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Podcast / conversationFrance Culture — L'Esprit public (sur Site radio)· 18 octobre 2026 35 minContradictoireActualité / polémiqueSolidarités & familleSécuritéÉducation & rechercheÉconomie & entreprises

La violence, opportunisme des casseurs ou reflet d'une cocotte-minute sociale?

Source d'origine 3 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 25 %Attaque 53 %Défensif 23 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:02RelanceRéponse partielle

    Pensez contre soi-même : pour ceux qui voudraient qu'on ne retienne que leur slogan, acceptez qu'on s'interroge sur les violences qui ont démarré parfois dès le début des cortèges ?

  • 14:38OuverteRéponse directe

    Richard Verlis, vous dites dans votre papier d'hier soir que l'on ne peut donc plus manifester aujourd'hui pour quoi que ce soit ? Faut-il s'habituer à cette violence ?

  • 20:58OuverteRéponse directe

    Dites-nous ce que vous en pensez : les forces de l'ordre ont-elles été dépassées hier ?

  • 24:22OuverteRéponse directe

    Mathieu Souquière, un commentaire sur les forces de l'ordre : dépassées ou non ?

  • 26:34OuverteRéponse partielle

    Est-ce que c'est une réponse policière faute de pouvoir répondre économiquement ?

  • 30:09OuverteRéponse directe

    Pourquoi est-on spécifiquement sur l'ultra-gauche ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:17PrésentateurChiffre
    « 150 policiers blessés »
  • 2:28PrésentateurChiffre
    « 500 000 selon la police »
  • 19:49InvitéChiffre
    « 1800 interpellations hier »
  • 30:28InvitéFait
    « la violence est ultra minoritaire dans la société française et elle est massivement rejetée »
  • 30:32InvitéFait
    « la colère en revanche est majoritaire et même très majoritaire »
  • 32:22InvitéFait
    « ça profite d'abord au Rassemblement National »
  • 33:18InvitéFait
    « Parcoursup ça ne marche pas qu'est-ce qu'on fait ? Rien on attend »
  • 33:58InvitéFait
    « les casseurs ils n'ont pas déferlé sur Paris hier »
  • 34:14InvitéFait
    « on n'est toujours pas en mesure de dire qui sont-ils comment les empêcher comment éviter »

Temps de parole

  • Invité26 %
  • Invité 219 %
  • Invité 318 %
  • Invité 416 %
  • Présentateur15 %
  • ?3 %

≈ 18,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

France

0:01
Présentateur

Culture

0:15
Locuteur non identifié

Culture,

0:15
Locuteur

l

0:16
Locuteur non identifié

'esprit public Bérangère Bonte

0:20
Locuteur

Bonjour

0:21
Présentateur

à toutes et à tous, bienvenue dans l'esprit public avec deux thèmes aujourd'hui au menu les violences d'hier dans toute la France opportunisme des casseurs ou reflet d'une cocotte minute sociale et de l'autre côté de l'Atlantique Trump sauf qui peut à moins de trois semaines des midterms Autour de la table aujourd'hui l'essayiste Mathieu Souquier l'économiste Nathalie Vallat le journaliste Richard Verly et le philosophe spécialisé des Etats-Unis Hugo Toudic Une émission préparée avec Anne-Claire Bazin et soit Bucorsa pour la réalisation et la mise en onde

1:01
Locuteur

Moi

1:01
Invité

je le dis aussi avec beaucoup de solennité

1:03
Locuteur

c

1:03
Invité

'est désormais le moment aussi de choisir son camp

1:06
Locuteur

soit

1:06
Invité

on est dans le camp de la République et donc des forces de l'ordre et celles et ceux qui protègent les biens et les personnes et qui appliquent les lois soit on est du côté des casseurs soit on est du côté de celles et ceux qui ont un projet violent pour la République et contre la République et maintenant l'ambiguïté les changements de position attiser la violence le lundi pour mieux la condamner le vendredi tout en disant au milieu de la semaine que ce sont les policiers ou le préfet de police de Paris qui a organisé lui-même le chaos je pense que là on est désormais sur un point de non-retour

1:33
Locuteur

j

1:34
Invité

'espère que leurs revendications ne vont pas être cachées par les piages parce qu'en fait tous les mecs qui sont habillés en noir avec des masques ils n'ont pas de pancartes ils n

1:40
Locuteur

'ont

1:40
Invité

pas de revendications et ça vient invisibiliser tout ce que nous on a à dire moi j'ai une pancarte

1:46
Locuteur

d

1:46
Invité

'une pour l'écologie et pour une meilleure répartition des richesses aussi j'ai jamais vu un truc d'une telle ampleur même à Marseille moi je me pose vraiment la question de la suite de l'après mais j

1:54
Locuteur

'ai

1:54
Invité

l'impression qu'il se passe quelque chose avec les travailleurs les étudiants et qu'on va réussir à politiser le mouvement pour obtenir des choses

