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Discours / meetingCTV INFO· 30 octobre 2025 12 minAutoproduitFond programmatiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesRetraitesSolidarités & famille

Jean-Didier Berger: "C'est l'intérêt national qui commande aujourd'hui"

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Jean-Didier BergerChiffre
    « Le Haut Conseil des finances publiques l'a dit, 2025 commence à marquer le début de la réduction des déficits, mais cette réduction des déficits se fait 100 % par l'impôt et 0 % par la baisse de la dépense publique. »
  • 9:00Jean-Didier BergerPromesse
    « Ce soutien sera le plus exigeant que vous connaîtrez. Il s'exercera texte par texte, article par article, amendement par amendement. »

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0:03
Non speech

[musique]

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Jean-Didier Berger

[musique] La parole est à présent monsieur Jean Didier Berger pour le groupe droite républicaine. Non. Madame la présidente, monsieur le premier ministre, mesdames et messieurs les ministres, mes chers collègues, nous éprouvons ensemble l'expression d'un yatus démocratique inédit. Il y a 15 mois, chacun d'entre nous a gagné dans sa circonscription. Nous avons tous gagné. Et pourtant, ici désormais personne n'est vraiment vainqueur puisqu'il n'y a pas de majorité claire. Ainsi, par leur suffrage, les Français ont-ils confiant entre nos mains et une responsabilité démocratique supplémentaire ? celle de nous mettre d'accord et de sortir des postures politiciennes.

Celle de faire preuve d'humilité et de créativité pour sortir des impasse politique. Le vote des Français a retiré du pouvoir à l'exécutif. Vous en avez pris acte, monsieur le Premier ministre, en renonçant expressément à l'utilisation du 493 à l'occasion de l'examen du budget de la nation. davantage de pouvoir et donc désormais entre nos mains, cette responsabilité nous oblige. Bien sûr, en chacun des députés ici présent raisonne ses engagements, ses convictions, ses idées. Chacun voudrait appliquer son programme à la lettre, mais il n'y aura pas de solution chimiquement pure jusqu'à la prochaine élection présidentielle.

Mais si tel est le cas, c'est parce que nous constituons l'assemblée qui est probablement la plus représentative et la plus démocratique de toute la 5e République. Beaucoup d'autres pays européens connaissent cette situation. Beaucoup d'autres pays européens réussissent. L'échec n'est pas une fatalité. Cette situation nous donne même à toutes et à tous une liberté d'action énorme. Une liberté d'action qui engage chacune et chacun d'entre nous. Une liberté d'action qui aujourd'hui à l'occasion d'un vote aussi décisif peut faire basculer le destin d'une nation.

Et lorsque le vote est aussi important, lorsque la liberté d'action est aussi importante, elle doit s'exercer en dehors de toute considération personnelle ou partisane. Plus l'enjeu est impérieux, moins le mandat doit être impératif. Face à la passe de la dissolution, la droite républicaine a assumé l'intégralité de ses responsabilités. Nous avons choisi d'envoyer l'un des nôtres pour être premier ministre avec Michel Barnier.

Nous avons soutenu un autre premier ministre qui n'était pourtant pas issu de notre formation politique, avec qui nous n'avions pas une histoire d'amour très évidente et pourtant nous l'avons fait pour éviter les conséquences qui pouvaient se reproduire à l'issue de la première censure des conséquences qui créaient beaucoup d'incertitudes pour le pays. Il nous est aujourd'hui demandé de nous prononcer à nouveau sur l'opportunité d'une nouvelle censure. Bien sûr, il y a avec ce gouvernement, monsieur le Premier ministre, vous le savez, des points de désaccord importants, des points de désaccord budgétaires importants.

