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Podcast / conversationLe Média (sur Podcast)· 20 août 2024 18 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsSantéEurope & international

Destituer Macron : la nouvelle idée de Mélenchon et des insoumis

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 63 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:18RelanceRéponse partielle

    Est-ce que ça veut dire que vous considérez que si le RN arrive en tête des suffrages, il est impensable que le RN ne soit pas celui qui gouverne ?

  • 6:41RelanceRéponse directe

    Est-ce qu'il ne vous savonne pas la planche juste avant ce rendez-vous avec Emmanuel Macron ?

  • 8:19OuverteRéponse directe

    Est-il sérieusement possible, en l'état, de destituer le président Macron ?

  • 12:35FerméeÉludée

    Est-ce que vous vous êtes mal comporté avec les femmes ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:32InvitéFait
    « Est-ce que ça veut dire que vous considérez que si le RN arrive en tête des suffrages, il est impensable que le RN ne soit pas celui qui gouverne ? »
  • 2:37Invité politiqueFait
    « Je ne suis pas le président de la République, mais si, le RN devait gagner dimanche, ce que je ne souhaite absolument pas. »
  • 2:42Invité politiqueFait
    « Qu'a fait le général de Gaulle en 1958 ? Il a dirigé avec une majorité relative. »
  • 2:50Invité politiqueFait
    « Ça veut dire quoi ? Le RN gagnerait les élections ? Et parce qu'il leur manquerait quelques députés pour avoir les pleins pouvoirs, il ferait ce qu'on appelle la désertion ? »
  • 3:14Invité politiqueFait
    « Donc si jamais le dimanche prochain, le RN devait gagner les élections, évidemment que le contrepartie de « j'ai gagné une élection », c'est « je gouverne », bien sûr. »
  • 4:56PrésentateurFait
    « Macron avait écrit, souvenez-vous, dans sa lettre aux Français, que personne n'avait gagné ces élections et que donc personne ne pouvait prétendre à gouverner. »
  • 5:29PrésentateurFait
    « « un abus de pouvoir notoirement antidémocratique » du président français alors comparé au premier ministre hongrois, Viktor Orban, champion de l'illibéralisme »
  • 14:24PrésentateurChiffre
    « Les chiffres publiés au journal officiel début juillet dernier confirment une réduction significative du nombre de postes d'internes passant alors de 9484 en 2023 à 7974 pour la promotion dernière 2024-2025. »
  • 15:00PrésentateurFait
    « Cette baisse qui touche particulièrement les hôpitaux universitaires aura un impact majeur sur le fonctionnement des services hospitaliers notamment en chirurgie plastique, en ophtalmologie, en médecine générale et en médecine d'urgence où les réductions varient entre 15 et 50%. »
  • 15:24PrésentateurFait
    « Le ministre délégué chargé de la santé Frédéric Valtoux a tenté de minimiser la responsabilité du gouvernement en affirmant que la réduction du nombre de postes reflète simplement le nombre d'étudiants ayant réussi leur examen. »

Temps de parole

  • Présentateur73 %
  • Invité6 %
  • Invité 26 %
  • Jean-Luc Mélenchon5 %
  • Auditeur4 %
  • Invité 34 %
  • Invité 42 %

0,6 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonjour à toutes et à tous, bienvenue sur Le Média. Nous sommes le lundi 19 août 2024 et c'est depuis une capitale extrêmement calme que j'ai le plaisir de vous retrouver aujourd'hui. Alors calme en apparence puisque nous venons tout juste de passer la mi-août car il s'en passe, des choses dans l'actu, en coulisses, vous allez voir. Vous nous regardez comme d'habitude via le canal 350 de la Freebox, le fil 24-7 de notre chaîne YouTube ou via notre site internet lemediatv.fr. Justement, j'en profite pour vous informer que sur tnt.lemediatv.fr, vous êtes près de 50 000 à avoir signé notre grande pétition pour une répartition plus équitable et plus démocratique des fréquences TNT.

