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InterviewC dans l'air (sur YouTube)· 20 février 2020 65 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileInstitutions & électionsEurope & internationalÉconomie & entreprises

Islam : Macron cible les "influences étrangères" #cdanslair 19.02.2020

Source d'origine 8 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 35 %Attaque 40 %Défensif 25 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:21OuverteRéponse directe

    C'est de la politique et la religion devient un instrument politique au service d'Erdogan ?

  • 3:09OuverteRéponse partielle

    Quelle place joue la Turquie ?

  • 4:02OuverteRéponse directe

    Est-ce que ça vous a surpris quand vous avez entendu les propos d'Emmanuel Macron à l'endroit de la Turquie ?

  • 6:34OuverteRéponse directe

    Comment se fait ce contrôle de la Turquie sur la communauté franco-turque ?

  • 8:24OuverteRéponse directe

    Nous ne voulons pas que les lois de la Turquie sur le sol de France ?

  • 10:17OuverteRéponse directe

    Emmanuel Macron a choisi ces mots. Il veut lutter contre ce qu'il appelle désormais le séparatisme islamiste. Son objectif notamment, clarifier les relations entre les puissances étrangères et un islam de France ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:34PrésentateurFait
    « « Nous ne voulons pas des lois de la Turquie sur le sol de France » »
  • 0:42PrésentateurFait
    « Fini les imams détachés, envoyés par Alger, Rabat ou Ankara »
  • 0:50PrésentateurFait
    « terminer l'enseignement des langues d'origine par des profs venus de l'étranger »
  • 0:57PrésentateurFait
    « ou encore l'instauration d'un contrôle du financement des mosquées »
  • 1:06PrésentateurFait
    « Quels sont les pays qui financent l'islam en France ? »
  • 1:11PrésentateurChiffre
    « 3,5 millions de musulmans en France »
  • 1:59PrésentateurFait
    « Réaction ultra-violente dans la voix du président du Parlement turc qui vient de dénoncer l'islamophobie primitive d'Emmanuel Macron »
  • 3:30PrésentateurChiffre
    « Ce sont les franco-turcs, c'est à peu près 10% des musulmans, 500-600 000 personnes »
  • 4:12PrésentateurFait
    « On va longuement en parler ce soir sur la question des imams, du financement »
  • 8:43PrésentateurChiffre
    « un budget de 6 milliards de dollars, pour l'ensemble de l'action religieuse turque à l'extérieur »
  • 9:02PrésentateurFait
    « le niveau de réussite des filles d'origine turque, qui est plus bas que pour les filles d'origine maghrébine »
  • 9:06PrésentateurFait
    « On le voit dans l'endogamie »
  • 11:36PrésentateurFait
    « Fini les imams détachés »
  • 11:40PrésentateurFait
    « Fini aussi l'Elko, un système permettant l'apprentissage de langues et de cultures étrangères »
  • 12:07PrésentateurFait
    « ils sont à mes yeux pleinement français »
  • 25:22PrésentateurChiffre
    « Il y a 2500 mosquées en France, celles qui ont été financées par des fonds étrangers. C'est quoi ? Une cinquantaine peut-être ? »
  • 25:39PrésentateurFait
    « la grande mosquée de Paris qui a été financée sur fonds d'État français »
  • 29:37InvitéChiffre
    « je pense qu'il y a 2 à 300 millions d'euros de dons annuels »
  • 31:22PrésentateurChiffre
    « 300 imams étrangers officiers dans les 2500 mosquées françaises »
  • 33:59PrésentateurChiffre
    « 3 imams sur 4 sont formés en dehors de l'hexagone »
  • 35:45PrésentateurChiffre
    « 70 mosquées seraient aujourd'hui sans imams »
  • 40:00InvitéChiffre
    « Il y a de moins en moins de postes au CAPES et à l'agrégation d'arabe »
  • 1:00:41InvitéChiffre
    « on a dit à peu près 3 millions et demi de pratiquants musulmans »
  • 1:00:48InvitéFait
    « beaucoup ont une formation très faible finalement »
  • 1:00:56PrésentateurFait
    « Les imams détachés sont payés par les états »
  • 1:01:01PrésentateurFait
    « On a le concordat en Alsace »
  • 1:01:35PrésentateurFait
    « Il y a un problème avec la religion musulmane, notamment avec certains intégristes violents »
  • 1:01:49InvitéFait
    « Non apparemment quand on parle à beaucoup de musulmans ils expriment ça en des termes vraiment assez forts »
  • 1:02:04PrésentateurFait
    « On ne peut pas considérer que le CFCM parle au nom des musulmans de France »
  • 1:03:46PrésentateurFait
    « L'islam de France c'est une organisation française de l'islam »

Temps de parole

  • Présentateur61 %
  • Invité15 %
  • Invité 212 %
  • ?6 %

≈ 33,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:13
Présentateur

Bonsoir à toutes et à tous, nous attendons vos questions à Sames, internet et réseaux sociaux pour alimenter notre discussion. Ce sont bien les influences étrangères qui veulent peser sur l'islam de France qu'Emmanuel Macron a ciblé hier. Lors d'un déplacement à Moulouse pour évoquer le séparatisme islamiste, il a même clairement critiqué l'antrisme de certains pays. « Nous ne voulons pas des lois de la Turquie sur le sol de France », a dit le président de la République, qui a annoncé une série de mesures.

Fini les imams détachés, envoyés par Alger, Rabat ou Ankara, terminer l'enseignement des langues d'origine par des profs venus de l'étranger, ou encore l'instauration d'un contrôle du financement des mosquées, des idées sur la table depuis bien longtemps déjà, alors que la question de l'organisation de l'islam de France patine depuis des années. Quels sont les pays qui financent l'islam en France ? Quel est leur objectif ? Quel peut être le rôle de l'État dans l'organisation de cette religion pratiquée par 3,5

1:11
Locuteur

millions

1:11
Présentateur

de musulmans en France ? « Islam Macron cible les influences étrangères », c'est le titre de cette émission. Avec nous, pour en parler ce soir, Christophe Barbier, vous êtes éditorialiste politique à l'Express. Akim El-Karoui, vous êtes essayiste, président de l'association musulmane pour l'islam de France. Vous êtes l'auteur de plusieurs rapports pour l'Institut Montaigne, et vous avez publié notamment « L'islam, une religion française » aux éditions Gallimard. Agnès Levalois, vous êtes maître de recherche à la Fondation pour la recherche stratégique et vice-présidente de l'Institut de recherche et d'études méditerranée Moyen-Orient.

Enfin, Sophie Guérardi, vous êtes directrice du Centre d'études du fait religieux contemporain. Bonsoir à tous les quatre, merci de participer à ce C'est dans l'air en direct. Je vais commencer par la réaction de la Turquie cet après-midi. Réaction ultra-violente dans la voix du président du Parlement turc qui vient de dénoncer l'islamophobie primitive d'Emmanuel Macron. La France, dit-il, devrait faire face à son passé raciste, plein de massacres, au lieu d'inventer un ennemi imaginaire comme le séparatisme islamiste. Il faut dire que le président, je le rappelais, a ciblé clairement la Turquie. C'est quoi le problème, Christophe Barbier

2:22
Locuteur

?

2:22
Présentateur

C'est de la politique et la religion devient un instrument politique au service d'Erdogan, comme elle l'est depuis un certain temps. Le président n'a pas tellement ciblé hier la Turquie.

