Violences sexuelles : M. Édouard Geffray défend un questionnaire universel
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 75 %Attaque 5 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 98 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Est-ce qu'on vous arrivez à répondre à toutes les questions ?
- 0:39OuverteRéponse directe
Pouvez-vous confirmer que le questionnaire a été décalé après la Toussaint ?
- 1:20OuverteRéponse directe
Pourquoi privilégier un questionnaire plutôt que des entretiens individuels ?
- 2:04OuverteRéponse directe
Comment garantir l'anonymat et la protection des enfants ?
- 2:44FerméeRéponse directe
Êtes-vous prêt à légiférer pour accélérer le recrutement ?
- 3:24OuverteRéponse directe
Quels sont les problèmes de vivier pour les entretiens individuels ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:20Chiffre
« On a 10 % de nos enfants qui sont victimes. »
- 2:44Fait
« Évidemment, j'ai l'objet même de l'exécutif c'est de mettre en œuvre la loi. »
- 4:36Fait
« Un entretien à l'école pour tous les élèves, ça veut dire qu'à 8h20 Corentin sort de la classe devant tout le monde. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Merci monsieur le ministre. Est-ce qu'on vous arrivez à répondre à toutes les questions ? Merci beaucoup à tous. Alors je je vais essayer de vous répondre dans un ordre qui répond à vos questions et qu'en même temps suivent peut-être un peu quelque chose de de chronologique. D'abord, pardonnez-moi juste madame Député Boura, vous avez dit tout à l'heure que finalement on avait décalé le questionnaire après la Toussin en raison des réserves. La réponse est non. J'ai toujours dit que c'était au retour des vacances de la Toussin. Je l'ai annoncé dès le 25 août. J'ai dit au retour des vacances de la Toussin parce qu'il y a un cadre réglementaire adopté qui s'appelle un décant au Conseil d'État parce qu'on passe par un décil d'état pour le faire. Je souhaite que tous les
élèves puissent à compter du retour vacances de tousin adosser une séance des varévars, passer le questionnaire. Donc il y a jamais eu aucun rapport de quoi que ce soit. Tout était prévu comme ça. En revanche, j'ai souhaité dilater le temps de concertation au mois de septembre jusqu'au 1er octobre avec le conseil de périodication pour que chacun soit en mesure précisément de si je puis dire malaxer ce questionnaire qui a vocation à être travaillé. Ça c'est la première chose. La deuxième chose c'est que dans l'élaboration de ce questionnaire et pour moi c'est important parce que d'abord avant d'arrière peut-être la deuxième chose pour moi qui est importante, c'est qu'au bout d'un moment, il faut agir. On a 10 % de nos enfants qui sont victimes et il y a matière à agir à mon avis vite et de
manière massive. Moi, je suis je et et pardon mais de ce point de vue-là, l'idée qu'il puisse y avoir pour tous les investir de manière universelle un moment adossé une fois encore à une séance des varévars, c'est bien l'adulte qui va vers l'enfant mais qui lui permet ensuite justement protégé par l'anonymatégé par l'anonymat mais alors que l'adulte a fait le pas vers lui de dire quelque chose par écrit. et de se contenter justement avec des questions qui ont été qui seront travaillées par des experts, pas par moi, c'est pas un questionnaire j'ai frais, c'est un questionnaire d'expert et d'association de auquel toutation participe. De pouvoir précisément peut-être ne cocher qu'une
case, mais par ce simple cochage de case, déclencher l'alerte qui permettra de le sauver, je considère que ça vaut la peine parce que sinon et je suis d'accord pour dire que il y aurait peut-être un monde idéal dans lequel il y aurait des entretiens pour et cetera. Alors simplement le mondidal, il pose deux problèmes. Il y a un premier problème c'est que comme je vous dis tout à l'heure à supposer même qu'on arrive à trouver des gens qui ne fassent que ça toute la journée, il faudrait identifier un vivier de 7500 personnes immédiatement recrutables. Ce vivier n'existe pas madame Grin, il n'existe pas. Il y a pas aujourd'hui 7500 personnes supplémentaires à celles que nous avons qui seraient disponibles sur le marché du travail pour faire ce métierlà. Et quand je dis 7500, c'est si
