint sur des textes qui avaient été annoncés de longue date, la loi de programmation militaire, la loi agricole. L'idée ce n'est pas de faire de hiérarchie évidemment entre ces textes-là et parfois l'obstruction parlementaire aussi assez massive qu'on connaît plus à l'Assemblée nationale qu'au Sénat fait que des textes qui devaient être examinés en 4-5 jours sont finalement examinés en 15 jours et donc on perd aussi du temps parlementaire utile. Moi j'avais réuni tous les groupes parlementaires de l'Assemblée et du Sénat.
On a un accord qui existe sur un certain nombre de mesures qu'on estime être nécessaires. Certaines sont déjà reprises. Je vois la proposition qui a été portée par Hervé Moret. C'est typiquement une des mesures que je portais dans le cadre de la loi CAD de garantir un contrôle d'honorabilité systématique pour celles et ceux qui sont au contact de nos enfants pour garantir qu'évidemment ceux qui sont au contact des plus vulnérables n'aient jamais eu d'antécédents judiciaires en la matière. Et puis encore une fois un engagement clair du gouvernement qu'avant la fin de l'année les règles en matière de prescription sur la question du viol étaient échangées.
Prescription dite glissante et le contrôle coercitif c'est une mesure essentielle pour porter cette loi et cette loi elle sera bien adoptée avant la fin de l'année. Donc il y aura d'autres avancées législatives. Puisque vous parlez du périscolaire effectivement il y a un texte qui a été adopté au Sénat hier et puis le ministre il y a eu un texte également présenté au Conseil des ministres et le ministre de l'éducation nationale qui a donc annoncé une liste noire d'adultes qui sous le coup de sanctions seront donc interdits d'école. Pardon mais il a fallu attendre mai 2026 pour que des individus à risque ne puissent plus approcher des enfants.
En fait il y avait des trous dans la raquette de manière évidente et c'est un problème et heureusement qu'on s'en saisit et qu'on s'en saisit collectivement. Déjà un je veux saluer les parents parce que ce qui s'est passé à Paris c'est que ce sont des parents qui ont été lanceurs d'alerte ce sont des enfants qui ont réussi à parler et ce sont des parents qui ont réussi à les écouter et à les entendre et à les croire. Il y a une faute de la mairie de Paris une responsabilité de la mairie de Paris ?
Il faudra déterminer toutes les responsabilités toutes les responsabilités parce qu'on parle de dizaines et de dizaines d'animateurs on parle d'un système ce que disait Agnès Évren on parle d'un système qui a été établi et qui a permis à des animateurs vraisemblablement de se recommander des lieux où il valait mieux venir parce qu'il y avait des enfants qui étaient des proies plus faciles à atteindre c'est ça qui s'est passé de manière très claire et très froide quand on regarde ce que les enfants ont dit ce que les parents disent de ce que les enfants ont subi ce sont des sévices sexuels ce sont des agressions sexuelles parfois ce sont même jusqu'à des viols que ces enfants ont subis donc le sujet n'est pas – Mané Fédren a dit aussi les alertes n'ont pas été entendues est-ce que vous aussi vous dites qu'il y a une responsabilité d'animateurs ?
– Moi ce que j'entends ce que je comprends c'est que vraisemblablement il y a eu qui n'a pas eu de conséquences puisque dans les éléments qu'on a à disposition mais encore une fois la justice est saisie donc il y a des responsabilités qui devront être établies je comprends qu'une commission d'enquête ici va avoir lieu et tant mieux si ça permet encore une fois d'aller plus loin sur un certain nombre de mesures et de recommandations mais si ce rapport a existé qu'il n'a pas été suivi des faits si des animateurs dont on savait qu'ils avaient vraisemblablement peut-être commis des actes sexuels vis-à-vis d'enfants des attentes sexuelles des agressions sexuelles voire des viols n'ont pas été mis sur la touche mais ont été déplacés d'un établissement à l'autre oui il y a des responsabilités qu'il va falloir établir et dans la loi qui est la nôtre au-delà de la liste noire dont le ministre de l'éducation nationale a parlé on voit que la difficulté c'est aussi la coordination le temps scolaire le temps périscolaire le temps scolaire c'est l'État le temps périscolaire c'est les collectivités locales or parfois vous pouvez avoir aussi des gens qui sont recrutés sur l'un puis sur l'autre et puis pour les enfants rien n'est évidemment aussi simple en termes d'articulation l'objectif c'est aussi qu'il y ait beaucoup plus de fluidité entre cela c'est-à-dire garantir que quelqu'un qui serait interdit parce qu'il y aurait des suspicions parce qu'il y aurait une sanction pour des agressions sexuelles sur le temps scolaire évidemment ne puisse jamais aller dans le temps périscolaire que quelqu'un interdit dans le temps périscolaire puisse ensuite revenir en étant animateur par exemple dans un club sportif ou dans le monde culturel et ça évidemment c'est en effet une espèce de liste noire un peu générale pour le garantir
mais au-delà de la liste noire il y a aussi la possibilité du contrôle d'honorabilité qui est porté dans la proposition de loi de Violette Spielbaut contre les violences scolaires ça doit permettre également aux maires de vérifier tout simplement si les animateurs périscolaires sont des prédateurs ou non
mais ça paraît une mesure de bon sens juste une mesure de bon sens les maires sont ceux qui recrutent en tout cas ils en ont la responsabilité et à la fin ils n'ont pas la possibilité de savoir si la personne qui le recrute a déjà commis une infraction à caractère notamment sexuel comment vous pouvez recruter en toute connaissance de cause si vous ne connaissez pas le passif de celles et ceux que vous recrutez donc je pense que c'est une mesure de bon sens qui me paraît absolument nécessaire on l'a fait par exemple aussi sur la question du transport du transport scolaire du transport de personnes vulnérables parce que quand vous transportez personnes en situation de handicap par exemple on a déjà eu malheureusement à vivre et à entendre le fait que des personnes en situation de handicap on le sait sont encore plus soumises au risque des violences sexuelles donc il faut partout en fait protéger celles et ceux qui dans notre société sont les plus vulnérables les plus vulnérables ce sont nos enfants les plus vulnérables sont des personnes en situation de handicap et garantir que celles et ceux qui sont auprès d'eux et qui s'en occupent ont l'honorabilité nécessaire pour le faire la qualification nécessaire pour le faire les compétences nécessaires pour le faire et que chacun prenne ses responsabilités État et collectivité Autre sujet Aurore Berger c'est l'affaire Bruel et hier soir des militantes féministes qui sont allées au théâtre Édouard VII à Paris perturber la représentation de la pièce dans laquelle joue Patrick Bruel qui l'ont interpellée au cri de Bruel violeur elles ont eu raison de le faire est-ce que vous soutenez cette manifestation ?