2:30
Locuteur

Il

2:30
Présentateur

a expliqué que des accords avaient été trouvés avec tous les pays concernés, notamment par le renseignement des langues et cultures d'origine, dont des pays qui ne sont pas de culture musulmane, sauf avec la Turquie, que la Turquie ne voulait pas. Donc la France allait reprendre l'initiative. C'était une formulation très prudente. Mais depuis plusieurs années maintenant, chaque fois qu'il y

2:47
Locuteur

a

2:47
Présentateur

un dossier entre la Turquie et la France, Erdogan en profite pour faire un litige. Il

2:52
Locuteur

y a

2:52
Présentateur

un litige très grave en ce moment par rapport à l'attitude de la Turquie au sud de la Méditerranée, notamment avec la Libye. Et c'est évidemment la répercussion de ce conflit géopolitique qui se retrouve sur un autre terrain. Il n'y a pas un rôle singulier de la Turquie

3:05
Locuteur

ou

3:05
Présentateur

l'organisation de l'islam de France. Quelle place joue la Turquie ? Je fais référence à un livre de François Puponi, ancien maire de Sarcelles, qui précédemment, il

3:16
Locuteur

y

3:16
Présentateur

a quelques semaines, avait expliqué qu'il y avait des réseaux turcs proches de l'AKP qui étaient vraiment très présents dans les quartiers, qui prenaient un islam radical et rigoriste. Quel est le lien entre la Turquie et l'islam de France

3:29
Locuteur

?

3:30
Présentateur

Ce sont les franco-turcs, c'est à peu près 10% des musulmans, 500-600 000 personnes. Un islam radical, je ne crois pas. Un islam qui mélange le nationalisme et la religion, oui, ça à coup sûr, avec un objectif, c'est les contrôler d'abord sur le plan politique. Parce qu'Erdogan, il est réélu en Turquie grâce au vote des franco-turcs et des germains de nos turcs. Ensuite, il y a

3:51
Locuteur

un

3:52
Présentateur

peu de mépris des Turcs vis-à-vis des Maghrébins. Il y

3:55
Locuteur

a

3:55
Présentateur

un vieux souvenir colonial, non pas français mais turc. Il y a l'idée des Turcs que de toute façon, les Maghrébins, ils ne peuvent pas s'organiser et que c'est à eux de prendre la main. Mais est-ce que ça vous a surpris quand vous avez entendu les propos d'Emmanuel Macron à l'endroit de la Turquie ? Il a ciblé, d'ailleurs on reprend entre guillemets, les influences étrangères. Et on va longuement en parler ce soir sur la question des imams, du financement. Mais on a voulu commencer cette émission par cette relation qui paraît assez tendue avec la Turquie, outre les aspects diplomatiques sur l'islam de France. Les Turcs sont les plus agressifs

4:22
Locuteur

et

4:23
Présentateur

les Turcs refusent l'intégration des Franco-Turcs. Ils expliquent que l'assimilation c'est un crime contre l'humanité

4:28
Locuteur

et

4:29
Présentateur

ils expliquent qu'ils veulent garder la souveraineté sur leurs citoyens. Donc il y

4:35
Locuteur

a

4:35
Présentateur

aussi derrière un conflit de souveraineté qui est un peu, de façon beaucoup moins importante, avec les Marocains. François Ier avait fait une paix extraordinaire avec la Turquie, une alliance spectaculaire. Donc si on regarde l'histoire lointaine, les rapports ont été toujours passionnels, mais parfois dans le bon sens.

4:49
Locuteur

Oui,

4:50
Invité

moi

4:50
Locuteur

je

4:50
Invité

voulais ajouter une chose, c'est que pas plus que l'islam n'est unique en France, l'islam turc n'est unique en France. Parce que dans les dits Turcs en France, il y a des Kurdes, il y a des Alevis, il y a des gens qui ne sont pas du tout des représentants de la nation turque telle que la conçoit Erdogan. C'est-à-dire qu'il y a aussi des différences même assez féroces, puisque par exemple toute la mouvance qui était celle de...

5:20
Locuteur

Enfin,

5:21
Invité

de cette... Je ne

5:23
Locuteur

peux

5:23
Invité

pas vous aider. Sur

5:26
Locuteur

la mouvance, je ne peux

5:27
Invité

pas vous aider. Le milligroge ? Non, en fait, non, non, non,

5:30
Locuteur

non.

5:30
Invité

Cette mouvance de cet imam des États-Unis qui avait des écoles absolument

5:35
Locuteur

partout. Le Gulen. Le Gulen, voilà.

5:36
Invité

Le mouvement Gulen, excusez-moi. Le mouvement Gulen est désormais le pire ennemi d'Erdogan et il était très implanté en France. Beaucoup des écoles turques en France sont du mouvement Gulen. Donc, ce n

5:46
Locuteur

'est

5:46
Invité

pas simple non plus. Quand il dit « nous

5:49
Présentateur

ne voulons pas... » Ce n

5:49
Locuteur

'est

5:49
Présentateur

pas rien, pardon. C'est le président français qui a reporté pendant des mois ce discours sur l'islam de France. Là, maintenant, il parle de séparatisme. On va y revenir. Et qui dit « nous ne voulons pas des lois de la Turquie sur le sol de France ». C'est un vrai sujet ou est-ce que c'est une interprétation

6:06
Invité

politique d'une situation ?

6:07
Locuteur

Ce

6:08
Invité

qu'il faut bien comprendre, c'est que les pays d'origine, comme on les appelle, ont toujours voulu avoir un contrôle sur leur diaspora, sur leur communauté ici. Et que les Turcs, la Turquie, et encore plus incarnée par Erdogan aujourd'hui, veulent absolument avoir ce contrôle sur la communauté qui vit en France ou celle qui vit en Allemagne. Donc, il y a cette volonté très claire. Et du coup, avec un agenda pour Erdogan très fort qui est de garder ce contrôle sur cette communauté. Comment

6:34
Locuteur

d'ailleurs ? Et avec du coup une

6:35
Invité

volonté. On le voit bien à travers les réseaux qui peuvent se mettre en place. On le voit bien à travers la question de l'enseignement des langues puisqu'on a beaucoup parlé des ELCO concernant l'arabe mais concernant le Turc également qui, effectivement, la Turquie ne veut pas qu'il y ait ce contrôle puisque dans le cadre des ELCO en arabe, l'enseignement est complètement sous le contrôle de l'éducation nationale avec des inspections de l'éducation nationale dans les classes d'arabe. Les profs d'arabe qui sont envoyés par les pays d'origine subissent, si je puis dire, ou subissent des formations de la part de l'éducation nationale.

Avec les Turcs, ça ne marche pas puisqu'ils ne le veulent pas. Mais c'est aussi une responsabilité de la France qui n'a pas d'encadrement suffisant en langue turque pour pouvoir avoir ce contrôle. Il n'y a pas de CAPES et d'agrégation turque en France. Donc vous n'avez pas la ressource pour contrôler.

7:25
Locuteur

Donc on avait contourné cet

7:27
Invité

obstacle en

7:27
Locuteur

disant...

