Mouvement lycéen : audition du ministre de l'Éducation nationale
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 52 %Attaque 24 %Défensif 24 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:22OuverteRéponse directe
Pouvez-vous dresser un état des lieux de la situation ? Nombre d'établissements mobilisés, nombre de blessés parmi les personnels et les lycéens, ampleur des dégradations, les solutions prévues pour les élèves dont le lycée ne peut plus les accueillir ?
- 1:22RelanceRéponse partielle
Pourquoi a-t-il fallu attendre ce mouvement lycéen pour apporter une première réponse à la question pourtant ancienne du remplacement des enseignants absents ?
- 2:02RelanceÉludée
Le logiciel pour affecter les remplaçants est-il vraiment incapable d'affecter les professeurs remplaçants sans ce logiciel ? Pourquoi avoir attendu votre arrivée à la tête du ministère pour le développer ?
- 16:13OuverteRéponse directe
Quels moyens concrets garantissent que cette annonce se traduira rapidement par une présence effective devant l'élève notamment dans les disciplines et sur les territoires les plus en tension ?
- 16:13OuverteRéponse directe
Quelles améliorations concrètes envisagez-vous pour renforcer la transparence des décisions de Parcoursup et garantir une égalité réelle d'accès à l'enseignement supérieur ?
- 16:13OuverteRéponse directe
Envisagez-vous de revoir l'organisation du temps scolaire au lycée pour mieux tenir compte des capacités d'attention des adolescents ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 6:48Chiffre
« 148 personnels d'éducation nationale ont été blessés dans le cadre des événements, la plupart dans le cadre d'action délibérées. »
- 50:06Fait
« il y a un des fonds qui n'est pas un fond de rénovation mais qui est un fond de diagnostic »
- 52:40Fait
« le congé supplémentaire de naissance qui a été voté l'année dernière dans le PLFSS avait un caractère rétroactif au 1er janvier »
- 1:02:39Fait
« je n'ai jamais considéré un enfant de France selon qu'il était noir, arabe, ceci, cela »
- 1:06:02Fait
« il faut chasser tout ça et considérer que tout se passe après le bac »
- 1:42:49Fait
« dans 6 7 ans, une fois qu'on sera à 19 18 élèves par classe, il y a un moment on va s'arrêter mécaniquement. »
- 1:47:57Fait
« l'un des enjeux de ce point de vue-là et en terme de déterminisme social en terme de résultats scolaires, c'est de lutter contre la grande difficulté scolaire, c'est dit lutter évidemment avec tout ce qui est plafonnement, dédoublement, ces PCE1 et cetera et cetera. »
- 1:48:36Fait
« pour la première fois d'ailleurs, je suis parti des résultats obtenus par les collèges au brevet pour avoir une action déterminée vis-à-vis de leur population. »
- 1:49:49Fait
« sur le privé sous-contrat, le privé sous-contrat c'est un on a un énorme enjeu évidemment de mixité sociale. »
- 2:00:43Chiffre
« on a mis je vous ai dit qu'on avait recruté un procès de recrutement de 920 personnes supplémentaires. »
- 2:03:51Chiffre
« on a créé 300 postes l'année dernière, on en recrée 300 cette année. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
l'éducation nationale. Alors, monsieur le ministre, je vous remercie de votre disponibilité et d'avoir répondu rapidement à l'invitation de notre commission. Alors, vous venez de répondre à un certain nombre de questions au gouvernement. C'était un feu d'artifice rapide mais qui a été assez assez large. Avant de commencer, je souhaite témoigner au nom de la commission de notre soutien au principal et à l'enseignant blessé par balle lundi au collège d'Obagne, ainsi qu'aux élèves profondément choqués par cet acte d'une extrême gravité. Nos pensées vont aussi à leur famille et à l'ensemble de la communauté éducative. Notre audition porte aujourd'hui sur la crise des lycées. Depuis la mi-septembre, de nombreux lycéens se mobilisent pour obtenir une amélioration de leurs conditions d'étude. Le
mouvement a pris de l'ampleur lors d'une première journée de mobilisation nationale le 29 septembre dernier et la plus récente s'est tenue hier. Ce mouvement s'est malheureusement accompagné de dégradation importantes de bâtiments, mais aussi d'agression contre les personnels de votre ministère. Soyez assurés que la commission condamne avec la plus grande fermeté ses atteintes intolérables aux personnes comme au bien. Je regrette que des revendications fondées sur des difficultés réelles pris une forme conflictuelle attisée par une force politique. Il faut bien distinguer les lycéens des fauteurs de troubles chevrenés qui se sont trop souvent greffés au mouvement. Des élèves ont cependant pu se laisser entraîner dans des actions répréhensibles et s'exposer
au danger. Je déplore que certains ont été blessés parfois grièvement. Je leur adresse mes pensées ainsi qu'à leur famille. Il faut que les violences cessent, que ces drames cessent. Alors, je voudrais vous poser trois questions. Première question, l'état des lieux. Pouvez-vous dresser un état des lieux de la situation ? Nombre d'établissements mobilisés, nombre de blessés parmi les personnels et les lycéens, ampleur des dégradations, les solutions prévues pour les élèves dont le lycée ne peut plus les accueillir ? Deè question les causes. Les lycéens nous parlent du bâti de parcours sub. Bon, des emplois du temps et surtout des professeurs absents nous remplacés. Vous avez annoncé une réponse rapide avec la mobilisation de près de 3000 professeurs en plçant. Pourquoi a-t-il fallu
attendre ce mouvement lycéen pour apporter une première réponse à la question pourtant ancienne du remplacement des enseignants absents. C'est ce que se demandent beaucoup de familles. 3è question, le logiciel. Vous avez évoqué un nouvel outil informatique pour affecter les remplaçants et cela surprend plus de de nos concitoyens. Vu service est-il vraiment incapable d'affecter les professeurs remplaçants sans ce logiciel ? Et pourquoi avoir attendu votre arrivée à la tête du ministère pour le développer ? Les français et les lycéens attendent de savoir si cette réponse est durable ou si elle n une qu'une réaction à la crise. Monsieur le ministre, je vous laisse la parole pour un proposiminaire d'une dizaine de minutes. Je demanderai ensuite la parole par groupe puis aux
collègues qui le souhaitent. J'ai déjà des personnes inscrites. Je rappelle enfin que cette audition est filmée et retransmise sur le site internet du Sénat. Je vous demande dans vos questions comme on risque d'en avoir un certain nombre de vous limiter dans un timing assez restreint de façon à ce que tout le monde puisse les poser et que monsieur le ministre puisse y répondre. Monsieur le ministre, vous avez la parole. Merci monsieur le président. Mes messieurs sénateurs et sénatrices. Alors euh quelques quelques mots, j'allais dire à la fois à titre liminaire et en même temps pour essayer de commencer à répondre à vos questions en vous remerciant une fois encore pour la qualité des échanges qui caractérisent toujours nos relations. Je je peut-être revenir d'abord enfin
comme vous l'avez fait mais je voudrais distinguer si je puis dire le bon grain de livret donc les revendications des lycéens qui dont j'ai toujours dit depuis le premier jour qu'elles étaient audibles et qu'il fallait les entendre des actes de violence qui sont en réalité venus dès le premier jour ou dès les premiers jours pervertir complètement le mouvement confisquer en été la dynamique du mouvement lycéen au profit d'une d'une dynamique de destruction de dégradation. Euh et donc euh je vais du coup distinguer les deux. C'est à la fois vous répondre sur les têtes de la mobilisation et cetera et cetera, mais aussi euh euh répondre sur le fond. Peut-être aussi d'un mot revenir sur la genèse du mouvement. Le mouvement est né le 17 septembre dans
un établissement de scène Saint-Denis de oui pardon pas de scène Saint-Denis de Créteille le lycée Saint-Exdupéri qui était confronté à une demande au départ portée par les personnels sur le remplacement de personnel absent. L'établissement était objectivement dans une situation d'absence qui était anormale. Il manquait une proviseur adjointe, une infirmière, un directeur de travaux et un stand de professeur. Donc alors que nous étions en train de traiter la situation de cet établissement qui a été au demeurant d'ailleurs résolu à peu près en une semaine, à partir du moment où j'en eu connaissance, il y a eu une stratégie extrêmement organisée
en spirale de mobilisation établissement qui était autour. cette mobilisation trouvant un relais, vous l'avez dit, par une force politique, la France insistent pour ne pas la citer, extrêmement puissant et structuré et par la suite indépendamment de cette force politique, le rappeler, le mouvement a pris une ampleur qui est une ampleur nationale. Au demeurant, je me permets de signaler aussi parce que c'est l'intérêt de cette maison, c'est aussi qu'on peut corriger un nombre de contrevérités, y compris quand elles sont formulées par des élus. Euh je n'ai pas découvert le mouvement le 28 septembre. La presse l'a découvert le 28 septembre, pas moi. Moi je l'ai vu dès le 21. J'ai alerté sur les violences qui avaient lieu dans le cadre de ces
mouvements dès les 24 et 25. J'ai d'ailleurs réuni de l'Île-de-france en visu après avoir tous les jours indépendant mon téléphone. Je les ai réunis tous les trois ensemble dès le 25 aussi. Le 28, je me suis rendu au lycée Gutinbert qui avait fait l'objet d'attaque en règle avec des tirtons de mortier, donc le lundi. Euh et j'ai par la suite quasiment tous les jours rencontré des élus lycéens, les représenter du mouvement et cetera et cetera. Donc je le dis juste parce que gens qui pensent qu'on a découvert le sujet un peu tard mentent, ce qui est assez banal actuellement dans le débat public. Euh donc depuis ce mouvement a j'allais dire pris une ampleur nationale que tout le monde connaît à ce jour puisque vous me demandez le le l'état des lieux à ce
jour donc nous avons environ de manière maintenant un petit peu enfin depuis le début de la semaine nous avons à peu près entre 150 et 200 lycées qui sont fermés pour des causes multiples. toute cause confondu, c'est-à-dire à la fois parce qu'ils ont été très fortement détruits, parce que les menaces qui pèsent sur les personnels font obstacle à leur réouverture ou parce qu'ils font l'objet de blocage. Donc on est à peu près à 150 à 200 établissements sur les 3700 lycées de France. 1/3 des lycées n'a jamais été perturbé. Un tiers des lic a connu une perturbation, j'allais dire très modérée sur une durée très limitée généralement une journée ou une matinée. Un/ers d'lcès a connu une perturbation plus importante et donc 300 d'entre eux ont connu des fermetures ou des blocages
durables. Et aujourd'hui, à l'heure où je vous parle, c'est on était tout tout à l'heure, on était aux alentour de 160 donc je pas le chiffre pile à l'instant même mais on tourné autour de 160 établissements en fin de matinée qui étaient bloqués pour une raison pour une autre fermée enfin soit fermé soit bloqué. Don le cours était suspendu. Bon, s'agissant des blessés et j'aimerais que enfin normalement si vous voulez ce que je vais dire là et ce que j'ai déjà dire dans les hémicycles devrait collectivement déclencher une onde de choc qui n'a pas été déclenchée depuis 10 jours. 148 personnels d'éducation nationale ont été blessés dans le cadre des événements, la plupart dans le cadre d'action délibérées. J'ai des proviseurs aujourd'hui qui ne peuvent plus habiter leur logement de
fonction parce qu'avec leur famille, ils ont été menacés. On en est là quand même. J'ai 37 établissements qui ont été partiellement incendiés. Le lycée de Lormont dans la clé de Bordeaux était le seul de nouvelle équitain à proposer la formation imprimerie en bac pro. les ateliers sont détruits. Donc il faut quand même distinguer les revendication légitime d'une violence totalement débridée qui a été dirigée contre le service public de l'éducation et contre ses personnels. Et je suis très inquiet de voir que ce qui normalement est un acte isolé déclenche à juste titre une réaction collective
outrée et c'est qu'il devient un phénomène massif. et ben dans le fond participe de la banation de la violence. Donc je me permets quand même de le dire parce que c'est quelque chose que je trouve objectivement totalement ahurissant. Maintenant parallèlement à ça, on a évidemment organisé l'expression démocratique des lycéens. D'abord, il y a un droit manifesté et comme vous l'avez vu, les organisations syndicales de personnel cette fois-ci ont assez vite inscrit on la démarche des lycéens dans un cadre légal et organisé dont elles ont d'ailleurs contribué à assurer la sécurisation parce que tout simplement il y a une organisation syndicale qui permet de faire ça dans un cas démocratique. Donc il y a des manifestations. La dernière en date étant celle d'hier
qui avait à peu près moitié moins de participants que celle de la semaine d'avant mais peu importe. Euh donc ça c'est la première premier élément. Deuxième élément de dialogue que j'ai prené là aussi je me permets de le rappeler dès le lundi 28 c'est que tous les chefs d'établissement ont été invités à réunir leur conseil de vie lycéenne et même de manière générale plus générale d'ailleurs leur lycéen pour avoir des échanges structurés organisés et protégés qu'on on on ne on ne on ne on ne comment dire on n'exprime pas ces attentes ou ces difficultés quand on est entouré de coup de mortiers ce qui a été le cas quand même de plusieurs centaines de centaines de milles de lycéens Euh et donc dans ce cadre là, ils nous font monter évidemment leurs attentes.
Et puis il y a cette plateforme qui est ouverte. Le le premier ministre le rappelait tout à l'heure, nous étions hier soir à plus de 90000. Nous allons nous nous tutoyons désormais les les 100000 contributions dont un/4 de contribution collective d'ailleurs. Donc il viennent des conseils de vécen et trois/4 de contribution individuelle avec une territorisation très forte puisque chacun peut identifier son établissement. Et donc nous allons avoir le panorama à la fois national par région et par établissement des attentes qui donc varie évidemment selon les endroits. Euh pour répondre à votre question parce qu'on en aura d'autres et donc je je ne veux pas être trop long mais comme vous avez posé question du remplacement il y a deux sujets sur lequels j'ai pu
agir prioritairement. Le premier sujet, personne en parle, mais en fait il est extrêmement important parce qu'il y a un vrai enjeu pour cette génération à se faire entendre dans un cadre démocratique et organisé, c'est celui de la démocratie lycée. Les instances de démocratie lycéenne, don sont des instances qui sont consultatives mais comme on dit les lycéens, on est souvent consulté, on est rarement entendu. Et donc, j'ai engagé une refronte totale des instances représent enfin de de ce qu'on appelle de démocratie scolaire pour prévoir la la présence des lycéens par exemple dans les CA, les conseils académies deation nationale alors que ce sont des étudiants qui y siègent bizarrement mais pas de lycéens alors qu'il soit présent qu'ils ont acquisé la possibilité de
porter un certain nombre de sujets à l'ordre du jour de certaines astances ce qui aujourd'h n'est pas le cas pour prévoir leur m représentation au niveau national et pour prévoir la représentation des lycéens professionnels puisqueaujourd'hui tout est fondu et En pratique, j'ai en face de moi systématiquement des lycéens généraux technologiques. Pour être plus précis, d'ailleurs, j'ai généralement des gens qui ont déjà passé le bac et qui sont des formations très sélective comme les meilleures classes préparatoires parisiennes ou si on se pos mais qui mais qui représentent évidemment leur camarade puis étaient lycéens l'année dernière mais enfin je le signale quand même, on a un enjeu de représentation, on a quand même juste 35 % des élèves qui ne sont quasiment pas
représentés dans les instances en tant qu'élève de voie professionnelle. Et donc je j'ai pris pour le coup d'initiative, ça m'a pas été demandé hein, mais j'ai pris l'initiative de faire en sorte qu'il y ait désormais dans les instances un/3 d'élèves de la professionnel et de tiers de lycée généraux et technologique, ce qui est ce qui est normalement la norme deuxème sujet, c'est le remplacement et je mettais après pour ne pas être trop long. Sur le remplacement, nous avons d'abord un sujet qui est un sujet extrêmement ancien. Ça fait 40 ans que ça dure ou bamo bon donc faut pas fin de découvrir le sujet ou dire qu'est-ce qu'ils sont mauvais ceux-là. Si on est honnête entre nous, ça fait 40 ans que tout le monde s'y attelle. Nous avons quand même, je me permets de
le dire, euh d'abord progresser sur le remplacement de longue durée. Remplaçons désormais 95,5 % des remplacements de longue durée. Ça c'était l'année dernière, un point de plus que l'année d'avant. Ça veut dire c'est pas beaucoup un point mais enfin un point 60000 établiss enfin établissement en France et en l'occurrence 10000 établissements au second degré. Ça finit quand même par se voir. Et puis nous avons surtout eu un énorme travail s'iné sur l'emplacement de courte durée avec le pact. Très concrètement, hors examen en 2024-2025, il y avait 8,5 % des heures qui n'étaient pas remplacées en 2025-26. Ça c'est les données de gestion, c'est pas encore les données de l'ADEP, je le précise. Donc il y a pas encore le caractère scientifique de l'ADEP, mais
c'est donné en gestion. En 2025-26, on était tombé à 5,9. Donc on peut pas dire que rien ne se fait. En revanche, il existe deux situations qui sont, si je puis dire, anormales dans la façon où nous gérons nos remplaçants. Vous savez qu'on a un vivier de remplaçant, ce qu'on appelle les TZR, les titulaires sur de remplacement, le second degré, il y en a un peu moins de 10000. Et nous avons deux situations qui peuvent être anormales. La première, c'est j'ai besoin d'un remplaçant, j'en ai un, il n'est pas affecté. Première hypothèse, ça c'est un enjeu d'optimisation. Deuxième hypothèse, je n'ai pas besoin de remplaçant mais j'ai quand même un professeur de dision. Que fait-il en attendant de remplacer quelqu'un ? Ce que j'ai fait
c'est que depuis un an, j'ai demandé qu'on travaille sur des outils d'optimisation qui nous permettent notamment de sortir une logique qui était en silo. C'est que pour être clair, chaque gestionnaire gère sa discipline. Vous avez des gens qui gèrent les professeurs de français, d'autres les professeurs de math, d'autres les professeurs de physique, chimie, dans les académies sans avoir été la vision établissement. Et donc désormais, nous avons une vision établissement et nous avons adossé ces outils qui sont en cours de déploiement. C'est pas encore déployé partout, ça sera d'ici la fin du mois de novembre mais c'est en cours déploiement dans beaucoup d'académies notamment les plus grosses. Nous avons indossé aussi ces outils à des outils d'optimisation géographique pour faire en sorte de
limiter la durée de déplacement des remplaçants en question. Et donc fort de tout cela, j'ai demandé fin septembre aux académies me faire remonter le nombre exact de titulaires sur zone de remplacement, donc de remplaçant qui n'étaient pas devant élève ni au titre de la première situation ni au titre de la seconde. Résultat 3000. Et un moins il faut dire la vérité des prix. Et donc ce que j'ai dit pourquoi j'ai fait remonter ça ? d'abord parce qu'il faut être transparent et parce que j'ai dit je ne demande pas une autorisation de recruter de nouveaux contractuels tant que je ne suis pas sûr qu'on mobilise tout notre vivier. Un peu une question de bon sens. J'ai des gens qui veulent enseigner qui sont formés pour et qui sont chez moi et je vais aller chercher du monde à l'extérieur.
