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Conférence de presseMinistère Éducation nationale· 26 août 2026 100 minAutoproduitFond programmatiqueÉducation & rechercheSolidarités & familleÉconomie & entreprisesNumérique

Conférence de presse de rentrée d'Édouard Geffray

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 81 %Attaque 7 %Défensif 12 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Quelles seront vos demandes ou exigences en matière de mixité sociale auprès des réseaux privés sous contrat ?

  • 12:00RelanceRéponse directe

    Les régions sont-elles exclues des observatoires des dynamiques rurales et territoriales ?

  • 14:00RelanceRéponse directe

    Comment passer d'une expérimentation de carte scolaire à une généralisation en 6 mois ?

  • 16:00OuverteRéponse directe

    Combien de personnel et d'élèves ont été concernés par la cyberattaque ? Des données sensibles ont-elles été dérobées ?

  • 18:00OuverteRéponse directe

    Quel est votre état d'esprit envers les responsables d'établissement privé après les contrôles de l'année dernière ?

  • 20:00OuverteRéponse directe

    Comment justifiez-vous des fermetures de classe dans le privé alors que des candidats existent ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00Édouard GeffrayChiffre
    « mardi prochain, quelques jours après leur camarade de Polynésie de Mayotte où je serai demain et de la Réunion, près de 11600000 élèves franchiront la porte de leur école, de leur collège ou de leur lycée. »
  • 3:00Édouard GeffrayChiffre
    « Nous avons 1200000 personnes qui ont dédié leur vie professionnelle et souvent plus en réalité à instruire, à protéger et à émanciper nos enfants. »
  • 6:00Édouard GeffrayChiffre
    « un enfant issu d'un milieu de favorisé peut avoir à 6 ans 2 ans de retard en diversification du lexique par rapport à un enfant issu de milieux favorisés. »
  • 9:00Édouard GeffrayChiffre
    « Nos adolescents passent en moyenne 4h40 par jour sur les écrans. »
  • 12:00Édouard GeffrayChiffre
    « aujourd'hui vous avez d'après les sources de la civise un peu moins de 10 % des enfants qui sont victimes de violence sexuelle. »
  • 15:00Édouard GeffrayChiffre
    « 20 % d'élèves en moins entre 2018 et 2035. »
  • 18:00Édouard GeffrayChiffre
    « Nous perdons à la rentrée prochaine 161000 élèves. »
  • 22:00Édouard GeffrayChiffre
    « Nous avons plus de 8 % de nos écoles qui ne comptent qu'une seule classe. »
  • 3:00Édouard GeffrayPromesse
    « toutes les épreuves auront lieu le matin comme je m'y a été engagé »
  • 17:00Édouard GeffrayChiffre
    « il y a eu 1000 contrôles l'année dernière, on avait dit qu'on les ferait, on les a fait. Il y en aura 1500 cette année »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour, mesdames et messieurs les journalistes, bonjour et merci d'être présent dans ce dans cette belle cour du beau lycée Arago à l'ombre de ces de ces arbres. Madame le ministre, mesdames et messieurs les journalistes, mardi prochain, quelques jours après leur camarade de Polynésie de Mayotte où je serai demain et de la Réunion, près de 11600000 élèves franchiront la porte de leur école, de leur collège ou de leur lycée. 1200000 adultes les attendront de l'autre côté.

C'est le plus grand rendez-vous que la France se donne elle-même chaque année. La rentrée est un temps fort de notre contrat social. rythme la vie des familles, l'organisation du pays.

Elle est pour l'ensemble de la communauté éducative et Jen l'occasion de se retrouver et de faire corps. Je suis deant plus heureux de vous retrouver à cette occasion que nous ne sommes pas au ministère aujourd'hui. C'est que la tradition c'est de vous retrouver chaque année au ministère, soit dans les jardins, soit dans la cour, soit dans la salle condorsée.

Nous sommes ici au cœur de l'école et nous sommes dans le lycée Aragou qui dit en réalité beaucoup de ce qui nous a construit. Ce lycée, il est inscrit dans l'histoire. Il est à la fois l'héritier d'une initiative scolaire qui avait été initiée par Griso et qui a été généralisée par la 3è République.

Il est porteur de mixeté sociale depuis près depuis plus d'un siècle maintenant. Il est aussi un vecteur de cohésion nationale entre la place de la nation juste derrière nous et puis ce monument au mort que vous pourrez observer tout à l'heure et qui est le fait d'un ancien élève et sur lequel d'ailleurs je reviendrai probablement. Je vous remercie donc madame la proviseur de nous y accueillir et à travers vous et avant de parler de l'éducation, je voudrais remercier tous les personnels de cette maison qu'on appelle l'éducation nationale.

Nous avons 1200000 personnes qui ont dédié leur vie professionnelle et souvent plus en réalité à instruire, à protéger et à émanciper nos enfants. Ils écrivent notre avenir et comme je le dis partout en tout temps en petit comité et publiquement, ils sont nos fiertés et notre espoir. Alors vous le savez cette conférence de presse, est traditionnellement l'occasion d'égrainer les nouveautés de la rentrée et les réformes.

Cette année, je vous faire un peu différemment parce que je vous l'ai dit dès le début, il y aura pas de réforme, j'aifie avoir une méthode pas de réforme j'ai fris. Mais en revanche, je voudrais vous parler de mes engagements et de ce qui les rend nécessaire. Et surtout, je voudrais vous parler d'un espoir en réalité parce que quand on parle d'école, on parle d'avenir, on parle d'espoir.

Et cet espoir, c'est celui de la France de demain qui se construit et qui est enfanté par l'école d'aujourd'hui. Loin des discours d'effondrement qui se multiplient et auquel beaucoup malheureusement adhèrent, je crois que nous gardons arrêter la main sur notre avenir et que cet avenir passe par notre école. ce que la France va faire dans 20 ans, ce qu'elle produira, ce qu'elle pensera, l'esprit d'initiative qu'il animera, les principes autour desquels elle fera bloc.

Tout ceci se décide en ce moment même dans une salle de classe parce qu'en France notre projet, notre contrat social s'est construit sur l'école. Il repose sur l'école et parce que nous avons l'école au cœur, au cœur de nos vies, au cœur de nos trajectoires, au cœur de nos territoires, au cœur de notre organisation collective comme on témoigne les congés scolaires. L'école est le cœur battant d'un pays qui a décidé de porter au plus haut chacun de ses enfants et elle repose sur les femmes et les hommes dont je vous parlais à l'instant et qui ont l'école chevillée au corps et au cœur.

Depuis 9 mois, j'ai parcouru 31 départements. J'ai rencontré longuement parce que généralement je reste longtemps dans l'établissement des centaines de professeurs, des centaines d'élèves, des parents en ruralité comme en ville, en éducation prioritaire comme dans des établissements favorisés et tous m'ont dit l'espoir qu'il place dans l'école. Beaucoup aussi m'ont dit l'inquiétude et la peur du déclassement.

Il constate ce que les enquêtes internationales, si on prend du recul sur 40 ans, confirment, notamment à partir du collège, un affaissement du niveau d'expression des élèves de forte disparité de niveau en français et en mathématiques. Une invasion plus récemment de leur vie par les écrans et souvent des difficultés de climat scolaire qui constituent un frein aux apprentissages. pour poursuivre le redressement de notre école.

C'est donc pas d'une réforme de plus dont nous avons besoin. C'est d'abord d'un cap peu de priorité dans tenu dans la durée avec une confiance absolue dans ce qui se fait sur le terrain et avec l'appui des parents et des collectivités. Parce que j'insiste là-dessus, l'école ne peut pas tout, elle ne peut pas tout toute seule.

Cette rentrée, si vous vous attendiez une rentrée d'immobilisme, c'est raté, sera donc une rentrée d'action parce que les élèves n'attendent pas et parce que ma responsabilité en tant que ministre, c'est de donner à l'école une vision avec humilité et humanité mais aussi avec clarté et fermeté parce qu'il n'y a pas de France sans espoir et qu'il n'y a pas d'espoir sans école. Alors, quel est l'espoir que nous portons et quel est finalement le projet qui correspond à cet espoir avant d'en venir au fond ? Et en réalité le fond découle de la vision qu'on a de l'école et du pays.

Cet espoir, c'est celui d'un pays où chaque enfant devient un adulte libre. Libre capable de penser par lui-même où il trouve sa place grâce à ce qu'il a appris, quel que soit son milieu d'origine et quel que soit le lieu où il a grandi et l'école qu'il a fréquenté. Et un pays où il se sait lié aux autres par quelque chose qui dépasse ses convictions et son histoire personnelle.

Une destinée partagée égale et fraternelle. C'est ça la France. C'est ce qui est marqué sur le front de nos écoles, de nos collèges et de nos lycées.

Liberté, égalité, fraternité. Quand on est animé par ça, profondément animé par ça, comme nous le sommes dans cette maison, on construit l'avenir. Et pour construire cet avenir, notre stratégie [grognement] tient donc en quatre priorités. instruire d'abord parce que l'école a pour mission absolue de transmettre, d'élever le niveau et de former l'esprit critique.

Protéger parce qu'un enfant qui a peur n'apprend pas et qu'un professeur qui n'est pas soutenu ne peut pas bien enseigner. Unir parce que face aux fractures de notre société, l'école est le lieu où se construit l'unité de la nation et où chacun trouve sa place. Et enfin prévoir parce que alors que un élève est pour 15 ans le système scolaire, nous ne pouvons pas nous contenter d'une école qui subit une forme d'annualité qui la limite dans cette perspective.

Tenir ce cap n'appelle ni frénésie, ni effet d'annonce, ni idéologie ou dogmatisme. Cela appelle un travail méthodique, exigeant, commun avec l'implication des parents dans le suit de l'apprentissage de leurs enfants et cela le respect de l'autorité de l'institution et des professeurs. Car nous avons besoin d' une école dans laquelle les Français croient et qui leur donne des raisons de croire dans leur avenir.

Alors, puisque je viens de vous dire que j'étais pas un grand fan des effets d'annonce, tout le monde le sait, et que j'y préférais les engagements, j'en partage trois avec vous tout de suite. D'abord parce qu'il faut protéger à partir de cette année, j'y reviendrai, chaque élève de France pourra s'exprimer sur les violences sexuelles dont il aurait pu être victime dans le casre d'un questionnaire réalisé en même temps que celui sur l'harcèlement. Chacun pourra demander à parler à un adulte de confiance dans ce cadre parce que nous avons un devoir de libérer la parole de manière aussi universelle que possible.

Ensuite, parce qu'il nous faut unir, nos écoliers, nos lycéens se retrouveront désormais autour du 11 novembre chaque année parce qu'il faut que nous sachions d'où nous venons pour savoir où nous allons. Et enfin, parce qu'il faut voir à long terme, nous allons créer d'ici début octobre une direction de la politique territoriale de l'école pour que ce ministère et les élus locaux cessent de découvrir chaque année et mois de mars ce qui se passera au mois de septembre. Alors, je commencerai par notre cœur de métier, c'est-à-dire instruire.

Vous savez que depuis mon arrivée, je dis, je répète et j'essaie de faire en sorte que nous nous recentrions sur notre cœur de métier. Cœur de métier du nationale, c'est l'instruction. Je vous ai parlé tout à l'heure de l'évolution du niveau depuis 40 ans.

Cette évolution n'est pas un hasard. Elle est le fruit d'un long processus social, pédagogique et cetera. qui nous a conduit objectivement à renoncer à certaines pratiques pédagogiques ou à minorer certaines pratiques pédagogiques qui étaient des pratiques peut-être plus explicites, peut-être plus rigoureuses, qui faisaient aussi, elles avaient leurs limites, plus attention à des enjeux de forme parfois qu'à des enjeux de fond.

Mais le bilan à long terme et sans appel et tous les Français le constatent. Nous n'avons jamais eu au sortir du collège autant d'élèves en grande difficulté et aussi peu d'élèves excellents. Et nous devons donc agir sur les deux terrains sans tabou.

La lutte contre la grande difficulté scolaire et l'encouragement de l'excellence. Parce que ce que montre les h dernières années, notamment le premier degré, c'est que le redressement est possible. Il est forcément progressif mais il est possible.

Vous savez que sous la pollution du président de la République et de mes prédécesseurs, nous avons repris l'intégralité des programmes de l'enseignement dans le premier degré programme sans cours de publication et j'aurai l'occasion de publier les derniers enfin ceux pour cette année à nouveau en français, en mathématiques et dans notre discipline. Nous avons dédoublé les classes en éducation prioritaire et nous avons mis en place un stom de pratique pédagogique qui fait que le niveau à l'entrée en 6e chaque année augmente régulièrement en français et en mathématiques et que chaque année depuis 2021 les écarts entre l'éducation prioritaire et l'établissement en réducation prioritaire se réduisent. Donc c'est possible.

Mais il faut évidemment aller plus loin, non pas à coup de réforme organisationnelle mais en permettant au personnel de se recentrer sur leur cœur de métier, instruire pour élever et pour cultiver. Il y a deux priorités à cet égard. La première, c'est la maîtrise du langage.