7:28
Invité

En laissant simplement les profs de Turcs envoyés par la Turquie qui viennent dans les écoles en France. Et à la différence de l'arabe, il n'y a pas cet encadrement, ce contrôle de l'éducation nationale puisqu'il n'y a pas la ressource humaine. La France n'a pas investi ce qu'il fallait pour avoir cela. Donc ça laisse un champ libre, évidemment, à la Turquie d'Erdogan pour contrôler et avoir vraiment ce contrôle sur la communauté. Outre cet aspect des langues, de l

7:53
Présentateur

'apprentissage des langues, il y a beaucoup de fantasmes. Quand on parle d'influence étrangère, il faut mettre des réalités derrière. Qu'est-ce que ça veut dire concrètement dans la vie de certains quartiers dans lesquels on dit qu'ils sont noyautés, qu'ils sont sous influence de certains réseaux ? Quand on parle précisément, et après on étendra un peu notre discussion, mais si on reste sur cette histoire de la Turquie, comment ça se passe concrètement quand on dit sous influence de... et quand il dit, pardon d'y revenir, nous ne voulons pas que les lois de la Turquie, des lois de la Turquie sur le sol de France ? Il y a plein de moyens.

L'action sociale d'abord, donc de l'encadrement par toutes les activités pour les enfants, pour les femmes, pour les parents, pour

8:39
Locuteur

les

8:39
Présentateur

sorties, etc. L'action religieuse, il y a une administration dédiée, avec je crois un budget de 6 milliards de dollars, pour l'ensemble de l'action religieuse turque à l'extérieur.

8:48
Locuteur

Il

8:48
Présentateur

y a un discours politique contre l'assimilation. Et puis il y a, par exemple, l'intégration des enfants d'immigrés est bien meilleure que ce qu'on croit, sauf pour les Turcs.

8:59
Locuteur

Et

9:00
Présentateur

on le voit très bien sur le niveau de réussite des filles d'origine turque, qui est plus bas que pour les filles d'origine maghrébine. On le voit dans l'endogamie. Il y

9:08
Locuteur

a

9:08
Présentateur

beaucoup moins d'exogamie. Les filles turques d'origine turque se marient beaucoup moins hors du groupe des franco-turcs que les maghrébines. Donc ça,

9:16
Locuteur

il

9:16
Présentateur

y a un contrôle qui est politique, mais qui derrière est social.

9:19
Locuteur

Il

9:19
Présentateur

y

9:19
Locuteur

a

9:19
Présentateur

des entrepreneurs turcs aussi. Il y

9:21
Locuteur

a

9:21
Présentateur

des syndicats d'entrepreneurs turcs. Il y a tout un écosystème franco-turc avec un objectif, c'est turc d'abord, d'une certaine manière. – Avec, quand vous parlez des organisations, des associations, etc., c'est quelque chose qui est organisé par la Turquie ? – Oui, alors, pas pour tous les Turcs, mais les Kurdes,

9:40
Locuteur

les

9:40
Présentateur

Alevi, etc., vous avez parfaitement raison. Mais

9:42
Locuteur

les

9:43
Présentateur

Turcs mainstream qui sont dans la ligne du gouvernement, oui, tout ça est piloté. Les prêches, par exemple,

9:48
Locuteur

les

9:48
Présentateur

imams turcs, sont écrits à Ankara.

9:50
Locuteur

– C'est le cas pour les autres pays où il y a

9:52
Présentateur

une spécificité turque

9:53
Locuteur

?

9:53
Présentateur

– Non, c'est plus fort pour les Turcs. L'encadrement est beaucoup plus fort, plus professionnel. D'une certaine manière, ils vont vous dire, aussi plus efficace, il y

10:00
Locuteur

a

10:00
Présentateur

eu beaucoup moins de départs de franco-turcs en Syrie que de franco-maghrébins. – Vous diriez donc qu'il

10:05
Locuteur

y a

10:05
Présentateur

une forme de spécificité, encore une fois, on va parler des autres pays, on ne

10:09
Locuteur

va

10:09
Présentateur

pas faire l'émission sur le cas spécifique de la Turquie, mais vous diriez qu'en ciblant la Turquie, le président de la République fait quand même état d'une réalité ?

10:17
Locuteur

–

10:17
Présentateur

Oui, d'autant plus que les discussions diplomatiques, il l'a dit, sont très mauvaises, ce qui n

10:21
Locuteur

'est

10:21
Présentateur

pas le cas avec les Maghrébins.

10:22
Locuteur

– Donc

10:22
Présentateur

Emmanuel Macron a choisi ces mots. Il vaut lutter contre ce qu'il appelle désormais le séparatisme islamiste. Son objectif notamment, clarifier les relations entre les puissances étrangères et un islam de France, qu'il juge donc sous influence. Victoria Rouxel, Juliette Vallon.

10:37
Locuteur

– Petit

10:43
Présentateur

bain de foule pour le président, dans le quartier populaire de Bourdesvilleur, à Mulhouse.

10:48
Locuteur

– Super, super, super. – Vous

10:50
Présentateur

vous voyez souvent la

10:50
Locuteur

télé, mais pas en réalité. – Le

10:53
Présentateur

lieu n'a pas été

10:53
Locuteur

choisi

10:54
Invité

par hasard. C'est l'un des 47 quartiers dits de reconquête républicaine, identifiés par le gouvernement.

11:01
Locuteur

Une

11:02
Invité

visite de terrain avant un discours très attendu, très préparé aussi, où les maîtres mots sont séparatisme islamiste.

11:10
Présentateur

– Notre ennemi est le séparatisme,

11:13
Locuteur

c

11:13
Présentateur

'est-à-dire ce phénomène que nous observons depuis des décennies, qui est une volonté de quitter la République,

11:19
Locuteur

de

11:19
Présentateur

ne plus en respecter les règles, d'un mouvement de repli qui,

11:23
Locuteur

en

11:24
Présentateur

raison de croyance et d'appartenance, vise à sortir du champ républicain.

11:28
Locuteur

Et

11:28
Présentateur

ça, ça n'est pas

11:29
Locuteur

acceptable. – Applaudissements – –

11:31
Présentateur

Un objectif, lutter contre ce qu'il appelle l'influence étrangère. Fini les imams détachés. Fini aussi l'Elko, un système permettant l'apprentissage de langues et de cultures étrangères. Un enseignement qui échappe totalement à l'éducation nationale et délivré par des professeurs de diverses nationalités. Italie, Algérie ou encore Turquie. C'est d'ailleurs ce dernier exemple qu'a pris le président à la tribune.

11:58
Locuteur

– Et

11:59
Présentateur

je le dis à tous nos concitoyens qui sont d'origine turque ou qui sont binationaux,

12:03
Locuteur

il

12:03
Présentateur

y en a beaucoup dans cette ville et j'en ai d'ailleurs beaucoup vu tout à l'heure,

12:07
Locuteur

ils

12:07
Présentateur

sont à mes yeux pleinement français.

12:08
Locuteur

Et

12:09
Présentateur

je souhaite qu'ils soient pleinement français.

12:10
Locuteur

Et

12:10
Présentateur

c'est parce que je veux les traiter comme des citoyens français que je veux qu'ils aient les mêmes droits que tous les français, mais aussi qu'ils soient soumis aux mêmes lois que toutes les françaises et toutes les français.

12:21
Locuteur

Mais

12:21
Présentateur

on ne peut pas avoir les lois de la Turquie sur le sol de France.