C'est pas raisonnable. Donc ces 3000 personnes, elles sont pour la plupart d'entre elles en cours d'affectation. après les de tiers qui ont été affectés depuis jeudi dernier, soit pour remplacer, ce qui n'était pas le cas parce que notamment les outils sont en cours au déploiement, mais là on est sur une logique d'optimisation, soit pour venir en appui de leurs équipes, ça fait partie de leur mission et je précise évidemment que c'est toujours dans la même discipline he contrairement à ce que j'ai lu, un professeur de France, inter français, un professeur de math inter en mathématiques et on ne change pas de région. Un TZDR de Brest ne va pas à Strasbourg, je peux rassurer tout le monde là-dessus. Euh donc il y a pas de changement du cadre d'emploi, il y a
une optimisation de l'emploi. Donc euh euh à ce j'allais dire grâce à cet engagement-là, nous sommes passés depuis jeudi dernier à 114 lycées que j'avais identifié comme étant dans une situation un peu critique entre guillemets, enfin très problématique parce que donc j'ai appelé ça des lycées rouges pour que tout le monde puisse visualiser ce que je voulais dire à 49 à midi et donc dans les prochains jours, j'espère que la situation des autres sera résolue. À ceci s'ajoute donc 920 équivalents temp pleins qui sont en cours de recrutement et qui correspond ce que je vous dis tout à l'heure pour l'essentiel à des disciplines rare c'est discipline en fait dans lesquelles il n'y a pas forcément de remplacement de remplaçant immédiatement disponible. Si je suis en français en mathématique tout
le monde comprend qu'il y a des professeurs français en mathématiques. Si vous êtes en ver ridar ou en fondé industrielle quand votre professeur de fondé industrielle est absent et ben pour trouver un autre professeur de fondé industrielle certifié c'est un peu plus compliqué. Et donc dans ces cas-là, on fait appel à des remplaçants qui sont contractuels. Il faut l'assumer parce que je préfère mais dans ces cas-là, c'est nécessaire. Et on a donc dégagé enfin on a été autorisé plus exactement à avoir 920 ETP supplémentaires à cette fin. Voilà un petit peu ce que je pouvais vous dire à ce stade pour répondre à vos questions. Essayer de ne pas être trop long, mais évidemment je me tiens à votre disposition pour rentrer en détail des toutes les questions qu'on a pas eu l'occasion de traiter.
Merci monsieur le ministre. Donc on va attaquer les les premières séries de questions. Je vais laisser la parole à Catherine Beletti. Merci monsieur le président. Merci monsieur le Premier ministre pour vos explications. Effectivement, c'était l'une des questions que j'allais vous demander. C'était quel moyen concret garantissent que cette annonce va se traduirait rapidement par une présence effective devant l'élève notamment dans les disciplines et sur les territoires les plus en tension. Une petite question sur parcours sup. Euh aujourd'hui parcours sup sélectionne quand on est euh en première terminale euh alors que cette sélection ne devrait-elle pas être faite beaucoup plus tôt ? Et euh aujourd'hui, quelles améliorations concrètes envisagez-vous pour renforcer la transparence des
décisions, réduire l'incertitude pour les candidats et garantir une égalité réelle d'accès à l'enseignement supérieur, quel que soit leur territoire ou leur milieu social ? L'organisation du temps scolaire est régulièrement pointée par les revendications des élèves. Envisagez-vous de revoir l'organisation du de ce temps au lycée, notamment la durée des cours et la répartition dans la journée afin de mieux tenir compte des capacités d'attention des adolescents et favoriser des apprentissages plus efficaces. l'adaptation des établissements scolaires au changement climatique. Alors, on a des salles qui sont mal isolées, mal ventiler. Donc, comment les ont-ils accompagné les collectivités ? parce que vous allez me répondre que ce sont les collectivités qui sont en
charge de nos établissements. Et bien, comment les temps entendent-ils accompagner les collectivités territoriales responsable de ces bâtiments euh par rapport aux examens face aux fortes chaleurs ? les le ministère prévoit-il un cadre national qui permet justement d'adapter les horaires de cours et les épreuves en cas de forte chaleur tout en évitant les décisions improvisées et les inégalités entre les établissements et puis les priorités pour les établissements les les plus en difficulté. Les besoins sont nombreux, les remplacements des enseignants, la rénovation des bâtiments, les effectifs par classe, les équipements numériques et l'adaptation au changement climatique dans un contexte de contrainte budgétaire. Comment le gouvernement va-t-il hiérarchiser ses priorités ?
Selon quels critères les moyens sont-ils répartis afin que les établissements confrontés aux difficultés les plus importantes, notamment dans les territoires ruraux où socialement fragiles ne soient pas les grands oubliés. Et enfin, monsieur le ministre, consulter les lycéens est une démarche certainement très utile à condition que leurs paroles débougent sur des décisions concrètes. Quelle proposition issues de cette consultation le ministère entend-il retenir et mettre en œuvre ? Selon quel calendrier, avec quel moyen et quelle modalité de suivi, comment garantissez-vous que les élèves, leurs représentants et les équipes éducative puisse mesurer les suites données à leur contribution ? Merci monsieur le ministre. Il faudrait de de 3 jours 2 jours et demi pour répondre à toutes ces
questions. Je vais laisser Colombel à présent. Merci beaucoup monsieur le président et merci vraiment et à vous aussi monsieur le ministre d'avoir organisé ce ce temps. Il est important je crois. Trois questions très opérationnelles. J'ai bien compris l'histoire des TZR. Moi, je voudrais revenir sur la question des contractuels parce que je vous parle d'une académie Paris mais le sujet a également existé à Créteil, à Poitier, à Versailles, à Bordeaux, à Toulouse. Autant vous dire que on n'est pas que sur une question parisienne. À la rentrée, on a 200 enseignants contractuels qui avaient donc été engagés plusieurs années de suite par l'éducation nationale. Il devaiit donc être apte à enseigner aux élèves, ont été informés du non renouvellement de
leur contrat. Je cite caril risquait d'être cédéisé. Mais donc ces contractuels qui n'ont pas été repris parce qu'il risque d'intégrer les effectifs pérennes de l'éducation nationale sont autant d'enseignants déjà formés au moins par la pratique depuis plusieurs années qui n'étaient pas devant les élèves à Paris. Donc moi, je voudrais comprendre comment est-ce que on arrive à gérer des décisions qui sont quand même pour le moins un peu contradictoires. Et si dans les annonces que vous avez faites sur l'ouverture des enveloppes de contractuels pour les rectorats, ça va consister à réembaucher ces contractuels qu'on a finalement pas réembauché et je vous confirme qu'il manque des enseignants devant les élèves à Paris, hein. Où est-ce que ce seront d'autres qui eux n'auront pas encore été
devant des élèves parisiens ? Bref, qu'est-ce qu'il en est ? Sur la question de l'adaptation des bâtiments. Je poursuis la question de ma collègue Catherine Bellerti et je ne veux surtout pas une réponse sur la responsabilité des régions. On y reviendra. Moi, j'ai une question sur le fond d'aide d'urgence pour accélérer la rénovation thermique des bâtiments scolaires qui a été annoncé pendant l'été par le premier ministre. On en avait d'ailleurs échangé dans un débat passionnant dans l'hémicycle en plein cœur d'une première canicule. Euh ce fond de 136 millions d'euros qui a été annoncé par le Premier ministre a vu au cœur de l'été, pour que j'imagine personne ne s'en rende compte, ces crédit être baissé de 40 millions d'euros. Ma question est la suivante :
est-ce que ce fond va être réabondé pour pouvoir accompagner les collectivités territoriales ? Et je termine d'une très rapide question, faut pas nous en vouloir si on est un tout petit peu susceptible sur la question du de l'exploitation des contributions des lycéens. Moi, je trouve ça formidable qu'il y ait 100000 contributions. Il se trouve que dans cette assemblée en lien avec nos collègues députés, nous avons été plusieurs à nous mobiliser sur les cahiers de doléance, vous savez, ceux qui sont restés enfermés dans les archives, dans les mairies et dont aucune exploitation n'a été faite et on est encore en train de travailler sur la façon dont nous pouvons exploiter ces cahiettes de lance. Donc moi là, j'ai là-dessus une question. Qui va les lire ? C'est quoi l'équipe dédiée, c'est
combien de personnels, comment ce sera synthétisé et comment est-ce que ensuite l'ensemble de la population et les élus en seront informés. Merci Madque Billon. Merci monsieur le président. Merci monsieur le ministre pour venir devant la commission aussi rapidement. Vous avez d'ors et déjà répondu en séance de questions d'actualité, mais vous conviendrez que cette crise des lycées intervient après de nombreux allers-retours, de nombreuses réformes et au final se ministres en 5 ans. Donc on avec des réformes, parfois des marches arrières, une réforme du bac, les les mathématiques dans le tron commun puis dans le tron commun. Donc,
on a du mal à imaginer que l'éducation nationale va réussir à se réformer. Je vais avoir quelques questions puisque je vais en laisser aussi aux collègues. Ma première question concerne la sécurité dans les établissements puisque j'ai en face de moi le président Lafond, j'ai été rapporteur de sa proposition de loi visant à protéger l'école et l'école de la République et les personnels y travaillant. Et donc ce texte a été adopté au Sénat. Il attend toujours son inscription à l'Assemblée nationale. Donc quid de cette inscription. Ensuite ma deuxième question va résulter des travaux que nous avons pu mener avec la commission culture éducation et les
rapports qui ont été rendus. Nous avons fait un travail sur notamment la carte de l'éducation prioritaire. Cette carte de l'éducation prioritaire n'a pas varié depuis 10 ans. On sait qu'un tiers des établissements de la carte devrait être revu. Euh ce texte a été aussi adopté au Sénat en 2026, quitte de son inscription à l'Assemblée nationale. Ensuite, et pouvez-vous aussi peut-être nous donner les grandes lignes de la refonte de l'éducation prioritaire puisque vous avez préciser que vous y travaillez sur les blocages et les manifestations lycéennes ? Forcément, je m'associe à la condamnation de la violence et aussi je pointe l'instrumentalisation du
mouvement que vous avez et qui a été souligné tout à l'heure en séance de question d'actualité. Sur le bâtiment terre, 10 % des établissements sont vêtustes. Les collectivités ne pourront pas tout avec d'autant plus un budget qui s'annonce extrêmement réduit avec des des efforts demandés à ces collectivités considérables voire insoutenables. Les dégradations de ces derniers jours viennent en supplément alourdir la facture. Qui va payer ? Qui peut payer ? Comment ça s'organise ? sur les remplacements, je reviens pas sur le fond canicule parce que je sais qu'il y avait un budget, ce budget a été réduit, ça a été dit par notre collègue Colombe Brossell. Il semblerait qu'il n'y ait
que 2500 écoles qui ont été diagnostiquées. Pouvez-vous préciser cela ? Et sur les remplacements, quelle surprise ! 3000 remplaçants sans affectation euh qui sortent finalement la semaine dernière, soudainement. Euh je ne suis pas persuadé que 3000 remplaçants sans affectation signifie 3000 remplaçants opérationnels. Donc sur ces 3000 remplacements remplaçants pardon potentiel, quels sont ceux qui seront réellement disponibles ? Je remercie monsieur le ministre. Merci. Euh, on passe la parole à Guillaume Gontard, s'il vous plaît. Si vous pouvez juste essayer de synthétiser davantage vos vos questions parce qu'on
en a exactement 17 ou 18 qui attendent. Merci. Merci. Merci monsieur le président, monsieur le ministre. Je vais essayer d'être synthétique mais je suis pas sûr. Je vais voir. Euh depuis plusieurs mois, vous l'avez rappelé monsieur le ministre, les lycéens, lycéennes, les étudiants et les enseignants se mobilisent pour de meilleures conditions d'étude et exercice de leur métier. Je dirais hélas, c'est des sujets connus quand même depuis longtemps et on ne découvre rien. Et en réalité, monsieur le ministre, la contestation par rapport à ce que vous avez dit a démarré euh en réalité fin août avec la grève de collectif d'enseignants et de parents d'élèves qui dénonçait déjà à Mayotte euh des classes surpeuplées et le manque de moyens dans leur lycée. Le 7
septembre, ce sont des élèves du lycée Félix Eboué à Cayenne euh en Guyane qui se sont à leur tour mobilisés pour dénoncer leurs conditions d'étude et demander davantage de moyens. Et le 17 septembre, vous l'avez rappelé, la contestation s'est étendue en France hexagonale à Créteille d'abord et puis en Île-de-France ensuite et puis sur l'ensemble du territoire. En fait, les les lycéens et les lycéennes ont des revendications claires et simples et je l'ai dit tout à l'heure, en réalité absolument pas nouvell. Pouvoir étudier, grandir, travailler et s'épanouir dans un pays qui le leur permet. Il nous rappelle l'essentiel, une société qui prend soin de chacun. Les jeunesses revendiquent une République qui les respecte toutes et toutes, indifféremment de leur couleur de peau,
de leur origine sociale ou de leur lieu de vie. Et elle demande une République qui les écoute et leur fait de la place. Et je pense qu'il ne faudrait passer à côté en fait de cette consigération de notre jeunesse en fait tout simplement une réplique qui tient ses promesses. Et en hémicycle aujourd'hui, vous avez annoncé avoir recensé plus de 100000 contributions sur la plateforme dédiée au recueil des revendications des lycéens et des étudiants et de l'ensemble de notre jeunesse. Ça montre déjà l'ampleur du mal-être et je pense que ça on peut déjà être d'accord là-dessus. Mais je rejoins ce qui a été dit. Comment ces données vont-elles être traitées ? Est-ce que ça va rester l'être morte ? Je ne l'espère surtout pas comme les cahiers de les cahiers d'oléance et vous ne vous pouvez
absolument pas et je pense qu'il y a une responsabilité de ne pas décevoir les citoyenne de et les citoyens de demain et nous devons à cette jeunesse qui se lève des réponses concrètes, honnêtes et rapides et donc j'aimerais un cadre précis sur comment ces données vont être utilisées et quel plan d'action vous allez mettre en place. Et puis pour terminer et être synthétique, quelques mots sur la réponse du premier ministre en hémicycle et qui, je je l'avoue, a choqué très très fortement les jeunes que j'avais invité à la tribune parce que oui, comme dans toutes les mobilisations, il y a des casseurs et des profiteurs et c'est inacceptable et j'apporte d'ailleurs mon soutien au personnel scolaire affecté. Mais personnellement, moi depuis 3 semaines, j'ai rencontré des jeunes qui expriment
leur revendication avec talent, briot, respect et enthousiasme et d'ailleurs souvent et la plupart du temps dénonce justement les casseurs. Mais d'abord une grande maturité en tout cas dans ces jeunes et depuis un mois, une répression policière aveugle et sourde s'abat sur elle et eux. Et dans mon département en ISER, ce sont des propos racistes, sexistes, des violences sexuelles et des matraquages en série qui m'ont été rapportés et dont les auteurs ne peuvent être identifiés, faute de port de leur RIO. C'est aussi un sujet connu. C'est évidemment inadmissible et quel que soit et même si c'est un fait, ce fait-là est inadmissible. Et donc, je voulais savoir comment vous positionnez concernant ces violences graves que rien encore une fois ne peut justifier et savoir si vous
alliez lancer une enquête et un recueil de témoignage au sein des établissements scolaires sur ce sujet et notamment en lien avec le ministère de l'intérieur parce qu'il me semble qu'on doit donner des réponses et que c'est un ça doit être un engagement de notre République. Merci. J'avais demandé synthétique. Chers amis, je laisse la parole à Pierre Ozouias qui va l'être, je suis sûr. Oui. Oui. Oui. Merci monsieur le président. Monsieur le monsieur le ministre, moi j'aimerais évoquer ici la figure de mon grand-père quand il allait dans une petite école communale du plateau de Milvach. C'était dans les années 1920. Il parlait pas le français, il parlait limousin à la maison. Mais euh tous les automnes, ils apportaient
des châteignes aux professeurs. Euh les professeurs étaient mal payés, mal logé, mal nourri, mais pour le village, il représentaient l'espoir républicain euh de l'émancipation sociale. Voilà. Et euh votre propos liminaire m'a effrayé parce que je pense que là il y a une rupture. Alors, on utilise beaucoup le terme civilisationnel, je l'utiliserai pas mais il sait pas si en effet quelque chose et quelque chose de grave qui touche à la place de la connaissance et de la reconnaissance du savoir dans notre société et qui touche pas seulement les enseignants du primaire mais le secondaire partout. C'est-à-dire que le travail intellectuel est complètement dévalorisé. Euh et je crois
qu'on a un immense chantier devant nous pour revaloriser la place euh de la connaissance. Je suis désolé monsieur le président, j'étais un petit peu un petit peu long mais mes collègues savent que c'est toujours important de citer la Haute Corè ici dans ce dans cette commission. Sur sur les chiffres, vous les connaissez comme moi, il y a plus que 56 % des lycéens qui vont à l'université. Il y en a un tiers qui va dans le privé et c'est un choix subi. Et parmi ceux qui vont à l'université, il y en a que 6 % qui accède aujourd'hui à des filières non sélectives. C'està-dire que la sélection à l'université est absolument massive. Voilà. et elle se fait sur la base des notes du contrôle
continu de premières et du premier trimestre de de terminale avec tous les problèmes que vous connaissez et l'impossibilité d'une uniformisation des notes à l'échelle nationale. Je sais parce que vous l'avez dit que comme moi vous souhaitez la réhabilitation d'un bac qui soit un vrai diplôme républicain anonyme et national et je pense que nous devons aujourd'hui travailler à rendre compatible le calendrier de parcours suponner toute sa valeur au bac qui était un instrument d'égalité sociale que nous avons perdu. Merci monsieur le ministre.
