Conférence de presse - en direct !
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Répartition du ton (temps de parole politique)
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[Musique] [Musique] s'il vous plaît s'il vous plaît je vous propose on va commencer la conférence de presse ouais mais du coup si on va se mettre les intervenants vont se mettre devant la devant la table donc si vous voulez bien reculer si vous plaît ouais on va demander à Sophie sielle veut bien nous rejoindre ouais aussi ou [Musique] ok très bien après ça sera moi et ça sera au déput ok bah merci d'être présent avant cette audition merci Sophie merci messieurs dames les députés euh audition qui nous paraît importante pour nous aujourd'hui tout simplement parce que ça fait maintenant bientôt plus de 89 mois qu'on a pas de réponse de Renault sur Laur stratégie on a négocié euh pendant plus 6 mois avec un repreneur potentiel allemand qui s'en est allé officiellement parce que Renault n'est pas capable ou n'a pas l'envie de se positionner sur les volumes qui l'affecteraient la fondé de Bretagne on est en PER de redressement on les Deline qu'on a c'est le 4 mars avec la finalité des des offres de reprise et avec une décision le le 12 euh par contre le problème il va se il va se répéter si Renault se positionne pas encore sur un potentiel repreneur dans ce mois qui arrive la situation sera la même donc d'où l'importance aujourd'hui de cette audition tout simplement que Monsieur demo dise officiellement enfin ce qu'il va le faire de fond une Bretagne même si nous ne sommes plus nous faisons plus partie du Group Renau c'est comme même lui qui encore la ma mise sur la fonderie et il est grand temps que qu'il qu'il se positionne donc voilà donc on compte sur vous messieurs dames les députés pour bah pour pour bousculer pour qu'il disent enfin la vérité sur sa stratégie qui veut mettre en place pour fa une Bretagne voilà tout [Applaudissements] simplement bonjour à tous donc je me présente je suis Ouvrard Thomas je suis le délégué syndical CGT du groupe Reno donc aujourd'hui on est mobilisé pour affirmer notre solidarité envers nos camarades de la fonderie de Bretagne qui se battent pour l'avenir de leur emploi leur outil de travail et plus largement pour la dignité des travailleurs face aux pratiques destructifes du capitalisme financier la situation que traverse la fonderie de Bretagne n'est pas un cas isolé elle refaite un problème bien plus large les choix stratégiques des grands groupes et plus précisément des donneurs d'ordre comme Renault qui imposent leurs exigences au sous-traitants tout en refusant de leur garantir des conditions viables pour assurer leur pérennité aujourd'hui nous disons non à cette logique mortifère non à ce mépris des sous-traitants et des territoires industriels les grands donneurs d'ordres comme Renault ne peuvent pas se décharger de leur abilité ils doivent cesser de mettre sous pression leurs sous-traitants avec des exigences irréalistes qui étouffe les entreprise local et fragilise l'ensemble de la filière automobile la fondererie de Bretagne ce n'est pas seulement une usine c'est un symbole du savoir-faire et des compétences de notre industrie française des réductions de coût des objectifs de productivité toujours plus inatteignables et une absence totale de vision industrielle à long terme sous la responsabilité de Renault nous conduisent droit dans le mur le combat des salari de la fondererie de Bretagne est aussi le nôtre si les grands groupes comm Renault continuent d'asphixier leurs sous-traitants tout en externalisant leurs activités dans des pays à bas cou et où les conditions de travail sont déléir c'est toute une chaîne industrielle qui est condamnée aujourd'hui c'est la fonderie de Bretagne qui est menacé demain ce sera une autre usine une autre région et peut-être notre propre emploi face à cette situation la CGT Renault réaffirme son soutien total in au camarades de la fondererie de Bretagne et ensemble nous exigeons le maintien de l'activité sur le site de codan pour garantir la viabilité économique de la fonderie des engagements pérennes permettant d'assurer la recherche et le développement de la sécurisation des emplois pour la fonderie et dernièrement une véritable stratégie industrielle basée sur des investissements durables les donneurs d'ordes comme Renault ne peuvent plus agir comme ça s'ils étaient les seuls décideurs la richesse de l'industrie repose