C'est un enjeu absolument majeur. Si vous n'aviez pas en tête, je vous le redis, mais je pense que vous le savez pour ceux d'entre vous qui sont spécialistes d'éducation, un enfant issu d'un milieu de favorisé peut avoir à 6 ans 2 ans de retard en diversification du lexique par rapport à un enfant issu de milieux favorisés. Et quand on sait l'impact de la maîtrise du du champ lexical sur la suite du parcours scolaire, on mesure à quel point ce combat là est un combat essentiel si on croit dans l'égalité des chances.

Et c'est d'autant plus important que c'est même plus l'émergence, c'est l'explosion de l'intelligence artificielle va créer, si nous n'y prenons pas garde, une nouvelle fracture autour du langage. Ceux qui auront une maîtrise complète du langage et un vocabulaire diversifié auront la maîtrise de l'IA, ceux qui auront une maîtrise faible du langage seront le jouet de l'IA. Et si on ne pas voir une nouvelle fracture apparaître dans les 5 ou 10 ans à venir, nous devons travailler impérativement sur cette maîtrise.

La deuxème maîtrise bien sûr, c'est celle du raisonnement scientifique. Vous êtes tous confrontés dans vos métiers à certaines formes d'intoxication informationnelle. La seule manière pour un esprit libre d'exercer sa liberté, c'est d'être éclairé, c'est-à-dire de savoir précément discerner le vrai du faux et d'exercer sa raison. sur les informations vraies ou fausses qui lui sont soumises.

Et c'est pour ça que la culture mathématique et scientifique, la culture du doute raisonnable doit être promue et de manière égalitaire aussi bien pour les filles que pour les garçons. Et une fois encore, je me permets puisqu'on est chez vous, ce lycée dit quelque chose. Le lycée à Rago, j'ai découvert ça après qu'on ait choisi ce lieu, he je le dis mais ça dit quelque chose sur ce qu'on fabrique tous les jours.

Le lycée Arago, c'est donc le lycée Arago, on a scientifique mais il a été le lieu de scolarisation d'Edouard Bled, le gramérien. Ça fait longtemps qu'on marche sur les deux jambes. C'est des gens, elles sont inscrites dans l'histoire de notre école et elles ont fait leurs preuves.

Et c'est pour ça que il nous faut veiller à ne pas nous disperser. Moi, j'entends souvent des gens qui disent "Si la famille ne le fait plus, c'est à l'école de le faire." La réponse est non.

L'école, elle doit prioritairement instruire. Nous ne sommes pas la voiture ballée de la société. Nous sommes le lieu de l'instruction, de la socialisation et de l'émancipation par le savoir.

Et si nous voulons tenir ce rôle qui est notre rôle, on ne peut pas tout demander à l'école avec des injonctions successives. Il faut donc nous concentrer avant tout sur la pédagogie. Concrètement, donc ça veut dire que dans le cadre des nouveaux programmes qui sont en train de d'entrer en vigueur, je vous disais tout à l'heure dans le premier degré, la première CIP, c'est évidemment le vocabulaire.

Nous avons enfin je dis nous c'està direitation nationale les inspecteurs généraux ont fixé une cible de 2500 mots en fin de maternelle pour les nouveaux programme. Si nos élèves maîtrisent 2500 mots, nous aurons réduit drastiquement les inégalités scolaires liées aux inégalités sociales. C'est bien sûr la pratique de la lecture et de l'écriture.

Je vais pas revenir sur monsieur Bled, mais c'est évidemment l'apprentissage d'une langue qui soit grammaticalement, syntaxiquement et orthographiquement correct. Et ça veut par conséquent dire qu'il faut travailler plus que jamais l'écriture et l'écriture complète. On apprend pas à écrire et on ne structure pas sa pensée par les textes à trou.

On apprend à écrire en lisant et en écrivant des textes de plus en plus longs. Et puis ce sont évidemment mathématiques les automatismes et la résolution de problème pour lesquels enfin pour lequel il y a évidemment un lien très fort entre les deux. ça que si vous ne maîtrisez pas les automatismes par définition, vous êtes perdu en résolution de problème.

Donc première chose, c'est la pédagogie en premier deè chose c'est au collège. Je vous l'ai dit, l'entrée le niveau d'entrée des évents en 6e progresse régulièrement depuis depuis 5 ans. En revanche à la sortie du collège, ce qu'on observe, c'est que nos élèves de secondes sont quand même dans une situation de grande fragilité pour un certain nombre d'entre eux.

Et c'est pourquoi nous devons avoir une attention particulièrement forte. à mon sens d'abord sur les établissements qui concentrent la plus grande difficulté scolaire. C'est la première rentrée de ce qu'on a appelé les collèges en progrès, c'est les 800 collèges.

Plus de 40 % des élèves ont moins de 8/ 20 en français et en mathématiques à l'épreuve terminale du brevet. Dans ces collèges, vous le savez, j'ai lancé un travail au mois de décembre. D'ailleurs, j'ai j'ai lancé une dynamique mais j'ai confié le travail aux équipes locales qui sont mobilisées depuis le mois de janvier.

Et dans le cas d'instruction qui va être publiée ce jour, nous allons évidemment non seulement péréniser ce dispositif, mais lui donner moins de se construire puisque les équipes pour deux journées banalisées chaque année au cours des deux prochaines années pour travailler en équipe et [grognement] toutes les demandes de formation, toutes les demandes de formation notamment en matière pédagogique, ils seront systématiquement satisfaites. Par ailleurs, je souhaite que nous assumions d'encourager les élèves dont on dit parfois qu'ils sont excellents et singulièrement au collège où généralement un bon élève est souvent amené à faire profit de bas vis-à-vis de ses camarades. Un élève a le droit d'être bon.

Il a le droit d'être bon et non seulement il a le droit mais l'encourager. Je ne connais aucun parent ou aucun professeur qui n'a pas envie d'encourager un élève qui aurait des facilissés qui aurait des facilités. Si nous laissons l'exigence aux catégories les plus favorisées regroupées dans quelques établissements publics ou privés sous contrat de centre-ville, il ne faudra pas se plaindre ensuite des écarts et de l'absence de mixité scolaire.

Le meilleur moyen d'assurer la mixité, c'est de garantir l'accès à l'excellence partout sur tout le territoire dans tous les établissements. C'est pour ça donc que cette année verra le premier concours général des collèges que j'avais annoncé il y a quelques mois et qui a une particularité par rapport au con général de la lycée. Deux d'ailleurs.

La première c'est que il y aura autant de filles que de garçons inscrits parce que la règle c'est que les établissements pourront inscrire leurs élèves les plus talentueux dans les différentes disciplines retenues à une seule condition c'est qu'ils inscrivent autant de filles que de garçons. Et donc on crée, j'allais dire une une aspiration euh euh par la deuxième chose, c'est que chaque territoire aura ses premiers prix et donc il y aura un premier prix du concours général du collège aussi bien à Rennes, euh à Mayotte, à Montpellier euh ou à Bordeaux. Et puis c'est dans le même esprit que nous généralisons les classes hirénagé en mathématiques et sciences, les Chams qui ont été expérimentés par prédécesseur avec 300 nouvelles classes qui seront mises en place en cette rentrée 2026.

Quant au lycée, je laisserai Sabrina Roubach tout à l'heure vous éclairer sur l'organisation terminal pour les bachelés professionnels si vous le souhaitez mais comme vous le savez désormais les bachelers professionnels retrouveront un bacuréat au mois de juin donc de manière concomitante avec celle des bases généraux vous savez qu'à une époque on avait on a il y a eu un un parcours un peu différencié qui conduisait à à anticiper ces épreuves ça n'a pas porté ses fruits. Très bien, on en tient les conséquences. Et donc tous les bâchets désormais passeront effectivement leurs épreuves à partir de la deuxème moitié du mois de juin.

Et puisqu'on parle examens, je crois que pour que la démarche pédagogique soit complète, il faut qu'elle soit sanctionnée aux examens. Alors, vous savez que depuis mon arrivée, j'ai insisté sur la maîtrise du langage et sur le niveau d'exigence aux examens. Non pas pour qu'on sache écrire ornitorin d'Indron ou dilemme sur une erdoise à un instanté mais pour qu'on ait un niveau d'expression qui soit globalement correct, grammaticalement correct et syntaxiquement correct.

Et euh j'ai observé l'anaire quand j'ai fixé ce cap général qui avait une attente assez forte pour que les précision soi à la fois pour que le cadre soit à la fois plus précis et qu'il intervienne plus tôt. Et donc c'est pour ça que cette année pour que les règles du jeu soi clair des éléments de correction sur les épreuves et sur les attendus du brevet et du baccalauréat seront rendu public d'ici le 10 septembre et notamment un barè précis sur le niveau de langue par discipline et le nombre de points qu'une absence manifeste de maîtrise suffisante de la langue euh euh induira en terme de de perte de de points sur la note finale pour que chacun élève comme professeur se prépare sur une base commune. Donc j'ai entendu ce qui avait été relayé relié fallait quelque chose un cas de plus précis et donc j'ai demandé aux inspections générales de faire ça.

Et en parallèle, les chefs d'établissement recevront les résultats aux examens de leurs élèves pour le bac comme pour le comme pour le brevet et pourront ainsi analyser avec les équipes pédagogique les écarts entre le contrôle continu et les notes terminales pour que le contrôle continu soit le plus juste possible par rapport au contrôle terminal pour que j'allais dire les les élèves là aussi avancent en connaissance de cause sereinement mais avec exigence jusqu'aux examens. Et puis cette exigence bien sûr nous la portons dans la formation de ceux qui l'incarnent. puisque cette rentrée n'est pas seulement la première rentrée des 800 collèges en progrès, c'est aussi la première rentrée de nos lauréas du concours de L3.

Vous savez que le premier concours a lieu cette année. Donc nous avons plusieurs milliers de de lauréat qui vont entrer en master en étant rémunéré. Et comme vous le savez, point positif, nous avons une augmentation de 50 % du nombre d'ennemis pour 40 % de poste ouvert en plus.

Et donc pour la première fois en l'occurrence depuis certain 15 ans, nous avons des concours qui ont été pourvus. Je pense par exemple au concours de du premier degré à Créteil qui n'était pas pourvu depuis 2013 de Mayotte qui n'était pas pourvu également depuis des années et avec des moyennes au concours qui ont très sensiblement augmenté. Nous avons gagné sur certains concours le dernier et demi à trois points de moyenne plus de de plus que celui de l'année dernière.

Et cette cette nouvelle aspiration sur laquelle évidemment nous avons besoin encore de capitaliser, elle se voit aussi pour la licence de professorat des écoles qui ouvre cette année. Donc nous avons plusieurs nouvelles populations cette année puisque cette licence a eu en moyenne sep candidats par place dans parcours sup et donc nous avons bien des jeunes qui aujourd'hui aspirent et ils ont raison d'ailleurs à être professeurs. Le corrolaire donc de cette exigence sur laquelle nous reprenons des couleurs et de cette attractivité sur le fond du métier, c'est bien sûr la protection et les élèves et les institutions.

Là aussi, l'évidence commande l'action. Je l'ai dit, un élève qui est victime de violence ou qui évolue dans un climat scolaire dégradé ne peut pas régulièrement progresser. Lorsqu'un enfant entre dans une école et lorsque ses parents le déposent à la grille, il entre dans un lieu qui normalement le met à l'abri des tourments du monde.

Et nous avons pour devoir absolu absolu de protéger son innocence contre l' violence sexuelle, de protéger son santé physique et mentale contre le harcèlement, mais aussi de protéger sa construction sociale et cognitive avec l'interdiction du téléphone portable au lycée, la limitation des écrans. Protéger les enfants, c'est donc d'abord les préserver des violences notamment sexuelles. Je vais me permettre d'insister là-dessus d'abord parce que c'est un engagement personnel très fort depuis mon arrivée.

C'est un engagement personnel très fort également du premier ministre du président de la République. Il faut quand même mesurer qu'aujourd'hui vous avez d'après les sources de la civise un peu moins de 10 % des enfants qui sont victimes de violence sexuelle. Ça veut dire quand vous entrez dans une classe et ça vous arrive régulièrement en tant que journaliste, il faut imaginer que dans cette classe, vous avez entre deux et trois enfants qui ont été victimes de viol ou d'agression sexuelle dans plus de 85 % des cas dans le cercle familial.

C'est une réalité monstrueuse monstrueuse et c'est un fait social qui à mon sens devrait tous nous faire réagir avec une immense énergie. Alors, j'ai bien sûr, comme vous le savez, diffusé un guide de signalement. Ce n'est pas de guide de signalement commun à l'é nationale.

Je rappelle d'ailleurs qu'à cet égard que l'école est le premier signaleur de France. Nous avons émis en 2025-2026 88000 informations préoccupantes ou ces de la justice pour toute forme de de violence ou de ou de carence, c'est pas que sexuel. 88000 informations préoccupantes ou sisin de la justice contre 50000 il y a 3 ans.

