Présidence du Conseil de l'UE: la conférence de presse d'Emmanuel Macron en intégralité
Emmanuel Macron Au micro : Julien Lécuyer, Virginie Malingre, François-Xavier Bourmaud, Jean QuatremerSource d'origineTranscription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 75 %Attaque 11 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 25:00OuverteRéponse directe
Les investissements que vous souhaitez intégrer au cadre budgétaire européen signifient-ils l'abandon des 3% ou une modification de ces règles avec des exceptions ?
- 26:00OuverteRéponse directe
Vous allez rencontrer Viktor Orbán à Budapest le 13 décembre. Quel deal attendez-vous de cette rencontre pour faire avancer vos projets européens ?
- 0:15RelanceRéponse directe
Sur les investissements européens et les 3% de Maastricht
- 0:45OuverteRéponse directe
Rencontre avec Viktor Orbán : quel deal ?
- 3:00OuverteRéponse partielle
Sur la Pologne et les fonds européens bloqués
- 4:30OuverteRéponse directe
Sur la présidence française et la campagne présidentielle
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:00Emmanuel MacronFait
« nous devons passer d'une europe de coopération à l'intérieur de nos frontières à une europe puissante dans le monde pleinement souveraine libre de ses choix »
- 0:30Emmanuel MacronFait
« nous avons commencé cette transformation nous l'avons commencé grâce au travail franco allemand puis européen il y a quatre ans quand on disait quant à la sorbonne je disais notre europe doit changer ses règles budgétaires »
- 1:00Emmanuel MacronChiffre
« nous avons construit un accord européen en juillet 2020 d'ores et déjà nous avons ces 750 milliards d'investissements en dur »
- 3:30Emmanuel MacronFait
« il ya eu suite aux différents échanges en particulier de la chancelière de moi-même et de la présidente de la commission européenne du président michel une avancée avec un engagement pris par la pologne donc de démanteler ces chambres disciplinaires »
- 5:30Emmanuel MacronChiffre
« nous avons enrayé une baisse de notre industrie qui datent et imaginer le de 12 années douze années nous avons vécu deux années de baisse de l'emploi de l'investissement industriel »
- 7:30Emmanuel MacronChiffre
« nous avons dépassé les 2 milliards de doses produites l'espace qui en a le plus exporté est donné c'est quand même beau l'euro »
- 9:30Emmanuel MacronFait
« nous avons besoin d'avoir un réengagement britannique parce que pourquoi ces femmes et ces hommes sont là dans ces conditions terribles parce qu'ils ne veulent pas l'asile en france »
- 12:00Emmanuel MacronFait
« nous avons organisé les choses pour que d'abord évidemment la réserve soit respectée conformément aux lois en vigueur »
- 16:00Emmanuel MacronFait
« je défends et défendrai toujours avec la plus grande force le droit des femmes et en particulier le droit des femmes à disposer librement de leur corps »
- 18:00Emmanuel MacronFait
« schengen est un espace qui s'est fragmentée à cause de la menace terroriste à cause de la tension migratoires à cause de la panique sanitaires »
- 20:00Emmanuel MacronFait
« la france n'a jamais été sur ce sujet parmi celles et ceux qui ont procédé à des mesures unilatérales de fermeture »
- 22:00Emmanuel MacronFait
« la grande bretagne est une grande nation elle aussi voisines et amies »
- 24:00Emmanuel MacronChiffre
« nous avons dépassé les 2 milliards de doses produites l'espace qui en a le plus exporté est donné »
- 26:00Emmanuel MacronFait
« nous avons préservé ce faisant une situation qui aurait pu dégénérer nous avons obtenu des résultats ici même en décembre 2019 »
- 28:00Emmanuel MacronFait
« la france serait moins belle sans la nouvelle calédonie »
- 0:10Emmanuel MacronFait
« la France serait moins belle sans la Nouvelle-Calédonie »
- 0:45Emmanuel MacronFait
« le 12 décembre se tiendra le troisième référendum »
- 2:30Emmanuel MacronFait
« on a demandé un effort pour essayer de tenir notre stratégie repose sur la vaccination la vaccination la vaccination »
- 3:00Emmanuel MacronChiffre
« nous sommes entre 600 et 700 milles vaccination deux jours »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
heureux de vous retrouver pour cette conférence de presse dédiée à la présidence française conseil européen commencera au 1er janvier prochain et qui est un moment historique en ce qu'il est rare à lui seul puisque dans l'europe à 27 la france n'exerce en effet cette présidence qu'une fois tous les 13 ans tous les 13 ans elle a cette responsabilité de porter des ambitions pour l'europe tout en nous inscrivant pleinement dans le collectif européen et c'est tout à la fois un rôle qui consiste à pousser évidemment nos priorités nos ambitions nos propres agendas mais également à être les dépositaires une forme d'harmonie est donc d'accord européen qui doivent émerger durant ces six mois et donc à partir du 1er janvier 2022 nous aurons à vivre ce temps dans un moment particulier je veux qualifier ici avant que nous entrions dans le le fond de cette présidence celui d'abord d'une crise sanitaire qui se poursuit qui nous a durement frappé près de deux ans celui évidemment du bouleversement climatique la révolution numérique d'inégalités mondiale croissante danger migratoire exacerbée par les manipulations de certains état de tentatives de déstabilisation de nos démocraties et de montée de tension jusque dans notre voisinage le plus direct et donc face à toutes ces crises qui percute l'europe nombreux sont ceux qui voudraient ne s'en remettre aux seules nations ces nations sont notre force notre fierté mais l'unité européenne et leur complément indispensable et ce moment exige de nous à cet égard plus d'efficacité plus d'affirmations plus d'autonomie plus d'indépendance et il dit je crois avant toute chose le besoin de nous unir nous européens c'est ce que nous avons cherché à traduire la fois dans le le contenu même de ce que cette présidence portera mais également à travers l'emblème et les quelques éléments symboliques qui vont caractériser cette présidence et je vais peut-être tout de suite avant de rentrer sur le fond de notre programme demandé au secrétaire d'état aux affaires européennes qui auprès du ministre de l'europe et des affaires européennes a conduit ces travaux de nous présenter tout à la fois cet emblème mais également la nouvelle pièce et je salue ici la présence d'une autre graveur et la monnaie ici présentes qui au travers de son directeur général monsieur schwartz ont travaillé sur ce sujet depuis de longs mois et également nous présenter la carte de ces travaux à travers notre pays dans la république nous allons vivre en effet un moment très important pour notre pays je crois au puc l'union européenne ce sont bien sûr des chantiers politiques tes priorités législatives en inde ambitieux que vous allez présenter dans quelques instants aux français mais ce sont aussi eux des symboles une identité des messages que nous portons à travers un certain nombre d'exemples très concrets et je vous propose de découvrir sans plus attendre l'emblème que nous avons retenu pour la présidence française du conseil de l'union européenne [Musique] cet emblème que nous avons choisi un peu pour six mois représente initiale de l'uni euros habillés des couleurs de la france des étoiles ou européenne nous avons eu ni une flèche porte un message d'ambition voir venir qui consiste à aller de l'avant face aux tentations du repli ou parfois du renoncement ce modèle de l'europe nous le défendons sous votre autorité monsieur le train de la république depuis quatre ans pour une europe plus souveraine plus unie plus démocratique nous avons essayé de le résumer de résumer les priorités que vous allez présenter aussi dans une devise que je vous propose immédiatement deux voire trois mots qui incarne cette ambition européenne la relance la puissance et l'appartenance la relance parce que nous sommes encore dans un moment de crise et nous construisons au niveau européen une réponse économique le réarmement économique de l'europe est encore plus que jamais nécessaire nous espérons le faire avancer la puissance parce qu'elle est la condition du modèle européen que nous devons préserver et promouvoir dans le monde et puis l'appartenance car aucun projet politique ne saurait durer sans un sentiment collectif de participer à une aventure importante ce sont des valeurs partager une culture que nous avons en commun une histoire qui nous relie l épais pour l'avenir nous avons aussi souhaité vous avez saluer monsieur prendre la république le directeur général de la monnaie de paris et le graveur général que je salue à montebourg nous avons souhaité un objet très simple si je peux le dire ainsi aux sonnant et trébuchant pour incarner cette présidence je vous propose de découvrir une nouvelle pièce de deux euros je crois que normalement chacun la normale en chacun en a un exemple est frappé monsieur le directeur général cette pièce de deux euros est important d'abord parce que c'est la première fois depuis l'entrée en fonction dans les portefeuilles des français des européens des pièces en euros que en france nous changeons le dessin de cette pièce bien sûr cela consiste à marquer l'anniversaire de la monnaie unique 2022 seront aussi les 20 ans de l'euro les français comme les européens ils sont attachés ils sont très attachés même plus que jamais ils soutiennent la monnaie unique en font un élément de stabilité de protection d'attractivité de nos économies qui nous a protégés aussi pour la crise sur ce symbole qui a été dessiné par joachim gimenez le graveur général de la molette paris je crois que nous voyons une continuité avec les pièces que nous avons mais aussi une modernisation écologique notamment les devises la devise de la république qui se retrouve le chêne et l'olivier la force et la sagesse racing au ciel c'est un symbole qui ne sera pas simplement commémoratif ce sera une vraie pièce qui dès le 1er janvier 2022 sera en circulation qui est frappée à pessac au coeur de la gironde comme les premiers rôles ont été depuis 24 ans et qui sera utilisable par chacun d'entre nous comme un signe de cette europe que nous avons auprès de nous dans notre quotidien et puis cette europe monsieur le président vous avez voulu qu'elle soit incarnée qu'elle souhaite aussi enracinée dans toute la france dans les territoires de l'hexagone et des outre-mer et nous aurons cependant cette présidence française ce semestre de présidence française dans toutes les régions de france nous voyons ici plus de vingt réunions ministérielles qui seront accueillis dans tous les domaines dans toutes les régions l'occasion de montrer cette europe au plus près de valoriser aussi notre patrimoine notre culture sur tous les thèmes au cours des semaines qui viennent vous préciserez aussi je crois monsieur le président un certain nombre d'événements que vous présiderez à votre niveau une europe des symboles de l'identité de la proximité c'est ce que nous avons cherché un carnet à travers ces éléments je veux saluer à cette occasion monsieur le présente toutes les équipes qui partout au sein de l'état ont déjà fait un travail exceptionnel pour préparer ce moment qui est une responsabilité et un honneur important pour notre pays je vous remercie merci beaucoup merci pour pour cela à nouveau merci à la monnaie de paris à l'ensemble des équipes qui ont oeuvré pendant des mois et je vais avant tout remercier vraiment le ministre de l'europe des affaires étrangères il secrétaire d'état ainsi que l'ensemble des équipes de diplomates qui ont oeuvré à leur côté pour préparer cette présidence le secrétariat général secrétaire général qui depuis plusieurs mois non préparés évidemment l'ensemble des diplomates au quai d'orsay notre présentation permanente à bruxelles et ses équipes le secrétariat général aux affaires européennes auprès du premier ministre car cette tâche vous le voyez vous l'avez vu un instant occupe aussi beaucoup de politiques publiques françaises est évidemment les différentes équipes diplomatiques aussi à matignon et à l'elysée et l'ensemble des ministres je remercie les ministres ici présents aujourd'hui mais c'est un travail profondément interministériel qui a occupé le gouvernement pendant plusieurs mois et qui est aussi le fruit d'un travail intense du gouvernement depuis plusieurs mois pour préparer cette présidence alors s'il fallait résumer en une phrase l'objectif de cette présidence qui s'étendra du 1er janvier au 30 juin je dirais que nous devons passer d'une europe de coopération à l'intérieur de nos frontières à une europe puissante dans le monde pleinement souveraine libre de ses choix et maître de son destin et c'est ça l'objectif que nous devons poursuivre pour la première fois en effet depuis près d'un demi-siècle des questions existentielles nous sont posées sur le plan climatique sur le plan technologique sur le plan géopolitique qui impose et c'est ce que nous préparons déjà vous savez depuis plusieurs années de profondément transformé notre organisation de nous doter d'une ambition nouvelle j'avais eu l'occasion de présenter cet agenda dès l'automne 2010 est à la sorbonne et nous avons déjà parachever beaucoup des objectifs qui avaient été alors annoncée mais ce travail aujourd'hui est rendu encore plus indispensable par le contexte que j'évoquais à l'instant alors ses priorités et la construction au fond de cette souveraineté européenne est ce modèle européen nous avons travaillé toutes ces dernières semaines avec les différents états membres avec le président du conseil avec lequel j'étais il y à quelques instants la présidente de la commission avec lesquels j'ai changé lundi évidemment le président du parlement européen qui était avec le premier ministre misa faire étrangères il ya quelques instants comme avec les groupes parlementaires et j'étais alors côté le 2 décembre dernier à strasbourg pour un longue échanges pour préparer cette présidence j'exposerai l'ensemble de ses priorités devant le parlement européen le 19 janvier à strasbourg au fond le mois de janvier sera marquée par une série d' échanges avec le président du conseil avec la commission et l'ensemble du collège des commissaires européens en france donc début janvier puis un échange comme il se doit avec le parlement européen le 19 janvier à strasbourg le premier axe de cette présidence c'est cette europe plus souveraine l'europe souveraine c'est d'abord c'est pour moi le premier aspect une europe capable de maîtriser ses frontières ces dernières semaines nous l'ont encore montré à travers la crise que nous avons vécue à la frontière orientera orientale de l'europe dès la fin de l'été à la frontière lituanienne et layton puis à la frontière polonaise protéger nos frontières est une condition indispensable à la fois pour assurer la sécurité des européens pour relever le défi migratoire et éviter les drames que nous avons vécu les situations de fortes tensions que nous avons vécu les guerres hybride auxquels nous sommes aujourd'hui confrontés à la frontière avec la biélorussie mais également les drames humains ensuite qui en sont les conséquences directes à travers ces trafics qui sont organisées comme ce que nous avons vécu dans la manche il y a quelques semaines travers le drame que nous connaissons tous et pour éviter que le droit d'asile qui a été inventé sur le continent européen et qui est notre meneur ne puisse être dévoyé nous devons absolument retrouver une europe qui sache protéger ses frontières et retrouve sur la question migratoire une organisation politique qui nous met en situation de défendre ses valeurs c'est pourquoi nous hisse nous initierons sous cette présidence une réforme de l'espace schengen autour de deux priorités la première ce sera la mise en place d'un pilotage politique de schengen comme nous l'avons fait pour la zone euro nous avons mis en place une organisation politique de celle ci avec des réunions régulières au niveau des ministres des finances nous souhaitons installer une organisation et un pilotage politique de cet espace schengen à travers des réunions régulières des ministres en charge de ces questions c'est en effet de la crédibilité