sur toute une chaîne les donneurs d'ordre les sous-traitants et surtout les travailleurs il est temps de mettre en terme à terme à cette logique de dépendance économique où la filière automobile est mise en danger par la recherche de profit au plus grand bonheur des principaux actionnaires notre force c'est l'unité notre force c'est la solidarité et c'est ensemble que nous mènerons ce combat avec détermination et conviction la lutte des salariés de la fondererie de Bretagne c'est l'affaire de tous les salariés et doit devenir une cause nationale c'est uni et mobil que nous gagnerons pour nos emplois pour nos familles pour l'avenir de notre industrie ne lâchons rien voilà la solidarité vive la CGT et poursuivons la lutte bonjour à toutes et à tous Stéphane fégeot suis secrétaire général adjoint de la Fédération des travilleurs de la métallurgie quelques mots aujourd'hui à la Fédération on a connaissance de plus de 15000 d'emplois menacés dans dans l'ensemble des filières de la métallurgie et l'ensemble des filières de la métallurgie c'est pas uniquement la filière automobile c'est aussi la sidurgie le spatial dans l'électronique ou encore dans dans l'énergie euh la question qu'on peut se poser aujourd'hui c'est pourquoi est-ce qu'on en est arrivé là à cette situation et on voit notamment des donneurs d'ordre comme Renault qui ont d'abord eu une stratégie d'externaliser des activités qui avant étai intégré chez Renault et par la suite la l'étape qu'on a vu ensuite c'est la délocalisation et c'est à ça qu'on est confronté aujourd'hui pourquoi C cette situation parce que les donneurs d'ord n'ont qu'un seul objectif c'est garantir leur marge et la rentabilité pour rémunérer les actionnaires c'est la seule ligne qui les a conduit à aller dans cette direction là et ça on voit le le résultat qui qui qui en découle c'est des suppressions d'emploi c'est des fmitures d'usine et une usine qui ferme c'est pas comme c'est pas comme quand on fait de l'agriculture ça repousse pas derrière et donc l'enjeu c'est vraiment de de vouloir maintenir ses emplois et au-delà de ses emplois c'est également tous ces savoir-fa ces savoirs et savoir-fa qui sont vraiment primordiaux pour pour notre pays pour répondre au besoins qui existe donc face à cette situation et quand on va voir souvent les ministères avec les camarades qui sont en lutte la seule réponse qu'on a c'est qu'on peut rien faire et ben ça c'est pas c'est plus possible ça c'est plus possible et donc on a besoin justement de passer par la loi pour contraindre ces donneurs d'ordre non seulement de de rendre des comptes mais aussi de dire ce qu'ils ont fait avec tout l'argent public qui a été déversé depuis des années et des des années donc c'est ça qu'on a besoin et c'est pour ça qu'on porte le projet de loi de GMS GMS qui pour justement légiférer cette relation donne d'or sous-traitant il n'est il est inacceptable qu'un donneur d'ordre puisse dire du jour au lendemain votre entreprise est fermée parce qu'on l'a décidé pour délocaliser ailleurs ça c'est la situation que vivent beaucoup de camarades à l'heure actuelle alors la fonderie de Bretagne elle est en lutte depuis depuis maintenant nombreuses semaines je dirais même de nombreuses années et les camarades lèvent la tête sont en lutte et je pense que c'est aussi une forme une forme de détermination et de montrer aux autres camarades qu'il est possible de de lever la tête et d'aller contre ces donneurs d'ordre et c'est de ça qu'on a besoin justement de de montrer la réalité qui se passe dans ce pays et aussi d'être force de proposition notamment sur le projet de loi GMS la conditionnalité des aid publi et ça ça passe par des droits nouveaux par les salariés et c'est ça qu'on est en train de porter donc aujourd'hui cette cette audition elle est importante aussi pour l'ensemble des salariés de la filière automobile qui qui sont aussi en train de vivre des difficultés donc d'autres choix sont possibles donc c'est pour ça aussi qu'on est là aujourd'hui voilà merci à tous bonjour à toutes et tous alors je tiens d'abord à saluer la présence ici des camarades des fondris de Bretagne monté en nombre à Paris je sais que c'est pas voilà de guêé de cœur qu'on vient à la capitale mais bon c'était important d'être là présent dans la lutte depuis des mois je tiens à saluer la présence des camarades de Renault qui contre vs et Maré dénonce l'attitude scandaleuse de leur entreprise face aux sous-traitants