Le Haut Conseil des finances publiques l'a dit, 2025 commence à marquer le début de la réduction des déficits, mais cette réduction des déficits se fait 100 % par l'impôt et 0 % par la baisse de la dépense publique. Comment est-ce possible dans le pays le plus taxé du monde, dans le pays qui dépense le plus ? S'il y avait une majorité et une opposition, comme c'est traditionnellement le cas ici à l'Assemblée nationale, nous serions probablement dans l'opposition et nous voterions probablement contre ce projet de budget. Mais voilà, il n'y a pas de majorité. Et si sans responsabilité il ne reste plus que des oppositions, alors nous serons dans le néant budgétaire.

En moins de 2 ans, la France a connu cinq premiers ministres, nous rappelant ainsi les heures les plus sombres de la 4e République. Le général de Gaul et Michel Debré ont précisément conçu nos institutions et notre constitution comme un renfare face à cette instabilité. Un rempart qui permet à la France d'avoir une stabilité qui lui confère sa solidité. des institutions qui garantissent que l'intérêt supérieur de la nation passe avant tous les intérêts partisans. C'est précisément en considération de l'intérêt national que les députés de la droite républicaine ont aujourd'hui décidé de ne pas censurer ce gouvernement.

Pas seulement parce que les Français sont très major très majoritairement opposés à cette centure, mais parce qu'il s'agit de l'intérêt supérieur de la nation. C'est l'intérêt national qui commande aujourd'hui, mes chers collègues, de trouver les voies et moyens d'un accord, d'un accord pour doter la France d'un budget avant la fin de l'année. C'est l'intérêt national qui nous enjoint d'honorer les engagements de la France pris auprès des instances de l'Union européenne. C'est encore l'intérêt national qui ordonne de comprendre que sous le regard attentif et circonspect des marchés financiers, c'est la crédibilité de la signature de la France qui est en jeu.

Parmi les senseurs ici présents aujourd'hui, qui ira payer les traites égormitant des Français ? Qui le fera parmi les senseurs ici aujourd'hui présents ? qui ira consoler ceux qui auront perdu leur emploi, les emplois qui seront supprimés et ceux qui ne seront pas créés en raison de l'insuffisance de visibilité des entrepreneurs et des investisseurs qui parmi vous mesdames et messieurs les senseurs ira expliquer aux usagers des services publics que ces derniers ont été supprimés ou moindr par les villes par les départements par les régions, par votre faute parce que vous avez créé les conditions de l'instabilité. Aucun d'entre vous n'aura ce courage. Aucun n'ira le faire.

Aucun n'ira expliquer que vous avez choisi la politique de la terre brûlée, celle sur laquelle rien ne repose et qui que vous l'aurez fait au détriment de l'intérêt des Français. Vous n'aurez pas ce courage. Choisir comme vous le faites. L'intransigence idéologique, c'est bien confortable. C'est bien confortable pour vous. Nous ne ferons pas ce choix. Et pourtant, monsieur le Premier ministre, ne pensez pas que nous ne serons pas attentifs et vigilants à chacune de vos décisions. Ne pensez pas, en l'occurrence, que nous pourrons accepter tout et n'importe quoi s'agissant de la réforme des retraites.

Vous savez, nous savons tous, y compris ce qui aujourd'hui s'apprêtent à censurer, ceux qui aujourd'hui demandent même l'abrogation de la réforme des retraites, que cette réforme était non seulement nécessaire, mais qu'elle était insuffisante, qu'elle était insuffisante et que nous serons, nous les élus responsables obligés d'y revenir en 2027, obligés de proposer des nouvelles solutions pour tenir compte de la réalité démographique. Tous les autres pays européens, tous les autres pays européens, quel qu'en soient, les majorités politiques le font.

Tous les autres pays européens constatent qu'il faut passer l'âge de départ à la retraite à 65 ans, à 67 ans, voire à 70 ans comme l'ont fait certains des de nos voisins. C'est la raison pour laquelle, mes chers collègues, nous euh ferons le choix de la vigilance face à toutes ces décisions. Vous avez la responsabilité, nous avons la responsabilité de sauver notre système de retraite. Il y avait il y a 50 ans, vous devriez pourtant avoir au moins un petit peu de mémoire, il y avait pourtant il y a un demi-siècle 4isans pour un retraité. Aujourd'hui, c'est 1,5 cotisans par retraité. Bientôt, un cotisant pour un retraité. Et quand il y aura moins de cotisans que de retraités, qui payera ?