12:27
Invité

Parmi les acteurs du nouveau plan d'action, le Conseil français du culte musulman. Emmanuel Macron a choisi de lui tendre la main et déclaré attendre des propositions concrètes d'ici fin mars. Mais pour Mohamed Moussaoui, son président, les efforts doivent être

12:42
Présentateur

partagés.

12:43
Locuteur 3

– Il va falloir que le culte musulman trouve des moyens de financement. C'est-à

12:47
Locuteur

-dire

12:47
Locuteur 3

que le financement étranger, ceux qui viennent des États, il est contrôlé. Après, ceux qui viennent de personnes privées, étrangères, cela, je pense qu'il faut faire des propositions. Et ça,

12:58
Locuteur

ça

12:58
Locuteur 3

revient bien sûr au pouvoir public, de faire des propositions pour que ce flux financier venant de personnes étrangères, privées, puisse être aussi contrôlé. Et puis, nous faisons des demandes de financement français, franco-français. Et pour ça, je pense que les pouvoirs publics ont un rôle à jouer aussi. –

13:15
Locuteur

Du

13:16
Invité

côté de l'Assemblée nationale, les annonces d'Emmanuel Macron n'ont pas convaincu les députés de l'opposition. –

13:22
Locuteur

Il

13:25
Présentateur

n'y a rien, quoi. Il n

13:26
Locuteur

'y

13:26
Présentateur

a rien par rapport à un danger qui est un danger absolument majeur, dont il dit lui-même que c'est un danger majeur. Avouez qu'il y

13:32
Locuteur

a

13:32
Présentateur

une forme quand même de très lourde incohérence entre le fait de venir dire « il y a un danger majeur avec le fondamentalisme islamiste ». Enfin, il n

13:40
Locuteur

'a

13:40
Présentateur

pas parlé de fondamentalisme islamiste. Parce que ça, il ne faut pas non plus lui accorder plus du courage qu'il n'en a. Et en même temps, il propose

13:47
Invité

trois micro-mesures qui ne sont pas du tout à la hauteur de la situation que nous vivons aujourd'hui.

13:53
Locuteur 4

– En Seine-Saint-Ny, je ne

13:54
Locuteur

vois

13:54
Locuteur 4

pas danger de séparatistes. Que certains rêvent de communautaristes,

13:59
Locuteur

c'est

13:59
Locuteur 4

une chose, mais je ne vois pas non plus aujourd'hui, en tout cas plus qu'il y

14:03
Locuteur

a

14:03
Locuteur 4

quelques années, de danger d'une communauté qui imposerait ses lois à celle de la République. Parce que c'est ça le danger communautariste. Donc je trouve que tout ça alimente des peurs, des fantasmes, des angoisses en base réellement rationnelle.

14:18
Locuteur

– Mais

14:19
Invité

cet après-midi, c'est de Turquie que sont arrivées les critiques les plus virulentes à l

14:23
Présentateur

'encontre d'Emmanuel Macron.

14:25
Locuteur

Le

14:26
Présentateur

président du Parlement turc a dénoncé, je cite, « l'islamophobie primitive » du chef de l'État français.

14:34
Locuteur

–

14:35
Présentateur

Juste, je voudrais m'arrêter sur le mot, les mots choisis par le chef de l'État. C'est la phrase de Camus,

14:41
Locuteur

«

14:41
Présentateur

à malnumer les choses, on ajoute au malheur du monde ». Est-ce qu'il a choisi les bons mots en parlant de séparatisme islamiste ?

14:48
Locuteur

– Il

14:48
Présentateur

a choisi le bon mot pour ne pas stigmatiser, pour ne pas qu'on puisse dire « il y a chez Emmanuel Macron une agression contre la communauté musulmane ». Quand il dit « appartenir à une communauté, quelle qu'elle soit, une communauté religieuse, mais aussi une autre forme de communauté, c'est un ajout à la République. On est citoyen français et on est juif, ou on est basque, on est breton, etc. » Donc il ne veut pas que le terme de communauté, qui est un terme d'ajout républicain, puisse être pris en termes péjoratifs. Si on est séparatiste, on est la République, moins quelque chose, puisqu'on veut se retirer de la République, créer une enclave. Et donc c'est condamnable.

Donc en passant de communautarisme à séparatisme, il est dans une action pacifiante. Après beaucoup de débats où on a mis beaucoup d'huile sur le feu. Après, c'est un président qui a mis du temps avant de mettre les mots « islam », « islamiste » dans son discours pour ne pas là aussi mettre de l'huile sur le feu. À quoi ça correspond, cette hésitation ?

Est-ce que c'est une prudence de chef d'État, président de tous les Français, ou est-ce que c'est spirituellement l'idée chez Macron que peut-être une organisation de la société un peu plus appuyée sur les appartenances religieuses, un peu plus souple avec cette religion, un peu plus accommodante, pour reprendre un mot périlleux, ça ne serait pas si mal ? Quand on lit les discours du Macron candidat, dans ses interviews,

16:00
Locuteur

dans son livre de

16:01
Présentateur

campagne, quand il parle de Dieu, quand il parle de philosophie, je crois qu'il y

16:05
Locuteur

a

16:05
Présentateur

un Macron intellectuel, un peu transcendantal,

16:08
Locuteur

qui

16:08
Présentateur

n'est pas un religieux, mais qui est un philosophe laissant à la religion plus de place qu'il n'y en avait chez des socialistes laïcars ou chez des gaullistes gallicans. Et donc, de ce côté-là, il y a une petite évolution. Alors, on voit bien que le chef d'État ne va pas aussi loin que ce que le philosophe Macron ou l'étudiant en philosophie Macron pensait. Mais je crois que là, il y a encore un flou dans la pensée macronienne et il a intérêt à la clarifier avant 2022. Akim Elka,

16:33
Locuteur

oui, juste on

16:33
Présentateur

entendait pour rebondir, on entendait Eric Coquerel dans le reportage dire « mais non, ce n

16:38
Locuteur

'est

16:38
Présentateur

pas une réalité, il n

16:39
Locuteur

'y a

16:39
Présentateur

pas de séparatisme

16:40
Locuteur

». En

16:42
Présentateur

Seine-Saint-Denis

16:43
Locuteur

? En Seine-Saint-Denis.

16:46
Présentateur

Comment on définit séparatisme ? Inversion de la

16:48
Locuteur

norme. C'est

16:49
Présentateur

-à

16:49
Locuteur

-dire

16:49
Présentateur

que tout d'un coup, vous êtes dans un quartier et puis la norme majoritaire, ce n

16:53
Locuteur

'est

16:53
Présentateur

pas la norme de la France contemporaine, c'est une autre norme. Et c'est une norme qui s'appuie sur une doctrine religieuse et qui dit « vous, vous devez vous comporter comme ça ». La République, elle dit ça aussi.

17:03
Locuteur

La

17:03
Présentateur

République, c'est une norme. Là, c'est une autre norme et c

17:05
Locuteur

'est

17:05
Présentateur

un conflit de normes. Donc séparatisme, moi je dirais concurrence et tant qu'à faire, tant qu'à employer les mots, je dirais islamisme. Je ne crois pas qu'islamiste ou islamisme ce soit une façon de stigmatiser, je crois que c

17:16
Locuteur

'est

17:16
Présentateur

le contraire, c'est une façon de sauver les musulmans en disant « on a bien compris que vous n'étiez pas vous des islamistes ». Et d'ailleurs, les musulmans, notamment maghrébins, ils savent très très bien qui sont les islamistes. Donc

17:25
Locuteur

tant qu'à faire.