2:02
Présentateur

Pensez contre soi-même plus que jamais ce matin pour ceux qui voudraient qu'on ne retienne que leur slogan acceptez qu'on s'interroge sur les violences qui ont démarré parfois dès le début des cortèges ces bâtiments publics attaqués l'hôtel de ville de Limoges dévasté 150 policiers blessés pour ceux qui n'envisagent qu'une réponse sécuritaire et judiciaire constatez aussi la forte mobilisation 800 000 manifestants chiffre des organisateurs 500 000 selon la police et la colère et les slogans sur la vie chère qui rejoignent ceux des lycéens voire des retraités qui appellent une réponse politique voire aussi cette main de ce jeune de 17 ans arraché à Saint-Etienne une enquête ouverte à Paris ce matin et l'IGPN saisie après la plainte d'un manifestant blessé au crâne Sébastien Lecornu accuse nommément l'ultra-gauche ce matin Éric Coquerel entre autres le député LFI lui répond que le gouvernement est principalement responsable de ce qui est en train d'arriver que retenir de ce 17 octobre opportunisme des casseurs au reflet d'une cocotte minute sociale et quoi après on en parle avec nos quatre sociétaires que je salue Richard Verly bonjour vous êtes le correspondant France-Europe du média suisse Blic auteur de cette Amérique qui nous déteste qui vient d'être rééditée en poche c'est Saint-Simon Poche et vous rentrez aussi des Etats-Unis et ça nous sera très utile dans la deuxième partie Natacha Valla bonjour bonjour vous êtes doyenne de l'école du management et de

3:33
Locuteur

l

3:33
Présentateur

'impact de Sciences Po Hugo Toudic bonjour docteur en philosophie politique spécialiste des institutions américaines et Mathieu Souquier bonjour à vous essayiste auteur de ça vient de sortir il y

3:46
Locuteur

a

3:46
Présentateur

quelques jours casser la vague et si l'on s'y prenait autrement pour faire reculer l'extrême droite aux éditions de l'Aube question assez simple évidemment en réponse compliquée multiple vous nous direz que vous dit tous les quatre ce 17 octobre

3:59
Locuteur

Mathieu

4:00
Présentateur

Souquier

4:01
Locuteur

je

4:01
Invité

vous prends au mot s'il s'agit de penser contre soi-même on peut difficilement faire sien le propos de Sébastien Lecornu qui dit choisissez votre camp soit vous êtes policier soit vous êtes casseur penser contre soi-même c'est donc essayer de penser dans la nuance et dans la subtilité je ne sais pas si on peut le faire mais on peut commencer tous ce matin quand même par avoir l'expression d'une solidarité et même une pensée une empathie pour tous ceux qui hier ont participé à ces manifestations et ont été victimes de violences qu'ils soient précisément en fait dans le camp des manifestants ou dans le camp des policiers même si la réalité n'est pas toujours exactement celle que montrent les chaînes d'info en continu nous avons tous vu hier quand même sur les chaînes d'info en continu ou grâce au travail d'un certain nombre de reporters positionnés sur le terrain nous avons vu des choses que nous réprouvons tous et si ensuite on dépasse le simple seuil émotionnel et interpersonnel et qu

4:53
Locuteur

'on

4:53
Invité

se situe à un plan politique une démocratie qui fonctionne c'est une démocratie où sont garanties tout à la fois les libertés publiques

5:01
Locuteur

et

5:01
Invité

l'ordre public il me semble que ce que nous avons vu hier notamment démontre que n'ont été garantis en France ni les libertés publiques

5:10
Locuteur

et

5:11
Invité

une des plus fondamentales qui est celle de pouvoir manifester tranquillement ni l'ordre public

5:17
Présentateur

échec sur toute la ligne pour tout le monde c'est ça que vous dites

5:20
Invité

je crois qu'on est obligé quand même de se regarder dans le miroir et de le constater avec je le crains ce matin un sentiment de chaos un peu généralisé on vivait depuis quelques semaines et même depuis quelques mois avec le sentiment d'un chaos politique en observant la façon dont le parlement fonctionne depuis en particulier la dissolution de 2024 un chaos économique et financier si on en croit la dette et la menace que les marchés font peser sur notre pays là le chaos en fait se transpose du côté du régalien ou depuis les gilets jaunes quand même depuis la répression du mouvement contre la réforme des retraites en 2023 on n'avait plus observé de tels débordements nous y sommes de nouveau et nous sommes tous un peu perdus me semble-t-il

6:02
Locuteur

Natacha

6:03
Invité

Valla à côté de vous je vais rebondir là-dessus parce que c'est vrai que cette violence la violence généralisée et multiforme d'hier elle nous pose elle pose problème à l'entendement pourquoi ? parce qu'elle est assez paradoxale d'un côté on a eu le sentiment d'une certaine convergence mais convergence de quoi de qui ?

c'était pas très clair et puis au fond ça exprime une fracture multiple économique sociétale de notre pays et en réalité quand on regarde quand on revient aux causes initiales de ces mouvements sociaux qui sont partis quand même je le rappelle des lycées et puis ça s'est généralisé il y a quand même des diagnostics qui sont partagés par quasiment tous les partis politiques depuis très longtemps qui sont appuyés sur des faits des faits économiques je parle par exemple de la question intergénérationnelle est-ce qu'on met beaucoup d'argent dans l'éducation ou pas dans notre pays on n'en met pas beaucoup on n'en met pas assez on le met mal et c'est parti de là ça a généré un malaise majeur de la jeunesse les solidarités entre lycées le prouvent les lycées de banlieue les lycées du centre de Paris les lycées des territoires donc ça ce manque d'investissement dans la jeunesse c'était un point de départ très j'allais dire de rassembleur

7:16
Locuteur

qui

7:17
Invité

se pose lui

7:18
Locuteur

dans

7:19
Invité

une sorte de paradigme du pays qui est lui-même qui oppose les jeunes aux moins jeunes et aux vieux et là je fais référence à la question du financement des retraites versus du financement de l'avenir de l'éducation et on se pose là en réalité le moment où arrive ce chaos qui je suis assez d'accord avec l'analyse qui a été faite ça arrive à un moment crucial pourquoi ? Parce que c'est la saison budgétaire alors on doit faire des arbitrages budgétaires qui sont assez dramatiques cette année parce que j'y viendrai il

