Postes-clés à l'Assemblée : Annie Genevard pour "ne pas exclure de formation politique, à gauche ou à droite"
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Un gouvernement démissionné, une assemblée nationale fracturée qui va devoir voter demain pour les postes clés. Nous sommes au cœur d'une semaine inédite pour la politique française. Chaque camp tente de tirer les épingles d'un jeu qui a rarement été aussi complexe. Et la droite rêve de jouer les arbitres. Bonjour Annie Gennevard. Bonjour. Merci d'avoir accepté notre invitation ce matin. Vous êtes député du Doubs, député réélu, secrétaire général du parti Les Républicains qui a connu quelques semaines très agitées avec l'exclusion de votre président Éric Ciotti, parti faire alliance avec l'ERN. On en reparlera sans doute tout à l'heure.
Et je précise aux auditeurs et aux auditrices qu'ils peuvent vous interroger. 01 45 24 7000. Et puis il y a aussi, vous le savez, l'appli France Inter. Alors vous êtes officiellement, Annie Gennevard, officiellement candidate au Perchoir qui est le poste très convoité de président de l'Assemblée nationale. Le vote, je l'ai dit, aura lieu demain. Et pourtant, si on regarde le résultat des législatives, les Républicains sont arrivés bien derrière. Le nouveau Front Populaire, Renaissance, le Rassemblement National. En quoi votre candidature est-elle légitime ?
Alors d'abord une précision, il faut que mon groupe me désigne. Donc ce sera l'objet d'une réunion cet après-midi. Alors moi je pense que ma candidature a une forme de légitimité. D'abord parce que le jeu est complètement ouvert. Personne n'a la majorité. Donc la logique qui veut que ce soit un représentant de la majorité présidentielle qui soit au Perchoir ne joue plus puisque plus personne n'a la majorité. Mais vous peut-être encore moins que les autres. Mais écoutez, je ne le crois pas et je vais tenter de vous expliquer pourquoi. D'abord, on élit une personne et pas un parti politique ni un groupe.
Une fois qu'on est au Perchoir, évidemment, il y a un devoir de respecter l'ensemble des formations politiques qui composent l'hémicycle. C'est la raison pour laquelle d'ailleurs je ne suis pas du tout favorable à ce qu'on exclue certaines formations politiques. Je pense que ça n'est ni l'esprit ni la lettre de notre institution. Moi, j'ai une expérience en la matière puisque j'ai été première vice-présidente entre 2017 et 2022. J'ai présidé des milliers d'heures cette Assemblée que je connais bien.
Je pense que dans les temps qui s'annoncent, qui risquent d'être un peu turbulents, une personne d'expérience qui a, je crois, été reconnue dans sa gestion des débats, à la fois respectueuse des parlementaires. Et puis, il faut savoir faire. Il n'y a rien à faire. C'est quelque chose qui ne s'improvise pas. Et je pense que je peux être la troisième voie, une voie que j'espère pouvoir être apaisante.
On en aura bien besoin. Mais parce que quand on parle de légitimité, on ne parle évidemment pas de votre profil et de votre expérience, Annie Gennevard, plutôt de la représentativité qui est la vôtre. Parce que cette élection, elle est encore plus importante que d'habitude. Parce que ça va donner la tonalité de la future Assemblée avec un président socialiste renaissance ou les Républicains. Ça ne va pas être la même orientation. Or, les électeurs ne vous ont pas donné mandat pour ça. Sinon, ils vous auraient placé plus en tête de ces élections législatives.
Je crois que, pardonnez-moi, mais vous vous méprenez un peu sur la logique qui prévaut en la matière. D'abord, le président de l'Assemblée nationale n'est pas décisionnaire dans les orientations politiques. Le raisonnement que vous tenez vaut pour le gouvernement, pour Matignon.
Mais vous savez qu'Emmanuel Macron a dit que le choix du Premier ministre
allait découler aussi des équilibres qui allaient être ceux de l'Assemblée nationale. C'est son analyse. Évidemment, le choix du président sera chargé de sens. Je n'en disconviens pas. Mais une fois élu, le président de l'Assemblée nationale s'extrait en quelque sorte d'une position partisane. C'est son rôle, c'est son devoir. Par conséquent, et j'observe du reste, que beaucoup de candidats émanent de petits groupes, de plus petits groupes encore. Les Républicains sont la quatrième force politique de l'Assemblée nationale. Avec les sénateurs, nous constituons une part significative des parlementaires. Donc, ça n'est pas rien. Ça n'est pas mince.
