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Discours / meetingJean-Noël Barrot· 29 juin 2026 38 minAutoproduitFond programmatiqueInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & familleTravail & emploi

Fête de la Démocratie - Jean-Noël Barrot

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 15 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:23Invité politiqueFait
    « les enfants ont le droit de vote à la fête de la démocratie »
  • 5:59Invité politiqueChiffre
    « le choc chinois qui a détruit des centaines de milliers, des millions d'emplois en Europe, aux États-Unis »
  • 7:23Invité politiqueFait
    « les citoyens ne sont pas entendus et que les décisions qui sont prises en leur nom le sont loin d'eux à Paris ou à Bruxelles par une petite élite anonyme »
  • 10:06Invité politiqueFait
    « Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen voudraient nous faire croire qu'ils sont en désaccord sur tout et qu'ils représentent l'un pour l'autre le seul véritable rempart »
  • 11:34Invité politiqueFait
    « On préfère naturellement, spontanément, historiquement se tourner vers les dictateurs, courber les chînes devant eux »
  • 12:19Invité politiqueFait
    « une vision de l'État hyper centralisé qui infantilise les Français, qui leur dicte leur conduite »
  • 17:16Invité politiqueFait
    « la France souffre d'excès de technocratie »
  • 18:43Invité politiqueFait
    « pour transformer des immeubles de logement ou des immeubles de bureaux en immeuble de logement, il faut tout détruire parce que la loi ou le règlement prescrit des tailles différentes pour les marches d'escalier »
  • 19:28Invité politiqueFait
    « on lui a demandé de désigner dans sa petite commune un référent antiémoustication »
  • 22:27Invité politiqueChiffre
    « la France enrégisse plus de décès que de naissance »
  • 23:11Invité politiqueChiffre
    « la France est l'un des pays de l'OCDE dans lequel on investit le moins dans l'école primaire »
  • 23:55Invité politiqueChiffre
    « la moitié des 10 millions de pauvres dans ce pays sont des jeunes »
  • 26:23Invité politiquePromesse
    « il nous faudra une règle d'or pour mettre fin aux raquettes des générations à venir et à minima une règle qui prévoit que le revenu des actifs ne peut pas augmenter moins vite que celui des retraités »
  • 28:40Invité politiqueFait
    « Conditionner l'accès à la citoyenneté, à la maîtrise de la langue, des principes de la laïcité, des valeurs de la République »
  • 30:25Invité politiqueFait
    « il faut changer de regard sur l'élection présidentielle »

Temps de parole

  • Jean-Noël Barrot99 %

≈ 3,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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0:00
Jean-Noël Barrot

Merci beaucoup. Elle est très belle d'abord parce que c'est un ouvrage collectif. Quelques merci pour commencer. D'abord, merci à l'armée des 50 bénévoles qui sous la houlette de Anne Grignon et Raphaël Zouili nous accueillent ce matin dans les meilleures conditions. Merci à mes complices, à celles et ceux avec lesquels nous avons conçu cette journée. Rebecca Bratman que vous entendrez tout à l'heure, Vincent Chau maire d'aut Jean-Baptiste Amonique qui a chauffé la matinée, mais aussi François Deille, premier adjoint au maire de Dijon et Nicolas Joya président de la métropole de camp.

Merci aux collectifs, aux mouvements qui se sont installés au fond du champ et qui nous font l'amitié de leur présence avec nous aujourd'hui. Le mouvement européen, les jeunes européens, le Parti démocrate européen, Esprit civique et d'autres. Merci à eux. [applaudissements] Un merci aux généreux donateurs qui ont permis de financer cette première édition, cette manifestation. Je leur dis un merci tout particulier. Évidemment, j'invite toutes celles et ceux qui ne font pas encore partie du club à le faire, à le rejoindre. Il n'est jamais trop tard. Merci beaucoup pour votre soutien qui nous va chaud au cœur.

1:25
Non speech

[applaudissements]

1:27
Jean-Noël Barrot

Merci. Merci à nos invités. Je sais pas vous, mais moi ce matin, je me suis régalé. les invités du matin, les invités de l'après-midi, la présidente de l'Assemblée nationale qui a été la première femme élue à ce poste et qui n'a fait beaucoup plus que toute tout autre président avant elle pour ouvrir l'Assemblée nationale pour la démocratiser. Merci Yelle. Merci Yelle de ta présence. Merci et bravo à toi.