7:50
Locuteur

y a

7:50
Invité

une situation de dépense publique mal calibrée qui fait qu'on va plus pouvoir à ignorer certaines contraintes continuer à ignorer certaines contraintes

7:58
Locuteur

et

7:59
Invité

on veut pas finalement le pays dans son ensemble à commencer par la classe politique ne veut pas poser les choses telles qu'elles sont c'est à dire qu'on a des retraites qui coûtent très très cher qui sont appuyées sur une historique qu'on explique on peut tout très bien expliquer et puis on dit depuis des années l'éducation n

8:14
Locuteur

'est

8:14
Invité

pas assez d'argent dans l'éducation dans l'école primaire l'école maternelle l'école primaire mais aussi et surtout les collèges et les lycées et on se retrouve aujourd'hui face à une situation qui est

8:24
Présentateur

assez logique on va rentrer dans le détail peut-être dans un deuxième temps néanmoins je note que vous vous êtes tout de suite sur le fond et après tout c'est pas forcément et j'ai pas de jugement mais voilà Mathieu Souquier était quand même plus sur les violences mais c'est comme ça Richard Verlis moi j'ai lu votre papier que j'invite des auditeurs à découvrir sur Blix et votre colère énorme hier soir

8:45
Invité

oui parce que hier après-midi j'ai donc fait cet article que j'ai intitulé j'ai la nausée des émeutiers de la république la république c'était à la fois la république l'institution mais aussi la place de la république

8:56
Locuteur

moi

8:56
Invité

ce que j'en retiens vu de l'étranger ou en tout cas vu avec un certain recul c'est qu'on assiste peut-être en direct à la chute de la France disons les

9:04
Locuteur

mots que ils sont

9:05
Invité

c'est-à-dire vous avez une situation financière dont tout le monde prédit qu'elle va devenir de plus en plus compliquée voire carrément extrêmement accidentelle dans les semaines à venir je pense à la dette à la nécessité de trouver de nouveaux financements au fait que et je parle sous votre contrôle dans le recul économiste que de plus en plus d'emprunts contractés par la France sont souscrits par des fonds spéculatifs qui n'ont donc aucun scrupule sur les taux d'intérêt et les conditions qu'ils veulent imposer à la France et vous avez maintenant vous avez un choc social qui est parti des lycées

9:37
Locuteur

et

9:38
Invité

là c'est la partie légitime des manifestations auxquelles visiblement le gouvernement a décidé de ne pas répondre je fais référence à l'intervention de Sébastien Lecornu le 7 octobre où il a lâché du carburant mais en fait sous l'injonction de Trump ce qui est paradoxal c'est que l'ouverture des stocks stratégiques de carburant s'est faite sur l'injonction du président américain pour une

9:57
Locuteur

prise de parole

9:57
Présentateur

que tout le monde croyait voilà

9:58
Locuteur

pour le reste il a eu l'IC1 circulé il n'y a

10:00
Invité

rien à voir j'ai rien à vous proposer il a fallu que le lendemain le ministre de l'éducation vienne à la rescousse en disant quand même on va embaucher 3000 profs intérimaires ça c'est le choc social avant c'était le choc financier et maintenant vous avez le choc des émeutes c'est à dire la violence violence qui n'est pas gratuite c'est là où c'est intéressant c'est que c'est une violence qui a un arrière fond quand même politique regardez les inscriptions qui sont marquées partout c'est au nom de la justice sociale ce qui est un paradoxe absolu piller des magasins avec des inscriptions derrière de demandes de justice sociale ça paraît complètement fou mais c'est ce qui se passe et donc quand vous faites la coagulation de ces trois chocs financier, social et le choc des émeutes très franchement si vous êtes un observateur étranger le plus neutre possible vous vous posez la question est-ce que nous n'assistons pas à une forme de chute de la maison France

10:47
Locuteur

?

10:47
Présentateur

Vu de Suisse donc Richard Verli Hugo Tudic

10:50
Locuteur

?

10:51
Invité

Alors oui effectivement je voudrais

10:54
Locuteur

c'est

10:54
Présentateur

17 octobre

10:54
Invité

revenir justement ce que vous disiez Bérangère donc penser contre soi-même et peut-être prendre un petit peu de recul là aussi pour ne

11:01
Locuteur

pas

11:01
Invité

être simplement dans le commentaire en fait de ce qui se passe et dans les images puisque les images ont un pouvoir d'attraction et neutralisent en fait souvent la pensée la réflexion ce qui est dommage si on reste finalement sur une chaîne d'information continue on ne peut pas penser et je crois que ici ce matin on essaye de penser bien difficilement mais on va y arriver et donc pour penser moi je suis comme tout à chacun j'ai besoin du détour de la littérature de choses plus grandes que moi et donc j'ai été retrouver ces quelques lignes que je vous propose donc pour continuer votre réflexion Bérangère sur penser contre soi-même donc vous reconnaîtrez Victor Hugo dans Les Misérables

11:41
Locuteur

De

11:41
Invité

quoi se compose l'émeute

11:43
Locuteur

de

11:44
Invité

rien et de tout

11:44
Locuteur

d

11:45
Invité

'une électricité dégagée peu à peu d'une flamme subitement jaillie d'une force qui erre d'un souffle qui passe

11:51
Locuteur

ce

11:52
Invité

souffle rencontre des têtes qui parlent des cerveaux qui rêvent des âmes qui souffrent des passions qui brûlent des misères qui hurlent et les emportent ou