nous sommes ici car dans quelques minutes le patron de Renault Lucas Dimeo va être entendu par les députés de la commission des affaires économiques et nous avons beaucoup de choses à lui dire à Monsieur Dimeo d'abord nous avons à lui dire que nous savons qu'il n'a pas à se plaindre puisque monsieur Dimeo touche un salaire de 5,5 million d'euros en 2023 salaire qui a augmenté de 30 % en 202 3 je crois que les salariés de Renault évidemment de la sous-traitance aimeraient bien avoir la même situation ensuite la deuxième chose que nous avons à lui dire c'est que Renault aujourd'hui c'est un triste symbole Renault c'est d'abord le symbole de l'indesscence et de l'irresponsabilité des grands groupes français oui la stratégie des grandes entreprises françaises est un problème aujourd'hui pour notre pays et pour notre industrie la France est le pays qui qui a les entreprises les plus industrialisées de pardon les plus internationalisées des pays industrialisés et ces entreprises ne jouent plus le jeu de l'emploi en France et passe leur temps à délocaliser ces entreprises pleurnichent aujourd'hui dès que on parle de les taxer un tout petit peu plus et se roule par terre pour éviter d'avoir des impôts supplémentaires en toute indessence mais ces entreprises oublient de rappeler qu'en 2024 elles ont encore une fois enregistré des profits cor et que ça fait 15 ans que ça dure qu'en 2024 elles ont encore distribué un montant record de dividendes encore plus important que celui de 2023 et elles oublient de dire quels sont les principales responsables des plans de licenciement qui se multiplient aujourd'hui la CGT en a recensé 300 plans de licenciement pour plus de 200000 emplois concernés aujourd'hui et bien la moitié de ces licenciements sont directement le fait de grandes entreprises françaises et ça Renault en est vol parce que Renault c'est en 1980 1,7 million de véhicules produits en France aujourd'hui 500000 et qu'on ne nous explique pas que le problème c'est les normes environnementales parce que ça c'est avant les normes environnementales le problème c'est la stratégie de délocalisation du groupe Reno dont les fonderies de Bretagne sont le triste exemple les fondererie de Bretagne c'est l'histoire des salariés qui ont déplacé des montagnes depuis des mois et même effectivement des années les fonderies de Bretagne c'est les salariés qui par leur lutte réussissent à retrouver un repreneur sérieux qui s'engag sur des volumes les fonderies c'est l'histoire des salariés qui réussissent à organiser la diversification de leur entreprise en transformant l'outil de production et en allant chercher des nouveaux marchés par exemple les camarades de John Deere qui ont réussi à ce que John Deere vienne se tourner vers l'effonderie de Bretagne et je pourrais multiplier les exemples l' fonderies c'est l'histoire des salariés qui ont réussi à mettre autour de la les collectivités territoriales qui sont engagé très fortement autour d'eux et l'État qui a aussi mis au pot les fonderie c'est aussi des salariés qui s'engagent pour transformer leur entreprise de l'intérieur avec un travail exemplaire d'un point de vue environnemental pour limiter les gaz à effet de serre et donc pourquoi est-ce que dans ce contexte là on se retrouve avec 350 licenciements en vue pourquoi et bien tout simplement parce que Renault refuse de s'engager sur des volumes jusqu'en 2028 et qu'il préfère envo sa production en Turquie au Portugal ou en Espagne pour maximiser ses profits voilà la situation voilà le scandale le deuxième triste symbole aujourd'hui c'est que Renault est aussi le symbole de la démission de l'État face au grands groupes et face aux puissances de l'argent renult c'est un grand groupe français qui bénéficie chaque année de 238 millions d'euros d' publi ce sans compter les prêts garantis par l'État qui ont atteint il me semble 4 milliards d'euros ce sans compter les primes à laacasse et cetera et toutes les aides mises en place par les pouvoirs publics pour le secteur de l'automobile Renault c'est un grand groupe français dans lequel l'État est actionnaire à hauteur de 15 % grand groupe dans lequel l'État vote d'ailleurs pour l'augmentation de la rémunération du PDG qui a été soutenu par les représentants de l'État au conseil d'administration Renault c'est un grand groupe qui a besoin de l'État français à Bruxelles puisque actuellement la diplomatie française s'active à Bruxelles pour obtenir une révision des