Louise Morel, députée "Les Démocrates" du Bas-Rhin | La politique et moi
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Bonjour Louise Morel.
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Le gouvernement accepte-t-il enfin d'enseigner cette histoire de manière permanente dans les manuels scolaires de notre pays ?
- 1:27OuverteRéponse directe
Ca peut surprendre de voir une jeune députée s'emparer d'un sujet lié à notre histoire pour en faire un combat politique ?
- 2:04FerméeRéponse directe
Y compris la vôtre ?
- 2:39OuverteRéponse partielle
C'est une victoire personnelle pour vous, quelque chose que vous inscrivez à votre bilan de députée ?
- 3:20OuverteRéponse directe
On a évoqué l'histoire de votre famille. Ce qui caractérise votre famille aussi, c'est l'engagement dans la vie publique.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:43Louise MorelFait
« Le sort qui leur a été réservé par notre République n'est pas digne. On a voulu oublier, oublier qu'ils étaient des victimes de l'histoire nationale, oublier qu'ils n'avaient pas le choix, oublier leur héroïsme, eux qui ont été nombreux à recevoir la médaille de la Résistance intérieure. »
- 2:04Louise MorelFait
« Et pendant très longtemps, si on se replace dans l'époque, il faut quand même comprendre ce que c'est, on est Français dans l'Entre-deux-guerres et puis on est annexés au Reich allemand. Et là, on nous dit : "Il faut aller prendre l'uniforme de l'Allemagne nazie et vous battre. Et si vous ne le faites pas, il y aura des représailles massives contre votre famille." »
- 2:39Louise MorelFait
« Le 23 novembre dernier, Emmanuel Macron s'est rendu au mémorial des Malgré-nous qui est situé sur votre circonscription. Et là, il s'est engagé justement à ce que l'histoire des Malgré-nous soit désormais enseignée dans les écoles. »
- 3:20Louise MorelFait
« D'abord à Strasbourg où le président de la République a reconnu pour la première fois le fait que l'incorporation de force est un crime de guerre devant la représentante du Bundestag. »
- 3:56Louise MorelFait
« Chez moi, oui, beaucoup de femmes qui se sont engagées très tôt. Et ça m'a toujours beaucoup inspirée. »
- 4:31Louise MorelFait
« Ma mère est une élue de la montagne et elle siège à l'association nationale des élus de la montagne qui a un congrès annuel et un jour, mon anniversaire tombait le même jour. Elle avait oublié de me ramener un cadeau, donc elle m'a acheté un livre de Lucky Luke, acheté sur une aire d'autoroute ou de parking. »
- 5:46Louise MorelFait
« Je me bats pour qu'on oublie que je suis jeune. »
- 6:20Louise MorelFait
« Sur la question, est-ce que c'est plus compliqué d'être jeune ou femme, je trouve que c'est beaucoup plus compliqué d'être jeune en politique. »
- 7:03Louise MorelFait
« En 2017, au moment de la campagne d'Emmanuel Macron, vous avez été la suppléante du candidat du Modem aux législatives dans votre circonscription. Vous avez ensuite été élue aux législatives suivantes. Vous aviez 26 ans. Ca a fait de vous la plus jeune députée d'Alsace. »
- 7:42Louise MorelFait
« On se projette aussi dans un modèle de société où il y a une solidarité très forte. Donc, vous voyez, je trouve qu'au contraire, je me suis engagée en étant jeune, pour dire : "J'ai envie de contribuer à la société de demain." »
- 8:14Louise MorelFait