Vous savez également que j'ai nommé une adjointe à la médiatrice question nationale chargé de la protection des enfants de la porte à la porte parce qu'on ne peut pas opposer une distinction administrative entre le scolaire et le périscolaire quand des parents déposent leur enfant le matin à la porte de l'école. Un parent qui dépose son enfant à la porte de l'école, il a ce mouvement de relâchement. Une fois que son enfant a passé la porte ou la grille, il se dit "Ça y est, il est en sécurité.

Le problème n'est pas de savoir ensuite qui s'occupe de lui. Le problème est de garantir cette sécurité. Et puis vous savez également que le gouvernement porte une loi créant un véritable fichier des interdits d'école commun à l'école, au sport et au pércolaire et qui s'appliquera à toute personne évincée de ces différents environnements pour des raisons tenant à son comportement avec les mineurs dès qu'elle aura été adoptée.

Néanmoins, je considère que l'urgence commande d'agir plus vite. D'abord en prévention avec les séances des et Vars qui apprennent aux plus jeunes à distinguer les comportements normaux de ce qui ne le sont pas et qui sont souvent un espace de prise de conscience. Vous savez que pour la première fois les programmes ont été des programmes ont été mis en œuvre l'année dernière.

Vous savez aussi que nous n'avons pas atteint loin de là notamment au collégié au lycée les 100 % d'élèves ayant leurs trois séances. Pour moi, c'est pas négociable. C'est un programme.

Un programme, il est fait pour être appliqué. Je voyais ce matin les recteurs et les dazen. Et j'ai donc demandé deux choses.

La première, c'est que chaque école et chaque établissement en début d'année fixe les dates des trois séances et les partages dans les instances de dialogue avec les parents d'élèves, les élus et cetera, que sont le conseil d'école ou le CESCE au collège et au lycée pour que les choses soient tout de suite organisées. et d'autre part au-delà des 80 personnes qui ont déjà été formées l'année dernière que d'ici décembre chaque école et chaque établissement est au moins une personne formée sur les sujets évar et Vars et évidemment formé pour repérer et agir en cas de violence dénoncé par un enfant. Ça c'est plutôt en réité en prévention éducation.

Le deuxième enjeu c'est la détection. Vous savez que depuis 2023 nous faisons passer un questionnaire anonyme à tous les du CE2 à la terminale pour mesurer l'effet de harcèlement. Et l'année dernière, j'avais décidé que les élèves pouvaient lever spontanément cet anonymat, c'est laisser leur nom et leur prénom à la fin du questionnaire s'ils souhaitait qu'un adulte les contacte pour évaluer leur situation et mettre un terme au harcèlement dont ils avaient été victimes.

Je considère que ce qui existe pour le harcèlement doit exister pour les violences sexuelles. C'est pourquoi tous les élèves de la grande section de maternelle à la terminale rempliront dès novembre prochain en même temps que le questionnaire harcèlement un questionnaire sur les violences sexuelles dont ils auraient pu être victimes, adapté à leur âge. Évidemment, en grande section, on aura un questionnaire adapté peut-être avec des des smiley ou des émoticones et cetera pour faire en sorte que l'élève qualifie plus facilement les choses.

Pour les grands, bien sûr, ce sont des questions qui seront plus littérales. Il y aura évidemment un guide de passation qui sera fourni. Comme pour le questionnaire harcèlement, ils pourront indiquer leur nom et prénom s'ils souhaitent en parler un adulte de confiance.

Infirmière scolaire, médecin de psychoéducation nationale, mais aussi partenaires associatifs seront alors mobilisés pour recueillir simplement recueillir la première parole et ensuite les orienter ou procéder au signalement nécessaire. Nous allons construire au cours des prochaines semaines avec des pédopsychiatres, les représentants du personnel, les ét parents d'élèves, les chefs d'établissement, le le à la fois le contenu du questionnaire sur lequel on a déjà commencé à travailler et les modalitate organisation. Mais en tout cas, au mois de novembre, tous les 10 millions d'enfants de la grande section interminale seront mis en mesure de passer ce questionnaire et de rompre avec la chape de silence.

Pardon être un peu long sur ce point mais parce que c'est essentiel pour moi. Il faut être très clair. Les résultats risquent d'être sismis.

Mais je considère qu'une violence sexuelle sur mineure n'est pas une statistique. C'est une innocence brisée. C'est une vie profondément heurtée.

C'est un drame qui ne peut rester ni dans le silence ni dans l'impunité. Et s'il y a un endroit, un endroit de confiance où le silence peut-être brisé et le fil de la confiance retissée, c'est l'école. Et c'est également pour ça que je continuerai à porter le fichier d'interdit d'école jusqu'à son terme et que je serai extrêmement ferme sur toute atteinte qui pourrait se produire à l'intérieur de l'école parce que nous ne pouvons pas nous permettre que cette confiance soit rompue.

Le deuxième champ de protection, c'est bien sûr celui de l'emprise des écrans. Là aussi, je suis au regret de vous dire que les écrans font l'objet d'une forme d'addiction qui constitue à mon sens une véritable urgence sanitaire. Nos adolescents passent en moyenne 4h40 par jour sur les écrans.

C'est qu'à l'échelle d'une année, il passent plus de temps devant leur téléphone qu'en cours. Et évidemment principalement sur les réseaux sociaux. Toutes les enquêtes scientifiques montrent que nous faisons face à un processus de destruction cognitive massif.

Sans oublier que les contenus qu'il véhiculent sont souvent vecteurs d'orientation dégradante pour les femmes et de vision moyen-âgeuse des relation entre femmes et hommes. Et donc si l'on croit à l'égalité femme homme, si l'on se bat pour mener des actions en matière d'égalité femme homme mais qu'en même temps nos élèves passent 4h40 par jour sur des réseaux sociaux où circulent des vidéos qui toute la journée renvoient des images dégradantes et et masculinistes, comment voulez-vous qu'on y arrive de manière cohérente ? Vous connaissez l'engagement du président de la République et du gouvernement sur l'interdiction des réseaux sociaux et du téléphone au lycée associé au moins de 15 ans.

Sur les réseaux sociaux, je n'ignore pas l'adition du Conseil constitutionnel. étant même juriste de formation, je serais bien en peine de la contester et même de de de ne ser que de la commenter mais indépendamment de la voie de droit qui sera trouvée et le conseil cons admis la légitimité d'une telle interdiction, en tant que ministre, je sais que l'urgence sanitaire et démocratique est créante. L'école est le lieu de la socialisation et de l'instruction.

Alors, de nombreux réseaux dissociaux sont exactement inverse. Ils sont un court-circuit social et cognitif. L'école émancipe, certains réseaux sociaux conditionnent et nous ne pouvons pas rester inactif à des plateformes qui avilissent les jeunes esprits, réduisent leur capacité de concentration.

On parle désormais d'une capacité de concentration de 2 minutes à 2 minutes 20 chez nos jeunes et carbur pour certaines un coup de fausses informations ou de vidéos généré par l'IA. Je respecte profondément et vraiment profondément parce que c'est mon ADN, l'état de droit, le droit à l'information et la liberté d'expression. Mais l'état de droit comporte aussi le droit à l'instruction et le devoir de protection qui est un devoir des adultes vis-à-vis des enfants.

Et donc bien sûr, j'espère que le chemin juridique conforme à la fois au droit européen et au droit national sera trouvé sur les réseaux sociaux. Mais j'allais dire plus que jamais, ça justifie l'interdiction de l'utilisation du téléphone portable au lycée voulu par le président et le gouvernement et que je considère comme une excellente nouvelle. Vous savez que la loi a été promulguée, qu'elle s'appliquera donc à la rentrée.

Pour la première fois, les élèves français vont avoir une scolarité complète sans téléphone. Alors évidemment cette interdiction, elle va être un petit peu difficile à respecter au début. À l'improviseur, je parle sous votre contrôle.

Je pense que les élèves bien sûr auront du mal au début à respecter pour certains et il faudra évidemment quelques semaines pour que les établissements qui souhaitent prendre des mesures dérogatoires dans le règlement intérieur puisse le faire explique le sens de la mesure euh et cetera. Mais aucun argument sérieux ne permet de soutenir qu'un téléphone soit indispensable en cours quand les écrans fragmentent l'attention, perturbe le sommeil et appauvrissent les relations sociales. Nous allons donc faire de pédagogie et nous allons aussi proposer à nos jeunes d'autres activités et d'autres lieux de sociabilité.

J'aurai l'occasion et donc je vous donne rendez-vous mi-septembre de présenter un temple d'action en matière d'éducation artistique et culturelle à l'occasion des journées européennes du patrimoine qui constitueront un premier ensemble de réponses assez ambitieux et d'alternative aux écrans. Troisème élément bien sûr, c'est que de protection c'est que le corps de contrôle les écrans et la protection de la santé mentale et au-delà le travail sur le climat scolaire. Vous savez à cet égard que la rentrée vers l'arrivée de 300 infirmiers ou infirmières assistantes et assistants sociaux et psychologues nationales supplémentaires.

Je suis intimentement convaincu que cette dynamique doit se poursuivre. Nous avons besoin pour les 5 ou 10 prochaines années, chaque année, d'augmenter le volume de ces personnel, si je puis dire, non pédagogique, mais qui font partie de la communauté éducative et qui ont vocation à venir en aide à nos jeunes. Et puis nous avons aussi un travail sur le climat scolaire sur lequel je ne vais pas vous annoncer de nouveaux plans, mais sachez que nous menons un travail de fond depuis plusieurs mois avec la présentant du personnel notamment et qui aboutira d'ici la fin de l'année et qui permettra d'apporter une réponse complète à la fois vis-à-vis des enfants, de l'institution et des parents parce que quand on veut que ces enfants progressent, on commence par leur apprendre le respect de l'institution. et j'en viens par conséquent à la protection de l'institution et des collègues.

Nous sommes confrontés depuis plusieurs années à la montée régulière des atteintes aux personnes avec évidement des caps dramatiques et paroussistiques que sont l'assassinat de Samuel Patier de Dominique Bernard. Je crains que le tabou de l'inviolabilité des personnes nationale ne soit tombé. Et là-dessus, je suis très clair.

C'est un tabou qu'il faut restaurer. Je l'ai dit plusieurs fois mais on ne touche pas à un personnel de l'éducation nationale, on ne touche pas à un professeur, pas même un cheveux. Nous ne sommes pas une variable d'ajustement.

L'école n'est pas le supermarché des revendications personnelles. Elle n'est pas à la carte, ni dans son contenu, ni dans ses horaires, ni dans le choix de ses professeurs. Elle est gratuite mais elle n'a pas de prix.

Elle est premiers services public, l'incarnation de notre pector républicain portée par des professionnels de l'éducation formés, dévoués qui ont dédié leur vie professionnel à ça. Et donc s'en prendre à l'un d'eux, c'est sans prendre à l'institution. et l'institution et vous pouvez compter sur moi, ne laisse et ne laissera passer aucune atteinte à l'un de ses membres.

Si on touche un membre du corps, c'est tout le corps qui réagira. Et c'est pour cette raison que j'ai pris cet été un décret qui permettra à compter de la rentrée, comme vous le savez, de changer d'affectation un élève dont les parents feraient peser une menace grave sur les personnels au fonctionnement de l'institution. J'ignore pas là non plus que c'est un texte qui a susé des réticences de certaines organisations à l'association que je respecte profondément que j'ai entendu d'ailleurs parce que on a modifié le texte à la suite des échanges qu'on a eu mais sur le fond je l'assume pleinement je refuse qu'un professeur puisse être molesté le vendredi et qu'il doivent le lundi matin ouvrir la grille avec un sourire égal aux parents qui l'ont molesté ou menacé de mort le vendredi soir.

C'est pas possible. C'est pas possible. Et donc évidemment l'enfant qui serait amené être ou le jeune qui serait amené de changer d'établissement ou d'école fera l'objet d'un suit scolaire renforcé tout au long de l'année évidemment et pas que scolaire d'ailleurs social et cetera il sera accompagné.

Évidemment aussi, je rappelle, ce n'est pas une sanction, c'est une mise de protection et de sauvegarde. Mais mon rôle en tant que ministre, c'est de protéger l'institution et c'est de protéger au-delà en réalité non pas seulement l'institution, mais l'unité de la communauté éducative qui réunit les parents, les élèves et les professeurs. Et donc lorsque de très rares parents, c'est exceptionnel, viennent fracturer cette unité par des comportement menaçant ou ou extrêmement grave, notre rôle c'est de protéger la communauté éducative dans son ensemble et c'est aussi de la renforcer.