normes antipollution pour le plus grand bonheur de céentis et de Renault qui n'ont rien anticipé et qui n'ont pas travaillé la transformation de l'outil productif et puis Renault et bien c'est aussi vous et nous puisqu'il faut le rappeler à Lucas d'IMO qui sont les premiers clients de Renault c'est vous et nous le premier vendeur de véhicules automobiles en France c'est toujours Renault sauf que Renault ne produit plus ses véhicules en France et ne joue plus le jeu du made in France il va falloir qu'il prennent ses responsabilités alors ça fait 9 mois que la CGT alerte sur cette situation dans le désert il y a maintenant urgence il y a maintenant urgence parce que entre la Chine et les États-Unis qui sont en train de se mener une guerre commerciale sans merci la France et l'Europe peut être rayé de la carte si on continue comme ça il y a urgence et la CGT exige un moratoire sur les licenciements je tiens d'ailleurs à me féliciter qu'un certain nombre de députés ici présent et décidé de déposer la proposition de loi de la CGT pour un moratoire sur les licenciements qui va être soumise au vote le 20 février prochain à l'Assemblée nationale donc on donne rendez-vous aux députés le 20 février prochain pour adopter cette proposition de loi il y a urgence et il faut que l'État soit maintenant clairement au côté des salariés qui sont les seuls à se battre pour la défense de l' emploi nous publions aujourd'hui avec les camarades de vancorex avec les camarades d'arcemain une lettre ouverte qui rassemble tous les élus locaux tous les députés les organisations syndicales pour exiger la nationalisation temporaire de vancorex pour sauver 5000 emplois pour éviter d'avoir à dépolluer un site ce qui coûterait plus d'un milliard d'euros et pour garantir notre souveraineté nationale ça fait 6 mois qu'on le demande ça fait 6 mois que les pouvoirs public font l'autruche il faut agir il y a urgence et nous demandons comme Stéphane l'a dit à ce que la loi des GMES soit adoptée pour responsabiliser les donneurs d'ordre vis-à-vis des sous-traitants il y a urgence et il faut conditionner les aides public les 200 milliards d'aides publiques qui sont donné chaque année sans conditions ni contrepartie aux entreprises en commençant par nous donner à nous organisation syndicale un avis conforme sur ces aides publiques pour pouvoir les suspendre quand il y a abus comme manifestement à Renault il y a urgence et pour défendre les entreprises la première chose à faire c'est pas de baisser les normes fiscales et environnementales c'est d'agir sur les prix de l'énergie pour pour sortir l'énergie de la spéculation alors moi je voulais finir par vous dire les camarades je sais que c'est dur la lutte est dure ça pèse mais vous n'êtes pas seul vous n'êtes pas seul parce que aujourd'hui c'est les salariés de la propreté qui sont en grève pour défendre leur salaire les salariés de la propretés on les connaît on les voit dans nos bureaux le soir le matin dans nos usines c'est parmi les plus mal payés ils sont en grève aujourd'hui vous n'êtes pas seul parce qu'aujourd'hui les camarades de Michelin sont encore mobilisés à cler Montferrand pour dénoncer les licenciements vous n'êtes pas seul parce qu'aujourd'hui c'est les camarades du Crédit Commercial de France les salariés du Crédit Commercial de France qui se mobilisent pour dénoncer les 1400 licenciement dont ils sont l'objet vous n'êtes pas seul parce que demain on sera nombreuse et nombreux avant cororex avec les camarades d'arquema parce que demain vous serez certains ici seront à Bruxelles avec nos camarades belges nos camarades allemands nos camarad italiens pour dénoncer la situation européenne et dire à la Commission européenne que l'urgence c'est pas baisser les normes fiscales sociales et environnementales et de faire la fuite en avant face à Trump l'urgence c'est de protéger notre industrie face à la Chine et face aux États-Unis avec des barrières douanières qui protègent notre industrie alors pour finir je voulais vous dire que aujourd'hui l'enjeu de votre lutte il va beaucoup plus loin que la situation des 350 salariés d'effonderie de Bretagne même si déjà ça c'est hyper important parce que c'est tout le territoire qui est en jeu l'enjeu de votre lutte maintenant c'est un enjeu national votre lutte elle est suivi par tous les salariés françaises tous les salariés de France pour qui l'issue de la lutte ça sera aussi un symbole à l'image de la lutte des ver