européenne et en particulier de celles et ceux qui se sont engagés dans cette coopération renforcée qui schengen le pouvoir avoir des réunions régulières de prendre des décisions politiques de pouvoir renforcer les contrôles aux frontières et d'avoir une politique cohérente de maîtrise de nos frontières extérieures c'est la condition préalable à la libre circulation au sein de schengen ceci vient s'appuyer sur une réforme que nous sommes en train de parachever par le dialogue et les travaux avec la commission européenne et qui donnera lieu à des textes permettant d'améliorer le fonctionnement interne de cet espace deuxièmement soit ont porté la création d'un mécanisme de soutien d'urgence aux frontières en cas de crise quand un état membre doit soudainement faire face à une crise qui existe de renforcer le contrôle aux frontières extérieures de notre union comme nous l'avons vécu quand une fois récemment il doit pouvoir compter sur l'appui de frontex agence commune dont c'est la vocation mais également le renfort solidaire des états membres en policiers gendarmes comme en matériel là encore nous avons eu l'occasion de le faire il y a plusieurs semaines lorsque justement certains de nos partenaires ont appelé au secours mais les réactions sont souvent trop tardive les mécanismes se mettent en place je dirais à chaque fois de manière spécifique il nous faut créer véritablement ce mécanisme de soutien intergouvernementale troisièmement sur ce sujet de la protection de nos frontières nous souhaitons également sous présidence française faire enfin avancer ce qu'on appelle le paquet migratoire européen c'est-à-dire la meilleure aussi organisation de notre europe en termes de gestion des migrations avec une volonté qui est toujours la même travailler avec les pays d'origine et les pays de transit pour lutter contre les trafics éviter ces flux protéger nos frontières extérieures harmoniser nos règles en particulier en matière d'asile d'accompagnement des réfugiés ou des migrants qui sont sur notre sol et harmonisation aussi d'une gestion de ce qu'on appelle les flux secondaire c'est à dire de la circulation des femmes et des hommes qui une fois arrivé sur le sol européen doivent être beaucoup mieux à la fois suivis accompagnés mais avec des procédures plus simples harmonisée au niveau européen pour éviter des jeux non coopératifs entre les états membres que nous voyons depuis plusieurs années ce texte est aujourd'hui essentiel et nous souhaitons pouvoir dans le semestre prochain le faire avancer au delà de la protection des frontières extérieures que j'évoquais à l'instant le deuxième élément clé d'une europe plus souveraine c'est évidemment d'avancé sur notre politique de défense vous le savez là aussi puis 2017 nous avons beaucoup porter l'ambition d'une défense européenne avec des avancées considérables un fonds européen de défense l'initiative open d'intervention des coopérations là encore une fois structuré et plusieurs programme commun franco-allemand ensuite ouvert à d'autres états membres en matière d'armement qu'il s'agisse de l'armement qui sont dédiés à notre armée de l'air où notre armée de terre sur le fondement des initiatives prises depuis quatre ans il nous faut aujourd'hui entré dans une phase plus opérationnelle définir pour nous européens nos intérêts communs et une stratégie partagée dans un monde de menacer de risque cette présidence sera à cet égard un moment de définition de ce que nous avons appelé la boussole stratégiques c'est-à-dire un un livre blanc européen de défense et de sécurité qui à la fois présentera l'état des menaces et fixera nos choix collectifs nos orientations nos ambitions cette boussole stratégique a été lancée sous présidence allemande est elle aboutira manière concrète sous présidence française lors du conseil européen du mois de mars nous aurons d'ailleurs des discussions lors du conseil de décembre puis lors du sommet que nous souhaitons en france au mois de mars sur ce sujet quelle est la vocation de cette de cette stratégie d'abord de définir véritablement une souveraineté stratégiques européennes ce concept qui paraissait impensable là encore une fois il ya quatre ans permet d'ancrer que nous européens que nous soyons d'ailleurs membres de l'otan ou pas parce que je le rappellerai plusieurs états membres de l'union européenne ne sont pas membres de l'otan mais pour tous ceux qui sont membres de l'otan ils réaffirment leur adhésion à cette organisation qui a montré son utilité et son efficacité mais nous avons des menaces communes et des objectifs communs et donc nous allons ainsi définir et porter ensemble une analyse commune de ces menaces portées des ambitions nouvelles en matière d'industrie de défense acte est aussi d'exercices conjoints de définir nos partenariat conjoint et au fond de définir également pour les européens notre organisation commune sur les nouveaux espaces de conflits qualité que sont l'espace maritime le spatial et le cyber le conseil européen du mois de mars permettra d' acte et cette boussole qui a fait l'objet d'un très gros travail de la part des différents états membres de la commission et du rock du haut représentant et de préparer ainsi les position commune en vue du sommet de juin à madrid de l'otan elle permettra aussi de manière très concrète de lancer pour la première fois des exercices communs et renforcement de l'industrie de défense européen le troisième axe de cette europe souveraine c'est la stabilité et la prospérité de notre voisinage il n'y a pas d'europe souveraine si nous ne décidons pas en européens d'avoir notre propre stratégie notre propre agenda pour ce qui est notre voisinage sans être exhaustif je veux ici ici citer deux espaces géographiques qui donneront lieu à des initiatives sous présidence française structurantes depuis le début de mon mandat j'ai fait de la relation avec l'afrique une priorité et je crois en effet profondément que le lien entre nos deux continents qui bordent les deux rives de la méditerranée et le grand projet police politique et géopolitique des décennies à venir la relation entre l'afrique et l'europe sera structurantes à tous égards pour la paix autour de la méditerranée mais aussi pour eux la paix la prospérité et de l'europe et de l'afrique c'est notre intérêt commun la france a lancé plusieurs initiatives à cet égard nous avons essayé de bâtir depuis quatre ans forme d'aggiornamento de notre politique africaine et de notre stratégie mais nous devons le faire en europe et un en bâtissant un avenir à la jeunesse africaine pour réduire les inégalités lutter contre les trafics qui exploitent la misère et les passeurs qui ont fait de la méditerranée un cimetière honteux et donc nous organiserons à cet égard en lien très étroit avec le président michel la présidente sander la hyène et l'ensemble des états membres un sommet entre l'union africaine et l'union européenne au mois de février qui se tiendra à bruxelles et qui réunira les dirigeants des pays et des institutions de l'union africaine et de l'union européenne l'objectif de ce sommet est de refonder en profondeur la relation parce qu'elle s'était elle-même il faut bien le dire à travers ces instruments bureaucratisé est un peu fatiguée elle doit s'appuyer sur plusieurs axes que nous avons préparé ces derniers mois d'abord refonder un new deal économique et financier avec l'afrique c'est ce que nous avons préparé lors du sommet du 18 mai dernier qui s'est tenue si vous en souvenez à paris sur le financement des économies africaines c'est celui qui nous avait permet de déclencher la réole hoc la réallocation des droits de tirage spéciaux du fonds monétaire international vers les pays africains et qui nous a permis d'acter ce mécanisme lors du dernier g20 à rome nous devons nous européens aller au bout de cette solidarité à l'égard des africains qui consiste simplement à regarder les chiffres qui sont donnés par la banque mondiale et le fmi et le fait qu entre 2020 et 2025 il y à 300 milliards d'euros de besoins de financement pour les économies africaines car ils ont les conséquences économiques et financières de lakovic 19 à gérer et une véritable explosion démographique embrasser et donc à cet égard l'europe doit dans les instances internationales porter une stratégie commune avec l'afrique pour permettre cette solidarité est elle même actualisé ces mécanismes d'investissement solidaire à l'égard du continent africain ensuite c'est de déployer un agenda en matière d'éducation de santé et de climat à la hauteur des enjeux de l'afrique sur ses trois grands axes le continent africain à des défis qui sont encore plus importants que les nôtres sur l'éducation nous avons relancé en lien avec le président macky sall il ya maintenant près de quatre ans un partenariat commun dans le cadre justement du partenariat mondial pour les deux questions nous allons poursuivre l' european ise avec un vrai projet de développer plus avant l'éducation des jeunes filles partout en afrique mais également la formation des enseignants comme le développement des structures d'éducation sur la santé nous l'europe a été pionnière en proposant au g20 le mécanisme dit acta et en ayant cette solidarité à travers kovacs mais aussi le transfert de technologie et la production vers l'afrique c'est ce que nous allons développer sous présidence justement française en ayant un véritable agenda sanitaire qui consiste à déployer beaucoup plus vite et beaucoup plus fort des structures de production de vaccins et de production justement de systèmes de santé primaires et puis sur le climat nous devons accompagner dans sa transition énergétique et climatique le continent africain nous ne pouvons pas laisser les états africains sans solution leurs défis sont encore plus importants que les nôtres nous avons commencé à structurer cet agenda commun à travers des grandes initiatives lancées en début d'année comme la grande muraille verte qui permet de répondre à la fois haut débit aux défis de la biodiversité et du climat en afrique mais là aussi à travers des financements d'infrastructures et de solutions énergétiques nous allons structurer une initiative forte dans le cadre de ce sommet troisième grands axes de cette coopération c'est la sécurité en effet la france comme vous le savez est particulièrement impliquée mais nous souhaitons européaniser c'est ce que nous faisons dans le cadre justement de nos actions au sahel mais européaniser ce partenariat et avoir véritablement un partenariat de sécurité entre l'afrique et l'europe ce qui est la demande des chefs d'état et de gouvernement pour faire face à la montée du terrorisme sur leur continent et puis quatrième point d'avoir un agenda sur les mobilités choisies la lutte contre les passeurs la lutte contre justement ce système de misère qui s'est mise en place et exploiter les situations plus difficiles et plus difficile et permettre aussi d'organiser l'émigration choisie qu'elles soient scientifiques culturelles académique au sein du continent africain et entre l'afrique et l'europe voilà les grands axes qui seront qui structureront ce sommet de refondation du 17 et 18 février prochains c'est un véritable contrat de paix de prospérité que nous souhaitons mettre en place pour bâtir des investissements dans les économies africaines est justement construire cette cet avenir commun cet agenda nous l'avons construit avec les africains au travers de réunions successives que j'ai pu tenir ici à paris que le président charles michel aussi à multiplier encore ces derniers jours qu avec les ministres nous avons construite au mois de mai autour justement de ce sommet de paris lors du forum de paris pour la paix et que nous poursuivrons dans les prochaine semaines notre voisinage immédiat enfin ce sont aussi les balkans occidentaux nous organiserons au mois de juin une conférence sur les balkans occidentaux parce que plus qu'un voisinage les balkans sont au coeur de l'europe et il suffit de regarder une carte il suffit de regarder notre histoire cette région est aujourd'hui traversé par des nouvelles tensions l'histoire y est de retour le tragique parfois aussi et donc nous avons une responsabilité aujourd'hui toute particulière à l'égard des balkans occidentaux nous devons y mener une politique de réengagement mais également d'investissements pour favoriser l'intégration économique de cette région pour y développer les échanges humains pour évoquer la question des minorités qui parcourt toute cette région et pour lutter aussi les interférences contre les manipulations qui sont le fait de puissants de plusieurs puissances régionales qui cherche à travers les balkans à déstabiliser l'europe je crois que ce travail qui est un travail politique et économique à l'égard des balkans occidentaux est un véritable agenda de souveraineté pour notre europe car on ne pourra pas bâtir l'europe de paix des 50 prochaines années si nous laissons les balkans occidentaux dans la situation où ils sont aujourd'hui et c'est donc clarifier leurs perspectives européennes réinvestir dans cette région et son unité et avoir véritablement une une ambition commune pour les décennies à venir voilà les trois grands axes à mes yeux de ce qu'est une europe plus souveraine sur laquelle comme vous le voyez le prochain semestre donnera lieu à des rendez vous extrêmement important qui viennent parfois parachever une ambition que nous plus nous poussons depuis plusieurs années mais qui vont aussi marqué des réponses très pratique pour nos concitoyens d'un plus grand contrôle d'une plus grande maîtrise le deuxième grand axe de cette présidence française de l'union européenne qui je crois d'ailleurs et c'est dessiner progressivement pour notre pays comme pour notre continent durant ces derniers mois et durant cette cette pandémie que nous avons tous vécu consiste à bâtir un nouveau modèle européen de croissance au fond il nous faut définir ensemble ce que sera l'europe de 2030 et cette présidence française doit être l'occasion d'imaginer un nouveau modèle européen quitte un modèle de production mais également de solidarité de régulation en effet notre europe doit être une europe on puisse produire créer de la richesse de la richesse est à la pointe de l'innovation une europe aussi qui doit défendre son modèle social parce que nous n'avons pas les mêmes choix collectifs que zhu les états unis d'amérique et une europe qui doit être au coeur de l'agenda climatique qui est aussi qui correspond à nos valeurs à cet égard et je dirais pour bâtir cette stratégie décennale nous organiserons le 10 et 11 mars en france un sommet exceptionnel des 27 chefs d'état et de gouvernement autour de ce sujet majeur est au fond de définir le nouveau modèle de croissance européen nous aurons l'occasion d'en détailler les contours plus précis mais il repose à mes yeux autour de quatre piliers je veux simplement ici esquissé premier pilier c'est évidemment la capacité à produire à avoir une réponse économique adapté à la sortie de crise avec une priorité faire de l'europe un grand continent de production d'innovation de création d'emplois et nous devons partout en europe avoir une obsession créer des emplois et lutter contre le chômage et le chômage de masse tout particulièrement cet agenda est indispensable en sortie de crise parce que nous avons et nous aurons à vivre les conséquences économiques et sociales de cette bande et pour cela nous avons à bâtir ce que nous avons commencé à préparer mais ce sommet de mars permettra d'en parachever le travail et la cohérence la construction de filières industrielles fortes et intégrée l'hydrogène les batteries l'espace les semi conducteurs le cloud la défense la santé la culture et les industries culturelles et créatives dans tous ces domaines à haute intensité technologique de création de valeur ou d'emplois qui vont structurer le monde 2030 qui vont structurer la création d'emploi la création de valeur ajoutée ou la capacité à avoir de l'influencé sur le monde de demain nous devons garantir le positionnement de l'europe notre capacité à avoir évidemment des champions notre capacité à créer le maximum d'emplois sur