Merci Pierre Marieange Rousselot. Merci monsieur le président. Monsieur le ministre, je voulais tout d'abord saluer le dialogue que vous avez engagé avec les lycéens et les premières réponses apportées par le gouvernement pour répondre à leurs préoccupations. C'est une réelle opportunité de loin un lien solide avec les organisations de lycéenne et d'apporter des réponses tantôt ponctuelles et tantôt structurelles. Vous avez ces dernières semaines souligné des difficultés rencontrées par votre ministère pour disposer d'une vision suffisamment précise et actualisée de la situation des établissements notamment en matière d'effectif et de moyens humains. Cette question est essentielle tant les réalités territoriales et les besoins des établissements sont différents. Il
peut néanmoins sembler étonnant que pour le grand public et pour les élus, qu'un ministère aussi important du posant de moyens humains et budgétaires conséquent ne soit doté que très récemment d'outils de pilotage robuste au vu du très grand nombre d'effectifs à gérer. Aussi, quelle mesure comptez-vous engager pour améliorer la remontée d'information, mieux anticiper les besoins et garantir une allocation plus efficace des moyens sur le terrain ? Je vous remercie. Merci. Je laisser la parole à Amérique Durox. Ensuite, il restera une autre question avant la réponse du des du ministre. Merci monsieur le président. Monsieur le ministre, les mobilisations lycéenne remettent parcours supre du débat mais derrière la contestation de cette plateforme se pose une question
fondamentale sur quel critère devons-nous organiser l'accès à l'enseignement supérieur ? Certains lycéens considèrent désormais l'accès à la formation de leur choix comme un droit opposable. Pourtant, refuser une sélection fondée sur les connaissances ne supprime pas la sélection. Cela revient trop souvent à laisser l'échec universitaire décider à notre place. J'ai été professeur en lycée pendant 10 ans. Je sais combien les élèves ont besoin d'une orientation claire mais aussi de règles justes, compréhensibles et communes à tous. Or, aujourd'hui, leur avenir dépend largement de leur dossier scolaire, des appréciations et des notes obtenues dans leur établissement au cours de l'année de terminale, voire de première. Ces éléments sont utiles, mais comment
garantir leur comparabilité lorsque les pratiques de notation et le niveau d'exigence peuvent varier d'un professeur ? ou d'un lycée à l'autre. Cela a été justement rappelé par certains. Un même travail peut-il être apprécié d'une manière identique partout ? Et comment assurer qu'un bon élève d'un lycée peut réputer bénéficie des mêmes chances qu'un candidat issu d'un établissement prestigieux ? C'était précisément la vocation du baccalauréat depuis plus de de siècles. Offrir une référence nationale grâce à des épreuves nationale justement finale et anonyme un examen permettant de juger un candidat sur ce qu'il sait selon des exigences partagées indépendamment de son établissement d'origine. La réforme blancaire a affaibli cette fonction en donnant une place considérable au
contrôle continu et en remplaçant les filières par un lycée organisé autour de combinaisons de spécialités. Nous avons ainsi rendu les parcours plus complexes, d'où les nombreux trous dans les emplois du temps dont se plaignent fort justement les lycéens, même si ça a toujours quand même plus ou moins existé, tout en réduisant la place de l'examen national qui devrait permettre de comparer les acquis des candidats. Et nous abon nous aboutissons à ce paradoxe. Les candidatures dans l'enseignement supérieur sont examinées avant que les résultats des épreuves finales de terminal soient connus. Comment accepter que l'examen censé couronner les études secondaires ne soient pas au cœur de la décision d'admission ? Le dossier scolaire doit éclairer le parcours, le travail et la
régularité de l'élève, mais le baccalauréat doit redevenir la référence nationale attestant son niveau et sa capacité à poursuivre les études envisagées. Monsieur le ministre, êtes-vous donc prêt à abroger la réforme blancaire du lycée, à rétablir des filières cohérentes et lisibles et à remplacer le contrôle continu du baclea par de véritables épreuves finales nationales et anonymes ? Êtes-vous prêt à revoir le calendrier des admissions afin que la sélection dans l'enseignement supérieur repose sur les résultats de ce baccalauréat complété par le dossier scolaire. Il s'agit de rétablir une sélection juste fondée sur les connaissances et le mérite pour donner à chaque jeune véritable chance de réussir et assumer la mission de l'école bien décrite par Paul Langevin
quand il était président de la commission de réforme de l'enseignement créé en 1944 et qui était celle-ci la promotion de tous et la sélection des meilleurs. Je vous remercie. Merci. Et pour conclure cette première série de questions, Guilen Tantel. Merci monsieur le président, monsieur le ministre. Ces dernières semaines d'émobilisation lycéenne ont également eu lieu chez moi en la me concernant face à ces mobilisations, j'ai souhaité privilégier le dialogue plutôt que la récupération politique. C'est pourquoi j'ai organisé un atelier intercvl réunissant plusieurs conseils de vie de la vie lycéenne de mon département afin de coconstruire avec les lycéens des amendements dans le cadre du PLF 2027. Cette initiative a reçu l'aval du Daen et des proviseurs concernés que je
remercie d'ailleurs. L'objectif est simple. écouter ces jeunes, prendre leurs préoccupations au sérieux et leur permettre de passer des revendications aux propositions concrètes. J'ose espérer, monsieur le ministre, que lors de l'examen du projet de loi des finances, ces amendements directement issus du travail desériens recevront un regardillant de votre part. Au sujet des revendications que nous avons pu entendre, comment comptez-vous garantir le maintien d'une offre de formation suffisamment diversifiée dans les lycées ruraux ? et surtout défendez-vous une approche qui ne repose pas uniquement sur les effectifs, mais qui tiennent compte aussi des réalités géographiques et des besoins de nos territoire. Les lycéens disposent de plusieurs instances de représentation, notamment
les conseils de la vie lycéenne que j'évoqué précédemment. Quel regard portez-vous sur leur fonctionnement et leur capacité réelle à peser sur les décisions qui les concernent ? Ne pourrait-on pas envisager de renforcer leur place dans la gouvernance des établissements, notamment en leur permettant de participer davantage aux travaux des conseils d'administration ? Je vous remercie. Merci monsieur le ministre. Je vous cède la parole. Merci beaucoup. Je vais essayer de de répondre à tout le monde. D'abord peut-être juste un mot parce que c'est revenu un petit peu en enfin pas en toile de fond mais il y a eu des échos de ça et je voudrais quand même revenir dessus. On parle beaucoup des lycéens qui sont mobilisés à juste titre et d'ailleurs je fais partie de ceux qui les écoutent qui
les reçoivent. Je voudrais quand même qu'on pense aux lycéens qui ne se sont pas mobilisés et singulièrement aux centaines de milliers lycéens qui n'ont pas pu accéder à leur salle de cours pour certains depuis 8 10 15 jours parce qu'une partie de leurs camarades dont ils partagent ou pas les revendications mais enfin en démocratie on peut partager ou pas les revendications des gens bloquent l'accès à leur établissement. Euh et je voudrais en particulier quand même attirer l'attention collective sur le fait que ça fait des années qu'on lutte contre le décrochage et qu'on a obtenu des résultats assez prodigieux puisque je rappelle qu'il y a 15 ans, on était en queue de l'Union européenne et que désormais nous faisons partie du premier tiers des pays de l'Union
européenne qui arrive à lutter contre le décrochage. des événements comme ceux qu'on connaît actuellement vont générer des milliers de décrocheurs singulièrement en voie professionnel. Et donc il y a un moment aussi où la responsabilité collective, c'est pour ça que depuis le début je me remets pardon mais parce que j'y crois encore enfin en tout cas moi toujours à l'état de droit. Mais dans un état de droit on peut manifester, on n'empêche pas les autres d'aller en cours. Et là on a quand même un vrai problème parce que ceux qui à la fin vont payer les peaux cassées, c'est ceux qui sont les plus fragiles socialement et scolairement. Et je suis persuadé que d'autres prendront des cours particuliers pendant les vacances de la Toussin après avoir incité leurs camarades à à se mobiliser.
Et une fois encore, je dis ça avec un profond respect pour ce qui a été dit et exprimé, mais je voudrais juste qu'on pas les plus fragiles parce qu'à la fin c'est moi qui me fin qui qui qui en parle mais j'aimerais en entendre un peu plus parler. Alors sur les différentes questions qui ont été posées, d'abord donc sur les contractuels que nous sommes en train de recruter. Peut-être pour vous dire un mot donc 170 de ces contractuels. Je dis ça c'était le point de ce midi hein. Donc ça évolue de en heure mais depuis donc l'autorisation que j'ai donné jeudi soir dernier au recteur 170 contractuels ont d'ors et déjà été embauchés euh sur euh parcours sup. Alors euh mais pardon parce que je prends vos questions dans l'ordre mais parfois ça va se
recouper sur Parcours Sup. Euh moi je suis très frappé de voir à quel point tout le débat porte sur l'outil et même pardonnez-moi sur la marque certains appelant à abroger parcours sub parce qu'en fait c'est devenu une espèce de totem politique sans jamais s'intéresser au fond. Quel est l'enjeu ? L'enjeu, c'est de permettre à des jeunes de poursuivre leur cissus universitaire après leur baccalauréat en cohérence avec leur parcours antérieur autant que possible ou en tout cas s'il y a un changement, il faut que soit il faut que le choix soit si je puis dire raisonnable et raisonné. Enfin, l'un des enjeux de la réforme du bacalaurat général et tech et du bacalaurat général notamment, c'était de permettre une meilleure mise en cohérence euh de faire en sorte, je
rappelle que c'est ça le point de départ aussi, qu'il soit pas ni tiré au sort d'un côté ni en échec universitaire de l'autre parce qu'il y a un échec universitaire comme il y a un échec scolaire et qui est au passage une mixité, je dire sociale et géographique qu'a permis parcours sup. Et disant cela, jeignore pas le stress que représente parcours sup pour les et pour les familles, hein. Mais juste qu' parcours pour regarder ses objectifs. D'abord de faire baisser de 10 points l'échec en licence, on est passé de 60 à 50 %. Si j'en crois ce que m'indique mon collègue deement supérieur. Faudra vérifier auprès de lui, mais enfin c'est ce qui m'a indiqué. Ensuite, il a permis notamment via des quotas de boursiers de permettre à 150000 boursiers d'être dans
des formations, il n'auraient pas été retenus sur la seule base de leur dossier. En terme de géographique, il a permis à des élèves notamment de des départements si je puis dire périphériques, de venir faire le stud à Paris. Il se trouve que j'en viens donc j'y suis un tout petit peu sensible parce que il se trouve aussi au passageur, ça me permet de corriger des déclarations d'une députée la France insoumise qui de Manon Ambri qui a expliqué que j'avais fait ma scolarité à Paris. J'ai fait toute ma scorité en banlou et je suis allé en classe préparatoire à Paris Sfel. J'y suis allé en prenant mon train de banu tous les matins gardes du nord. Donc je veux bien qu'on parle de tout hein, des transports des difficultés et à l'époque c'était un dossier papier, il fallait classer ses
vœux et toutes les classes prépa connaissaient les vœux qu'on avait fait avant. Autrement dit on savait qu'on avait été écarté de la classe préparatoire numéro 1 2 et 3 et donc la 4 était évidemment moyennement à vous sélectionner. On vient de là quand même. Enfin, je veux dire c'est formidable de de de stigmatiser parcours sup. J'en suis pas le créateur, je le défends autant plus librement. Enfin quand même, on vient de là. Et donc il y a il y avait une forme d'assignation sociale parce qu'on on était candidat à ce qu'on connaissait et territorial parce qu'on était candidat près de chez soi que parcours sup a considérablement réduit. Deuxème élément quand même parce que cette espèce de véhicule parcours suporté avec une charge symbolique, ce n'est pas parcours sup qui
sélectionne, je le répète mais quand même parcours sup mais en relation sont les formations qui sélectionnent. Et donc quand on traite du super parcours sub, ce qu'on est en train de faire actuellement avec les mise en supérieure pour faire des propositions pour les ministres, donc je ne dévoilerai pas le type proposition qu'on va faire parce qu'elles sont encore au travail, mais il faut réfléchir à la fois à l'avant, au pendant et à l'après. À l'avant, c'estàd l'orientation. Qu'est-ce qu'on fait pour que des élèves ne je dire puissent mûir un projet de manière cohérente et construite ? Euh au pendant l'outil, comment est-ce qu'on fait pour que l'outil soit plus accessible ? peut-être aussi pour le dédramatiser notamment dès la première parce qu'en fait quand on arrive pour
ceux qui ont vécu ça avec leurs enfants, il y a un petit côté effectivement un peu inquiétant et et et pour ne pas si je puis dire payer le prix de la transparence. C'est qu'aujourd'hui en fait on paye aussi un peu le prix de la transparence. J'ai 25000 formations, tout est ouvert, il y a un côté un peu vertigineux, tout semble accessible à tout, quel que soit son profil, c'est pas aussi vrai que ça. Et donc il faut regarder dans le détail de chaque formation et cetera euh qui est le plus enclin à réussir et cetera. Et puis il y a l'après, c'est-à-dire il y a le il y a si je puis dire le profilage des postes enfin des postes des places pardon profilage des des places dans le supérieur pour correspondre aussi à la fois au besoins des élèves mais aussi à notre capacité à
les insérer sur marché du travail parce qu'on peut aussi il je pense qu'il faut qu'on y fasse collectivement attention mais on sait tous en réalité hein se dire c'est pas grave on pousse la neige. Actuellement il y a des gens qui vous disent tout le monde devrait pouvoir aller où il veut. Très bien. On pourrait créer 30000 places à science pot. Bon, on aura plein de gens qui feront les sciences politiques. On a sûrement besoin, mais enfin on a peut-être aussi besoin d'industriel, tout ça, tout ça. Enfin bon, mais notre responsabilité aussi, c'est aussi de ne pas simplement reporter par confort politique ou intellectuel la frustration au niveau du bac + 3 ou du bac + 5 ou de l'insertion professionnelle ou de la cal professionnelle. Et donc moi je suis très attaché à faire
évoluer par Cours sup parce qu'il y a des choses à intégrer et y compris en terme d'expérience utilisateur euh qui est celle de nombreux parents et compris dans cette salle. Mais il faut qu'on arrive à avoir à à conciller ces différents leviers. Donc on est en train de regarder à la fois l'avant, l'après et le pendant. Sur le sujet de temps scolaire. Bon, la réforme du baccalauréat très clairement en ouvrant le champ des possibles des spécialités et donc en sortant une logique comme je disais tout à l'heure qui était très sociologiquement marqué a dans le même temps conduit à utiliser si je puis dire la la quasi totalité des plages horaires disponibles pour permettre aux élèves de faire aussi bien math physique chimie svt que math aggspagnol. Bon, ça c'est quelque chose qui est difficile
objectivement à conjuguer. Alors, tout le monde me dit "Ouais, mais alors ça en Allemagne, en Allemagne, c'est extraordinaire parce qu'en Allemagne, ils font pas du tout comme nous et cetera et cetera." Bon, moi je suis prêt à ouvrir le débat mais il faut qu'on fasse un tout petit peu attention dans les comparaisons. D'abord, il y a un débat que je crois fondamment est être un débat de présidentiel. C'estd que si on touche à l'organisation du temps scolaire pour que les avent moins de cours par semaine, il faut revenir sur les enjeux des vacances. Et je le précise tout de suite, je n'ai pas senti un enthousiasme délirant l'année dernière moment la convention citoyenne de mes organisations syndicales pour retoucher l'ensemble d'années scolaires et singulièrement la
question des vacances. Je leur reproche pas. J'ai fait le choix effectivement l'année dernière dès le départ de dire que cit tellement structurant pour la société à tous égards que ça me semblait un débat justement structurant et donc de présidentiel. et pas un débat de fin de mandat qui en tout de cause en terme de calendrier de mise en œuvre aurait forcément été postérieur à la présentielle et donc aurait pu conduire des gens à détricoter ce qu'on avait tricoté. Et il y a une chose dont je suis certain au passage, c'est un peu paradoxal hein en ce qui me concerne c'est que le système n'a pas besoin d'être détricoté, retricoté tous les jours. Et pour ça je dis paradoxal, c'est que comme vous le savez, je suis arrivé en disant qu' y aurait pas de réforme en 2026. Le paradoxe, c'est que
c'est le moment où la colère euh s'exprime, mais parce que justement, il faut il faut qu'on fasse un tout petit peu attention à pas non plus secouer la machine pour en réalité ensuite faire marche arrière au mois de mai. Et donc, je considère que ma responsabilité démocratique, c'est à la fois d'instruire le la question mais de pas embarquer tout le monde sur un truc qui pourrait être déconstruit dans 6 mois. Mais si on fait cette comparaison là, il faut aussi un tout petit peu avoir en tête que quand on compare Allemagne, parce que beaucoup d'élèves parent de l'Allemagne, on compare par rapport à quoi en Allemagne ? On compare par rapport à la réal chou au gymnasium ? parce que je rappelle que nous sommes le seul pays d'Europe dont la moitié des élèves vont en filière générale. Alors,
on voit bien que ça interroge des choix très profonds. C'est que chez nous, la voie royale entre guillemets est réputée historiquement être la voie générale. On est le seul pays d'Europe à y emmener 50 % de nos élèves. C'est pour ça que le contrat social est différent. Quand vous avez le gymnasium, vous avez plus d'heures de cours qu'à la réal chouleux hein en Allemagne et ça bizarrement personne ne le dit. Alors, il faut un tout petit peu remettre les compteurs d'quer et il faut se dire est-ce qu'on veut un système très différencié scolaire avec du coup des horaires qui en moyenne aboutissent à des heures différentes ou est-ce qu'on accepte de de considérer ce que je crois profondément ce que nous sommes une identité particulière de notre système scolaire et à l'intérieur de cette