« Je suis rentrée en commission des affaires économiques et j'étais avec deux collègues, la cinquantaine, et puis la dame est venue me voir et me dit : "Excusez-moi, vous ne pouvez pas vous asseoir ici". »
- 10:09Louise MorelFait
« Les dernières élections législatives ont montré des très forts taux de participation, mais avant cela, ce n'était pas forcément le cas, notamment pour les plus jeunes générations. »
- 10:48Louise MorelFait
« Pour moi, la politique, la France, c'est notre bien le plus précieux. C'est ce qui fait qu'on vit en commun et c'est notre maison commune. »
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Elle se bat pour qu'on oublie son âge. Car être jeune en politique, ce n'est pas toujours drôle. Mon invité peut en témoigner. Elle siège depuis 2022 au sein du groupe Démocrates à l'Assemblée. Générique (...) Bonjour Louise Morel. -Bonjour. -L'Alsace et la Moselle partagent une mémoire très douloureuse, celle des Malgré-nous. Ce sont ces 130 000 Français qui ont été incorporés de force dans l'armée allemande pendant la Seconde Guerre mondiale. Pour vous, la France n'a pas fait le nécessaire pour reconnaître la souffrance infligée à ces hommes et à leurs familles. Et vous en avez parlé
lors d'une Question au Gouvernement. -Le sort qui leur a été réservé par notre République n'est pas digne. On a voulu oublier, oublier qu'ils étaient des victimes de l'histoire nationale, oublier qu'ils n'avaient pas le choix, oublier leur héroïsme, eux qui ont été nombreux à recevoir la médaille de la Résistance intérieure, oublier les drames que cela a entraîné dans chaque famille. Et je pense avec émotion aux veuves et aux orphelins. Le gouvernement accepte-t-il enfin d'enseigner cette histoire de manière permanente dans les manuels scolaires de notre pays ? -J'évoquais votre jeunesse au tout début de l'émission. Ca peut surprendre de voir une jeune députée s'emparer d'un sujet lié à notre histoire pour en faire un combat politique ? -Vous avez raison, ça peut surprendre.
Mais en fait, cette histoire de l'incorporation de force, elle touche vraiment au coeur de chaque famille d'Alsace et de Moselle. -Y compris la vôtre ? -Bien sûr, y compris la mienne, mais c'est vraiment l'intégralité des familles en Alsace et en Moselle qui, au cours de la Seconde Guerre mondiale, a dû être confrontées à ce phénomène. Et pendant très longtemps, si on se replace dans l'époque, il faut quand même comprendre ce que c'est, on est Français dans l'Entre-deux-guerres et puis on est annexés au Reich allemand. Et là, on nous dit : "Il faut aller prendre l'uniforme de l'Allemagne nazie et vous battre. Et si vous ne le faites pas, il y aura des représailles massives contre votre famille." Qu'est-ce que vous faites ? Après la Seconde Guerre mondiale,
qu'on est redevenu français, on a oublié, on a eu l'amitié franco-allemande, qui est une très belle chose, la construction de l'Union européenne,... et on a mis ce sujet de côté. Et j'ai souhaité l'aborder au moment de cette Question au gouvernement. Et si je devais aller plus loin, la veille d'être élue parlementaire, j'ai retrouvé un souvenir d'un membre de ma famille qui a dû vivre ça, et je me suis dit : "Si demain je suis élue députée, je porterai cette question, et au moins on essayera de réparer cette histoire." E il y a beaucoup de travail. -Il y a beaucoup de travail, mais il y a eu une avancée. -Bien sûr. -Puisque le 23 novembre dernier, Emmanuel Macron s'est rendu au mémorial des Malgré-nous qui est situé sur votre circonscription.