1:55
Non speech

[applaudissements]

1:56
Jean-Noël Barrot

Merci du fond du cœur à mes collègues ministres, mais également aux députés, aux sénateurs et sénatrices, aux députés européens qui sont avec nous et dont certains vont s'exprimer un peu plus tard dans la journée. Et enfin, merci à vous toutes et tous. Cette fête de la démocratie, c'est avant tout la vôtre. Merci.

2:18
Non speech

[applaudissements]

2:23
Jean-Noël Barrot

Preuve que cette intervention n'est que partiellement préparée. On m'a soufflé à peu près une minute avant que je monte sur scène. Une idée que je vous soumets et sur laquelle nous allons voter. Saisissez-vous de vos cartons. Accordons-nous déjà sur un principe. Oui, les enfants ont le droit de vote à la fête de la démocratie. pour ou contre la deuxè édition [acclamation] et l'idée qu'on m'a soufflé c'est qu'elle ne se tienne pas à Versailles même si comme vous pouvez le voir Versailles c'est loin mais c'est beau. Elle se tiendra ailleurs dans une région de France et on va profiter de cette journée pour en désigner les organisateurs et les pilotes.

Pourquoi je suis heureux de vous retrouver tous ici ? Pourquoi j'ai voulu vous réunir à Versailles où se réunirent les États-raux où fut formé le serment du jeu de paume. Et bien, c'est pour célébrer et pour défendre une idée qui a tant apporté à notre pays comme au monde, une idée où partout où elle s'est enracinée à apporter la prospérité, la justice, le bien-être et la paix, c'est la démocratie. Et la démocratie, c'est d'abord pour moi la cause première de mon engagement politique et citoyen d'il y a 20 ans.

Qu'en m'intéressant à l'histoire de mon pays et à l'histoire de ma famille, je m'apercevais que la démocratie n'est jamais acquise, qu'elle est un combat ici comme ailleurs et aujourd'hui comme hier. Et c'est ce combat pour ma part qui m'anime au quotidien. La démocratie, c'est aussi ma conviction de ce que c'est que la dignité de l'homme, celle de pouvoir écrire son propre destin, d'être acteur de sa propre vie, de celle de son village, de son quartier, de sa ville, de sa région, de son pays, d'exprimer librement ses aspirations et de réaliser ses rêves. Et on en a entendu ce matin, souvenez-vous, du rêve de Zaya Ziweni.

Et puis la démocratie, la démocratie c'est pour moi aussi et je le sais pour nous tous une espérance, l'espérance d'une France dans laquelle chacun trouve sa juste place. Et quand chacun trouve sa juste place, quand chacun occupe sa juste place, la France occupe le premier rang. Une France dans laquelle il est permis d'imaginer un avenir meilleur pour ses enfants que pour soi-même. Une France dans laquelle on se sent embarqué dans un projet qui nous dépasse. Une France de la liberté, de la justice, de la responsabilité. Bref, une France en grand. C'est ça pour moi la démocratie.

5:09
Non speech

[applaudissements]

5:14
Jean-Noël Barrot

Et pourtant, et pourtant si vous êtes si nombreux aujourd'hui à Versailles, c'est parce que comme moi, vous constatez que cette idée, cette vieille idée européenne est partout contestée, qu'elle recule, qu'elle régresse dans les esprits chassée par une fatigue démocratique. Une fatigue qui est ancrée dans des sentiments, qui est ancrée dans des expériences vécues de ces dernières années, mais surtout de ces dernières décennies. l'impact n sur nos vies quotidiennes des grands bouleversements du monde et on se demande qu'a fait la démocratie pour m'en protéger.

le choc chinois qui a détruit des centaines de milliers, des millions d'emplois en Europe, aux États-Unis, les mutations des structures familiales, l'immigration croissante qui ont là encore bouleversé nos sociétés et puis il y a la numérisation qui nous a plus isolé qu'inclus et l'automatisation qui a inquiété les classes moyennes et populaires. S'ajoute à ça un sentiment qui se répand et d'injustice dans une société rongée par le matérialisme.

lancer dans une course effrainée à la consommation comme pour vider ou comme pour compenser un vide de sens alors même que nos conditions de vie, même si elles sont imparfaites, même si elles sont inégales, sont largement supérieures à celles de l'immense majorité de tous les pays du monde. Et puis [applaudissements] et puis qu'a fait la démocratie pour me protéger contre le surgissement de la violence ? partout dans nos rues, dans nos villages, dans nos communes, dans nos régions, à l'école, dans nos permanences parlementaires, dans nos mairies. Toutes les femmes sous cette tente et à l'extérieur ont un jour ou l'autre été victimes de violence sexuelle ou sexiste, physique ou morale.