17:26
Présentateur

Il a précisé que ça n'était évidemment pas un plan contre l'islam. C'est toujours très compliqué quand on aborde ces sujets-là et quand on est à la place d'un chef de l'État qui a l'histoire d'Emmanuel Macron et la campagne qu'il a faite qui n'était pas du tout sur ces thématiques-là. Il était sur une ligne un peu identité heureuse à Alain Juppé.

17:46
Locuteur

Moi,

17:46
Présentateur

je ne crois pas tant que ça mais ce n

17:48
Locuteur

'est

17:48
Présentateur

pas grave. Je pense que c'est bien qu'il nomme. Je pense qu'il aurait pu aller encore plus loin en disant « je lutte contre l'islamisme ». Et le faire plus tôt. Et le faire plus tôt.

17:56
Locuteur

Ça, ça nous aurait fait gagner. Kimmel

17:57
Présentateur

Karoui, de dire ça ? « Je lutte contre l'islamisme

17:59
Locuteur

»

17:59
Présentateur

par rapport à ce qu'il dit ? Pardon, on a

18:01
Locuteur

l'impression

18:01
Présentateur

de jouer sur les mots mais

18:02
Locuteur

c'est important.

18:02
Présentateur

C'est une façon de ne pas jouer sur les mots et de dire qu'on a un problème qui est une idéologie fondée sur une lecture religieuse.

18:09
Locuteur

Mais

18:09
Présentateur

on a deux idéologies l'une contre l'autre. La république contre l'islamisme. La solution, ce n

18:14
Locuteur

'est

18:14
Présentateur

pas seulement la laïcité.

18:15
Locuteur

On

18:16
Présentateur

est au-dessus. Il l

18:16
Locuteur

'a

18:16
Présentateur

dit hier d'une certaine manière la solution, c'est plus de république. Y compris une république qui marche pour tout le monde. Et là,

18:22
Locuteur

il y a du boulot. Sans discrimination. Et là,

18:23
Présentateur

il y

18:23
Locuteur

a

18:23
Présentateur

beaucoup de boulot aussi. C'est son cadré, il me chante.

18:25
Invité

Il a même utilisé beaucoup le mot « nation » que je trouve assez fort.

18:30
Locuteur

C

18:30
Invité

'est-à

18:30
Locuteur

-dire

18:30
Invité

dire « les musulmans font partie de la nation ».

18:33
Locuteur

Et

18:33
Invité

donc, la nation, forcément, c'est une notion assez unitaire et que, voilà, vous faites partie de notre nation au même titre que tous les autres. Et donc, méfiez-vous de ceux qui veulent vous en séparer, en fait, finalement. Mais je pense que les musulmans, effectivement, n'ont pas attendu le président Macron pour se méfier de ceux qui veulent les séparer du reste de la

18:52
Locuteur

nation.

18:52
Présentateur

Et on va y venir à ces annonces. Mais d'abord, cette question. Pourquoi avoir attendu si longtemps pour fixer des règles à l'islam de France que de temps perdu ? Non, nous dit Gilles de Dordogne.

19:00
Locuteur

Oui,

19:00
Présentateur

il y

19:00
Locuteur

a

19:00
Présentateur

un vrai retard sur ce terrain-là par le président de la République. Un retard qui est d'autant plus douloureux qu'il a plusieurs fois annoncé qu'il ferait un discours, qu'il annoncerait des choses. Rappelez-vous, la première date qui avait été un peu inscrite dans un agenda officieux, c'était le 7 décembre 2017, c'est-à

19:17
Locuteur

-dire

19:17
Présentateur

il y a très longtemps, ou 18, c'est le jour de l'enterrement de Johnny Hallyday. Ça a été annulé parce qu'il fallait enterrer de Johnny Hallyday. Ironie de l'histoire. Mais depuis, il n'a cessé de procrastiner, pour de bonnes raisons, ne pas mettre le feu au débat public qui s'enflamme très vite, mais aussi de mauvaises raisons, était-il sûr de ce qu'il pensait

19:35
Locuteur

?

19:36
Présentateur

L'islam n'est pas un problème en France. L'islam a un problème. C'est l'islamisme. Et ça, le chef de l'État aurait pu le dire dès sa campagne. Dans Révolution, son livre de campagne, il est extraordinairement flou sur ce sujet-là. Parmi les axes qu'il a développés, on a choisi, nous, de se consacrer en particulier ce soir à ce qu'il a expliqué autour des influences étrangères. Est-ce qu'il a eu raison, Hakim El-Karoui, de mettre le doigt sur cet aspect-là ? Est-ce que c'est un problème de l'islam de France

20:02
Locuteur

? Pour

20:03
Présentateur

être franc, je pense que c'était un problème.

20:06
Locuteur

Je

20:06
Présentateur

pense que le grand problème aujourd'hui, ce ne

20:08
Locuteur

sont

20:08
Présentateur

plus les influences étrangères. Il y

20:10
Locuteur

a

20:10
Présentateur

deux types d'influences étrangères. Il y

20:11
Locuteur

a

20:11
Présentateur

les influences institutionnelles. Le Maroc,

20:13
Locuteur

l

20:13
Présentateur

'Algérie, la Turquie, qui envoient des imams et qui financent des mosquées et de l'action sociale. Et puis, il y

20:19
Locuteur

a

20:19
Présentateur

eu encore avant une influence idéologique qui vient plutôt du Golfe,

20:22
Locuteur

notamment

20:23
Présentateur

de l'Arabie Saoudite. Le wahhabisme qui est devenu le salafisme. Aujourd'hui, ce que disent les États étrangers, c'est que nos imams sont plus sûrs que les vôtres.

20:32
Locuteur

Les

20:33
Présentateur

imams formés en France sont beaucoup plus radicaux pour certains d'entre

20:36
Locuteur

eux que les nôtres. Ils

20:37
Présentateur

n'ont pas complètement tort. Ça dépend desquels. Eux, pourquoi ? Parce que les imams étrangers envoyés par l'Algérie, le Maroc et la Turquie, ils sont contrôlés.

20:46
Locuteur

Et

20:46
Présentateur

ils sont contrôlés sur une base qui est le respect de la loyauté face à la souveraineté,

20:51
Locuteur

face

20:51
Présentateur

à l'autorité politique.

20:53
Locuteur

Ceux

20:53
Présentateur

qui sont formés en France, d'abord, ils ne

20:54
Locuteur

sont

20:54
Présentateur

pas tous formés. Il y en a beaucoup qui sont auto-proclamés. Et il n'y a aucune corde de rappel.