c'est une demi-heure et qui ne font que ça en rétiste encore moins. Et donc tout à l'heure le gr madame m'av demandé si j'étais prêt à accomplir les vont législateur. Évidemment, j'ai l'objet même de l'exécutif c'est de mettre en œuvre la loi et je passe ma vie, essayer de la mettre en œuvre justement quand l'exécutif a posé le principe de l'arse. Vous savez que ça a duré 20 ans. J'ai fait partie de ceux quand j'étais des Gesco qui ont fait en sorte qu'il y a un programme des varars et je fais partie maintenant de ceux qui font en sorte de le de le porter et de faire en sorte qu'il y a les trois séances et je serai intraitable là-dessus. Et pourtant ça met un peu de temps, c'est moi qu'on veut se dire mais voyez je voilà donc oui évidemment quelle que soit la loi par définition la
vocation l'exécutif est de l'appliquer mais l'honnêteté m'oblige à dire et c'est uneé pardon technique qu'il n'y a pas aujourd'hui 15000 personnes formées sur le marché du travail disponible queles que soient les modalités d'embauche pour pouvoir mener de manière pleine entière ces entretiens immédiatement. Alors, on peut se dire on va attendre que le marché, si je peux dire, enfin que le que le que les formations existent, que tout le monde soit formé, qu'il y ait effectivement 15000 personnes supplémentaires qui ont envie de le faire et cetera, mais on perdra des années et ça pour moi c'est inconcevable. Donc y arriver peut-être un jour sans problème, mais en attendant se donner moins d'agir, c'est important. Que nous dit la Civis ? La Civis participe à nos travaux. La civis
d'ailleurs a publié un communiqué de presse, je le rappelle qu'issant en disant que l'idée de ce questionnaire constituait une rupture majeure. C'est le terme qui le point d'opture majeure dans la prise en charge et dans l'accueil et la libération de la parole de l'enfant. Et en revanche, évidemment, elle à juste titre, et je suis le premier moi-même à me les approprier, elle a juste titre et mis un certain nombre de réserves de précaution et d'ailleurs, elle est associée hein à notre questionnaire précisément sur les conditions à lesquelles ça avait lieu. C'est-à-dire c'est pas quelque chose qu'on parachute en disant que tous les enfants de France lundi matin 8h vont passer un questionnaire. C'est chose qui est adossé à la séance des varsees pour que l'adulte aille vers l'enfant. D'où
l'intérêt du guide de passation qui est travaillé précisément avec la civis. on les voit chaque semaine pour précisément faire en sorte que l'adulte aille vers l'enfant, que l'enfant puisse ensuite donc déposer cette parole et puis qu'il puisse derrière être pris en charge. Et vraiment, enfin, je je crois qu'il y a quelque chose de de d'important, enfin de de très structurel à faire là-dessus. Et une fois encore, pour moi, je ne le conçois pas comme quelque chose d'alternatif à la volonté que je crois on partage tous, mais plutôt comme quelque chose de préparatoire parce que précisément ça permet justement de ne pas avoir ce côté, j'allais dire un petit peu frontal du simple entretien convoqué à l'école. C'est parce qu'il faut il faut se projeter hein. Un entretien à l'école
pour tous les élèves. Ça veut dire qu'à 8h20 Corentin sort de la classe devant tout le monde. Il revient à 8h50. À 8h50 c'est Sarah qui sort devant tout le monde. Et toi, qu'est-ce que tu leur as dit ? Qu'est-ce qu'ils t'ont posé comme question ? Et cetera et cetera. C'est ça qui se passe. Concrètement, ça se fera à la chaîne. L'avantage d'avoir un dispositif type Evars avant, c'est qu'on a précisément une séquence collective, pédagogique et cetera qui est objectivement bien faite, qui dure 2 heures, une séquence des varé 2h et à l'issue de laquelle dans le prolongement de laquelle j'ai un prolongement naturel, le questionnaire qui n'est qu'une étape de ce processus peut intervenir et ce n'est à mon sens qu'une étape de ce processus. Alors ensuite par rapport aux différentes questions donc