12:01
Locuteur

au

12:02
Invité

hasard

12:03
Locuteur

à

12:03
Invité

travers l'état

12:04
Locuteur

à

12:04
Invité

travers les lois

12:05
Locuteur

à

12:05
Invité

travers la prospérité et l'insolence des autres

12:09
Locuteur

alors je trouve

12:10
Invité

que c'est évidemment un très beau texte et c'est un texte que Victor Hugo écrit entre deux chapitres de Des Misérables et le titre des chapitres comme souvent chez Hugo est extraordinaire puisque Victor Hugo appelle le premier chapitre la surface de la question et le suivant le fond de la question je pense qu'on ne peut pas rester sur la surface de la question qui sont les commentaires politiques de tout un chacun les images que l'on voit sans cesse la France a une longue histoire évidemment de réunir révolte, de révolution on est très fiers de la révolution on l'enseigne à nos lycéens

12:41
Locuteur

et

12:42
Invité

quand on voit dans les manifestations les slogans les écriteaux qui sont brandis par chacun on peut tout de même être assez fier aussi de cette histoire là qui est actualisée à chaque fois qu'il y

12:54
Locuteur

a

12:54
Invité

un mouvement social évidemment il faut condamner les violences mais les violences d'où qu'elles viennent mais ces violences là ne résument certainement pas le mouvement qui a commencé comme ça a été rappelé dans les lycées qui a été commencé par la jeunesse et moi ce qui m'a beaucoup j'ai assisté j'ai fait plusieurs de ces manifestations ce qui m'a beaucoup ému parfois c'était de voir des lycéens main dans la main avec leurs grands-parents ou avec leurs parents et donc je ne pense pas qu'il y

13:21
Locuteur

ait

13:21
Invité

une lutte ici des âges une lutte entre les retraités nécessairement et les jeunes en fait ces deux types de personnes d'intérêt se retrouvent puisque les jeunes sont souvent les petits-enfants des retraités donc je ne crois certainement pas qu'il faille opposer ici les luttes il y a une demande

13:39
Locuteur

On n'est pas

13:39
Présentateur

dans un choc de génération pour vous même si économiquement Natacha Vélaval le confirmera c'est pertinent aussi d'observer que ce que coûtent ce que coûtent les retraites dépasse même ce que coûte l'éducation nationale dans ce pays aujourd

13:56
Invité

'hui C'est quasiment le double donc effectivement et c'est le paradoxe que je voulais souligner c'est-à-dire qu'il

14:00
Locuteur

y a

14:00
Invité

une sorte de convergence sur le constat la France va mal il y

14:05
Locuteur

a

14:05
Invité

des choses qui devraient être décidées autrement et l'obligation la nécessité d'observer que budgétairement financièrement il y a un poids qui correspond au financement dans les finances publiques en tout cas au financement des retraites

14:20
Locuteur

qui

14:21
Invité

par effet de substitution parce qu'on est face à une forte contrainte induit d'une certaine manière un moindre financement de tout ce qui concerne l'éducation et l'enseignement primaire et supérieur

14:34
Présentateur

Je voudrais qu

14:35
Locuteur

'on

14:35
Présentateur

ne passe pas trop vite quand même sur cet aspect violence Richard Verlis vous dites dans votre papier d'hier soir que je ne sais plus si vous posez la question ou si c'est un constat mais on ne peut donc plus manifester aujourd'hui pour quoi que ce soit faut-il s'habituer à cette violence est-ce qu'elle est installée durablement quel regard vous avez là-dessus

14:57
Invité

d'abord moi je suis très

14:59
Locuteur

préoccupé

15:00
Invité

j'étais très préoccupé jusqu'à la manifestation d'hier et à ce qu'on a vu par le fait que j'avais l'impression qu'on s'accoutumait en France qu

15:08
Locuteur

'est-ce qui vous fait dire ça ?

15:10
Invité

tout simplement le fait que on finit par considérer que la violence est normale je n'utilise pas le mot légitime normale c'est-à

15:18
Locuteur

-dire

15:18
Invité

qu'elle intervient systématiquement en marge de manifestation et qu'il faut s'y attendre hier hier on a franchi un cap qui

15:25
Locuteur

s'y attend

15:26
Présentateur

?

15:26
Locuteur

tout le monde c'est médiatique c'est politique c'est policier

15:29
Invité

tout le monde franchement si vous suivez des manifestations du même type et qui peuvent donner lieu à des clashs avec la police ça c'est autre chose clashs entre manifestants et policiers mais si vous les suivez en Belgique si vous les suivez en Italie au Portugal où il y a eu des manifestations récentes où la police a tapé fort vous avez je dirais des affrontements entre manifestants et policiers c'est une chose mais vous avez très peu de violence urbaine collatérale c'est à dire destruction de mobilier urbain destruction de bâtiments publics etc donc on est dans un registre dans ces pays de manifestations normales plus ou moins bien gérées selon les sujets et le type de population auxquelles la police est confrontée et selon la stratégie policière donc ce degré de violence moi me préoccupait et l'accoutumance à la violence en France me posait beaucoup de questions hier ce qui est nouveau c'est pour la première fois en ce qui me concerne depuis dix ans que je suis correspondant à Paris j'ai eu le sentiment et j'ai entendu des commentateurs dire que les forces de police étaient peut-être débordées ou couraient le risque d'être débordées et que l'état n'était plus capable finalement fort heureusement la police n'a pas été débordée les choses sont redevenues calmes on va voir ce que ça donne ces prochaines heures ça reste encore tendu dans un certain nombre d'endroits mais ça veut quand même bien dire c'est pour ça que j'insistais sur le point chute d'une certaine maison France et c'est un constat que j'essaye de garder le plus neutre possible c'est qu'on a quand même le sentiment vu de l'extérieur que le système français tel qu'il est soit tel qu'il fonctionne soit tel qu'il est dirigé parce qu'il faut se poser les deux questions et bien aujourd'hui il ne fonctionne plus et il ne répond plus à l'angoisse et aux manipulations et à je ne sais pas quoi d'autre de la société ou d'une partie de la société