Et là, il s'est engagé justement à ce que l'histoire des Malgré-nous soit désormais enseignée dans les écoles. C'est une victoire personnelle pour vous, quelque chose que vous inscrivez à votre bilan de députée ? -Je crois qu'il faut être très humble sur ce type de sujet. D'abord, l'hommage, c'est pour les combattants qui ont accepté de parler et de transmettre cette mémoire. Et après, c'est aussi le fruit de décennies d'actions politiques et publiques qui ont permis d'aboutir à ces avancées. Mais bien sûr, j'avais posé cette question aussi quelques semaines avant la visite du président pour essayer d'influencer peut-être le discours, les prises de parole, les annonces. Et il y a eu deux choses très importantes ce jour-là. D'abord à Strasbourg où le président de la République
a reconnu pour la première fois le fait que l'incorporation de force est un crime de guerre devant la représentante du Bundestag. Donc c'était un symbole très fort dans l'aula du palais universitaire. Et ensuite, il s'est rendu sur la circonscription où je suis élue. On voit les images au mémorial d'Alsace-Moselle où il est revenu là-dessus en demandant à ce que cette histoire soit enfin enseignée. 80 ans après la fin de la guerre, c'est une histoire où on a demandé qu'elle ne soit pas enseignée volontairement. Et pourtant, chaque année, des parlementaires ont demandé ça en disant : "Mais enfin, c'est notre histoire nationale, ça doit faire partie du contenu enseigné aux enfants de ce pays". -On a évoqué l'histoire de votre famille. Ce qui caractérise votre famille aussi,
c'est l'engagement dans la vie publique. Ca fait quatre générations d'affilée, je crois, qu'il y a des élus dans votre famille. Chez vous, ça se transmet beaucoup de mères en filles, quand même. Il y a une histoire de femmes. -Chez moi, oui, beaucoup de femmes qui se sont engagées très tôt. Et ça m'a toujours beaucoup inspirée. Parce que déjà, aujourd'hui, on parle beaucoup de la place des femmes. Oui, on voit mon père et ma mère. Ma mère est élue depuis un certain nombre d'années. A une époque, maire d'une petite commune de montagne, en Alsace. A une époque où ça se faisait... Enfin, c'était bien moins présent. C'était une des premières femmes maires du département du Bas-Rhin et elle l'est restée pendant de nombreuses années. Mais pour autant,
je crois qu'on n'a pas besoin. Il y a 34 000 maires en France et tous les enfants de maires ne deviennent pas députés, ne sont pas élus. Donc c'est aussi une volonté de s'engager, de porter peut-être certains combats plus que d'autres qui font qu'on se présente à une élection législative et ensuite peut-être qu'on réussit à l'emporter. -Et vous avez toujours connu votre mère maire, parce qu'elle a été la plus jeune maire de France, je crois, lors de son premier mandat. Souvent, les enfants qui ont eu des parents engagés en politique, ils n'en gardent pas forcément un très bon souvenir, car la politique demande beaucoup de temps, c'est sept jours sur sept, et souvent ça se fait au détriment de la vie de famille. C'est quelque chose dont vous, vous avez pu souffrir quand vous étiez enfant ?
-Oui, un petit peu et même un petit peu beaucoup. Moi, j'ai été énormément élevée par ma grand-mère. On avait 80 ans d'écart. Et on parle d'ailleurs du lien avec la mémoire et l'histoire. Mais c'est aussi elle qui me l'a transmis. Puisque quand vous avez 80 ans d'écart avec votre grand-mère, elle a vécu les deux guerres. J'ai aussi été élevée par mes tantes. -Et du fait de l'engagement de votre mère ? -Oui, puis mon père avait des activités professionnelles très prenantes aussi. -Et vous ne lui en avez pas voulu ? -Si, à l'adolescente, je lui en ai beaucoup voulu, en disant que j'aimerais qu'elle soit plus présente. Maintenant, je comprends aussi ses combats. Et pendant un temps, je n'aurais pas pu imaginer. Vous savez, parfois, on vous pose la question en disant :
"Est-ce que depuis toujours, vous rêvez d'être députée ?" Moi, la réponse est non. Quand j'étais adolescente, je voyais le temps que ça prenait sur la vie de famille. -Elle a même failli oublier un de vos anniversaires. -Oui, effectivement, vous êtes bien renseigné, un jour et ça me permet de le dire parce qu'aujourd'hui je siège au sein de cette association, c'est une anecdote dans notre famille. Ma mère est une élue de la montagne et elle siège à l'association nationale des élus de la montagne qui a un congrès annuel et un jour, mon anniversaire tombait le même jour. Elle avait oublié de me ramener un cadeau, donc elle m'a acheté un livre de Lucky Luke, acheté sur une aire d'autoroute ou de parking. Mais pour la petite fille de 8 ou 10 ans que j'étais,
ce n'était pas le cadeau le plus sympathique. Mais au-delà de ça, on a plein d'autres beaux souvenirs. Je comprends ses combats. -Est-ce que vous faites attention quand même à préserver du temps pour votre vie privée, votre vie de famille ? -Oui, je fais très attention à ça. Et peut-être, justement, ça m'a sensibilisée à ce que peut ressentir l'entourage quand on a une vie d'élu. Et donc, moi, j'y fais très attention. -Vous êtes engagée au Modem à 21 ans. En 2017, au moment de la campagne d'Emmanuel Macron, vous avez été la suppléante du candidat du Modem aux législatives dans votre circonscription. Vous avez ensuite été élue aux législatives suivantes. Vous aviez 26 ans. Ca a fait de vous la plus jeune députée d'Alsace. Et vous expliquez : "Je me bats pour qu'on oublie
que je suis jeune." Pourquoi ? C'est compliqué d'être jeune en politique ? -Sur la question, est-ce que c'est plus compliqué d'être jeune ou femme, je trouve que c'est beaucoup plus compliqué d'être jeune en politique. Et d'ailleurs, je voudrais vraiment dire quelque chose. Pour moi, l'âge, ce n'est pas le critère qui fait de vous une bonne ou une mauvaise députée. On peut être un jeune député à 50 ans ou à 60 ans. C'est le nombre d'années du mandat qui donne la légitimité. Et pourtant, moi, quand j'ai été élue, et déjà pendant la campagne, c'est toujours le critère d'âge qui prime. Mais l'âge ne fait pas de moi... Est-ce que je vais être engagée sur telle ou telle conviction, tel programme ? -Vous le prenez forcément comme un jugement négatif, avec des préjugés sur vos compétences ?