Et tous nos cœurs saignent encore après le meurtre atroce de la petite Liana prise dans les griffes d'un prédateur barbare. la violence et partout et fait sauter les digues du civisme, de l'autorité, de la confiance. Et puis ça a été dit ce matin, la démocratie, est-ce que je suis vraiment écouté ? Le sentiment là encore se répand, que les citoyens ne sont pas entendus et que les décisions qui sont prises en leur nom le sont loin d'eux à Paris ou à Bruxelles par une petite élite anonyme tout en haut de l'organigramme et parfois tout en bas de l'échelle du bon sens qui prend les décisions sans jamais rendre de compte.

Et cette fatigue démocratique qui s'ancre dans ces expériences là, qui fait qui installe le doute notamment dans l'esprit des des jeunes générations, elle n'est pas le fruit du hasard. Elle est d'abord le fruit de l'aveuglement de décennies d'aveuglement des élites face aux grandes bouleversements du monde, de leur dénière grandissante des classes moyennes et populaires, fatigué, lassé de se voir dépossédé et déconsidéré. Et il faut bien de le dire aussi, l'incapacité des forces politiques traditionnelles à tracer un nouvel horizon, à avoir le courage de faire accepter des transformations radicales. Et quand les élites manquent de courage, c'est malheureusement le peuple qui en paye le prix.

Elle elle résulte aussi cette fatigue démocratique, elle résulte aussi évidemment des coups de boutoir de ces ennemis, de ces ennemis de l'extérieur, de ces empires qui se réveillent et qui craignent la démocratie par-dessus tout, qui craignent la contagion démocratique et qui détestent la démocratie, la liberté, les lumières et qui ont une haine viscérale de l'Europe qui en est à la fois l'incarnation. et le sanctuaire. Il faut mettre àas la démocratie et il faut mettre àas l'Europe. Mais aux ennemis de l'extérieur se joignent les ennemis de l'intérieur.

Des forces politiques à l'extrême droite, des forces politiques à l'extrême gauche qui n'ont ne cessent que de fragiliser les piliers de la démocratie. Chez les uns, on passe 100 ans à fustiger l'état de droit, les piliers, les fondations de la démocratie. Et chez les autres, on tente dans un spectacle indigne de déstabiliser, de décrédibiliser, la présidente en parler, nos institutions démocratique pour mieux faire avancer un agenda qui ne l'estime pas. Oui, mes chers amis, je pense que nous partageons toutes et tous cette idée. L'extrême droite comme l'extrême gauche sont deux poisons différents, mais ce sont deux poisons mortels pour la démocratie et pour la France.

9:59
Non speech

[applaudissements]

10:06
Jean-Noël Barrot

Et voyez qu'à l'approche de l'élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen voudraient nous faire croire qu'ils sont en désaccord sur tout et qu'ils représentent l'un pour l'autre le seul véritable rempart. et de fait l'une vous dira qu'il n'y a pas besoin d'écologie du tout ou un plan de climatisation et pour pour solde de tout compte. L'autre propose la décroissance et l'écologie punitive. L'une proposera le tout répressif, l'autre vous proposera de désarmer la police. L'une vous proposera l'immigration zéro. L'autre vous proposera d'ouvrir grand les vanes et soyons clair, ni l'une ni l'autre de ces deux options ne sont possibles, ne sont souhaitable.

Ce que nous voulons nous, c'est ni l'immigration zéro, ni l'ouverture grande des vannes, c'est de choisir l'immigration que nous voulons et dont notre pays a besoin. [acclamation] Regardez, regardez, regardez comment derrière ces différences de façade se cache en réalité une convergence de vue, une conivance coupable, une complicité entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen. Et bien, en réalité, il y a l'accord sur la plupart des sujets et les députés ici le savent bien qu'il les voit régulièrement voter ensemble. Chez Jean-Luc Mélenchon, comme chez Marine Le Pen, on déteste l'Europe.

On préfère naturellement, spontanément, historiquement se tourner vers les dictateurs, courber les chines devant eux, ressasser leur thèses, voire même de temps en temps manger dans leurs mains. On préfère dissimuler, taire la gravité de la situation de nos finances publiques. On propose de baisser l'âge de départ à la retraite comme si le pays en avait les moyens. On partage une vision de l'État hyper centralisé qui infantilise les Français, qui leur dicte leur conduite. Et on est habité chez Jean-Luc Mélenchon comme chez Marine Le Pen par un esprit de défaite, par la conviction que la France a déjà perdu, par en réalité une profonde méfiance dans la France et dans les Français.