Et c'est pour ça que deux éléments qui vont venir, j'allais dire sceller le lien entre les parents et l'institution. D'abord, une charte des relations entre les parents et l'école qui est mise dès aujourd'hui à votre disposition dans le dossier de presse et qui sera envoyé mise à disposition également des école et des établissements. Et puis également une une série de supports vidéos qui vont en fait servir au début des réunions parents professeurs parents institution de début d'année pour à la fois rappeler ce qu'est l'école rappeler les droits et les devoirs de chacun et la relation réciproque qui nous unit et puis bien sûr engager les parents enf inciter les parents à s'engager dans le le le bon fonctionnement de l'école.

Et puis enfin, puisqu'on parle de protection, je ne serai pas complet et je crois que c'est m' poser la question à ce titre si je n'aiqué une menace qui nous préoccupe depuis plusieurs mois qui est la menace cyber. D'abord, je commencer par m'adresser aux personnes dont les données ont été dérobées depuis le début de l'année et notamment dans le cadre de l'attaque dont nous avons fait l'objet le 25 26 août que nous avons découvert à ce moment-là et que j'ai rendu public euh juillet pardon 25 26 juillet et que j'ai rendu public dans les jours qui ont suivi. [grognement] des enquêtes qui sont en cours et donc je ne m'étends pas sur ce point mais nous avons évidemment une responsabilité que nous ne fuons pas qui est celle d'assurer la sécurité des données de nos élèves comme de nos personnels et nous devons évidemment tout faire pour empêcher que ce phénomène se reproduise.

Mais il faut savoir que comme tous les services publics, nous faisons l'objet de nombreuses cyberattaques. nous en déons concrètement tous les jours grâ grâce à l'action de nos équipes et je rends hommage d'ailleurs à tous les personnels de l'éducation nationale qui sont mobilisé en plein mois d'août et constamment pour réduire nos vulnérabilités à la suite des failles que nous avions découvertes. Le fait est que nous accueillons un français sur 5 dans nos murs entre les adultes et les enfants, que nous avons également 20 millions de parents d'élèves et que par conséquent plus d'un français sur trois a accès à une partie de nos services et que donc notre zone d'exposition au risque cyber est évidemment importante.

Avec la nécessaire discrétion dont impose la situation, sachez simplement que j'ai lancé plusieurs actions. D'abord, depuis plusieurs mois, nous menons un audit complet de tous nos systèmes d'information avec l'ANC, l'Agence nationale de sécurité systè d'information. Nous avons une feuille de route précise pour rattraper notre dette technique et nous généraliserons la double authentification d'ici début 2027 sur les 400 applicatifs différents du ministère d'éducation nationale.

Nous allons évidemment revoir toutes les procédures d'archivage et de suppression des données périmées, notamment d'archivage chiffré. Et enfin, j'ai commandé une mission flash sur l'organisation de la fonction de sécurité des systèmes d'information de notre institution pour à la fois la consolider, la réorganiser et la repositionner au plus près des décideurs y compris politiques dès cet automne. Enfin, et vous en êtes fait d'ailleurs l'écho ces jours-ci de manière tout à fait légitime, la situation issue de l'attaque du mois de juillet a déclenché plusieurs mesures qui ont conduit dans certaines académies à une coupure d'accès à certains services.

À une exception près, tous les services sont actuellement soit rétablis, soit en cours de rétablissement dans le courant de la semaine. L'exception étant l'Amémie de Toulouse qui pour une raison, j'allais dire enfin pour en raison de de spécificité dans les attaques qu'elle a subi, nous ont conduit avec l'ANC à prendre la décision de couper l'accès au services en ligne pour les prochains jours. On sera appris à préciser la durée dans les jours qui viennent mais en tout cas pour les prochains jours.

C'est évidemment très inconfortable pour les personnels. Ça n'empêche pas la rentrée. Je le dis tout de suite. les enfants pourront reprendre le chemin des cours et les et les personnels aussi dès le mardi 1er septembre comme dans toute la France en dehors de la poynésie de la réunion de mote qui ont déjà repris.

Donc c'est inconfortable c'est sûr. Ce n'est pas un dégât, c'est une mesure de précaution. C'estàd que ce n'est pas parce que les services ont été atteints, c'est pour éviter qu'il ne soit atteint en attendant que toutes les soient prises.

Et évidemment, nous sommes pleinement mobilisés pour rétablir la situation. 3è élément, je vous le disais, 3è axe de notre politique qui sera plus court, c'est bien sûr la nécessité d'unir. C'est finalement le résultat de tout ce qui précède.

Quand on forme des enfants, des jeunes, quand on leur apprend à devenir libre, quand on leur apprend les droits, les devoirs qui sont les leur, quand on leur fait faire l'expérience dans la classe de ce qui est une destinée partagée avec des camarades dont il ne partagent que l'âge, finalement, on fait nation et notre pays traverse une période où ces divisions sont d'abord plutôt exploité qu'apaisé quand elles ne sont pas siamment alimentées. avec une forme de fragmentation notre récit commun parfois même et je dois dire que ça me profondément d'où le fait que j'en fais état une forme de racialisation des termes des mots qui sont absolument contraires à ce qui nous fondent qu'il soit arrivé hier ou que ses ancêtres et fait la guerre de 100 ans. Quelle que soit sa couleur de peau, quelle que soit sa religion, queles que soient ses convictions politiques, un enfant qui s'assi sur les bancs d'une école est un enfant de la République.

Il n'est pas assigné à une origine, une couleur, une croyance. Et ceux qui assignent, soit pour la dénoncer, soit pour dénoncer ceux qui la dénoncent dans les deux cas se trompent. Un enfant est un enfant de France, c'est un élève et c'est la seule qualité qui compte à nos yeux.

C'est pourquoi nous ne baisserons jamais la garde sur les principes qui nous fondent et que nous mettons donc en œuvre cette année deux plans qui ont notamment été évoqués par ma collègue Aurore Berger. Le plan de lutte contre le racisme et l'antisémitisme et le plan de lutte contre les haines et les LGBT phobie et que nous poursuivrons puisque [grognement] nous atteindrons 100 % des personnels formés cette année le plan de formation à la laïcité. Renforcer l'unité de la nation c'est aussi rappelé que notre destinée commune est fondée sur un leg historique qui dépasse chacune de nos histoires singulières.

Nous ne sommes pas collectivement une somme d'individus en apesanteur qui s'entrechoqueraient comme des atomes sous l'action d'ailleurs de radicalité extrême qui tirent généralement leur énergie de la friction entre les atomes. Nous sommes une société et nous sommes la France et la France est d'abord l'adhésion à un esprit, à des principes, à une histoire, un rapport au monde fondé sur la liberté irréductible de ceux qui la peuplent et de ceux qui l'ont défendu. Et ce lycée Aragou en est un bon exemple.

Dans cetissement, vous pouvez le voir là-bas derrière les arbres, se trouve une sculpture, une statue inaugurée en juin 1920 qui s'appelle le réveil, sculpté par un ancien élève, Paul Rousell et qui porte les noms des élèves de ce lycée morts pour la France. De nombreuses écoles partout en France ont leur nom et leurs absents. Elles ont le nom de ceux qui ont été raflés et le nom de ceux qui se sont sacrifiés, le nom des professeurs qui ont cru en l'instruction, qui ont cru dans la liberté, qui se sont engagés pour les défendre et qui ont parfois perdu leur vie.

Toutes nos écoles existent parce que des femmes et des hommes ont risqué leur vie, parfois l'ont perdu pour que des générations qu'il ne verraient jamais, dont il ne connaîtrai ni les convictions politiques, sociales, religieuses et cetera puisse à leur tour apprendre et être libre. Et ça c'est pas quelque chose qui est iné, pas quelque chose qu'on découvre tout seul quand on est enfant. C'est quelque chose qui se transmet, qui s'apprend, qui s'explique.

Et c'est pourquoi en accord avec le président de la République et le premier ministre, j'ai décidé que le 11 novembre, jour de la victoire et de la paix, journée nationale dommage à tous les morts pour la France, sera désormais commémoré dans l'ensemble des écoles des établissements scolaires à partir du CMA. Évidemment, pas le 11 novembre même puisque les écoles sont fermées le 11 novembre, mais le premier jour ouvrable approchant, donc soit le 10 soit le 12 de manière à ce que tous les enfants de France fassent l'expérience. C'est le guide d'ailleurs un guide pour aider l'organisation de ces commémorations brèves mais solennell est également publié aujourd'hui puisque comme pour le reste le principe c'est quand on dit quelque chose on le fait.

Cette unité, elle passe aussi par la mixité sociale dont je rappelle dont j'ai rappelé tout à l'heure qu'elle était liée à la fois évidemment à des enjeux de territoire mais aussi à des choix de famille et sur lesquels le meilleur en moins de répondre c'est de garantir une juste exigence sur tout le territoire et c'est objectif que évidemment je vais porter avec constance notamment dans le cadre des discussions avec les différents réseaux d'établissement privés sous contrat et enfin elle passe aussi par notre politique d'inclusion depuis 2017 vous savez que nous avons bâti un service public de l'école inclusive. Plus de 500000 élèves sont désormais scolarisés et porteurs de handicap. Mais vous savez aussi que le système actuel montre un nombre de limites qui sont bien documentées, notamment dans l'équilibre entre l'accessibilité et l'accompagnement humain qui appelle à un certain nombre de probablement de d'ajustements ou d'évolution.

Euh j'aurais pu vous en parler longuement mais je me réserve à dessin parce que la conférence nationale du handicap prendra bientôt ses conclusions. C'est président de la public qui sera évidemment à les porter et [grognement] donc je ne voudrais pas ni préempter ni anticiper sur un débat pas qui sera éclairé dans les jours qui viennent. Et puis enfin dernier point et dans le fond peut-être le plus important pour l'avenir même si tout ce que j'ai mentionné pour moi est absolument vital c'est que nous devons retrouver une vision long terme pour garder la main sur notre destinée.

Nous avons pour devoir de préparer l'avenir. L'enfant qui est né ce matin l'hôpital le plus proche entrera à l'école en 2029. Il passera son baccalauréat en 2044.

C'est ça notre horizon. La vraie question, c'est celle-là. Quelle sera l'école dans laquelle l'enfant qui est né ce matin passera son bac en 2044 ?

Et il se trouve qu'à cette échelle, nous avons trois bouleversements majeurs. D'abord, le bouleversement démographique qui fragise l'école dans sa géographie. Nous avons le mariage territorial le plus fin d'Europe en terme d'école.

Nous avons plus de 8 % de nos écoles qui ne comptent qu'une seule classe, mais mécaniquement, nous sommes exposés au risque démographique. Ensuite, le changement climatique dont nous avons vu les conséquences encore récemment. Et je passage, je me permets à saluer tous les collègues de Gironde du Var chefétablissement notamment aussi les professeurs les CPE qui se sont mobilisés pour accueillir les pompiers dans le établissement pour les nourrir qui sont revenus de vacances. pour aider à sauver leur territoire et faire corps avec les autres représentants des différents service public alors que les feux de forêt faisaient rage.

Et puis la troisème rupture, c'est évidemment l'intelligence artificielle qui bouleverse les métiers, les modes de pensée et la manière nous accédons au savoir. Sur chacun de ces trois défis, nous devons voir à long terme et ça engambe toutes les questions d'élection, de politique, de changement de couleur politique et cetera. C'est pas le sujet.

À partir du moment les colon bien commun, si on veut penser à long terme, il faut acceer de penser à 15 ans. Alors ça fait pas des effets d'annonce pas forcément hyper rentable politiquement mais ça tombe bien, je cherche pas une rentabilité politique mais par contre c'est vital. Premier sujet donc c'est la baisse massive des naissances. 20 % d'élèves en moins entre 2018 et 2035.

Nous perdons à la rentrée prochaine 161000 élèves. En cette rentrée, pardon, 161000 élèves. Le 1er septembre 2026, il y aura 161000 élèves de moins dans le système que le 1er septembre 2025.

On attendait 150000 et les derniers calculs montré qu'en fait c'était 10000 de plus. Vous savez que j'ai décidé depuis le printemps d'année de publier des projections démographiques il y a 10 ans, département par département, ce qui a je crois permis de favoriser la prise de conscience collective et puis on a généralisé observatoire des rurales et territooriale sur tout le territoire. Mais j'ai surtout décidé d'expérimenter dans 18 départements pilotes une nouvelle politique de construction de la carte de l'offre scolaire d'aménagement du territoire par et autour de l'école.

Quelle est l'idée ? L'idée c'est qu'on peut plus rester tributaire d'une double annualité budgétaire et scolaire. On ne peut plus regarder la route à 1 an.

On a besoin de regarder la route à 5 ans ou à 10 ans. On ne peut pas non plus assister sans agir à la dévitalisation de certaines parties du territoire. Et on doit donc profiter de la triste au Benè qui est la démographie pour en réalité repenser l'offre scolaire à l'échelle d'un territoire sien à l'échelle en l'occurrence du département mais à l'intérieur du département évidemment c'est le bassin de vie la commune le le la coopération intercommunale qui compte dans ces 18 appartements et à terme partout aucun maire ne devra plus découvrir au mois de mars les ouvertures ou les fermetures du mois de septembre. ni les maires ni les personnels.

