Émeutes urbaines : "Je pense que le feu continue de couver"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
merci Françoise Gatel de nous accompagner pendant cette première demi-heure vous êtes sénatrice centriste Ille-et-Vilaine et vous présidez la délégation sénatoriale au collectivité territoriales et à la décentralisation va bien sûr revenir dans quelques instants sur les violences dont sont victimes les élus mais d'abord vous avez additionné Gérald Darmanin on l'a vu sur les émeutes de ces derniers jours est-ce que selon vous l'exécutif a bien géré la situation je dis je dis oui parce que j'ai trouvé Gérald Darmanin très transparent et c'était d'ailleurs extrêmement intéressant parce qu'on voit que la situation est plus complexe qu'on pourrait spontanément le penser c'est-à-dire ce ne sont pas que des émeutes de banlieue on a bien vu qu'elles avaient touché des villes qui en 2005 ne l'avait pas été petit ouais et que tous les biens ont été attaqués qu'il y ait aussi des scènes de pillage je trouve qu'il a il a géré cette éruption volgouvernement d'une manière qui permet aujourd'hui de dire que en tout cas c'est un peu apaisé mais je pense que le feu continue à à couver et que je pense qu'il faut partir il peut repartir oui je pense parce que alors certainement que le décès tragique de ce jeune qui nous attriste tous a été un motif mais pour moi ça n'est pas que ça n'est pas que la cause et que justement il y a des causes multifactorielles ou en tout cas des facteurs extrêmement différents il y a peut-être des choses à faire en matière législatives réglementaire mais je pense surtout qu'il y a à redéfinir un projet de société partagé lesquels sur les choses législatives il y a notamment la question qui se pose sur est-ce qu'il faut revoir la loi de 2017 qui régit l'utilisation d'armes à feu par les forces de l'ordre notamment en cas de refus de obtempérer il faut la revoir cette loi je pense que on est toujours sur des réactions d'émotion donc il y a un événement on fait une loi et rappelez-vous que cette loi elle a quand même été faite parce qu'on était à l'époque d'attentat de terroriste et que à cette époque la l'opinion et les parlementaires estimaient que les policiers devaient être en capacité de réagir dans des conditions bien claires et déterminées et cette disposition n'a pas vraiment posé de problème à l'époque aujourd'hui c'est un autre type de situation qui se présentent à nous moi je pense qu'il faut pas légiférer la 24 heures après un événement parce que l'émotion qui guide l'action bon voilà je pense que ça donne satisfaction ce qui grandissent des mesures miracus mais ça marche pas mais c'est aussi ce qu'a dit Gérald darmaninière il dit c'est pas parce que un policier n'a pas respecté la loi qu'il faut changer la loi c'est exactement ça alors j'ai dit d'une manière différente sans doute moins clair c'est pas parce qu'il y a un événement qui suicide de l'émotion que l'on va modifier la loi et que là je pense que cette loi elle avait sa pertinence il y a un policier qui agit d'une manière qui semble-t-il ne respecte pas la déontologie la justice a été saisie enfin le travail a été fait et je pense qu'il faut cesser d'instrumentaliser et l'événement tragique du décès de ce jeune homme et ce qui s'est passé aujourd'hui j'en ai bien il y a trop d'instrumentalisations pour servir d'autres causes qui ne sont pas toutes nobles Gérald Darmanin l'a également rappelé hier moyen d'acheter en tout cas des interpeller 17-18 ans ils sont très jeunes ils sont mineurs est-ce qu'il faut sanctionner les parents de ses émeutiers ont suspendant voir en supprimant les allocations familiales là encore moi je pense que on peut pas répondre oui ou non mais il faut s'interroger c'est à dire je pense qu'il y a un vrai sujet de responsabilité des parents le premier lieu d'éducation de socialisation c'est la famille il y a des familles pour qui c'est extrêmement difficile quand vous êtes une femme toute seule que vous élevez vos enfants que vous avez un travail en en décalé c'est compliqué donc il faut que notre société est s'organise pour accompagner les familles mais qu'à un moment moi je pense que vous ne pouvez pas avoir que des droits à un moment ce type d'allocation a été créé pour accompagner des si à un moment on voit qu'il y a pas de la difficulté à faire parce que les gens sont dans la détresse et là il faut les aider mais que si on voit qu'il y a des gens qui n'en ont rien à faire de de de leur enfant moi je pense que la société elle se doit de régir et que parfois il faut mettre les enfants à l'abri soit on va dire de de parents qui pour des raisons diverses ou variées pense qu'il y a d'autres sujets de préoccupations