Je peux comprendre évidemment les mois qui est suscité on parle d'une trentaine de femmes aujourd'hui qui soit ont dénoncé des faits d'agression sexuelle tentatives de viol ou viol ou pour certaines qui ont porté plainte il y a une procédure judiciaire maintenant qui va être ouverte puisqu'il y a un certain nombre de plaintes prescrites et puis il y a d'autres plaintes qui ne sont pas prescrites donc de toute façon il y a une procédure judiciaire qui va devoir établir une vérité moi ce que je dis sur ce sujet mais comme je le dis pour tout le monde que ce soit Patrick Bruel qui est extrêmement connu ou que ce soit Monsieur Tout-le-Monde je dirais la même chose la première des choses c'est qu'on a depuis ces dernières années dit aux victimes nous vous croyons c'est le premier message que nous avons passé aux victimes de dire nous vous croyons et parce que nous vous croyons nous respectons votre parole nous écoutons votre parole et donc nous vous incitons à porter plainte ça c'est la première des choses donc je n'accepte pas l'idée de voir encore un déferlement de haine à l'encontre des victimes présumées qui ont porté plainte qui ont dénoncé comme si elles avaient un intérêt caché à le faire encore une fois il n'y a pas une femme dans ce pays qui a déjà dénoncé des violences sexuelles et qui a eu un gain à le faire à part pour se protéger elle-même et la deuxième chose et il faut entendre le « et » et il faut entendre les deux parties de la phrase c'est le respect de la présomption d'innocence qui ne peut pas devenir dans notre état de droit tel que nous on le connaît et on le souhaite une présomption de culpabilité ce n'est pas simple de tenir les deux mais c'est nécessaire de tenir les deux écouter et respecter la parole des victimes ne pas partir du principe que les femmes mentiraient auraient un intérêt encore une fois à dénoncer des violences qu'elles auraient subies ça n'est pas le cas donc on a cette nécessaire écoute qui doit exister dans notre société et respect et dans le même mouvement on doit avoir le même respect de la présomption d'innocence et parfois le risque c'est qu'on entende un morceau de la phrase seulement là où à mon avis il faut entendre les deux morceaux
et dans ce cadre là est-ce que vous appelez de nouveau Patrick Bruel à annuler ses concerts il y a déjà eu des annulations en Suisse à Québec au Canada est-ce que pour vous il ne peut plus se produire en France dans ces conditions
c'est la responsabilité à la fois des organisateurs donc il y a des organisateurs de festivals qui ont reporté sa participation en disant qu'ils la reportaient une fois que la procédure judiciaire aurait dit la vérité judiciaire c'est le cas notamment en Suisse et puis c'est sa responsabilité à lui est-ce que les conditions selon lui sont réunies pour qu'il puisse se produire ou non c'est lui qui est sur scène c'est lui qui est aussi producteur moi ce qui est très important pour moi c'est de garantir évidemment la sécurité des personnes de celles et ceux qui sont présents présentes notamment à ses côtés j'entends des alertes qui sont formulées de ce point de vue là donc ce qui est important c'est que encore une fois la décision lui revient elle ne revient pas à une ministre de dire oui ou non c'est pas à moi de porter cette interdiction par contre c'est à lui de déterminer si oui ou non il estime que les conditions sont encore réunies pour que ce soit possible pour lui de se produire et de garantir absolument évidemment la sécurité de celles et ceux qui travaillent sur cette tranquille il y a des menaces
vis-à-vis de son entourage
c'est ça que vous voulez dire je ne dis pas des menaces je dis que vraisemblablement en tout cas ce que disent un certain nombre d'associations c'est qu'il se peut qu'il y ait dans celles qui ont témoigné notamment des femmes qui ont travaillé à ses côtés donc ce qu'on doit garantir ce que les organisateurs doivent garantir c'est évidemment la sécurité des personnes ça c'est leur responsabilité de manière évidente et moi en tant que ministre de l'égalité attachée à la lutte contre les violences faites aux femmes c'est évidemment ma première préoccupation plus largement au-delà de l'affaire Bruel on le voit les témoignages de femmes victimes d'agressions de violences sexuelles se multiplient est-ce qu'on est dans une hausse des actes qui est réelle ou est-ce qu'on est dans un nombre d'actes qui a toujours existé mais une parole des femmes qui se libèrent aujourd'hui et ces actes ne sont plus passés sous silence c'est très difficile de vous répondre de manière affirmative est-ce que c'est l'un ou est-ce que c'est l'autre ce qui est certain c'est que ce qui était considéré comme acceptable il y a encore quelques années aujourd'hui ne l'est plus une atteinte sexuelle une agression sexuelle une remarque et heureusement et on n'est pas rentré dans une société moralisatrice ou dans une société puritaine juste dans une société qui souhaite l'égalité et la dignité mais est-ce qu'on est rentré dans une société plus violente ?
alors il y a autre chose je pense qu'il y a une part de désinhibition de la violence c'est assez certain et moi ce qui m'interpelle le plus c'est surtout le rajeunissement c'est-à-dire qu'on a des victimes de plus en plus jeunes parce qu'on a des auteurs de plus en plus jeunes que ce soit sur la question des violences faites aux femmes mais aussi dans notre ministère sur toutes les formes de haine par exemple quand vous parlez des atteintes à caractère raciste antisémite, LGBT vous voyez qu'on a des victimes de plus en plus jeunes parce qu'on a des auteurs de plus en plus jeunes et plus en plus jeunes ça veut dire 11 ans 12 ans, 13 ans donc il y a vraiment ce risque-là d'une part de désinhibition de la violence de reproduction de violence le rôle majeur joué par les plateformes et les réseaux sociaux d'où la question pour moi déterminante d'interdiction des réseaux sociaux avant 15 ans pour en protéger nos enfants et nos adolescents Julien sur la lutte contre les discriminations
Oui puisque après Lille où vous parlerez du PAC nouveau départ vous devez vous rendre à Dunkerque pour y débattre sur la lutte contre les discriminations alors on avait retenu que vous aviez lancé il y a quelques mois une vaste campagne de testing à l'embauche 12 000 CV test envoyés pour 4 000 offres réelles d'emploi quand est-ce que vous attendez les résultats et quelles mesures vous pourriez en tirer ?
Alors les résultats ils seront connus mi-juin c'était l'engagement qu'on avait pris c'est-à-dire en effet 12 000 CV test envoyés en réponse à 4 000 offres d'emploi existantes donc c'est pas du CV spontané ce sont de véritables offres d'emploi on vient tester 20 secteurs d'activité différents pour justement voir s'il y a des écarts des différences en fonction des secteurs et puis 4 critères le sexe être un homme une femme l'adresse est-ce qu'il y a des différences hexagone, outre-mer ruralité, quartier par exemple et puis aussi évidemment le prénom parce que le prénom il dit aussi une origine sociale et le nom de famille donc tous les résultats évidemment seront transparents et en parallèle ça fait 6 mois c'est pour la raison pour laquelle en effet je suis aussi dans le Nord aujourd'hui et demain de Tours de France de groupes de travail régionaux avec des chefs d'entreprise des DRH des associations de manière à ce qu'ils me fassent remonter leurs propositions donc fin juin on fera connaître toutes les propositions pour aller encore sans doute plus loin sur les questions lutte contre les discriminations notamment territoriales sur la question de la ruralité sur la question des quartiers des villes parce que je pense que ça c'est aussi un sentiment vraiment très présent aujourd'hui des Français et c'est pas qu'un sentiment c'est parfois le sentiment qu'on ne vit pas dans le même pays qu'on n'a pas accès aux mêmes informations qu'on n'a pas accès aux mêmes opportunités aux mêmes chances et donc c'est pour ça que nous l'angle territorial a été absolument majeur dans le travail qu'on a engagé Un dernier mot sur la présidentielle Aurore Berger les déclarations de candidature qui se multiplient dans le bloc central Edouard Philippe Gabriel Attal est-ce que vous allez ajouter votre nom ?
