Dissolution du gouvernement : Emmanuel Macron au pied du mur ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 20 %Attaque 30 %Défensif 50 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Quelles sont les stratégies des oppositions face à cette crise ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Une dissolution est-elle une bonne solution sur le papier ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Est-ce une crise de régime ou une crise politique ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Les partis d'opposition ont-ils intérêt à une dissolution ?
- 10:00OuverteRéponse directe
La destitution de Macron est-elle la seule issue démocratique ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:30Jean-Michel SalvatorFait
« Il peut dissoudre à partir de maintenant jusqu'à 1 an avant la présidentielle. »
- 7:00Elliot MamanFait
« Je ne pense sincèrement pas qu'à un an d'une élection présidentielle, l'intérêt du moindre parti d'opposition soit véritablement d'être vu comme l'héritier. »
- 8:30Jean-Luc MélenchonFait
« S'il y a un responsable, c'est le président de la République. »
- 9:00Jean-Luc MélenchonFait
« La notion de destitution, c'est la seule solution pacifique, démocratique normale dans un grand pays. »
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13h 15h Europa info. Europe info, votre nouveau rendez-vous sur Europain avec vous Cléie Mathias et vos deux chroniqueurs du jour. Aujourd'hui, le journaliste Iliot Maman et le chroniqueur politique et communiquant Jean-Michel Salvator.
On continue de parler un petit peu politique forcément après ces annonces hier, cette annonce surtout de François Beou. Les oppositions là maintenant, on l'a dit, on a on a regardé un petit peu ce qui ce qu'il en était du côté de l'État de la France. Elles sont face à leur responsabilité.
Il y a plusieurs stratégies. J'aimerais votre analyse, votre regard pour les décrypter. On écoute le RN qui était très attendu hier.
On se demandait de quel de quel côté la pièce allait tomber après l'annonce de François Baou. Écoutez, Sébastien Chenu, vice-président du RN, député du Nord. Il était au micro de Sonia Mabrou pour sa grande interview sur ces news et Europ ce matin.
Je crois que la la psychologie si ou la personnalité, on va dire d'Emmanuel Macron fait qu'il a pas du tout envie de lâcher le manche. Mais je pense que s'il est un président responsable, il se tourne vers les Français et puis il leur demande, il dissou l'Assemblée nationale, il leur dit donner une majorité. La réalité c'est une autre politique permettra à la France de prendre un autre chemin avec d'autres résultats.
Jean-Michel Salvator, une dissolution. Donc Gérald Armanin, lui aussi n'a pas écarté l'idée d'une dissolution. Si bien sûr donc François Baïrou ne gagne pas la confiance de l'Assemblée, il faut dire que Emmanuel Macron peut de nouveau he constitutionnellement dissoudre l'Assemblée nationale.
Plausible. Euh alors ça on nen sait rien parce que en fait à partir du moment où on est dans une crise, vous êtes dans une logique de crise et vous ne savez jamais où ça vous mène. Emel Macron en fait il a 6 mois pour pour dissoudre hein.
Il peut dissoudre à partir de maintenant jusqu'à 1 an avant la présidentielle. Donc il peut dissoudre. Euh évidemment que euh aujourd'hui quand on regarde la situation politique, on se dit que la meilleure solution sur le papier, ce serait effectivement une dissolution.
Une dissolution, c'est quoi ? C'est une décision majeure qui permet de dénouer une crise. Et là, on est bien dans une crise majeure.
Donc c'est vrai que la dissolution semble être une bonne solution. Le problème c'est que il y a déjà eu une une dissolution euh il y a il y a un peu plus d'un an euh qui était là plus une dissolution de calcul ou de confort. Et et donc pour euh pour le président de la République, c'est quand même assez compliqué de recourir à une nouvelle dissolution.
Une petite précision, vous parlez de crise, crise majeure même vous avez dit c'est une crise politique, une crise majeure. Est-ce que c'est une crise de régime ? Est-ce qu'on vit une crise de régime ?
Bah je pense qu'on on y va on y va tout droit. On y pas, on y va. Enfin, on y alors ensuite c'est une question de définition mais là on voit bien que si François Baou tombe le 8 septembre, qu'on nomme à la place un un un lecornu ou une vautrain, bon bah finalement les mêmes causes reproduiiront les mêmes effets et finalement on voit pas pourquoi il ferait passer un budget alors que François Baru n'a pas réussi à le faire.
Donc on est parti euh pour quelque chose de très chaotique, de très compliqué euh et économiquement euh d'assez catastrophique. Elliot Maman, vous y croyez-vous à une dissolution, une nouvelle dissolution ? Euh je ne sais pas en réalité dans quelle mesure c'est d'ailleurs dans l'intérêt des partis d'opposition puisque ils sont déjà supposés s'organiser pour les élections municipales, pour l'élection présidentielle qui est un autre scrutin majeur à venir.
Et il y a deux raisons qui me font dire que ils n'ont pas nécessairement intérêt parmi les opposition. Al pourant ils l'ont dit. Vous avez entendu Sébastien Chenu ?
Oui, mais vous savez il y a aussi de la stratégie politique dans dans les revendications clonones tout simplement. On est en situation de déstabilisation sociale majeure. Je ne sais pas si c'est une crise institutionnelle, mais en tout cas la crise sociale est assez certaine.