notre sol et notre capacité à définir les standards de demain et avoir donc notre indépendance pour cela l'action au niveau d'un état n'est pas la bonne échelle vous m'avez plusieurs fois entendu dire cela mais quand nous avons amené la compétition par rapport aux chinois aux états unis d'amérique quand parfois nous avons pris du retard ce qui est le cas de certains de ses grands sujets je pense au cloud aux semi conducteurs par exemple où l'europe de fait à d'ores et déjà des dépendance technologique si nous voulons le rattraper et parfois prendre de l'avancé nous devons agir en européens et nous devons penser en européen nos investissements en matière de compétences d'implantation industrielle d'innovation soit pour réindustrialiser soit pour bâtir de nouvelles filières innovantes et pour là aussi construire de la véritable souveraineté technologique en europe et donc d'ici le mois de mars nous parachèveront et la commission européenne un rôle tout particulier une série de plans d'investissement européen et d'alliances industrielles nouvelles autour de ses grands objectifs que j'évoquais tout à l'heure ce modèle de croissance et d'investissements supposera aussi des règles budgétaires et financières adaptées permettant de donner la priorité aux investissements nécessaires pour accompagner les transitions en particulier climatique et numérique nous aurons pour cela besoin de commencer à bâtir un cadre budgétaire et financier crédible simplifiée transparent capable de contribuer à cette ambition d'une europe plus forte plus juste et plus durable et lors de ce sommet du 10 et 11 mars nous aurons ainsi une session de réflexion stratégique que nous organiserons pour les 27 états membres autour de ce sujet qu'est ce que ça veut dire ça veut dire que durant la pandémie nous avons mis entre parenthèses d'application de nos règles budgétaires communes nous devrons revenir à des règles budgétaires qui seuls permettent la convergence entre nos économies surtout pour celles et ceux qui partagent une monnaie commune mais nous ne pouvons pas faire comme si rien ne s'était passé et pour réussir justement le développement de ces alliances de ces filières industrielles fortes et d'innovation il nous faut acter le besoin d'investissements nouveaux ces investissements nouveaux nous devons les intégrer dans notre cadre budgétaire et donc il nous faut une discussion stratégique qui découlent de cela des dires face à ce défi à la transition climatique numérique sanitaire culturel stratégique comment notre europe doit justement prendre les bons investissements au bon niveau et repenser notre cadre budgétaire à cet égard nous ne réussirons pas ces transitions nous ne les mèneront pas à l'échelle de notre continent si nous en revenons à un cadre budgétaire qui a été créé au début des années 90 en même temps il nous faudra aussi relancer un travail commun sur le cadre financier car si la banque centrale européenne à une réaction rapide totalement adapté au moment de la crise nous avons aussi à parachever une europe bancaire et une europe des marchés de capitaux parce que face à tous ces investissements il nous faut aussi levé au maximum de l'argent privé et orienter ses financements privés vers nos priorités ceci suppose d'aller plus loin dans l'intégration d'une europe d'un vrai marché de capitaux d'une europe financière enfin intégrer c'est au coeur de cet agenda et c'est un élément de cohérence car nous ne réussirons en effet ces transformations que si nous savons réadapter nos règles budgétaires et financières deuxième pilier de ce nouveau modèle européen de croissance c'est de concilier développement économique et ambitions climatiques et l'europe a une opportunité c'est de devenir championne en la matière parce que c'est un levier de création d'emplois et de valeur pour aujourd'hui et pour demain en devenant le premier continent du monde à adopter l'objectif de neutralité carbone nous nous sommes fixé un cadre ambitieux je le rappelle c'était en décembre de l'année dernière les 27 se sont engagés les premiers autour de cet objectif atteindre cet objectif suppose non pas de produire moins mais de consommer moins mais d'innover de transformer nos politiques de mettre en place ces bonne régulation et les bons investissements pour économiser l'énergie qu'on peut économiser en continuant à innover et produits pour électrifier tout ce qui peut l'être et pour avoir une production d'électricité la plus décarbonés possible il nous faut donc inventer les solutions de décarbonation de notre économie soit compatible avec cet agenda de croissance le 14 juillet dernier la commission européenne a présenté un ensemble de textes législatifs traduisant concrètement notre ambition de neutralité carbone pour 2050 et de réduction de 55% de nos émissions de gaz à effet de serre d'ici 2030 le semestre de présidence française doit faire avancer ses textes avec toujours un objectif ne pas perdre une minute car il s'agit d'une urgence absolue avoir le bon niveau d'investissement et d'innovation pour permettre de concilier développement économique ambitions climatiques et avoir le bon niveau d'accompagnement des industries et des ménages pour permettre constamment l' équilibre entre ambition climatique et justice sociale et enfin garder notre compétitivité notre ambition climatiques en particulier sous présidence française l'un de nos objectifs sera la mise en place du mécanisme d'ajustement carbone aux frontières cette fameuse taxe entre guillemets carbone aux frontières de l'europe qui permet justement de conduire cette transition pour l'ensemble de nos industries en préservant notre compétitivité ça consiste en quoi eh bien à corriger le fait que nous allons demander des efforts d investissement les accompagner décarbonés notre indice mais que nous continuerons à importer parfois des biens qui viennent de régions qui ne font toujours pas le même effort eh bien nous compenserons à nos frontières le différentiel ce en quoi nos industriels à juste titre ne dirai que nous créons en quelque sorte un billet de compétitivité et que nous allons simplement supprimer notre industrie à défaut de la moderniser concilier compétitivité ambitions industrielles avec l'ambition climatique c'est mettre en place ce mécanisme qui est clé est que nous souhaitons parachever sous présidence française ensuite nous souhaitons avancer sur la mise en cohérence de notre politique commerciale et de notre politique climatique et de biodiversité ainsi la présidence française sera un moment clé pour pousser ce qu'on appelle les clauses miroir et avoir des exigences environnementales et sociales dans nos accords commerciaux c'est n'a aussi une question d'équité les acteurs économiques européens ne peuvent pas être les victimes de leurs efforts pour la planète et donc ces clauses miroir c'est une mise en cohérence de notre agenda commercial avec notre agenda climatique il nous allons d'ailleurs tout faire ça ne se fera pas à l'échelle de la présidence française de l'union européenne pour que dans le cas de la réforme de l'organisation mondiale du commerce nous puissions intégrer cet agenda environnementale et sociale enfin sur ce sur ce volet nous ferons aussi avancer les négociations sur la mise en place d'un instrument européen de lutte contre la déforestation importés qui visera à interdire l'importation dans l'union européenne de soja boeuf fils de pam bois cacao café quand ils contribuent à la déforestation en effet il nous faut re synchronisée notre agenda de lutte contre le dérèglement climatique et notre agenda de préservation de la biodiversité les deux sont liés nous l'avons montré en début d'année en organisant ici même le one planet soumises pour la biodiversité qui a permis de relancer cet agenda donc durant l'année 2021 et la france a porté la première un agenda de lutte contre la déforestation importés qui est très cohérent avec là aussi notre politique climatique et notre politique agricole lorsque nous nous battons pour un plan protéines nous luttons contre la déforestation importés par des substances protéiques qui viennent de zones qui produisent ces protéines végétales grâce à de la déforestation et donc vous voyez la cohérence et l'esprit de système de cet agenda mais nous devons le porter au niveau européen pour être collectivement efficace et ainsi défendre au niveau européen l'excellence de notre modèle agricole qui est un modèle de haute qualité que nous souhaitons continuer d'accompagner dans sa transformation et là aussi dans la préservation de la biodiversité troisième élément de ce nouveau modèle européen de croissance c'est de faire de l'europe une puissance du numérique le numérique est en train de transformer évidemment tous nos secteurs de production est au coeur des innovations mondiales et réussir à créer de la croissance des nouveaux emplois dans notre continent réussir aussi à à défendre nos valeurs nos principes c'est réussir à créer une europe du numérique en tout cas à l'apparat cheveux d'abord c'est réussir à continuer de faire émerger des acteurs de plus en plus fort des champions du numérique en soutenant l'innovation et la croissance des acteurs émergent dans ce domaine la france mène un peu plus de quatre ans une stratégie en la matière qui a montré son efficacité à travers les résultats que nous avons sur l'europe continentale en termes de levée de fonds de création de start up et de lever aujourd'hui des tickets les plus importants nous souhaitons européaniser cette stratégie et réussir à avoir justement des fonds européens de financement de nos startups et de deux acteurs du numérique les plus innovantes en mobilisant nos investisseurs institutionnels c'est ce qu'on appelle les fameux fonds thi bich nous avons développé au niveau français que nous souhaitons développer au niveau européen et qu'il s'agisse des domaines les plus technologiques à la santé numérique ou d'autres cela nous permet de là aussi aller plus vite et plus fort dans le développement de nos acteurs numériques mais permettent aussi de défendre leur souveraineté et d'éviter que ces derniers lorsqu'ils sont en phase de croissance les plus fortes n'aille chercher cet argent chez les anglo saxons ou les asiatiques les des premières capitalisons les dix premières capitalisations mondiales aujourd'hui voix huit entreprises de la tech et aucune européenne c'est ça la réalité aujourd'hui du capitalisme mondial et donc ce qui est une source d'espoir c'est que parmi tout particulièrement ces huit entreprises de la tech qui appartiennent aux 10 capitalisation mondiale aucune existait il ya 25 ans donc tous les espoirs sont permis simplement il nous faut regarder les règles de cette compétition internationale pour y arriver elles sont simples si on veut arriver créer un vrai marché intégré du numérique simplifier nos règles supprimer les barrières entre les vingt-sept et donc continuer à travailler sur ce marché unique du numérique à voir les talents et donc continuer dans notre capacité en européen à bâtir un agenda d'attractivité des talents on a commencé à le faire en franco français il nous faut avoir cet agenda au niveau européen troisièmement attirer les financements c'est ce que j'évoquais à l'instant et c'est le lien d'ailleurs avec une union des marchés de capitaux c'est réussir à mobiliser l'épargné institutionnelle des européens vers l'innovation le risque le développement de ces champions c'est un élément essentiel pour bâtir le nouveau modèle de croissance européen le deuxième axe sur le numérique c'est de ne pas subir la loi des autres puissances en définissant nous mêmes les règles pour le monde numérique je l'évoqué encore il ya quelques semaines au forum de paris pour la paix nous avons déjà réussi en européen a porté une réglementation européenne pour la protection des données individuelles non seulement et c'est un succès sur le continent européen nous avons amélioré la protection de nos citoyens et de leurs données mais nous en avons fait un standard international les grands groupes américains se sont mis à ce standard ce qui montre que quand avons nous organiser nous créons des standards à l'échelle de la planète il nous faut poursuivre ce travail nous avons obtenu un accord international sur la taxation des multinationales et en particulier des géants du numérique l'agenda sous la présidence française permettra de mettre en oeuvre cet accord qui a été finalisé en g20 au niveau européen d'ici au printemps nous aurons passé dans les conseil compétent particulier le conseil dit ecofin les textes permettant justement de mettre en place ces deux piliers et donc de parachever ce travail pour une vraie taxation des multinationales ensuite il y a deux textes pionniers qui seront discutés avec le parlement européen et sur lequel nous concentrerons la présidence française le premier esprit d'innovation qui hier leur a permis d'émerger cet acte pour le marché numérique c'est au fond un acte de régulation économique de ce secteur le deuxième c'est l'acte pour les services numériques d'idf qui établira un régime de responsabilité des grandes plateformes au titre des produits qu'elles vendent et surtout des contenus qu'elle diffuse et ça c'est une régulation inédite européenne pour lutter contre la haine en ligne pour définir la responsabilité de ces grandes plateformes sur leur contenu ce qui fait de l'europe un continent pionnier en la matière chaque jour nous avons à évoquer des sujets qu'il s'agisse d'antisémitisme de racisme de discours de haine de harcèlement en ligne il n'y a aujourd'hui à proprement parler pas de régulation internationale sur ces sujets ce texte sera fondateur en ce qu'il permet à l'échelle d'un continent de mettre en place pour la première fois à une régulation des contenus et une responsabilité des plateformes ces deux textes des m a aidé à sa seront des priorités sur ce volet numérique de cette présidence française enfin et c'est le le quatrième pilier de ce modèle européen de croissance que nous voulons mettre au coeur de cette présidence ce qui doit distinguer le modèle de production européen des autres c'est notre capacité collective à proposer aux travailleurs des emplois de qualité qualifiés et mieux rémunéré c'est au fond de dire comme d'ailleurs le le rapport blanchard tyrol et l'ensemble des économistes qui nous ont remis il ya quelques mois tant ce rapport sur le nouveau modèle de croissance que nous voulons défendre donc parfaitement dit c'est de créer les bons emplois l'europe s'est toujours construite sur ces deux piliers la compétitivité la capacité à produire et innover mais aussi sa capacité à avoir des préférences collectives et des équilibres sociaux et perdre penser les équilibres de nos sociétés la justice de celle ci et donc la capacité à créer de bons emplois des emplois de mieux en mieux payés à former ses salariés si notre europe ne protège pas et ne protège pas mieux les plus faibles si elle laisse prospérer le dumping social alors apparaît un marché sans règles ou ne se retrouve plus les classes moyennes et les classes populaires c'est cette europe là qui a nourri le break site ne nous y trompons pas lorsqu'une partie de nos peuples considère qu'ils sont les perdants d'un système ils finissent par le rejeter légitimement nous avons d'ores et déjà obtenus ces dernières années des résultats importants qu'on pensait inaccessible je le rappelle il ya quelques années sur le travail des tâches et le changement de ces règles l'accroissement de ses contrôles j'étais encore hier d'ailleurs sur un des plus grands chantiers de travaux publics que nous avons sur notre sol dans l'allier et j'ai pu regarder la mise en oeuvre des contrôles que nous pouvons et dictée de manière très concrète grâce à cette réforme européenne que nous avons initié mais cette présidence doit être l'opportunité d'aller plus loin et c'est pour cela que j'ai tenu à associer les partenaires sociaux à la préparation de cette présidence est nous l'avons fait il ya plusieurs mois en marge du sommet sous présidence portugaise à travers une série d' échanges bilatéraux nous allons avancer durant ce semestre à venir sur