Qui payera, mes chers collègues ? Alors, monsieur le Premier ministre, vous comprendrez que la décision que nous prenons aujourd'hui est tout sauf anodine. Est-ceà-d que les députés de la droite républicaine qui acceptent de ne pas censurer aujourd'hui, monsieur le premier ministre, vous accorde une confiance aveugle ? En aucun cas, ce soutien sera le plus exigeant que vous connaîtrez. Il s'exercera texte par texte, article par article, amendement par amendement. Il s'appuyera sur la bienveillance avec laquelle vos ministres donneront des avis. je l'espère le plus souvent favorable s'agissant des amendements que nous aurons l'occasion de déposer.

En somme, monsieur le Premier ministre, ce soutien dépendra du vôtre. Il dépendra du vôtre lorsque nous proposerons de préférer la baisse de la dépense publique aux augmentations d'impôts. Ce soutien dépendra du vôtre, monsieur le premier ministre, lorsque nous proposerons les outils nécessaires à leur revalorisation du travail et la lutte contre l'assistana pour aller vers la location sociale unique plafonnée parce que nous sommes intimement convaincus que ceux qui travaillent doivent toujours gagner davantage que ceux qui bénéficient de la solidarité nationale.

Ce soutien dépendra du vôtre, monsieur le Premier ministre, lorsque nous proposerons de supprimer les titres de séjours pour soin et de transformer l'AME en aide médical d'urgence. Je suis certain que chacun ici sur les bancs du gouvernement mesure l'effort que font les députés de la droite républicaine. Un effort qui ne saurait être déçu. Plus que tout, cet effort est dicté par le bon sens. Quand on cherche 44 milliards, on ne commence pas par une censure qui va coûter 12 milliards de plus. Je sais qu'il y a ici et on les entend très bien des gens qui préfèrent instrumentalité instrumentaliser l'outil constitutionnel de la censure à des fins partisanes ou à des fins personnelles.

Je le dis à ceux qui veulent profiter des circonstances pour faire prévaloir la fureur et le bruit. Déstabiliser la 5e République et inventer de toute pièces une nouvelle constitution qui n'offre au français aucune garantie démocratique. Vous ne parviendrez à désarmer ni la police ni la République. Vous y laisserez jusqu'à votre dernière énergie parce que l'instinct démocratique du peuple français sera toujours plus fort que toutes vos maligances. Je m'adresse aussi à ceux GL glorieux qui font prévaloir les agendas personnels sur l'intérêt national en décrétant pour des mauvaises raisons que vous censurerez désormais tout le temps en vous alignant sur la position de la France insoumise.

Vous avez donné les clés de la négociation au Parti socialiste. Vous avez rendu nécessaire la suspension de la réforme des retraites. Mais peut-être au fond était ce que vous souhaitiez puisque vous-même vous êtes pour l'abrogation de la réforme des retraites. Peut-être au fond est-ce que vous souhaitiez puisque vous avez un programme plus à gauche que la gauche ? Peut-être au fond puisque vous vous dites ni de droite ni de gauche, en réalité vous n'êtes ni de droite ni de droite.

Alors, puisque dans ce pays n'existe souvent rien de plus proche que les extrêmes, je le dis à tous les senseurs, les Français, le peuple souverain va vous envoyer à travers la facture de l'histoire le prix du mépris que vous vous apprêtez aujourd'hui à déverser avec des involture sur l'intérêt national. À l'issue de ce vote, monsieur le premier ministre, vous avez entre vos mains avec tous vos ministres le dernier fil d'Arian qui relie la confiance des Français aux députés de la nation. Il vous appartient d'en prendre le plus grand soin et nous serons avec tous les députés de la droite républicaine ultra vigilants, aussi bienveillant que vigilant. Merci de votre attention.

Merci beaucoup monsieur le député. Amen.