-Souvent, ça arrive avec ce sujet-là. Vous voyez, par exemple, au début du mandat, on a eu débat sur la réforme des retraites. Et puis, c'était toujours, mais comment peut-on avoir un avis à moins de 30 ans sur la réforme des retraites ? Et moi, je disais : "Ce n'est pas l'âge qui fait." On se projette aussi dans un modèle de société où il y a une solidarité très forte. Donc, vous voyez, je trouve qu'au contraire, je me suis engagée en étant jeune, pour dire : "J'ai envie de contribuer. à la société de demain." Donc, certains s'engagent en disant, après une vie professionnelle ou d'autres formes d'engagement, ils disent, "Voilà, maintenant, j'ai acquis de l'expérience, je sais ce qu'il faut faire pour le pays et j'y vais."
Et d'autres, comme moi, disent : "Non, moi, je me sens concernée par ce qui se passe dans le pays, j'ai envie de relever les défis, d'être à la table des négociations donc, je m'engage pour créer la France de demain." -Parfois, on vous a pris pour une collaboratrice ? -Souvent. Je veux pas jeter l'opprobre sur les services de l'Assemblée qui sont très compétents, mais je me souviendrai toujours. Je suis rentrée en commission des affaires économiques et j'étais avec deux collègues, la cinquantaine, et puis la dame est venue me voir et me dit : "Excusez-moi, vous ne pouvez pas vous asseoir ici". Alors j'ai dit : "Ah bon ? Pourtant, j'ai rendez-vous dans cette salle". Et puis elle me dit : "Non, c'est réservé aux députés". Alors, je lui dis : "Si, si, je vous assure,
je vais m'asseoir ici." Et puis après, elle était très embêtée. Mais c'est vrai que parfois, c'est un peu gênant aussi de devoir toujours se justifier. Oui, on peut être en France une jeune femme parlementaire de moins de 30 ans. -Alors, vous n'aimez pas qu'on vous ramène à votre âge mais vous l'avez fait vous-même. En écrivant un livre intitulé "Devenir député à 26 ans". Alors, vous livrez donc vos réflexions sur la politique, sur le fonctionnement de nos institutions dans ce livre et vous racontez, par exemple, à quel point vous avez été perdue au tout début de votre mandat. C'est quoi les problèmes auxquels vous avez été confrontée ? -Alors, moi, ce que j'avais trouvé le plus surprenant, et d'ailleurs, c'est très différent entre le mandat de 2022 et de 2024, en 2022 on a été élu,
et moins de 10 jours plus tard, on votait les premières lois. Et j'avais trouvé que c'était d'une rapidité... Donc quelques semaines avant, vous êtes dans une vie professionnelle, j étais cadre d'entreprise, sur un tas d'autres sujets, vous faites campagne, vous êtes élu, et 10 jours après, vous êtes dans l'hémicycle, sans formation, vous avez des milliers d'amendements, il y a une présomption de compétence, ce qui n'a pas du tout été le cas cet été, en 2024. On a eu le temps de s'installer. -Donc vous proposez une formation pour les nouveaux députés ? Et pour leurs suppléants aussi ? -Oui, aussi. Mais ça c'est plus en échangeant avec un certain nombre de collègues, parce que quand ils sont amenés, et on le voit d'autant plus dans une période actuelle, à prendre des responsabilités