plusieurs sujets d'abord la directive sur les salaires minimums dans l'union européenne qui définit non pas un smic européen comme une moyenne mais tire tous les bas salaires vers le haut grâce à un salaire minimum décent sera au coeur de notre présidence les bonnes discussions de la semaine dernière dans le cadre du conseil des ministres compétents a permis une avancée considérable et nous pourrons je le crois parachever cette avancée pour véritablement créer un système beaucoup plus efficace à l'envers tirant vers un salaire minimum décent en europe et dans tous les pays nous agirons aussi pour l'égalité entre les femmes et les hommes avec la directive sur la transparence salariale qui vise à mettre fin aux écarts de salaires entre les femmes et les hommes nous souhaitons également les prochaines heures seront déterminantes en la matière pouvoir finaliser les textes européens pour les quotas dans le cadre des conseils d'administration ces textes étaient bloqués depuis plusieurs années je pense que nous pourrons finaliser ces textes lors du prochain semestre et nous souhaitons également faire avancer le devoir de vigilance à l'échelle européenne voilà nos priorités sur ce deuxième pilier que le modèle européen de croissance qui en quelque sorte et notre capacité collective à réinventer ce qui nous a fait à l'aune du 21e siècle savoir innover savoir produire savoir reconstruire notre souveraineté technologique et la justice sociale à l'échelle du continent nous aurons aussi apporter beaucoup d'autres sujets majeurs sur l'union de la santé publique sur les sujets de manipulation de l'information d'agriculture d'interdiction des pertes des pesticides sur les rues des régions ultra riff eric sur le capitalisme responsable et tant d'autres sur la compagnie de l'accompagnement d'un modèle agricole d'excellence mais le fil rouge et la faire en sorte que cette présidence soit utile qu'elle permet à l'europe de s'affirmer en tant que puissance et reprendre le contrôle de son destin et d'affirmer la singularité de son modèle enfin le troisième grand axe que je veux ici présentés et qui sera au coeur de cette de cette présidence c'est ce que j'appellerais une europe humaine à taille humaine à l'échelle humaine pour citer les grands auteurs et je crois que cela contribue de cette singularité qui est la nôtre nous avons sur ce ce petit morceau de terre qui nous a été donnée fait naître la démocratie la renaissance l'humanisme l'esprit des lumières les droits de l'homme avec toujours une vocation profonde qui fait l'europe et qui doit continuer de la faire une certaine idée de l'homme et voilà pourquoi au delà des priorités que je viens de présenter je veux que nous puissions faire de cette présidence française un grand moment d'humanisme européen un temps de mobilisation pour ce que j'appelle cette europe humaine avec plusieurs initiatives là aussi qui scanderont les prochains mois d'abord au mois de mai nous aurons un conclure la conférence sur l'avenir de l'europe celle ci c'est une proposition que j'avais pu faire au printemps 2010 9 elle a donné lieu à un immense travail et je veux vraiment remercier partout à travers l'europe l'ensemble des équipes d associations d engager des jeunes en particulier qui se sont investis dans ce ce travail et qui va permettre de déboucher sur des conclusions que au moins de mai nous aurons à discuter avec les institutions de notre europe avec les gouvernements la société civile cette étape importante d'abord parce qu'elle est le fruit d'un travail collectif d'une mobilisation mais parce qu'elle est le début aussi de cet élan refondateurs nous ne devons pas chercher au mois de mai à avoir des conclusions ficelé mais plutôt à essayer de rebâtir un élan fondateur où nous devons repenser cette vocation humaniste de l'europe plus efficace plus proche de nos concitoyens je crois que c'est essentiel pour qu'elles soient justement plus humaine une europe qui se redonne quelques ambitions simples une europe qui se donne des règles pour mieux associer nos concitoyens est résolument plus démocratique et une europe beaucoup plus simple ce qui est un agenda que nous ne devons pas perdre de vue et qui était essentiel cet élan peut-être ira jusqu'à une refondation de notre été et je me félicite d'ailleurs que la nouvelle coalition en allemagne se soit dotée d'une telle ambition je rencontrerai demain pour la première fois le chancelier allemand sur la fox qui viendra à paris donc demain midi et nous aurons l'occasion d'en discuter je pense que cette capacité cette disponibilité politique de plusieurs états membres à embrasser ces nouveaux sujets est essentielle pour que ce rendez vous du printemps 2019 soit à la bonne ambitions c'est à dire celle de l'histoire et des prochaines décennies nous porterons aussi comme nous l'avons toujours fait la question des valeurs qui sont le fondement même la raison même de notre union nous connaissons les débats actuels sur l'état de droit la présidence française aura à les mener pour en revenir dans les questions sur le détail des procédures de tous ces sujets mais je veux ici dire que d'abord ces questions ne sont pas négociables elles sont existentielle elles sont à la base de notre été elles sont au coeur de ce qui est la convention même des droits de l'homme qui a précédé à notre union elles sont dans les textes constitutionnels de notre union mais ces questions ne doivent pas opposer l'est et l'ouest de notre continent elle ne confronte pas des pays des sociétés ou des peuples d'europe entre non ils sont un combat politique existentielle pour nos valeurs et pour notre union il ya des forces politiques qui remettent en cause ce qui est ce socle de valeurs de droit qui a fait notre europe et donc nous devons aussi réfléchir à des nouveaux outils pas seulement de sanctions mais également d'encouragement d'accompagnement il ya un travail politique profond car nous devons aussi regarder des pays qui sont en train de douter de la réalité ou de l'efficacité ou de la pertinence de ses valeurs c'est notre responsabilité des européens de le faire c'est pourquoi entre autres je souhaite que durant ce semestre nous puissions trouver des nouveaux instruments pour aider à faire vivre nos libertés démocratiques et qu'en particulier nous pouvons nous puissions mettre sur pied un fonds de soutien européen au journalisme indépendant et d'investigation nous mènerons ce combat pour la défense de l'état de droit comme nous mais non le combat pour nos valeurs celles de l'égalité de la lutte contre toutes les haines et toutes les discriminations en visant à étendre la liste des infractions européenne au crime et discours de haine en nous dotant d'une stratégie de lutte contre le racisme et l'antisémitisme en dotant l'union d'une législation sur la lutte contre les violences faites aux femmes enfin l'europe c'est une histoire une culture à nul autre pareil qu'il nous incombe de porter de défendre et de transmettre et cette europe humaine que j'ai évoqué cet humanisme européen cette appartenance que nous avons mis aussi au coeur justement de cette devise n'existe que s'il est charnelle sensible c'est notre culture d'européens notre histoire ce qui passe par également notre éducation l'histoire européenne n'est pas seulement l'addition de 27 histoire nationale elle a une cohérence une unité que chacun pressent mais qui ne se donne pas avoir encore pleinement c'est pourquoi je souhaite que nous puissions relancer sous cette présidence française un grand travail sur l'histoire de l'europe mais un grand travail qui doit se faire dans un cadre historiographique indépendant nous vivons un moment politique en europe ou le révisionnisme s'installe dans plusieurs pays où le révisionnisme historique est utilisé par des puissances qui veulent remettre en cause nos valeurs notre histoire parfois revoir leur propre rôle durant notre vingtième siècle nous devons absolument bâtir un cadre académique où les historiens de toute l'europe pourront continuer à oeuvrer sur un travail historique indépendant reposant sur les traces l'épreuve les controverses et je souhaite que nous puissions mois de juin prochain en france initié ce travail qui donnera lieu à une préparation ardue et scientifique par un comité indépendant durant les prochains mois mais de forger une histoire et une historiographie de notre europe et d'une histoire mondiale de l'europe c'est indispensable et sur la base de ce travail nous devrons d'ailleurs considérer comment ce travail pourra ensuite être décliné dans chaque pays européen l'esprit européen n'est pas seulement un passé une flamme qu'il faut animer rallumer chaque jour ans de manière sensible dans nos écoles dans nos musées dans notre culture c'est pourquoi nous organiserons aussi en juin prochain une grande réunion des universités européennes en effet lors du discours de la sorbonne j'avais proposé que nous puissions créer des universités européennes nous avons été et nos universités ont été extraordinairement efficace 40 universités européennes existent aujourd'hui cela fait partie de ces réalisations très concrète qui depuis le discours de la sorbonne font que celui ci est devenu une réalité nous réunirons ses 40 universités plus toutes celles qui se seront créés et peut-être dans l'entre-temps en france afin de pouvoir continuer cet agenda mais de consacrer aussi l'importance des universités en europe je souhaite aussi que cette présidence soit l'occasion de créer une académie d'europe qui réunira des intellectuels de toutes disciplines des 27 états membres pour éclairer nos débats éthiques le rapport aux libertés proposer aussi des actions et des projets culturels et puis pour que chacun puisse avoir accès aux grandes oeuvres artistiques qui nous font européen qui nous font vibrer comme européen nous prendrons plusieurs initiatives culturelles fortes durant cette présidence d'abord d'ores et déjà tout ce que la france porte de culture dans notre pays hexagone et outre mer mais aussi dans nos représentations nos sites culturels partout en europe et à l'international s'est mise aux couleurs et à l'ambition de cette présidence française nous le ferons dans un temps un peu particulier où nous aurons aussi au mois de mai prochain célébrer les 30 ans d'arreter et d'une fierté culturelle d'un grand projet européen mais nous développerons plusieurs initiatives en lien avec tous les partenaires qui souhaitent nous accompagner en la matière en déployant des micros folie où nous aurons à travers tous les pays toutes les régions toutes les villes européennes qui souhaitent justement s'associer à ce que nous avons pu mener en france des initiatives pour développer l'accès à des opéras des musées des oeuvres d'art notre sensibilité commune à travers des organisations virtuelles mais qui permettent dans telle ou telle commune tel ou tel endroit où il n'y a pas accès à des établissements de culture d'avoir accès à ses oeuvres nous l'avons développée en france ces dernières années avec un un succès véritable nous le ferons au niveau européen avec là aussi un point de rendez-vous au mois de mai prochain 2022 sera là mais européenne de la jeunesse j'avais évoqué à la sorbonne une généralisation du programme d'échangé erasmus à tous les jeunes européens car il donne une ouverture d'esprit qui est un bagage unique dans la vie adulte nous l'avons déjà élargi aux apprentis et avons déjà doublé le nombre de bénéficiaires et je veux remercier toutes celles et ceux qui se sont engagés dans ses ambitions dans cette ambition et ont permis aux apprentis partout en europe de bénéficier de ce nouveau programme erasmus plus allons plus loin et réfléchissons à un service civique européen de six mois ouvert à tous les jeunes de moins de 25 ans pour un échange universitaire ou d'apprentissage un stage ou une action associative ce service civique européen c'est une proposition que nous on fait les jeunes européens et qui ont été remises aux ministres compétents je souhaite que nous puissions enclenché la mise en oeuvre concrète et véritable de cette initiative qui vient de notre jeunesse durant ce semestre cora a présidé la france vous l'avez compris cette europe plus humaine c'est celle qui à travers toutes ces initiatives permet dans nos écoles nos universités à travers la culture de défendre nos valeurs mais de faire en sorte que ce combat pour l'europe ne soit pas un combat d'entre eux soit mais l'ugtt qui est toujours à mener quand on considère que l'europe est un acquis on ne se bat plus pour elle quand on oublie que l'europe est ce qui nous a fait ce qui nous force ce qui nous lie on finit par penser qu'on pourrait la désagréger sans conséquence et donc ce combat est aussi existentielle que celui pour la souveraineté et pour le modèle de croissance que j'évoquais voilà le triptyque autour duquel nous organiserons ce semestre à venir avec plusieurs rendez-vous que j'ai pu égrainer au travers donc de ma présentation ce sont les principaux mais il y aura chaque semaine des réunions ministérielles des réunions informelles ou formelles mais cet agenda sera ainsi scandé je ne serai pas plus long je vais maintenant répondre à toutes les questions que vous pouvez avoir ce que je vous propose c'est que nous ayons d'aborder des questions sur l'europe tous les sujets sur l'europe évidemment y compris les sujets qu'il n'ait pas pu aborder pour parler de notre présidence parler ensuite peut-être des sujets internationaux je ne m'appesantirai pas sur les questions de politique intérieure française ce n'est pas l'objet de cette conférence mais évidemment s'il y avait quelques questions plus nationale je ne les skis vrai pas mais ce n'est pas le coeur de cette conférence monsieur le président bonjour mme sy président deux petites questions ensuite cette longue présentation a l'impression que vous avez dix ans devant vous alors que ça ça ça va plutôt se résumer à deux mois et demi il peut être plus si les français le veulent bien la première porte sur le les investissements que vous souhaitez intégrer au cadre budgétaire européen est ce que ça signifie que vous me lis très clairement pour l'abandon des 3% ou modification de ceux de ses trois courses en l'intégrant des exceptions et les quelle est la deuxième question le plus politique vous allez vous rendre à budapest 13 décembre pour rencontrer un adversaire politique sur la scène européenne viktor orban vous aurez besoin de rassembler la famille politique pour faire avancer tous vos projets qu'est ce que vous attendez cette rencontre qu'elle quel deal voulez vous passer avec lui qu'est ce que vous attendez de lui sachant que lui aussi est en campagne il n'a pas tellement intérêt à vous aider emmanuel berretta le bien sûr une première question d'évidence il nous faut mener une politique d'investissement sur toutes les filières que j'évoquais il nous faut aussi mener une politique d'accompagnement de ses investissements sur le plan social ce sont d'abord des financements européens que nous devons écouter d'ores et déjà je veux ici vous rappelez nous avons commencé cette transformation nous l'avons commencé grâce au travail franco allemand puis européen il y a quatre ans quand on disait quant à la sorbonne je disais notre europe doit changer ses règles budgétaires notre europe doit bâtir des financements commun notre robe doit avoir plus de solidarité budgétaire belle idée française les allemands diront toujours non nous l'avons fait pas des déclarations nous l'avons fait avec la chancelière merkel en mai 2020 parce qu'il y avait la crise oui et parce que nous avons su réagir pendant ce temps à la crise sur cette base là nous avons construit un accord européen en juillet 2020 d'ores et déjà nous avons ces 750 milliards d'investissements en dur c'est une vraie transformation du budget et donc avec tout ça on peut déployer des investissements qui n'était pas dans nos budget parce qu'au fond c'est c'est presque plus qu'un doublement du budget traditionnel parce que c'est sûr - d'année et donc nous sommes en train de déclencher aujourd'hui ses alliances industrielles et ses grands investissements de sortie de crise sur