il faut protéger les enfants et permettre que on intègre les enfants dans la société ce qui permettra peut-être d'éviter des emballements et des embrassements comme on connaît et on l'a vu c'est un jour une fois de plus les mers en première ligne face à ses émeutières vous avez fait une autre audition c'est celle de la ministre des collectivités territoriales Dominique Faure auditionné par les sénateurs sur les réponses à apporter face aux violences on va regarder les temps forts de cette audition avec Mathias Arès [Musique] en fait on entend quand même beaucoup de mer hier dire que ça aurait été bien pire des actions positives il y en a eu il faut réinterroger encore une fois une partie des actions il faut compléter le dispositif il faut pas accuser le gouvernement de pas avoir mis les moyens la critique est facile l'art est difficile ce pacte comprend trois principaux axes la plateforme Pharos pour signaler tous types de cyber-harcèlement à l'encontre des mers un effectif de 3400 gendarmes qui accompagnent la protection des élus passant de référents élus à référent violence envers les élus et puis enfin la possibilité pour les maires de s'enregistrer sur le 17 la ministre a annoncé que 1800 élus était déjà inscrits sur ce registre et revoir la sécurité des élus c'est une question qui fait consensus chez les Sénateurs oui tous dans l'assemblée était d'accord pour dire que la situation est très grave et qu'il faut agir mais pour certains comme Patrick kaner cela ne va pas assez vite et le président du groupe socialiste dénonce l'inaction d'un gouvernement qui a toujours un temps de retard vous pouvez pas excusez-moi balader la représentation nationale de petits textes en petit texte surtout en ayant coupé la branche de l'autonomie globale politique des des maires dans dans ce pays vous allez me dire je ne suis pas responsable nous sommes tous responsables mais vous êtes aux responsabilités centrale il faut que vous entendiez cette colère profonde les mers ne peuvent pas être les variables d'ajustement de l'incurie politique de ce gouvernement madame Gatel vous partagez le constat du président Kanner le gouvernement se défaussent un petit peu alors oui non je suis dire Patrick Kanner c'est quelqu'un de très bien mais là franchement c'est pas le niveau quoi quand il dit que les mères peuvent pas être les variables d'ajustement excusez-moi mais sauf être frappé d'amnésie moi je me rappelle d'un quinquennat qui était celui de Monsieur Hollande ou les mains et les collectivités étaient bien les variables d'ajustement budgétaires donc mon père de fonctionnement exactement bon maintenant il s'agit pas de dire c'est un fauteuil du ou la faute durant moi je pense qu'il y a déjà dans la loi des choses enfin on s'est battu au Sénat dans 3ds et dans engagement et proximité qui remontent au décès du maire de signe enfin 2019 il y a des choses dans la loi la protection fonctionnelle des élus une obligation pour les magistrats pour la justice pour les procureurs d'organiser un lien précis avec les maires il y a des départements aussi fait d'une manière remarquable et magistrale voilà donc les mains ils ont ce que j'appelle un filet de sécurité autour d'eux il faut bien dire à nos concitoyens qu'il ne s'agit pas de permettre à des mères dans frein de la loi mais pendant des années on a fait du bashing d'élus voilà donc aujourd'hui l'élu voilà c'est quelqu'un qui se donne une autorité que d'autres contestent alors qu'il faut vraiment le sécuriser dans l'exercice de ses fonctions c'est que ça donc mettons en place ce qui existe permettons ce que ce que nous avons voté au Sénat c'est à dire le niveau de peine pour des agressions vers les élus que nous avons demandé équivalent potentiellement on va on va revenir sur ces questions de protection mais juste sur les maires qui ont dû faire face à des émeutes il y a notamment des conséquences dans les communes Emmanuel Macron lorsqu'il a reçu les maires il a promis une loi d'urgence qui devrait être examinée avant l'été donc d'ici 8 jours vous la voterez cette loi alors il faut d'abord que je sache qu'il y a dedans mais ce que j'ai la bonne réponse ou pas mais ce que j'ai compris c'est que il y a effectivement de l'urgence donc moi j'ai trouvé positif que le Président de la République il entend de les maires et que les mers se sentent écoutés enfin qui puissent avoir ce temps de parler mais ça suffit pas effectivement s'il y a des dispositions d'urgence sans doute qu'elles vont ressembler à la proposition loi qui a été déposée au Sénat par Sophie prima que j'ai consigné qui consiste à dire qu'il y a urgence comparer une école à réparer une mairie enfin on peut pas attendre des collectivités