Est-ce que vous serez candidate ? Déjà aujourd'hui chaque semaine je crois que les Français se réveillent avec une nouvelle candidature je ne suis pas certaine que ce soit ça qu'ils attendent je pense que ce qu'ils attendent c'est un projet ce qu'ils attendent c'est une vision Vous ne dites pas non ?
Moi ce que je dis c'est deux choses je le dis depuis des mois de manière constante un, il reste un an et un an on peut faire des choses regarder tous les sujets dont on a parlé y compris législatif si on dit aux Français il ne se passera plus rien pendant un an je ne suis pas sûre qu'ils aient envie de continuer avec nous si on n'a pas prouvé qu'on était utile et efficace moi je suis au gouvernement j'ai envie d'être utile et jusqu'à la dernière minute ensuite l'unité l'unité parce que je vois plusieurs candidatures aujourd'hui LR, Horizon, Renaissance à la fin si on a trois candidatures voire plus le risque c'est simple avec que des hommes vous qui êtes ministre de l'égalité vous avez envie d'ajouter un nom un peu féminin à cette émotion mon sujet il n'est pas d'être autour de la table parce que je suis une femme mais d'être autour de la table parce que je pense que voilà on a créé notre propre place donc ce n'est pas uniquement ce sujet là à mon avis qui doit exister en revanche ce qui est nécessaire c'est l'unité et ce qui est nécessaire c'est surtout un projet pour gagner le projet d'être contre le Rassemblement National ne suffit pas ça n'est pas un projet ça n'est pas une vision pour le pays dernier mot très vite tu viens
oui mais simplement pour rebondir est-ce que vous serez au grand meeting de Gabriel Attal ce samedi ?
moi encore une fois j'ai dit que je m'exprimerais en temps voulu sur l'élection présidentielle mais donc vous n'irez pas qu'à ce stade je n'irai pas au meeting de Gabriel Attal ou à celui d'Edouard Philippe parce que je pense que ça n'est pas le moment
c'est toujours chez Renaissance
oui mais j'y suis je suis fière d'être membre de ce parti mais vous ne soutenez pas votre candidat c'est le parti qu'on a construit avec le président de la République c'est à quel point je suis en soutien du président de la République moi je suis au gouvernement mais pas Gabriel Attal non mais moi je n'ai pas dit que je soutenais ou que je ne soutenais pas je crois que c'est aussi l'esprit du Premier ministre de démontrer qu'on peut jusqu'au bout être utile et être au travail merci Orberger merci beaucoup d'avoir été notre invité Julien Laune de la Voix du Nord c'est la baignade
qualité des eaux de baignade comme ça vous saurez où aller vous baigner
ou pas oui oui d'accord merci beaucoup merci Julien merci Orberger on regarde ce qu'il fait la une dans nos régions on va regarder ce qu'il fait la une de nos quotidiens régionaux et c'est évidemment la vague de chaleur qui occupe encore la une de nos quotidiens ce matin et oui Oriane Lardonnay prévient les sportifs gare au coup de chaud alors que deux personnes sont décédées ce week-end lors de compétitions le bien public quant à lui s'intéresse à ses professionnels en première ligne face aux forces de chaleur serveurs en terrasse couvreurs sur les toits boulangers derrière les fours le journal est allé à leur rencontre la chaleur qui malmêle la végétation nous raconte Corse ce matin et fragilise certaines filières agricoles comme le maraîchage ou la vigne les acteurs tentent de s'adapter à ces épisodes extrêmes qui sont de plus en plus fréquents partout en Europe et c'est ce qui intéresse les dernières nouvelles d'Alsace comment font nos voisins européens face à ces épisodes à Madrid par exemple c'est ce que vous voyez en une des dernières nouvelles d'Alsace on a mis en place des abris climatiques des murs en grosses pierres de la végétation et ceux qui habitent des logements surchauffés peuvent venir se réfugier et puis je termine par cette une de sud-ouest en immersion aux urgences avec des soignants qui prennent soin des plus faibles des malades ou des personnes âgées pour ce premier coup de chaud avant les théories Et justement on va en parler des personnes âgées Audrey parce que vous l'avez dit 17 départements qui sont en alerte orange la France qui croulent sous la chaleur et c'est le cas notamment en région centre Val-de-Loire Dans les communes les services municipaux sont à pied d'oeuvre pour apporter leur aide aux plus fragiles aux personnes âgées et isolées Le reportage à Ballonmiré c'est en Indre-et-Loire de nos partenaires de Val-de-Loire TV il est signé Lucas Chopin
Les rues se vident à mesure que le mercure monte Il est 10h du matin à Ballonmiré et quelques aînés sont encore de sortie Tous supportent cette vague de chaleur comme ils le peuvent
Quand même difficilement
parce qu'elle a été surprenante Donc je sors le matin de bonne heure et après je reste au frais On reste enfermé l'après-midi malheureusement C'est dommage parce qu'on aimerait bien circuler dans cette très belle région On apprécie beaucoup
De son côté la mairie n'a pas attendu le déclenchement du plan canicule pour prendre des nouvelles des personnes âgées Depuis mardi les agents se relaient pour appeler les 48 personnes inscrites et leur appeler les bons gestes en période de forte chaleur
C'est la mairie de Ballonmiré Ah bonjour mademoiselle Bonjour Je me permettais de vous appeler comme vous vous êtes fait recenser pour le plan canicule je voulais prendre de vos nouvelles Ah ben c'est gentil ça Donc savoir si vous pensez bien à vous hydrater J'ai pas souvent soif mais enfin bon Ah oui mais là il faut absolument s'obliger et se forcer à boire madame Tous les ans on fait une demande de renouvellement pour ces personnes là on leur envoie un courrier directement ensuite on fait paraître également dans le magazine municipal l'information pour que les gens prennent conscience que c'est important de se faire recenser pour le plan canicule et donc nous ça nous permet de pouvoir passer un moment avec eux au téléphone voir si tout va bien s'ils ont certains besoins aussi et pouvoir surtout d'essayer des personnes qui sont isolées C'est gentil au moins vous occupez des petits vieux vous c'est bien