baudetis il y a 1 an que toute la CGT a permis de mener à la victoire et bien ce que je suis venu ici vous dire c'est que vous avez l'engagement de toute la CGT de se battre à vos côtés jusqu'à la victoire [Applaudissements] bien bonjour à toutes et tous donc auet trouvé je suis présidente de la commission des affaires économiques et comme vous le savez nous allons auditionner le PDG de Renault monsieur Lucas diimo maintenant dans une demi-heure donc je vais faire rapide d'ailleurs ce que je dois je dois y aller dans quelques minutes euh simplement d'abord saluer toutes les travailleuses et les travailleurs qui sont venus je crois de codan mais aussi si j'ai bien compris de Cléon de du Man et et de bien d'autres sites de Renault bravo en particulier parce que je suis allé les rencontrer au aux travailleurs des fonderies de Bretagne je sais à quel point ils sont mobiliser à quel point ils se battent pour leur outil de production tout simplement et lors de la visite moi j'ai fini sur une conclusion je me suis dit mais il y a vraiment rien rien qui justifie la fermeture de ce site c'est le top de la décarbonation avec des équipements ultra modne il y a un repreneur private asset euh qui permet voilà des projections solides euh il y a aussi une diversification planifiée des débouchés bref rien ne le justifie si ce n'est une seule chose c'est la rentabilité vous l'avez dit à court terme euh financière c'est les dividendes au max des actionnaires de Renault et euh évidemment tu l'as dit aussi ben en fait il y a là euh pas pas seulement un symbole mais un cas d'école et un enjeu national parce que si cette fonderie ferme alors on peut se dire que toutes les fonderie de de France pourrait fermer quoi si celle-ci ferme et en fait on n même plus dans la destruction cré cont comme comme retombée nationale ben c'est toute la filière automobile qui est ah voilà et le micro aussi ça ne marche allô voilà merci allô ça marche voilà ça veut dire tout simplement qu'on laissera la filière automobile être mangé par par la voracité des des profits financiers donc c'est en tout cas on va auditionner vous le savez monsieur desméo maintenant d'ici une demi heure et c'est j'imagine le message qui sera porté par bon nombre de mes collègues députés je tiens aussi à saluer je veux dire le combat d'un certain nombre de députés je bien c'est bon d'un grand nombre d'élus locaux et je me permets tout particulièrement de saluer le combat des des élus de Bretagne je vois Damien Girard pierive Cadalen qui sont là mais aussi Jean-Michel Jacques voilà qui est aussi le député de la circonscription qui est le président de la commission des finances vous voyez aussi que sur beaucoup de enfin on fait partie de beaucoup de groupes parlementaires et de différentes parties de l'hémicycle voilà et et bon j'espère bien que que toute cette lutte elle va payer je finirai juste en disant qu'il y a aucune fatalité tout ceci n'est que le produit de choix de Renault et aussi des gouvernements successifs faut se rappeler que tous ces gouvernements successifs ont sont en train d'abandonner l'industrie automobile il y a presque plus de protection au frontières commerciales il y a pas de conditions sur les soutiens publics il y a des soutiens publics par ailleurs au au ménages qui sont mal ciblé qui sont régulièrement mis en cause comme c'est d'ailleurs le cas dans le budget Barou hein à nouveau absence totale de planification impuissance volontaire des gouvernements face au licenciement des donneurs d'ordre qui n'ont aucune espèce de d'obligation vis-à-vis de leurs sous-traitants BEF on peut faire autrement on peut protéger on peut relocaliser on peut planifier les soutiens et la production tout ceci donc je l'ai dit est possible une autre économie est possible nécessaire il en va des emplois et de la planète et je passe maintenant la parole et ben un des députés locaux extrêmement engagés voilà à Damien Girard bonjour à toutes et à tous je suis Damien Gérard je suis député du morbillan l'histoire de ma mobilisation avec la fonderie de Bretagne qui est situé à 500 m de ma circonscription débute en 2020 quand Renault menaçait déjà de fermer l'usine on s'est mobilisé à nouveau en 2022 lors de la vente à Kalista puis en 2024 avec le projet de reprise de Privet assets nous ne sommes nous le sommes encore plus que jamais c'est un combat éprouvant pour tout pour tout le monde pour plus de 300 salariés pour les familles pour tout le territoire