voilà et que donc ce que j'ai compris c'est dans l'esprit de ce que Sophie prima propose et que j'ai donc consigné qui est vraiment une aide exceptionnelle pour aider les mères à aller très vite essayer de dépasser les règles des marchés publics et que l'État ou la nation la République Vienne en solidarité avec les mères donc si ça c'est très bien ça il faut il faut absolument qu'on qu'on le fasse et vous parliez de la protection des élus madame Gatel et Mathias a des propositions qui émanent du Sénat pour accélérer les choses justement il y a une proposition de loi qui a été déposée par le président de la commission des lois François Noel buffet il y a pratiquement un mois et qui vise à renforcer la sécurité des élus en augmentant significativement les sanctions pénales pour des faits de violence contre les élus une autre proposition de loi qui émane cette fois du groupe socialiste envisage de créer un statut d'élus meilleure reconnaissance une meilleure rémunération un accès peut-être plus ouvert à des profils pourraient se sentir éloigné de l'engagement citoyen ça vous parle ça madame la sénatrice oh ça fait plus que me parler parce que on l'a déjà encore une fois on a initié des choses par deux fois dans de textes de loi et que vous savez aujourd'hui le président du Sénat présentera des propositions issues d'un groupe de travail très écuminique transpartisan qui travaille depuis le mois d'octobre et vous verrez que dans ces propositions mais je vais rien dévoiler on est grande ligne c'est-à-dire non non je ne dirais rien vous vous ne me ferez pas parler même sous la menace mais ce que je veux dire c'est que on a deux sujets c'est permettre au maire de pouvoir agir voilà et en même temps donner envie de servir et de s'engager et que longue il faut sécuriser les mers les protéger et il faut aussi avoir ce statut de l'élu qui fait que quand vous vous engagez pour servir la population vous perdez pas des points de retraite vous soyez pas en difficulté le jour où votre mandat c'est ce que vous soyez une protection comment on fait n'importe quel salarié partout parce que vous voyez bien pardon que en 2020 il y a 106 communes où il y a pas eu de candidats et que je voudrais pas enfin si je vais le faire rappeler ce phénomène de découragement et des engagements renforcés par la peur des familles de voir un de leurs proches bousculés physiquement ou moralement juste parce qu'il est main et qui s'engageait pour servir sur la sécurité il y a eu le maire de Saint-Brévin maintenant celui de L'Haÿ-les-Roses la proposition de loi de François Noel buffet ne devrait arriver à l'agenda que début octobre est-ce qu'il ne faut pas accélérer une fois pour toutes sur ces dossiers quand même alors moi je pense que octobre ça va quand même mine de rien ça va j'ose pas dire que ça va c'est je vous rappelle qu'il y a des élections et que je pense que aujourd'hui cette loi il y a deux choses on fait une loi faut qu'elle soit appliquée donc ça veut dire aussi et je le dis voilà en respectant l'indépendance de la justice mais la justice est en duo au nom du peuple français et je pense que la justice doit aussi se saisir de dispositifs de sanctions qui existent et que je trouve que il n'y a pas toujours matière est extrêmement satisfait de la justice doit être plus rapide et on lui a donné des moyens et elle doit vraiment sanctionner d'une manière quand je dis juge je veux dire pertinente et je pense qu'on a aussi des progrès à faire donc elle est plus rapide et plus sévère elle doit appliquer enfin je veux dire excuse-moi mais on en a un petit peu parlé au Sénat vous avez vu je pense que quand il y a des circulaires qui sont des anti circulaires à celle du garde des sceaux qui font que parfois on peut avoir un regard un peu indulgent sur des gens qui commet des actes délictuels soit de vandalisme soit de l'agression bon je pense que là faut que chacun se ressaisisse mais du coup est-ce qu'il faut renforcer encore les sanctions ou est-ce qu'il faut déjà commencer par appliquer réellement les sanctions qui existent déjà je pense que il faut déjà appliquer ce qui existe il faut être rapide vous voyez on a une collègue sénatrice qui porte plainte parce que à un moment quelqu'un a tenu un propos à son égard qui est on lui dit qu'il y aura une audience au mois de septembre la chose est arrivée il y a très peu de temps l'audience est reportée en 2024 un an et demi après et c'est pas dossier qui nécessite des gens et des jours de l'instruction alors la justice elle est sans doute engourdi parce que elle est débordée mais je pense que la sanction elle doit être exemplaire pour être éducatif et que ça veut dire qu'elle est proportionnée mais qu'elle doit