Et faute de pouvoir entretenir et cultiver un espoir, qu'est-ce qu'on fait ? Qu'est-ce qu'on fait ? Et bien, on dresse les Français les uns contre les autres, on attise la colère et on désigne des bouqu émissaires. Il faut le dire du côté de Lune, c'est l'étranger, c'est le musulman, c'est l'audiovisuel public et du côté de l'autre, c'est le riche, c'est le juif et c'est le journaliste. Écoutez, regardez, regardez-les.

12:52
Non speech

[applaudissements]

12:55
Jean-Noël Barrot

Regardez comment ils ont tenté pathétiquement de s'approprier cette semaine l'héritage de Marc Bloc, historien et résistant en se livrant bataille sur les réseaux sociaux. C'était totalement indigne. Mais voyez comment ces deux poisons, tous les deux mortels, voyez comme ils sont puissants. Voyez le risque grandir. Voyez comme le risque grandit. Qu'il confisque par avance le second tour de l'élection présidentielle.

Voyez, voyez-les tenter, sans attendre le deuxème tour de l'élection présidentielle confisquer le débat démocratique lui-même pour en faire un champ de bataille radicalisé et polarisé et pour éclipser les vrais sujets, ce dont nous avons parlé ce matin, pour ne pas avoir à en parler. et regardez-les ou voyez le risque grandir qu'on nous propose un choix entre deux visions de la France qui sonnent différemment mais qui en réalité sont très similaires. La Nouvelle France de monsieur Mélenchon, la France éternelle de Marine Le Pen au fond les deux revers d'une même France, une France étriquée, une France du déclin et une France de la capitulation. Voilà. Bon voilà. Il fallait que ça sorte.

Maintenant, c'est fait. Heureusement, face à cette France minuscule, celle de Jean-Luc Mélenchon et de Marine Le Pen, il existe une alternative, un antidote, une vision audacieuse, téméraire et conquérante pour notre avenir et l'avenir de notre pays. Cette vision, c'est la France en grand, une France qui a confiance en elle-même, qui puisse dans l'esprit et le cœur de tous les Français la capacité à se hisser au premier rang et à entraîner l'Europe avec elle. Une France qui donne à chacun les mêmes opportunités, qui appelle chacun à contribuer selon ses propres moyens et qui accomplit ainsi la justice et l'égalité véritable. Une France qui sait conjugué toutes les différences en son sein.

Les différences de terroir, les différences de culture, les différences d'origine, les différences de tradition en un même élan d'appartenance et de fraternité véritable. Souvenez-vous de cette phrase à laquelle je pense souvent dans ces temps desfétistes du général de Gaulle. La France n'est véritablement elle-même qu'au premier rang. La France n'est pas la France sans la grandeur. Et chacun d'entre nous, chaque français ressent cet appel à participer ensemble à la construction d'une France plus grande. Au fond de leur trip, je le sais et je sais que vous le savez, au fond de leur trip, les Français sont prêts à des grandes aventures collectives. Ils sont prêts par leur travail.

par leur effort à rendre le monde plus juste et la vie meilleure. Et pour tout cela, et bien évidemment, il faut pouvoir leur dire la vérité. Et la vérité aujourd'hui, c'est que nous sommes entrés dans une époque, dans un monde beaucoup plus dur, beaucoup plus brutal où toutes nos certitudes sont remises en question, où tout ce fond notre modèle, modèle social, modèle démocratique, tout cela a été branlé.

Il faut leur dire la vérité et il faut être prêt, c'est pour ça que cette journée est si importante, à poser un regard lucide sur les maladies dont nous voulons guérir le pays pour qu'il puisse face à cette dureté, face à cette brutalité, tenir son rang, se lever et et bien offrir cette avenir meilleur aux générations àir que le présent dans lequel nous vivons aujourd'hui. C'est pour ça que cette journée est si importante parce qu'elle permet pas seulement à ceux qui sont sur l'estrades qui se sont succédés ce matin, mais à chacune et à chacun d'entre vous ici à Versailles aujourd'hui sur notre site et partout d'exprimer ce que sont les vrais problèmes du pays et les remèdes à y apporter.

