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InterviewRFI — Invité politique (sur Site radio)· 23 septembre 2026 8 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesEurope & internationalEnvironnement & énergieTravail & emploi

Emmanuel Maurel (GRS), candidat à la primaire de gauche: «L’enjeu est d’aller battre le RN»

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 65 %Attaque 20 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00ComplaisanteRéponse directe

    Bonjour Emmanuel Morel, merci de nous rejoindre sur RFI.

  • 0:07OuverteRéponse directe

    Que venez-vous faire dans cette galère, Emmanuel Morel, face au favori de place publique Raphaël Luxman et face Olivier Faure ?

  • 2:06OuverteRéponse directe

    Est-ce que la réponse du gouvernement est à la hauteur, Emmanuel Morel ? Le gouvernement qui ailleurs prolongé, élargi l'aide aux grands rouleurs, c'est suffisant ?

  • 2:31RelanceRéponse partielle

    Sur la crise énergétique, il y a d'abord les choses qui ne dépendent pas de nous.

  • 3:35OuverteRéponse directe

    Vous défendez-vous une démondialisation, une démarchandisation ?

  • 5:51OuverteRéponse directe

    Et parmi ces ruptures, vous prenez également l'idée d'un grand emprunt national. Vous la défendrez ce soir, cette idée.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:39Invité politiqueFait
    « J'ai été déçu par le quinquennat de Hollande. J'ai fait mon examen de conscience. J'ai quitté le PS. »
  • 0:53Invité politiqueFait
    « j'ai cru que Mélenchon, ça serait le nouveau Mitterrand, rassembleur autour d'une gauche républicaine et populaire. Bon, c'est pas le cas. »
  • 0:58Invité politiqueFait
    « le principal danger, c'est quand même l'arrivée du Rassemblement national à l'Élysée. »
  • 2:42Invité politiqueFait
    « la différence avec Macron, c'est que moi, je pense qu'on aurait pu se préparer davantage. »
  • 2:52Invité politiqueFait
    « ça fait des années que j'entends dire, et les gouvernements se succèdent en disant qu'il faut qu'on se soigne de notre addiction aux hydrocarbures et au pétrole. »
  • 4:08Invité politiqueChiffre
    « 5 milliards. »
  • 4:08Invité politiquePromesse
    « 5 milliards, c'est à la fois beaucoup, mais ça permet de respirer et ça fait gagner du pouvoir d'achat aux Français. »
  • 4:43Invité politiqueFait
    « D'ailleurs, pas trop soutenue par les députés RN à l'époque. »
  • 5:11Invité politiqueFait
    « il y a 40 ans, la France était autosuffisante d'un point de vue alimentaire. Aujourd'hui, on importe la moitié de nos fruits et légumes, on importe la moitié de notre volaille. »
  • 6:23Invité politiquePromesse
    « Ça veut dire qu'on fait un pacte entre les générations. On demande aux gens qu'on l'épargne, et notamment les plus de 65 ans, d'aider le pays à investir massivement dans la décarbonation, dans la transition écologique, dans l'industrie. »

Temps de parole

  • Emmanuel Maurel69 %
  • Présentateur26 %
  • ?5 %

≈ 29,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonjour Emmanuel Morel, merci de nous rejoindre sur RFI. A quelques heures, on l'a dit maintenant, de ce premier grand débat de la primaire de gauche. Que venez-vous faire dans cette galère, Emmanuel Morel, face au favori de place publique Raphaël Luxman et face

0:16
Locuteur

à

0:17
Présentateur

Olivier Faure, le patron du PS, vous qui avez, on le rappelle, claqué la porte du parti il y a presque 8 ans maintenant.

0:24
Locuteur

—

0:24
Emmanuel Maurel

Oui, mais là, vous citez Molière, mais Homère est à la mode. Donc c'est le retour à Ithac. Plus sérieusement, moi, je suis de la famille socialiste. D'ailleurs, j'ai créé un parti qui s'appelle « La gauche républicaine et socialiste

0:36
Locuteur

».

0:36
Emmanuel Maurel

Je suis comme des millions d'électeurs de gauche. J'ai été déçu par le quinquennat de Hollande. J'ai fait mon examen de conscience. J'ai quitté le PS. Mais ça n'en reste pas moins vrai que je suis attaché à notre idéal commun, la République.

