Face à Canteloup - Jordan Bardella, l'avis d'Éric Ciotti et Marine Le Pen - 02/02
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
RMC, Apolline Matin, 8h50, face à Canteloup.
Tous les jours, pour revisiter par Nicolas Canteloup, Jordan Bardella a été mon invité ce matin et il est resté avec nous. Re-bonjour Jordan Bardella. Éric Ciotti, vous avez suivi avec beaucoup d'attention l'interview de Jordan Bardella. Qu'en avez-vous pensé ? Bonjour, main de ma l'air.
Écoutez, j'ai écouté attentivement votre interview. Je partage les diagnostics de Jordan Bardella, bien évidemment. J'ai la même vision, le même amour de la France, le même discours, le même physique. C'est bien simple, lui et moi, on nous confond très souvent. Mais oui, ouvrez les yeux, main de ma l'air. Deux beaux bruns aux cheveux courts. Oui, d'accord, très courts. Et puis, bien bâti, d'origine italienne. C'est un Ciotti Bardella, ça sent l'Italie tout de suite, bien sûr. Il y a de quoi se tropper. D'ailleurs, Jordan le sait et je m'en excuse auprès de lui.
C'est vrai que c'est pénible pour lui, toutes ces jeunes femmes qu'il arrête dans la rue pour prendre un selfie en pensant que c'est moi. Je m'en excuse. Non, la seule chose qui peut permettre de nous différencier, c'est que contrairement à moi, Jordan ne parle pas tous les jours de Christian Estrosi. C'est vrai, c'est vrai, il n'en a pas parlé d'ailleurs ce matin. D'ailleurs, je le dis, Jordan, pour être bien clair, je suis bien sûr toujours très intéressé par le poste de ministre de l'Intérieur si jamais il venait à être élu en 2027. Et je le ferai avec plaisir pour pouvoir arrêter les bandits de notre pays et surtout Christian Estrosi.
Il faut suivre, M. Bardella. Merci en tout cas, Éric Ciotti. Marine Le Pen, bonjour. Vous avez écouté l'interview de Jordan Bardella, bien sûr.
Oui, bonjour, Madame. Écoutez, oui, bien écoutez, j'ai écouté, bien sûr. Que dois-je faire d'autre ? J'ai bien compris que c'était lui la vedette désormais. Maintenant, j'ai bien compris que Jordan a un destin présidentiel. J'ai bien compris qu'il vend des bouquins qui cartonnent. J'ai compris qu'il avait une histoire d'amour très glamour avec une princesse. Moi, j'ai quoi à côté ? J'ai un procès. Des calendriers de chat. Et en termes de glamour, j'ai vécu avec lui à Lyon. Voilà. Pas mieux. Excusez-moi.
On vous sent un peu amère, Mme Le Pen.
Amère, moi ? Non, pas du tout. Écoutez, pourquoi ? 20 ans que je m'échine à me préparer à la présidence. Vous pensez bien qu'aujourd'hui, au moment où elle me tendait les bras, je suis ravi de l'offrir sur un plateau. C'est dur, c'est dur. Mais bon, comme ça, cela me laisse le temps de regarder votre émission sur RMC Story. Apolline, chez vous ? Ah oui, vous avez regardé ? Oui, oui, je vous ai vu dans le petit camion de Patrick, artisan boucher, qui veut sauver son métier de boucher ambulant. Bravo. Bravo, Mme Le Pen. Bravo. Quel journalisme de terrain. Oui, oui, oui, vous faites là. Il y en a qui vont sur le terrain en Ukraine, où vous allez dans le petit camion de Patrick.
Oui, boucher ambulant. Voilà, chacun sa boucherie.
C'était Yann, Mme Le Pen. Enfin, il n'y a pas de petite cause, Mme Le Pen. Et puisque vous aimez les journalistes de terrain, Pascal Praud, qui couvre la guerre de CNews, est avec nous pour les titres. Bonjour, Pascal.
Bonjour. Bonjour, Apolline. Et surtout, bonjour à Jordan Bardella. A Jordan, que je tiens rassuré, même s'il ne veut plus aller chez... Je me rends dini live, eh bien, cher Jordan.
Je me rends bien...
Je soupçonne que tu as gardé ton badge de CNews et ta carte de cantine. Parce qu'en plus, je tiens à le préciser, on t'a trouvé une place de parking plus proche de l'ascenseur. C'est celle de Sonia Mabrouk. Car quelque chose me dit qu'elle n'en aura bientôt plus besoin. À propos, le nouveau code pour accéder au studio, c'est JB2027.
Voilà, allez, c'est parti pour les titres. Il rit tout de même. Algérie. Je suis parti là, Algérie, allez-y.
Algérie, oui, ça comprends bien. On commence sur le chapeau de roue. Les parents de Christophe Glez, le journaliste emprisonné en Algérie, ont supplié Emmanuel Macron d'agir pour la libération de leur fils après que celui-ci ait été torturé en subissant 45 minutes de visite de ses collègues royales. Ben oui, vous comprenez, si on reçoit un peu de gens de gauche sur ces news, c'est pas par sectarisme, mais uniquement pour respecter les conventions de jeunesse. Ah, ça doit être ça. Voilà, puis cinéma avec la sortie du documentaire sur Mélania Trump et François Cluzet souhaitaient réagir.
Non, c'est ça. C'est ça le cinéma français aujourd'hui. Il n'y a pas d'autre sujet que de faire des films sur une première dame botoxée, déguisée en abajour. Alors, allons-y, pourquoi pas un bioptique sur la femme du général de Gaulle avec Pierre Ninet dans le rôle de Tante Yvonne. OK. Et François Civile, c'est ça. Dans le sud, Madame Pompidou, si c'est ça que les gens veulent voir au cinéma, ben, moi je m'adapte. OK, un tailleur Chanel, un sac à main, une perruque qui pue la la qui est tout à fait Bernadette Chirac. En plus, c'est dans mes cordes, une vieille dame qui râle tout le temps. Merde !
C'est un peu vous ça, M. Cluzet. Merci beaucoup. Merci à tous. Ségolène Royal est avec nous. Bonjour, Madame Royal. Votre déplacement en Algérie a fait polémique. Oui. Vous n'avez pas eu un mot en public avec les autorités algériennes sur le journaliste Christophe Glaze ? Oui, oui, oui.
Écoutez, je n'allais pas me livriller en parlant d'un sujet qui fâche. Pardon, je viens juste de retrouver un emploi de présidente de l'association France Algérie. Donc, vous êtes gentille, mais quand vous êtes en période d'essai, pardonnez-moi, vous n'allez pas voir votre patron en vous plaignant de la qualité de la cantine ou des horaires de réunion. Enfin, vous avez quand même
finalement obtenu de voir Christophe Glaze. Enfin, vous avez essayé qu'il soit transféré dans une prison plus proche d'Algérie. Oui, oui, oui.
Oui, ça m'écoutez, c'est la méthode Ségolène. Ah oui, oui, oui. Qui mieux que moi pour détendre les relations entre la France et l'Algérie. Si, si, si, je m'y connais en relations glaciales et conflictuelles. Je vous rappelle quand même que j'étais en couple avec un certain François Hollande. Oui, bien. Voilà, alors il faut que les deux pays mettent de côté leur rancœur et passent à autre chose, comme j'ai su le faire tout en diplomatie avec ce gros bâton de François Hollande.
Merci Madame Royal.
Éric Ciotti