Euh et dans ce contexte là, il n'est dans l'intérêt d'aucun parti qui entre dans un processus électoral d'être vu comme un sortant, comme quelqu'un qui est directement comptable, responsable de la situation économique dont souffrent les électeurs. Et donc pour cette raison, je ne pense sincèrement pas qu'à un an d'une élection présidentielle, l'intérêt du moindre parti d'opposition soit véritablement d'être vu comme l'héritier et comme celui qui a directement conduit à la situation économique dans laquelle on se trouve à l'heure actuelle. Maintenant, ce qui est intéressant aussi par rapport à la question de la crise de régime ou pas, c'est qu'on a à l'heure actuelle une Assemblée nationale qui est parfaitement paralysée alors même qu'elle reprend plus ou moins la composition qui serait la sienne si elle avait été élue selon un scrutin proportionnel.
Donc en réalité, combien même en viendrait-on à changer d'institution euh les options en démocratie parlementaire n'étant pas particulièrement euh diverse, on se retrouverait quoi qu'il arrive dans une situation de blocage. Donc c'est pour ça que la question est surtout la volonté politique est la capacité des Français à accepter un certain nombre de sacrifices économiques plutôt que de se demander dans quelle mesure un changement de régime pourrait véritablement permettre de surmonter les problèmes politiques qui sont les nôtres à l'heure actuelle. Je rappelle que les Français, on les entendra le 10 septembre 2 jours après le vote de confiance à l'Assemblée.
Jean-Michel Salvator. Mais mais c'est vrai qu'on est dans une certaine irrationalité parce que quand vous prenez le cas du Rassemblement national, évidemment le Rassemblement national, il peut avoir intérêt à une dissolution parce qu'on voit bien qu'il y a un grand risque ou une grande chance, je ne sais pas, enfin un grand risque de mon point de vue que le Rassemblement national est plus de députés qu'aujourd'hui. Bon, est-ce que le Rassemblement national aurait intérêt à gouverner à 1 an de la présidentielle ?
Évidemment non parce que les les parce que les problèmes vont enfin si si on avait par exemple un premier ministre du Rassemblement national issu d'une d'une dissolution, évidemment que ce premier ministre serait quand même dans de grandes difficultés et n'aurait pas le temps d'engranger des résultats d'une politique de rupture. Mais finalement, si vous voulez, le le Rassemblée national est prêt à prendre ce risque parce que d'une certaine façon, on est dans une une irrationalité complète. Du côté du Parti socialiste, c'est un petit peu différent.
Parti socialistes. Euh eu eux leur problème c'est sont les élections municipales qui vont avoir lieu dans 6 mois. Ils ont ils sont obligés de marquer vis-à-vis de l'opinion euh une certaine radicalité parce qu'ils sont concurrencés dans beaucoup euh de municipalités par le euh par la France insoumise et donc là ils sont obligés finalement de faire la démonstration euh de leur de leur radicalité.
On verra un peu pour le le PS, on en reparlera justement. Mais juste avant, j'aimerais vous faire écouter Jean-Luc Mélenchon quand même parce qu'on a parlé de dissolution et vous parlez de présidentiel mais peut-être qu'elle pourrait avoir lieu avant. En tout cas, ce c'est le souhait de Jean-Luc Mélenchon qui a appelé directement lui.
Il a enjambé François Baïou, il appelle directement à une destitution d'Emmanuel Macron. Écoutez, il était sur France interre ce matin. S'il y a un responsable, c'est le président de la République.
Et je ne vous surprends pas en disant cela puisqu'il y a un an exactement, nous déposions une motion pour demander sa destitution. Et je vous informe à cette heure que nous allons recommencer le 23 septembre et déposer en plus de la motion de censure, mais elle ne servira sans doute plus à rien puisque le gouvernement aura été renversé d'ici là. La notion de destitution, c'est la seule solution pacifique, démocratique normale dans un grand pays une vieille puissance républicaine comme nous.
La solution républicaine, c'est que le responsable de la crise assume sa responsabilité devant le vote des électeurs. Jean-Luc Mélenchon qui a entamé une et lancé une procédure de destitution d'Emmanuel Macron sur qui retombe donc finalement Elot Maman le Mystigri hein directement. Oui, c'est un peu ça.
Mais en revanche, je ne vois pas véritablement en quoi euh la destitution d'un président est véritablement la seule issue démocratique. Il me semble au contraire que l'intérêt d'un régime démocratique est de réussir à produire de la légitimité euh parmi les gens que parmi les les pardonnez-moi les élus que les électeurs auront désignés et précisément en venir à destituer à abroger le mandat de quelqu'un. C'est considérer qu'en réalité il n'a pas eu la légitimité que les électeurs lui ont pourtant donné.
Et oui, mais ça voudrait dire rebattre les cartes, faire une nouvelle un nouvel appel au peuple avec de nouvelles élections aussi. Oui, absolument. Mais elles sont déjà elles sont déjà prévues dans dans un an et demi.
On comprend en réalité que l'idée de Jean-Luc Mélenchon est en l'occurrence principalement la déstabilisation majeure de nos institution politiques, la stimulation d'une colère sociale sur laquelle il entend d'ailleurs déjà se reposer le 10 septembre prochain. Naturellement, d'un point de vue purement politique ou du moins politicien, il n'a strictement aucune chance que cette démission contrainte du président de la République puisse être voté puisque l'intégralité des partis estimeront que ce n'est pas véritablement dans l'intérêt démocratique d'aboutir à quelque chose d'ussi massif et surtout d'ussi déstabilisateur par rapport aux équilibres de notre régime. Donc ça ça n'arrivera pas
Emmanuel Macron