17:10
Présentateur

Mathieu Soukart

17:11
Invité

je reviens encore sur la dialectique de Sébastien Lecornu et l'injonction à choisir son camp même sur la conflictualité il ne faut pas se tromper les violences dont nous parlons ce matin et dont nous avons raison de parler avec gravité ont concerné quelques milliers de personnes c'est énorme c'est beaucoup mais ces quelques centaines ou quelques milliers de personnes sont à rapporter aux centaines de milliers de personnes qui ont manifesté entre 500 000 et 800 000 selon les syndicats ou la police entre 500 000 et 800 000 qui ont toutes manifesté de façon responsable tranquille apaisée adulte et pacifique donc en réalité la société française n'est pas non plus ce tableau de violence que nous décrivons et même je prolonge dans les enquêtes d'opinion sur le mouvement des lycéens tel qu'il s'est orchestré depuis 15 jours ce qu'on constate c'est que nos concitoyens sont en sympathie et en soutien à 70 ou 80% en particulier parce que même les grands-parents ont des petits-enfants dont ils s'inquiètent de les voir manifester pour non pas rejeter le système mais demander à y avoir une meilleure place et donc 70 à 80% de nos concitoyens soutiennent le mouvement et dans le même temps ils soutiennent également la police c'est-à

18:20
Locuteur

-dire

18:20
Invité

que personne ne tolère ni les violences qui sont faites aux manifestants ni les violences qui sont faites

18:24
Locuteur

aux

18:25
Invité

policiers et je termine d'un mot

18:27
Locuteur

les

18:27
Invité

sciences sociales les chercheurs en sciences sociales ont bien documenté les deux tendances d'un côté une dynamique émeutière en augmentation dans la société française et de l'autre côté des violences policières elles-mêmes en augmentation ça fait une dizaine ou une vingtaine d'années que ça dure cette violence elle ne vient pas de nulle part et je ne suis pas sûr d'ailleurs que la société française soit plus violente

18:48
Locuteur

c'est la cocotte minute dont je vous parlais la cocotte minute

18:50
Invité

on peut l'expliquer

18:51
Locuteur

à l'aune

18:52
Invité

d'un paramètre en réalité

18:53
Locuteur

la

18:54
Invité

défiance que la société éprouve vis-à-vis des institutions

18:58
Locuteur

et

18:59
Invité

la défiance que les institutions nos représentants politiques manifestent vis-à-vis de la société et je dirais que les affrontements physiques sont en réalité la traduction dans l'espace public de ce dont je cause dans l'espace politique la violence encore une fois ne vient pas de nulle part c'est un registre d'action et c'est un registre d'action qui dépend de quelques paramètres bien identifiés justement la légitimité institutionnelle la légitimation de nos institutions ou la délégitimation délégitimation de nos institutions deuxième chose la doctrine de maintien de l'ordre une doctrine du maintien de l'ordre ça permet d'apaiser ou au contraire d'envenimer une situation et de fait je constate que après 15 jours de mouvement lycéen et donc avec un mouvement de répression considérable on peut le critiquer on peut le défendre en tout état de cause on a observé mathématiquement que 7000 gardes à vue avaient été prononcées et j'imagine qu'après la journée d'hier 1800

19:49
Locuteur

interpellations

19:50
Présentateur

hier

19:50
Invité

exactement le bilan qui vient de

19:51
Locuteur

tomber

19:51
Invité

là je parlais

19:52
Locuteur

même des

19:53
Invité

gardes à vue sur les jeunes sur des mineurs observés enregistrés au cours des 15 derniers jours la

19:58
Locuteur

journée

19:59
Invité

d'hier était d'une certaine façon l'aboutissement en fait encore une fois il y avait une convergence des luttes il y avait des gilets jaunes en plus des jeunes il y avait du monde pour autant ce qu'on observe c'est que cette journée qui était une forme d'acmé après ces 15 jours de conflit a totalement dégénéré donc on ne peut pas dire que ce qui a été fait depuis 15 jours dans la société française du côté des forces de l'ordre a contribué à apaiser la situation sinon nous n'aurions pas connu la journée d'hier

20:24
Présentateur

je vous donne deux informations qui nous arrivent d'abord dans l'entourage de Sébastien Lecornu où on apprend que le premier ministre recevra les maires de Paris Lyon et Marseille comme demandé par eux et puis ce soir cellule interministérielle de crise autour du premier ministre à 19h avec tous les ministres les ministères concernés Hugo Tout dit que je vous voyais de l'îner de la tête tout à l'heure quand Richard Verli parlait de forces de l'ordre dépassées ou pas et c'est un élément nouveau au-delà de la doctrine dont vous parliez Mathieu à l'instant il y a cette idée est vraie ou pas dites nous ce que vous en pensez de forces de l'ordre qui ont été dépassées d'anticipation du pouvoir politique qui avait imaginé 150 000 200 000 manifestants là où il y en a entre 500 000 et 800 000 est-ce qu'il

21:09
Locuteur

y a

21:09
Présentateur

quelque chose de cet ordre-là qui est intéressant à creuser

21:11
Locuteur

?