que vous avez que vous avez posé donc non effectivement l'objet n'est pas de retirer le questionnaire, l'objet c'est de travailler avec la civise, avec les professionnels, avec l'association pour faire en sorte qu'il s'insère dans ce continuum mais précisément parce que je crois qu'il y a une forme en tout cas moi je considère qu'il y a une urgence morale et vitale à agir euh sur le les questions que vous m'avez posé ensuite pardon, excusez-moi, je reprends mes notes. Hop ! Pardon, je cherche ma deuxième page. Voilà, sur la question, c'était monsieur le député, pardonnez-moi, sur la question des de l'adaptation des questionnaires. Alors, pour moi, il y a enfin pour moi, mais je je dis ça mais c'est une fois encore, c'est pas un questionnaire frè, c'est pas moi qui le
fait, mais professionnels qui le font, mais c'est un échange qu'on a eu. Le questionnaire, il doit être adapté à la fois à l'âge et j'allais dire aux éventuelles facultés, enfin l'état de développement des facultés de l'enfant à l'âge où il est posé. Bon, donc ça va être un questionnaire qui va être complètement adapté. y compris alors je vous dis ça, ne prenez pas ça pour argent content parce que précisément ils y travaillent mais ça peut être un système de smiley ou de rond rouge, rond vert, rond jaune, enfin voilà, on va on va voir comment ils vont nous préparer ça. Mais en tout cas, très clairement c'est adapté à l'âge. On a évidemment une vigilance très particulière sur les questions de situation, de handicap et notamment de trouble des fonctions cognitives
de manière à ce que la parole puisse être recueillie dans des conditions qui soient évidemment qui soient évidemment adaptées et cetera. Il y aura évidemment questionnaire FALC aussi. Donc enfin tout ça va être tout ça pour le coup va être très très travaillé pour pouvoir euh euh être correctement enfin voilà épouser si je puis dire la capacité de l'enfant à à à la fois comprendre. C'est pour ça qu'il y a un guide de passation aussi à comprendre et puis à à répondre. Deuxième chose, vous avez dit tout à l'heure qu'est-ce qui se passe si on découvre qu'un enfant est violé tous les jours ? Alors là pour le coup pour le coup c'est j'allais dire on pardon on retombe dans les choses qui enfin on retombe dans les situations entre guillemets tristement je pas dire classique mais mais mais
tristement récurrente de signalement c'est que par définition si un enfant à partir du moment où un enfant s'il y a signale une agression un viol ou une chose comme ça qui qui serait passé c'est même pas tous les jours. S'il dit hier soir j'ai été violé par mon père c'est article 40 immédiat. Donc là pour le coup le le déclenchement de la réponse pénale, il est immédiat que la question ne se pose pas. Donc à partir moment il y aurait un signalement de cette nature là. Je veux dire, on a même pas besoin par des mois d'expression mais de de passer par l'étape du de de de l'entretien. C'est c'est évidemment enfin d'abord évidemment on l'a que entretien mais c'est immédiat mais surtout on a qu' entretien en vue de la séine de l'autorité judiciaire et de la mise
évidemment sous protection immédiate par l'autorité judiciaire de l'enfant en question. Et malheureusement, ce sont des situations euh qu'on connaît euh euh comme comme je vous l'ai dit tout à l'heure régulièrement. Euh madame Petit, vous m'avez interrogé, pardez-moi petit, vous m' interrogé sur les traitements des violences sur même de l'institution. Alors qui pour moi est un enjeu majeur et comme vous le savez depuis mon arrivée, c'est parti des choses que j'ai toujours dit, c'est que pour que le lien de confiance qui existe he entre l'école, l'enfant et la famille euh puisse être je dire pleinement actif, il peut pas être entaché, souillé ou écorné par un crime à l'intérieur de de l'espace scolaire. Ça c'est pas possible. Bon et pourtant malheureusement ça arrive encore c'est