21:00
Locuteur

Donc,

21:00
Présentateur

ils n'ont pas complètement tort quand ils disent nos imams sont plus sûrs que les vôtres. Après, est-ce que leurs imams, c'est la solution ? Non. Pourquoi ? Parce qu'un imam marocain algérien qui arrive en France, il vient du tréfonds des montagnes de Kabylie, du Souss marocain, du Rif marocain. Il arrive, il est étranger. Mais les musulmans français, notamment les jeunes, ce ne

21:22
Locuteur

sont

21:22
Présentateur

plus des immigrés. Ils sont français depuis 3-4 générations. Ils les voient arriver, ils leur disent « retourne au bled

21:27
Locuteur

». Donc,

21:28
Présentateur

leur influence spirituelle, elle est nulle. Donc, la solution, ce n

21:31
Locuteur

'est

21:31
Présentateur

pas l'imam étranger. La solution, ce n

21:33
Locuteur

'est

21:33
Présentateur

pas l'anarchie actuelle. C'est effectivement monter un système de formation. Et ça,

21:37
Locuteur

on

21:37
Présentateur

va en parler dans un instant. Quel est l'intérêt pour ces puissances étrangères de garder un lien avec la communauté ? Est-ce qu'ils ont tous la même logique ? Vous avez parlé de l'Arabie saoudite,

21:49
Locuteur

vous

21:49
Présentateur

avez parlé du Maroc, de l'Algérie, on a parlé de la Turquie. Est-ce qu'ils ont tous la même stratégie et le même entrain, pardon de le dire comme ça, pour influencer l'islam de

21:58
Invité

France ? Agnès Sevalois.

22:00
Locuteur

Ce

22:00
Invité

qu

22:00
Locuteur

'on

22:00
Invité

voit bien, c'est que sur cette question, il y a parfois dans le discours, un discours qui s'applique à une situation qui est bien antérieure à la situation actuelle. Je veux dire par là que pendant longtemps, les pays du Maghreb, au lendemain des indépendances, ont eu envie, besoin de contrôler leur diaspora, de contrôler leur communauté. Parce que lorsqu'ils rentraient en vacances l'été, ils voulaient savoir quand même ce qu'ils pensaient pour éviter aussi de diffuser des idées qui pouvaient aller à l'encontre des intérêts de ces pays-là, des idées qui étaient véhiculées par les diasporas.

Aujourd'hui, c'est beaucoup moins le cas puisqu'on a des communautés d'origine maghrébine avec beaucoup d'enfants qui ne vont plus retourner en vacances dans le pays de leurs parents ou maintenant plutôt de leurs grands-parents. Donc on a une situation qui a beaucoup évolué. Donc il y

22:40
Locuteur

a

22:40
Invité

eu une volonté des pays, en particulier du Maghreb, de contrôler leur diaspora. Maintenant, c'est moins le cas pour les raisons que je viens d'évoquer. Mais il n'en demeure pas moins que ces pays considèrent qu'il faut quand même qu'ils sachent ce qui se passe dans ces communautés à l'extérieur de leurs frontières pour savoir et pour éviter que des idées ne reviennent après dans leur pays. Ça, c'est pour le cas plutôt des pays du Maghreb. Pour les pays du Golfe, la situation est un peu différente.

Et on voit bien que l'Arabie saoudite pendant longtemps a utilisé à travers ce qu'on appelle la Ligue islamique mondiale qui est un organisme qui avait été créé en Arabie saoudite pour faire pendant au nationalisme arabe incarné par Nasser à l'époque, avait mis en place cet organisme pour diffuser l'islam à travers le monde et l'islam saoudien, donc un islam ou habite rigoriste. Et l'Arabie saoudite a mis beaucoup de moyens à travers cette Ligue islamique mondiale pour diffuser l'islam et qui était un moyen d'influer ce qu'on appelle le soft power. L'Arabie avait compris que c'était intéressant pour elle de créer des écoles coraniques ou des centres culturels

23:42
Locuteur

ou culturels

23:43
Invité

de financer des mosquées à travers le monde, donc à Paris, en France, mais pas que, à travers le monde. Et donc aujourd'hui, il y

23:50
Locuteur

a

23:50
Invité

une remise en question de cet instrument puisque le nouveau patron de la Ligue islamique mondiale a déclaré qu'il fallait maintenant arrêter de s'intéresser et de financer des institutions à l'extérieur du pays et ça, c'est à mettre en relation avec le prince héritier Mohammed bin Salmane qui souhaite donner une autre idée de l'islam saoudien et donc de dire que cet islam où habite n'a plus lieu d'être.

24:15
Locuteur

Il

24:15
Invité

faut maintenant que l'Arabie prône un islam moderne, moderniste et que donc, il faut remettre en question la structure ou

24:22
Locuteur

cette

24:22
Invité

institution que représente la Ligue islamique mondiale.

24:24
Présentateur

Nous devons savoir d'où vient l'argent, qui le touche et pour quoi faire, a dit hier Emmanuel Macron. On parle ce soir d'influence, un des leviers d'influence, c'est naturellement le financement. On a beaucoup dit

24:38
Locuteur

que les pays du

24:39
Invité

Golfe finançaient les mosquées, que le Qatar, l'Arabie saoudite et que la lutte... Non, ils ont financé mais ils financent dans des proportions qui ne sont quand même pas aussi importantes que ce que l'on peut en dire. Mais il y a effectivement le Qatar qui a financé quelques mosquées, quelques centres en France, l'Arabie saoudite qui a fait de même et donc c'est vrai qu'à travers ces outils ils ont cette lutte d'influence entre eux.

25:02
Locuteur

Ce

25:02
Invité

qu'il faut à chaque fois je crois aussi revoir ce que ça veut dire dans les pays d'origine ou dans ces luttes d'influence. On sait qu'il y a une lutte féroce entre l'Arabie saoudite et le Qatar.

25:12
Locuteur

C'est aussi ça qui se joue. C'est aussi une rivalité

25:14
Présentateur

entre

25:14
Locuteur

les puissants.

25:15
Invité

Et

25:15
Locuteur

qui

25:15
Invité

va s'exporter sur d'autres terrains et en particulier sur la question de l'islam en France ou en Europe.

25:20
Présentateur

Le financement des mosquées, ça c'est une

25:22
Locuteur

idée. Il y a

25:22
Invité

2500

25:23
Présentateur

mosquées en

25:24
Locuteur

France,

25:24
Invité

celles qui ont été financées par des fonds étrangers. C'est quoi ? Une cinquantaine peut-être ?

25:29
Locuteur

C

25:29
Invité

'est pas... Alors c'est des grosses en général. Forcément c'est là qu'il y avait des besoins.

25:33
Locuteur

Notamment à Mulhouse.

25:34
Invité

Mulhouse, Lyon, Évry et évidemment la grande mosquée de Paris qui a été financée sur fonds d'État français. Donc c'est parce qu'il était déjà une chose un peu étrange par rapport à la loi de 1905. Mais passons. Donc en réalité... Non en fait ne passons pas parce qu'on est

25:49
Présentateur

vraiment sur le cœur du sujet. Ne passons pas. Comment est-ce que l'État français a pu financer la mosquée de Paris ?

25:55
Locuteur

Parce qu

25:56
Invité

'à cause de la Première Guerre mondiale c'est-à-dire qu'il y a eu tellement de poilus qui venaient des pays de l'Empire français et qui étaient des musulmans qui ont laissé leur peau ou leur vie ou un bout de leurs membres et bien qu'on a voulu les remercier, les gratifier en faisant au milieu de Paris une mosquée cathédrale. Donc quelque chose de très beau.

26:16
Présentateur

Avec une loi spécifique

26:17
Locuteur

pour le financement et une

26:19
Présentateur

souscription privée présidée par l'IOT.

26:21
Locuteur

Voilà.

26:21
Invité

Et il y a eu des très faux...

26:23
Locuteur

Donc

26:23
Invité

c'est possible.

26:24
Locuteur

C

26:25
Invité

'est arrivé

26:25
Locuteur

au moins une fois. C'était. C

26:27
Présentateur

'était.