ces ses nouveaux projets ses nouvelles priorités est donc le premier point ma réponse c'est que nous avons déjà construit commencé à construire un cadre macroéconomique au niveau européen solidaires pour faire face à ces investissements ensuite nous devons avoir une discussion stratégique pour dire est-ce que c'est suffisant je veux pas présenter cette discussion faut qu'elle soit sincère donc on doit déjà dire qu'est ce qu'on veut faire si on dit on veut mieux se protéger qu'est-ce qu'on veut investir en européen et au niveau national chacun pour notre défense pour nos technologies pour notre climat sur cette base là est ce que notre paquet de relance européen est suffisant ou pas et ensuite il nous faut décider s'il nous faut un plus grand budget européen si on décide que ces investissements sont communs ou s'il nous faut certains investissements nationaux qui sortent des règles et donc je pense qu'il faut sortir de nos vieux tabous et de nos vieux fétiche la question c'est pas plus pour ou contre le 3% à les dépasser cette question il faut des règles budgétaires pour rester sérieux sinon ya plus de confiance il faut des règles de convergence financière oui la question c'est comment on articule le sérieux budgétaire et la convergence entre européens avec une ambition qui est indispensable pour nous tous ça peut être par la capacité à lever des nouveaux financements en européen sur les marchés comme nous l'avons fait pour 9 750 milliards ça peut être de dire nous décidons d'avoir un plus gros budget p1 et donc plus de contributions dans les années à venir entre européens ça veut pouvoir dire peut-être que nous décidons que chaque européen sur tel était le sujet à une catégorie de dépenses ou d'investissement qui sort d'airelles il ya plusieurs solutions possibles je ne veux pas ici les présenter mais il nous faut aller vers une politique d'investissement cohérente avec ses priorités je serai et lundi en effet à budapest pour rencontrer le premier ministre viktor orban puis pour avoir une discussion avec le groupe devise grade viktor orban n'ayant la présidence de celui-ci l'imposant l'adversaire politique mais c'est un partenaire européen autour de la table je pense que c'est très important de toujours rappeler cette grammaire nous sommes 27 chefs d'état et de gouvernement autour de la table quelles que soient nos sensibilités politiques nos choix nous devons travailler ensemble pour notre europe et donc mon devoir et je le prends comme tel depuis le premier jour c'est de porter la voix de la france de défendre les intérêts de la france mais d'aider à construire des compromis utile pour l'europe et la france autour de la table viktor orban c'est aussi faire ce travail et donc il peut y avoir des désaccords profonds et il y en a mais notre devoir dans les prochains mois c'est de permettre à l'europe sur l'agenda que j'ai évoquées de continuer à avancer il est très clair que sur le sujet de l'état de droit il y aura des désaccords évoqués tout à l'heure mais je pense que sur les sujets de souveraineté sur les sujets le modèle de croissance sur les sujets multiples que j'ai pu évoquer il peut y avoir aussi une capacité à trouver des compromis utile avec les vingt-sept c'est d'ailleurs la condition pour avancer c'est ce que nous avons aussi pu faire à plusieurs reprises la parole est à virginie malingre du journal le monde qui est en visioconférence depuis bruxelles mais bonjour monsieur le président je voudrais savoir sur la pologne des bacs en ce moment les discussions entre la commission et varsovie qui n'avance pas et combien temps vous pensez que ça peut durer des tomes de zone grise où il se pense pas grand chose ou la pollution attentes parce des bouchons en fin de droits ou par ce biais comme fer commission se classe quelle est l'issue est est-ce qu'on pensait que c'est pas ça peut être dangereux pour la construction européenne ça c'était ma première question et je fous là aussi sa robe n'est pas encore parler d'elle en ciel une annonce mais vos homologues ici un cinquième de comment on peut combiner pour dans ce conseil de l'union européenne et électorale quand vous avez bien dit en début de votre discours que le souriez mais concrètement qu'est ce que vous leur dites comment vous commencez à les réussir à réparer net fortier bon alors je dois dire que d'abord l'orientation des micros au fait que côté une question qui est posée même dans la salle celui qui est ici en temps assez mal je le dis juste pour la technique mais alors en plus il encore plus dur en visio et j'ai aggravé mon problème en vous posant une question au milieu de votre deuxième question donc du coup j'ai compris et qu'on les gemmois si votre première question et sur l'état de droit et alors est ce que ça couvre la pologne et la hongrie ou uniquement la pologne je n'ai pas compris et votre deuxième question du coup je n'ai pas entendu le début parce que j'étais en train de parler entendu parler je suis confuse donc ma première question c'était vraiment sur la volaille sur les discussions en cours entre la commission et la sodie pour débloquer ou pas de relance pour débloquer les fonds du plan de relance européen je voulais savoir comment vous m'entendez mieux là je les ai si vous pensez que cet état un peu de gaz dans l on ait déjà des mois maintenant que nous voulons temps et comment s'en sortir et s'il ya danger pour la prospection européenne de votre point de vue ma deuxième question c'était comment est ce que vous allez faire pour cumuler deux rôles qui paraît trop antagonistes celui de la présidence française de l'union européenne et celui de d'éventuellement candidat à l'élection présidentielle en france vous n'est pas encore mais que vous serez sûrement bientôt si beaucoup alors sur votre première question vous avez sur la pologne il y a deux sujets le premier sujet ce sont les éléments de conditionnalité qui sont le fruit de notre accord ni au plan de relance complété par le parlement européen qui a fait un considérable travail sur ce sujet et le fait que dans les critères pour bénéficier du justement des plans de relance européens et des éléments d'état de droit qui était suivi pour les différents pays pour la pologne critères de l'indépendance de la justice de la justice et donc là il y à un dialogue qui a été intense ces derniers mois sur essentiellement des procédures de destitution de certains juges et la mise en place donc de chambre disciplinaire qui ont procédé à cette institution et comme vous le savez l'expression sur la hiérarchie des normes de la cour suprême polonaise mans je pense que ce sujet qui est essentiellement le le fait d'une discussion entre la commission européenne et la pologne est un sujet qui peut avoir un débouché dans les prochains mois et qui peut se régler dans les prochaines semaines des prochains mois parce que il ya eu suite aux différents échanges en particulier de la chancelière de moi-même et de la présidente de la commission européenne du président michel une avancée avec un engagement pris par la pologne donc de démanteler ces chambres disciplinaires et de restituer ces juges et donc de montrer que ces conditions étaient bien remplis je ne sais pas dire aujourd'hui si nous y arrivons je sais dire qu'il ya un processus qui est en cours qui me semble enclenchée avec des progrès mais nous restons vigilants déterminée et c'est les prochaines semaines qui nous diront si ça avance ou pas et ensuite une procédure qui elle est enclenché depuis plusieurs années sur les bannières plus large le sujet de l'état de droit article 7 est donc celle ci elle je ne pense pas qu'elle donnera lieu à des avancées substantielles dans les prochaines semaines sauf s'il ya des initiatives prises par la pologne pour répondre aux demandes très précises faite par la commission européenne et donc je pense en effet qu'elle continuera à durer je vous entends totalement sur le fait de dire que tout ça donne le sentiment duré trop longtemps je pense qu'on peut avoir des résultats encore une fois court terme la grande difficulté dans laquelle on est plongé si nous sommes honnêtes avec nous mêmes c'est que tout notre système a été pensé comme si cela n'arriverait jamais parce que nous n'avions jamais imaginé qu'on puisse avoir une remise en cause de ces principes là de ces normes pendant des décennies l'europe sur ses principes s'est construite comme allant constamment comme reposant sur une téléologie je dis bien téléologie vecteur fort dès que je dis théologie et après ça me créé beaucoup de problèmes et nous sommes en particulier un jour de la laïcité et nous tenons à ce jour important donc je dis bien téléologie et et l'europe ont toujours pensé le fait qu' on allait vers une europe de plus en plus justement respectueuse de ses droits fondamentaux et qu'on allait vers une amélioration de ses droits nous avons depuis plusieurs années un mouvement que nous voyons à l'oeuvre qui travaillent plusieurs pays et qui d'ailleurs est aussi à l'oeuvre dans le nôtre qui est le fruit de certaines formations politiques mais qui travaillent nos sociétés de remise en cause de ses valeurs et on ne peut pas faire comme si de rien n'était donc il faut d'abord je dis toujours un être intraitable avec nos valeurs évidemment qu'ils aient des procédures qu'elle ait des effets utile deux qu'on s'interroge quand même sur pourquoi tout cela devient quelque chose se passe quand même dans notre europe qui fait qu'il ya un ébranlement des consciences et qu'on remet en cause ce qui nous semble être une évidence j'ai pas la réponse à ça mais ne faisons pas comme si c'était un problème secondaire parce que les dirigeants dont on parle sont des dirigeants démocratiquement élu par leur peuple la troisième chose moi j'ai un objectif quand même c'est d'essayer de convaincre ses dirigeants mais surtout leurs peuples et de ramener tout le monde à nos valeurs en ayant fait cet examen politique culturelle de profond que nous devons faire en europe et 1 mais en gardant notre unité je pense que toutes celles et ceux qui disent il faut couper quand ça va pas près d'une responsable rôle de responsabilité est ce qu'on pense que la réponse à tout ça c'est de dire la pologne n'a plus rien à faire dans l'union européenne moi je ne pense pas et donc je pense qu'il faut être très dur avec les dirigeants les forces politiques évidemment les actes qui ne sont pas conformes à nos principes il nous faut en parallèle tout faire pour combattre ses idées mais en profondeur dans le substrat de la vie de la nation et comprendre comment tout ça peut être venir et être défendue par certains concitoyens européens et nous faut tout faire pour quand même garder cette europe unie sur votre deuxième question je vous remercie de l'avoir mis d'abord hypothétique cette présidence française nous n'avons pas nous n'avons pas choisi le calendrier c'est comme ça et ce calendrier qui plus est on ne l'a pas choisie il était difficile de l'anticiper il ya plusieurs années sinon d'ailleurs nous mêmes au début où nos prédécesseurs l'aurait bouger parce qu'il est le fruit aussi de la mise en oeuvre du bric site qui a déréglé lors de nos présidences est ce que pour autant d'avoir essayé de bouger les choses mais ceux qui viennent directement avant ou après avaient eux mêmes des périodes électorales et donc il nous faut tenir notre rang notre rôle avec l'esprit de responsabilité en considérant que c'est la france qui est aussi une continuité que les sujets dont on parle sont ceux qui sont poussés depuis plusieurs années qu'ils sont intérêts de la france et de l'europe et donc je veillerai à faire cela au demeurant j'essaie de le faire depuis quatre ans alors est ce que toutes les sensibilités politiques qui dans le les discussions démocratiques qui s'organisera en france dans les prochains mois ont la même perception de cet agenda à coup sûr non et donc ça ce sera le je dirais la vie démocratique de notre nation qui à partir de la fin du mois d'avril dira sur ces sujets les positions que tiendra la france mais je pense que cette présidence française ne pouvons la tenir dans un cadre qui est le nôtre c'est à dire en tant que président ski qui ne fait pas pour autant la politique des 27 peut-être que la politique de la france changera à coup sûr la france restera la france en tout cas je ferai tout pour et je le ferai durant les prochains mois jusqu'aux échéances électorales qui sont les nôtres croyez le bien à côté de ça nous avons organisé les choses pour que d'abord évidemment la réserve soit respectée conformément aux lois en vigueur pour que nos fonctionnaires nos équipes puissent continuer de vrais servant l'état durant toute cette période et gouvernement a aussi organisé de manière régulière des consultations transpartisane compris avec les parlementaires européens pour veiller à ce qu'ils aient une juste information et concertation durant cette période et que ce soit apaisée c'est important bonjour monsieur le président laurence benhamou agence france presse un peu en miroir la question de ma consoeur je vous demandais si les choix que vous prenez pour l'europe ne vont pas finalement contraindre limitée encadrer l'action d'un futur gouvernement en 2022 par exemple vont ils empêchaient une politique radicalement différentes sur sur les étrangers sur la construction de nouvelles centrales nucléaires sur un retour à la rigueur si vous ne parvenez pas à faire oublier les 3% de maastricht merci sur ce sujet je vais répondre rapidement parce que je ne vais pas répondre non plus xx x j'ai les 10 et je vous le redis le mandat que m'ont confié les françaises et les français je l'exercé ré jusqu'au dernier quart d'heure et donc les défis qui sont les nôtres qu'ils soient sanitaires qu'ils soient migratoire qu'il soit énergétique implique des choix dites-moi la date à laquelle il faut s'arrêter de travailler démocratiquement c'est la fin du mandat et donc je travaillerai jusqu'à la fin du mandat et a parfois des choix importants qu'il faut faire quelques semaines ou quelques mois avant la fin d'un mandat si je suis devant cette situation je le ferai et donc étant président démocratiquement élu avec un terme j'agirai en cette condition jusqu'à ce terme bonjour de metz le président julien lécuyer de journal la voix du nord une petite question qui concerne tout les toutes les régions qui seront intéressés par la reconquête industrielle vous avez rappelé récemment que notre région en où les rois de france avait donné beaucoup à l'industrie de ses paysages et ses vies et à l'heure actuelle elle a en effet des grandes attentes autour de la refondation industriels des grands pôles de compétitivité et la question que se posent certains des salariés qui occupent ces ces industries à l'heure actuelle c'est de savoir si dans l'avenir à l'avenir dans les mois prochains est ce que vous serez le fervent défenseur du champion européen même s'il est à l'extérieur des frontières de la france ou bien vous ferez vous l'avocat de l'ex leader français pour permettre aux uns au salarié français de conserver l'emprunt merci alors d'abord nous bâtissons une politique française pour être crédibles sur cette reconquête industrielle depuis maintenant quatre ans et demi nous avons mis en oeuvre une politique macroéconomique et microéconomique pour aller en ce sens ce pas des mots la reconquête industrielle sont des choix des actes ce sont les choix budgétaires et fiscaux que nous avons pris il n'y a pas de conquête industrielle si ya pas de financement de notre industrie et donc les choix que nous avons pris sur le plan de la fiscalité au début du quinquennat la baisse de l'impôt sur les sociétés la baisse de la taxation du capital ont permis de réagir et des investissements et des entreprises en france et d'enrayer la désindustrialisation depuis deux ans nous avons enrayé une baisse de notre industrie qui datent et imaginer le de 12 années douze années nous avons vécu deux années de baisse de l'emploi de l'investissement industriel nous avons mis fin à ça depuis deux ans c'est le fruit de notre travail c'est ensuite le travail filière par filière d'investissements publics d'investissement