qu'on on on sait très bien filtrer à l'entrée pour le coup à l'entrée on a vraiment si je peux dire des herces étanches enfin des portes étanches en revanche si une personne j'allais dire comment dire déclenche un comportement criminel alors qu'il na jamais déclenché ailleur avant et cetera et cetera, un intent d'espace scolaire ça pour le coup bah c'est quelque chose qu'on sait pas forcément par définition sa pas forcément se prémunir mais dans ce cas-là la réaction évidemment de l'institution est immédiate. Alors deux choses par rapport à ça. Moi, j'ai envoyé des consignes très claires à tous les recteurs au moment de enfin ça devait être au mois de mai ou de juin dans le prolongement édition précédente que j'avais prise. J'ai fait d'abord le guide pour tout le monde parce queavant
il y avait pas de guide de signalement. c'est qu'on savait pas comment signaler. Donc j'ai fait un guide de signalement article 40 information préoccupante qui a été donc communiqué à tous les personnels. Ce guide prévoit y compris l'hypothèse dans laquelle c'est un collègue ou un super hiérarchique qui se rend coupable des actes. C'est que il y a la marche à suivre dans l'hypothèse où c'est votre chef établissement, votre inspecteur et cetera et cetera ou votre chef de bureau si vous administration. Enfin bref, il ces hypothèses là sont évidemment traitées. Au-delà de ça, moi ce que j'ai donné comme consigne au recteur, c'est deux éléments. À partir du moment où des faits de violence sur mineure par un adulte, agression sexuelle ou autre, c'est pas vous l'avez
tout à l'heure, il y a aussi de la violence physique qui qui ne serait pas à caractère sexuel. À partir du moment où des faits de cette nature sont dénoncés et ne sont pas, j'allais dire manifestement fantaisistes, ce qui pr n'arrive pas mais enfin on sait jamais faut quand même qu' soit pas manifestement fantaisiste mais absolument sont pas manifestement fantaisistes. Ça donne lieu immédiatement à la suspension de l'agent. La suspension en droit de la force publique n'est pas une sanction, c'est bien une mesure de sauvegarde, c'est une suspension. Donc ça à la suspension immédiate de l'agent. Ça c'est la première chose. La deuxième consigne que j'ai donné au recteur et au Daen, c'est de faire en sorte que dès lors que des faits notamment enfin de violence physique ou sexuelle sont
dénoncé de la part d'un personnel à l'encontre d'un midous avons la charge, les premiers euh les premiers actes d'enquête doivent débuter dans les 48 heures qui suivent le signalement. Donc la suspension est immédiate, les premiers actes commencent dans les 48 heures et après l'enquête se déroule. C'est une enquête donc administrative euh qui à tout moment peut évidemment dès lors que les les faits sont j'allais dire présentent un caractère plausible ou sérieux, il donne lieu évidemment article 40 en parallèle de de donc à la saisie de l'institution judiciaire mais on continue en quête administrative. Pour répondre à votre question, en tout cas de tête, je mais je ne sais pas si on l'a, je n'ai pas connaissance d'un
délai moyen de traitement des procédures administratives dans ce domaine. La règle c'est qu'on essaie de faire tenir ça à l'intérieur de du d de suspension qui est de 4 mois. C'est qu'aujourd'hui ce délai est limité à 4 mois. Ce qui est d'ailleurs une des difficultés qu'on a puisqueen réalité il est pas il est pas prévu formellement de capacité de renouveler ce délai. Donc derrière, on est obligé de de d'avoir recourir à d'autres à d'autres dispositifs pour en fait dans pour empêcher le l'agent en question d'être au contact des mineurs. Mais en tout cas, la cible c'est évidemment de pouvoir prendre une éventuelle décision ces 4 mois tout en respectant le contradictoire parce qu' évidemment uneure contradictoire respecter et c'est normal aussi en terme de protection y compris parce que nous