21:11
Invité

Absolument et deux choses vous vous rappelez que le premier ministre recevra les ministres concernés mais qui est concerné ? Est-ce que c'est le ministre de l'Intérieur ? Est-ce que c'est le ministère de la Justice ? Ou est-ce que c'est le ministère de l'Economie ?

21:24
Locuteur

Alors cette réunion portera je

21:26
Présentateur

précise sur trois volets c'est ce qu'on nous dit économie-commerce

21:29
Locuteur

d

21:29
Présentateur

'autre part assurance

21:30
Locuteur

à

21:31
Présentateur

suivi judiciaire suivi judiciaire ça ne parle pas de police

21:35
Invité

Comme dirait Victor Hugo on reste à la surface de la question et ça c'est assez dramatique Économie

21:43
Présentateur

-commerce assurance

21:43
Locuteur

Oui

21:44
Invité

voilà assurance donc on voit bien l'objet du débat évidemment qu'il faut prendre en charge la question des assurances et des vitrines qui ont été détruites et des commerces les atteintes à la propriété sont évidemment notamment en République sont évidemment condamnables et doivent être l'objet d'un suivi du gouvernement mais si le gouvernement se contente d'être le relais des assureurs c'est qu'il ne prend pas la mesure de ce qui se passe dans le pays et ça c'est très grave puisque comme l'a rappelé Mathieu Soukier à l'instant 800 000 personnes hier entre 500 et 800 000 personnes qui manifestent et qui manifestent depuis longtemps le mandat d'Emmanuel Macron son premier mandat s'est ouvert par les gilets jaunes il se termine par un mouvement social d'une ampleur inédite donc et le premier ministre Lecornu était celui qui était notamment chargé du suivi des cahiers de doléances après le moment des gilets jaunes donc c

22:40
Locuteur

'est

22:40
Invité

la même personne si vous voulez donc on ne peut pas s'exonérer de toute responsabilité et réduire ce qui s'est passé hier à simplement des histoires d'assurance et de vitrines cassées c'est ne pas comprendre ce qu'il se passe et là pour rebondir sur ce que viennent de dire mes sociétaires mes camarades je cite à nouveau un texte qui a valeur constitutionnelle l'article 12 de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen

23:05
Locuteur

qui

23:06
Invité

fait partie du bloc de consignalité reconnu par le conseil constitutionnel

23:09
Locuteur

la

23:09
Invité

garantie des droits de l'homme et du citoyen nécessite une force publique cette force est donc instituée et le don qui est important est donc instituée pour l'avantage de tous et non pour l'utilité particulière de ceux auxquels elle est confiée

23:21
Locuteur

la

23:22
Invité

police et l'article 15 de la même déclaration en dispose doit donc rendre des comptes de son action non pas seulement au gouvernement mais au peuple parce qu'on parle beaucoup de république voilà le gouvernement parle beaucoup de république la police a pour objet de garantir les droits de l'homme et notamment dans ces droits de l'homme évidemment le fait de pouvoir manifester ça a été rappelé pacifiquement hier pour revenir sur votre premier point il y avait 10 000 policiers qui étaient mobilisés selon les chiffres que j'ai pu consulter pour la visite du pape il y

23:53
Locuteur

en

23:53
Invité

avait 12 000

23:55
Locuteur

les

23:55
Invité

services de renseignement prévoyaient 100 000 personnes il y en a eu à peu près 800 000

23:58
Locuteur

là

23:59
Invité

aussi

23:59
Locuteur

au

24:00
Invité

lieu de gesticuler on peut demander des comptes à l'action du gouvernement qui

24:05
Locuteur

là

24:06
Invité

aussi sans prendre de partie mais en se plaçant du point de vue des policiers pour un instant comment voulez-vous à 10 000 policiers maintenir l'ordre alors qu'il y

24:16
Locuteur

a 7

24:17
Invité

fois 8 fois plus de manifestants que ce qui était prévu

24:22
Présentateur

un commentaire là-dessus Mathieu Souquière

24:26
Invité

sur

24:26
Locuteur

les forces de l'ordre

24:27
Présentateur

dépassées ou non et

24:28
Locuteur

sur

24:28
Présentateur

effectivement la police qui oeuvre pour tous comme dit

24:31
Locuteur

c

24:32
Invité

'est ce que y compris des images ont donné à voir hier nous avons je dirais presque la chance d'avoir une élection présidentielle dans 6 mois

24:39
Locuteur

cette

24:40
Invité

élection présidentielle sera ce qu'on voudra en faire et donc on abordera à cette occasion les thématiques qu'on a envie d'aborder je trouve que précisément le sujet dont on parle aujourd'hui dit à la fois quelque chose de l'état de notre pays de la société française et dit quelque chose de la relation que notre état entretient avec donc sa société à travers la question encore une fois de la garantie des libertés publiques et de l'ordre public je trouve que nous gagnerions collectivement collectivement dès lors qu'en réalité nous sommes presque tous d'accord à 70 ou 80% nous soutenons le mouvement social et nous condamnons sa répression par anticipation encore une fois j'imagine que vous avez vu comme moi passer un certain nombre de chiffres au cours de ces dernières semaines entre le nombre de gardés à vue en mai 68 et le nombre de gardés à vue en octobre 2026

25:25
Locuteur

c

25:26
Invité

'est risible ou plus exactement c'est tragique une centaine de gardés à vue en mai 68 7000 gardés à vue en 2026