On sait aussi que la droite est recherchée pour son expertise. Les propositions que nous mettons sur la table avec le pacte législatif font l'objet d'un intérêt non dissimulé. Donc, les Républicains sont pleinement dans le jeu politique. Il n'y a pas de raison que cette échéance, nous en soyons absents. Du reste, nous avons toujours présenté un candidat à cette élection.
Donc, vous espérez qu'avec le jeu des plus... Enfin, il y a plusieurs tours. Et que, finalement, les candidatures des trois grands blocs se neutralisent et favorisent l'émergence de votre nom.
Écoutez, nous verrons bien. Je pense, comme je le disais, être une troisième voie possible. Si on prend les mêmes et qu'on recommence, alors c'est comme si les élections n'avaient pas eu lieu. Donc, il y a une légitimité aussi à permettre à une autre formation politique que celle qui a présidé l'Assemblée nationale jusqu'alors de prendre cette responsabilité. Bon, Yaël Braun-Pivet est une femme de qualité. Présidente sortante. Mais, est-ce qu'on prend les mêmes en dépit des élections qui se sont passées ? Certains disent non, il ne le faut pas. L'ancien Premier ministre Gabriel Attal plaide pour un signe d'ouverture. Ce serait, finalement, un signe d'ouverture. Mais nous verrons bien.
Alors, il va falloir voter demain pour le poste de présidente, présidente de l'Assemblée nationale. Mais pas seulement. Il y a aussi à pourvoir des postes dans le bureau exécutif, dans les commissions. Et le Rassemblement national, qui comptabilise avec ses alliés 143 sièges de députés, revendique un certain nombre de postes importants. Vous disiez tout à l'heure qu'aucun groupe ne doit être exclu. Ça vaut aussi pour l'ERN ?
Moi, je considère, en effet, je n'ai pas l'analyse qu'en font certains, qu'on n'a pas de légitimité à exclure des formations politiques, ni à gauche, ni de l'autre côté de l'arc politique. Tout simplement parce que l'esprit de l'institution, c'est une représentation à due proportion, ou du moins y tendre, de chacun des groupes qui la constituent. Voilà. Ça fonctionnait comme ça sous la précédente législature. Je n'ai pas observé que Caroline Fiat, de la France insoumise ou M. Chenu du Rassemblement national, ait failli à leur tâche. Vous mettez ça sur le même plan ? Je les mets sur le même plan.
Ce sont les deux formations dont certains considèrent qu'elles ne doivent pas avoir accès aux responsabilités dans le bureau de l'Assemblée nationale. Moi, je pense que ce serait une erreur. Et ça contreviendrait vraiment à l'esprit du règlement de notre institution.
Parce que le Parlement européen, lui, a décidé de mettre en place un cordon sanitaire. Hier, le groupe Patriote pour l'Europe, qui est dirigé par Jordan Bardella, n'a pas obtenu de vice-présidence. Et c'est une stratégie, d'ailleurs, qui a été mise en place, y compris par le PPE, auquel appartiennent les Républicains, la droite européenne. Ça veut dire que c'est une stratégie qui s'applique à Strasbourg, qui ne s'applique pas forcément à Paris ?
Écoutez, les parlements sont indépendants. Et c'est heureux. Je pense qu'en la matière, je vous ai donné mon opinion, je pense qu'elle n'est pas unique, cette opinion, beaucoup la partagent. Voilà, ça me semble légitime que des formations poétiques qui ont obtenu tant de parlementaires soient représentées dans l'exécutif de l'Assemblée nationale. Parce que les électeurs qui les ont élus pourraient y voir une forme d'ostracisme et ça pourrait augmenter leur colère et finalement avoir l'effet inverse
que ceux que certains escomptent. Mais de l'autre côté, on peut se dire que les électeurs qui ont participé au barrage républicain, alors vous, vous n'aviez pas appelé au barrage républicain, mais vous avez bénéficié dans certaines circonscriptions de ce barrage, pourrait dire qu'il y a une forme de paradoxe à ce que ce cordon sanitaire n'existe pas au Parlement. Sauf que les parlementaires ont été élus
et ça fait toute la différence. L'élection, c'est la légitimité, c'est l'onction du suffrage universel.