0:47
Locuteur

— Déçu par Hollande,

0:48
Présentateur

puis par Mélenchon. —

0:50
Emmanuel Maurel

Mélenchon... Mais comme beaucoup d'électeurs,

0:52
Locuteur

en

0:52
Emmanuel Maurel

fait, j'ai cru que Mélenchon, ça serait le nouveau Mitterrand, rassembleur autour d'une gauche républicaine et populaire. Bon, c'est pas le cas. Donc à un moment, je fais le constat qu'aujourd'hui, le principal danger, c'est quand même l'arrivée du Rassemblement national à l'Élysée. Et pour ça, il faut trouver la solution. Pour moi, la solution, c'est un candidat de gauche socialiste, crédible, authentique, qui tire les leçons des erreurs du passé. C'est pour ça que je suis dans cette primaire. Et comme ça vient d'être dit à l'instant, aujourd'hui, je dirais pas qu'elle est confidentielle. Ça concerne déjà des dizaines de milliers de personnes. L'objectif, c'est quoi ?

C'est de mobiliser le plus de monde. Et ces débats le permettront peut-être. Parce qu'en fait, plutôt que de mettre du sang sur les murs... Là, j'ai entendu cette expression un peu violente. La vérité, c'est que c

1:34
Locuteur

'est

1:34
Emmanuel Maurel

une confrontation de projets, d'analyses, de propositions. Non seulement ça peut bien se passer, mais je pense surtout que ça peut entraîner. Parce que ma conviction,

1:42
Locuteur

c

1:43
Emmanuel Maurel

'est qu'un ancien Premier ministre de Macron ne pourra pas gagner l'élection présidentielle, qu'une gauche trop maximaliste, trop radicale ne le fera pas non plus. Donc il y a une possibilité pour un candidat de la gauche socialiste de le faire. Faisons-le, parce qu'il en va quand même de la viande d

1:56
Locuteur

'un

1:56
Emmanuel Maurel

autre pays.

1:57
Présentateur

Et tout de suite, les mains dans le cambouis, puisque l'un des grands thèmes de cette confrontation télévisée ce soir, ça sera bien sûr le pouvoir d'achat des Français sur fond, d'envoler des prix du carburant. Est-ce que la réponse du gouvernement est à la hauteur, Emmanuel Morel ? Le gouvernement qui ailleurs prolongé, élargi l'aide aux grands rouleurs, c'est suffisant ?

2:17
Emmanuel Maurel

Déjà, le pouvoir d'achat ne se résume pas à la seule question du carburant. Je pense qu'on va beaucoup parler des salaires qui sont trop bas, à la fois dans le privé et dans le public. Je pense qu'il faudra parler du logement et de l'encadrement nécessaire.

2:28
Locuteur

Précisément sur la crise

2:29
Présentateur

énergétique. Sur la

2:30
Locuteur

crise énergétique,

2:31
Emmanuel Maurel

il y a d'abord les choses qui ne dépendent pas de nous.

2:34
Locuteur

Ce

2:34
Emmanuel Maurel

n

2:34
Locuteur

'est

2:34
Emmanuel Maurel

pas de notre faute si Trump et Netanyahou ont mené une guerre folle en Iran. Ce n

2:39
Locuteur

'est

2:39
Emmanuel Maurel

pas de notre faute si...

2:40
Locuteur

Là, vous parlez comme

2:40
Présentateur

le président Macron.

2:42
Emmanuel Maurel

Oui, mais la différence avec Macron, c'est que moi, je pense qu'on aurait pu se préparer davantage. Par exemple, ça fait des années que j'entends dire, et les gouvernements se succèdent en disant qu'il faut qu'on se soigne de notre addiction aux hydrocarbures et au pétrole. Et en réalité, rien n'a été fait pour l'électrification, notamment du parc automobile.