en l'espace de quelques jours, ou semaines... -Quand le député devient ministre, c'est le suppléant qui siège à sa place, du jour au lendemain. -Quasiment, il y a un petit délai, mais je trouve qu'on gagnerait collectivement à avoir un petit temps de formation pour que tout le monde arrive correctement à l'Assemblée. -Dans votre livre, vous cherchez les moyens de répondre à l'abstention qui est de plus en plus forte en France. Pour vous, ça doit peut-être passer par l'instauration du vote obligatoire avec la contrepartie de la reconnaissance du vote blanc ? Vous pensez vraiment qu'obliger les gens à voter, ça va les forcer à s'intéresser à la politique ? -Vous savez, c'est une réflexion par défaut. Les dernières élections législatives ont montré
des très forts taux de participation, mais avant cela, ce n'était pas forcément le cas, notamment pour les plus jeunes générations. S'il y avait une très forte participation tout le temps, la question ne se poserait pas. Mais aujourd'hui, moi, je regrette un peu l'attitude de citoyen un peu consommateur des programmes, un peu en retrait. Puis si finalement, rien ne nous va : "Tant pis, je ne vote pas, ça ne me concerne pas." Mais en fait, pour moi, la politique, la France, c'est notre bien le plus précieux. C'est ce qui fait qu'on vit en commun et c'est notre maison commune. Et donc, on ne peut pas s'en désintéresser. Par contre, on ne peut pas obliger à voter non plus. D'où la reconnaissance du vote blanc. -Très vite, en quelques mots. Une des leçons que vous tirez
dans votre livre, c'est qu'une assemblée sans majorité absolue, ça marche. Sauf que vous avez écrit ce livre avant la dissolution. Vous avez changé d'avis ? -Je crois qu'on n'a pas encore assez de recul aujourd'hui sur cette nouvelle mandature. On n'a eu que les textes budgétaires. Mais en tout cas, le message qui était le mien, c'était de dire qu'on a trouvé une forme de nouvelle méthode. D'ailleurs, les autres pays européens sont aussi dans des assemblées plus fracturées. C'est peut-être une nouvelle manière de faire de la politique. Vous savez, moi, je suis députée de la route des vins d'Alsace, que chacun mette un peu d'eau dans son vin pour avancer. Et en tout cas, on avait amorcé cette méthode entre 2022 et 2024. Et je pense que voilà, qu'elle permettait
un certain nombre de compromis et d'avancer. -On termine l'émission par notre petit quiz traditionnel avec des débuts de phrases que vous allez devoir compléter. Le secret d'un porte-à-porte réussi, c'est... -Je pense que c'est d'avoir un sourire au départ et de se présenter tout simplement. -C'est comme ça que vous avez réussi à ouvrir les portes chez vous. -D'avoir l'enthousiasme. -Vous avez fait 400 portes par jour pendant 40 jours. -Avec l'équipe, pas moi toute seule, mais avec l'équipe au complet, on faisait 400 portes par jour. -Dans l'hémicycle, comme dans une fanfare, il faut... -Alors, comme dans une fanfare, ça ramène au bruit. Moi, je ne pense pas qu'il faut du bruit. -Vous étiez membre... -J'ai été membre d'une fanfare,
je jouais de la clarinette. Il faut savoir jouer piano aussi pour pouvoir s'écouter. -Enfin, comme les petits vieux, j'aime bien... -J'aime bien... -Vous êtes jeune, mais vous avez peut-être un côté un peu vieux. -Je ne sais pas. J'aime bien les petits plaisirs de la vie, prendre le temps de faire les choses et les plaisirs simples, voir la famille, se réunir autour d'un bon repas, peut-être. -Très bien. Merci beaucoup, Louise Morel, d'être venue dans La Politique et moi. -Merci beaucoup. Générique de fin
Louise Morel