dans la formation de nos chômeurs comme de nos travailleurs et donc cette politique française elle porte ses fruits et elle a commencé a permis de réindustrialiser les chiffres ont encore d'ailleurs été il ya quelques jours mise en exergue qui montre que n'avons jamais recréé autant pas simplement d'emplois mais de projet industriel que ces derniers mois le plan de relance européen nous a aussi permis de le faire pour vous dire que l'europe ne conduit pas forcément à choisir entre l'europe et la france et donc grâce au plan européen nous avons négocié on a eu des financements de l'europe qui nous ont permis à travers france relance et maintenant france 2030 de bâtir des projets d'aller beaucoup plus vite la région de france en a d'ailleurs largement bénéficié c'est grâce à ces crédits que nous avons plus à tirer plus vite des projets de batteries par exemple électrique à doué ou d'autres sujets très concrets ont été créés d'emplois industriels ou qu'ils maintiennent grâce à ces projets européens qu'on peut bâtir des nouvelles filières agroalimentaire etc etc nous aurons ensuite des alliances comme je le disais avec parfois des champions a amené nous défendrons la france partout mais parfois il y aura des gros projets européens les gros investissements européens qui iront sur tel ou tel site qui n'est pas forcément français ça n'interdit jamais de défendre des champions français aussi et d'autres projets mais nous ne pouvons pas évidemment considérer que l'europe serait due à la france donc pour vous le dire clairement 1 c'est une politique qui est d'abord nationales si vous n'avez pas le bon contexte macroéconomique ce n'est pas l'europe qui fait votre travail à la place deux d'ores et déjà l'europe nous a permis d'accélérer et de développer de la réindustrialisation 3 ce sera du en même temps là encore grâce aux financements européens nous aurons plusieurs de nos champions qui seront financés ou qui se créeront dans votre région et ailleurs dans la batterie dans le cloud votre région est ô combien d'ailleurs un des champions de l'infrastructure du cloud avec ovh et nous continuerons cela et nous aurons aussi des financements européens sur des grandes alliances certaines auront des sites en france d'autres non mais même quand il y aura des sites hors de france ça ne nous empêchera pas nous avec nos propres financements nos propres politiques évidemment de continuer de développer d'autres acteurs et leur laisser leur chance n'aura pas de choix à faire bonjour monsieur le président valérie astruc france télévisions première question l'europe s'est endetté a fait un emprunt commun pour financer le plan de relance sur le coup vitesse que vous souhaitez que les vingt-sept fasse d'autres emprunts communs sur d'autres financements que le coc vite bref est-ce que vous souhaitez pérenniser ces financements commun est ce que vous avez l'intention d'en parler avec olaf scholz qui vient déjeuner avec vous demain deuxième question valérie pécresse et d'autres candidats de droite principalement veulent réviser la constitution pour que la france puisse s'affranchir du droit européen surtout sur le sujet migratoire qu'est ce que vous en pensez alors sur les sur les financements commun commencé à y répondre à votre question tout à l'heure à votre à votre confrère c'est trop tôt pour dire s'il nous faut aller beaucoup plus loin font déjà utilisé pleinement l'enveloppent qui est la nôtre nous avons fait un pas historique d'abord en décidant du principe de financement commun et d'un endettement commun et solidaire sur les marchés ce qui était un débat tabou jusqu'à ya un an et demi et nous avons défini une première enveloppe ne tombons pas dans ce qui est parfois le défaut français qui créent d'ailleurs de du coup de l'angoissé nos partenaires qui est dire avant même de la savoir si on utilise bien comment ils utilisent on n'en est même plus parce que ça donne le sentiment que au fond la dépense est quelque chose qui se crée soi même je pense qu'il faut d'abord affiner notre stratégie industrielle telle que je l'évoquais l'a chiffré à voir le même chiffre en europe 1 regardez aussi nos dépenses en matière de défense sur cette base là à voir un consensus européen sur nos besoins aussi en matière d'accompagnement social de nos transitions climatique d'investissement climatiques et c est sur cette base là on saura dire ce dont on a besoin mais ça n'est plus un tabou et donc peut-être qu'il nous faudra aller plus loin mais il faut mieux le faire en sachant pour quoi et sur quelle base quand on procède comme ça on arrive à convaincre les autres c'est exactement ce qu'on a fait au mois de mai dernier ce que je vois simplement c'est que nous serons sans doute confrontée à ce besoin parce que le monde dans lequel on vit je vous le dis pour moi ce n'est pas un débat entre les je dirais les pays qui sont dépensiers ou pas dépensier comment le vivez avant on doit sortir de ça pour regarder le monde au fonds on a vécu pendant des décennies la guerre civile budgétaire et financière comme on l'avait vécu avant sur d'autres plans maintenant nous devons comme on l'a fait à chaque fois regardez l'europe à travers le monde et nous pensé comme une puissance de financement du modèle de croissance moi je le regarde à deux zones qu'est ce qu'on veut faire on veut une europe qui créent des emplois si c'est l'europe du chômage ce sera l'europe de la guerre c'est notre premier défi créer des emplois créés d emploi créé des emplois l'europe des années 1930 est une europe qui de fait divisée avait choisi la déflation c'est exactement ce qui s'est passé regardez les choix budgétaires de pays qui n'était pas alors unis mais qui dans les conflits qui ont existé les choix politiques nationaux sont allés vers des chouettes déflationniste cette europe a construit la guerre parce qu'elle avait d'abord bâti le chômage et la défiance nous devons avoir une europe qui regarde l'avenir l'optimisme et qui donne la confiance à notre jeunesse qu on s'est embrassés nos défis et créer des emplois l'europe du plein emploi elle est décisive si on veut garder une europe de la prospérité et de la paix et donc s'il faut investir 100 milles pour cela il faut le faire c'est un choix politique et existentielle nous ne savons pas aujourd'hui de chiffrer mais on voit bien que parce qu'on l'a fait il ya un an et demi la france grâce à ses réformes au niveau national mais grâce aussi à cet élan européen elle à son niveau de chômage le plus bas depuis 15 ans 15 ans et elle sort d'une crise qui est beaucoup plus dur que la crise financière de 2008 2010 et donc faut continuer son show ce soit croissance est plein emploi la deuxième chose et géopolitique regardez ce qu'investit la chine regarder ce qu'investit ce les états unis d'amérique quand ils investissent sur leur transition énergétique sur l'heure numérique 100 ou 1000 l'europe ne peut pas dire j'ai investi 10 et dire on va faire des champions c'est pas vrai et donc quand on chiffres chaque filière si on dit on veut être les champions de l'hydrogène moi je suis pour surtout que nous on produit de l'électricité très décarbonée on est champion l'hydrogène que mettent les autres on veut être champion du numérique quels sont les investissements sur les grandes solutions numériques que font aujourd'hui les chinois des américains et qu'est ce qu'on fait en europe 1 c'est ça qu'il faut regarder parce que la compétition est internationale voilà cédé pour moi les deux grands sujets qui doivent éclairer nos choix je ne me prononcerai pas aujourd'hui en tant que président de la république sur dd vous le comprendrez bien sur ces sujets de campagne je n'ai pas fait le choix de proposer une révision constitutionnelle à nos compatriotes je pense que nous avons en europe et ainsi nous savons bâtir un pacte justement migratoire efficace la possibilité de manière très pragmatique de construire des solutions d'abord pour aider les pays d'origine et de transit mieux protéger nos frontières et avoir des règles communes moi je suis pour le pragmatisme en la matière et donc c'est sûr ce pragmatisme que dans les prochains mois j'essaierai d'avancé sur les solutions utiles et après il appartient à chacun d'éclairer ce débat faut pas en faire un débat je dirais tabou pour les uns au totem pour les autres sources qui est la constitution faut que ce soit précis simplement pour savoir ce qu'on veut modifier exactement et pour faire quoi et à quelle échelle utile catherine chatignoux les échos c'est une question sur l'autonomie stratégique il ya plus au début de la crise sanitaire le gouvernement à demander à des industriels est fabriqué des masques dont la france manquait or un an et demi plus tard on se rend compte que la production est bien la belle n'est pas écoulé parce que le produit sont trentenaires et qu'on continue à importer massivement des masques de chine donc est ce qu'il n'ya pas un problème là de compétitivité est ce que ce n'est pas même si c'est un peu anecdotique les limites de cette indépendance stratégiques alors sur ce sujet d'abord vous avez raison de dire que pendant des années en france et ailleurs nous avons construit des dépendances parce que nous avons pensé notre europe comme un marché ouvert dans un monde hanté et donc nous avons en quelque sorte considérer que l'être suprême était le consommateur européen moi je considère que semer de l'édifice européen c'est le citoyen et la citoyenne européenne c'est-à-dire une personne qui est tout à la fois qu'ils consomment mais qui produit et qui veut être au coeur de choix démocratique décider librement librement sous la demande tout ça nous a conduit à repenser la souveraineté est en effet pour avoir visité plusieurs usines de production de masques il nous expliquer comment méthodiquement une europe ouverte qui ne regardent pas où elle où elle fait ses achats et où le simple critère qui regardaient c'est le moindre coup fini par dire il ya personne qui a le moindre coût que les chinois et ancrer ses dépendances nous l'avons nous avons deux fêtes recréer des capacités de production parce que tout était fermé venant de la chine et nous sommes en train de changer les comportements est-ce que ça va assez vite à mes yeux non il ya eu parfois sur certains sujets d'achat des nouvelles qui n'étaient pas tout à fait juste dans ce qui était dénoncée donc les ministères compétents ont pu corriger ces nouvelles quand elle sortait par contre il est vrai que plusieurs acheteurs publics ou privés ont parfois repris leurs habitudes alors qu'il reprenne une partie d'habitude ça n'est pas illégitime parce que tout le monde doit faire des choix et il s'agit pas de faire de l'europe un continent autarcique car cela ne fonctionne pas non plus nous restons un continent ouvert pour deux raisons d'abord nous devons continuer de trouver un équilibre entre parfois acheter le moins cher possible et garder la souveraineté sur certaines productions et parce que nous mêmes nous avons l'ambition d'exporter vers d'autres régions notre agriculture que nous défendons elle exporte en dehors de l'europe elle a besoin d'être défendus heure de l'europe donc faut là aussi savoir raison garder par contre nous ne sommes pas assez rigoureux dans l'achat européen c'est pourquoi d'abord premier ministre à ma demande depuis plusieurs mois procéder à un passage en revue des achats non seulement ministériel mais de tous les acheteurs publics car vous savez que l'achat public est extrêmement fragmenté beaucoup d'acheteurs publics en fait beaucoup de collectivités et les règles sont dans un établissement qu'on appelle l'ugap pour que à côté de la simple du sein à moindre coût tout en respectant ce que notre droit pénal a mis aussi comme contrainte légitimement dans les achats publics on acheteurs publics ne fait pas ce qu'il veut je tiens ici à le dire parce que très vite sa responsabilité pénale est mise en jeu et le favoritisme et traquer à juste titre c'est le fruit de dan et aussi de politique de transparence et de lutte contre la corruption mais tout en respectant ces règles de favoriser l'achat européens nous pouvons encore faire mieux les choses se sont beaucoup améliorées mais on doit encore aller plus loin et au niveau des européens nous portons cet agenda on est en train de le porter au nom au niveau du fond européen de défense où je peux vous dire depuis trois ans c'est un combat homérique pour convaincre certains de nos partenaires de dire on a mis de l'argent dans un fonds européens on va pas financer des équipements qui sont faits hors d'europe mais vous avez des pays qui défendent d'autres choix et donc c'est un agenda qu'on continuera à porter en présidence donc ce monde est un parfait il ne sera jamais totalement fermé pour de bonnes raisons mais on va continuer de l'améliorer mais stratégiquement il faut aller vers beaucoup plus d'achats européens et par voie de conséquence aussi français n'est pas que français pour permettre de défendre notre souveraineté industrielle mais parfaitement raison la parole est à jean quatremer du journal libération qui est en visioconférence depuis bruxelles bonjour est ce que vous m'entendez ou est clair c'est parfait ok donc je pose la question souhaitant mettre un petit peu en contexte parce que c'est un sujet très bruxellois le parlement aurait là élire son nouveau président on va être janvier et en application de l'accord politique de juin 2019 conclu entre les socialistes les conservateurs et les libéraux de renaissance un conservateurs du ppe dont doit succéder à la socialiste or le pb de présenter la candidature de roberta mais de cela une maltaise qui combat le droit à l'avortement et puisqu'elle est élu au parlement et qui vient même de s'abstenir sur une résolution demandant la criminalisation des violences faites aux femmes le groupe politique renaissance auquel appartient la remise en marche sans le prêt à voter en sa faveur une présidente du parlement européen qui s'oppose roi des phares exactement 40 ans après l'excellent simone veil est le symbole de l'europe des valeurs que vous venez de fermement défendre j'en profite pour une seconde question si vous permettez sont l'espace de libre circulation schengen que vous qu'elle vous semblez particulièrement tenir n'est plus aujourd'hui qu'à un souvenir les contrôles aux frontières notamment aériennes et ferroviaires sont devenus la règle que ce soit pour des raisons de sécurité des raisons sanitaires des routes sont mal physiquement condamné par exemple à la frontière espagnole pourquoi ne pas assumer clairement le retour aux frontières internes merci merci beaucoup c'est de questions directes je reconnais votre esprit piquant sur la première question je vais vous répondre pour ce qui me concerne et faire peut-être une clarification institutionnel pour ce qui me concerne je défends et défendrai toujours avec la plus grande force le droit des femmes et en particulier le droit des femmes à disposer librement de leur corps est donc partout en europe il y à des forces politiques qui remettent en cause ce droit qui le fragilise je ferai tout ce que je peux pour mieux poser en respectant la souveraineté de chaque état membre mais en le faisant aussi dans notre pays parfois ces voix s'élèvent c'est un combat que j'ai toujours mené c'est un combat celui de l'égalité entre les femmes et des hommes que j'ai mis aussi au coeur de ce quinquennat jamie avant que ce soit un sujet de controverse et un sujet si médiatique je tiens ici à leur préciser quand d'ailleurs parfois les mêmes qui sont les plus virulents aujourd'hui pour le défendre m'expliquer je m'en souviens comme si c'était hier en octobre 2016 que j'étais bien anecdotique à parler de la sécurité des femmes dans les transports à strasbourg en faisant le compte rendu du premier débat que j'avais fait avec la république en marche j'ai de la mémoire et donc sur ce sujet je suis cohérent je serai jusqu au bout simplement je suis président de la république française ce faisant je ne suis pas le chef d'une formation politique et je me suis encore moins le chef d'un groupe parlementaire européen et donc de là où je suis je défend ses valeurs