26:27
Locuteur

Ça ne serait plus aujourd'hui. Et

26:28
Présentateur

je voulais... Pardon, je vous ai coupé sur l'idée que vous développiez était qu'en réalité il n

26:33
Locuteur

'y

26:33
Présentateur

avait pas tellement de... Enfin, il y a un financement étranger de certaines grosses mosquées en France mais la plupart du temps ce sont les fidèles.

26:39
Locuteur

Ce sont

26:39
Invité

les fidèles. Alors la question de l'argent, enfin je pense qu'on y reviendra, c'est qu'il y a énormément d'argent liquide qui circule parce que la zakat ce n

26:47
Locuteur

'est

26:47
Invité

pas prélevé sur les salaires, c'est donné.

26:50
Locuteur

C'est quoi la zakat

26:51
Invité

? C'est l'aumône rituel qui représente un pourcentage

26:57
Locuteur

assez

26:57
Invité

important des revenus. Donc c'est les revenus de petites gens, bien souvent, des revenus... Donc beaucoup de petites gouttes qui finissent par faire une rivière.

27:05
Locuteur

Il

27:05
Invité

y a de l'argent mais c'est vrai qu'il n'est pas très bien contrôlé dans une période où tous les flux financiers le sont désormais. Donc il n

27:12
Locuteur

'y a

27:12
Invité

pas de raison que cela

27:13
Locuteur

ne le soit pas. C'est

27:14
Présentateur

ça l'arrière-pensée du président de la

27:15
Locuteur

République lorsqu'il dit nous voulons savoir d

27:17
Présentateur

'où vient l'argent qui le touche et pourquoi faire. Il

27:18
Locuteur

n'y a pas

27:18
Présentateur

cette idée quand même qu'il y

27:20
Locuteur

aurait

27:20
Présentateur

une façon d'influencer l'islam de France en finançant les lieux de culte notamment ? Bien sûr, c'est une volonté de transparence d'où vient l'argent, comment il a été gagné. C'est normal dans le monde dans lequel on vit. Évidemment, il faut cette transparence. Cela dit, on entendait le même discours mais mot pour mot dans la bouche de Manuel Valls c'est son ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve en 2016 et quand Jean-Pierre Chevènement travaillait sur le futur CFCM en 1999-2000 il y avait déjà cette idée que le financement des lieux de culte serait au cœur du problème. Imaginons qu'on y arrive, on fait la transparence. Qui touche quoi ? Pourquoi faire ? Qu'est-ce qu'on fait après ?

Si on trouve que certains financements ne sont pas raisonnables on va dire au pays « Ah non, ça vous arrêtez, vous ne donnez pas ceci, vous ne donnez pas cela. » Comment on va construire les lieux de culte ? Les fidèles ne sont pas assez riches dans certains endroits pour financer eux-mêmes. Si on ne veut pas que l'État construise des lieux de culte assez frais, moi je ne

28:06
Locuteur

vois

28:06
Présentateur

qu'une seule solution c'est que l'État français prête l'argent aux communautés de fidèles qui ont besoin d'un lieu de culte dans leur commune un bail très long, un prêt à très très long terme avec un taux très faible mais qui sera remboursé au trésor public parce qu'il va de soi que l'État ne peut pas financer.

28:21
Locuteur

Dans le cadre

28:21
Présentateur

de la loi de 1905

28:22
Locuteur

ça passe

28:22
Présentateur

?

28:22
Locuteur

Non,

28:23
Présentateur

je pense que non ça

28:23
Locuteur

ne

28:23
Présentateur

passe pas donc il faut une loi on en a bien fait une pour la grande mosquée de Paris on pourrait faire une loi en disant en 1905 le problème des lieux de culte musulmans ne se posait pas il n'y

28:31
Locuteur

avait

28:31
Présentateur

pas de communauté musulmane il se pose depuis il faut bien faire un codicil à cette loi pour permettre d'avoir des lieux de culte là où on en a besoin pour éviter les lieux de culte clandestins aussi mais simplement comme l'État ne peut pas donner l'argent on va l'avancer et puis en 20 ans 30 ans la communauté musulmane de telle ou telle ville remboursera si par hasard elle est défaillante la commune remettra la main sur le bâtiment et en fera autre chose mais je pense qu'il faut accompagner ce mouvement de financement de manière transparente si on ne veut pas continuer à accepter

28:58
Locuteur

le financement

28:58
Présentateur

étranger

28:59
Locuteur

mais qui est l

28:59
Présentateur

'interlocuteur lorsqu'il dit ça Emmanuel Macron il parle à qui lorsqu'il dit ça nous devons savoir d'où vient l'argent il parle à qui au CFCM il parle à qui il y a deux types de flux financiers dont on parle il y a l'argent qui vient de

29:09
Locuteur

l

29:09
Présentateur

'étranger maintenant globalement il est déclaré

29:12
Locuteur

il

29:13
Présentateur

est déclaré au ministère de l'intérieur la mosquée de Mulhouse qui a été financée en grande partie par le Qatar a pas été déclarée par le Qatar

29:23
Locuteur

oui

29:23
Présentateur

il y

29:24
Locuteur

a

29:24
Présentateur

un lien entre les deux mais cet argent là

29:28
Locuteur

c

29:29
Présentateur

'est pas celui là qui pose problème je ne

29:31
Locuteur

suis

29:31
Présentateur

pas complètement d'accord avec vous je pense que la communauté musulmane aujourd'hui a les moyens de son financement moi j'ai fait des calculs c'est compliqué parce que rien n'est transparent je pense qu'il y

29:40
Locuteur

a

29:40
Présentateur

2 à 300 millions d'euros de dons annuels 2 à 300 millions d'euros de dons annuels avec ça on construit les mosquées

29:47
Locuteur

et

29:47
Présentateur

on assure leur fonctionnement le sujet c'est la transparence du don par exemple aujourd'hui il y

29:53
Locuteur

a

29:53
Présentateur

plein de mosquées qui voient leur compte bancaire fermé pourquoi ? parce que les banques disent on reçoit de l'argent en liquide

30:00
Locuteur

et

30:00
Présentateur

on reçoit un peu d'argent de l'étranger on ne sait pas d'où ça vient donc vous ne respectez pas les règles de compliance donc on ferme les comptes le sujet de la transparence il est là aussi mais il est aussi et on oublie toujours pour le fidèle fidèle qui donne de l'argent alors parfois il demande un risqué fiscal il ne

30:15
Locuteur

l

30:15
Présentateur

'a pas la plupart des associations qui portent les mosquées sont 1901

30:19
Locuteur

et

30:19
Présentateur

pas 1905 pourtant 1905

30:21
Locuteur

on

30:22
Présentateur

a le rescrit fiscal pourquoi elles sont 1901 ? souvent parce que le maire ne voulait pas d'association 1905 ça se voit moins 1901 et puis aussi parce que ceux qui gèrent la mosquée finalement 1901 ils n'ont aucune chance d'être contrôlés il y a un million d'associations 1901 en France il y

30:37
Locuteur

a

30:37
Présentateur

30 000 1905 donc il y a toute cette opacité 1905 c'est celles qui procèdent de la loi 1905 qui sont faites pour porter les lieux de culte leur organisation leur financement donc la transparence elle est là aussi

30:50
Locuteur

mais

30:51
Présentateur

du coup le financement il peut aussi être là parce que et ça c

30:55
Locuteur

'est

30:55
Présentateur

l'idée que j'ai essayé de développer on peut rendre un service à la communauté musulmane en améliorant l'organisation