Alors moi je vais vous donner mon avis mais je vais pas vous promettre qu'on va tout régler ou en tout cas que mon avis suffirait à tout régler. Mais je crois qu'il faut choisir ces combats dans la vie. Et pour ma part, il y a trois maladies mortelles contre lesquelles je veux combattre. La première des maladies a déjà été abordé ce matin, notamment par Gaspar. La France souffre d'excès de technocratie. Une technocratie qui entrave la liberté d'initiative, qui dépossède les Français de leur pouvoir d'agir, qui l'exerce à leur place dans des bureaux à Paris souvent climatisés. sans jamais leur rendre de compte.

Et de fait, pour paraphraser ce qui a été dit ce matin, la France est de tous les pays d'Europe le pays le plus vertical, le pays où les salariés ont le moins d'autonomie, le pays où les collectivités territoriales ont le moins d'autonomie, le pays où les forces vives croulent sous le poids des contrôles administratifs, sont dans une camisole de normes et sont pris dans le feu constant des injonctions contradictoires. Comment ? Comment voulez-vous que l'hôpital de Versailles à quelques kilomètres d'ici a pu anticiper convenablement l'épisode de canicule que nous traversons alors qu'il était soumis ce mois-ci au mois de juin à 17 contrôles administratifs différents ? Comment voulez-vous ?

Le gouvernement a présenté ce matin ce matin, cette semaine, un projet de simplification pour le logement. Comment voulez-vous donner ou construire des logements nouveaux ? Si pour transformer des immeubles de logement ou des immeubles de bureaux en immeuble de logement, il faut tout détruire parce que la loi ou le règlement prescrit des tailles différentes pour les marches d'escalier des immeubles d'habitation et des immeubles de logement.

Comment voulez-vous Cann Grignon que je saluais tout à l'heure puisse librement administrer sa petite commune de 1500 habitants dans la vallée de Chevreuse alors qu'elle reçoit des injonctions constantes de la part de l'État jusqu'à l'absurdité songer qu'on lui a demandé de désigner dans sa petite commune un référent antiémoustication. Ça ça pourrait faire sourire si ça n'était pas si grave parce que si nous n'y prenons garde bientôt l'énergie créatrice du peuple français s'éteindra pour laisser la place au découragement devant un avenir de bureaucratie et de grisaille. Il faut donc au grands problèmes, au grands mots, il faut les grands remèdes.

Faudra sans doute d'une manière ou d'une autre et je ne sais pas quelle temporalité, il faudra renverser la table. Il faudra que l'État cesse de s'occuper de tout pour s'occuper mieux de ses compétences principales. la sécurité, l'armée, la diplomatie, les diplômes, les secteurs stratégiques d'avenir et qu'il transfère sans doute plus proche du terrain comme certains l'ont proposé Jean-Louis Borlot pour ne pas le nommer, les compétences qui seront exercées avec plus de justice et avec plus d'efficacité, y compris l'enfance, la jeunesse, y compris l'école, la santé, y compris certaines dimensions de l'énergie et de l'urbanisme.

Il faudra aussi, cher Laurence Paris, que l'État cesse vis-à-vis des entreprises de prendre massivement de la main gauche et de leur rendre massivement de la main droite au prix d'un système qui est coûteux, qui est opaque et qui est dissuasif. Laissez respirer. Laissons respirer les entreprises de France. Laissons-les investir, innover et recruter. Il faudra rendre aux travailleurs de ce pays la maîtrise de leur temps. À l'échelle de la semaine en mettant fin à la dictature des plannings, à l'échelle de leur vie active en leur permettant d'accumuler des droits au temps dans un compte épargne comme nous avons su le faire pour les droits à la formation ou les droits à l'épargne retraite.

et au moment de la retraite, ce moment qu'ils devront choisir eux-mêmes dans un système par point dont l'équilibre sera précisément conseillé au partenaires sociaux. [applaudissements] Et puis il faudra nous donner des chefs, des chefs qui chefent qui ont la responsabilité et qui sont redevables de leurs résultats devant les Françaises, les Français, les usagers du service public. C'est vrai pour l'école. Un chef d'établissement, il est chef de quoi au juste ? C'est vrai pour l'hôpital. Regardez le miracle de Valencienne où on a donné le pouvoir aux patients et aux soignants et bien l'hôpital a dégagé des excédents.