Je rappelle quand on ferme une classe, c'est un personnel qui est aussi obligé de changer d'affectation. Mieux, je crois ce travail sur la carte scolaire devra nourrir le projet de loi de finance et les projets de loi de finance à venir. En l'occurrence pour 2027, cela fonctionne puisque les premiers retours des départements sur lesquels je n'entrerai pas dans à ce stade puisque l'occasion de revoir seul le budget dans quelques semaines, nous travaillons encore dessus viennent alimenter très directement les discussions que nous avons au niveau interministériel.

Et donc cette méthode non seulement se traduira par une contractualisation avec les 18 départements en question, c'estàd que si tout le monde est d'accord, les engagements qui seront pris dans ce cadre-là seront contractualisés sur 5 ans premièrement. Deuxièmement, elle sera généralisée au mois de janvier à tous les départements puisqu'on constate que ça fonctionne. Et troisièmement, elle devra évidemment reposer pas seulement sur un dialogue mais sur une véritable coconstruction avec les locaux.

Je d'ailleurs représentant de la MF qui est là de département de France de région de France tout simplement parce que nous ne pouvons pas construire l'école tout seul et que les élus sont le partenaire absolu les collectivités tertoiles sont les partenaires absolu de l'école. Derrière ça en réalité c'est pas seulement la carte scolaire au sens qu'est-ce qui qu'est-ce qui ferme c'est la carte de l'offre scolaire. Moi ce que je veux c'est qu'un élève du rural et les mêmes chances d'accéder à une section internationale, à une classe musique et cetera ou à une diversité linguistique qu'un élève de Paris.

Actuellement, c'est pas le cas. Historiquement, on s'est beaucoup posé les choses. Enfin, on s'est posé la question uniquement sous langue de la sociologie à juste titre.

Est-ce que les établissements les plus défavorisés ont autant accepter les plus favorisés ? On n' pas recoupé ça avec la dimension territoriale. C'est le moment où jamais.

Est-ce qu'un élève de l'ER a la même chance aujourd'hui d'accéder à une classe à manager ou une section internationale qu'un élève de Paris ? La réponse est non. Demain la réponse doit être oui.

Et donc il faut, voyez pourquoi je dis qu'il faut utiliser l'opportunité parce qu'en fait si on repense l'offre scolaire et qu'on en fait une politique d'aménagement du territoire, je choisis d'implanter une école à tel endroit, non pas parce qu'on a créé un nouveau quartier, mais [raclement de gorge] c'est parce qu'en réalité je vais en faire un élément de dynamique territoriale. Alors à ce moment-là, on reprend en main notre destiné territorial. Et puis pour j'allais dire mieux appuyer cette démarche qui ne peut être conçue qu'au niveau local avec les les collectivités territoriales et pour mieux animer et puis pour mieux aussi outiller et documenter cette politique à long terme et qui j'allais dire aura vocation à s'inscrire à mon sens dans les 10 ou 20 prochaines années.

Je vais créer d'ici début novembre une direction de la politique territoriale de l'école et de l'anticipation. Pour ceux d'entre vous qui sont les les plus âgés comme moi, vous êtes tous très jeunes, mais vous souvenez peut-être de la datar, mais c'est un peu une datar de l'école, voilà qui rassemblera les services compétents au niveau national et qui permettra également de s'appuyer sur les travaux du comité d'anticipation et éducation que j'ai lancé au printemps dernier et qui prépare un ensemble de réflection pour début janvier. Et puis cette adaptation du territoire évidemment c'est aussi celle de la carte des formations surqu Sabrina Robach pourra évidemment aussi vous éclairer tout à l'heure.

Il faut savoir qu'entre 2023 nous avons créé 12000 places nouvelles dans le secteur de l'industrie en voie professionnelle et qu'à la rentrée ce sont encore plus de 7000 places en lycée professionnelle qui sont transformé colorées différemment et cetera au profit des secteurs industriels et d'avenir. Le deuxième changement massif, je vous l'ai dit, je vais être plus rapide, c'est le bouleversement lié à l'IA, sur lequel il faut être n d'une naifeté béate comme on a pu l'être à une époque sur le numérique et les écrans, les tablettes et cetera. dont on a vu depuis que ça avait eu un effet pédagogique nul, ni dans le rejet dogmatique et l'inquiétude et la technophobie absolue.

Ni tectophile ni technophobe. Il faut prendre les choses avec sérénité et avec et avec méthode. Là aussi de fait la quasi totalité des des lycéens et des collégiens utilisent les outils d'IA à la maison pour faire leur devoir ou pour réviser de fait.

Bon, et on voit bien qu'en fait on est percuté dans toutes nos dimensions. Ce que j'apprends, comment je l'enseigne, comment je l'évalue. Et pour l'instant en réalité, c'est surtout par l'évaluation qu'on le perçoit.

Mais derrière, c'est tout un système qu'il faut été repensé. Le meilleur moyen de se préparer, je l'ai dit, c'est la maîtrise du langage. Mais il faut aussi maîtriser les enjeux techniques, éthique et les usages en partant d'une évidence, c'est que lien ne remplacera jamais l'intelligence humaine.

Mais en étant aussi armé d'une autre évidence, c'est que le rôle de l'école est de faire en sorte que les élèves en restent les maîtres. Et donc à la rentrée 27, un enseignement obligatoire Alia interviendra pour tous les F de secondes sur lequel le conseil de des programmes a commencer à travailler et rendra ses son programme au cours du mois de de décembre. Et puis enfin donc troisème élément le changement climatique.

Je crois que nous avons tous fait la douloureuse expérience cet été, non seulement évidemment avec les incendies en Gironde mais aussi avec les épisodes caniculaires au moment où où le temps était encore un temps scolaire au mois de de mai en fait dès mois de mai et au mois de de juin et juillet. Alors, je me permets quand même de signaler que euh j'allais dire il n'y ait pas une inaction avant les canicules de cet été. Les collectivités territoriales rénovent depuis plusieurs années à la vitesse à laquelle ils arrivent à rénover le bâti dont je rappelle qu'elles en sont propriétaires.

L'État avec Edenov a déjà soutenu 10 plus de 10 % des des infrastructures scolaires de France. 6300 ont déjà été soutenu parduren plus de 3500 par le fond vert qui va être augmenté d'ailleurs sauf l'erreur dans le prochain projet de la finance. Mais les événements les derniers mois nous ont appris deux choses.

La première c'est que ce que les modèles les plus fréquents anticipés plutôt pour 2040 arrivent en 2026. Et la deuxième c'est que nous avons évidemment besoin par conséquent d'accélérer considérablement la vitesse, la cadence de transformation. Et donc dans l'immédiat au de travaux d'adaptation du bâtis, ils vont forcément prendre plusieurs mois et plusieurs années sur lesquelles les collectivités que je remercie une fois encore travaille et sur lequel l'État continuera à les soutenir.

Au-delà de ça, nous avons évidemment un plan d'urgence pour les établissements les plus vulnérables. Vous savez qu'on a lancé ave la band des territoires et un plan d'équipement pour ces écoles et ses établissements. À date, sachez que ce sont plus de 3000 écoles établissement qui nous ont sollicité pour pouvoir bénéficier donc dans l'été he en juillet et en août pour pouvoir bénéficier d'équipement leur permettant de faire face à une éventuelle nouvelle vague de chaleur.

Et par ailleurs bien sûr, nous allons enrichir le plan de gestion des vagues de chaleur avec les élus locaux et avec les les rebondement du personnel pour faire en sorte que dès le mois de mars prochain, nous ayons un plan qui soit encore densifié par rapport à la situation actuelle. Et puis dernier point sur cette thématique de la cannicule et de la des vagues de chaleur. Vous avez d'ailleurs dans le enfin vous aurez aujourd'hui, ça sera publié aujourd'hui, peut-être même que vous l'avez déjà dans vos dossiers euh tous les examens 2027, toutes les épreuves auront lieu le matin comme je m'y a été engagé et donc aujourd'hui même sort le calendrier des épreuves du baccalauréat et du et du diplô national libre brevveg.

Je crois d'ailleurs que c'est la première fois qu'on le sort aussi parce que je voulais pas que les collègues et les élèves commencent leur rentrée sans savoir. Donc là aussi, on le dit, on le fait. Simple hein, pas grande révolution mais tous les examens le matin, sauf sauf les quelques examens de voix professionnelle qui don dont la durée s'étale sur la journée.

Les quelques examens dans certaines spécifiés de voix professionnelle, vous devez en fait concevoir quelque chose sur une journée entière. Et là, évidemment, il s'agira d'adapter le le bâti. on climatisera évidemment et cetera, mais euh euh 99,9 % des épreuves auront lieu euh le matin de manière à ce que nous puissions collectivement agir.

Voilà messieurs dames, ce que je voulais partager avec vous pour cette rentrée dans une année dont vous n'ignorez pas qu'elle sera un peu particulière parce que je crois j'ai comprendre qu'on avait des échéances électorales importantes. en avril ou mai prochain, peut-être même d'ailleurs en juin. Euh juste un mot sur ce point, j'ai bien conscience que tout le monde regarde en ce moment vers mai 2027.

Permettez-moi de regarder vers septembre 2026. L'école doit être un enjeu de la campagne électorale et j'espère qu'elle le sera parce que c'est là que c'est notre avenir et donc il sera assez mal contreux qu'on en parle pas suffisamment alors que c'est j' dire presque avec la démographie les deux choses qui comptent le plus. En revanche l'école ne sera pas le lieu de la campagne.

Un enjeu oui le lieu non. Et donc je serai aussi le garant de la neutralité du service public parce que c'est la condition même de la confiance que les familles placent en bout. Voilà le cap de cette nouvelle année.

Instruire avec exigence notamment en publiant les priorités pédagogiques et les barêes et attendus des brevets du baccalauréat. Protéger avec constance nos élèves avec ce questionnaire universel sur les violences sexuelles. Unir avec patience avec le partage de ce qui nous fonde et de ce qui fait notre cohésion. prévoir avec pertinence avec la création de la direction de la politique territoriale de l'école.

En réalité [grognement] ces trajectoires là, il ne s'agit pas de ne sont pas faites simplement pour gérer l'école à la rentrée pour 26. Elles sont faites pour construire avec tous les partenaires de l'école et singulièrement avec les collectivités territoriales et le parlement une vision de long terme. Tout cela sera rendu possible et je le redis encore une fois par l'engagement des 1200000 personnels de l'éducation nationale dans toutes leurs composantes, dans toute leur professionnalité qui sont notre fierté et notre espoir.

Et c'est donc animé de cette fierté, de cet espoir et un attachement absolu école que je souhaite à tous nos personnels et à nos 11600000 élèves une très belle rentrée 2026 et c'est avec le même esprit que je me tiens avec Sabrine Roba à votre disposition pour répondre à vos questions. Merci. Oui, bonjour.

Alors oui, Clément Soudaille du journal de la Croix, vous avez évoqué les questions de mixité sociale et des discussions avec les différents réseaux de l'enseignement privé sous contrat. Quelles seront vos demandes ou vos exigences en la matière auprès de ces réseaux ? Alors, on en a plusieurs.

La première, c'est que actuellement, on est en train d'abord de d'essayer de mesurer de manière plus précise euh l'évolution de notamment euh à l'entrée au collège puisqueen réité, c'est notamment au collège que les questions se posent. C'est là que vous avez des qui peut y avoir des comportements parentaux d'abord un peu différentiant et puis également que le logement joue à plein parce que les collège sont plus éloignés par définition que le tissu d'école locale. Donc première chose c'est documenté.

Deuxième chose c'est s'assurer qu'effectivement la part de de d'élèves boursiers puisque c'est un des critères que nous avons qui est probablement le critère le plus robuste pour apprécier la situation augmente à chaque rentrée au moins jusqu'en 2027. Et puis la troisième chose évidemment c'est de faire en sorte mais je sais que notamment le réseau d'enseignement catholique sous contrat est très est très enfin nous sommes dans des discussions avec eux en ce moment là-dessus c'est de faire en sorte que j'allais dire il n'y ait pas une forme d'éviction en cours de scolarité qui ne serait pas celle des résultats mais en été ce serait corrôelé à une forme de d'éviction sociologique. Et donc on est en train de travailler sur ces différents points catholiques.

On aura l'occasion d'y revenir avec eux au probablement des prochaines semaines, mais en tout cas le travail est engagé notamment avec ce réseau-là. Bonjour Olivier Schnettet, la Gazette des communes. Vous avez évoqué tout à l'heure votre changement de méthode et ça vous en particulier pour le la carte scolaire, vous avez évoqué la direction nationale de la politique territoriale de l'école et de l'anticipation.

Moi, j'aimerais revenir sur les observatoires des dynamiques rurales et territoriales. Dans le dossier de presse, il est question de déclinaison infradépartementale. Hier, le président de la commission éducation de région de France se plaignait que les régions soient peu associées [raclement de gorge] à ces observatoires.