être rapide parce que si vous décalez le jugement par rapport à l'événement tout ça c'est parti dans les oublis ainsi que nous nous proposons encore une fois d'élever les sanctions possibles à l'échelle au niveau de celle qui peuvent être utilisés ou prononcer quand un policier ou un gendarme et ceci uniquement dans l'exercice du manademaire c'est pas de l'impunité hier lors de l'audition de Dominique fort vous avez parlé du fait de travailler sur la formation des magistrats des policiers et des gendarmes que faut-il faire moi je pense sincèrement pour avoir été maire longtemps et présidente de l'association permet de mon département moi j'ai vu à un moment une commande une méconnaissance totale de ces deux univers et que vous aviez rappelez-vous une défiance a priori à l'enconque des élus c'est à dire élus c'était celui qui avait sûrement fait des trucs un peu bizarres il aurait entre guillemets profitez d'eux vous voyez alors il y a eu des cas moi je n'ai pas mais aujourd'hui pour avoir un cas d'élus un peu borderline vous avez une grande majorité enfin vous avez des centaines de milles qui sont pas mal bon et donc la justice avait ce regard de défiance ou de méfiance et elle va regarder un peu achat donc il y a une méconnaissance et que je pense qu'aujourd'hui dans la formation des magistrats il faut qu'ils découverte de ce qu'est cet univers des élus ce qu'est l'exercice de leur fonction et encore une fois c'est pas pour que les mains soient à côté de la loi pas du tout mais qu'il puisse exercer la fonction qui est la leur pour laquelle ils ont été élus à tout à l'heure à tout à l'heure on parlera de Tour de France et d'engagement financier des collectivités territoriales sur cette question là exactement ce sera à suivre dans le club on va continuer à parler des mères on va aller chez vous en Ille-et-Vilaine on retrouve Stéphane bonjour Stéphane merci beaucoup d'être avec nous ce matin directeur de l'information de TV Rennes et aujourd'hui s'ouvre à Rennes le salon terre et mer le rassemblement des mers d'Ille-et-Vilaine l'occasion pour les élus de partager leur préoccupations il y a bien sûr Stéphane on en a parlé avec Françoise Gatel les questions de sécurité et d'agression des lunes mais il y a bien d'autres sujets d'inquiétude oui il y a bien d'autres sujets d'inquiétude il y aura d'ailleurs la présence du ministre Christophe bichu aujourd'hui ce salon va rassembler 333 communes on va parler énormément de sujets d'inquiétude vous l'avez dit la commande publique les transitions énergétiques la rénovation des bâtiments le statut de l'élu Françoise Gatel en a parlé mais le terme central c'est le pouvoir d'agir Françoise Gatel eu une question les maires parlent beaucoup aujourd'hui du fameux âne cette vraiment engagement zéro artificialisation nette on fait comment lorsque l'on est à la tête d'une commune aujourd'hui principalement dans un département comme Ille-et-Vilaine qui est un département rural c'est une vraie question de parlementaire c'est-à-dire nous nous disons que l'économie du foncier c'est à dire arrêtez de s'étaler dans la campagne nécessaire et c'est très important on est d'accord sur l'objectif de transition écologique maintenant c'est comment on atteint l'objectif en sachant qu'il faut réindustrialiser la France pour être dans une économie de souveraineté et comment on loge des gens vous l'avez dit Stéphane en Bretagne on est une région très attractive et on s'en réjouit mais comment on accueille des gens comment on peut les loger si le foncier est rare et donc cher en france vous allez avoir plus de 4 millions et demi de logements qui ne seront plus disponibles à la location parce que ce sont des patients thermiques comment on fait si on a plus ces logements que on ne peut plus construire d'une manière mesurer modérée et je veux dire dans le pays de Rennes on l'a déjà fait depuis 2003 on consomme deux fois moins d'hectares donc moi je vous avoue que je suis perplexe et que l'écologie la transition elle doit être heureuse et positive c'est-à-dire on ne va pas entasser les gens dans des tours de 25 étages mettre les usines à la campagne et avoir des déserts ça n'est pas possible ce qu'on ne va pas savoir faire et qu'en plus c'est un modèle social qui génère enfin je fais le lien avec le sujet tout à l'heure si les gens sont dans un contexte d'habitat difficile un peu tendu ça génère les les révoltes enfin en tout cas les tensions qu'on connaît et donc ça crée de la dissension sociale le Lausanne juste pour qu'on prenne bien c'est que un élu ne pourra plus bétonner et construire son compenser par une surface équivalente en espace vert il est sénateurs ont commencé par voter ce texte avec notamment ce