Continuez à la signer et à la partager autour de vous. Merci et sans plus attendre, on débute tout de suite avec mon édito du jour où je vais vous parler du projet de destitution du Président de la République suivi des deux brèves d'actualité préparés avec la rédaction du Média. Nous aborderons la disparition d'Alain Delon, mais aussi celle de 1500 postes d'internes à l'hôpital public dès la rentrée prochaine. C'est parti ! C'est le nouveau sujet de Discord à gauche.

Non pas de savoir si oui ou non Emmanuel Macron joue la montre pour ne pas avoir à respecter le résultat des urnes des dernières législatives, pardon, qu'il a lui-même déclenchées avant les JO, mais de savoir quelle attitude adopter face à ce coup de force présidentiel. Cela fait bientôt un mois et demi que les législatives anticipées ont donné une gauche en tête à l'Assemblée nationale sans qu'aucune conséquence démocratique concrète n'ait été appliquée.

Au contraire, à l'issue des élections, le Président Macron, sans doute très contrarié d'avoir retrouvé sa grenade découpillée, à atterrir dans ses propres jambes comme un retour de boomerang, s'est laissé aller dans un déni sans fond duquel il ne semble pas vouloir vraiment en sortir. Bon, il a récemment fini par donner rendez-vous au chef de parti le 23 août prochain pour, je cite, « une série d'échanges pour continuer à avancer vers la constitution d'une majorité la plus large et la plus stable ». Mais on n'a pas voté pour ça, justement, le mois dernier. Bah si.

Et même mieux avant le vote, alors que l'hystérie était collective autour d'une plus que probable victoire de l'extrême droite, Gérald Darmanin affirmait que même en majorité relative, la coalition qui arrivera en tête serait légitime pour gouverner.

2:18
Invité

Vous avez d'ailleurs dit qu'il serait important de respecter la démocratie. Est-ce que ça veut dire que vous considérez que si le RN arrive en tête des suffrages, il est impensable que le RN ne soit pas celui qui gouverne ?

2:32
Jean-Luc Mélenchon

Je ne suis pas le président de la République, mais si, le RN devait gagner dimanche, ce que je ne souhaite absolument pas.

2:37
Invité

Mais même en cas de majorité relative ?

2:39
Jean-Luc Mélenchon

Mais attendez, qu'est-ce qu'on a fait, nous ? On a gouverné pendant deux ans avec une majorité relative. Qu'a fait le général de Gaulle en 1958 ? Il a dirigé avec une majorité relative. Il a fait des grandes choses pour la France. Qu'a fait Michel Rocard ? Il a gouverné avec une majorité relative. Ça veut dire quoi ? Le RN gagnerait les élections ? Et parce qu'il leur manquerait quelques députés pour avoir les pleins pouvoirs, il ferait ce qu'on appelle la désertion ? Bon, ce n'est pas raisonnable. Dans ces cas-là, c'est vraiment dire que le RN, c'est des gens foutres. Bon, ce n'est pas le cas, sans doute, j'imagine.

Parce que quand on se présente aux élections des Français, lorsqu'on déplace des millions de Français pour voter pour soi, lorsqu'on a autant de bagouts et peut-être même de prétentions désormais que M. Bardella, on assume les charges du pouvoir. On n'est pas déserteur. Donc si jamais le dimanche prochain, le RN devait gagner les élections, évidemment que le contrepartie de « j'ai gagné une élection », c'est « je gouverne », bien sûr. Sinon, ça n'a aucun sens ce que nous faisons.

3:24
Présentateur

Et ils ont finalement changé d'avis. Sûrement que le plan ne s'est pas réalisé comme prévu. Ce n'est pas ni le RN ni la Macronie qui sont arrivés en tête, mais la gauche qu'ils espéraient à terre. Et bien qu'on ait entendu Darmanin appeler son camp à reconnaître la défaite, on ne l'a plus entendu redire ce qu'il avait dit juste avant le scrutin. Non, car depuis, au lendemain de la cérémonie de clôture des JO, la Macronie tire à bout les roues sur le nouveau Front populaire et particulièrement sur la France insoumise, les taxant même d'anti-France, comme Maurras en son temps, tout en continuant à faire comme si les élections n'avaient pas eu lieu.