avons aussi les cas de figure je tiens à le dire où des personnalités nationales ont été mis en cause pour des actes graves enfin au titre d'acte graves qu'ils auraient commis sur des mineurs et dont on s'est aperçu en fait qu'ils étaient mis en cause parce que le mineur cherchait en réalité à dénoncer un/ers en l'occurrence familiale et que pour eux le fait de dénoncer les faits était en fait à moins de déclencher une protection contre l'agresseur familial mais en été au détriment du professeur qui n'avait rien fait. Donc c'est aussi arrivé hein malheureusement régulièrement. Euh donc en tout cas voilà comment les choses se passent euh euh très concrètement quant au signaleurs. Alors à partir du moment où une personne a signalé [grognement] euh donc suspension de l'auteur enquête
administrative dans les délais que j'ai indiqué. Euh la règle évidemment c'est que la personne qui signale doit être protégée. Et donc pour revenir au cas de figure que vous avez évoqué madame madame la députée tout à l'heure de de de l'établissement utrio à à Stetin. Alors permettez-moi juste simplement je je n'expose pas je pense que cette audience est filmée et donc voilà je n'expose aucune situation individuelle dans un cadre filmé collectif. Simplement ma règle elle est très claire et donc je peux vous donner mon mon notation générale sans préjudice du cas d'espèce. La première chose, c'est que si un personnel se rend coupable de des actes que vous avez mentionnés sur des enfin de manière générale d'ailleurs, bref dans l'exerc parce que il y a pas forcément que des
violences au sens physique du terme ou sexuel, il y a aussi du racisme. Il y a des choses très différentes qui peuvent intervenir. Un personnalisation nationale qui fait ça dans le cadre de ses fonctions et enquête administrative et a sanction à la clé. Bah, il y a pas tergiversé quoi. Bon, quant au quantum de la sanction, ensuite, il dépend de la gravité des faits et cetera et cetera. Et en l'occurrence, donc je je je n'ai pas vocation à dire quoi que ce soit sur le cas d'espèce pour ne pas que les personnes puissent être identifiées. Quant au signaleur, un signaleur, il doit être protégé au titre de son signalement. Au titre de son signalement. Si par ailleurs il a d'autres comportements qui éventuellement posent problème, ça c'est autre chose. Mais en tout cas, au titre
de son signalement, il a évidemment vocation à être protégé, être accompagné juridiquement et à être accompagné psychologiquement aussi parce que euh dénoncer des faits de cette nature, c'est jamais complètement simple quand ilit de dénoncer un collègue surtout quand on a travaillé avec lui pendant longtemps et qu'on ait pas une minute imaginé que lui-même pouvait se rendre coupable. Et donc il peut y avoir un psychologique également dans ce cadre. Et la règle là aussi, je dis bien la règle, c'est qu'on le met en place. Après ça, vous garantir que dans 100 % des cas, l'humanité est infaillible et que tout se passe bien. Ce serait probablement vous mentir, surtout sur une institution d'un000 personnes. Mais en tout cas, la règle, ça doit bien être celle-là. Elle est posée, elle est
répétée et chaque fois que j'en aurai l'occasion, je verrai à ce qu'elle soit euh pleinement respectée sur donc les la trajectoire budgétaire. Alors, comme je vous le disais, on a un sujet aujourd'hui, il faut être très honnête et et enfin vous savez, je pour caractéristique de jamais enfin de toujours dire ce que je sais et ce que je crois, on a objectivement un problème de vivier qui n'est et qui n'est pas jeis dire seulement un problème de vivier éducation nationale, on a un problème de vivier au sens les personnels de santé pour les recruter. C'est objectivement compliqué. Je signale juste qu'au cours des tr dernières années, on a augmenté les médecins scolaires de 22 % et les affirmes scolaires de 21 %. Donc il y a un travail qui a déjà été fait de revalorisation pour les infirmières