du mbillant mais c'est un combat nécessaire c'est un combat nécessaire parce que la fonderie de Bretagne est un outil de souveraineté industrielle française qui dépend qui représente un atout majeur pour notre territoire parce qu'il est urgent de relocaliser certaines productions essentielles en France et que la diversification du site est en cours ça a été rappelé avec des nouveaux clients dans le secteur de l'énergie du ferroviaire de la défense à l'inverse Renault préfère délocaliser la réduction des commandes de Renault qui a faire renoncer privetasset repreneur potentiel de l'usine n'est pas une le résultat d'une baisse du marché les pièces sont compatibles aux véhicules électriques et sont utilisé à 50 % pour des utilitaires dont le marché est stable c'est bien le résultat du choix de Renault de délocaliser la production que veut pe encore dire made in France quand les volumes de production sont délocalisés en Espagne ou en Maroc c'est un combat nécessaire parce que la fonderie de Bretagne a un rôle à jouer dans la transition écologique du secteur automobile les pièces produites sont utiles pour la construction de véhicules électriquees l'usine a amélioré de 30 % son efficacité énergétique en 5 ans et un plan ambitieux est déployé pour faire passer les énergies renouvelables à 20 % du mix énerg éque utilisé par fonder de Bretagne avec notamment un projet de parc photovoltaïque permettant l'autoconsommation on ne va pas arrêter de produire des utilitaires les artisans les commerçants en auront toujours besoin par contre on peut choisir de le faire en France et c'est bien moins impactant que de le faire en Asie enfin c'est un combat nécessaire parce que depuis la création de fondererie de Bretagne par Renault plusieurs générations de fondeurs se sont form mais ont acquis des compétences précieuses pour le morbillant pour la France et pour l'Europe il y a plus de 300 salariés aujourd'hui il faudra encore créer 100 postes et former 100 nouveaux salariés d'ici 2028 si on permet à fondri de Bretagne de perdurer c'est une perspective joyeuse pour le territoire que fait-on de ces emplois si la fonderie ferme que fait-on des compétences àquis par plusieurs générations de fondeurs depuis 60 ans que dit-on aux familles qui dépendent de la fonderie ce sont les question que je poserai à Lucas Dimo tout à l'heure bonjour à vous bonjour ça fait 40 ans que ça dure cette histoire ça fait 40 ans que ça dure pour Renault ça fait 40 ans que ça dure pour l'automobile ça fait 40 ans que ça dure pour l'industrie en général et au fond c'est presque toutes les semaines que je vois un plan social qui risque de laisser derrière une friche c'est est-ce qu'on continue à laisser faire ça ou bien est-ce que au niveau français au niveau européen on dit non et on instore comme tu l'as dit Sophie des taxes aux frontières des barrières douinières des quotas d'importation face à des États-Unis qui se protègent et face à une Chine qui elle pratique le dumping maintenant la fonderie de Bretagne je l'ai visité ce qu'on y voit ce sont des machines neuves 150 millions d'euros d'investissement un carnet de commande qui sera plein demain et des salariés qui ont fait des efforts pour queil ait 20 % de réduction de consommation de gaz et d'électricité donc c'est un outil qui peut marcher si on le laisse marcher s'il y a pas un choix qui est fait pour quelques euros voire que quelques centimes d'euros par Renault qui déjà s'est débarrassé il y a quelques années de la fonderie la sortie du groupe et maintenant veut s'en débarrasser une deuxième fois en disant bon on vous coupe les commandes il y a Renault il y a il y a dit Mo on va l'interroger en commission mais au-dessus il y a l'état il y a l'état il y a l'état qui fait le choix de l'impuissance il y a l'état qui pendant la crise covid a tout à fait été capable de dire aux citoyens vous sortez plus de chez vous ou alors vous devez remplir une feuille et voilà les commerces vous avez le droit d'aller ceux vous avez plus le droit d'aller l'État qui a se montré un fauve avec les citoyens et l'État qui tous les jours se montre une carpette devant les multinational et là l'état doublement fait le choix de l'impuissance parce que il y a l'état qui pourrait peser sur Renault mais il y a l'état qui est actionnaire directement de Renault et qui fait choix de l'impuissance pour terminer donc il s'agit de d'interpeller Dimeo mais au-dessus d'interpellerer ferci comme on l'a fait