Donc, j'aimerais savoir si les régions sont d'une certaine manière exclu de ce travail. Et puis euh deuxème question qui a rejoint, vous expérimentez depuis le mois de juin je crois avec 18 départements un travail sur la carte scolaire. Vous annoncez la généralisation début 2027.

Comment peut-on si en 6 mois passer d'une expérimentation et une généralisation ? Alors euh donc je réponds à vos à vos deux questions essayant de me pas deuxème sinon je vous la ferai répéter. Euh premier élément euh région de France est évidemment euh enfin toutes les tous les échelons de collectivité doivent être évidemment associés.

Moi-même il se trouve que je vois régulièrement ce qu'on a appelé le comité des locaux auquel participent toutes les associations d'élus. Euh je pense en réalité pour être très transparent que les observatoires dynamiques rurales et territorial historiquement ont un peu moins historiquement enfin ça fait 2 3 ans qu'ils existent mais à leur début par conséquent ont moins associé les régions dans le fond. parce que la vague démographique paraissait plus lointaine.

Ça qui s'est passé. La vague démographique, elle est d'abord perceptible au niveau des écoles parce que vous en avez beaucoup que c'est là qu'il y a le pic. Je rappelle que sur les 1600 élèves qu'on perd, on en perd 110000 dans le premier degré à la rentrée.

Là, j'ai 110000 élèves de moins dans le premier degré quoi. Bon euh donc et parce que comme les structures sont plus petites, c'est très vite visible. Quand vous perdez 5 élèves dans une école de 15 élèves, ça se voit. les lycées étant plus gros et par définition l'arrivée des classes d'âge plus tardives.

Je pense qu'en fait on a on n pas assez regardé collectivement ce sujet-là ces dernières années. D'où le fait d'ailleurs que j'ai voulu publier comme vous le savez les projections démographiques à 10 ans et à 10 ans glissant c'est chaque année voire avec 10 ans en avance parce que précisément ça permet de mesurer les effets sur les sur les lycéers par conséquent sur pour les régions. Et donc très clairement moi les consignes que je donne et que et on a d'ailleurs été amené à l'évoquer régulièrement et on va le réévoquer avec ça roubache avec les recteurs, c'est évidemment d'associer les régions à tous les étages.

Ensuite il y a deux sujets différents. Il y a à quelle maille j'apprécie la situation et qui j'associe. qui j'associe c'est tout le monde.

À quelle maille j'apprécie la situation ? On voyez parfois à l'échelle même départementale, c'est pas suffisant. Moi dans les 31 départements où je suis allé, je rencontre très souvent les yeux locaux et très souvent ils me disent "Bah en fait la maille départementale euh monsieur Jeffrey c'est pas assez quoi.

Euh parce que quand vous êtes dans l'Avyon, si vous êtes à Najac ou à Mio, bah c'est pas la même réalité. Quand vous êtes dans le tas des Garonnes il y a montaub pas la même chose que 30 km plus loin et cetera et cetera. Et donc ma conviction ce qu'il faut qu'on ait une maille qui soit en fait c'est du bassin de vie et le bassin de vie c'est lycée, collège, école mais en revanche que tout le monde à l'intérieur de cette maille situage quoi, soit effectivement associé.

Bonjour. Euh ah pardon. Oui.

Alors oui, l'expérimentation. Je me disais bien que j'allais finir par oublier donc l'expérimentation. Non.

Alors, d'abord, on a on a lancé cette expérimentation dès le mois de février, mars, je crois de mars, il me semble, première chose. Et deuxième chose, en fait, c'est une expérimentation de méthode. Et ce qu'on constate en fait, c'est que globalement, je bien globalement, il y a un haut de département où ça été un peu plus compliqué objectivement, y compris d'ailleurs de notre fait.

Enfin, je voilà, c'est c'est pas c'est pas simple quoi. Mais globalement, cette méthode là aujourd'hui, elle elle fonctionne au sens où elle permet à tout le monde de d'y voir clair et et d'avoir une trajectoire à 5 ans. Les premières remontées qu'on a sont donc plutôt positives.

Si jamais ce caractère positif se confirme à l'automne ce que je crois qu' tous les indicateurs que j'ai et du suivi que j'opère sur ces 18 départements, à ce moment-là la méthodologie sera généralisée pour que les autres départements travaillent pareil. C'est que pour les pour être clair pour que les DA les directeurs académiques des services de question national travaillent de cette façon-là avec les élus pour concevoir une carte à 5 ans. Ensuite, on va pas tout contractualiser dès le 1er janvier, mais on généralise une méthodologie qui aujourd'hui porte ses fruits.

Et encore ce matin, on était avec les les directeurs départementaux et les recteurs qui quand même confirment que la la nature de la relation et la nature de la visibilité ont changé. Et ça, moi c'est ça qui m'intéresse. Une fois encore, ce que je ne veux plus, si vous voulez, moi mon souhait le plus cher, c'est que d'ici 2 ou 3 ans partout en France, aucun maire ne découvre en mars ce qui ferme et ce qui ouvre en septembre.

On peut pas on peut pas imposer ça aux gens. Et quand vous avez une stabilité hémographique, ma fois vous vivez avec, mais quand vous perdez 20 % de vos élèves, enfin si on n pas cette planification pluriéannuelle, on va on on ira dans le mur et on peut pas se l'offrir. Bonjour Frédéric Garder pour le Parisien.

Euh est-ce que vous savez de manière fine combien euh de personnel et le cas échéant d'élèves ont été concernés par la cyberattaque suivie par le ministère euh cet été ? On n' pas eu de chiffre là-dessus. Est-ce que des données sensibles ont été dérobées ?

Et comment vous pouvez dire que la rentrée va se dérouler normalement dans des académies comme Toulouse, vous l'avez évoqué, où des chefs d'établissement n'ont pas accès à leur fichiers des professeurs et ne peuvent pas correctement actuellement préparer les emplois du temps par exemple. Alors, je réponds dernier point. Normalement, du point de vue de l'institution, [musique] la réponse est non.

Administrativement, on fonctionne un mode qu'on appelle un mode dégradé. C'est qu'on est obligé de recourir à ce qu'on appelle des plans de continuité de l'activité puisqu'il y a des plans de continuité administratif qui qui ont déjà été conçus dans l'hypothèse où les services numériques seraient en rideau. Alors, c'est pas forcément pour des raisons d'attaque he ça peut être pour des raisons de panne électrique et cetera.

Mais il y a il y a ce type de plan. Première chose. Deuxième élément, heureusement d'ailleurs l'essentiel des opérations de préparation d'entrée. 98 % des opérations de préparation d'entrée euh se fait euh évidemment avant le départ en vacances.

Et donc en réalité aujourd'hui ce qui reste c'est les quelques ajustements alors qui sont déjà suffisamment lourds he suffisamment pénibles et une fois encore jeu le travail des équipes mais ce sont plutôt des ajustements que la mise en place entré la rentrée en fait elle a été mise en place. Et troisème élément, les logiciels type ce qu'on appelle donc enfin pronote les espaces numériques de travail fonctionne. Donc la relation avec les parents, avec les élèves fonctionne.

Donc les élèves pouront bien rentrer physiquement, administrativement, les chefs d'établissement notamment la Camille de Toulouse sont dans une situation qui est administrativement objectivement pénible et et une fois encore, je leur rends hommage parce qu'ils sont actuellement mobilisés sur le pont comme d'habitude pour faire que en sorte que que ça tourne. Ça c'est la première chose sur ensuite les fuites de données. Alors aujourd'hui ce que ce que nous sommes capables d'évaluer c'est un volume global de données.

Donc nous ne savons pas forcément savoir enfin nous savons pas forcément à l'intérieur quel individu avec certitude ça concerne. Donc dans le doute nous avons informé le 31 août au moment où j'ai fait la la notification à l'accil où j'ai porté plainte et où j'ai saisi Lan. Nous avons dans la foulée, dans les jours qui ont suivi, informé tous les personnels que leurs données étaient susceptibles d'avoir été compromises.

Ces données, ce ne sont pas des données ni de santé, ni des données pénales, ni et cetera et cetera. Bien sûr, c'est pas des données sensibles au sens du RGPD, mais ce sont des données qui ont leur sensibilité parce que il y a des noms, des prénoms, des coordonnées, des numéros d'identifiants et cetera et cetera. Euh et donc tous ont été informés et par ailleurs que je disais, on prend un nombre de mesures de sécurisation euh sur lesquelles je rentre pas en le détail parce que comme vous pouvez vous en douter, donner du détail dans ce domaine, c'est rendre service à des criminels euh mais il y a des mesures de cycisation qui sont actuellement en cours.

Merci. Bonjour monsieur le ministre Marie Dogref, valeurs actuelles. J'aurais deux questions.

Je voudrais revenir sur effectivement les objectifs de mixité sociale que vous avez évoqué dans les avec les établissements privés sous contrat. au-delà de cet objectif de mixité sociale, dans quel état d'esprit est-ce que vous êtes en cette rentrée envers les responsables d'établissement euh du privé suite au contrôle parfois excessif ou intrusif, peut-on dire, qui a eu lieu l'année dernière et depuis l'affaire Betaram et qui effectivement avait donné lieu à des réactions en janvier dernier de la part des représentants de l'enseignement catholique. C'était ma première question et ma deuxième s'il vous plaît elle concerne toujours l'enseignement privé sous contrat sur les fermetures de classe.

Comment est-ce que vous justifiez des fermetures de classe dans des écoles privées sous contrat alors même qu'il y a des candidats et que ça pourrait favoriser justement la mixité sociale alors que effectivement dans le public ça se se souvent ça peut se justifier par effectivement une baisse évidemment de la démographie et des effectifs. Merci beaucoup. Merci à vous.

Alors sur un seulement privé sous contrat d'abord je fais partie des gens qui sont très sereins. Je suis ministre de 12 millions d'élèves et d'un000 personnels. Il se trouve qu'une partie d'entre eux sont scolas privés son contrat.

Ils ont le droit. C'est constitutionnel et donc ça n'a aucun sens de vouloir raviver la guerre scolaire alors que ce que certains ont appelé à une époque la guerre scolaire. mot d'ailleurs que je n'aime pas parce que précisément il y a un cadre constitutionnel législatif qui fait que des élèves ont le droit et ont le droit au sens positif du terme la liberté et c'est heureux d'aller dans des habissements privés contisé comme ça et c'est très bien bon première chose donc moi je partie des gens qui sont ni pro ni anti c'est pas le sujet d'assassurer la neutralité du service public et la continuité public de l'état première chose Deuxième chose, il y a effectivement eu historiquement quand même une situation qu'on peut qualifier de de non satisfaisante au minimum qui faisait que l'établissement privés contrat n'étaient pas contrôlés autrement que par les visites.

Je rappelle quand même he d'inspecteurs qui venaient voir les professeurs et cetera et cetera. c'est qu'ils étaient pas ils étaient pas en apesanteur hein, ils étaient il y avait des contrôles pédagogiques dans les classes mais il y avait pas un contrôle plus général de ces établissements. Bon et donc mes prédécesseurs ont mis en place ses contrôles et c'est heureux.

Et d'ailleurs, on va tenir la cadence des contrôles. Il y a eu 1000 contrôles l'année dernière, on avait dit qu'on les ferait, on les a fait. Il y en aura 1500 cette année.

Pour l'instant, la cadence monde qu'on est parti pour avoir ces 1500 contrôles. Euh tout ça d'ailleurs s'est engagé sur sous un à l'occasion d'une d'une situation très particulière, dramatique et et atroce qui est Betaram et donc avec en tête notamment la question de la protection des mineurs. Mais en réalité, vous savez que ce sont des contrôles complets on regarde la situation financière, le comportement avec les mineur et cetera.

Bon, dans la dernière remontée que j'ai à ma disposition qui date du mois d'avril parce qu'on essaie pas faire des remontées tous les mois au rectorat non plus pour pas bureaucratiser excessivement le ministère, la dernière remontée qu'on a eu au mois d'avril, il y avait six établissements privés sous contrat dans lesquels le comportement de certaines personnes avait donné lieu à des articles 40. Donc, il y a eu six articles 40. quatre pour l'établissement du réseau catholique, un pour le réseau du pour un réseau laïque et un pour un réseau musulman.

Voilà, pour être très transparent, il y a eu six articles 40 émis contre enfin contre émis par les inspecteurs, c'est pas par moi, c'est les inspecteurs qui rendant visite ont émis 6 article 40 contre des personnels sur lesquels la libération de la parole à l'occasion de de leur visite avait déclenché l'identification d'une situation potentiellement pénalement répréhensible avec ces du du procureur. Bon, donc ça c'est le c'est le trisème point et puis le 4è point après c'est le climat dans lequel tout ça doit avoir lieu. C'est objectivement une mission non pas nouvelle dans son essence mais nouvelle dans sa réalité.

On avait jamais contrôlé l'établissement privé comme on le fait. Bon et donc j'allais dire un peu des deux côtés, il a fallu se chercher chez l'établissement qui était tétanisé dès qu'on vient de les contrôler alors que tout se passait bien et les inspecteurs qui peut-être dans certains cas sont allés chercher des questions qui n'avaient pas les lieu d'être. Chacun c'est c'est un peu cherché.