identité particulière qui conduit à emmener tout le monde enfin tout le monde à emmener la qualité d'une génération au baccalaurat et cetera et cetera, on cultive les choses. Voilà, je dis juste ça parce que c'est important euh sur les sujets chaleur, donc sur la partie examen, si je puis dire, j'ai fait le job puisque au mois de septembre, enfin même pas mois de septembre, le 24 août de mémoire ou le 25 août, j'ai publié calendrier des examens, c'est la première fois passage que c'est si tôt pour que tout le monde a la visibilité comme quoi on peut donner la visibilité pour autant ne pas sortir tout le monde du brouillard. Mais sur les examens, j'ai donné la visip dès premiers jours de la rentrée pour que tout le monde sache que auront lieu tel jour à telle date et tous auront lieu le
matin. Sauf les épreuves des bacs pro de certains bac proires qui se déroulent sur la journée par des épreuves de mécanique et cetera où en fait les élèves rentrent à 8h et sortent à 14h ou à 15h. Bon ça je sais pas faire autrement mais pour le reste tout aura lieu le matin. Sur la partie ensuite j'allais dire région et et bâtis scolaire. Alors il y a il y a plusieurs choses. Euh il y en a même beaucoup. Donc c'est un tout petit peu compliqué de tout remettre dans l'axe mais je vais quand même essayer de le faire brièvement. On a plus la difficulté qu'on a comme souvent d'ailleurs en France c'est qu'on a plusieurs tuyaux pour alimenter la même gamelle. Bon on a le fond vert qui dans le PLF 2027 est porté quasiment 1 milliard d'euros. On a l'adresse qui pour l'instant comporte un
montant équivalent à 2027. Je parle toujours du projet de loi de finance. Ça, je dis pour l'instant hein. Euh, on a le projet qu'on a mené avec EDF de 80 millions d'euros cet été permettant le remboursement de matériel et on a du renov. Bon, euh le à l'intérieur du fond d'urgence donc de cet été, il y a donc 80 millions d'euros, j'allais dire de subvention aux équipements aux équipements si je peux de transition, pas d'adaptation. C'est pas de la rénovation énergique, c'est la transition. Au 1er septembre, j'ai pas eu un nouveau décompte parce que j'en ai pas demandé tous les jours, mais on en aura un bientôt. Au 1er septembre, il y avait déjà 50000 équipements, donc on va dire légers au sens un climatiseur pour une salle et cetera qui avait été acquis par les écoles et les
établissements et donc ils sont refinancés d'air par EDF juste entre le 15 juillet et le 1er septembre. Donc il s'est pas rien passé. Et par ailleurs, il y a eu un débat sur une partie des fonds. Alors, j'avoue que j'ai oublié le titre, mais je crois que c'est je sais plus quel titre ça, mais enfin, il y a un des fonds qui était géré par de mémoire quelque chose qui s'appelle Acté ou ACM, je sais plus, j'ai oublié le nom par mois parce que c'est pas chez moi, donc j'ai j'ai pas aussi ferru et donc j'ai toujours peur de vous dire une bêtise. Mais il y a un des fonds qui n'est pas un fond de rénovation mais qui est un fond de diagnostic sur lequel ce qui s'est posé à la fin c'est pas la question du montant global, c'est la question du tuyau entre ce qui venait de l'État et
ce qui venait de la banque des territoires. Donc il y a une rumeur qui a couru et qui sur laquelle depuis tout le monde se nourrit mais en réalité on n absolument pas impacté la capacité à rénover le bâti. Et par ailleurs, j'ai moi-même annoncé et on on a fait ça pendant l'été qu'on identifiait la liste des sites absolument prioritaires pour lequel on prend en charge l'intégralité du diagnostic et pour lesquels on prend en charge en plus. C'est pour ça qu'il y en a 2500 et et pas plus et que il faut pas diffondre les tranches. La prise en charge de l'équipement d'au moins un grand espace. Donc pour le coup, c'est une climatisation lourde à 10000 € subventionné là aussi enfin compensé super par EDF qui a vocation à à à intervenir sur
la question pardonnez-moi des euh alors pardon si je reviens juste 2 secondes sur les contractuels. Vous avez parlé madame la sénatrice Brossell des contractuels qui avaient pas été renouvelés en début d'année. Alors, juste pour que tout le monde soit bien au clair, hein, euh la part des contractuels non renouvelés à la rentrée par rapport à la rentrée précédente euh enfin le le la variation si je puis dire, c'est 2 %. Il y a eu 2 % de contractuels non renouvelés à la rentrée par rapport à l'année dernière. Ils n'ont pas été renouvelés. Alors, je vous dis ça sauf erreur parce que je vous garantis pas l'unité prêt hein. Je c'est pas moi qui suis gestionnaire direct des 1 million personnel mais en tout cas la règle c'est qu'ils n'ont pas été renouvelés quand les concours avaient
fait le plein. Autrement dit quand on a des fonctionnaires effectivement on renouvelle pas des contractuels. Ça c'est une réalité. Et donc en réalité ce qu'il faut regarder parce que c'est pas du 1 pour un ou alors ça veut dire que tout contractuel peut intervenir dans n'importe quel champ. Et comme vous le savez c'est c'est pas le cas. Ce qu'il faut regarder c'est discipline par discipline. Et c'est tout le problème en fait, c'est qu'on a une matrice entre la la dimension collective établissement et dimension disciplinaire. Il y a des disciplines où nous n'avions pas besoin et nous n'avons pas besoin aujourd'hui d'avoir des contractuels parce que nos concours ont fait le plein. Je pense aux mathématiques, je pense à la physique chimie. Nous avons besoin de moins de
contractuel que l'année dernière. Il y a des disciplines, je pense notamment à la voie professionnelle où nous avons besoin de contractuel parce qu'en fait nous ne savons pas faire autrement quand une discipline rare se trouve frapper par l'absence d'un professeur. Euh voilà, ça génère ça. Et par ailleurs, on a été dans une situation très particulière parce qu'il faut se dire toute la vérité en cette rentrée qu'on avait anticipé mais sans savoir, on avait anticipé en volume mais sans savoir j'allais dire où ça tomberait qui est que le congé supplémentaire de naissance qui a été voté l'année dernière dans le PLFSS avait un caractère rétroactif au 1er janvier. Et donc si vous me permettez l'expression, je me suis dans une situation de déstockage de congé
entre septembre et octobre. Donc on est en plein dents actuellement. J'ai eu un afflux d'absence beaucoup plus important que les années précédentes de l'ordre de un peu moins de 3000 ETP de ce qu'on me de ce qu'on me remontre actuellement euh sans être capable dès le départ de savoir évidemment où il serait géographiquement et où il serait disciplinairement. Et donc le paradoxe c'est que je maintiens parce que c'est vrai qu'on a une rentrée où on n jamais autant affecté de professeurs sur leur poste définitif. C'est pour ça que je dis à la rentrée d'ur que on avait jamais autant affecté de poste mais qu'on a eu dans le même temps et déjà quasiment dans la foulée un afflux d'absence. que nous ne pouvions pas anticiper, j'allais dire quasiment au jour le jour en fonction des des disciplines.
Voilà sur les exploitations des contributions des lycéens parce que vous êtes plusieurs à avoir posé la question. Les choses sont très simples. Donc aujourd'hui on a donc on tuto les 100000 les 100000 contributions. Bon il aura 150000 je sais pas c'est jusqu'au 23 octobre. Nous faisons aujourd'hui même à mi-étape une synthèse qui va être envoyée aux régions, donc à l'échelle des régions. Donc voilà, voilà ce qui s'est dit sur votre territoire parce qu'on parle des lycées et singulièrement sur le bâtis scolaire puisque quasiment enfin pas loin des 2 tiers c'est un petit 60 % je crois de mémoire des contributions porte sur le bâtis scolaire. ça évolue un peu tout le temps. Enfin, grosso modo, on est quand même depuis le début sur le fait que c'est le deuxième sujet après les
emplois du temps. Euh donc, on va partager ça avec les régions. D'abord, première étape parce que là nous sommes à mi-étape et en fin d'étape, donc le 23 octobre, il y aura une restitution complète à chaque établissement. Donc chaque ch établissement va recevoir à la fois la synthèse analytique d'outil très concrètement et l'intégralité des contributions le concernant. J'ai des établissements, il y a 380 ou 400 contributions actuellement. J'en ai d'autres, il y en a une. Voyez le et c'est d'ailleurs très intéressant ça. Une géographie quand même aussi des endroits où les gens s'expriment pas du tout la même géographie. Bon donc que qu' en ait une ou qui en est 380 ou 500 ou 600 ou 700, chaque chef d'établissement recevra ses contributions. Chaque région recevra les
contributions correspondant à ses établissements et sa synthèse générale en terme de paysage parce qu'il y a une coloration différente selon la région. Euh ces contributions, elles seront mises ensuite en open data, très concrètement un peu plus tard, pas dans 6 mois, ça sera de l'ordre probablement de quelques jours ou de quelques semaines. le temps pour être clair de purger la base d'éventuelles données personnelles parce qu'on peir des élèves qui disent monsieur Jeffrey mon professeur d'histoire est un type époentable et donc ça on évite parce que c'est une personnel mais simplement pour toi l'éter il faut faire tourner beaucoup de bécan voilà et puis parce que malheureusement comme toujours quand vous une plateforme vous pouvez avoir des des propos qui sont répréhensibles
donc racistes sexiste ou que c'est bon donc évidemment on va supprimer ça mais modul cette seule réserve de régulation si je puis dire au regard de d'infraction pénale. Tout le reste sera mis en open data. Donc chacun pourra l'interroger, le mettre dans chat GPT ou dans je ne sais quoi ou dans Gé mini ou dans ce qu'il veut ou Mistral ou ce qu'il veut pour interroger pour interroger la base. Et l'objectif c'est bien que ensuite il y a un retour vers les élèves établissement par établissement chacun en ce qui concerne l'éducation nationale sur ce qui la concerne les régions sur ce qui les concerne. Il y a pas plus transparent et plus démocratique que ça. En tout cas c'est plus démocratique que les mortiers. Euh ensuite donc euh en tout cas en tout cas moi c'est comme ça que
je vois les choses euh sur euh les euh questions pardon de sécurité des établissements et de cartes deation prioraire. Alors pour pour le coup là sur les deux propositions de loi, je n'ai pas le calendrier en tête. Donc ça, il faut que je reboucle avec mon collègue Laurent Panifou dans un contexte malheureusement comme vous le savez de comme l' rappelé premistre d'embouteillage législatif qui est assez assez manifeste sur la carte de l'éducation prioritaire. Euh il y a deux sujets. Il y a un premier sujet que j'ai traité, tout le monde l'oublie mais en fait c'est ça s'est passé au 1er septembre quand même, c'est qu'on a traité les cas abérant l'éducation prioritaire c'estàd des établissements qui auraient dû classer être classés en éducation prioritaire et même en éducation
prioritaire renforcé et qui ne faisaient l'objet d'aucun classement. Il y avait 21 collèges, 90 écoles. Dans ces 20 collèges et ces 90 écoles, j'ai à la fois mis des moyens en plus. Garanti un trinome infirmière psychoéducation nationale assistance sociale à 100 %. Au moins, c'estd que là où il y avait moins de 100 %, j'ai monté à 100 % et là où il y avait 1,5 infirmières, j'ai laissé 1,5 infirmière. J'ai pas baissé mais j'ai garanti un trinom à 100 %. et j'ai fait verser ce qu'on appelle une admission de particulière de 1720 € par agent, par professeur. C'est pas tout à fait la prime REAP qui est à 2500 € mais enfin on commence au 2400 € de mémoire mais enfin on commence quand même à se rapprocher. Pourquoi ? Parce que je voulais que ces personnes qui étaient dans une situation
objectivement aberrante euh tangent si je puis dire la situation l'éducation prioritaire sur les grandines de la refonte. Donc on est en train d'y travailler et le dialogue social commencera au mois de janvier dessus pour que tout soit prêt si je puis dire en mai 2027 pour ceux qui voudront s'en emparer. Euh moi ma ligne elle est très claire, c'est à la fois actualiser la carte à la lumière de des de l'évolution et situation sociale assez manifeste. Et je veux dire d'ailleurs, je suis persuadé que les sénateurs comme les députés de Paris m'aiderront lorsque des écoles ou des établissements qui sont à un IPS 110 ou 115 sont encore en éducation prioritaire à les en faire sortir. Et je n'ai pas de doute non plus. Non, mais enfin ce sera utile parce que il y aura de la pédagogie à faire
mais en sens inverse. Donc on aura besoin de faire rentrer des établissements. En première analyse, ça touche quand même entre 20 et 25 % de la carte. L'un des enjeux pour moi, c'est pour être clair, non pas de complexifier mais d'enrichir les critères. Aujourd'hui, on est sur le critère de l'IPS. Je rappelle que si on prend le critère de l'IPS, tout le monde pense argent. Au sommet de l'IPS, on trouve les professeurs des écoles et les professeurs du second degré. C'est l'IP, ça fait partie des IPS les plus hautes parce qu'on considère qu'ils ont un capital socioculturel qui les privilégie. Bon, je dis pas que c'est illégitime, hein. Je dis juste que voilà. Donc euh il faut juste s'interroger sur l'PS, donc il y aura pas que l'IPS et notamment, je voulais
quand même qu'on incorpore aussi un d'éloignement notamment par rapport à l'offre culturelle euh de transport et cetera parce qu'on veut pas tout à fait dire quand même que le rural isolé même avec un IPS à 100, il est dans la même situation. qu'un IPS à 95 ultra urbain euh dans Paris, c'est pas tout à fait comparable quand même. Et donc ça conduira probablement à modifier un peu les contours de la carte et donc à introduire aussi probablement plus de grande ruralité qu'on en a aujourd'hui. Mais parce que je crois que c'est en tout cas on essintroduire un de justice et intérêt général. Le bâti donc j'en ai parlé au passage d'ailleurs sur le bâti je signe quand même que beaucoup de collectivités territoriales se sont enfin de région ce sont par du sujet. Si je prends l'agent
Île-de-France, c'est 1 milliard d'euros par an quand même. En 2016, il y avait plus de la moitié du bâtis lycéen en Île-de-France qui avait pas été touché depuis 10 ans hein en terme de rénovation et cetera. C'était c'était quand même voilà, c'était quand même été conseil régional de France. Donc je défends personne mais c'est objectif. Il y a des collectivités régionales qui ont énormément investi là-dedans. Euh sur les remplaçants, donc je vous confirme qu'ils sont bien opérationnels euh et qui sont bien disponibles. Ce sont bien des remplaçants qui sont donc formés, payés et et disponibles pour le faire. Donc voilà. Ensuite, évidemment l'idée c'est que comme j'ai dit dès le départ, une partie d'entre eux en fait la grande majorité va être affectée sur du remplacement. L'autre partie, je
n'imagine pas qu'on puisse pas avoir recours à leur service pour les élèves qui sont scolarisés dans l'établissement de rattachement. Et ça va être d'autant plus important qu'une fois encore, il y a beaucoup d'élèves qui ont perdu des millions d'heures de cours ces dernières semaines. Euh, il y a des élèves qui sont qui vont être en semi et qui va falloir auquel il va falloir remettre le pied à l'étrier. Et donc, nous aurons aussi besoin de ces professeurs tant qu'ils ne remplacent pas un collègue pour venir appuyer. Euh la question de j' al traitement de 100000. Donc ça, je crois que j'en ai déjà parlé au passage. D'ailleurs, je trouve ça très intéressant parce que quand on a lancé la plateforme il y a 10 jours, tout le monde riait en disant personne ne va aller dessus et donc la
critique c'était ni personne n'ira dessus. 10 jours plus tard avec 100000 réponses, la question c'est maintenant comment vous allez le traiter ? Donc ce qui prouve que le débat se décale mais c'est quand même intéressant parce que j'en dédu il y a une semaine était fustigée absolument de manière quasi universelle. euh sur euh le pardon les sujets euh enfin le l'enjeu qui a répondre à la jeunesse. Pardon mais je fais quand même un tout petit euh un tout petit dézoommage. On a une jeunesse qui, je l'ai dit tout à l'heure mais c'est quand même important hein, qui objectivement est prise d'un peu d'un sentiment de vertige euh parce que vous avez beaucoup de choses qui qui changent. On est, moi j'ai toujours dit hein, y compris d'ailleurs dans cette assemblée, je crois, j'ai toujours dit qu'on
connaissait un monde de rupture qui était comparable à celui qui nous a fait changer, vous savez, régulièrement d'époque. Je pense que nous sommes en train de quitter l'époque contemporaine. On regarde la classification des grandes époques historiques. Un jour ou l'autre, quelqu'un nous dira que l'IA, ça a été comme l'invention de l'imprimerie et comme l'invention de l'écriture. On est en train de vivre quelque chose de cette nature-là. Je sais pas encore comment ça va s'appeler, mais nous changeons d'époque. Et on ne peut pas évidemment s'étonner que des jeunes qui sont à l'aube d'une époque qui change et par conséquent au crépuscule de la précédente soit pris d'un sentiment de vertige. C'est normal. Et eux, ils le vivent très directement dans leur dans leur dans
leur vie parce que tout simplement au moment de faire un choix qui est un choix d'orientation et donc d'étude et derrière de métier, ils lisent tous les jours qu'une partie de leur métier va disparaître, sera remplacé par c'est leur première question hein. Moi, ça fait un an que chaque semaine, d'ailleurs, on est allé avec plusieurs d'entre vous, chaque semaine, je suis dans les établissements, chaque semaine, je pars et chaque semaine inévitablement, vous avez la question qu'est-ce que je vais pouvoir faire ? Donc c'est c'est c'est normal. Ensuite, c'est une génération comme toutes les générations mais ça c'est plutôt sain et plutôt normal. Ça prouve qu'on est encore en démocratie même si même s'il y a des tentations différentes, mais on est encore en démocratie et donc on gère
pas les choses à coup de mortier. Il y a une volonté, vous l'avez dit tout à l'heure monsieur le sénateur, je remercie d'être respecté et je me permets pardon une là aussi une migration parce que je pense qu'il y a des points d'alerte qui sont importants. Je suis effaré. Vous avez dit quelle que soit la couleur de pôle origine et cetera, c'est quelque chose que je partage et pour cause parce que je suis né dans un univers qui est extrêmement divers et qu'il a toujours été. Je suis effète de l'obsession raciale ou racialiste qui traverse nos sociétés. Moi, je n'ai jamais Oui, il y a une obsession racialiste. Je n'ai jamais considéré un enfant de France selon qu'il était noir, arabe, ceci, cela sont des mots que je n'entendais pas quand j'étais jeune alors que je suis dans un environnement