Il s'est mis à recruter, il s'est mis à investir et il s'est mis à faire baisser l'absentéisme. Rendez le pouvoir aux Françaises et aux Français et vous verrez tout se passera bien. La France en grand, c'est d'abord la liberté et il est grand temps de confisquer le pouvoir à la technocratie et de le rendre en Français. Première maladie,

22:18
Non speech

[applaudissements] [applaudissements]

22:27
Jean-Noël Barrot

il y a des enfants devant moi. Il y a des enfants avec nous. Je précise d'ailleurs pour les jeunes parents qui affrontent la la la le soleil peut-être à l'arrière qui a un espace pour les accueillir parce que comme il comme ils l'ont dit en écrivant eux-mêmes leurs pancartes, il n'y a pas d'âge pour le talent et pour la démocratie. Malheureusement Malheureusement la France souffre de ces choix gérontocratiques qui écrase qui écrase la jeunesse sous une triple dette financière écologique technologique qui la décourage qui la signe à la pauvreté et qui menace de déclencher une guerre des générations. Ouvrons les yeux. Sortons du déni démographique.

Ça y est, la France enrégisse plus de décès que de naissance et la France, disons-le, est en train de devenir un pays de grands-parents sans petits-enfants. Et pourtant, la France est l'un des pays de l'OCDE dans lequel on investit le moins dans l'école primaire, dans lesquels les résultats sont les plus faibles, dans lesquels ils sont les plus inégalitaires en fonction de l'origine sociale. Et quand on vient comme moi de l'Auvergne, de la Haute Loire, on a deux fois moins de chance d'accéder à l'enseignement supérieur que lorsqu'on a grandi en Île-de-France. La moitié, chers amis, la moitié des 10 millions de pauvres dans ce pays sont des jeunes.

La la la pauvreté se concentre sur la jeunesse. Et la France la France aujourd'hui a rompu une promesse ancienne multidécennale, celle de pouvoir par son travail gagner sa vie dignement et accéder à un logement. Alors là encore, la France ne doit pas sacrifier sa jeunesse pour soutenir le niveau de vie des boomers par pardonnez-moi l'expression à un niveau supérieur à celui dont ils peuvent bénéficier et c'est normal dans des pays comparables. La France ne doit pas faire de la jeunesse la variable d'ajustement de ses choix budgétaires. Ça n'est pas possible, ça n'est pas souhaitable.

Alors là aussi pour mettre fin à ce sacrifice de la jeunesse, il faudra être prêt à renverser la table, à changer complètement nos habitudes. Il faudra sans doute offrir au ou en tout cas garantir un revenu de subsistance pour sortir les étudiants qui aujourd'hui par million sont plongés dans la pauvreté. Il faudra et des propositions ont été faites, je pense à celle de Pierre Casneuve, décharger massivement le travail qui porte sur lui-même tout le poids de notre système de protection sociale pour trouver d'autres assiettes fiscales, sociales, patrimonial. Il faudra sans doute travailler plus nombreux et travailler plus longtemps à mesure que notre espérance de vie s'allonge.

25:35
Non speech

[applaudissements]

25:39
Jean-Noël Barrot

Il faudra transformer en profondeur la politique du logement pour donner des logements aux jeunes, aux jeunes actifs, aux jeunes familles pour qu'ils puissent y accueillir des enfants. Et de ce point de vue-là, le Premier ministre et le ministre du logement ont présenté cette semaine un projet de loi qui va dans la bonne direction et qui va va tracer la voie. Et puis enfin, c'est ma conviction, il nous faudra une règle d'or pour mettre fin aux raquettes des générations à venir et à minima une règle qui prévoit que le revenu des actifs ne peut pas augmenter moins vite que celui des retraités. La France en grand.

26:18
Non speech

[applaudissements]

26:23
Jean-Noël Barrot

La France en grand, c'est la justice et c'est aussi la justice envers toutes les générations et les générations les plus jeunes. 3è maladie, j'arrive à la 3è, on a bientôt fini. La France est malade d'égocratie et c'est un politique qui le dit.

égocratie, le règne du mojeux, la dictature du nombrile, la tyrannie de l'individualisme qui nous éloigne les uns des autres dans une France, je le disais, qui pousse à la consommation plutôt qu'à l'engagement, où se propage une vraie épidémie de solitude, où le civisme décline, où l'emprise des géants du numérique sur nos cerveaux et le cerveau de nos enfants grandit de jour en jour, où les valeurs de la République publque et de la laïcité ne sont plus l'évidence où la confiance dans les institutions s'affesse et où la participation au vote, la participation électorale décline de scrutin en scrutin.

Et pourtant, je ne sais pas vous, mais pour moi, c'est sûr, nous souffrons de ce confinement démocratique et républicain. Nous désespérons d'en sortir. Nous savons que la France ne peut pas relever tous les grands défis du siècle à moins de retrouver sa cohésion nationale. Et nous y sommes prêts pour y parvenir là encore, être prêt à des choix radicaux, à renverser la table et j'en ai bientôt fini. D'abord, me semble-t-il, introduire massivement à l'école les logiques de coopération, l'engagement associatif qui n'a pas besoin d'attendre le nombre des années.