qu'on appelle une garantie rurale avec des protections du coup pour les élus le texte est arrivé à l'Assemblée nationale et aujourd'hui député sénateurs doivent d'accord est-ce que vous êtes optimiste sur un accord oui comme si moi je suis un peu comme saint Thomas sur ce sujet là c'est à dire que je crois qu'on a bien expliqué l'enjeu les élus sont vertus bon maintenant il faut qu'on avance il faut qu'on change de modèle on est ok mais en même temps encore une fois comment on va conjuguer tout ce qu'on a fait si c'est pour dire aujourd'hui on est plus que vertu on est carrément des assets parce que on ne mangera plus un sol hectare dans notre pays en 2050 mais si on n'a pas réussi à construire des usines si on n'a pas construit on n'a pas réussi de la capacité de la majorité présidentielle et d'exécutif à écouter les élus locaux ce texte ah bah moi je suis allée lundi département où récemment je suis pas arrivé depuis 10 minutes on dit bonjour les ah au fait tu ferais qu'on parle du jean parce que à la ville comme à la campagne à la mer comme à la montagne les élus comment on fait donc il faut qu'on change il y a pas de sujet mais en même temps vous ne pouvez pas éteindre la lumière dans la campagne et vous ne pouvez pas expliquer un maire qui a besoin d'accueillir des gens pour garder son école que ça ne va peut-être pas être possible et que je pense que Christophe béchure il a entendu maintenant l'heure de vérité c'est ce matin est-ce que on va comprendre au moment où on nous dit que les mains sont vraiment des gens formidables extraordinaires qu'ils ont tout compris qui vont sauver la France est-ce que c'est vrai je pense est-ce que là on comprend ce qu'on dit Stéphane vous avez d'autres questions oui une autre question c'est la triste Gatel au printemps ce sont déroulés les états généraux de la simplification je vais vous citer vous aviez dit à cette occasion je vous cite que la boulimie normative bloque parfois les élus dans leurs actions alors il y a un sondage qui montre que 75 % des maires se trouvent un peu isolé dans leurs actions par rapport à l'état la grande question qui saura aussi en filigrane de ces deux journées à l'occasion de se congrès des mères d'Ille-et-Vilaine que vous avez présidé est-ce que vraiment il est grand temps Françoise Gatel de changer les choses mais si on croit qu'il n'est jamais trop tard effectivement c'est c'est maintenant et tout le temps parce qu'aujourd'hui effectivement le premier motif d'insatisfaction des mers ce sont ces normes qui empêchent et je vous citerai juste une anecdote qui vous permettez je connais une petite commune d'Ille-et-Vilaine ou le maire a voulu mettre en accessibilité handicapé des bâtiments publics sur une toute petite place autour peut-être de splato vous avez une église une mairie une salle des fêtes et il a fallu pour chacun de ces bâtiments avoir deux places de stationnement handicapés sur ce parking il y avait 12 ou 15 places ça veut dire que vous avez six places qui sont réservés aux personnes en accessibilité c'est très bien moi je ne dis pas qu'il faut pas le faire mais quand vous réfléchissez vous voyez que quand l'église est ouverte pour la messe c'est le dimanche la mairie est fermée et quand la mairie est ouverte l'église est fermée la salle des fêtes et que donc on aurait eu trois places au lieu de 6 c'était suffisant parce que ensuite le maire n'a cessé de se faire engueuler parce qu'il y avait sur le parking 5 places qui étaient vides que les gens ne pouvaient pas utiliser les valides parce qu'ils ont une infraction il sait pas où se garer vous voyez c'est de dire non mais est-ce qu'on peut faire les choses bien respecter l'accessibilité pourtant mais en même temps être juste dans la proportion quoi faut qu'on les mains ils sont aujourd'hui mais vraiment empêcher d'agir et on a une constitution et qu'un principe de précaution donc l'administration elle fait tout pour que rien n'arrive et que non seulement à rien n'arrive d'ennuyeux mais l'action que vous devez faire vous n'arrivez même pas à la produire et donc nous on demande à ce que le préfet il soit l'arbitre de tous les services de l'État et qu'à un moment ils permettent aux mains de faire le travail qu'il a à faire c'est de rendre service aux gens merci Stéphane Besnier merci beaucoup d'avoir été avec nous évidemment vous retrouve très vite et merci Françoise Gatel d'avoir été notre invité pendant cette première demi-heure on vous retrouve à la rentrée avec plaisir merci Françoise Gatel d'avoir été avec nous dans cinq minutes dans le club des territoires on parlera du Tour de France on sait que la Bretagne adore le Tour de France j'adore et là il est dans les Pyrénées
Françoise Gatel