avec force et je souhaite que toutes et tous puissent les défendre dans les enceintes où ils sont allés porter qui en ou non qui au nom de combat commun et je pense que c'est aux parlementaires européens de choisir leur président et leur présidente j'espère qu'ils le feront avec l'esprit de cohérence et j'espère qu'ils seront en fidélité avec les combats qui sont les leurs je veux d'ailleurs dire ici que sur ce combat de nombreux membres du ppe et d'ailleurs c'est parce que vous faites pas dire ce que vous avez pas dit et je le précise ici je pense que vous serez d'accord de nombreux membres du ppe sont aussi d'accord avec ses principes et les défendent avec autant de force que moi sur votre 2ème sujet ce que vous décrivez est le risque auquel nous sommes confrontés peut-être même la réalité qu'à certains moments ces dernières années nous avons vécu schengen est un espace qui s'est fragmentée à cause de la menace terroriste à cause de la tension migratoires à cause de la panique sanitaires à trois reprises est ce que c'est une fatalité je ne le crois pas d'abord sur la question sanitaire vous aurez noté que la france n'a jamais été sur ce sujet parmi celles et ceux qui ont procédé à des mesures unilatérales de fermeture ou qui ont été vers des politiques non coopératifs on a toujours tenu à une cohérence européenne ensuite la france par contre a remis des contrôles aux frontières dans la lutte contre le terrorisme et les a toujours et contrôle du coup aux frontières massivement et compris sur des sujets migratoires dans les zones frontalières vous avez raison en matière de lutte contre le terrorisme c'est à adapter en fonction de l'évolution de cette menace cela existera toujours cela ne se substitue pas à la coopération entre nos services de renseignements et de justice le premier ministre lui-même il était il ya quelques jours d'ailleurs en belgique pour travailler sur ce sujet avec les ministres compétents la rénovation du code que la commission présentera dans quelques jours ou quelques semaines permettra d'ailleurs de clarifier ses règles domaine sur les sujets migratoires mon souhait qu'elle est il sait qu on est justement un espace schengen qui soit plus efficace et cohérent plus efficace à ses frontières extérieures et plus cohérents en interne pour éviter ce que vous dites en raison de la crise migratoire est donc ce que je propose me semble-t-il est un élément de réponse à ce que vous dites pour ne pas faire l'acte 2 17 ski schengen cela suppose de repolitiser dans le bon sens du terme cet espace de dire ça doit être un sujet de préoccupation de concertation de coordination permanente des ministres compétents ça veut dire ensuite nos frontières extérieures sont pas la frontière de la pologne de l'italie ou de l'espagne ou la grèce ce sont les frontières européennes parce qu'à chaque fois qu'on n'a pas des règles un contrôle strict un engagement commun et bien rentrer sur le sol européen des femmes et des hommes qui à cet instant sont soumises à des règles qui deviennent très hétérogène et nourrissent ceux qu'on appelle les flux secondaire et la défiance entre les états membres et ses mouvements secondaire et donc on doit mieux tenir nos frontières externes politique de schengen renforcer pilotage politique et on doit harmoniser nos politiques d'accompagnement et nos politiques d'asile et cdci si on fait ça alors oui sur le sujet migratoires on peut refaire de schengen un espace ouvert parce qu on en refera un espace de confiance et de protection mais ce qu'on voit c'est que les réseaux de trafiquants utilisent qui était devenu une vulnérabilité pour faire de l'europe un espace de trafic on doit réagir à ça c'est ce qu'on a fait la réponse est imparfaite elles ne peuvent ni la réponse pérenne ça n'est que la rénovation de schengen protection aux frontières et convergence pour avoir des règles communes sur ces sujets frédéric haziza de radiologie monsieur le président vous venez de faire allusion à l'humanisme européen aux valeurs et l'histoire de l'europe alors dans le prolongement de ce que vous avez dit je voudrais lui pour lui poser une question sur les valeurs de la france et de l'europe eric zemmour menu campagne haineuse une campagne nauséabonde raciste crypto pétainiste aux relents antisémites et révisionnistes il met en avant une haine anti musulmans autour de la théorie du grand remplacement ils cherchent à réhabiliter pétain soi-disant sauveur de juifs remet en cause le discours du vel d'hiv le procès papon le discours du vel d'hiv de jacques chirac et même l'innocence du capitaine dreyfus alors les thèmes de campagne du candidat zemmour sont ils conformes aux valeurs de la france aux valeurs de la république et aux valeurs de l'europe d'abord il n'appartient pas au président de la république quel qu'il soit deux qualifiés ou disqualifier un candidat à une élection à venir c'est au peuple français de décider souverainement il ya des règles elles sont contrôlées par le juge constitutionnel pour certaines autres plus technique par le juge administratif d'autres fois par le juge et c'est au peuple souverain de choisir donc je ne me dirai pas si ce qu'il convient de penser ou pas je ne dirai qu'une chose c'est que notre pays est un vieux pays fait de valeurs de culture de combat et qu'il s'est à chaque fois grandi d'avoir su regarder ces défaites mais d'avoir su consolider ses valeurs et aimer la france et respecter les français c'est au fond avoir une certaine idée de la grandeur de la france c'est respecter la dignité de chaque française de chaque français parce que c'est ce faisant respecter la dignité de notre nation j'ai pas d'autres commentaires à faire merci bonjour monsieur le président un seul philippe haddad et reconnaissent une question qui concerne un pays tiers le royaume uni est la relation entre l'union européenne et évidemment la france bilatérales avec la france vous avez pas le passé souhaitent ses associés le royaume uni plus étroitement avec en matière de défense et sécurité avec l'union européenne et pourtant il ya un tel méfiance entre les deux pays actuellement que et ça semble très difficile en ce moment d'imaginer un tel dialogue politique comment qualifiez-vous cette relation actuelle et qu'elles sont des conditions d'une amélioration et d'un retour de confiance nécessaire afin de partir quelque chose plus solide et plus constructives pour l'europe dans le sens plus large ensemble merci merci beaucoup d'abord la grande bretagne est une grande nation elle aussi voisines et amies et notre histoire comme notre géographie on n'échange pas nous avons plusieurs centaines de milliers de françaises et de français qui vivent qu'ils aiment ce pays sa culture qui ont construit leur vie et il y a plusieurs dizaines de minutes quand même plusieurs centaines de milliers de britanniques qui aime autant la france et qui ont construit là aussi leur vie et sens doit pas de le remettre en cause ou le fragiliser il ya des désaccords avec gouvernement actuel c'est autre chose et je veux avoir avant tout à voir ce message à l'égard du peuple britannique et voilà notre amitié parce que au fond et dans la durée rien ne la remettrait en cause après nous avons en effet aujourd'hui des relations qui sont difficiles mais elles sont difficiles pourquoi parce que le gouvernement actuel jusqu'à présent et j'espère que les choses vont changer qu'on peut se réengager de bonne foi dans un agenda de confiance fait simplement ne fait pas ce qu'il dit il a signé un accord de retrait qui impose sur la pêche de tenir vis-à-vis de nos pêcheurs nos professionnels des désengagements la journée de demain nous dira aux côtés de la commission européenne si ces accords sont bien respectées il ya eu ces dernières semaines des progrès et je veux les saluer il ya un vrai engagement sincère et j'espère qu'une nouvelle voie s'ouvre vraiment je l'espère de toutes mes forces on a ensuite besoin de travailler de bonne foi ensemble sur les sujets migratoires au ministre a tenu une réponse une réunion parlons importante il ya dix jours à calais si on veut régler cette question de la migration entre nos deux pays qui est devenu une question humanitaire nous avons besoin d'avoir un réengagement britannique parce que pourquoi ces femmes et ces hommes sont là dans ces conditions terribles parce qu'ils ne veulent pas l'asile en france nous leur proposons nous avons créé des centres en dur pour cela nous amenons des centaines d'entre eux dans ces centres nous prenons en charge des dizaines de milliers de repas tout au long de l'année mais ce sont des femmes et des hommes qui veulent rejoindre le sol britannique parce qu'il n'y a pas de filière légale d'instruction du droit d'asile fait part des britanniques parce qu'il ya toujours un système qui existe depuis les années 80 opaque où le modèle économique britannique repose sur le travail illégal d'étrangers si ces situations ne sont pas réglés par les britanniques de bonne foi nous aurons toujours ces situations à nos frontières ou la france à la bonne volonté de tenir ce point de passage la réponse allait dans la coopération britannique comme on dirait chez vous vous êtes de chez nous maintenant serai je le dire be my guest que les britanniques seraient en gage de bonne foi sur ce sujet sur les questions de défense elles ne sont pas remises en cause par le bric site mais puis-je ignorer que les britanniques ont été semble-t-il les ardents promoteurs d'un contrat qui a délibérément combattu une vision française en indo pacifique pour construire une vision alternative et exclusive n'étant pas sans conséquence d'ailleurs sur la prolifération dans la région ados pacifique avec des conséquences peut-être pas totalement imaginé dès le début bon tout ce ne sont pas des signes flagrants d'amitié pour mal mais magne helander statement donc j'aime la grande bretagne j'aime son peuple j'ai terriblement envie d'avoir un gouvernement qui souhaite travailler simplement de bonne foi avec nous bonsoir monsieur le président marie chanterait pour tf1 lci depuis quelques jours plusieurs pays ont fait le choix de boycotter diplomatiquement les jeux olympiques de pékin divers je parle du canada du royaume uni des états unis la shoah la france pourrait-elle faire ce choix prochainement merci beaucoup d'abord il fait pour ce qu'il faut savoir raison gardée de quoi parle-t-on généralement quand on parlait d'un boycott des jeux olympiques disait on n'envoie pas nos sportifs on a connu ça dans notre histoire à moscou ou ailleurs personnes à travers le monde est en train de dire on n'en voit pas nos sportifs enfin j'ai pas entendu donc on parle quand même deux choses qui sont beaucoup plus symbolique juste pour remettre les débats à leur juste proportion moi je préfère qu'on travaille avec le comité international olympique pour évidemment que les chartes de protection des athlètes compte tenu de ce qui s'est passé ces dernières semaines soit maintenu et pour que véritablement en aide le comité international olympique à faire ce travail avec la chine pour que tous les athlètes soient protégés pour que les règles de l'olympisme partout à travers le monde soit promu ensuite on appréciera l'évolution de la situation en lien avec les autres européens avec le cio mais je pense qu'il faut pas politiser ce sujet surtout ce qu'on sait pour prendre des mesures tout petit et symbolique faut être clair sont dit on fait un boycott complet on n'envoie pas d'athlètes soit on dit on essaie de réengager les choses et d'avoir une oeuvre une action utile comme toujours à l'international je suis plutôt pour faire des choses qui ont un effet utile c'est avec le cio thomas bach et avec le représentant du cio en chine avec toutes celles et ceux qui organisent c'est comme ça qu'on va travailler avec les ministres et avec nos partenaires européens et on verra la décision qu'il convient de prendre dans les prochaines semaines en fonction des réponses qui sont faites et de ce que la cie aux faits mais laissons d'abord ne politisent ont pas l'olympisme ensuite car dont l'exigence qui convient qu'aux pour que tous les athlètes à travers le monde soient protégés et soient maintenues dans leur indépendance bonsoir monsieur président françois-xavier bourmaud le figaro il ya cinq ans vous aviez théorisé la disparition du traditionnel clivage entre la droite et la gauche au profit d'un clivage notamment entre pro européen et eurosceptique est ce qu'aujourd'hui quand vous regardez le paysage politique à la veille de la présidence française de l'union européenne vous diriez que le clivage entre européens et eurosceptique s'est creusée dans le pays et que la droite et la gauche ont disparu j'ai dit je ferai pas tellement de commentaires de politique nationale et donc je vais tâcher de continuer je vois simplement que nous avons fait la démonstration ces dernières années que une europe plus forte plus souveraine plus uni était bonne pour la france et que défendre l'europe il ya quatre ans était quand même plutôt une bonne chose nous serions nous pas européen bon courage pour les vaccins jeu qui juste à titre d'illustration parce que aujourd'hui nous n'avons toujours pas de site de production sur le sol national qui produisent de la rn message et nous avons des grandes entreprises françaises qu'ils font dans des sites étrangers nous faisons du ce qu'on appelle le feeling finish nous sommes en train de développer une filière mais au moment du début de la crise n'en produisons pas chez nous nous avons en europe et un bâti une solidarité qui a permis d'acheter puis de produire en europe et 1 et d'exporter dès le début moi je suis fier d'être européen quand je regarde la crise sanitaire parce que nous nous sommes battus nous avons innové nous avons nous européens trouver des vaccins nous avons acheté des vaccins en européens et nous avons su nous organiser pour produire ce qui fait qu'au moment où je vous parle l'europe et l'espace géographique qui produit le plus de vaccins au monde nous avons dépassé les 2 milliards de doses produites l'espace qui en a le plus exporté est donné c'est quand même beau l'euro et donc pour la défense de nos compatriotes vacciner en janvier 2021 sans l'europe il pas été possible c'est ça la réalité nous n'aurions pas pu le faire nous aurions été à ce moment-là dépendant d'achat nationaux avec beaucoup d'incertitudes peut-être de la non coopération est sans doute ces mêmes sur ce qu'ils produisaient sur leur sol de la rn messager seul le regardait pour eux tout ça vous donne de manière très pratique ce que c'est qu'être européen parfois on a le sentiment d'être solidaires avec les autres on a aussi bénéficié d'une vraie solidarité et nous avons réussi à avoir une politique forte que la france à a promu avec plusieurs autres et qui nous permet d'être des vrais champions en france aujourd'hui on produit des vaccins on assemble et nous sommes au coeur de cette stratégie voilà c'est une bonne chose donc je continue à penser que en effet promouvoir une europe plus forte plus souveraine plus indépendante est une bonne chose nous l'avons montré que ça reste vrai demain et je pense que quand on défend l'europe il faut la défendre complètement folle accords ise faut se battre contre ces traverses et complexité bureaucratique parfois ces dévoiements mais on peut pas dire j'aime l'europe mais j'aime pas son édifice juridique j'aime l'europe mais les traités ne sont pas applicables chez nous ça c'est de la drôle de robe cette affaire tient pas longtemps donc européen oui je crois que ça reste vrai il ya des gens qui continuent à la vilipender les français jugeront sylvie corbet société de presse tout au fond voilà vous avez évoqué l'importance des frontières extérieures de l'union européenne il ya notamment une crise qui se déroule en ce moment en ukraine le président d'embedone cette semaine a repris la main les négociations concernant les tensions avec la russie est-ce que la seule à sin selon vous la fin du format normandie est ce que vous y voyez une forme d chaque européen faire une médiation et à ce que vous avez des craintes comme l'ont exprimé certains diplomates sur le fait