Les personnes isolées justement sont au coeur de la politique de la ville en cette période la municipalité travaille avec différents partenaires pour s'assurer de la bonne santé de ses administrés En parallèle on a le centre social qui possède des visiteurs bénévoles et qui se déplacent rencontrer nos aînés qui sont potentiellement isolés et hier on a fait le point avec des associations notamment la Croix-Rouge pour pouvoir recenser aussi des personnes qui seraient nouvellement entre guillemets isolées socialement Les personnes âgées ou en situation de handicap sont invitées à s'inscrire pour être elles aussi appelées régulièrement Le recensement se fait par formulaire papier ou directement sur le site internet de la mairie
Alors on parle des conséquences de la chaleur pour nos aînés ça a aussi des conséquences pour les plus jeunes dans les écoles Audrey Oui Paris-Normandie et l'Alsace y consacrent leur une ce matin l'école au défi de la canicule et il est de taille A 8h du matin au Havre il fait déjà 30 degrés dans les salles de classe avec beaucoup de bâtiments anciens mal isolés mal adaptés et impossible d'aérer la nuit dans ces écoles parce qu'il y a interdiction d'ouvrir les fenêtres même dans les étages Alors c'est le système D on ferme les stores certains professeurs ramènent même leur ventilateur personnel en classe mais l'Alsace le rappelle la rénovation thermique des bâtiments sera évidemment un enjeu dans les années à venir L'actualité c'est aussi à Grenoble en preuve à une guerre des gangs Un palier a été franchi ce sont les mots du procureur de la République de Grenoble rapporté par le Dauphiné Libéré après une nouvelle fusillade ce week-end qui a fait un mort et quatre blessés sur fond de trafic de stupéfiants en six mois il y a eu dix morts par balle dans l'agglomération Grenoble a déjà connu des épisodes de violence liés au narcotrafic dans les précédentes années mais cette fois d'après le procureur les choses ont changé les tireurs ne cherchent plus à impressionner mais à tuer et c'est dans ce contexte de recrudescence des règlements de comptes mortels que Sébastien Lecornu présidera vendredi un comité interministériel consacré à la lutte contre la criminalité organisée à Beauvais c'est un chantier qui est à l'oeuvre et ça fait la une du courrier Picard le géant du e-commerce américain Amazon s'active pour que son nouveau site de logistique dans les Hauts-de-France soit prêt à la rentrée septembre un bâtiment XXL qui devrait accueillir 2000 robots et entre 100 et 200 camions à la clé la région espère surtout la création de 600 emplois Auriane allez on va parler d'un autre géant du commerce il est suédois celui-là on va aller à Limoges bonjour Olivier Chaperon merci beaucoup d'être avec nous rédacteur en chef du populaire du centre vous consacrez vous Olivier deux pages à l'arrivée d'une ancienne suédoise d'une enseigne suédoise bien connue à Limoges mais avec un nouveau concept
alors oui bien connu mais surtout attendu depuis une quinzaine d'années Ikea était l'enseigne qui manquait dans l'agglomération de Limoges et dans le limousin plus largement il fallait aller à Bordeaux à Toulouse ou à Clermont-Ferrand pour trouver un Ikea de cette taille là c'est un nouveau concept effectivement c'est un petit magasin Ikea à 3000 mètres carrés seulement on y trouve un peu moins de références évidemment on y trouve un peu moins de stock on pourra y commander directement et se faire livrer dans le magasin c'est surtout une victoire pour les élus qui se battent pour maintenir un commerce d'intérêt pour tout le bassin de vie et donc Ikea était cette enseigne qui va certainement attirer un peu plus encore les clients potentiels vers Limoges alors la difficulté a été de les faire venir dans un nouveau principe puisque Ikea est dans une logique de ne plus bâtir de ne plus acheter mais de louer pour gagner du temps car Ikea connaît les mêmes principes et le même phénomène que d'autres grandes enseignes les grandes surfaces sont à la peine le commerce plus petit avec plus petits détails fonctionne mieux on le voit dans les enseignes de supermarchés donc il rénove et c'est le premier Ikea de ce type en France et donc il va se généraliser un autre est attendu au moment dans quelques semaines il y en a déjà quelques-uns en Angleterre et en Allemagne donc oui c'est un concept nouveau mais qui devrait attirer de la même façon les clients certains étaient là hier matin dès 5h
Merci beaucoup Olivier Chaperon Ikea enfin c'est la une du populaire du centre et puis Audrey on va terminer par une application créée par deux policiers pour retrouver des voitures volées expliquez-nous Une initiative personnelle saluée au salon de la police municipale de la Grande Mode ça fait la une de midi libre l'application s'appelle Lamp et fait appel à des détectives anonymes pour les vols de véhicules c'est très simple vous avez votre voiture a été volée vous déposez la description du véhicule la plaque d'immatriculation et une caution de 100 euros minimum du côté des enquêteurs en herbe il suffit de scanner les plaques d'immatriculation des véhicules qui semblent suspects abandonnés ou stationnés depuis un certain temps et si ça marche l'enquêteur récupère la caution c'est un vrai sujet une voiture est volée en France toutes les 4 minutes Auriane voilà pour la bonne idée c'est une bonne idée merci Audrey pour cette revue de presse et place maintenant au débat avant la présidentielle combien de sénateurs pour l'ERN 27 septembre prochain le rassemblement national a lancé hier sa campagne avec un objectif disposé pour la première fois d'un groupe au Sénat fort de ses résultats au municipal plus de 70 maires des élus municipaux dans 84 départements le parti s'est-il ancré dans nos territoires les sénatoriales vont-elles leur donner un élan pour la présidentielle pour en parler nous sommes avec Défersen des Sports bonjour Défersen bonjour merci beaucoup d'être avec nous éditorialiste politique à Sud-Ouest Arnaud Benedetti bonjour Elisabeth bonjour Arnaud
ah non Elisabeth elle est en face ça va aller directeur de la nouvelle
revue politique bientôt la fin de la semaine et bonjour Elisabeth
c'est plus prudent
je vais y arriver les sénatoriales on l'a vu les sénatoriales pour qu'on explique bien c'est une élection qui découle beaucoup des municipales 95% des électeurs des sénateurs sont des maires ou des conseillers municipaux étant donné le résultat du RN au municipal est-ce que ces sénatoriales s'annoncent comme un scrutin historique pour le RN ?
