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InterviewFrançois-Xavier Bellamy· 9 décembre 2020 2 minComplaisantActualité / polémiqueSécuritéJustice

François-Xavier Bellamy invité d'i24 : Emmanuel Macron et l'expression "violences policières"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 70 %Défensif 30 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:37Fait
    « il est interdit de s'en prendre à un agent de la force publique dans le cours de sa mission »
  • 1:17Fait
    « ce n'est pas anodin de reprendre ce vocabulaire de "violences policières" »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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L'agitation remplace l'action dans tous les domaines... On a un "Beauvau de la sécurité" après avoir eu un "Ségur de la santé" avant un "Grenelle de l'enseignement"... Tout cela me paraît être au fond tellement superficiel. Les problèmes sont connus, encore faut-il les affronter. Ils sont tellement connus qu'on vient de publier il y a un mois seulement un "Livre Blanc de la Sécurité" ; alors pourquoi passer son temps à reprendre des diagnostics, à organiser des débats à structurer des concertations... Maintenant il faut agir, et cette mise en scène ne peut à mon avis tromper personne. Elle ne peut en tous les cas rien faire pour les policiers, les gendarmes, qui sur le terrain vivent l'incurie de l'État – ne serait-ce que pour faire appliquer des règles aussi

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fondamentales que le fait qu'il est interdit de s'en prendre à un agent de la force publique dans le cours de sa mission. Et les images qu'on voit maintenant, week-end après week-end, de casseurs en train de s'en prendre aux forces de l'ordre avec une violence inouïe, témoignent du sentiment d'impunité totale de ceux qui se livrent à ces violences incroyables. Ce sentiment d'impunité, au fond, il est pour une raison très simple : il vient de l'incapacité de la chaîne pénale à faire appliquer les sanctions qui sont déjà prévues par nos lois face à de tels dérapages, face à de tels agissements. Et donc il faut donner à la justice les moyens de faire sa mission, et il faut qu'elle soit à la hauteur de sa responsabilité. [...] Fabrice Brun a totalement raison de souligner

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que ce n'est pas anodin de reprendre ce vocabulaire de "violences policières" et, de fait, la légèreté avec laquelle le Président de la République l'a fait en disant, je le répète, "si ça vous fait plaisir, je veux bien dire violences policières", je crois que ça n'est pas à la hauteur des débats. Derrière cette expression de "violences policières", il faut comprendre ce qui se joue : il y a l'idée, au fond, que la police est violente exactement comme peuvent l'être des bandes ou des gangs. C'est une manière de mettre ceux qui sont chargés d'administrer la force publique au même niveau que la violence de délinquants ou de criminels. Il y a évidemment dans la Police nationale, dans la Gendarmerie – et comment ne pas le reconnaître ? – des individus

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qui peuvent commettre des fautes, qui peuvent commettre même des fautes graves, et ces individus doivent évidemment être sanctionnés avec sévérité. Mais il n'y a pas de "violences policières" : il y a un corps qui est chargé – et dont l'immense majorité des membres s'acquittent avec beaucoup d'honneur – un corps qui est chargé d'administrer l'ordre public, et qui est dépositaire de la force publique. Pour cela, il y a une grande différence entre la force publique et la violence.