Certes, de cette situation très problématique, certains s'en émeuvent régulièrement dans un tweet ou deux, dans un papier, dans Mediapart, ou dans un édito, dans un média indé, mais rien de bien consistant face à un président apparaissant comme un forcené capricieux à l'Elysée, mais aux mains libres, tant la Ve République le lui autorise. C'est peut-être ça la leçon principale de cette énième séquence politique qualifiée d'anti-démocratique par l'opposition. Mais changer de république comme de constitution est au moins aussi laborieux que de destituer un président en exercice.

Pourtant, c'est bien de cela que la France insoumise menace Emmanuel Macron dans une tribune publiée dimanche soir sur le site internet de La Tribune. D'émettre le président plutôt que nous soumettre. Le titre sonne très Mélenchon et c'est justement lui qui signe le texte, ainsi que Mathilde Panot, Manuel Bompard, Nadège Abomangoli, Manon Aubry, Éric Coquerel, Clémence Guettet et Marina Mesur. Ensemble, ils rappellent leurs arguments face à l'entêtement du président et son refus de nommer Lucie Castet à Matignon. Macron avait écrit, souvenez-vous, dans sa lettre aux Français, que personne n'avait gagné ces élections et que donc personne ne pouvait prétendre à gouverner.

Les Insoumis rappellent alors dans cette tribune qu'en 2022, le camp présidentiel s'était autorisé à gouverner tandis qu'il était dans la même situation. À savoir, sans majorité absolue, mais omet, quand même, de dire qu'en même temps, Emmanuel Macron avait remporté les présidentielles, ce qui limite le comparatif avec la victoire d'une FP en juillet dernier. En somme, les signataires Insoumis dénoncent, je cite, « un abus de pouvoir notoirement antidémocratique » du président français alors comparé au premier ministre hongrois, Viktor Orban, champion de l'illibéralisme, pour mieux imposer sa pratique conservatrice et autoritaire du pouvoir.

Un avis partagé par d'autres, comme celui du politologue Jean-François Bayard, que j'ai reçu sur ce plateau l'an passé, pour deux entretiens à voir ou à revoir sur notre chaîne YouTube. Hier soir, citons la tribune publiée, le premier à réagir a été le premier secrétaire du PS, Olivier Faure. Cette tribune n'est signée que par les dirigeants de LFI. Elle n'engage que leur mouvement. La réponse à une nomination d'un premier ministre qui ne serait pas conforme à la tradition républicaine est la censure. Une prise de distance et un choix stratégique différent, sans attaque particulière contre LFI, qui a néanmoins suffi à la plupart des médias pour parler de fractures au sein du NFP.

Ils en oublient que la coalition est une coalition de partis indépendants les uns des autres. Puis, ce fut, vous allez voir, autour de la chef des écologistes Marine Tondelier, ce matin sur France Info. Un moment assez savoureux, puisque vous avez deux animateurs TV qui essayent à tout prix de lui faire dire du mal des insoumis. Et ça ne prend pas. Écoutez plus tôt.

6:39
Invité

– On parlait juste avant le filinfo de la menace de destitution d'Emmanuel Macron proférée par les insoumis. Est-ce qu'il ne vous savonne pas la planche juste avant ce rendez-vous avec Emmanuel Macron ? Ce n'est pas contre-productif ? Ça ne risque pas de braquer le président, de menacer de le destituer s'il n'accède pas à votre demande ? – On avait parlé aussi du fait que j'avais l'intention d'être positive pour la rentrée, au moins jusqu'à la fin de l'émission. Et je vais m'y tenir, parce que c'est important. Je vais vous dire tout le temps qu'on passe à commenter les gestes des uns et des autres entre nous au sein du nouveau Front populaire.