2:59
Locuteur

Et

2:59
Emmanuel Maurel

donc, on se retrouve là. Alors, il y

3:01
Locuteur

a

3:01
Emmanuel Maurel

une situation d'urgence. Et quand il y

3:02
Locuteur

a

3:02
Emmanuel Maurel

une situation d'urgence, il faut déjà aider les principaux concernés. Les principaux concernés, c'est qui ? C'est ceux qui bossent à perte à cause du prix du carburant. Donc là, de toute façon, il faut mettre le paquet. Les principaux concernés aussi,

3:13
Locuteur

et

3:13
Emmanuel Maurel

c'est parce que moi, je ne

3:14
Locuteur

veux

3:14
Emmanuel Maurel

pas voir la fracture territoriale s'élargir, c'est les gens qui n'ont pas d'autre choix que de prendre leur bagnole. Parce que quand vous habitez en métropole, vous avez un réseau de transport collectif qui est dense. Il y a des alternatives. Si vous êtes dans Lot ou en Lozère, vous ne pouvez pas. Donc ça, c'est la priorité. Après, moi, je pense qu'il y

3:28
Locuteur

a

3:28
Emmanuel Maurel

une mesure que d'autres pays européens ont faite, c'est celle du plafonnement. C'est une négociation sur les marges des distributeurs et des raffineurs.

3:35
Locuteur

Au risque de la

3:35
Présentateur

pénurie, puisqu'on n'a pas les moyens des autres nations,

3:38
Locuteur

de nos voisins européens... Vous savez, déjà, la pénurie,

3:41
Emmanuel Maurel

moi, je ne sais pas ce qui se passera dans un mois. Donc ça, c'est une solution d'urgence absolue. Mais après, ce qu'il faut, c'est tout ce qui contribue à l'électrification, il faut le faire maintenant. Le rétrofit électrique, transformer l'essence en

3:55
Locuteur

bioéthanol...

3:56
Emmanuel Maurel

Il faut accélérer. Mais il faut que ça soit une priorité de la nation. Et d'ailleurs,

4:00
Locuteur

la

4:00
Emmanuel Maurel

seule baisse des taxes, moi, que je ferai aujourd'hui,

4:03
Locuteur

tout

4:03
Emmanuel Maurel

de suite,

4:04
Locuteur

c

4:04
Emmanuel Maurel

'est la baisse de la TVA sur l'électricité. Abonnement et consommation.

4:07
Locuteur

Ça coûte combien,

4:08
Présentateur

ça

4:08
Emmanuel Maurel

? 5 milliards. 5 milliards, c'est à la fois beaucoup, mais ça permet de respirer et ça fait gagner du pouvoir d'achat aux Français. Et ça, je pense que là, pour le coup, on peut le faire maintenant. Et c'est utile pour le grand dessin qui est le mien, qui est celui de l'électrification et de la décarbonation du pays.

4:24
Présentateur

Vous évoquiez notre dépendance, entre autres, au pétrole, aux énergies fossiles, comme l'illustre cette crise des carburants. Vous défendez-vous une démondialisation, une démarchandisation ? Il faut relocaliser massivement. C'est une idée aujourd'hui que porte le RN, l'extrême droite aussi.

4:42
Locuteur

Oui,

4:43
Emmanuel Maurel

enfin, c'est une idée que j'ai portée, moi, au Parlement européen pendant 10 ans. D'ailleurs, pas trop soutenue par les députés RN à l'époque. Donc, la vérité, quand même, c'est que nous prenons conscience chaque jour de notre trop grande dépendance au reste du monde. Ça a été le cas pendant le Covid. Souvenez-vous, on s

4:59
Locuteur

'est

4:59
Emmanuel Maurel

rendu compte que tout d'un coup, on n'était même plus capable de fabriquer du paracétamol, des masques, du matériel médical de première nécessité. Et c'est vrai dans tous les domaines. C'est vrai dans l'agro-ouil alimentaire aussi. Moi, ce qui me rend dingue, c'est qu'il

5:11
Locuteur

y

5:11
Emmanuel Maurel

a 40 ans, la France était autosuffisante d'un point de vue alimentaire. Aujourd'hui, on importe la moitié de nos fruits et légumes, on importe la moitié de notre volaille. Vous voyez, il y a quelque chose qui ne va pas. Donc, remettre le système à l'endroit, c'est un certain nombre de ruptures. La démondialisation,