hyper divers. Ce sont des mots qu'on entend tout le temps je dans le débat public. Ce sont des enfants de France. Point. Ce sont jamais été ce Oui, mais attendez, c'est important quand même aussi parce que le le pacte républicain, c'est précisément un pacter chaque enfant de France comme un enfant de France. Et ça, il faut par conséquent combattre les discriminations et avec une énergie euh absolument immense et très clairement, mais là-dessus, moi je suis enfin vous pourrez toujours sur le sujet et en même temps et en même temps faire attention aussi à ne pas basculer dans une sémantique qui mécaniquement divise. Euh et dernier point donc sur la partie sur sur le ce que vous avez appelé la répression policière, ce sont les termes que vous empouz donc je les
mets entre guillemets. La réponse elle est ma réponse elle est très claire, elle est invariable, elle est comme tour, c'est un truc qui s'appelle l'état de droit et sur lequel d'ailleurs on partage exactement les mines et la lunaise. Il y a quelque chose qui s'appelle le monopole violence légitime. C'est vieux comme Max Weber et qui est le proe de l'État et des forces de sécurité et uniquement au fin de protéger la population et les biens. Lorsqu'un acte de violence est commis en dehors du cadre légal, il doit être sanctionné administrativement et judiciairement. Il y a plusieurs dizaines, je crois, d'enquête de l'IGPN qui servent très précisément à ça. Mais vraiment, j'ai absolument aucun doute là-dessus. Tout acte de violence non légitime, c'est en fait qui ne s'inscrit pas dans un cadre
légal doit être sanctionné, quel que soit son auteur. Euh sur le sujet euh réforme du lycée et sur la rupture que vous avez mentionné, monsieur le sénateuras, que je partage dans le rapport à la place à la connaissance et j'e plus plus loin le rapport à la raison et par conséquent au pluralisme. Ce qui verti de mes motifs d'inquiétude. On a alors le sujet en fait ce qui est intéressant c'est que la réforme du baccalauréat a reposé la question de savoir si parcours sub se fond sur le contrôle continu ses épreuves terminales mais en réalité dans tous les systèmes antérieur c'est toujours les notes des bulletins qui ont figuré toujours quand on était candidat pour une formation du supre on a toujours été au mois de février mars on déposait papier papier et qu'est-ce qu'on déposait on déposait
les bulletins de notes et donc en réalité tout le monde fait un procès au contrôle continu que j'entends mais qui en réalité n'est absolument pas dou et qui au dém d'ailleurs ne porte à la fin que sur 40 % la not et notamment pas les spécialités. Bon, il y a très clairement quand on regarde aujourd'hui les pratiques des formations parcours supéralis croissant pour l'épreuve de baccalaurat français et désormais pour l'épreuve de bacalaurat mathématique. Et donc on a quand même deux jalons là qui sont très puissants. L'un sur la capacité d'expression, l'autre sur le raisonnement scientifique et les mathématiques qui viennent finalement un peu corrobourrer ou ou au contraire s'éloigner du contrôle continu. Mais la prise en compte des notes des bulletins, je vais appeler ça
comme ça, par les formations du supérieur n'est ni lié à Parcours sup ni li à la réforme du baccalauréataire. Elle a toujours existé. La question après ça ça pourrait être de se dire il faut chasser tout ça et considérer que tout se passe après le bac. Mais alors là pour le coup on part dans un autre calendrier qui à mon qu'à mon avis le le ministre de l'enseignement supérieur euh vivrait en enfin il aurait probablement une crise d'apoplexie si je vous disais que c'est jouable. Et donc je laisserai vous répondre mais je pour le coup ça je ne pense pas que ce soit euh jouable. Euh et donc ça répond aussi aux questions de critères d'accès à l'enseignement supérieur. Il y a en revanche un vrai enjeu pour moi de transparence de la part des formation sur les critères qu'elles retiennent. Il
y a déjà beaucoup de choses sur le parcours sup mais il faut probablement en dire plus et en tout cas ça ça fait partie des sujets qu'on a qu'on a ouvert en terme de de travail. deux derniers sujets donc sur la question des outils robustes et j'allais dire du caractère peut-être un peu j'allais dire surprenant des 3000 remplaçants. Bon alors d'abord rapporter à 1200000 agents. Le caractère surprenant, il est quand même relatif, c'est pas illogique. On est la seule administration qui doit remplacer en un pour un et avec du un pour un spécifique. C'est qui doit trouver un professeur de français quand elle perd un professeur de français, un professeur de mat quand elle perd un professeur de mat. On est on est le seul service public confronté à ce problème-là. Il
est évident que dans cette situation là, vous avez un vivier qui est par définition, si vous permet d'expression un peu triviale, un fond de roulement en terme RH pour permettre le remplacement. C'est inévitable. En revanche, ce qui est certain, c'est qu'en terme d'optimisation, je l'ai déjà dit, mais il faut le reconnaître, nous n'étions pas au point et c'est pour ça qu'on avait prévu des outils pour cette rentrée. Après ça, les outils très concrètement, ils sont en cours au déploiement. C'est qu'ils ont été testés à Créteil depuis du mois de septembre notamment. Ils ont été déployés, ils seront déployés d'ici la fin du mois de novembre. Mais je veux dire, c'est pas une surprise. En tout cas, c'est pas lié au mouvement lycéen. Euh là-dessus, j'ai répondu pardon. Et
puis sl de formation diversifiée dans le rural, madame la sénatrice Pantel. Je suis euh euh enfin moi ça fait partie de mes préoccupations premières notamment en cas du travail qu'on fait sur les 18 départements pilotes, c'est que la démographie de nous permettre d'assurer une égalité de traitement non pas seulement sociale, ce qui est notre prisme historique et qui doit demeurer une des matrices, mais aussi territorial. Il y a un moment où euh moi si vous voulez ce que j'aim ce à quoi j'aimerais aboutir enfin pas moi personnellement ce que j'aimerais ce à quoi j'aimerais qu'on aboutisse collectivement c'est à se dire que d'ici peut-être 3 4 ou 5 ans, un élève du rural a exactement les mêmes chances statistiquement d'accéder à une classe horaire aménagée à une
section internationale et cetera qu'un élève de Paris. Sauf erreur, je ne crois pas que ce soit le cas. Euh et donc euh et d'ailleurs ça n'a jamais été interrogé comme tel. J'en sais quelque chose au ministère, on a toujours interrogé socialement dans les des ciléducation prioritaire hors éducation prioritaire. On a jamais interrogé le système comme ça. Désormais moi je l'interroge comme ça et le fait d'avoir une trajectoire à 5 ans doit nous permettre de faire ça et pardon d'avoir été long. Il beaucoup de questions. Je reprendre une prochaine série de questions. Donc là c'est pareil comme ça fait déjà 1 he nous laissez combien de temps monsieur le ministre ? tout le temps que nous venons la nuit est à nous. Alors, on va laisser la parole à monsieur Sébastien Michel.
Merci monsieur le président, monsieur le ministre, chers collègues, merci monsieur le ministre pour vos explications et vos propos. Euh je veux rebondir sur quelque chose que vous avez dit tout à l'heure puisque au-delà de la dette financière que la sera immanquablement cette crise, il y a une autre dette qui couvre qui est plus insidieuse, moins visible, mais tout aussi réelle, c'est la dette éducative. Euh depuis plusieurs jours, on se demande à juste titre combien coûteront aux finances publiques les dégradations et destructions commises. On en a beaucoup parlé. savoir aussi qui les prendra en charge, mais on s'attarde en revanche beaucoup moins sur le coût en matière d'heure d'enseignement perdu pour les élèves avec des problèmes et de fortes disparité entre des
établissements où les enseignements se sont déroulés sans heures et ce bloquer depuis le premier jour de mobilisation, ce qui pose une vraie question de de rupture d'égalité face aux services publics. Parmi les revendications lycéennes figure notamment une attente de réponse aux heures de cours manqué ou aux professeurs non remplacés qu'on vient d'évoquer ensemble. Les récents résultats du classement PISA, vous l'avez dit aussi, ont aussi montré que notre pays n'a pas le luxe de pouvoir faire manquer sans conséquence des heures de cours à ces jeunes. Or, pour empêcher un effondrement du système de l'éducation et répondre aussi aux demandes exprimées par la jeunesse, il faut veiller à garantir la mission d'instruire, transmettre et élever à nos établissements. Aussi, pourriez-vous
nous indiquer à combien vos services estiment le nombre d'heures manqué en moyenne et quelles solutions sont envisagées pour les rattraper ? Particulièrement s'agissant des lycées qui préparent des épreuves terminales du baccalauréat. Quelle réponse l'État entend-il apporter aux lycéens qui ont manqué des dizaines d'heures de cours depuis 3 semaines et comment limiter les effets de la mobilisation sur les heures de cours perdu et donc sur la maîtrise des savoirs pour les jeunes ? Je vous remercie. Merci beaucoup Herbier Maci monsieur le président. Monsieur le ministre, je vais pas vous interroger sur les lycées parce que il y a déjà eu beaucoup de questions, donc beaucoup de réponses de votre part. Je vous demanderai quand même sur ce sujet de de préciser sur quel critères ont été
recrutés les 148 personnels qui ont été recrutés. Quand je dis sur quel critère, j'entends par rapport par rapport à la procédure, par rapport au niveau. Il faudrait pas que ce soit des enseignants dont on puisse craindre qu'ils aient été recrutés euh j' dire dans une deuxième vague n'ayant pas été retenue dans la dans la première vague. Moi, je voulais vous interroger rapidement sur trois points. Le premier c'est la question de de l'école en milieu rural. J'étais très heureux de vous entendre dire que vous souhaitiez qu'un élève en milieu rural et ait les mêmes chances qu'un qu'un élève qui n'est pas en milieu rural. Euh vous êtes venu dans mon département le le 21 juillet soutenir soutenir mon adversaire sénatorial, mais je ne vous en veux pas, rassurez-vous,
rassurez-vous, on n'est pas fâché. Euh et vous avez dit vous avez dit je ne je ne je ne pars pas du principe, c'est la citation que j'ai lu dans le journal, je ne pars pas du principe qu'il faut fermer des tonnes d'écoles. C'est très bien mais cela étant dit, on observe quand même avec la baisse de la démographie régulièrement des des fermetures des classes hein qui inquiètent beaucoup les élus, les parents, les les enseignants. Et est-ce que vous ne pensez pas justement que cette baisse de la démographie, elle devrait être appréhendée non pas d'une manière purement comptable, mais d'une manière qui constitue, j'allais dire, une opportunité. Je m'explique, la baisse du niveau des des élèves, et on a pas besoin du classement PISA pour le le mesurer, nécessiterait à mon avis que
l'on ait des classes comme ça existe justement en banlieu pour reprendre une expression qui a été utilisée tout à l'heure dans l'hémicycle et qui a choqué certains, mais moi ça ne me choque pas. euh des classes des classes moins chargées, des classes plus allégées, je pense que ce serait euh une bonne chose pour les élèves et et pour les enseignants et j'aimerais avoir votre sentiment. 2e question euh rapide toujours dans mon département, on a euh cette année des classes à six niveaux. Est-ce que vous pensez que c'est raisonnable des classes à six niveaux ? Et 3è 3è question. Ce matin, on étudiaéit le le rapport de la sénatrice Éverine sur les violences périscolaires. J'avais moi-même fait adopter au mois de mai une proposition de loi sur ce sujet. J'avais évoqué la la nécessité d'aller
au-delà du fichier des auteurs d'infraction sexuelle qui ne recensent que les personnes qui ont été mises en examen ou condamnées. J'avais évoqué la la possibilité de consulter le t. Votre collègue le ministre de la justice avait fait remarquer que c'était pas un bon fichier et avait renvoyé à vos déclarations selon lesquelles vous alliez constituer une liste noire des signalements. Et donc j'aimerais savoir où on est cette élaboration d'une liste noire. Et enfin vous avez évoqué mais on en parlera pas parce que c'est un sujet en soi la question de des conséquences de l'IA. C'est un sujet en soi et je crois que ça mériterait un jour qu'on ait un débat spécifique là-dessus. Voilà, merci et je ne vous en veux pas d'être venu dans l'heure soutenir mon adversaire que les choses soient claires
entre nous. Je ne sais pas qui est adversaire. Merci beaucoup Yan Chantel. Merci monsieur le président, monsieur le monsieur le ministre, vous savez évidemment que notre système éducatif français justement et parmi les systèmes scolaires des pays développés où justement l'origine sociale pèse le plus lourdement sur la réussite scolaire où nous avons une forme de reproduction sociale inégalitaire et je rebondis sur les propos que vous avez tenu tout à l'heure. Juste un constat qui devrait obséder tout ministre de l'éducation nationale, c'est que dans notre pays, c'est un fait, en fonction de notre
origine sociale, notre couleur de peau, nous n'avons pas les mêmes chances de réussite dans notre pays et cet état de fait devrait vous obséder pour abattre ça parce que ce sont les ferments justement de la division dans notre pays et les terraux de la révolte, ils sont là et c'est ça qu'il faut combattre. Absolument et vous avez une responsabilité politique au poste où vous êtes de proposer des des solutions et de vous battre pour ça. Nous-même avec le groupe socialiste, nous avons proposé des solutions. Une première solution, c'est déjà nous avions déposé une proposition de loi qui a été examinée ici. Il y a énormément d'argent publics qui vont à des établissements
privés sous contrat qui elles-mêmes sont tout sauf mixtes socialement. C'està-dire que l'argent public du contribuable contribue à la non mixité et aux inégalités dans notre pays. Et ça ça ne devrait pas être acceptable. Il y a eu plusieurs ministres qui se sont succédés à votre place. Il y a eu des engagements, des protocoles d'accord. Bon, on peut pas dire que ça a beaucoup fonctionné. C'est pour ça que nous on souhaite passer par la loi et vous êtes ministre. La loi c'est également votre domaine. Vous avez la possibilité de soutenir de déposer des projets de loi. Ça c'est concret et c'est une réponse concrète à cet état de fait dans notre pays qui est l'un des rares pays où on finance autant. Et nous ce qu'on dit, on veut pas supprimer, on est quand même gentil. On dit pas faut retirer
l'argent. Il faut au moins conditionner, au moins exiger un minimum de mixité sociale en contrepartie parce que il y a également une responsabilité de la part de ces établissements et de la part de du ministre de l'éducation. Autre difficulté, c'est les disparités territoriales qu'il faut également combattre. Disparités qui sont documentées également par des chercheurs comme monsieur Youssef Souidi qui fait des travaux vraiment très détaillés. notamment euh sur Paris et les départements limitrophes qui documentent que les établissements où il y a également des populations un peu plus favorisées que en banlieu, c'est là où il y a les enseignants qui sont les
plus qualifiés, les plus âgés donc et pour le reste des établissements eux c'est tout le contraire. Donc là où vous avez le plus de difficultés finalement, là où il faudrait finalement le plus d'expérience, le plus de moyens, bah c'est l'inverse qui se produit. Ça c'est également un état de fait sur lequel vous devez, monsieur le ministre, agir. La consultation, vous avez fait des réponses sur cette fameuse consultation qui, à mon avis ne n'est pas à la hauteur, si je peux me permettre, puisque vous défaussez sur les régions, vous vous défaussez sur les proviseurs, mais vous êtes ministre de l'éducation nationale. C'est vous qui avez autorité et la qui avez entre vos mains la réponse politique par rapport à ce mouvement lycéen légitime. Donc, quelle est la
réponse politique que vous vous allez faire à ces revendications à travers notamment euh cette plateforme ? Merci. Je vous demande d'être plus court, ça débordé. On essaie de d'aller plus vite parce qu'il y a beaucoup de questions encore. Briise Goselin. Merci monsieur le président. Oui monsieur le ministre, je reprends vos propos. Vous nous avez rappelé que les absences de prof duraient depuis des décennies et ça je le conse je le constate comme vous. Vous avez aussi rappelé que le mouvement déclencheur était de à Crétail le 17 septembre qui était partie d'un manque d'enseignant et de personnel. Et pour autant, c'est vrai que le logiciel de repérage qui devait permettre d'éviter d'avoir ces ces ces ces absences de prof n'a pas fonctionné dès septembre, j'entends bien. Mais on
peut on peut quand même penser que cette difficulté ne date pas de l'année dernière. Vous avez précisé à juste titre que ce ce manque de prof est moins important cette année à la rentrée que l'année dernière. Mais pour autant, on s'aperçoit que cette chose dure depuis des années et pendant des années, on est sur le même constat. des profs qui sont maintenus sans salaire en attendant d'avoir un poste, des enseignants et des qui doivent faire des cours des cours complémentaires quand pour palier au manque au comment au congés d'absence de de courte durée et pour autant on s'aperçoit que le le problème est toujours le même. Est-ce qu'il y a pas un problème structurel ou de fonctionnement ou de rapidité d'exécution quand dans d'autres établissements on d'autres entreprises
quand il y a un problème on répond ? Alors, vous l'avez dit vous-même, c'est vrai que un prof de philo peut pas remplacer un prof d'histoire géo ou un prof un prof de sport, mais n'empêche qu'on a quand même cette difficulté. Et je voulais agrandir allonger étaler un peu élargir un peu mon mon propos parce que nos nos concitoyens comprennent mal un autre paradoxe. D'un côté, l'éducation nationale rémunère des des enseignants sans affectation, on vient de le dire. De l'autre côté, des professeurs des écoles se voient refuser des exéates pour rentrer dans dans le département où il voudraient. Et des professeurs du second degré attendent des années une mutation. Alors le système quand même tel qu'il est, est-ce qu'il n'est pas à remettre en cause ? Il retient des enseignants là, ils ne sont
pas utiles et il et il les empêche d'aller là où ils devraient être. Écoutez, moi c'est vraiment une question là où on les attend, en tout cas, là où il y a des besoins. Donc moi, c'est vraiment une question que je me pose. Est-ce qu'on n pas un bout un système à bout de souffle ? Alors, c'est peut-être pas la période la mieux par rapport aux échéances électorales qui nous attendent, mais est-ce qu'il y a pas cette ce problème structurel de l'éducation nationale à revoir ? Merci. Merci. Béatrice Laurent Lafond. Monsieur le président, monsieur le ministre, moi je voudrais venir sur deux sujets qui sont dans les revendications des des étudiants. D'abord, la question de parcours sup. Alors, je partage entièrement ce que vous avez dit sur parcours sup. C'est un un un bou émissaire facile.