scolaires et et les et les et les médecins scolaires, soit au titre de l'augmentation balice et cetera, soit au titre de mesures catégories spécifiques qui ont notamment été porté en en en en 2024 où il y a eu un phénomène de rattrapage important. Bon, ce peut-être pas suffisant mais important quand même. Néanmoins, donc on a aujourd'hui un problème de vivier. ma conviction alors je il y a la situation très particulière des médecins scolaires sur lesquels on a en fait on a les les ETP entre guillemets votés en finance chaque année on a 1600 ETP voté en finance on arrive à pourvoir un peu plus de 50 % donc on a on a un très grand problème. La bonne nouvelle c'est que cette année pour la première fois depuis très longtemps au concours, le les concours de recrutement de médecin
scolaires ont très sensiblement augmenté en terme de taux de couverture puisqu'on tournait habituellement à 50 60 % on est monté à 89 % cette année. C'est plutôt mieux. et aux infirmières scolaires euh les psychoséducations nationales et les assistants et assistants sociaux psychologues assist assistant et assistant sociaux on a pas trop de difficultés infirmière scolaire on est à peu près j'allais dire à l'estiage c'est qu'on on on arrive pas complètement à satisfaire le bons stade du recrutement et donc j'ai lancé un chantier j'en ai d'ailleurs ce matin parlé avec les organisations syndicales autour du des modalités de recrutement c'est autour du format du concours du type d'épreuv préparé et cetera et puis autour de de aussi de la publicité de ces concours
puisquon parle beaucoup des contr professeur à juste de titre, on parle pas toujours de ces concours et donc on va évidemment s'orienter dans ce cadre là qui est donc un cadre, j'allais dire contraint par le vivier plus que par la demande. Euh on a donc créé 300 postes dans le cadre du projet de loot de finance 2026 donc qui sont recrutés pour cette rentrée euh et qui correspondent enité à une capacité d'absorption par rapport à un vivier qui est donc limité. On en on propose le premier ministre l'a rendu public dans un article il y a quelques jours, on propose de d'en recréer 300 supplémentaires dans le PLF 2027. En toute objectivité, je s'il en avait plus, je je pense que je ne serais pas capable de les recruter. Donc voilà, on peut pas on peut parler du signal
politique, mais en réalité, je ne serais pas capable de recruter cela. En revanche, je pense qu'on capable et ma conviction profonde, je l'ai dit l'année dernière et d'ailleurs, je suis conforme à ce que j'ai dit cette année, c'est qu'en réalité, il faut il faudrait idéalement que nous puissions tenir cette cadence année après année pour au moins 5 ou 6 ans de manière à à à à maintenir un un un enf augmenter progressivement notre capacité mais dans des conditions qui soient conformes au vivier disponible. Voilà. Est-ce que avec ça, pardon, je vérifie si j'ai répondu à tout le monde. Euh alors, oui, voilà, c'est ça. J'avais tourné ma page, voyez à l'instant. Alors sur les outresem, on a effectivement une situation euh assez euh assez atypique.
Alors historiquement surtout enfin le la il y a historiquement entre guillemets en proportion une sous enfin une sous-déclaration ou ou un sous-tmoignage enfin par rapport au reste du territoire national. Euh ce qui est intéressant, c'est que le travail que nous menons, même si les chiffres restent encore probablement assez faibles, mais le travail que nous menons marque une très très forte progression. Puis pour vous donner une idée, en 2022 2023, on avait 44 signalements pour 100000 élèves. En 2025 2026, on était à 112. Si je prends juste l'exemple de Mayotte, Mayotte, c'est euh + 225 % de signalement en 1 an.