d'interpeller beou d'interpellerer Macron parce que il y a une chaîne de qui fait le choix de la puissance qui fait le choix de laisser faire pour des petits euros et de laisser 300 emplois derrière moi j'ai interrogé euh la fièvre alors je sais plus ce que ça veut dire les quatre lettres mais c'est les patrons de la sous-traitance automobile équip c'est les équipes mentiers et j'ai discuté avec eux et il m'ont dit voilà nous on est quand même très surpris parce qu'on a deux constructeurs automobiles supposément nationaux Renault stellantis et ils arrêtent pas de délocaliser ils envoient tout ça hors de l'Union Européenne mais à l'autre bout du monde et on a finalement le producteur d'automobile le plus patriote en France s'appelle Toyota mais c'est quand même un gros souci quand dans notre pays on a a Renault et stéantis qui sont soutenus à fond par l'État qui actionnaire qui file du pognon quand il y a la crise et que derrière on apprend que le constructeur automobile qui respecte le plus ses sous-traitants c'est pas Renault c'est pas stolantis c'est Toyota voilà les questions qu'on va poser à Dimeo mais qui s'agit de bouleverser dans le pays pour que on ferme cette parenthèse qui s'est ouvert il y a 40 ans et que on passe à une autre histoire alors je voulais juste rajouter un un petit aspect parce que le président de la Région Bretagne a parlé de cynisme et de trahison effectivement il y a une trahison de la part de Renault Renault s'était engagé auprès des élus pour aider la fonderie à faire son changement on a parlé des investissements qui ont pu être fait dans ces investissement il y a évidemment des fonds de la région et des fonds d'État et on voit aujourd'hui Renault qui lâche tout monde j'allais dire en race campagne les élus comme les travailleurs et qui nous dit finalement bah non voilà l'outil on le laisse tomber et puis ben vous vous démerdez bien je pense que c'est totalement contraire à tout simplement à ce que l'on doit être quand on est aussi une entreprise une entreprise c'est pas seulement pour faire des bénéfices il y a aussi un aspect social et je crains que Reno est tout oublié et j'en suis évidemment très mécontent juste un petit mot de de soutien les merci beaucoup au fondeur de de Bretagne d'Adel d'ê monté moi je veux dire que tout tout a été dit là sur la responsabilité de Renault sur le fait que le politique doit mettre une pression très forte sur Renault et je veux dire ce qui nous donne de la force aussi en tant que parlementaire c'est la force que vous avez eu à de nombreuses reprises vous à codant car votre combat votre combattivité elle a sauvé la boîte à plusieurs reprises et donc c'est à partir de là que aussi la lutte que nous sommes en train de mener maintenant elle compte ça a été dit par Sophie Aurélie et les autres elle compte parce que elle peut être un exemple pour tout le monde mais aussi parce c'est un point d'appui formidable que que se dire que déjà vous l'avez emporté par le passé et donc que là il est possible de gagner donc nous nous allons tâcher là dans les heures qui viennent et on va continuer ensuite dans les jours et les semaines avenir attachz de nous porter à la hauteur de votre compatibilité de votre lutte qui nous honore et merci à vous d'être là Mélanie tomin député du Finistère un seul mot pour ma part je ferai parti de des députés qui prendront la parole tout à l'heure au nom d'un certain nombre de groupes parlementaires pour défendre la cause de la fonderie de Bretagne je voulais juste vous rappeler un slogan qu'on chante pas mal par chez moi du côté de château lincaret dans tout le centre Bretagne mais qui je l'imagine est partagé aujourd'hui par les salariés de la fonderie de Bretagne nous disons tout simplement aujourd'hui que nous voulons vivre et travailler au pays dans nos communes dans nos petites communes du monde rural breton dans nos communes moyennes nous voulons vivre et travailler au pays et c'est ce que nous rappellerons à Monsieur Dimeo [Applaudissements] voilà je je vous remercie toutes et toutes et tous il y a une partie une partie des salariés qui va assister dans le dans le bâtiment à l'audition et l'audition sera diffusée ici aussi en direct pour que l'ensemble des des salariés puivre suivre cette audition donc merci pour la présence de de la presse et donc une partie camarade va rester ici une autre partie va aller suivre l'audition à l'Assemblée voilà merci à vous [Applaudissements]
François Ruffin