Ce qu'on doit faire ensemble, mais dans des réunions, pas sur des plateaux télé, on ne le passe pas concentré sur les vraies choses. Et ce que vous dites est intéressant, parce que vous dites, est-ce que ça ne va pas braquer Emmanuel Macron ? Mais en fait, on ne fait pas de la politique pour lui faire plaisir. Je rappelle quand même que la source du problème, initialement, c'est lui. C'est lui, c'est son entêtement, c'est le fait qu'il est comme Éric Ciotti dans son local des Républicains, là, enfermé tout seul en disant « c'est moi qui décide ».

– Non mais d'accord, Marine Tondelier, mais on entend depuis des semaines la majorité dire « on ne veut pas d'insoumis au gouvernement, on ne veut pas forcément travailler avec les insoumis à l'Assemblée ». – Les insoumis, il leur rend mieux, c'est ce que je voulais que je vous dise. – Voilà, justement, mais vous savez qu'en faisant ça… – Mais ce sont vos partenaires ? – Oui. – Ce sont vos partenaires, est-ce qu'on peut travailler comme ça ? En plus, manifestement, ça n'a pas été spécialement concerté. – S'ils ne l'avaient annoncé avant. – Ils vous avaient prévenu, mais ça n'était pas une initiative concertée.

On voit que les socialistes ont réagi de façon très virulente à cette manière de déstitution. – Attendez, moi je suis écologiste. – Certains socialistes disent même qu'il ne faudrait pas aller vendredi à l'Élysée rencontrer Emmanuel Macron avec les insoumis. – Oui, c'est des socialistes qui ne sont pas grands fans du nouveau Front populaire de la première heure et qui, pour le coup, comme vous parlez de savonnage de planches, sûrement essayent de la savonner un peu dans l'autre sens. Moi, ma position est constante.

Nous sommes écologistes, nous avons mis toute notre énergie à faire en sorte que le nouveau Front populaire existe, puis à faire en sorte qu'il gagne et nous voulons faire en sorte maintenant qu'il gouverne. Les choses sont simples, on a un seul objectif d'ici le 23 août et toute notre énergie est concentrée là-dessus.

8:29
Présentateur

Alors, est-il sérieusement possible, en l'état, de destituer le président Macron ? Pour ce faire, il faudrait réussir à convaincre l'Assemblée nationale et le Sénat, largement dominés par les droites, à se constituer en haute cour. Une chose pas si simple, qui doit passer par une résolution successivement validée par le bureau de l'Assemblée nationale, adoptée en commission des lois et enfin votée par les deux tiers de l'hémicycle. La haute cour doit ensuite statuer, sous un mois maximum et à bulletin secret, sur la destitution. Une procédure qui apparaît alors difficilement réalisable, mais qui est largement justifiée, selon Alma Dufour, députée et les filles. On écoute.

9:07
Invité

Tout ce à quoi on pense, c'est que pensent les Français de cette situation. C'est-à-dire, à un moment donné, on ne peut pas laisser impunément le président de la République ne pas respecter le résultat des élections législatives, au passage d'élections législatives qui ont récolté une participation absolument record depuis au moins 40 ans, en faisant juste des pétitions pour qu'ils nomment gentiment Lucie Casté, qu'on a désigné, tout le nouveau Front populaire s'est mis d'accord. Donc, il fallait montrer que c'est grave ce qui se passe. Parce qu'il y a comme une espèce d'ambiance, la trêve politique, etc.

Oui, ce ne serait pas si grave de ne pas appeler la première force, même si personne n'a la majorité absolue, à gouverner le pays. Si c'est grave, et que la procédure de destitution aille ou pas à son terme, il fallait marquer symboliquement qu'Emmanuel Macron est dans une dérive autoritaire absolument terrible. Et je pense que nos partenaires doivent comprendre que les Français et les Françaises, à chaque fois qu'on ne dit rien, qu'on ne fait rien, qu'on laisse passer des atteintes à la démocratie, ils se détournent de plus en plus de notre système démocratique actuel.