Alors, il y a deux lignes qui s'affrontent au sein de votre parti, celle de Laurent Wauquiez, qui a pris la tête des députés de votre formation politique, qui exclut toute participation à un gouvernement et celle d'un Aurélien Pradié, par exemple, qui plaide plutôt pour une cohabitation. Quel est le bon choix, selon vous, Annie Gennevard ?
Alors, vous dites qu'il y a deux lignes, ça voudrait dire qu'il y a un débat qui s'est ouvert au sein de votre formation politique. Je n'ai pas, moi j'ai découvert la proposition d'Aurélien Pradié dans la presse comme tout le monde, ce n'est pas une question qui a été débattue au sein de notre groupe. Qu'est-ce qu'elle soit débattue ?
Ben, écoutez, en tout cas, elle ne l'a pas été et la ligne à laquelle nous avons tous souscrit au sein de notre groupe, et je n'ai pas entendu de voix divergente en la matière, c'est d'être une force de proposition, d'où le pacte législatif, et de ne pas entrer dans une coalition gouvernementale, mais de conserver une forme d'indépendance qui, tout de même, compte tenu de la situation politique, nous oblige à une forme d'innovation en matière de pratiques politiques. On ne veut pas être les agents bloquants des institutions. On voit bien, aujourd'hui, qu'on a une situation inédite. Aucun groupe n'a la majorité ni de près ni de loin.
Il faut pourtant que la France continue d'avancer, d'être dirigée, de pouvoir réformer ce qui doit l'être, et surtout, et surtout, le plus important, d'entendre ce que veut dire la colère des Français. Parce que cette colère, moi, je l'interprète de la façon suivante, je pense qu'elle vient de problèmes qui n'ont pas été résolus. Et les Français l'ont dit avec beaucoup de fermeté. Mettez-vous d'accord sur les grandes orientations, les grandes réformes qu'il convient de mener pour résoudre les problèmes. Parce qu'il y en a. Notre tissu social est complètement disloqué. Il y a une inéquité de traitement entre la ruralité et la ville.
Les services publics, santé, école ne sont plus convenablement assurés. La sécurité, n'en parlons pas. Le travail ne rémunère pas assez. Voilà, ce sont les choses simples que nous ont dites les Français pendant cette campagne.
Et que vous avez mis en œuvre en musique, en tout cas dans ce pacte législatif dont on va parler tout à l'heure. Je voudrais d'abord qu'on aille au standard de France Inter. Bonjour Pierre. Bonjour. Et bienvenue. Je vous laisse poser votre question à Annie Gennevard.
Merci beaucoup. Alors je voulais savoir concrètement qu'est-ce qu'il vous sépare du parti d'Emmanuel Macron, enfin du parti présidentiel. Quelles mesures concrètement souhaitées par les Républicains, votre parti, ne seraient pas compatibles avec le parti présidentiel ? En fait, je ne comprends pas. Je ne comprends pas qu'il y ait deux entités en fait.
Merci Pierre pour votre question.
Merci Pierre. Je vais vous donner un exemple tiré de la précédente législature pour vous montrer la différence qu'il peut y avoir entre notre formation politique et le macronisme. Le en même temps, c'est une posture qui n'arbitre pas des choix clairs. Je vais vous donner un exemple. La loi immigration que nous avons travaillée avec les sénateurs, j'en étais l'oratrice et François-Noël Buffet au Sénat également. Nous avons travaillé sur des mesures précises visant à reprendre la maîtrise des flux migratoires. Cette loi, Gérald Darmanin et Elisabeth Borne voulaient qu'une victoire, voulaient qu'elle soit adoptée. Ils ont validé toutes les mesures que nous avons proposées.