On peut rebaptiser parcours suponné à un autre nom. il y aura toujours besoin d'un d'un interface et d'un logiciel qui fasse interface entre les vœux des des lycéens et et les places dans les différents cycles d'enseignement supérieur. C'est pas de parcours sup dont je voulais vous parler. C'est de deux autres mesures qui ont été mises en place parallèlement quand on a eu à voter la loi sur parcours sup et qui l'une comme l'autre avec pour objectif de rendre plus humain cette phase un peu délicate du du choix de de la filière. C'est les 54 heures de prévu pour les les enseignants pour accompagner les élèves et c'est les deux
enseignants affectés enfin chargé d'accompagner les Je voudrais savoir où on en est de la mise en place de ces deux mesures. J'écoutais hier Pierre Matthieu qui n'est pas qui ne peut pas être suspecté de ne pas soutenir les réformes puisqu'il y a pas mal participé en en en les en les alimentants notamment qui disait en fait le problème des 54 heur c'est qu'il y a jamais eu les financements où en est-on actuellement sur ces 54 heures et sur les les deux enseignants d'accompagnement et et puis deuxième question qui vient en fait de de la remarque que vous avez faite tout à fait juste sur l'IA et l'angoisse que ça peut générer sur les sur les lycéens. On est
dans un monde en évolution. Les métiers d'aujourd'hui ne seront pas ceux de demain. Et évidemment, quand on a 16 ou 17 ans et qu'on doit choisir des orientations, une telle perturbation est par nature angoissante. On on sait que notre système d'orientation est lui-même assez fragile, que le rôle des régions, le rôle de l'État n'est pas clair. Est-ce que vous pensez qu'alône d'une révolution aussi importante que celle de l'intelligence artificielle, pour ne citer que celle-là, est-ce que vous pensez que nous notre système d'orientation est adapté et à même de rassurer ou bien orienter les jeunes ?
Merci Laurent Mathilde Libier. Merci président. Monsieur le ministre, vous avez commencé par nous dire que dès les premières manifestations, vous étiez sur le terrain. Mais euh monsieur le ministre, vous avez mis plus de 2 semaines à rencontrer les syndicats, les parents d'élèves et les organisations lycéennes, mais aussi détourner le regard face à des revendications d'écoute légitime des élèves. Après plus de 25 jours de blocage et de revendication, vous avez annoncé 7 semaines le déploiement de 3000 professeurs remplaçants. Donc pas de création de poste. Outre ce chiffre insuffisant, les syndicats vous expliquent eux aussi que vos propositions sont une tromperie avec des affectations tardives et inadéquates vis-à-vis des besoins demandés par les
lycéens. Mes collègues vous ont demandé quel moyen pour traiter les 100000 contributions dont dont vous parliez sur la plateforme. Vous nous avez répondu sur le volet technique mais pas concrètement sur les équipes pour y travailler et sur les moyens qui seront mis en œuvre en la matière. Et pour nous adhérer à cette plateforme ou ne pas adhérer à la plateforme, avant tout, c'est une question de comment ces demandes ces revendications qui ont été exprimé seront aujourd'hui traitées et aussi par quelles seront les suites qui seront données. C'est bien d'entendre nos jeunes. Nous pouvons être très fiers de leur capacité à apporter leurs revendications, mais leurs revendications, nous ne les découvrons pas dans cette commission,
que ce soit sur le manque de moyens humains et financiers, sur les rythmes scolaires, sur les infrastructures dégradées, sur la précarisation des conditions d'étude, sur l'orientation des élèves. Tout ça année après année, nous nous le dénonçons. Nous dénonçons vos choix budgétaires, les choix budgétaires de votre gouvernement lors du projet de loi de finance. Alors, ma question est simple. Quelles sont les revendications lycéennes que vous avez entendu et que vous soutiendrez dans le cadre du projet de loi de finances 2027 ? Merci. Sur, j'avais pas fini. Sur les violences, c'est encore vert. Sur les violences, nous condamnons euh toutes toutes les toutes les violences euh et j'espère que vous aussi. Nous sommes en ce moment non seulement dans une mobilisation lycéenne inédite, mais
aussi dans une mobilisation historique contrôlée violences faites aux enfants. Et moi quand je vois des articles sur des policiers qui disent "On va leur mettre sur la gueule avant de foncer sur des enfants avec un 44, des policiers qui gazent des lycéens depuis une voiture, un jeune qui demande poliment à un policier on peut passer" et qui se fait prendre par derrière, étrangler par derrière par une autre équipe de policiers. un nombre de gardes à vue inédit avec 6800 gardes à vue, dont 86 % de mineurs. Euh moi ma question elle est elle est simple, monsieur le ministre. Est-ce que vous êtes aligné avec la doctrine de maintien de l'ordre de votre collègue ministre de l'intérieur qui assumait il y a quelques jours encore de ne donner aucune consigne de retenu ? Merci.
Merci monsieur Jean-Jar Pumier. Oui, merci monsieur le président. Monsieur le ministre, en liaison avec la crise des lycées, je voudrais vous interroger sur un angle mort de l'éducation nationale, celui de la médecine scolaire dont on parle peu. Elle est à la peine dans le quotidien de beaucoup d'écoles, collèges et lycées. Elle est parfois hélas tellement transparente qu'elle me fait penser à ce mot de Charles Perot. J'aperçu l'ombre d'un cocher qui, tenant l'ombre d'une brosse, nettoyait l'ombre d'un carros. Alors, monsieur le ministre, que comptez-vous faire pour améliorer le service public de la médecine scolaire qui ne roule pas carrosse et qui a son importance en ces temps de crise lycéenne ? Merci. Magnifique. 17 secondes, monsieur Pomier, merveilleux.
Un exemple à suivre que va suivre Claudie Faucon les gens.
Merci monsieur le président, monsieur le ministre. Ce n'est pas la jeunesse qui a décroché, mais c'est bien l'État. Les lycéens et les lycéens mobilisés depuis la mi-septembre ne demandent pas la lune. Ils demandent des classes où l'on puisse apprendre. Il demande des enseignants qui puissent exercer correctement leur métier, des professeurs remplacés lorsqu'ils sont absents. Ils expriment une colère légitime. Alors, votre projet de budget pour 2027 prévoit la suppression de 1588 postes d'enseignants dont 836 dans le second degré public. Vous invoquez la diminution du nombre d'élèves, mais la baisse démographique est une chance d'alléger les classes, pas un prétexte pour supprimer les professeurs. Dans le même temps, l'État fragilise les collectivités qui tiennent les murs de
nos lycées. Prenons l'Occitanie, par exemple, et pas au hasard. Depuis 2016, elle a consacré plus de 2 milliards d'euros au bâtis scolaire, construit 11 lycées neufs, rénové les 3/4 de son parc. Elle mobilise 74 millions d'euros pour le pouvoir d'achat des familles. Manuel, transport, premier équipement professionnel et ordinateur individuel sont gratuits. C'est la rentrée la moins chère de France et c'est en Occitanie. Pourtant, les décisions de l'État ont amputé ses moyens de près de 500 millions d'euros en 3 ans. Pour l'ensemble des régions, la baisse atteint 1,7 milliards d'euros en 2 ans et le projet de budget pour 2027 prévoit encore 1 milliard d'euros d'efforts
supplémentaires. L'état du bâtiment varie d'un territoire à l'autre et ces écarts traduisent aussi des choix politiques. Mais même dans le lycée le plus moderne, lorsqu'une salle conçue pour 30 élèves doit en accueillir 35 et parfois davantage, on ne peut ni apprendre ni enseigner correctement. J'ai donc deux questions, deux questions précises. Premièrement, renoncerez-vous au 1588 suppression de postes prévus en 2027 ? Êtes-vous prêt à utiliser la baisse démographique pour réduire réellement les effectifs et fixer un plafond d'élèves par classe au lycée ? Deuxièmement, êtes-vous prêt à soutenir publiquement la création d'un Fond national pluriannuel de rénovation et d'adaptation du bâtier éducatif scolaire
comme universitaire ? Ce fond devra être doté de crédits nouveaux, répartis selon des critères territoriaux transparents et non alimentés par un simple redéploiement du fond vert. Monsieur le ministre, la jeunesse ne réclame aucun privilège. Elle demande simplement que la République tienne sa promesse d'égalité. Merci. Les deux dernières questions monsieur Zian. Le privilège de passer en dernier reste encore une. Il y a Monsieur Fière derrière. Juste après moi. Je pensais prendre 6 minutes 10 minutes pour poser tranquillement mon propos. Merci monsieur le ministre d'être présent avec nous aujourd'hui. Un tout petit point introductif. J'avais pas prévu d'intervenir là-dessus mais vous avez parlé du monopole légitime de la
violence. C'est un sujet très important puisque c'est très véberérien comme approche. Mais ce qu'on oublie de citer souvent dans ce monopole légitime de la violence par l'État, c'est le niveau de la proportion d'exercice de ce monopole légitime de la violence qui est un sujet fondateur mais qu'on dont on ne parle pas très souvent par rapport à cette acceptation par les citoyens de perdre une part de liberté dans la mesure où l'État assure sa sécurité. C'est un peu le débat qu'on peut avoir euh ces dernières semaines. Euh monsieur le ministre, j'irai très vite. J'avais une approche rétrospective dans mon intervention qui s'inscrit dans les propos aussi du sénateur Morayet. Euh lors de ma toute première audition en 2023 du ministre de l'éducation nationale à l'époque, un de votre
prédécesseur, Gabriel Atal, celui-ci nous avait dit à l'époque que 15 millions d'heures de cours chaque année n'était pas dispensé dans notre pays dans notre pays. Et il avait lui-même rappelé qu'en Sain Sandy, sénateur de la Saint-Esy que je suis, en banlieu, un élève perdait l'équivalent d'une année entière d'enseignement durant sa scolarité et 3 ans plus tard, 6 minutes plus tard, nous en sommes malheureusement toujours là. Et moi, il y a quelque chose que je défends avec mes collègues depuis ces trois dernières années, c'est une conviction, c'est que la baisse démographique, c'est pour ça que je parlais du sénateur Moret, doit être une occasion d'améliorer l'encadrement de nos élèves et non un prétexte pour supprimer des postes. Je donne quelques chiffres. En 2020, notre
pays comptait près de 6,5 millions d'écoliers et 376000 enseignants dans le premier degré. 5 ans plus tard, nous avons perdu 410000 élèves, mais également 10000 enseignants. Dans le second degré, sur la même période, nous avons perdu 36000 élèves et 4000 enseignants. Cette baisse démographique va se poursuivre. Mais face à cette évolution, nous portons une volonté de sortir de cette logique purement comptable. On a eu l'occasion d'en discuter et de profiter de cette baisse pour améliorer les conditions d'enseignement. J'insiste aussi puisque le haut commissariat, la stratégie au plan recommande lui-même désormais de profiter de ces de cette évolution démographique pour réduire la taille des classes dans sa note d'oût 2026 intitulé niveau scolaire quel levier pour que la
France soit bonne élève. Il a il préconise explicitement dans sa recommandation numéro 3 de consacrer une partie des marges de manœuvre dégagé par la baisse des effectifs à la réduction de la taille des classes et à la revalorisation des enseignants. On aura pas le temps d'en discuter, il me reste quelques secondes. Donc mes deux questions, monsieur le ministre. Est-ce que nous alors d'abord est-ce que vous pourriez nous dire combien d'heures de cours aujourd'hui ne sont pas dispensé à l'échelle de notre pays pour qu'on puisse remettre nos données à jour et comment pourons-nous et ça a été évoqué précédemment justifier ces nouvelles suppressions de poste quand la baisse démographique doit nous permettre de réduire le nombre d'élèves par classe, d'améliorer leur accompagnement et de
garantir enfin le remplacement des enseignants absents. En gros, monsieur le ministre, est-ce qu'on peut changer de paradigme à l'une aussi de cette très bonne note de du haut commissariat à la stratégie au plan et aussi aux préconisations que nous faisons depuis de nombreuses années ? Je vous remercie. Merci monsieur Fierre pour conclure. Merci monsieur le président. Deux questions euh rapides. Moi, je voudrais revenir sur les revendications des lycéens qui nous ont été euh ramenés par la presse. Il y en avait une sur les emplois du temps avec beaucoup de trous et de sensation de plein de moi, je considère que rester dans un établissement scolaire, ça devrait pas être une perte de temps et ça devrait être quelque chose même plutôt d'encourageant. Simplement, qu'est-ce
qu'on propose aux élèves ? Il est pas question de les gaver comme des ois de de savoir par mais qu'est-ce qui est prévu justement pour que les élèves aient du plaisir à rester et de l'intérêt à rester dans un établissement plutôt que d'aller se disperser à l'extérieur ? Moi, j'ai eu l'exemple de deux collèges dans mon canton lorsque j'étais conseiller général avec un qui avait beaucoup de demi-pensionnaires et qui avait des bons résultats parce que les élèves étaient tenus menaient en quart le matin reparta en bus le soir et un autre où il y avait très peu de demi-pensionnaires qui repartaient qui se dispersaient qui avaient des moins bons résultats. Donc je pense que d'être en établissement c'est quelque chose d'important. Encore faut-il euh qu'on s'occupe des élèves et qu'on ne leur
donne pas l'impression de perdre leur temps. La 2è chose, le 2è critère, c'est parcours sub qui donc comme on l'a dit qui est angoissant et moi je pense qu'il est plutôt euh et aussi moins injuste que ce qu'il y avait auparavant. En revanche, c'est euh l'objectivité des critères. Quand est-ce qu'on va donner, parce que c'est quand même une machine algorithmique qui est extrêmement inquiétante. Quand est-ce qu'on va donner ce que proposent les établissements ? quelque chose qui soit clair et qui désangoisse parce qu'il y a bien des choses qui ont été introduites dans cette machine. Euh et ça pourquoi on n'est pas un peu plus transparent pour pouvoir le dire et lever cette angoisse ? Et enfin tout dernier point, je le ferai pas aussi poétiquement que notre collègue promier
mais il y a un livre qui va sortir demain sur refonder la santé scolaire pour protéger nos enfants. Sur la santé scolaire, il y a vraiment aussi des choses à faire et à revoir fondamentalement. Je vous ferai passer l'ouvrage parce qu'il est facile à lire. Merci monsieur le ministre. Je vous laisse répondre aux questions. Du coup, j'achèterai cet ouvrage sans considération pour les droits d'hôtel. Alors merci beaucoup. Sur les différentes questions. Donc je les reprendre dans l'ordre sur la dette éducative entre guillemets et le nombre d'heures perdu. Aujourd'hui, je ne suis pas capable de l'évaluer de manière précise. Ça se chiffre en centaines de milliers. Mais je ne sais pas les ma précise parce que je vous avouerai que vu l'état
d'échef d'établissement qui pour beaucoup ont été menacés ou agressés, j'ai pas fait une enquête pour leur demander combien d'aient été perdu avec leurs élèves. Donc ça on le fera après, on le saura. Mais il est évident, c'est ce que je disais tout à l'heure et c'est ce que je disais avec beaucoup de d'inquiétude, c'est que euh nous enfin ce les comment dire la partie euh violente du mouvement aussi minoritaire qu'elle soit a très clairement porté préjudice aux étudiants les moins enfin aux élèves les moins favorisés. Ça c'est très clair. Et je rappelle quand même que normalement un blocage c'est illégal. C'est principe n'a pas le droit d'empêcher ses camarades d'aller en cours. C'est interdit par la loi. De même qu'il y a un délit d'intrugent dans l'établissement scolaire. D'ailleurs,
c'est un délit. Donc des gens qui s'intrétablissement scolaire sans y avoir autorisé, c'est un délit. Euh c'est c'est quand même important de le rappeler parce queon finit par perdre parfois un peu ses repères. Euh donc je ne sais pas aujourd'hui euh euh dire combien ça représente, mais nous allons devoir très probablement mettre en place des dispositifs de remédiation pour les élèves qui ont été privés de cours pendant plusieurs jours, plusieurs semaines pour pas, si je puis dire, les laisser à l'abandon. Euh et avec un enjeu d'ailleurs aussi hein, je me permets de le dire mais je crois qu'il faut qu'on ait collectivement en tête qui a un enjeu d'attractivité quand même. C'estàd que il va falloir que évidemment je on continue à trouver y compris parfois des
professeurs contractuels remplaçants pour aller dans des lycées que le comportement ultraviolent de certains individus extérieurs aura désormais assimilé à des violences urbaines dont ils ne sont pas intrinsèquement victimes. Donc il va falloir retravailler aussi tout cet enjeu d'image. Et je vous cache pas que quand on dédie sa vie à éducation nationale et que comme moi on essaie de travailler sur l'attractivité avec les concours et cetera, qu'on se d'avoir fait le plein voir les images qu'on a vu ces derniers jours à la fois confisquer le mouvement lycéen d'un côté et porter atteinte au su éducation de l'autre est un motif non seulement d'inquiétude mais en vérité de très grande tristesse. Monsieur le sénateur Mor sur les sur les 170
personnes qui ont déjà été recrutées. Donc la règle, elle est très claire. Là aussi, je suis sûr que sur 1200 personnes, si on cherche bien des gens pour déformer la réalité et se faire leur publicité ce soir au JT, on pourra trouver des G qui sont pas conformes. Enfin, globalement, la règle c'est que non mais je le dis parce que pas plus tard qu'hier soir se sont dit des choses qui étaient fausses et et dont on a sélectionné qu'une partie de ma réponse en correction. Euh mais euh en l'occurrence euh vous avez donc euh systématiquement bien sûr il y a CV, diplôme et cetera. Bien sûr passage au fichier au passage hein d'honorabilisé et évidemment euh normalement contrôle enfin normalement au sens où c'est la règle contrôle par
euh les corps d'inspection et en principe évidemment aussi visite régulière dans la classe. Il peut y avoir des erreurs de dans ce cadre là. Ça peut arriver que les personnes recrutées soient pas au point et dans ce cas-là, bah évidemment, on est amené à mettre fin au contrat. Euh sur les questions, j'ai peut-être troublé questions démographique parce que vous êtes plusieurs à poser questions la démographie. Bon, moi j'ai alors d'abord je suis content que tout le monde parle de la démographie parce que très honnêtement, je crois être le premier à avoir mis sur la table la question de démographie à 10 ans. Je suis désolé de le dire comme ça mais enfin personne n'avait jamais demandé. J'ai demandé à 10 ans, j'ai publié et j'ai demandé par département et j'ai
lancé uneation dans les 18 départements pilotes euh pour précisément qu'on appréhende la question démographique. Euh donc maintenant elle est bien dans le paysage. Ça c'est plutôt une bonne nouvelle. Euh parce que pendant très longtemps, on a vécu dans un délit démographique aussi bien territorial que national. Au niveau national, on dit c'est pas grave, ça repartira. Et au niveau territoire, on dit oui, même la population, elle augmente. Oui, elle augmente mais plus par les naissances. C'est c'est ça le problème. Et donc maintenant, on a des projections qui sont des projections à 10 ans. C'est quelque chose qui est extraordinairement enfin dont le dont la enfin comment dire l'inertie est très importante et donc on sait objectivement où on va. C'est-à-dire qu'on va perdre 1700000
élèves dans les 10 prochaines années sont déjà nés. Bon euh et on a perdu 600000 au cours des 8 dernières années depuis depuis 2018. qu'on a perdu 600000 élèves. Euh moi maine là-dessus, j'ai déjà eu l'occasion de l'exprimer et je la redit encore une fois parce qu'elle est extrêmement claire. Oui, ça constitue une opportunité et qu'on utilise euh c'est le premier degré le projet de la finance qui vous est soumis et qu'on sera amené à amender, je le dis aussi par avance probablement en tout cas sur le second degré repose sur une hypothèse de reprise de la démographie qui grosso modo un gros tiers et ça correspond à deux choses. à ce qui
est remonté des des 18 départements test avec lesquels on a travaillé. de aussi a une conviction profonde, c'est que grosso modo, il y a un tiers qui en fait correspond à de la disparition, il y a de tiers disparition au sens où où ça correspond en fait derrière à éventuellement des fermetures de classe et cetera et cetera parce qu'il y a plus d'élèves et qu'il y a 2/3 qu'on peut réinvestir dans le système. Si nous étions et une fois encore sans préjudice des discussions qui vont avoir lieu, je le précise, mais si nous partions de la seule démographie cette année, il devrait y avoir 9600 suppression de poste dans le projet de loi de finance. Nous atterrissons sur un solde qui est à 1520 avant réforme de la formation initiale qui porte le solde global de l'éducation nationale, je