oui si on regarde les résultats le RN pourrait obtenir un groupe ce qui est une marche supplémentaire évidemment vers la normalisation du parti parce que c'est vrai que les municipales ont donné l'occasion au RN de consolider ces positions ça n'est pas exactement le résultat enfin un résultat aussi éclatant qu'au premier tour des législatives par exemple mais incontestablement le RN a progressé en particulier là où il était déjà fort de façon spectaculaire là où il avait déjà des élus par exemple à Perpignan c'est très spectaculaire donc oui il y a une progression du RN les grands électeurs il pourrait y avoir un dégel aussi par rapport à certaines hésitations antérieures dans le sud-est c'est évident dans les Bouches-du-Rhône dans les Alpes-Maritimes il y a déjà suffisamment d'élus pour assurer puisque vous avez rappelé le rapport entre municipal et sénatorial des sénateurs et par ailleurs comme je le disais s'il y a un dégel de grands électeurs dans d'autres dans d'autres régions où évidemment il y a un renouvellement oui l'ambition d'avoir un groupe est atteignable c'est une étape de plus dans la normalisation du RN qu'on soit en train de se dire l'enjeu de ces sénatoriales pour le RN c'est d'avoir un groupe un groupe c'est 10 sénateurs ici au Sénat ils en ont 3 actuellement plus Stéphane Ravier qui est sénateur des Bouches-du-Rhône ancien RN qui est apparenté non inscrit mais qui est proche du Rassemblement National
Enfin Elisabeth a tout dit mais en fait en l'occurrence le processus de notabilisation fait partie du processus de normalisation et s'il y a une élection qui est bien une élection de notables c'est l'élection sénatoriale parce qu'elle dépend elle-même des notables que sont les maires et les élus locaux donc de ce point de vue-là c'est une étape supplémentaire que l'on avait déjà vu poindre alors qu'ils n'avaient pas du tout le même étiage d'élus lors des dernières sénatoriales on avait constaté que notamment dans les départements ruraux leurs candidats faisaient des scores qui étaient supérieurs à leur potentiel électoral ça veut dire qu'ils avaient un certain nombre déjà d'élus ruraux qui sans être Rassemblement National portaient leur suffrage sur un certain nombre de candidats du Rassemblement National il y avait eu déjà ce premier signal qui avait été envoyé lors des dernières sénatoriales et là clairement
Et ça s'est vu pardon Arnaud je vous coupe pour expliquer en Seine-et-Marne par exemple lors des dernières sénatoriales
L'exemple même du département de Seine-et-Marne Le RN a eu un siège en Seine-et-Marne
ils n'ont pas de mairie là-bas
Et ce qui n'était pas attendu du tout en l'occurrence donc en effet clairement mécaniquement au regard des résultats des dernières élections municipales le Rassemblement National peut espérer constituer un groupe parlementaire d'autant plus qu'un certain nombre de responsables du Rassemblement National annoncent que peut-être il y aurait même des transfuges venant de LR ou du centre donc tout ça reste bien évidemment à regarder avec je crois une très grande prudence mais disons l'hypothèse d'un groupe est accessible à ce stade
Et avant de vous entendre Jefferson on va écouter justement Ludovic Pajot c'est le directeur de campagne du Rassemblement National pour ses sénatoriales il fixe un objectif très clair
L'idée c'est de réunir nos forces donc à la fois évidemment avec le Rassemblement National et l'UDR qui a aussi une implantation locale afin que nous ayons un groupe au sein du Sénat donc nous travaillons main dans la main avec l'UDR avec Eric Ciotti pour faire le meilleur score possible dans l'ensemble des départements métropolitains et de décrocher le maximum de sièges de sénateurs Voilà
le maillage territorial qui confère au RN cet objectif de 10 sénateurs Jefferson ce maillage territorial il est désormais réel au Rassemblement National les municipales ont montré une véritable implantation locale
Oui le RN a crevé le plafond de verre de l'enracinement
à l'échelon local
dans le sud-ouest ils sortent avec 156 élus municipaux leurs résultats ont été multipliés par 7 simplement le sport national ou municipal c'est quand même les maires sans étiquette et le contingent d'élus municipaux ne va pas nécessairement suffire
pour envoyer
des sénateurs dans tous les départements en revanche ce qu'il va falloir regarder ce sont ces fameux maires sans étiquette dans les petites et plus petites communes parce que là il y a un vivier qui ne dit pas son nom et c'est précisément ce que sont en train de regarder les cadres du RN parce que là ils ont peut-être un vivier qui n'apparaît pas qui va se révéler et qui va leur permettre de faire ce contingent-là donc
il y a des élus on sait on a l'équation de départ à les données puisqu'on sait combien il y a d'élus municipaux miniature 400 voix pour être selon les départements et les ratios pour être élus sénateurs maintenant je vous dis qu'il va falloir regarder aussi tous ceux qui vont se démasquer à la faveur de cette élection sénatoriale Le rapprochement au sein de la droite c'est-à-dire ce qu'on a vu au municipal d'une partie de l'électorat LR qui peut voter RN UDR évidemment qui s'associe avec le Rassemblement National tout ça aussi donne de la force supplémentaire à l'extrême droite entre guillemets parce qu'on ne parle plus de l'extrême droite on parle du Rassemblement National mais en tout cas au parti de Jordan Barnella dans le cadre de ses sénatoriales Mais est-ce que on parle de l'ancrage territorial du RN on l'a vu lors des municipales le RN a conforté Sébastien sur 22 mairies ils en ont gardé 20 est-ce que finalement le RN a levé le doute sur sa capacité à gérer des collectivités ?