Mais au moment de son application, le président de la République a souhaité que le texte soit déféré devant le Conseil constitutionnel et il a été censuré pour une partie très conséquente du texte. Voilà un exemple qui nous sépare fondamentalement de la pratique macroniste du pouvoir, en tout cas sous la précédente législature. En même temps, en politique, ça ne peut aboutir qu'à de la tiédeur, de la confusion et certainement pas de la résolution des problèmes.
Aujourd'hui, je pense qu'Emmanuel Macron a compris que la donne a profondément changé, que les Français c'est attendre des réformes, attendre des choix clairs et je veux croire que nous puissions être en quelque sorte les aiguillons qui permettent de changer de pratique politique. Maintenant, sur le fond, on est... Lorsque les mesures qui ont été proposées par la majorité précédente étaient, de notre point de vue, utiles aux Français, nous les avons adoptées et chaque fois que nous avons jugé utiles de les combattre, nous l'avons fait aussi. Donc je pense qu'on a joué... Alors évidemment, c'est moins lisible politiquement, mais ça a toujours été marqué du saut de la responsabilité.
Et je crois aujourd'hui vraiment que compte tenu de la situation politique, c'est notre sens des responsabilités à tout ce qui est convoqué parce que les Français finalement sont assez éloignés des petites approches politiciennes. Ils veulent des réponses en matière de pouvoir d'achat. Il faut que le travail rémunère mieux. Moi, je ne peux pas m'accommoder lorsque je fais des visites de terrain à ce qu'on me dit. « Je travaille 70 heures par semaine et je ne me sors même pas un SMIC. » Ça, c'est une injustice profonde. J'entends aussi les Français qui nous disent « Je travaille beaucoup, d'autres ne travaillent pas, nous avons le même niveau de revenus, ça n'est pas normal.
» c'est une revendication qui est parfaitement légitime.
Mais que ces revendications, vous les ayez entendues, Annie Gennevard, évidemment, je ne le conteste pas, mais est-ce que les réponses, elles sont à chercher chez vous, encore une fois, le nouveau Front Populaire par exemple, qui avait proposé aussi des réponses à la question du pouvoir d'achat, du salaire, est arrivé bien devant vous au terme de ces élections législatives ?
Moi, écoutez, sur cette question de la revalorisation du travail, ça fait partie des fondamentaux de la droite, vous le savez, il y a la liberté, la liberté notamment en matière économique, la sécurité, l'autorité, ce sont deux des piliers fondamentaux de notre famille politique et je pense que cette question du pouvoir d'achat, toutes les formations politiques ont décidé de s'en emparer tout simplement parce que les Français l'ont dit à leurs représentants politiques et les réponses apportées ne sont pas du tout les mêmes. Nous, nous pensons que la revalorisation elle se fait par le travail et pas par des décisions prises d'en haut au mépris des considérations économiques.
Voilà, ce sont des choix radicalement différents avec des conséquences qui peuvent être extrêmement lourdes pour ce qui est des propositions de la France insoumise. Donc, voilà, nous nous proposons un panel de mesures. Il faut défiscaliser, désocialiser les heures supplémentaires, il faut payer les RTT, il faut rapprocher le brut du net. s'il n'est pas normal qu'il y ait une telle différence entre les deux, tout simplement parce que le poids du social pèse considérablement sur le travail, il faut...
Voilà. Et toutes ces mesures qui sont au cœur de ce pacte législatif que vous avez dévoilé, est-ce que ce n'est pas une manière de monnayer votre soutien ?
Non, non, non, il n'y a absolument pas de marchandage à avoir. Nous, vous savez, une élection législative, une élection en général, c'est un moment où on prend le pouls du pays. Et c'est un moment où les Français parlent et interpellent. Et même, parfois, de façon assez virulente. Que disent-ils ? Ils disent des choses assez simples, au fond. Ils disent, on travaille, mais on n'est pas suffisamment récompensés par rapport à ceux qui ne travaillent pas. Donc, ça interroge la question de l'équité sociale. Ils disent, on n'est pas en sécurité en certains endroits du territoire.