10:08
Présentateur

Et les filles dénoncent donc une attitude manifestement problématique du président Macron, mais aussi la limite des actions symboliques pour y répondre, tout en poursuivant dans le symbole avec cette tribune. Rien de neuf sous le soleil, mais disons-le franchement, oui, Dufour comme Tondelier ont raison quand elle rappelle que s'il y a un problème en ce moment en France, c'est bien d'Emmanuel Macron qu'il s'agit.

Un président et son camp qui se permettent toutes les largesses et manipulations à la limite de la légalité, mais toujours dans un flou qui, pourtant, aurait suffi à nos chers médias dominants si cela avait eu lieu dans un pays étranger non ami pour le dénoncer comme autoritaire voire pire. Et ça, il ne faut pas le perdre de vue au premier sous-brousseau médiatique venu. Poursuivons avec l'actualité du jour. Un visage à la fois beau et juvénile, des photos en noir et blanc. L'acteur français de légende, Alain Delon, qui s'est éteint hier à l'âge de 88 ans, est présent sur quasiment toutes les unes de la presse d'aujourd'hui.

Alain Delon, 1935-2024, le dernier samouraï, titre le parisien, en s'inspirant du titre d'un des films cultes dont il a été le personnage principal dans le rôle d'un tueur à gage dont la Libye ne tient plus trop.

11:20
Auditeur

Qui êtes-vous ? Aucune importance. Que voulez-vous ? Vous tuez.

11:42
Présentateur

Delon, plein sommeil, titre de son côté, Libération, jouant aussi du titre d'un de ses films, Plein soleil, sorti en 1960, où il incarne Tom Ripley, un escroc qui tue le fils d'un milliardaire lors d'une croisière pour usurper son identité et lui voler sa vie. De son côté, le quotidien d'inspiration communiste l'humanité introduit de la nuance sur le personnage Delon dès sa une en titrant à la fois froidement et fortement « La beauté du diable ». En effet, au-delà de ses rôles d'acteur et de son métier de producteur, Alain Delon a été de plus en plus en vieillissant un véritable personnage jouant à longueur d'interviews, le rôle d'Alain Delon, star totalement fasciné par sa propre image.

Et il est devenu le réactionnaire de légende français selon l'expression de l'humanité qui a réalisé un montage de ces saillis sexistes homophobes pro-FN et pro-peine de mort. Regardez.

12:35
Invité

Est-ce que vous vous êtes, Alain, mal comporté avec les femmes ? Des comportements un peu machistes ?

12:41
Auditeur

Je ne sais pas ce que vous êtes plus machiste. Une gifle, c'est machiste. Oui, j'ai dû être machiste. J'en ai pris aussi. Vous avez même des femmes. Moi, je n'ai rien contre les gays qui se mettent ensemble. Si vous disiez

12:53
Invité

que c'était contre nature, c'est quand même mon manière de parler.

12:55
Auditeur

C'est contre nature. Moi, je suis désolé, c'est contre nature. Le Pen, je le connais depuis 20 ans. C'est un copain. Voilà. Bien, il est devenu patron du Front National secrétaire Géal. Vous savez, l'amitié, c'est une chose très importante dans ma vie. Moi, je suis pour la peine de mort. Je l'ai toujours été. Donc, je le dis comme je le pense.

13:10
Présentateur

Faut-il insister sur ces aspects de la personnalité d'Alain Delon quitte à relativiser les hommages ou à donner l'impression Guillaume Meurisse s'est pris une volée de bois vert sur Twitter, surtout en provenance des commentateurs de droite en publiant un post assorti d'une photo le montrant avec Jean-Marie Le Pen et en accompagné d'un message où il disait tout simplement « Pensez pour les proches ». Honte éternelle par-ci, accusation de regarder le monde à travers son propre vomi par là, après avoir été Charlie et avoir subi les injonctions à l'enthousiasme vis-à-vis des Jeux Olympiques, devrons-nous être Alain Delon friendly au moins pendant les quelques semaines qui viennent ?