C'est-à-dire que l'approche qu'ils ont en tout cas qu'ils avaient avec les maires qui avaient été élus lors des élections précédentes c'était une approche extrêmement locale et très peu idéologique en l'occurrence celle du Rassemblement National et des maires du Rassemblement National regardez la façon dont par exemple Louis Alliot agit à Perpignan c'est très intéressant de voir la façon dont il mène sa politique municipale il a finalement un profil si on laisse de côté l'étiquette Rassemblement National très radsoc en l'occurrence dans sa façon de concevoir sa relation avec les Perpignanais et d'ailleurs ça lui réussit puisque vous l'avez dit ils ont gagné pas mal de communes dans les Pyrénées-Orientales il a pris la présidence de la communauté d'agglomération ça aussi c'est un phénomène nouveau on a beaucoup enfin un certain nombre d'élus du Rassemblement National qui ont pu conquérir des communautés de communes ou des communautés d'agglomération ce qui là aussi participe à ce processus de notabilisation à travers l'intercommunalité en tout cas le fait qu'ils aient été confirmés alors dans des bastions où ils sont très forts quand même il faut le signaler aussi montre que en tout cas lorsqu'ils sont en responsabilité ils font finalement une politique qui est assez similaire à celle d'autres maires je crois que ça c'est le point le point essentiel en l'occurrence si vous voulez c'est très différent de ce qu'on a connu par exemple on a eu des maires élus on a eu des maires élus souvenez-vous dans les bouches du rang dans les années 90 en 95 avec Vitrolles je ne sais plus ça ne s'est pas bien passé ou Toulon même en l'occurrence où ils avaient une approche qui était beaucoup plus idéologique du temps de Jean-Marie Le Pen que celle qu'ils adoptent aujourd'hui avec disons sous Marine Le Pen
mais ça veut dire quoi ça préfigure de ce que sera le RN au pouvoir ou finalement une fois au pouvoir ils rentrent dans le système eux qui sont anti-système
il ne faut pas tirer de conclusions à titre il y a un apprentissage il y a un apprentissage vous savez on a connu ça avec le parti communiste le parti communiste aussi on parlait du communisme municipal en l'occurrence qui avait une pratique du pouvoir local qui était finalement assez proche de celle d'autres élus on a un phénomène qui d'ailleurs en sociologie électorale et en sciences politiques est assez observable dès qu'un parti finalement s'institutionnalise localement en tout cas il a des pratiques qui sont assez proches de celles des autres élus
donc ils rentrent dans le système une fois qu'ils sont manettes c'est ce qu'on observe au municipal c'est impressionnant voir au premier tour tous les maires qui sont réélus parce qu'il y a une prime au sortant plus forte encore que dans n'importe quel scrutin donc c'est effectivement un maire fut-il RN puisque c'est un peu le sous-entendu de votre question et bien s'il se représente et qu'il a eu un mandat tranquille Jean-Marie Lechevalier vous parliez de Toulon il y avait eu des affaires en plus il avait rompu avec le rassemblement avec le FN il avait été une maire de Toulon en 1995 voilà donc effectivement il est perdu et d'ailleurs Madame Lavalette n'a pas réussi à reprendre le bastion
c'est intéressant
et si vous me permettez juste une petite on parle d'implantation locale confirmée par effectivement les municipales il y a des exceptions que sont les grandes villes et les agglomérations et là le RN a encore des éléments de faiblesse il faut quand même le signaler et ça s'est vu notamment à Bordeaux
oui Bordeaux il y avait l'eurodéputé Julie Rochagneux qui était candidate et qui n'a pas été qualifié pour le second tour ça fait partie des déceptions du RN dans la région mais ils ont gagné ils ont gagné des élus municipaux dans beaucoup de départements en entrant
dans les conseils municipaux de ces villes-là notamment à Agin notamment sur la périphérie bordelaise ou ailleurs simplement je parlais d'apprentissage tout à l'heure pour ces élus ceux qui ne sont pas en responsabilité mais qui rentrent dans les conseils municipaux vont découvrir les rouages de la vie municipale c'est assez compliqué il y a quand même des règles à respecter des codes de marché public etc c'est pas aussi simple que ça donc pour eux il y a quand même ce travail qui va être fait et n'oublions pas une chose on l'a vu sur les législatives il y a quand même un problème aussi de candidature de qualité de candidature rappelez-vous les brebis galeuses aux législatives ils ont toujours quand même ce problème d'offres à mettre sur la table là pour le coup on verra comment ils se sortent de ce mandat-là maintenant sur les sénatoriales pour revenir sur notre sujet 10 sénateurs franchement vu ce qui s'est passé au municipal c'est pas inatteignable je rappelle qu'à l'Assemblée nationale il faut être 15 pour faire un groupe donc là le champ est encore plus restreint il faudra observer aussi les transfuges dont parlait Arnaud parce qu'il va y avoir une petite offensive là-dessus il va falloir des prises de guerre plus que des résultats dans les territoires il va falloir des prises de guerre chez les LR on sait qu'ils sont déjà perméables à la cause chez les centristes
on verra comment ça peut atterrir mais ils ont besoin de faire ce travail de déstabilisation
Juste pardon Jefferson parce que vous dites 10 sénateurs c'est pas inatteignable on rappelle juste qu'au Sénat c'est pas l'Assemblée dans son entièreté qui est renouvelée il y a seulement la moitié des sénateurs qui sont renouvelés il y a grosso modo une grande partie du sud-est qui est renouvelée mais par exemple la Gironde aussi la Gironde on va y venir mais par exemple le Nord-Pas-de-Calais n'est pas renouvelable est-ce que du coup ça peut aussi ça bloquer un peu le seuil de 10 sénateurs
oui en effet vous avez raison de le dire parce que ça dépend des départements en effet qui sont renouvelables enfin là vous avez cité par exemple des départements le Var ça m'étonnerait que le Rassemblement National ne dispose pas d'un voire de deux sénateurs dans le Var compte tenu de ce qui s'est passé dans ce département et surtout de la porosité qui existe entre la droite dite de gouvernement et le Rassemblement National donc
les Alpes-Maritimes
les Alpes-Maritimes on peut imaginer qu'ils auront des élus notamment grâce à Nice Nice Menton Cagnes-sur-Mer enfin bon tout ça je veux dire laisse présager
Cagnes-sur-Mer Cagnes-sur-Mer
qui a été gagné par l'UDR je crois pas par le Rassemblement National bon tout ça les aide après là où je suis d'accord avec ce que vous dites ça va dépendre parce que c'est une élection notable l'élection sénatoriale c'est le profil des candidats qui sera extrêmement important et là on va voir comment ils vont travailler regardez la façon dont ils ont travaillé dans leur implantation municipale ils ont souvent envoyé des députés des députés qui ont d'ailleurs pour certains d'entre eux gagné des mairies là c'est la même chose je vois que par exemple dans le Var ils vont envoyer un député du Rassemblement National monsieur Gilletti je crois qui va mener la liste dans le Var donc ils vont essayer vraisemblablement de chercher des profils plus notabilisés pour tout simplement rassurer les grands électeurs parce que les grands électeurs c'est quand même pas l'électorat qui vote pour eux c'est un électorat quand même très différent en l'occurrence donc il faut être encore plus rassurant vis-à-vis de ce type d'électorat