On a publié un guide du contrôle qu'on a travaillé d'ailleurs avec les quatre réseaux hein. On a consulté les quatre réseaux pour s'assurer, j'allais dire qu'il y avait pas de d'incompréhension. On fixe le cadre mais on s'assure qu'il y a pas d'incompréhension.

Donc les quatre réseaux ont été ont été euh consultés et depuis qu'il y a ce guide, à ma connaissance et y compris dans les relations que nous avons avec les quatre réseaux, nous n'avons plus de remonter aujourd'hui de situations qui seraient inutilement tendu. Voilà. Donc on continue évidemment parce que c'est j'allais dire un devoir moral et administratif.

On le fait dans le calme méthode. S a des problèmes, on les résout. S'il y a pas de problème, on ne vous pas les gens. sous protèce qu'ils sont privés sous contrat, ils ont le droit de vivre comme tout le monde.

Voilà. Bonjour. Oui.

Bon, bonjour Sylvie le Charbonier du monde. J'avais une demande de précision déjà sur le calendrier des examens. Est-ce que le fait que les épreuves aient lieu le matin, ça concernera les euros et tous les euros ?

Et ensuite, deux questions. Quel rôle vous vous avez parlé de la présidentielle ? Quel rôle vous vous comptez jouer ?

Quel rôle doit jouer un ministre de l'éducation nationale sur les débats sur l'école pendant la campagne présidentielle ? Et on a compris qu'il y aurait pas de réforme GFR. Mais néanmoins, si est-ce que vous avez envie de laisser une trace dans ce ministère et qu'est-ce que vous auriez envie de dire sur l'héritage GFR ? parler d'héritage euh le jour de la rentrée, c'est vache.

Euh alors euh je vais commencer par la fin. Ce que je voudrais laisser, pardon, partez à ce qui m'anime. J'ai accepté l'honneur qui m'a été fait par le président et par le premier ministre parce que comme je le dis chaque fois qu'on pose la question, j'adore mon pays, j'adore notre pays.

En fait, je suis pas sûr que tout le monde mesure le miracle qui est la France. Et ce miracle, est rendu possible par quelque chose de très particulier qui s'appelle l'école de la République. Et je voudrais juste, voyez, vous me demandez quel héritage si je rêvais hein, je voudrais juste que chaque français se dise un peu plus dans quelques mois qu'il y a quelques mois.

Bon, on est la France et on est la France grâce à l'école. première chose et deuxième chose en terme de construction plus tangible, vous savez, je l'ai dit, j'essaie de faire en sorte que ce ministère pense à 10 ou à 15 ans. Savez-vous qu'il n'y a pas dans les services administratifs au sens administrante de ce ministère un seul démographe ou un seul géographe mobilisé au titre de sa compétence ?

Bah, j'essaie de créer cet outil là parce que quelle que soit la couleur politique de mes prés de mes successeurs, pas le sujet. Le sujet c'est qu'il faut qu'on ait une capacité à penser l'école à 10 ans, à penser le territoire, à penser l'aménagement du territoire parce qu'il faut que chacun reste à bord et que le seul moyen pour que chacun reste à bord et par consument pour que la France reste la France fidèle à sa promesse, c'est qu'on ait ça. Donc voilà pour répondre à votre troisème question, c'est ça.

Est-ce que dans ce contexte-là un ministre d'éducation nationale a vocation à jouer un rôle dans la campagne présidentielle ? Écoutez, comme je vous dis tout à l'heure, moi ma mon sujet pour l'instant c'est la rentrée et j'ajoute que c'est préserver de la rentrée justement euh de toute forme de comment dire de clé de lecture sous-jacente se disant "Ah, est-ce que quand il a dit ça, il a dit ça ? On é à tel ou tel candidat ?" Non.

Donc il faut savoir garder la bonne distance à ce stade. Un jour ou l'autre, peut-être que je serai amené à me à me à à dire ce que je ce que ce que j'allais dire faire part d'une sensibilité. Vous pouvez assez spontanément imaginer que ayant un goût modéré pour les pour pour les tentations autoritaires, je suis pas un extrémiste ni d'un bord ni d'un autre.

Euh c'est un peu mon ADN. Désoléin, j'ai j'ai un ADN qui qui fait que je je crois pas que les radicalités et jamais apporté des solutions et surtout elles sont foncièrement étrangères à ce qui fonde notre notre façon de penser. Mais je mais mais elles ont toutes aussi leur place dans le débat public et politique.

C'est chose que je respecte. Mais je n'y adhère pas. Donc vous pouvez comme ça deviner que assez spontanément je je n'y serai pas.

Et puis votre première question du coup c'était pardon ah oui les euros. Et donc oui, tous les euros auront bien lieu le matin. Alors le matin, c'est jusqu'à 13h, on trouve peut-être 13h30, mais enfin en tout cas voilà.

Donc on les commencera assez tôt le matin. Par contre à 8h, on commencera pas à 9h de manière à ce que j'allais dire tout ça puisse rentrer dans un cadre correct en terme de calendrier et puis aussi pour des casons évidentes de température. Voyez cette année par exemple le brevet commença à 9h du matin, l'année prochaine il va commencer à 8h.

On a pas besoin attendre 9h pour terminer à midi si on peut faire 8h 11h et que les enfants peuvent rentrer le vide au frais quoi. Voilà, c'est un peu du c'est un peu du bon sens hein. Je précendant pas avoir inventé l'eau chaude, mais en revanche je je on a la faiblesse tous les deux de le réaliser et pour le baccalaurat professionnel et pour le bacalaurat général technologique.

Ah oui, pardon. Euh excusez-moi, j'ai oublié tout à l'heure. Non.

Alors euh le le lorsque le projet de loi de finance est élaboré, il tient compte de projections démographiques qui sont par définition commune au public et au privé. avec ce qu'on appelle une dérivée hein qui est écrite depuis très longtemps dans les dans les textes dans les textes financier. Il y a une dérivée pour le privé qui fait que le privé représente 20 % de l'effort financier du public.

Bon, à partir d' là, l'enveloppe, elle est confiée au privé et le privé répartit son enveloppe. Contrairement d'ailleurs au public qui a une enveloppe pour le premier degré et une enveloppe pour le second degré, le privé une enveloppe commune. Ensuite, il l'a réparti comme il veut entre guillemets, enfin en fonction de ses besoins.

Donc euh si il y a des fermetures de classe ici ou des ouvertures de classe là, pour le coup, il y a un dialogue avec les rectorat mais ça relève de la responsabilité du privé. Le privé peut tout à fait mettre un peu moins sur le second degré et un peu plus sur le premier. par exemple s'il a du monde dans des classes de premier qu'il ne voudrait pas fermer, c'est possible.

Bonjour, Marie-Christine Corbier du journal des Échos. J'ai trois questions sur le lycée professionnel. La première question euh qu'est-ce qui se cache derrière le recyclage du terme de CNR ?

Est-ce qu'il y a vraiment quelque chose de nouveau et quoi depuis l'annonce de la réforme du lycée pro en septembre 2022, on a cessé de retoucher, de rajouter, de défaire, de refaire. Concrètement, qu'est-ce que vous mettez derrière ce terme ? Deuxème question, l'objectif annoncé était il faut réviser un/4 de la carte des formations d'ici à 2027 un/4.

Euh est-ce que l'objectif sera tenu ? Et 3è question quand en septembre 2022 la réforme avait été annoncée, l'objectif était le gouvernement s'était engagé à créer 20000 places de niveau bac + 1 pour septembre 2025. cet objectif là avait été décalé de 2 ans à septembre 2027.

Est-ce que là aussi l'objectif sera tenu ou pas ? Merci. Merci.

Merci beaucoup pour votre question. Alors d'abord le CNR. Le CNR ça sera ben le CNR de l'attractivité de la voix professionnelle.

Si vous me permettez, juste pour compléter une réponse du ministre tout à l'heure pour une question qui ne m'était pas adressée mais que je complète sur la déprise démographique. La déprise démographique va concerner évidemment la voie professionnelle, pas seulement le premier degré, le second degré et les voies générales. Vous imaginez bien quand je dis que dans les l'aide au service à la personne, donc dans ce secteur là, nous aurons besoin de 600000 emplois.

On doit créer 600000 emplois dans les 10 ans. Donc on a une population qui vieillit, on fait plus d'enfants, donc des prises démographiques euh flagrantes. Donc on doit repenser la la carte des formations de manière oui territorialisée.

Donc je vous fais une petite digression pour le CNR, c'est que le CNR a été lancé, vous vous rappelez si mes souvenirs son septembre 2022 à Exen Provence par le président de la République. Ce CNR, je l'ai intitulé le CNR de l'attractivité de la voie pro parce que je pense que c'est nécessaire au moment où nous sommes que tous les acteurs puissent se réunir, que ce soit les proviseurs, les professeurs, les parents, les élèves, le monde socio-économique, le monde académique puisse avoir un espace de concertation, le CNR sera financé. Donc euh les projets et évidemment tous les établissements, tous ceux tous les territoires qui seront volontaires euh pourront euh et pourront participer devront.

Euh donc ça pour le pour le CNR, vous dites "Bon, je sais, on a beaucoup ça a beaucoup bougé, vous savez, je me rappelle bien de ce moment qu'a été la dissolution. Je ne vous apprends rien en vous disant que tout ce qui s'est passé derrière évidemment pour ce qui concerne le CNR, ça a été compliqué. Mais moi, j'ai décidé de le relancer parce que c'était un marqueur fort du président de la République mais parce que c'était un vrai outil de concertation.

Lorsque j'étais ministre de la ville et de la citoyenneté, j'ai lancé un CNR prévention de la délinquence. On a réussi à en tenir 31 dans 31 départements. Donc les préfets se sont saisis [musique] euh du sujet, la PJJ, tout le monde était autour de la table, les élus locaux, je suis moi-même une élu locale.

Je suis une conseillère régionale. J'ai été député, je sais à la commission des lois. Donc voyez, je une chef d'entreprise mais femme politique aussi.

Donc ce que j'ai découvert dans le CNR, c'était que c'était un endroit de concertation. Donc nous avons besoin de nous concerter pour redéfinir le cap non pas pour 2027, vous l'avez dit à 10 ans, 15 ans, 20 ans, parce que vous ne créé pas, vous ne construisez pas un EPR2 dans le nucléaire en 3 ans. C'est pas vrai.

On a besoin de créer de la compétence. Donc ça pour le CNR. Euh ensuite, vous me parlez de la transformation de de la carte des formations.

Bon, [grognement] j'avais dit j'ai besoin de mobilité. Vous savez, moi je suis une enfant de Marseille et le la réalité c'est que et en plus je viens des quartiers donc ou je suis une enfant des quartiers des quartiers populaire ce que je sais c'est que pouvoir permettre à un gosse qu'il soit dans le sud dans le nord dans l'est dans l'ouest de pouvoir accéder à une formation là où nous avons des bassins d'emploi c'estàd là où je sais où nous avons des besoins en compéten pour nos entreprises, il faut permettre à cet enfant de pouvoir accéder par quoi ? par les internales.

Ouverture de place, on a 20 %, je vous donne un chiffre, c'est 20 % de place d'internat fermé, donc ils sont pas utilisés. Je veux et avec Édouard Gefron est absolument en phase, c'estàdire pouvoir réouvrir ces places internabes pour les donner en solution d'hébergement pour les familles. Je ne vous apprends pas non plus que le bâti des internats est géré par les régions et égard au contexte.

Vous savez tout le monde sait très bien trayer le bon grain de livret et quand il s'agit de l'intérêt général plus personne ne fait de politique sur les territoires. Là je vous parle vraiment hauteur d'élus local. Donc permettre de la mobilité, de l'égalité des chances, c'est-à-dire je veux faire une formation qui n'est pas dans mon territoire, je connais pas un parent, moi qui va laisser son enfant mineur aller se former à l'autre bout de la France sans une solution d'hébergement.

Et puis pour les enfants en ruralité, j'ai été ministre de la ville, mais je me suis toujours préoccupé aussi euh des enfants en ruralité, permettre une mobilité avec le leasing social sur les voitures sans permis pour nos jeunes, notamment nos jeunes apprentis et nos jeunes de la Voie Pro en apprentissage. Donc sur la carte des des formations, on est à 19,5 % si vous incluez les euh les colorations de diplôme. Je rappelle juste quelques chiffres sur la voie euh professionnelle.

On est à peu près à 667600 lycéens en voie professionnelle. On est à peu près à 2070 lycées. On a 4000 CFA.

On a plus d'un million de gamins euh en CFA. Euh on a sur les BTS 99500 gamins de la voie pro qui partent sur les BTS et donc j'en viens au CS. Rappelez-vous lors de ma nomination, j'avais dit cette année, vous savez qu' donc maintenant le bac pro est en 3 ans, il manque quand même une année de de maturité ou une année de formation sur les savoir-êtres, sur les compétences.