rappelle à + 3257. Tout le monde oublie qu'on a un ch qu'on va avoir un des créations de postes encore cette année au passage. Donc vous voyez bien que 1520 pour 180000 élèves qui aurait dû faire quasiment 10000 postes, on n'est pas du tout dans une reprise démographique massive parce que ma conviction profonde et je remercie d'ailleurs le premier ministre d'avoir validé les hypothèses qu'on qu'on lui soumettait quand et d'avoir d'avoir d'avoir repris si je puis dire les hypothèses qu'on qu'on dit parce que il y a une conviction profonde chez lui aussi c'est qu'il faut à la fois préserver un maillage territorial fin tenir compte d'une réalité morraphique qui est majeure et qu'on et qu'on va se prendre mais comme une vague mais qu'aucun d'entre nous n'a jamais vu dans
notre histoire, faut quand même enfin je pense qu'il faut remonter des siècles et des siècles dernières pour voir ce que ce qu'on va voir. En tout cas que notre système négatif n'a jamais vu et donc il faut et en même temps donc maintenir un bagage fin accepter de prendre la vague et derrière baisser le nombre de Fire classe. Je me permets d'y revenir mais le projet de finance tel qui vous est proposé permet de baisser le nombre d'élèves moyens par classe. Évidemment, c'est toujours moyen parce que je pas le garantir en toutes les cases de France dans tous les niveaux maternels, élémentaires, collège, lycée dans tous les niveaux. À l'intérieur de ça, je lis tout à l'heure mais je le répète parce que personne n'a de ne s'en apercevoir pour la première fois de notre histoire, nous
aurons un nombre d'élèves par classe inférieur à la moyenne de l'ocrée 27 puisque nous serons à 20,6 contre quasiment 21 au niveau de la moyenne CDE. On n'est pas encore à la moyenne de lieu 25 parce qu'il y a tellement moins d'enfants chez nos voisins et avec tellement plus d'avance que nous qu'on y sera bientôt. Mais si on continue à faire 1/3 de tiers en 4 ans on y est. Voilà. Et ce 1/3 de tiers, il peut permettre de réinvestir d'un côté dans l'éducation nationale en terme de moyens, il peut permettre de réinvestir aussi en terme de de personnes humaines. C'est comme si ce qu'on vous propose cette année he quand même juste pour que tout le monde se rende compte hein, quand on dit moins 1500 ver qu'on aurait dû supprimer des postes et cetera,
c'est comme si à démographier égal, on créait 8000 postes. Enfin, faut quand même réaliser ce qui est en train de enfin voyez, c'est ça que ça veut dire quoi. Il y a il y a évidemment et donc il y a une conviction qui est partagée je crois par tout le monde. Après ça on peut discuter de 38 25 0 et cetera et cetera mais il y a évidemment cette conviction là. Et je répète aussi parce que j'y crois profondément, je suis très animé par ça. Je répète aussi que si par opportunisme entre guillemets, pas pas au sens péjoratif plutôt par opportunité que par opportunisme, par opportunité politique, on se disait tout de suite on supprime aucun poste nulle part machin et cetera, jamais on attend de voir, nous aurions un effet inévitable mais vraiment inévitable et j'attire là aussi c'est
une question d'intérêt général quoi. effet inévitable, c'est que dans 6 7 ans, une fois qu'on sera à 19 18 élèves par classe, il y a un moment on va s'arrêter mécaniquement. à ce moment-l sera obligé de recruter. On freinera d'un coup sur le nombre de recrutements et on cassera la pyramide des âges du côté des professeurs d'éducation nationale. Et moi, j'ai un enjeu majeur, c'est de maintenir un flux continu d'arrivée de jeunes parce que sinon il n'y aura plus de transmission des anciens vers les plus jeunes. Alors ce qui va se passer que voilà si on est si on fait comme si la démographie n'existait pas dans 6 7 ans, on casse la pyramide des âges. Si à l'inverse, on poursuit comme des danés, on va la casser maintenant. Et donc le rapport en gros 1/3 2/3, moi
je pense que c'est un rapport qui permet d'éviter ça. Pardon. Du coup, je réponds à plusieurs questions simultanément, mais est-ce que c'est important ? Euh la classe à à alors pardon. Et dans le second degré donc du coup là on a une baisse donc collège et lycée en nombre DF par classe avec très clairement moi j'ai j'avais une cible avant les discussions budgétaires et avant tout ce qui s'est passé c'était qu'on ne touchait pas au lycée parce que c'est là qu'on a le solde du pic on commence à peine à perdre des au lycée l'année prochaine. Donc évidemment on tire pas des conséquences pour quelques milliers de de jeunes. Au collège on en perd 50 ou 60000. Donc là, on est en train de passer dans un autre monde. 50 ou 60000 élèves par an en collège. Vous voyez ce que c'est qu'un collège de En
gros, un collège, c'est à peu près 500 élèves aujourd'hui. Bah, vous voyez ce que ça fait en nombre de collèges, en équivalent collège, si je puis dire, ça devient vraiment beaucoup. Mais je ne voulais pas faire porter l'effort sur le lycée, quoi qu'il arrive. Et donc j'avais déjà neutralisé le le suppressions de poste sur le lycée. En revanche au collège, il y a il y a il y a quand même un vrai sujet qui est que il y a il y a une pente. Bon cela étant dit et pour répondre à une question qui m'a été posée sur la base du travail qu'on est en train de faire actuellement et un montée je dire très très fine territoriale qu'on a il y aura effectivement la possibilité d'amendement y compris de l'initiative gouvernementale sur le second degré dans le PL 2027 mais simp
avant les B. On va regarder ce qui tout ce qui remonte. regarder tout ce qu'il y a à faire et ensuite dans le cadre du du projet de loi de finance et y compris d'ailleurs dans ces lieux, le gouvernement sera amené à proposer des amendements en fonction des remontées qu'il aura. Et ce sera effectivement une réponse une des réponses au lycéens, c'est quand même que leur contribution servent à quelque chose et donc elle serv à quelque chose très directement un PLF sur les classes à 6 niveaux. En principe, on essaie d'éviter. Euh, il y a des territoires malheureusement où ça existe. Euh, parfois euh aussi, hein, faut être clair, parfois aussi parce que je connais pas du tout la configuration à l'espèce, mais parfois aussi parce qu'il y a un refus du maire de fermer
l'école. Et donc, parfois, on est, je connais des configurations où effectivement on a 6 h élèves sur cinq niveaux différents parce que bah, il y a plus grand. Donc à voir mais on voit bien que dans certains cas on atteint un peu les limites du raisonnable sur les violences périscolaires. Donc euh le tage n'est pas le bon fichier parce que le tâche c'est doncation judiciaire il comprend toutes les plaintes et cetera. Donc là vous en sortez plus. En revanche moi effectivement ce que j'ai porté comme vous le savez c'est un fichier d'intail d'école euh dans le cadre du PGL protection des enfants qui doit être examiné prochainement au Sénat. Et l'un des enjeux pour moi, c'est de cumuler non seulement le contrôle actuel des fichiers pénals, donc fijaï fijaïit B2,
mais également d'avoir un fichier des interdits d'école qui repose sur la révocation définitive au terme d'une procédure disciplinaire d'un agent en raison de son comportement avec les mineurs. Parce que le paradoxe aujourd'hui, si vous pouvez révoquer un agent public pour son comportement, il peut repasser un concours ou se faire embaucher lemain matin dans n'importe quelle administration ou en périolaire ou avec les sports. Et donc l'idée c'est qu'on aura un fichier interconnecté sport, péricolaire et cetera et cetera et évidemment éducation nationale pour faire en sorte que quand une personne est révoquée par une fenêtre si je puis dire, elle ne revienne pas de par l'autre. Ça garantit le caractère contradictoire parce que bien au terme d'une professeur disciplinaire. Donc
c'est pas voilà, c'est toujours lié au comportement avec les mineurs parce que moi une personne qui je sais pas quoi a un comportement décuel sur la route, ça l'empêche pas forcément de s'occuper de mineur 10 ans plus tard mais voilà donc c'est c'est dans ce cadrà que ça sera traité et sur l'IA si un jour vous voulez qu'on ait un débat ça sera très volontiers parce que c'est un des sujets qui sur lequels je réfléchis le plus enfin quand mon esprit n'est pas occupé à gérer des crises sur la question de des origines sociales. Monsieur le sénateur Chantraîne, je crois que c'est vous qui m'avez posé la question. Euh, on a un enfin moi je c'est c'est vous avez dit tout à l'heure, ça devrait vous obséder. Ça m'obsède en fait, y compris parce que je sais d'où je viens. Euh et ça
m'obsède dans toutes les directions, c'est-à-dire c'est à la fois social et c'est territorial. Et en réalité, on a une approche historiquement qui est très sociale, qui est pas du tout territoriale. Alors qu'en réalité, il faut les deux. C'est que la cohérence d'un pays, elle se mesure à l'unité de sa société et et sa société, elle est par définition ancrée dans un territoire. Alors si on oublie le territoire au profit de la population ou la population au profit du territoire, on a une désarticulation du pays. Donc très clairement, moi c'est ma ligne et vous a dit que j'avais une responsabilité politique de me battre pour ça et c'est et très précisément ce que je fais. Euh l'un des enjeux de ce point de vue-là et en terme de déterminisme social en terme
de résultats scolaires, c'est de lutter contre la grande difficulté scolaire, c'est dit lutter évidemment avec tout ce qui est plafonnement, dédoublement, ces PCE1 et cetera et cetera. Au passage dont on voit les effets euh positifs, hein, pour la première fois hier, on a une étude de LAADEP qui montre les effets positifs en mathématiques à l'entrée en 6e, je le signale au passage, c'est important. Deuxième élément, c'est de lutter notamment au en fait la grande difficulté scolaire, là où elle est le plus installée et là où en fait elle se propage, si je puis dire, enfin où elle prend une place déterminante pour la viande du jeune, c'est c'est au collège. Vous savez peut-être si vous avez suivi mes travaux que euh pour la première fois d'ailleurs, je suis parti des
résultats obtenus par les collèges au brevet pour avoir une action déterminée vis-à-vis de leur population. J'ai regardé quels étaient les collèges où plus de 40 % des élèves avaient moins de 8/ 20 en français en et en mathématiques à l'époque terminal et pas contre continu ce qui pl au sénateur auxilias euh au brevet. Et donc très concrètement depuis le depuis 6 mois là enfin depuis le depuis janvier dernier, on a une approche systémique. C'est la première fois qu'on fait ça dans l'histoire de C nationale, je vous le dis quand même, par rapport au résultats obtenus effectivement par les élèves pour travailler sur la grande difficulté scolaire et on l'a encré dans une perspective triénale donc sur 3 ans pour que justement ces établissements ça dépendent pas des des résultats obtenus
l'année sur l'autre. Je précise tout de suite qu'il n'y aura pas de résultats immédiat parce que c'est un travail de fond qui tient aux pratiques pédagogiques, qui tient au climat scolaire, qui tient à la médecine scolaire. Et donc et il faut pas, je vais dire courir après les chefs établissement en disant et le brevet, le brevet, le brevet cette année, c'est pas le sujet mais c'est une pente et c'est une pente qui qui se traduit très concrètement par des moyens notamment en plus dans les établissements en question. établissements qui au demeurant d'ailleurs ne sont pas tous liés à l'IPS puisque établissement qui sont en grande difficulté scolaire, l'IPS va de 60 à 110 euh et même à 115 d'ailleurs celui qui a le l'PS le plus haut, c'est 115 c'est très au-dessus de la moyenne qui est un
peu un peu en dessous de 105 au passage. Euh sur le privé sous-contrat, le privé sous-contrat c'est un on a un énorme enjeu évidemment de mixité sociale. On a conclu avec l'enseignement catholique qui est donc l'un des quatre réseaux euh un protocole. Ça n'a été conclu qu'avec lui au passage à ma connaissance qu'un protocole sur la mixité sociale avec l'idée qu'il y a une dotation de moyens qui est conditionné à l'examen de questions de mixité. Ce qu'on constate depuis donc il a été conclu en 2023 pour la rentrée 2024. Ce qu'on constate, c'est qu'aujourd'hui, en tout cas ce que nous dit l'ADEP, c'est que pour la première fois depuis longtemps, ce qui prouve que ça commence à marcher, mais on c'est pas encore fini, hein. On a un très net ralentissement de
l'accroissement des écarts. C'est qu'on a une explosion de l'écart entre 2000 et 2022 23 et là en fait, on a on a on a il y a quelque chose qui est en train de se tari. En revanche, on a deux enfin on a trois sujets en réalité. On a un premier sujet si on si on si on si on regarde les choses de manière objective, je veux dire et sans parti prix pour compte machin et cetera, je m'en fiche. Objectivement, on a un premier sujet très analysé par ADEP, c'est que les deux tiers un peu moins des 2/ tiers de la ce qu'on appelle la ségrégation scolaire sont liées au logement. Tout le monde le sait. Et alors de ce point de vue-là, on a une situation assez paradoxale, c'est que le privé d'ailleurs comme le public des centre-villes historiques est historiquement implanté dans la
centre-ville. On l'a pas laissé se développer en ban notamment dans les dans les dans les dans les banlieux parce que je je le mot une fois encore n'est pas péjoratif du tout mais dans les conjurbation et cetera. Bon et donc en réalité au bout d'un moment si on veut enfin le paradoxe si vous voulez c'est que si on voulait traiter massivement le su de la mixité sociale il faudrait autoriser le privé à ouvrir dans des quartiers défavorisés et bizarrement quand on dit ça il y a moins de gens qui sont favorables à ces ouvertures pour des raisons évidentes mais en réalité si on voulait traiter le sujet il faudrait repenser une carte scolaire du privé ce qu'on a jamais fait puisquil y a un principe de liberté constitutionnelle d'implantation et qu'après il y a il y a des enjeux de
contrôle des ouvertures. Et n'oublions pas ce paramètre là parce qu'il est déterminant pour les deux tiers y compris d'ailleurs côté public. Enfin les de tiers ça va vous pour le public comme pour le privé. Il y a il y a un accroissement sur privé. Bon, deuxième élément, il y a une question de choix des familles. Et là, pour le coup, il y a un travail à faire sur le choix des familles. Et ce qu'on a fait, c'est deux choses, c'est à la fois dire au privé, vous devez vous ouvrir à plus de mixité sociale et on est notamment en train de travailler avec eux sur les trajectoires scolaires au collège parce qu'au lycée après c'est un peu différent. Mais en vis-à-vis, il faut qu'on travaille sur l'attractivité du public vis-à-vis des familles parce que quand les familles veulent s'enfuir, elles
s'enfuent. Et si demain, faut être très clair, s'il se pas privé sous contrat, ça va privé hors contrat. Les gens qui veulent fuir le public, ils fuiront le public et s'ils ont de l'argent, ils le fuiront avec de l'argent. Bon, donc il faut leur les laisser, moi j'ai une conviction profonde, qu'il faut les laisser pouvoir exercer une liberté qu'une fois encore est constituie, mais qu'en revanche, on a un devoir d'attractivité. Juste pour information, nous n'ouvrons plus de section internationales que dans les collèges les moins favorisés ou les lycées les moins favorisé et désormais puisque moi c'est un de mes enjeux en grande ruralité. Le simple fait d'avoir ouvert des sections internationales depuis 2024 puis à la rentrée 2025 dans des établissements défavorisé
a suffi dans la quasi totalité de ces établissements à faire remonter l'IPS en moyenne de 8 points par an. Pour raison simple, c'est que vous ouvrez d'abord en 6e puis en 5e puis en 4e puis en 3è. Donc en réalité quand vous travaillez sur l'attractivité vous inversez si je puis dire la logique du flux avec néanmoins une difficulté qui reste prenante hein c'est que pour être clair si les CSP+ vont dans la section internationale du collège défavorisé ça vous faitre plus de mixité sociale en terme d'IPS ça vous fait pas plus de mixité sociale dans la classe. Et c'est pour ça qu'on a demandé que systématiquement les sessions internationales soi divisées sur plusieurs classes pour aussi que dans la classe la mixité se fasse comme pour les chamé donc on a donc deux sujets. Premier
sujet et avec un là aussi hein, il faut se dire les choses de très transparent, c'est-à dire un peu difficile de faire la publicité du prix au prédéboursier, voyez. Bon voilà donc on a pour être clair aujourd'hui on est sur un sur quelque chose qui est en train de se faire en sifflet. Donc ça c'est une première étape. Deuxème étape maintenant c'est qu'il faut remonter la pente et notamment ce qu'on commence à faire quand même de manière assez singulière conditionner euh notamment l'attribution de moyens ou l'attation de moyens supplémentaires. C'estd que par exemple si un établissement privé veut ouvrir une nouvelle classe ou veut ouvrir un BTS, on dit bah d'abord vous allez nous démontrer que vous faites de la mixetité sociale. Et donc c'est un levier
aujourd'hui qui est un levier, j'allais dire de de de d'encouragement hein qui est assez net et qu'on est encore en train de travailler. Et le dernier point, donc je vous le disais tout à l'heure mais c'est important, on est en train de travailler avec le privé sous-contraté par cours scolairire. C'est pour être simple, éviter que certains établissements et notamment établissements qui seraient parement favorisés parce que la question se pose pas même terme quand vous êtes en Bretagne et quand vous êtes à Paris hein accessoirement euh n'est une forme de comment dire euh de sélection scolaire matinée de sélection sociale. Euh notamment en cours de en cours de parcours B. C'estd que à la fin de la 6e on vous dit vous devyez à la 5e ici, la 5e là, la 4e là,
3è là et cetera et cetera. Euh parce qu'en fait on a la question de l'entrée, mais on a la question de la sortie et ce qu'on constate c'est que la sortie est globalement euh plutôt enfin dans certains d'établissement pas partout mais dans certains établissements la sortie est très clairement plus CSP+ que l'entrée. Donc il faut travailler sur l'entrée et sur la continuité du parcours pour faire en sorte qu'à la fin on a une mixité sociale réelle. Mais en tout cas, voilà le la le travail que nous avons actuellement euh sur la partie disparité territoriale que vous avez mentionné euh avec les lycées les plus favorisés qui ont les professeur plus expérimentés et cetera et cetera. Bon là, il y a un moment si vous voulez où ça devient assez compliqué en été de contrecarrer
au bout d'un moment les vœux de car des professeurs. Vous avez aussi des professeurs qui ont le qui ont le droit et puis voilà de faire des choix, de faire des vœux et cetera et cetera. Bon, vous avez aussi un phénomène très parisien euh voilà, Paris a tendance à siphonner quand même les professeurs les plus expérimentés d'Île-de-Fance, là où à l'inverse, on sait qu'en Île-de-France, on a plutôt des Île-de-France hors Paris, hein, Créteil et Versailles sont plutôt des académies d'î de formation où les personnels ont tendance à rester enfin arriver pardon plus statistiquement, ils sont plus jeunes parce qu'ils ont pas de charge de famille et cetera et cetera et après ils ont tendance à à partir en fait en plutôt en deuxième moitié de carrière avec d'ailleurs une géographie que tout
le monde connaît qui est une géographie à la fois littorale et urbaine, enfin centreville urbain et littoral en terme de vœux d'affectation, on a on a très clairement ce phénomène là. Or, il se trouve que au passage, on a un petit sujet, c'est que la démographie est exactement l'inverse. C'est qu'on a moins d'enfants aujourd'hui qui sont scolarisés sur les litoraux et dans les centrilles. Euh sur euh pardon euh sur la rapidité d'exécution euh en matière de remplacement, c'est ma ménatrice Goselin sur la rapidité d'exécution. Alors vous savez en fait si on se dit des choses honnêtement c'est c'est très facile vu de loin. C'est très compliqué vu de près. J'ai 10000 implantations, j'ai 400000 professeurs, ils peuvent être absents du jour au lendemain.