c'est pour ça pardon que j'évoquais le dégel des grands électeurs parce que c'est un enjeu pour le Rassemblement National ça n'était pas produit la dernière fois et par ailleurs vous parliez des figures c'est très important parce qu'il y a un cadre du Rassemblement National qui m'avait raconté il y a quelques années que dans le cadre des dernières sénatoriales il y avait une candidate erenne elle avait fait une photo avec un maire en tout et pour tout pendant la campagne il faut aussi qu'ils apprennent ce que c'est qu'une campagne des sénatoriales d'aller voir d'aller démarcher tous les élus c'est un boulot et ils ont un problème de formation on le sait on parlait de brebis galeuses mais aussi ils ont un problème de formation donc on verra c'est un enjeu aussi là pour eux c'est important parce que les sénatoriales c'était jusque là une forteresse un peu inaccessible c'est symboliquement très fort même si c'est que 10 sénateurs pour eux l'Assemblée était acquise depuis plusieurs mandats la mandature c'est très important pour eux c'est aussi une députée en Gironde qui va mener la liste RN c'est Edwige Diaz juste Edwige Diaz elle disait je vais la citer après les sénateurs après les municipales pardon elle disait l'Ouest n'est plus un territoire de conquête mais clairement dorénavant d'implantation est-ce que la Gironde l'Ouest de la France la Nouvelle Aquitaine que vous représentez Jefferson avec Sud-Ouest finalement c'est l'illustration de l'extension il faut quand même
modérer tout ça parce que je vous le disais tout à l'heure c'est 156 élus municipaux dans le Sud-Ouest dont à peu près 110 à 120 de mémoire rien qu'en Gironde
et pour être élu je le disais tout à l'heure il faut 300 à 400 voix donc vous en avez 120 à 110 d'assurés vous allez aller chercher ce que je disais tout à l'heure les mères sans étiquette mais simplement pour revenir sur ce qu'on disait tout à l'heure les candidats aux législatives dans le contrat passé avec l'URN c'était de se présenter aux municipales parce qu'on profitait de l'exposition des législatives gagnant ou pas mais en tout cas il y avait déjà ce travail de notabilisation ce travail de notoriété qui a été fait et les candidats aux législatives se retrouvaient parachutés sur les municipales avec déjà cette espèce d'arriéré en tout cas de campagne dans les jambes et cette espèce d'implantation maintenant je vous le disais quand vous avez 120 grands électeurs assurés pour 300 à 400 voix c'est pas gagné donc vous pouvez faire des effets d'annonce et montrer que ça se passe bien les résultats ne sont pas aussi simples que ça et les grands électeurs ça ne se pourrait pas de la même manière qu'un électorat traditionnel et je donne un chiffre qui va dans le sens de ce que vous dites Jefferson 74 mairies gagnées par l'ERN ou ses alliés sur ces 74 il y en a 63 qui sont dans des circonscriptions détenues par l'ERN aux législatives c'est l'illustration d'un élan qui est né des législatives
évidemment quand vous avez un groupe parlementaire de 120 ou 130 députés vous finissez par acquérir une implantation politique qui vous permet justement de vous installer parce que tout simplement un député c'est quelqu'un qui en principe laboure sa circonscription on le rencontre il est à la rencontre des maires il est à la rencontre de ses administrés il démarche il tient des permanences électorales vous savez ça c'est des outils de professionnalisation à un moment donné de la vie politique qui sont absolument essentiels juste pour ce que vous disiez l'Ouest il faut faire très attention il ne faut pas confondre le Sud-Ouest et l'Ouest parce que le Sud-Ouest si vous voulez vous aviez une implantation qui n'était pas négligeable du Rassemblement National dans un certain nombre de départements ce qui n'est pas le cas de l'Ouest de la France où là même s'ils progressent ils progressent beaucoup plus modestement qu'ils ne progressent dans le Sud-Ouest pourquoi je dis ça ?
je dis ça parce qu'en effet ils ont des zones en effet où territorialement ils ont des points de force et ce sont ces zones qui leur donnent leurs députés qui leur donnent leurs maires et il y a des zones où ils sont un peu plus faibles et ce qui bien évidemment peut handicaper leur progression y compris lors des sénatoriales Juste une précision là-dessus par exemple
en Gironde aux législatives la Gironde avait deux députés RN elle en a perdu un ils en ont perdu un il n'y a plus qu'Edwige Diaz dans les Landes au deuxième tour il y avait trois candidats du RN ils ont tous perdu voilà donc il y a aussi des îlots de résistance et pour là ce qui va quand même être très intéressant c'est de voir comment les LR qui ont eux cette implantation locale vont résister sur la pression comment ils vont tenir leurs troupes de grands électeurs parce qu'ils n'ont pas du tout intérêt s'il y en a un qui a intérêt à ce qu'il n'y ait pas de groupe LR au Sénat c'est quand même les Républicains et eux ils ont une base très forte et ils ont un enjeu très très important pour eux et s'ils peuvent torpiller les manœuvres du RN ils ne vont pas se priver donc là il y a quand même une bataille en coulisses qu'il faudra observer vraiment de très près pour voir comment on peut débaucher et arracher ces fameuses voix et justement c'est ce qu'a dit hier lors de cette conférence de presse le sénateur Joshua Ochard
malheureusement connaissant l'ambiance au Sénat que des sénateurs LR que des sénateurs centristes puissent rejoindre ce groupe nouvellement constitué puisque actuellement ce qui nous manque au Sénat c'est réellement la composition d'un groupe on sait que ça apporte des moyens en plus en tout cas pour exister au Sénat et des sénateurs que ce soit centristes ou LR nous le disent régulièrement en fait tant que vous n'avez pas un groupe effectivement c'est compliqué de pouvoir séger avec vous alors qu'ils partagent pour certains nos idées
ça peut marcher cette volonté de rallier des LR est-ce que ça préfigure d'une forme d'union des droites finalement Elisabeth ?
On le disait un peu tout à l'heure on l'a vu à l'oeuvre quand même dans le cadre des municipales cette porosité on a vraiment l'impression qu'il y a deux blocs qui se reconstituent un bloc de droite et un bloc de gauche avec un centre un peu riquiqui au milieu donc oui ça peut marcher je crois que le facteur personnel des candidats RN comptera quand même considérablement vous savez c'est une élection en 2022 le RN était passé à côté là il se professionnalise effectivement dans la préparation et ils espèrent que le facteur personnel de certains candidats le profil va combler ce qui leur manque en termes de grands électeurs et ce qui peut encore constituer un frein de ce point de vue là donc oui ça peut ça peut fonctionner on a vu que LR résistait pas mal au municipal vraiment le LR et le PS on l'a beaucoup dit c'est deux parties de barons locaux et ils ont bien résisté parfois mieux qu'ils ne l'imaginaient d'ailleurs les sénatoriales de ce point de vue là ça va être très intéressant quelques mois avant évidemment la présidentielle et la question de cette conversion des électeurs LR en électeurs RN qui pourrait aussi expliquer un plus fort ancrage territorial du RN est-ce que ça peut aussi se traduire chez les grands électeurs et donc au Sénat on va regarder ça mais les LR ont intérêt à tenir leur troupe n'oublions pas que le 7 juillet il y a quand même une décision de justice sur le procès en appel de Marine Le Pen ce sera avant les sénatoriales ça va donner un peu d'ambiance aussi et peut-être faire réfléchir quelques-uns parce que le candidat du RN à la présidentielle sera le fruit d'une décision de justice c'est quand même c'est peut-être plus efficace qu'une primaire mais c'est quand même pas très glorieux pour un parti de l'orphelin et de ses petits chats je veux dire ça fait beaucoup quand même donc ça ça va être pris en compte dans cette négociation-là mais les républicains ont tout intérêt à tenir leur troupe et empêcher l'arrivée de ce groupe au Sénat parce que sinon il va y avoir le RN va vouloir montrer qu'il peut faire l'union des droites qu'il peut être sur une même ligne qu'il peut être un partenaire et là ça va venir un peu plus brouiller le message mais l'idée c'est quand même bien de dévitaliser LR sur la présidentielle Oui et on entend on entendait Joachar dire qu'il voulait des ralliements même une fois le groupe constitué est-ce que la normalisation dont vous parliez la stratégie de la cravate Arnaud ça peut marcher au Sénat ?