Lancer ce plan de sauvetage auquel tant de parlementaires présents ici ont travaillé, celui de l'aide sociale à l'enfance pour préparer les citoyens de demain. Bloquer les réseaux sociaux. Là encore, beaucoup de parlementaires présents ici. L'ancienne ministre du numérique, Clara Chapas, il a travaillé bloqué les réseaux sociaux tant qu'ils n'auront pas fait évoluer leur modèle, tant qu'ils ne respecteront pas nos règles, d'abord pour les plus jeunes et puis si ça continue, les bloquer tout court pour protéger la démocratie et le débat public.

28:35
Non speech

[applaudissements]

28:40
Jean-Noël Barrot

Conditionner l'accès à la citoyenneté, à la maîtrise de la langue, des principes de la laïcité, des valeurs de la République. Multiplier les rangs de nos réserves militaires, civiles, municipales et citoyennes et instaurer instaurer un service obligatoire militaire ou civique où toute la jeunesse de France se retrouve sous les mêmes drapeaux. Ah, c'est un peu moins consensuel. Je vais pas la faire voter celle-là. Je suis pas sûr que tout le monde que tout le monde soit d'accord. Et puis et puis pour finir bien sûr comme Yel Bron Pivé, je soutiens l'introduction de la proportionnelle.

Tout en préservant un ancrage local, les députés du centre notement ont fait des propositions qui permettent de concilier ancrage local et expression démocratique pleine et entière et lever tous les obstacles qui restent à l'expression du suffrage, le vote à distance, euh l'inscription automatique sur les listes électorales, la banque de la démocratie et j'en finis pour rejoindre Gaspar Kenig et d'autres qui se sont exprimés sous les ouras ce matin soumettre les questions les plus difficile à la consultation citoyenne puis soumettre à la les résultats de la constitutation citoyenne au référendum ou au vote du parlement pour créer une démocratie plus itérative, plus continue et plus ascendante.

La France en grand, c'est la France de la responsabilité citoyenne. Il est temps de restaurer le civisme. Non, pas d'accord. Bon,

30:19
Non speech

[applaudissements]

30:25
Jean-Noël Barrot

voilà, pour réussir tout ça, à mon avis, n'est-ce pas monsieur Richard Ramos ? Il faut changer de regard sur l'élection présidentielle. Préparez vos cartons. Il faut changer de regard sur l'élection présidentielle. Oui, l'élection présidentielle sera essentielle, elle sera majeure, elle sera décisive tant les défis sont grand, tant le risque que les extrêmes de gauche et de droite les confisquent. Et au fond, entre la France en minuscule et la France en grand, entre la France de Jean-Luc Mélenchon et de Marine Le Pen et les autres, le choix à mon avis sera assez simple. Vous êtes prêts ? Pour ou contre l'Europe ?

pour contre le renforcement militaire, économique, moral et démocratique du pays. Pour ou compte la transition écologique euh et l'adaptation au dérèglement climatique fondé sur la science pour pour ou contre, qu'est-ce qu'on pourrait dire ? Pour ou contre, allez le retour du pouvoir au peuple. Voilà, donc c'est bon, c'est réglé. 2027, c'est tout bon. Mais pour être crédible, alors qu'on l'a dit d'innombrables fois ce matin, la confiance dans les institutions des clin pour être crédible, celui ou celle qui sera élu devra s'engager à rendre le pouvoir au français. Comment ?

et bien sur ces grandes orientations nouvelles et peut-être un peu clivantes dont nous avons parlé la révolution démocratique, les compétences de l'État, des collectivités, de la sécurité sociale et cetera, le contrat social entre les générations avec le système des retraites, avec les investissements massifs que nous devrons consentir pour préparer notre pays à l'avenir et donc transmettre un pays vivable à aux générations à venir. Et puis le pacte civique avec cette question du service militaire et du blocage des réseaux sociaux dont je vois bien qu'elle ne sera pas consensuelle.

Et bien, il faudra que celui ou celle qui sera élu s'engage dans les 100 premiers jours de son mandat à soumettre ces questions dans les 100 premiers jours de son mandat au Français par voie de référendum. Pourquoi ? Je sens un flottement. Pourquoi ? Bien parce que c'est la condition de la confiance. C'est la condition pour pouvoir proposer des options radicales tout en laissant aux Français la possibilité et la liberté de faire le choix, même quand ils n'ont pas été d'accord avec 100 % des points du programme présidentiel qu'on leur a proposé. Voilà comment changer un petit peu le regard. Et il y a un autre point qui me paraît essentiel.