la Martinique + 22 %, la Réunion + 73, la Guyane + 21, la Guadeloupe + 20. Donc il y a quand même un phénomène et a un travail qui est fait autour de ça évidemment, mais il y a un phénomène de libération de la parole dans les dans les collectivités d'outre mè comme dans le comme dans le résultat national mais avec notamment un rattrapage à Mayotte qui est assez important donc sans doute pas suffisant hein par rapport à à un historique de de sous-déclaration mais qui néanmoins existe et donc dont je pense qu'on peut collectivement si ce n'est du moins en tout cas le l'enregistrer comme étant comme étant un progrès. Euh et puis avec ça, alors si pardon, il y
avait aussi donc une question sur alors la question de savoir si les parlementaires peuvent avoir un un regard sur le contenu du questionnaire. Écoutez, moi j'ai en soit j'ai de problèmes avec enfin aucune consultation. Donc au contraire euh simplement je vous cache pas que euh bon d'abord il faudrait il faut qu'on trouve dans ce cas-là un modus opérandi euh et par ailleurs pour moi le point de départ c'est vraiment les professionnels du métier. Voilà donc j'ai fait appel à la Civis qui fait donc partie de notre comité à un pédopsychiatre euh une magistrate donc spécialisée enfin et cetera mais mais en revanche je suis évidemment tout à fait disposé à à partager la version intermédiaire avec vous à un moment ou un autre. Et quant à l'association les papillons, alors de
manière générale les papillons ou autres, donc les association les papillons, j'ai pas directement eu de contact avec le directeur mais l'institution scolaire, j'allais dire a eu l'occasion de les de les rencontrer plusieurs fois notamment au niveau territorial. Le principe de la boîte toilette est un est un principe intéressant. D'ailleurs, ce qui est assez intéressant, c'est que on peut dans le même mouvement, voyez, se dire que un écrit c'est quand même pas grand-chose et cetera, que qui va parler par écrit, mais c'est dire que les papillons finalement ça marche pas si mal et que pourquoi pas une boîte aux lettres. ce qui prouve qu'il y a quand même enfin comme quoi l'écrit est pas totalement disqualifié, je veux dire, mais [grognement] en revanche, il y a
deux choses. Ma première conviction, c'est que je le redis, mais je pense que l'écrit enfin l'écrit au sens questionnaire a une portée est une étape et a une portée singue ce qu'il est le prolongement une fois encore d'une séance des var. Ça, j'y crois profondément parce qu'en réalité et je reviens sur ce que vous dit tout à l'heure, je suis d'accord avec vous en plus là-dessus comme la civise, c'est pas que là-dessus d'ailleurs, c'est il y a bien une démarche de l'adulte vers l'enfant mais à l'école c'est forcé ça passe par un cadre, j'allais dire pédagogique collectif qui aussi d'ailleurs permet de à l'enfant de j'allais dire de d'être plus à l'aise et d'être dans un environnement j'allais dire ordinaire pour lui. Euh donc voilà mais en l'occurrence ça peut faire
partie de vie possible. La simple difficulté que j'ai aujourd'hui avec ce dispositif, c'est que les papiers sont ramassés par des tiers et donc voilà et et si vous voulez dans un mouvement enfin dans un moment où on travaille collectivement et je crois qu'on est en plus tous d'accord pour dire qu'il faut renforcer considérablement le contrôle d'honorabilité de toutes les personnes qui sont en contact des mineurs. Il y a il y a quelque chose sur quel je m'interroge, c'est le fait pour des bénévoles d'entrer dans un établissement pour recueir des paroles de mineur sans que je sache à aucun moment ni qui ils sont ni qui leur passé. Ça c'est quelque chose sur lequel il faut manifestement qu'on travaille encore. Mais sous cette réserve, le principe même est plutôt
intelligent et positif et donc fait partie des choses qu'on peut regarder mais dans ce que dans ce cadre comme dans d'autres. M.
Édouard Geffray