Oui peut-être mais en fait tout dépendra de la résistance aussi du LR le jour des élections sénatoriales les LR ont quand même un certain nombre d'atouts dans leur manche c'est notamment qu'ils disposent des exécutifs et vous savez quand vous déposez des exécutifs qu'il s'agisse des conseils départementaux des mairies des communautés de communes ou des communautés d'agglomérations vous avez quand même des ressources tout simplement qui peuvent vous aider à consolider votre résultat électoral c'est ce que je dis là je veux dire est totalement trivial en l'occurrence donc c'est ça qui fait la force des LR et c'est ce qui leur permettra vraisemblablement de résister après il est évident qu'une percée du Rassemblement national qui leur permettrait d'obtenir un groupe parlementaire voire d'aller au-delà d'abord serait utilisée dans la perspective de l'élection présidentielle évidemment quel que soit le candidat du Rassemblement national et pourrait peut-être créer un petit effet d'éviction moi je pense que s'il y a effet d'éviction il restera quand même assez marginal du côté LR ou du côté centriste sauf surprise
mais est-ce que quand même ça n'a pas déjà des conséquences on va prendre un exemple par exemple le département des Alpes-Maritimes 5 sénateurs à l'heure actuelle c'est 5 sénateurs LR là les LR ne pourraient revenir qu'avec 2-3 sénateurs parce que victoire d'Éric Ciotti à Nice victoire d'Alexandra Masson RN à Menton est-ce qu'on voit déjà l'effet est-ce qu'on voit déjà l'effet finalement sur les LR de cette percée du Rassemblement national dans certains territoires et de ses alliés puisque Éric Ciotti c'est l'UDR dans le Sud-Est c'est incontestable dans ce département c'est incontestable les Bouches-de-Rhône le Gard le Vaucluse tout là là le RN à l'occasion des municipales a pris des forces évidentes au service de l'accession du RN et l'Aude absolument et donc oui la réponse est oui et encore une fois si vous voulez il y a le secret des urnes qui fait peur un peu au RN parce que les grands électeurs encore une fois ce ne sont pas les électeurs les électeurs dans le Sud-Est pour le RN pardon s'il suffit d'aller y passer quelques heures c'est gagné il y a quand même aujourd'hui une aspiration au vote RN qui est évidente maintenant les grands électeurs c'est autre chose c'est pour ça que le Sénat c'est compliqué mais malgré le maintien des bastions LR au municipal le RN pourrait évidemment gagner des points encore une fois je vous donne la parole mais autre ambition pour le RN c'est les bouches du Rhône les bouches du Rhône où ils ont investi une candidate qui est une ancienne LR une ancienne vice-présidente de Martine Vassal qui souvenez-vous était la candidate LR au municipal Marie-Pierre Calais on va l'écouter c'était hier au micro Jérôme Rabier j'ai franchi ce pas parce qu'en fait moi je n'ai pas changé mais je me suis rendu compte que par contre la famille dans laquelle j'étais glisse vers la Macronie et donc je ne retrouvais pas ma colonne vertébrale j'ai toujours défendu une droite sincère je ne pouvais pas continuer comme ça en me reniant donc quand je suis bien sûr depuis très longtemps le rassemblement national Jordan Bardella Marine Le Pen Sébastien Chenu je les écoute je suis et j'ai retrouvé ma philosophie et la droite sincère que je défendais au travers de leurs propos voilà Marie-Pierre Calais t'as dit ce sénatorial mais elle a un propos qui va au-delà des sénatoriales c'est-à-dire il y a un effet domino pour les LR qui peut aller jusqu'à la présidentielle Jefferson écoutez
il y a une expression consacrée en général et ses anciens amis d'LR ne manqueront pas de dire qu'elle va à la soupe mais Bruno Rotaillot sera ravi d'être associé à un macroniste de la première heure c'est quand même une première c'est quand même
assez lunaire comme propos bon voilà maintenant il y a une dynamique dans ce département-là elle a fait son choix c'est une prise de guerre c'est un transfuge on verra comment ça atterrit
bon associer Bruno Rotaillot encore une fois à un macroniste c'est assez surréaliste mais pourquoi pas c'est son choix très bien en revanche ce qui est quand même assez fou dans cette histoire c'est qu'on parle bien de la création d'un groupe RN au Sénat on ne parle pas du tout d'un groupe macroniste
au Sénat c'est fini cette histoire bon il y a eu quelques tentatives mais ça veut dire quoi ça veut dire que le RN je le disais tout à l'heure a crevé le plafond de verre de l'ancrage local et c'est bien par là qu'on commence ces parties-là ont commencé par le haut les macronistes ont commencé en 2017 par l'Assemblée nationale ils ont raté toutes les étages toutes les étapes de l'enracinement local des municipales de 2020 2026
Bordeaux il y a une prise de guerre c'est Bordeaux avec Thomas Cazenave qui s'est imposé
qui a sorti la gauche de Bordeaux c'est une victoire importante mais ça ne crée pas non plus la dynamique des macronistes qui ferait que ce matin on serait en train de dire est-ce que la composition du Sénat va se jouer autour du bloc central non donc là il y a quand même un événement politique très important c'est cette prise de position du RN cette progression parce que ce n'est pas non plus une victoire n'exagérons pas il faut tout bien mettre en perspective Elisabeth le disait tout à l'heure le PS et les LR ont tenu leur bastion c'est encore eux qui ont le meilleur contingent pour autant la compétition se densifie à l'échelon local et elle se densifie à l'extrême droite Arnaud est-ce que les sénatoriels elles auront un impact sur la présidentielle ou on est sur deux scrutins différents les sénatoriels scrutins directs avec uniquement des grands électeurs là où la présidentielle est au suffrage
elles seront utilisées par ceux qui en sortiront vainqueurs comme un argument dans la campagne présidentielle pour leurs candidats respectifs après si vous voulez on est sur deux types d'élections complètement on les fait différents donc on ne peut pas véritablement plaquer si vous voulez l'élection présidentielle sur l'élection sénatoriale alors après évidemment c'est important d'avoir des grands élus mais les grands élus ne font pas l'élection présidentielle vous savez vous pouvez avoir le ralliement de très grands élus ce n'est pas pour autant que vous serez élu président de la république c'est une autre alchimie l'élection présidentielle
Elisabeth une petite conclusion est-ce que le futur président de la république devra s'appuyer sur ce futur Sénat devra composer avec y compris avec peut-être un groupe RN évidemment on voit bien que le parlement aujourd'hui l'Assemblée nationale et le public Sénat pardon
c'est pas grave j'ai appelé Ernaud Elisabeth la boucle est bouclée
mais voilà c'était la bonne conclusion finalement évidemment la réponse et oui le Sénat est fondamental pour gouverner aujourd'hui surtout quand on a une Assemblée et un Sénat aussi fragmenté un paysage politique aussi fragmenté en réalité vous m'avez troublé non mais c'est bon j'ai mal commencé moi merci beaucoup merci Elisabeth merci Arnaud et merci Jefferson d'avoir été avec nous merci à tous de nous avoir suivis excellente journée sur Public Sénat Public Sénat en partenariat avec la presse régionale vous a proposé Bonjour chez vous retrouvez l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme Public Sénat