Et la sécurité, c'est fondamental pour qu'un citoyen se sente à l'aise, enfin, se sente bien dans la société qui est la sienne. C'est aussi une des raisons pour lesquelles il y a une vague de protestations dans la ruralité. Parce que c'est un des derniers endroits où il y a une sorte de paix sociale, de tranquillité publique. Et les gens, ils sont très attachés, ne veulent pas le perdre.
On va aller au standard. Bonjour Hélène.
Oui, bonjour.
Et bienvenue.
Merci. Alors, en ce qui me concerne, j'ai une vraie frustration et une vraie interrogation concernant les LR, sans parler du problème Pioti. Comment votre parti n'a pas réussi à faire monter des jeunes cadres, à se renouveler ? Et donc, s'il se renouvelle au niveau des représentants, des personnes actives, nécessairement, il se renouvellera au niveau de son programme, il s'enouvellera au niveau de sa visibilité. Et moi, j'ai été très frustrée pour les élections parce que j'avais l'impression de ne pas vraiment avoir le choix.
Votre parti, moi, j'ai l'impression qu'il stagne, qu'il ne fait pas monter des gens, des nouveautés, et qu'on est toujours avec les mêmes et que donc, vous énumérez beaucoup de choses, mais qu'en fait, rien ne change.
Merci Hélène pour votre question, votre témoignage. Annie Gennevard vous répond. Écoutez,
je ne suis pas très favorable à une approche agiste des questions. D'abord, nous avons de jeunes parlementaires parmi nous. Regardez l'âge des parlementaires, y compris de ceux qui sont arrivés récemment, je pense, à Vincent Jean-Brun. On ne peut pas dire que ce soit un cassique de la politique, d'une part. d'autre part, la politique n'est pas affaire d'inégalité. Alors, il faut à la fois de la jeunesse pour revivifier nos formations politiques, il faut aussi de l'expérience. On voit finalement qu'avec Emmanuel Macron, on a eu un très jeune président qui n'avait jamais exercé de mandats locaux. Est-ce que c'est une garantie absolue de réussite ?
Je crois, je crois, que ça n'a pas été le cas et ça n'est pas automatique. Mais au-delà de l'âge,
sans pouvoir paraphraser, la question, c'était la représentativité du parti, son éloignement, en tout cas, regretté par cette auditrice avec les Français. Alors,
je rejoins votre auditrice sur le fait qu'un parti politique doit en permanence se revivifier, y compris dans ses façons de faire. Et c'est la raison pour laquelle, compte tenu de la situation politique, on a décidé d'approcher les choses de façon radicalement différente. Il y a à la fois les acteurs politiques et il y a aussi les façons de faire. Et je pense qu'il faut des jeunes, il faut des femmes. Je pense que notre parti politique a encore des progrès à faire en matière de représentation féminine. Je le dis depuis longtemps. On a, mais c'est le cas de l'ensemble de la classe politique. Vous savez, une approche encore trop souvent masculine des pratiques politiques.
donc ça, je pense que les femmes doivent être plus nombreuses en politique. Elles ont une autre façon de faire, une autre façon d'aborder les questions. C'est aussi un facteur puissant de renouvellement. Est-ce que vous avez tourné la page de l'épisode Éric Ciotti ou est-ce que ça va laisser des traces ? Des traces, on laissera forcément parce que c'est une déflagration qu'a connue notre formation politique. Mais j'observe aussi que nous avons été très clairs dans notre positionnement. l'ensemble des responsables poétiques de notre famille ont dénoncé cette tentative de hold-up de notre parti.
La décision prise par Éric Ciotti que je regrette profondément avec laquelle j'ai travaillé plusieurs années a été dictée je pense par différentes considérations. Peut-être la peur au vu des résultats des Européennes sur son territoire auquel, comme nous tous, il est très attaché. il a pris cette décision seul au mépris de nos de de de vos usages. Oui, et puis du fonctionnement démocratique d'un parti où les choses se débattent, se décident collectivement. Donc voilà, j'espère dans les jours qui viennent, dans les semaines qui viennent, une clarification. C'est indispensable pour que notre famille politique se remette résolument et clairement au travail.
Merci Annie Gennevard. Vous êtes députée du Doubs, secrétaire générale du Parti Les Républicains, invité du grand entretien de la matinale de France Inter.
Annie Genevard