que le président by donne pourrait demander à l'ukraine de donner des gages à la russie pour pacifier la situation d'abord je pense que ces deux une très bonne chose et je l'en remercie que le président by dell est jugé utile de se coordonner avec ses partenaires européens avant d'avoir parlé au président poutine et après je pense est une initiative qu'on n'avait pas connu ces dernières années et qui est très bonne politique qui donne de la substance à ce que c'est que la relation transatlantique donc nous avons eu ce débat avec nous quatre européen et président américain ensuite je pense que ça ne se substitue pas cette coordination format qui existent président biden a lui-même d'ailleurs dans les communiqués qui l'appuient maîtres rappelé l'importance de ce qu'on appelle le foreman normandie qui je le rappelle il se forma qui est une médiation franco allemande avec la russie et l'ukraine autour de la table ce travail continue et il a permis d'éviter ces dernières années la détérioration et nous a permis aussi d'avoir des vrais résultats moi je veux saluer à cet égard d'abord le choix de mettre en place ce format qui était le choix de la chancelière merkel et du président hollande leur engagement puis l'engagement très fort ensuite dans la continuité à mes côtés de la chancelière merkel qui a vraiment consacré beaucoup de son temps à ce sujet nous avons préservé ce faisant une situation qui aurait pu dégénérer nous avons obtenu des résultats ici même en décembre 2019 mais il est vrai que cette situation demeure très dur instable et que nous sommes dans une main un conflit qui demeurent gelés est ce que c'est est ce que les européens ont la possibilité de changer cela au seul nom ça dépend de la bonne volonté des autres partis et donc notre souhait c'est de pouvoir réengager en lien avec le président zelensky que je verrai mercredi et en lien avec le président poutine que j'aurai la semaine prochaine également en ligne réenclencher ce format est un processus politique notre objectif je crois à nous tous européens et aussi à nos partenaires américains c'est d'abord d'être aux côtés de l'ukraine pour assurer sa sécurité ensuite c'est d'assurer une situation pacifiant la région c'est d'être intraitables avec la sécurité des européens dans la région et enfin c'est de continuer à engager un dialogue exigeant avec la russie parce que soyons clairs nous sommes tous les cinq d'accord les quatre européens les américains sur une chose c'est par un dialogue exigeant avec la russie qu'on peut construire des solutions nouvelles et un processus qui préserve la souveraineté de l'ukraine et la pacification de celle ci la pacification de toute la région et la stabilité tout notre continent vous noterez que ce sont des positions que je défends depuis un petit moment je pense que ça n'est pas dans l'escaladé des tensions même s'il faut toujours être exigeant et fermes sur nos principes on a besoin d'avoir ce dialogue et d'ailleurs par cette discussion le président d'haydn a montré et penser aussi qu'il fallait un dialogue avec le président poutine parce que c'est par ce dialogue qu'on peut acter nos accords et nos désaccords mais aussi bâtir un chemin parfois des digues mais évitez d escalade bonjour monsieur le président jean yves baudelot france info est-ce que ce soir vous ne jouez pas un peu sur une confusion institutionnelle on comprend pourquoi mais vous vous placez impatiemment devant devant les français devant vos électeurs un peu comme le président de l'europe pour les six prochains mois rappelons que le président du conseil européen s'interroge charles michel et que la france comme ses marques et derrière vous présidez le conseil de l'union européenne et pas de l'union européenne est ce que ce soir vous ne pouvez pas un peu sur cette ambiguïté je comprends évidemment comprendre d'un point de vue politique vient c'est beaucoup non d'abord ça n'est pas un jeu parce qu'on parle de sujets importants on parle du quotidien de nos compatriotes ensuite je je pense savoir constamment rappeler que nous parlions d'un semestre et il y à une présidence du conseil européen qui est président charles michel que vous m'avez entendu cité à plusieurs reprises avec lequel j'étais à quelques instants et si votre question est de savoir si j'ai vocation à me me présenter pour lui succéder à l'hémistiche notre conseil de ce que j'ai compris qu'il y avait beaucoup de sujets d'élections non et mais il ya un semestre ou en effet la france aura la présidence tournante la présidence tournante pour ça que je pars d'un sommet ce donc je crois avoir été précis factuel mais le rôle de la france c'est de présider les séances mais la présidence tournante ça n'est pas simplement une fonction hôtelière c'est une fonction aussi d'inspiration c'est une fonction de déclencheur et de construction de consensus autour de choses qu'on croit vous l'avez aussi vu quand l'allemagne avait la présidence on a permis pu construire des choses parce que vous avez un effet de traction je n'ai pas attendu cette présidence vous serez d'accord avec moi pour proposer essayé de pousser discours de la sorbonne doit dater de septembre 2010 est la france n'avait pas de rôle particulier j'ai toujours été je suis cohérent j'ai défendu l'europe quand beaucoup la conspuer qu on la faisait siffler je les portais j'ai proposé des choses on a d'ailleurs agi et obtenu des résultats sur la base de ces propositions la france à la présider et je serai dans mon rôle président qui porte cette ce rôle institutionnel qui lui doit permettre de construire des consensus indépendamment des intérêts de la france mais aussi le promoteur d'un agenda qui correspond à ce que nous voyons et nous voulons pour l'europe ya toujours ce ce rôle duhalde à une présidence tournante elle est bien tournante une toute dernière question s'il vous plaît parce que nous arrivons au bout d'une heure de jeu utilisation mais surtout semaine dernière le président bonjour bruno jeudy paris-match bfmtv 22 heures max ma question concerne une grande région européenne et ultra marines et la nouvelle calédonie dimanche les habitants de cet archipel sont appelés aux urnes pour la troisième fois au terme du processus dit de des accords de matignon certains de vos adversaires politiques interprète votre silence comme une forme d'abandon ou de trop grande réserve de ces îles pourquoi ce silence d'abord j'invite chacun la période conduit c'est toujours cruel pour celles et ceux qui ont des responsabilités parfois depuis plusieurs années mais j'ai sans doute moi même conclu concouru en d'autres temps à ces mêmes injustices quand j'étais dans une autre fonction troll donc j'ai beaucoup de distance avec cela mais quand les temps démocratiques sont là des voix se lèvent qui font comme si rien ne s'était passé depuis quatre ans ou 5 ans voudrait dire que comme président de la république je suis allé à nouvelle calédonie chili passer plusieurs jours je suis retourné pour la première fois par exemple a ouvert et j ai tenu un discours où j'ai été très clair je crois avoir dit que la france serait moins belle sans la nouvelle calédonie ça me semble clair et ça ne sommes pas l'abandon après le gouvernement de la république et le président a un rôle à jouer là aussi et notre rôle a été inédit quant à la nouvelle calédonie c'est la seule mandature qui aura eu à organiser les trois référendum décidé il ya plusieurs années le 12 décembre se tiendra le troisième référendum est le dernier du processus décidé et les trois sous ce mandat conformément exactement à ce qui avait été écrit prévu notre premier rôle sic ils se tiennent en bon ordre dans de bonnes conditions de sécurité de sincérité le gouvernement est à la tâche et je l'en remercie premier ministre l'humanité outre-mer ministre de l'intérieur aussi ensuite c'est que le jour d'après soit un jour possible quel que soit le choix fait lors de ce référendum le rôle du président de la république n'est pas d'être dans un camp parce qu'aujourd'hui je parle à des femmes et des hommes qui sont toutes et tous dans notre nation et quel que soit le choix nous aurons à bâtir le jour d'après beaucoup oublient dans ces périodes quels que soient les sujets que ce qui fait notre force c'est notre unité qu'on peut porter des choix ici ou là c'est respectable qu'on peut les défendre mais que nous avons à vivre ensemble et pour la nouvelle calédonie c'est la même chose le jour d'après quel que soit le choix il y aura une vie ensemble compte tenu de la réalité géopolitique de la région et de ce qu'est la nouvelle calédonie et donc voilà la fonction qui est la mienne la place qui est la mienne jusqu'à une dernière question je prends ma dernière question [Musique] monsieur le président bonjour allison tassin pour tf1 et lci vous avez annoncé la fermeture des discothèques vous avez interdit de danser dans les bars et dans les restaurants est ce que ces mesures seront pour vous suffit quand notamment pour sauver les fêtes pour noël et puis par ailleurs je me fait le porte-voix de plusieurs de mes confrères serez vous candidat à la prochaine élection présidentielle merci chacun se souviendra d'abord que vous fûtes l'ambassadrice de vos collègues pour forcer cette question donc j'ai compris ces derniers jours qu'elles étaient parfois obsessionnel mais que sans doute pour la première fois dans notre histoire nous aurons une question alliant la candidature à la présidence de la république et les discothèques ce qui peut-être d'ailleurs est une invitation à la fête et la source de promesse et je veux le prendre comme ça en tout cas non le gouvernement premier ministre et les ministres ont tué en effet à présenter des mesures complémentaires dans un moment sanitaire qui est je le dis très très sensible et qui nous avons tous notre rôle à jouer je ne serai pas long mais je veux ici vraiment remercier tous les professionnels à qui on a demandé un effort et tous nos compatriotes je le dis parce que j'ai croisé ces derniers jours plusieurs responsables d'événements ciel de discothèque qui se sont sentis stigmatisés par cette mesure or ils ont parfaitement joué les règles du jeu la difficulté c'est que dans beaucoup d'endroits où on demande et le passe à lithaire comme on vous l'a vous demander ici comme on l'a tous mes ou parce qu'ils avaient le pass sanitaires il y avait des moments de social de sociabilité de d'interactions très forte on pouvait boire et manger à proximité il a été prouvé je pense qu'on contrôle du ministre qu'on pouvait se contaminer parce que certes le vaccin permet de réduire très fortement et les derniers chiffres encore sorti ce matin sont très bons même sur les variants mais permet de réduire la circulation mais pas totalement et dans ces moments de convivialité qu'il y avait qui dans les salons qui ôte on serait infectée et c'est vrai que dans les discothèques où les bar dansant comme on dit c'est le cas donc on a demandé un effort pour essayer de tenir notre stratégie repose sur la vaccination la vaccination la vaccination il nous faut continuer à vacciner les premières doses et les rappels l'objectif ça a été rappelé par le conseil scientifique et plusieurs autres ces derniers jours sont d'ailleurs très bon à cet égard nous sommes entre 600 et 700 milles vaccination deux jours c'est en train de monter et donc c'est une très bonne chose seuil que nous avait donné le conseil scientifique fin de rencontre où c'était 500 milles on était à 700 milles hier donc il faut que nos compatriotes continuent d'aller se faire vacciner pour leurs appels ou la première dose c'est la meilleure protection et y compris ce fameux rappel vous permet de réduire très fortement la circulation des variantes les chiffres qu'ils ont été sortis par les meilleures revues scientifiques ces dernières heures le montre encore aux états unis en israël le deuxième levier c'est le pass sanitaires la france a fait ce choix au début de l'été c'est ce qui permet de mettre beaucoup de contraintes sur les non vaccinés et d'améliorer le contrôle c'est ce qui nous a permis d'augmenter la vaccination de réduire les risques faut le garder c'est ce qui nous permet je vous le rappel de tenir tant et tant de lieux de culture des changes de vie ouvert et puis le troisième ce sont les gestes barrière complémentaires et et dans les lieux où ce n'était pas possible c'est là où on a dû faire ces restrictions on va continuer avec cette stratégie est ce que dans les prochains jours il faudra adapter je ne sais pas vous le dire aujourd'hui nous évaluerons en début de semaine prochaine l'évolution parce que vous savez qu'il faut toujours un petit peu de temps d'attentes pour regarder sur l'incidence il faut quelques jours et il en faut encore plus sur l'hospitalisation et il nous faut encore davantage sur les soins critiques on connaît maintenant le rythme est donc ce qu'on regarde beaucoup évidemment aujourd'hui ce sont les chiffres d'hospitalisation et de sens critique l'incident ce qui est très forte à un peu moins de sens que dans le temps nous n'avions pas le vaccin et les moyens de protection par contre nous restons très vigilants pour voir l'évolution à l'hôpital parce qu'évidemment nous devons continuer de protéger nos hôpitaux nos soignants et dans un temps où il ya d'autres pathologies qui arrivent les grilles les bronchiolite pour les plus petits ou et où les urgences sont là on va s'organiser les plans blancs ont déjà été décidées et donc c'est ça qui conduira à des décisions ou pas supplémentaire voilà donc je ne sais pas vous dire si c'est suffisant je pense qu'en tout cas c'est ce qu'il fallait faire au vu des informations qui étaient les nôtres et qui était proportionnée pour donner de la visibilité et permettent de nous protéger je ne répondrai évidemment pas aux dernières questions ce jour mais je veux simplement vous dire mais c'est normal que vous la pose y est je respecte tout à fait et je pense que d'ailleurs si demain je sais pas où je suis je suis dans la nature et que l'un d'entre vous et là vous me la posent ray et je prends très bien d'abord je le prends comme un signe d'affection un désir caché presque un appel plus sérieusement je pense que dans le temps qui est le nôtre il est important que les institutions continue quand même à fonctionner de la manière la plus la plus stable possible plusieurs d'entre vous ont posé des questions sur nos valeurs nos principes quand les vents mauvais revienne et se lève il est légitime qu'il y ait des choix démocratiques et que toutes les voix s'expriment mais le rôle de nos institutions et de tenir le pays là où il doit être ne rien concéder ni au racisme ni à l'antisémitisme ni à la remise en cause de nos valeurs ni à la manipulation de notre histoire et ça c'est à nos institutions de le faire avec calme et autorités je pense que notre pays on a besoin dans les temps que nous vivons parce que nos compatriotes ont quand même vécu deux années si difficile ces moments dans la vie d'une nation ne sont pas rien beaucoup ont perdu des proches dans des conditions humaines terrible certains souffrent encore de ce qu'on appelle le locaux vides l'on vive la solitude sont dans des difficultés profondes économique et social vivent une angoisse je pense à part en particulier à nos jeunes qui est aussi le propre de cette période est donc mon rôle dans ce moment est de continuer à agir au service de notre peuple pour protéger prendre les décisions parfois difficiles pour protéger d'accompagner et de préserver notre unité parce que nous en avons besoin et quels que soient les choix démocratiques qui sont faits au printemps prochain et ils doivent se faire dans le calme plus grand pluralisme la plus grande liberté de discussions d'échangés de controverse car la controverse c'est l'esprit français mais la haine c'est la haine de la france et donc rôle du président de la république c'est d'éviter cela donc pour ce faire je pense qu'il est bon de de veiller en tout cas à ce que ce cadre se respecte et je vous remercie pour votre attention pour vos questions nous serons amenés à poursuivre de toutes façons ces échanges et pour votre temps merci à toutes et tous