25:33
Locuteur

des

25:34
Invité

mineurs ce qui veut dire aussi que et ça c'est une question je trouve nouvelle on a vu un certain nombre de mouvements sociaux réprimés je mets les guillemets au terme de réprimés mais en tout cas on a vu au cours des dernières années depuis les gilets jaunes des mouvements sociaux fortement réprimés brutalement réprimés c'est la première fois que ça se passe avec des mineurs 7000 gardés à vue

25:53
Locuteur

pour

25:54
Invité

l'essentiel des mineurs tous ou quasiment tous à 80% évidemment libérés immédiatement après et

25:59
Locuteur

ça dit quoi ça pour vous

26:01
Invité

? il me semble observer que nous avons du côté des pouvoirs publics en tout cas une doctrine qui n'est plus du tout adaptée parce que comme je le disais tout à l'heure elle ne garantit ni l'exercice de nos libertés publiques ni encore une fois la garantie de l'ordre public ce que nous sommes tous fondés quand même en démocratie en république à réclamer et encore une fois vous le disiez vous-même à l'instant le sentiment d'avoir des forces de l'ordre fortement mobilisées et pourtant fortement mobilisées et sans consignes de retenue nous disait Laurent Nunez sans consignes de retenue et qui sont débordées

26:34
Présentateur

est-ce que c

26:35
Locuteur

'est

26:35
Présentateur

une réponse policière faute de pouvoir répondre économiquement par exemple

26:38
Invité

je ne

26:39
Locuteur

sais

26:39
Invité

pas Natacha Mala précisément moi il me semble que cette garantie de l'ordre public

26:43
Locuteur

elle

26:43
Invité

intervient effectivement dans un contexte où le débat présidentiel va prendre de l'ampleur et va coïncider aussi avec des positions qui sont potentiellement des positions extrêmes dans le domaine sécuritaire donc je pense qu'il faut aussi être très prudent par rapport à ce qu'on dit et par rapport à la proportion du temps qu'on va consacrer à l'un et l'autre débat qui seront importants pour notre démocratie or dans ce qui s'est passé hier moi il me semble qu'effectivement il y

27:09
Locuteur

a

27:09
Invité

cette question de la violence la question de la police mais en toile de fond et c'est cette toile de fond qui s'exprime vous le disiez très bien depuis 2-3 semaines c'est qu'il y

27:16
Locuteur

a

27:16
Invité

un ensemble qu'est-ce qui s'exprime derrière cette mobilisation je ne

27:20
Locuteur

parle

27:20
Invité

plus de la violence mais de la mobilisation qui a pris de l'ampleur qui effectivement est partie d'une partie d'une thématique chère à une partie de la population et qui s'est rassemblée enfin qui s'est étendue pour rassembler d'autres problématiques ça exprime un désespoir et une vulnérabilité qui sont partagées par pratiquement l'ensemble des français mais pour des raisons différentes et ce désespoir et cette vulnérabilité appellent des réponses certes qui doivent aussi correspondre à des conditions d'expression qui peuvent se faire dans un environnement où l'ordre public peut être respecté et la liberté d'expression peut être aussi maintenue mais revenir sur

27:59
Locuteur

j

28:00
Invité

'allais dire le fond du problème j'espère que vous ne

28:02
Locuteur

m

28:02
Invité

'en voudrez pas de revenir là-dessus mais il y a quand même la question du fonctionnement du service public qui pose problème de façon très très très très précise sur les lycéens parcours sup c'est un truc

28:12
Locuteur

c

28:13
Invité

'est bête enfin c'est un détail technico-administratif et pourtant ça met en ébullition la société les parents les grands-parents les enfants et ceux qui viennent derrière le gouvernement a un tout petit peu lâché en tout cas promis de lâcher là-dessus de re-questionner mais enfin quand même c'est un truc technique parcours sup pourquoi on passe enfin voilà moi je trouve que la proportion et c'est une très bonne chose qu'on lâche un peu et qu'on revienne sur la mise en oeuvre de cette modalité d'orientation des enfants de ce pays mais il n

28:42
Locuteur

'y

28:42
Invité

a pas que ça derrière il y a les parcours professionnels il y a les qualités du système éducatif à orienter les comment dire les interactions entre les plus jeunes et les plus vieux dans le monde du travail il y a plein de problématiques qui s'expriment dans cette mobilisation qui monte et qui est de fait généralisée il

29:01
Locuteur

y

29:01
Invité

a une chose qu'on n

29:02
Locuteur

'a

29:02
Invité

pas mentionné encore jusqu'ici c'est la question du pouvoir d'achat quand même c'est-à-dire donc de l'évolution des prix en particulier des prix de l'énergie et des prix du carburant mais cette question du rôle de l'inflation par rapport à la paix sociale et ça c'est un dénominateur commun historique géographique qui aujourd'hui cristallise tous ces manquements de l'appareil j'allais dire de l'appareil d'état et de l'appareil sociétal qui est le nôtre et qui qui justifie toutes ces angoisses qui ensuite viennent mêler de la violence à de la mobilisation j'allais dire légitime c'est peut-être pas le mot qu'il faut employer mais en tout cas une mobilisation qui elle-même a plein de raisons de vouloir s'exprimer de façon pacifique et volontaire

29:46
Locuteur

le

29:47
Présentateur

pouvoir d'achat on va y revenir dans une seconde avec les Etats-Unis parce que mine de rien les situations sont très différentes et on va être très prudent mais il y a quand même des convergences si on peut le dire là mais juste d'un mot politiquement parce qu'on a une campagne quand même présidentielle