Le CS ne peut pas donc je vous donne le chiffre c'est 4000 pour 2025 c'est un chiffre donc on est très loin des 20000 mais comment est-ce que vous voulez attirer des familles donc et des enfants les les mobiliser pour aller en CS et après probablement en poursuit d'étude sur le BTS ou juste être dans un niveau d'employabilité pour les entreprises donc encore une fois chef d'entreprise que je suis suffisant il faut pouvoir leur donner un statut on leur donne un statut lorsque on parle de bourse du sup donc faire rentrer le CS dans le supérieur, je vous l'avais dit et pour que enfin il y ait une espèce de reconnaissance de ce CS. Donc voilà ce que je crois sur ce qui a euh manqué sur euh le le certificat de spécialisation et on le voit euh pour l'année pour l'année prochaine euh on est en train de chiffrer euh de chiffrer ce que ça pourrait coûter euh en bourse hein du supérieur. Donc vous les faites passer en fait du scolaire au supérieur.

Et déjà là, puisque je me suis beaucoup déplacée avec Édouard et comme Édouard, je pense qu'on les les questions que j'ai souvent, c'est ben quand vous passez d'une bourse du supérieur qui est entre 1000 et 6000 € et une bourse du scolaire qui est entre 400 et 1000 € ben vous changez la vie des familles et surtout encore une fois on parle des familles les plus modestes. Quand je parle des internats, Quand je parle des internats, les internats, c'est la la meilleure mesure d'égalité des chances pour les familles en terme de charge mentale. Je pense souvent aux familles monoparentales, je donne un chiffre qui que vous connaissez probablement sur par exemple les quartiers prioritaires.

Vous avez 30 % de mamans seules, hein. C'est des mamans famille monoparentale mais porté par les mères. Donc en terme de charge mentale, faciliter aussi ben vous déléguer justement à l'école le fait de pouvoir instruire et on revient aux fondamentaux de l'école et encadrer nos enfants et aussi de se dire que c'est quelque chose de public puisque globalement je parle évidemment des internats publics.

Bonjour pardon, excusez-moi. Bonjour Nicolas Roger pour ces news. Vous avez évoqué l'unité de la nation à travers l'école tout à l'heure et justement en fait des influenceuses musulmanes sur les réseaux sociaux ces derniers jours ont appelé au boycott de la littérature française.

Ils ont ciblé notamment boule de suif de mots passants. Et parce que ça ne correspond pas au code de de l'islam. C'est donc voilà ces influenceuses cumulent des des milliers de vules sur internet.

Est-ce que vous craignez ou constatez une fracture communautaire euh au sein des établissements publics ? Et si oui, comment la combattre ? Le meilleur moyen de combattre toutes les formes de d'identitarisme, c'est d'ouvrir tous les jours la porte de l'école.

Parce que quand vous rentrez dans une classe, vous choisissez pas vos voisins, vous choisissez pas leur religion, vous choisissez pas leur couleur de peau, vous choisissez pas leur conviction politique, philosophique, religieuse. Tout ce qu'ils ont en commun avec vous, c'est l'âge. Et tout ce qui se passe, les miles d'interaction qui se passent toujours dans l'école, ont précisément pour objet de faire de permettre à chacun de dépasser son histoire singulière, ses convictions singulières au profit d'une unité collective.

Ça veut pas dire que on oublie la singularité de chacun. Ça veut dire qu'elle est elle est elle est elle est dépassée, elle est mise au service de quelque chose d'infiniment plus grand qui s'appelle la communauté nationale. Ça c'est la première chose.

Ensuite aujourd'hui, vous avez effectivement sur tous les sujets un certain nombre d'influenceurs enfin bref tout le monde d'ailleurs se j'ai jamais compris à quel stade on considère qu'une personne est une influenceuse ou un influenceur si vous voulez. Au nombre de Donc j'imagine que voilà c'est ça ça doit tenir au nombre de followers. Enfin, principe de la souveraineté, c'est qu'on a pas des followers, c'est qu'on a des électeurs d'ailleurs au passage.

Euh intéressant hein, comme renversement là aussi sémantique. Donc moi, que des gens et des followers et qui racontent des choses que que que je ne partage pas, c'est c'est pas ça qui va changer ni ma de penser, ni ma mère d'avancer. À l'école, on étudie un programme, on lit des œuvres qui sont diverses, on les aime ou on les aime pas.

J'imagine que comme tout le monde, vous avez fait des allergies à certains livres que vous aviez vu à l'école et que vous êtes tombé amoureux d'autres. Comme tout le monde, c'est normal. C'est ce qu'on appelle la République.

Elle s'impose, elle s'impose avec calme méthode tout simplement parce qu'au bout d'un moment le fait de construire une destinée commune s'impose à d'éventuelles trajectoires singulières associées à une forme de marketing de soi propre aux réseaux sociaux. Bonjour, Yannick Sanchez pour France 2. Vous avez fait état des inégalités qui peuvent commencer très tôt des 6 ans.

Il y a un certain consensus de la recherche pour dire qu'un apprentissage plus précoce de la lecture de la maternelle en fait pourrait permettre de lutter contre les inégalités et contre l'échec scolaire. Je voulais savoir ce que vous pensez des travaux de Céline Alvarez à ce sujet et savoir si on pourrait envisager une généralisation de l'apprentissage de la lecture dès la maternelle. Alors euh d'abord effectivement je vous donne tout à l'heure une photographie à 6 ans.

En réalité les inégalités elles sont elles sont dès le départ. C'està dire que il y a quelques années que gouvernement avait lancé le plan des 1000 premiers jours parce que les 1000 premiers jours comptent autant que les suivants. Bon premier élément.

Deuxème élément si je peux me permettre dans l'ordre he je je vais par zoom croissant. Deuxème élément, l'exposition à l'imaginaire et à la diversité de la langue est un élément déterminant de construction intellectuelle cognitive d'un enfant. Pour ça que depuis le début, je dis et je répète aux parents, n'hésitez pas à raconter ou à lire une histoire du soir.

Il y en a qui qui ont qui ont réagi en disant "Oh là là, c'est inégalitaire et ceux qui peuvent pas." Non, ça inégalitaire. même des radios qui euh organisent ou des podcasts avec des histoires du soir pour les enfants.

C'est l'inverse du négalitarisme. C'est l'égalitarisme justement. C'estd que c'est la chose que personne que tout le monde pardon y compris une personne non francophone et je sais pas quoi parce qu'on m'a donné ça comme exemple peut faire parce qu'en fait la langue la langue c'est la langue maternelle peu importe mais c'est l'archétype de ce que chacun peut faire si c'est pas le soir ça peut être le matin peu importe mais créer cet imam tout le monde peut le faire et c'est déterminant. 3è élément, une fois que je rentre à l'école, il y a effectivement une question de savoir à quelle vitesse on apprend.

Bon et làdessus, il faut quand même accepter que tout le monde n'apprend pas la même vitesse. D'abord, on est pas obligé d'attendre le premier jour du du CP pour apprendre à lire. Et d'ailleurs en pratique vous avez enfin les enfants font tous euh de l'apprentissage de ce qu'on appelle alors pardon c'est un peu technique mais donc ça va sûrement faire rire ceux qui ceux qui trouvent que à l'éducation nationale on est trop technique mais ce qu'on appelle les phonemmes et les graphèmes.

Donc c'est des choses qui s'apprennent en réalité dès dès la maternelle et les nouveaux programmes qui entrent en vigueur là en ce moment même sont précisément construit autour de ça c'est construit autour de l'anticipation par rapport à ce qu'on faisait avant du processus de lecture et d'écriture. Alors, vous dire qu'à la fin les enfants sont des petits lecteurs à 5 ans, c'est faux. Faut pas faire croire qu'ils vont tous savoir lire à 5 ans, c'est pas vrai.

Mais cultiver le décodage, la lecture et et vraiment les prémisses enfin qui sont plus que des prémisses, l'introduction avancée à l'écriture, tout ça effectivement participe des réductions des inégalités. Donc en trajectoire, je suis pour mais c'est exactement la trajectoire que qui figure dans les programmes actuellement en cours de mise en œuvre. Nous allons prendre une dernière question de Hakim Kasmi pour France Culture.

Bonjour monsieur le ministre. Ma question concerne la généralisation de l'interdiction des téléphones portable au lycée lorsque l'on parle en cette rentrée avec les syndicats de chefs d'établissement et d'enseignant, il nous explique que la mesure sera compliquée à mettre en place dès la rentrée. D'une part parce queil y a des questions de moyens pour mettre en place des armoires numériques, avoir des pochettes qui doivent être financées par les régions.

De plus, les élèves utilisent aussi parfois même les portables que ce soit pour les ENT ou prenotes et même parfois des fins pédagogiques et quei de des étudiants qui seront dans les lycées comme les BTS ou ceux qui seront également en classe préparatoire. Merci. Merci beaucoup.

Alors, plusieurs choses. D'abord, il y a un principe qui est posé par la loi, c'est l'interdiction du téléphone portable. La loi pose le principe.

Je n'ai jamais demandé et je ne demanderai jamais aux collectivités locales d'équiper en catastrophe tous les lycées avec je sais pas quoi, des armoires, des caissons, des pochettes et cetera. Il y a un moment où une interdiction, elle a pas besoin d'être doublé d'un dispositif,fin pas en tout systématiquement d'un dispositif de sécurisation. Quand je vous dis que vous n'avez pas de franchir un feu rouge ou un stop, on n pas rajouté une barrière qui se baisse au mo rouge pour être sûr que vous ne franchissez pas et que votre voiture casse la barrière.

On dit ça c'est interdit. Et après certains parfois gris les feux rouges et s'ils se font attraper ça coûte assez cher. Bon donc le principe c'est l'interdiction et premier quand même vecteur de l'interdiction c'est juste de la poser de la dire et de la faire respecter en confisquant le téléphone portable quand on le voit s'il est utilisé mauvaise premier élément.

Deuxème élément ensuite et c'est une question, j'allais dire un peu de bon sens. Alors parez-moi parce que souvent je je fais l'état du bon sens mais parce que c'est un bon guide le bon sens généralement. Bon évidemment en bon sens d'abord les chef établissement devoir modifier les règlements intérieur pour pouvoir prendre des dérogations.

Dire que c'est autorisé par exemple à des fins pédagogiques. Si le professeur dit vous avez le droit de prendre vos téléphones portable pour faire je sais pas quoi, un QCM ou une chose comme ça peut arriver. Ou si vous avez besoin de biper à la cantine avec votre téléphone ça peut arriver. euh ou parce que vous êtes malade à l'infirmerie qu'on appelle vos parents et que vous voulez proposer les appeler vous-même avec votre téléphone.

Bon des cas comme ça. Donc [grognement] il va évidemment falloir quelques semaines pour que les chef d'établissement réunissent leur conseil d'administration, fasse modifier le règlement intérieur et prennent ses dispositions. En attendant d'ailleurs, indépendamment même du de de ces dispositions, un chef établissement est tout à fait habilité à envoyer un message en début d'année en disant l'interdiction du téléphone portable existe dès maintenant.

Toutefois, la modification de règlement intérieur, je vous informe que les élèves sont autorisés à utiliser dans telle et telle circonstan. Mais si vous voulez, on va pas euh suridifier l'interdiction. L'interdiction, elle est posée et par contre on va avoir un travail pédagogique à faire pour expliquer pourquoi on le fait.

Moi, je suis très frappé. Ça fait des des mois que je parle avec des des dizaines voir peut-être des centaines de lycéens et c'est assez partagé en fait. Vous dire bah très bien parce que comme ça on sera moins embêté puis on parlera plus avec les copains parce qu'il constatent qu'un intercours plus personne ne parle mais par contre tout le monde s'écrit.

Alors c'est quand même assez paradoxal. Et puis il y a ceux qui vous disent "Mais ça va être bien compliqué, comment je pourrais vivre ça ?" On a besoin précément de faire œuvre de pédagogie pour expliquer que on peut en vrai hein vivre sans son téléphone portable.

J'ai pas regardé mes messages depuis le début de cette conférence de presse. J'imagine qu'en sortant d'ici, je vais en avoir 50. Ben tant pis, les gens accepteront que j'étais en retard.

Et ben, un élève peut-être qu'il recevra 90 notifications. Peut-être que du coup rentrant le soin, il en regardera un peu moins parce qu'elles lui paraîtront déjà périmé. peut-être les deux ou trois dernières et il sera un peu plus protégé et moins il sera exposé à cette interruption permanente de l'esprit humain que sont les notifications de son téléphone plus il ira loin.

Voilà, il y a plus de questions. C'est ça. Et ben écoutez, il me reste à vous remercier extrêmement chaleureusement.

Bonne rentrée aussi à vous parce que c'est aussi d'une certaine manière votre rentrée, vous qui êtes spécialiste d'éducation et à très bientôt. en [musique] [musique] Oh. No.