Généralement quand ils sont absents, ils ont pas un arrêt de travail pour 3 mois, ils ont plutôt un arrêt de travail pour une semaine, 15 jours et cetera qui peut être reconduit. Et donc ce travail là, c'est un travail quotidien. Donc on parle pas de nulle part. Euh une fois encore, comme je vous l'ai dit hein, on a quand même euh on a quand même euh on est quand même passé de 8,5 % des heures non remplacés en 2425 à 5,9 en 2526. Ce sont des chiffres encore, c'est des chiffres en gestion donc il faudra que la DEP nous confirme ça. Mais les chiffres sur lesquels tout le monde travaille, c'est plutôt 23 24 25 parce que la DEP a toujours 2 ans d'écart. D'où le fait que vous soyez sur des choses comme ça. Et donc aujourd'hui je ne peux pas vous dire combien d'heures on ne s'est pas remplacé.
C'était à peu près grosso modo c'était alors tout compris examen plus absence c'était 20 millions d'heures mais aura été 15 millions d'heures pour les examen parce qu'en fait il y a 75 % des heures qui sont pas remplacées dans l'année et 25 % les heures qui sont perdus mais en fait c'est pas que les font rien c'est qu'ils sont en examen mais elles sont comptées comme perdu par l'adep hein voilà donc on est sur 15 millions d'heur et juste pour vous donner une information avec le pacte enseignant on a réussi à remplacer millions d'heures à l'intérieur de ces 15 million d'où la baisse quand même assez nette sur l'orientation On a deux sujets différents. On a les deux professeurs principaux, ça marche bien au sens où dans la quasi totalité des cas, il y a des classes un peu
compliqué de trouver. Globalement, on a quand même deux professeurs principaux pour terminal qui aident les élèves, qui remplissent les question enfin qui remplissent les avis dans parcours et cetera. leur avis d'ailleurs étant évidemment extrêmement important et qu'ils le font bien sur les 54 heures. Objectivement euh on n'est pas toujours au point parce qu'elles sont en fait de contenus qui sont variables. Ça dépend aussi de l'événement géographique hein. Euh il y a des pratiques par exemple, il y a des universités maintenant qui accueillent qui font une journée à l'université pour permettre aux jeunes de voir ce que c'est qu'une l'université, la découvrir, avoir envie d'y aller. Mais en fait, il y a, si je peux dire, il y a une différence entre la diversité de l'offre,
les forums, les salons, les accueils, les visite, les forums aussi des métiers dans rétablissement et cetera et cetera et le l'horaire, j'allais dire fixe apparente 54 heures. Et donc ce qu'on ne sait pas faire aujourd'hui, je pense en tout cas ce qu'on ne sait pas encore faire, c'est un des enjeux de l'année, c'est de travailler sur un standard de qualité commun qui permett effectivement que les 54 heures elles soient de même niveau partout sur le territoire. Bon sur l'IA, on on aura l'occasion probablement d'en reparler parce que je vais pas être trop long. Mais très clairement, je pense qu'il y a encore un gros travail à faire sur l'orientation et je vous ai tout à l'heure par parcours sup, il y a l'avant, le pendant et l'après. L'avant, c'est l'orientation. Euh ça va faire partie
euh dès que j'aurai juste quelques miles de cerveau disponibles. Ça va faire partie quand même des grands chantier de l'année parce que là-dessus, il faut vraiment travailler. Euh sur euh ce que vous avez dit madame Olivier, je n'ai pas détourné de regard et je n'ai pas rencontré les gens tardivement. J'ai cristallisé un nombre de rencontres collectives tardivement. Les syndicats, je les eu quasiment tous les jours au téléphone, soit moi, soit mon cabinet dès le départ. Et par contre, j'ai une règle, c'est que quand je suis en en bilatéral avec un syndicat, bah je garde la conversation confidentielle. Voilà. Deuxième élément, je me permets de rappeler que au départ les revendications des lycéens n'étaient absolument pas condensé.
C'est un mouvement viral qui est parti de situation justement établissement par établissement et en fait elles se sont condensées à partir du 29 septembre. C'est à partir du moment où le mouvement a rejoint la journée nationale d'action qui celle des personnels. Si si. Non mais franchement pour avoir vécu le truc de l'intérieur et pour l'avoir vu grandir tous les jours et en avoir parlé quand tout le monde est obsédé par un autre événement qui a occupé l'actualité nationale important au demeurant. Je peux vous garantir qu'au départ le mouvement avait des revendications très diffuses et d'ailleurs les associations lycéennes n'interviennent en réalité collectivement qu'à partir du 2829. Du 18 au 28, les choses n'étaient pas condensées. Depuis, elles sont
condensées et depuis on les traite. Vous avez dit qu'on avait mis zéro moins sur remplacement. Je me permet de vous dire que c'est faux puisqu'on a mis je vous ai dit qu'on avait recruté un procès de recrutement de 920 personnes supplémentaires. Ça c'est des moyens nouveaux. Mais simplement, je ne sais pas dire aux français que je recrute 920 personnes supplémentaires sans leur dire que j'utilise aussi à plein le potentiel qui est le mien parce que je trouve que ce serait malhonnête. Et donc dans un même mouvement, j'ai effectivement ouvert le recrutement de 920 supplémentaires. J'ai été autorisé par le premier ministre à le faire parce que c'est en dépassement de schéma d'emploi si on parle technique. Et j'ai dit au rectorat évidemment de mobiliser les 3000 qu'on avait soit pour
du remplacement soit pour de l'appui parce que dans les deux cas je pense qu'on en a besoin. Et donc pour répondre à votre question sur ce qui va être si je puis dire entendu et soutenu au cadre du PLF, je vous l'ai dit, il y aura une discussion avec le Premier ministre sur la base des des à la fois de la plateforme et du travail que j'ai éclé C1. Mais sur le sujet des remplacements, je pense pouvoir dire que les questions sont entendu et je tout à l'heure quand même, on est passé en 5 jours ouvrables de 114 lycées en situation de tension à moins de 50 quand même. Pense pas que ce soit nul, pas parfait mais c'est pas nul. Elles ont été entendu sur les questions de démocratie lycéenne dont tout le monde ne parle pas mais qui sont faites extrêmement importantes pour qu'elle
pèse y compris parce que moi je veux qu'elle puisse avoir l'initiative de porter certains sujets dans les conseils d'administration dans les instances académiques et dans les instances nationales. Et au passage je vais doubler leur nombre au conseil supérieur de l'éducation en garantissant un/ers de représentation de voie professionnelle. Elles sont évidemment tenues sur la question des horaires en ayant cependant en tête que je ne vous proposais pas un je n'ai pas vous proposer un bouleversement du lycée pour une simple bonne raison. c'est que comme dans 6 mois les S peuvent détricoter en fait on mettrait juste la machine sous tension et ça ça je crois que tout le monde peut comprendre qu'on met pas une machine sous tension en proposant une réforme si c'est pour qu'elle soit nouveau sous
tension pour aller tricoter mais elles vont être entendu dans le cadre du cadre existant pour pouvoir faire en sorte que les employants puissent être dire entre guillemets un peu optimisés et qu'en tout cas il y a notamment tout ce qui est pause méadienne et cetera qui soit peut-être mieux respecté. Euh elles sont entendues évidemment sur parcours sup où on va être amené d'ici la fin octobre et c'est plutôt le ministre du supérieur à faire des propositions de modification assez substantiel sur la mont comme sur le pendant comme sur l'aval et on tirera les conséquences de tout ça mais on va faire les choses de c'est qu'on prend les décisions et on tirera les conséquences une fois encore avec des amendements gouvernementaux sur les questions de doctrine de maintien de l'ordre la doctrine de
maintien de l'ordre elle apparté en ministre intérieur je crois d'ailleurs que vous voulez vous disionner mais ma ligne je la répète et d'ailleurs c'est celle que j'ai toujours entendu dire par le rendu et et et je l'ai entendu dire et je l'ai vu l'écrire et ça rejoint ce que vous disiez monsieur tout à l'heure monsieur le sénateur sur Max Weber. C'est évidemment la règle de la proportionnalité. Ça c'est absolu et puis tout simplement à partir du moment où un acte sort du cadre légal bah à ce momentl il passe en répréhensible sur la médecine scolaire. Ah mais c'est aussi il faudrait qu'on ait un temps dédié mais pour faire simple vous savez qu'on la muscle beaucoup hein. On a créé 300 postes l'année dernière, on en recrée 300 cette année. Je pourrais vous en promettre 1000 ou
2000 ou 3000, je ne saurais pas les recruter parce qu'ils n'existent pas. Donc faut qu'on soit bien de clin là-dessus. Enfin, on peut mentir aux gens après, hein, parce que euh j'ai j'ai bien compris que parfois cit le le le mensonge pouvait être un art et que enfin l'ambition pouvait être l'habit du mensonge, mais en réalité afficher qu'en ambition qu'on recruterait 1000 infirmières supplémentaires à l'entrée prochaine serait mentir puisqueaujourd'hui on narrive pas complètement à satisfaire les concours, les augmenté cette année et en fait on est vraiment à l'étiage. Et donc là aussi l'idée c'est qu'on s'inscrive dans une perspective pluriannuelle ce que j'avais dit l'année dernière. D'ailleurs, j'ai tenu ce que j'ai dit, hein. Je dit qu'on reproduirait ça + 300
+ 300 cette année pour une perspective de recrutement pluriannuel et euh euh et derrière en fait alimenter aussi les formations qui maintenant savent qu'il y a des perspectives de croissance pluriannelle sur euh bon, j'ai déjà parlé de démographie, les chances de la DG, des classes et cetera et cetera. Enfin voilà. Euh sur la partie région donc le premier ministre a reçu enfin a vu tous les présents conseils régionaux. Alors là, j'avoue que c'est un peu moins chez moi en terme de portefeuille. Donc c'est plutôt chez François Gatel. Enfin, il y a très clairement un débat sur la répartition. À la fin, les dépenses de l'État seront moins élevées que l'inflation dans le projet de de loi qui vous est soumis. Les dépenses des collectivités territoriales sont à
l'inflaction. Les dépenses sociales sont au-dessus de l'inflation. Ensuite, à l'intérieur de l'enveloppe collectivité territoriale, s'il y a des choses à regarder, bah c'est l'objet même du euh de la discussion euh de du projet de loi, pardon. Euh et puis donc là-dessus, j'en ai déjà parlé aussi sur la taille des clash. Je vous ai dit donc que la moyenne du nom d' allait baisser partout. Euh et monsieur euh Faler sur les employants à trou. Donc alors ça c'est une vraie difficulté, c'est qu'est-ce qu'on propose ? Évidemment, j'ai la solution traditionnelle, c'est la salle de permanence et le CDI pour travailler et pour ne pas avoir à faire, c'est de voir le soir. Ce qui d'ailleurs au passage pose la question des dérogations dans ces espaces là pour les outils de
communication électronique qui sont interdits par la loi ailleurs. Et donc on est en train de regarder ça aussi avec les chefs établissement pour voir si il y a matière peut-être à passer. Ils sont libres de le faire en vertu de la loi, mais peut-être des recommandations qui permettent, j'allais dire, de aux élèves de d'utiliser pleinement ce temps-là, non pas pour aller sur les réseaux sociaux, mais pour pouvoir travailler sur leur devoirs et gagner du temps. Donc ça c'est un premier enjeu. Le deuxième enjeu après ça, c'est évidemment et ça ça se traite pour le coup vraiment localement des offres que je qualifierai un peu d'alternative culturelle ou autre. C'est soutenu évidemment nationalement et ça peut être financé nationalement. Je sais pas si je pense y compris à la parole du
pasculture mais ça ne se décrète pas si je puis dire euh par un cas. En tout cas on n'est pas un grand colcuse dans lequel je pourrais prendre un cas et donc ça ne se décrète pas de cette manière-là. Euh quant à la parcours supité des critères encore il n'y a pas je rappelle mais c'est vraiment important il n'y a pas de critère dans parcours sup. Il n'y a pas d'algorithme de parcours subdeterie. Il y a une mise en relation, les candidats candidates et il n'y a que ensuite éventuellement ce qu'on appelle des algorithmes locaux. C'est des algorithmes utilisés par les formations pour elles-mêmes classer les candidats et cetera et cetera. Le sujet de la transparence des algorithmes locaux est l'un des sujets qu'on a sur la table avec Philippe Baptiste dans nos
réflexions actuelles. On viendra vers vous une fois encore au calme parce qu'il faut pas qu'il y a des faits de bord mais très clairement ça en fait partie. Euh de manière générale, la transparence de la plateforme est est enfin de la plateforme, pas de la plateforme elle-même justement, mais des de ce que font les formations est une des conditions de la confiance dans les formations en question et dans l'ensemble du processus. Et donc ça fera partie, enfin pour être clair, ça fait partie des questions qu'on a très clairement sur la table avec Philippe Baptiste. On va travailler les conditions pour pas faire n'importe quoi parce que parce que une fois encore, il faut faire attention aux effets de bord mais c'est bien à l'ordre du jour. Merci. Pardon d'avoir été loin avec
tous. Merci beaucoup monsieur le ministre pour la précision on va dire et d'avoir répondu à toutes les questions. L'audition é un peu longue mais il le fallait le fallait beaucoup de questions. Merci beaucoup. Écoutez bonne bonne soirée à vous. M.
Édouard Geffray