30:03
Locuteur

à

30:04
Présentateur

qui profite ce qui se passe en ce moment et

30:07
Locuteur

je

30:07
Présentateur

reviens à Sébastien Lecornu qui cible l'ultra-gauche après tout l'ultra-droite a souvent été citée dans les violences les black blocs etc pourquoi est-on sur spécifiquement l'ultra-gauche est-ce que ça leur profite ou aux extrêmes en général comment vous voyez ça d'un mot les uns les autres

30:26
Invité

la violence pardon d'un mot la violence est ultra minoritaire dans la société française et elle est massivement rejetée la colère en revanche est majoritaire et même très majoritaire les deux partis les deux courants politiques qui captent principalement cette colère ce sont un le rassemblement national l'extrême droite loin devant la gauche radicale la gauche radicale capte aussi une part de cette colère cette colère ne se focalise pas sur la même chose la colère de l'extrême droite elle se focalise sur la question migratoire un double rejet un rejet des immigrés d'une part et de la gauche d'autre part la colère de la France insoumise elle se focalise encore sur la question sociale et sur la question des inégalités sociales donc il y

31:02
Locuteur

a

31:02
Invité

bien deux colères et puis ensuite il y

31:04
Locuteur

a

31:04
Invité

une colère qui est diffuse dans la société française mais la colère a aujourd'hui deux parties nul doute que à mon avis deux choses ce qui s'est passé depuis 15 jours va en particulier je ne

31:14
Locuteur

sais

31:14
Invité

pas si on peut dire radicaliser mais pousser une partie des militants et en particulier des jeunes militants dans les bras de la France insoumise pour une raison simple ils font enfin je dirais à 17-18 ans l'apprentissage de l'esprit civique l'esprit critique la politisation l'engagement et au moment ils le font les institutions leur envoient la police je redis d

31:35
Locuteur

'un

31:35
Invité

mot mais hier la nouveauté ce n

31:36
Locuteur

'est

31:36
Invité

pas seulement des manifs qui dégénèrent à la fin à la fin bien souvent on a observé ça là c'était dès 12h dès 13h dès 14h pourquoi ? parce que la police les forces de l'ordre empêchaient en fait que les cortèges ne se constituent ne se constituent donc la première expérience politique que font nos jeunes qui encore une fois ne réclament

31:55
Locuteur

pas d'abattre le

31:56
Invité

système ils réclament de pouvoir mieux s'y intégrer dans le système la première expérience politique qu'ils font je pense qu'au plan politique elle les pousse effectivement dans les bras de l'extrême droite et vis-à-vis des institutions en général et de la police en particulier elle les place dans une posture de défiance qui pourrait être durable a fortiori quand ils sont faits pour de vrai taper sur la tronche qui est une expérience traumatique pour un individu On close le sujet avec vous Richard Verly Écoutez spontanément la réponse à votre question pour moi c'est ça profite d'abord au Rassemblement National le Rassemblement National qui d'ailleurs s'est tenu à l'écart qui justement ne commande pas si ce n'est pour dire qu'il faut revenir à l'ordre mais qui incarnant ce parti d'ordre d'autorité et dénonçant de longue date un certain nombre de violences vraies ou fausses mais il fait sa politique et il fait sa propagande aujourd'hui il est en position de récolter les fruits de ce qui est soit un désordre grave soit un chaos soit comme je le disais une chute de système Les voitures qui brûlent ça profite au RN c'est ça que vous dites Me semble-t-il dans tous les cas et par ailleurs mais ça m'amène les deux formations politiques radicales qu'est-ce qui peut les faire échouer ou qu'est-ce qui peut vraiment les contrer c'est si ce que j'appelle le système c'est-à-dire l'organisation du pays aujourd'hui dirigé par des forces politiques de centre droit si ce système était efficace et il

33:12
Locuteur

y a

33:12
Invité

un vrai sujet d'efficacité je vais prendre trois exemples très rapidement et ça nous amène aux violences et aux manifestations d'hier Parcoursup Parcoursup on comprend moi j'ai découvert ce logiciel quand les lycéens ont commencé à en parler je n'ai pas encore vu de réponse personne n'a dit on convoque tous les recteurs on regarde ce qu'on peut faire Parcoursup ça ne marche pas qu'est-ce qu'on fait ?

Rien on attend on donne des perspectives à quelques semaines les toilettes dans les lycées j'utilise bien mon sujet les toilettes cassées dans les lycées aucun président de région parce que ce sont les régions qui sont responsables des lycées n'a convoqué ce qui en Suisse franchement aurait été fait immédiatement les services techniques en disant je veux demain un inventaire total des toilettes dans tous les lycées de la région et voir ce qu'on peut faire et ça doit être résolu d'ici une semaine troisièmement les casseurs les casseurs ils n'ont pas déferlé sur Paris hier ça fait plusieurs fois à des occasions différentes d'ailleurs que ce soit la mort de Naël en 2023 que ce soit la victoire du PSG et à chaque fois on semble les redécouvrir donc que fait ce que j'appelle le système c'est-à-dire la police l'administration franchement après tous ces événements on n'est toujours pas en mesure de dire qui sont-ils comment les empêcher comment éviter alors qu'on a réussi quand même à les éviter pendant les seules olympiques de 2024 à partir du moment où un système devient si chroniquement inefficace il n'est pas très étonnant que les électeurs se tournent vers les partis radicaux qui proposent de renverser la table chacun de leur côté

34:37
Locuteur

on

34:37
Présentateur

clôt pour la partie française et on se penche sur les Etats-Unis

34:40
Locuteur

France

34:45
Locuteur non identifié

Culture

34:45
Locuteur

l

34:46
Locuteur non identifié

'esprit public bonte

34:50
Locuteur

et

34:50
Présentateur

voici