Et qu'est-ce que ces moments d'unanimité nationale un peu forcés et de plus en plus récurrents disent de l'évolution de notre société ? Le débat est ouvert dans les commentaires si vous nous regardez sur YouTube. C'est un nouveau pas de franchie dans la crise de l'hôpital public. A l'approche de la rentrée 2024-2025, les hôpitaux français se préparent à une suppression de 1510 postes d'internes en médecine, ce qui suscite une vive opposition de la part des étudiantes et des professionnels de santé qui lancent l'alerte sur les conséquences attendues d'une telle décision.

Les chiffres publiés au journal officiel début juillet dernier confirment une réduction significative du nombre de postes d'internes passant alors de 9484 en 2023 à 7974 pour la promotion dernière 2024-2025. Cette baisse qui touche particulièrement les hôpitaux universitaires aura un impact majeur sur le fonctionnement des services hospitaliers notamment en chirurgie plastique, en ophtalmologie, en médecine générale et en médecine d'urgence où les réductions varient entre 15 et 50%.

La réduction du nombre de postes d'internes est directement liée à la réforme du deuxième cycle des études de santé introduite en 2023 qui durcit les conditions d'accès à l'internat avec une note éliminatoire fixée à 14 sur 20 et un oral. Marc Noiset, président du syndicat SAMU Urgence de France souligne auprès de nos confrères de France Info que cette situation a poussé un tiers des étudiants à ne pas passer l'oral préférant redoubler pour éviter d'être une promotion crash test.

Face à cette situation, le ministre délégué chargé de la santé Frédéric Valtoux a tenté de minimiser la responsabilité du gouvernement en affirmant que la réduction du nombre de postes reflète simplement le nombre d'étudiants ayant réussi leur examen. Il a critiqué la couverture médiatique et politique de la situation qualifiant certaines réactions de petite manipulation de la vérité pour le citer.

Cette position a suscité d'une vive réaction de la part du député de la France Insoumise Damien Maudet qui a rappelé que le gouvernement avait été alerté dès avril 2024 par un groupe de travail transpartisan de l'Assemblée nationale sur les dangers de cette réforme pour les étudiantes et étudiants ainsi que pour les hôpitaux. Les étudiants en médecine soutenus par leur syndicat ont lancé une pétition qui a recueilli à 7h plus de 16 000 signatures. Elles réclament la réouverture des postes en internat et expriment l'inquiétude quant à l'alourdissement de leurs charges au travail et aux risques pour leur santé mentale.

Marc Noiset avertit également que pour pallier le manque d'interne les hôpitaux pourraient être contraints de recruter des médecins étrangers parfois moins bien formés mais aussi moins coûteux ce qui pourrait affecter la qualité des soins. Le premier ministre démissionnaire Gabriel Attal s'était pourtant engagé à augmenter le nombre d'étudiants en médecine formés chaque année passant de 10 000 à 16 000 d'ici 2027 afin de répondre à la pénurie de médecins. Des négociations sont actuellement en cours entre les représentants des internes et les ministères concernés.

Cependant, la situation reste encore tendue et l'avenir des étudiants en médecine en France est incertain poussant une partie d'entre eux à envisager de terminer leur formation à l'étranger. Merci d'avoir suivi ce Flash Info de l'été du Média. Vous le savez, malgré notre dossier sérieux et le soutien du public, le Média n'a pas été sélectionné par l'Arcom pour être diffusé sur la TNT. Mais nous avons engagé un recours et pour le soutenir, vous êtes déjà à près de 50 000 à avoir signé notre grande pétition pour une répartition plus équitable et démocratique des fréquences TNT sur le TNT justement .lemédia.tv.fr Merci beaucoup pour cela.

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