5:26
Locuteur

c

5:26
Emmanuel Maurel

'en est une, parce qu'il faut relocaliser notre production. La démarchandisation, c'en est une aussi. Moi, je ne veux pas d'une société où tout se vend, tout s'achète, tout se jette. Regardez la fast fashion. Catastrophe en termes écologiques, mais c'est aussi une catastrophe en termes de modèles de développement. On a des montagnes de déchets. À un moment, si on ne prend pas des décisions radicales sur ces questions, je pense qu'on va au devant de graves déconvenus. Donc, oui, il faut des ruptures. Et c'est ces ruptures-là que je

5:51
Locuteur

veux interdire. Et

5:51
Présentateur

parmi ces ruptures, vous prenez également l'idée d'un grand emprunt national. Vous la défendrez ce soir, cette idée. Est-ce que vous redoutez ce soir, Emmanuel Morel, un débat tendu ? Ça chauffe déjà, on l'a dit, entre Raphaël Glucksmann et Ségolène Royal, le patron de place publique qualifié de stagiaire en politique.

6:11
Locuteur

Ça

6:11
Présentateur

ne risque pas, on parlait du sang sur les murs, mais de tourner quand même ce soir un peu à la foire d'empoigne et d'affaiblir quel que soit celui qui l'emportera en octobre.

6:19
Emmanuel Maurel

Grand emprunt national, c'est quand même une proposition structurante pour moi. Ça veut

6:23
Locuteur

dire quoi ?

6:23
Emmanuel Maurel

Ça veut dire qu'on fait un pacte entre les générations. On demande aux gens qu'on l'épargne, et notamment les plus de 65 ans, d'aider le pays à investir massivement dans la décarbonation, dans la transition écologique, dans l'industrie. Ça, pour moi, c'est absolument fondamental parce que ça permet d'unir le pays autour d'un grand projet commun. Après,

6:40
Locuteur

vous

6:40
Emmanuel Maurel

parliez de la primaire. Oui, il y a des petites phrases, des punchlines. Je ne

6:47
Locuteur

suis

6:47
Emmanuel Maurel

pas sûr que ça intéresse vraiment les gens, les punchlines. Ça fait rigoler pendant deux secondes, mais la vérité

6:52
Locuteur

quand même... Il y a un

6:52
Présentateur

certain climat, quand même.

6:54
Emmanuel Maurel

Oui, enfin, un climat, on va voir ce soir. Moi,

6:56
Locuteur

je

6:56
Emmanuel Maurel

suis sûr que les choses sont plus apaisées qu'on ne le dit. Pourquoi ? Parce que, quand même, l'enjeu, c'est ce que je vous disais tout à l'heure,

7:02
Locuteur

l'enjeu, c'est d

7:03
Emmanuel Maurel

'avoir un candidat et qu'on devra tous soutenir, et d'aller battre le RN. C'est quand même pas rien. C'est un sacré pari qu'on fait. Donc, la moindre des choses, c'est le respect et la dignité, mais je suis sûr qu'il y en aura.

7:13
Présentateur

Et quoi qu'il arrive, au soir du second possible tour, ça sera le 17 octobre, pour tenter qu'il y ait deux tours, si vous n'avez pas gagné, vous soutiendrez

7:21
Locuteur

le

7:22
Présentateur

gagnant, quoi qu'il arrive,

7:24
Locuteur

que ce soit

7:24
Présentateur

Fluxman, que ce soit Olivier

7:25
Locuteur

Faure. Oui, mais vous savez, j'avais

7:26
Emmanuel Maurel

été

7:26
Locuteur

tellement... Parce que ce genre

7:27
Présentateur

d'engagement,

7:28
Locuteur

voilà, ça compte à gauche. Je vais vous dire, moi, j'ai été tellement écloré par ce

7:31
Emmanuel Maurel

qui s'était passé quand Benoît Hamon avait été élu, le désistement de Valls et des autres,

7:37
Locuteur

que

7:37
Emmanuel Maurel

la première des choses que je dis, c'est, moi, je respecterais mes engagements.

7:41
Locuteur

Et

7:41
Présentateur

le débat à suivre, ce

7:43
Locuteur

soir, premier

7:43
Présentateur

débat de la primaire. Merci Emmanuel Morel. Bon courage.