Jei dit cette élection présidentielle sera décisive, elle sera majeure mais elle ne suffira pas à guérir le pays de toutes les maladies que nous abordons aujourd'hui. Elle ne suffira pas en elle-même. Et je vais même vous faire une confidence. Il y a un choix qui sera sans doute au moins aussi important, sinon plus important encore. Lequel ? celui du Premier ministre, celui du choix de celui ou celle qui aura la responsabilité de conduire la politique de la nation, de composer une majorité ou une coalition pour porter les réformes qu'attendent les Français pour guérir la France, pour construire cette France en grand.

parce qu'il n'y a aucune raison de penser d'avoir la certitude qu'une majorité, qu'une coalition spontanée sortira des urnes. Voilà notre responsabilité, c'est de travailler dès aujourd'hui à créer les ponts, à créer les passerelles pour que cette coalition puisse naître d'abord avec avec qui ? Et bien avec tous ceux qui refusent la Nouvelle-Fance, la France éternelle, la France en minuscule, tous ceux qui qui croient en quelque sorte dans une France en grand. Préparer avec eux les conditions de cette coalition. préparer aussi madame la présidente l'élection d'une assemblée dans lesquelles et bien lacence, le respect reprennent tous leurs droits.

Une assemblée qui comme elle le fait aujourd'hui au quotidien, même si elle est perturbée par les intentions malveillantes de certaines forces politiques, qui vote les lois, qui contrôle l'action du gouvernement, qui évalue les politiques publiques et qui le fait dans le dialogue et dans le respect. Voilà à mon avis pourquoi cette journée est si importante. Pourquoi nous pouvons en profiter pour imaginer cette France en grand. Cette France en grand c'est qui ? Bah c'est vous tous. C'est ceux que nous avons entendu aujourd'hui.

Zaya Ziwani dont la mère dont la maman est allée prendre les cours de Solfège à la place de sa fille pour que cette fille puisse réaliser son rêve, celle de devenir chef d'orchestre. C'est Philippe Agon, prix Nobel d'économie, après une carrière consacrée à essayer de comprendre à essayer de comprendre comment l'innovation dans notre pays pouvait bénéficier à tous et y compris et notamment au plus modestes et au plus au plus humble. Et puis Laurence Paris et puis Gasparqueni qui par leur propos, par leur intention mais aussi par leur personnalité nous ont inspiré ce matin. Mais ça ne suffit pas.

Ça la France en grande ne se limite pas à ces quatre grandes personnalités qui sont venues ce matin. Il y a tous les travailleurs de la première ligne, de la seconde ligne, les soignants, les policiers, les gendarmes, les militaires, les chercheurs, les enseign les les scientifiques, les artistes. Et ce dimanche, chers amis, ils sont nombreux ils sont nombreux à tenir la ligne de front pour contenir les ravage de cette canicule meurtrière, pour les encourager, pour les remercier. Je vous propose de vous lever et de les applaudir. Non, non, pas encore.

36:32
Non speech

[applaudissements]

36:34
Jean-Noël Barrot

si bien merci beaucoup j'en ai fini. Merci beaucoup. [applaudissements] Alors,

36:48
Non speech

[applaudissements]

36:49
Jean-Noël Barrot

merci beaucoup. Donc on on m'envoie les enfants sur la scène. Ça veut dire vraiment tu t'arrêtes maintenant. Profitez de cette journée pour vous exprimer. C'est pas parce qu'on n'est pas candidat à l'élection présidentielle qu'on doit laisser sa langue dans sa poche. Ça vaut pour moi, ça vaut pour vous, ça vaut pour tous les Français. Alors, ne nous laissons pas intimider par celles et ceux qui pensent que cette élection est déjà jouée. Elle ne l'est pas.

Ne baissons pas les yeux, ne baissons pas la tête, ne baissons pas les bras parce que nous le savons, parce que la France est prête au rebond, parce que l'espérance est un risque à courir, parce que ce risque, nous allons le courir ensemble pour que vive la démocratie, vive la République

37:36
Non speech

[applaudissements]

37:39
Jean-Noël Barrot

que tu existes. Cherche ton va refusement égoïste résiste. Suis ton cœur [musique] qui assiste. Ce monde n'est pas le tien. Viens, bat-toi.