31:01
Locuteur

les

31:01
Présentateur

circuits de financement la redevance pour les dons mais aussi pour le pèlerinage mais aussi pour le halal prélevé comme le fait la communauté juive avec le consistoire central prélevé un petit peu d'argent et réinvestir pour la formation des imams et ça c'est de

31:14
Locuteur

l

31:14
Présentateur

'argent qui est franco-français alors les imams justement 300 imams étrangers officiers dans les 2500 mosquées françaises ils viennent du Maroc d'Algérie de Turquie mais hier le président de la république a proposé de mettre fin à cette pratique des imams détachés comme on dit avec la volonté de les former en priorité en France Emilia David et Maxime Liogier abrité dans la grande mosquée de Paris c'est un centre de formation unique en France

31:48
Locuteur

l

31:49
Présentateur

'institut Al-Razali forme chaque année une dizaine d'imams

31:57
Locuteur 2

le

31:58
Présentateur

Coran est lu dans sa version originale en arabe

32:00
Locuteur

mais

32:00
Présentateur

tous les étudiants parlent parfaitement français

32:02
Locuteur

un

32:03
Présentateur

prérequis pour intégrer la formation

32:06
Locuteur

des

32:07
Présentateur

imams made in France comme en rêve l'exécutif pour lutter contre ce qu'appelle Emmanuel Macron le séparatisme religieux

32:15
Locuteur 2

à

32:16
Présentateur

52 ans

32:16
Locuteur

Jamel

32:17
Présentateur

Riazi est étudiant en première année

32:20
Locuteur

le

32:21
Locuteur 2

maître qui est là qui est professionnel qui est spécialiste dans la matière il va m'aiguiller il va m'orienter vers mes discours comment je dois faire le discours comment je dois donner le discours comment je vais m'adapter

32:37
Locuteur

à la

32:39
Locuteur 2

société on a un message à donner on a un message à propager c'est quoi c

32:47
Présentateur

'est l'explication correcte du verset coranique son parcours pour devenir imam va durer 3 ans dont une année à étudier la laïcité et le droit français dans une université publique ici il étudie le Coran et ses principes

33:00
Locuteur

c

33:00
Locuteur 4

'est l'exégèse du Coran d'un grand savant d'Algérie très connu très célèbre et vous allez trouver

33:08
Locuteur

le

33:09
Locuteur 4

commentaire des versets qu'il y

33:10
Locuteur

a

33:10
Locuteur 4

pu chercher

33:10
Présentateur

mais le programme religieux est adapté aux règles de la société française

33:17
Locuteur 1

je vous donne un exemple

33:19
Invité

d'un imam à qui on vient lui poser une

33:22
Locuteur 1

question si une femme par exemple est amenée à être soignée par un médecin d'une discipline quelconque que l'imam il doit comprendre que le plus important pour

33:36
Locuteur 4

un musulman c'est la santé de la femme sans prendre en considération qu'elle soit soignée par un homme bien sûr on aurait préféré qu'elle soit soignée par une femme

33:45
Présentateur

mais la compétence du médecin passe en priorité des principes

33:50
Locuteur

qui

33:50
Présentateur

seraient donc intégrés pour un imam formé en France

33:53
Locuteur

mais

33:54
Présentateur

qu'en est-il pour se former à l'étranger

33:56
Locuteur

c

33:56
Présentateur

'est là tout l'enjeu selon l'institut

33:58
Locuteur

qui

33:59
Présentateur

estime qu'aujourd'hui 3 imams sur 4 sont formés en dehors de l'hexagone 300 d'entre eux sont même rémunérés par des pays étrangers grâce à des accords bilatéraux

34:09
Locuteur

ce

34:10
Présentateur

sont les imams détachés

34:11
Locuteur

ils

34:12
Présentateur

viennent de Turquie d'Algérie et du Maroc

34:15
Locuteur

un

34:16
Présentateur

risque selon le gouvernement qui surveille de près les discours déviants

34:19
Locuteur

comme

34:20
Présentateur

celui de l'imam de Brest en 2015 Depuis le prédicateur dit avoir évolué et pratiqué un islam plus modéré

34:37
Locuteur

mais

34:38
Présentateur

il existerait encore des partisans d'un islam radical dans certaines mosquées Une des premières lois qu'on a mis en oeuvre c'est la loi dite Silt qui visait à lutter contre la radicalisation et le terrorisme on surveillait en fait les discours les plus haineux or nos interlocuteurs se sont adaptés parce qu'ils savent qu'ils sont surveillés et aujourd'hui il y a assez peu de discours de ce type là qui sont tenus publiquement au moment du prêche l'année dernière j'ai fermé deux lieux de culte dans ce cadre là avec le dispositif de la loi Silt former plus d'imams en France pour lutter contre l'islam radical

35:10
Locuteur

l

35:10
Présentateur

'idée est partagée par la majorité de ces imams réunis aujourd'hui pour un colloque contre la radicalisation

35:17
Locuteur

mais

35:17
Présentateur

la France manque de cadres religieux alors sans plus de moyens

35:20
Locuteur

le

35:21
Présentateur

recours à des prédicateurs étrangers sera nécessaire

35:24
Locuteur

on

35:25
Locuteur 1

est dans un pays laïc

35:26
Locuteur

et

35:27
Locuteur 1

que la séparation de pouvoir et l'état est un peu séparée là on est parfaitement d'accord mais si l'état aussi nous aide pas il y en a qui vont essayer d'avoir des bénévolats mais c'est pas toujours suffisant

35:42
Locuteur

selon

35:43
Présentateur

le conseil français du culte musulman

35:45
Locuteur

70

35:46
Présentateur

mosquées seraient aujourd'hui sans imams

35:48
Locuteur

un

35:49
Présentateur

vide risque et selon l'organisation

35:51
Locuteur

car

35:52
Présentateur

sans guide spirituelle les fidèles peuvent se tourner vers internet

35:55
Locuteur

où

35:56
Présentateur

les discours radicaux sont facilement accessibles

36:00
Locuteur

cette

36:01
Présentateur

question comment s'assurer qu'un imam est respectueux des lois de la république

36:04
Locuteur

c'est

36:06
Présentateur

pas compliqué il suffit de l'écouter et Christophe Castaner l'a dit les prêches dans les mosquées en arabe sont très contrôlées en turc non pour les mêmes raisons que vous évoquiez il n

36:17
Locuteur

'y a

36:17
Présentateur

pas de turcophone au ministère de l'intérieur un

36:19
Locuteur 7

sujet

36:20
Présentateur

mais même sur les réseaux sociaux il n

36:23
Locuteur

'y

36:23
Présentateur

a plus de discours de haine quasiment pas il y a le dark web djihadiste parce que là aussi les gens sont écoutés donc le sujet n'est plus là le sujet il est dans les conversations individuelles il est dans les groupes d'amitié il est dans une sociabilité qui se fait à l'écart

36:41
Locuteur

sur

36:41
Présentateur

la formation des imams ça peut être la France qui s'occupe de ça c'est compliqué le rôle de l

36:46
Locuteur

'État

36:46
Invité

oui c'est très compliqué on

36:48
Locuteur

a entendu dans ce reportage

36:50
Présentateur

cette personne qui disait il faut que l'État fasse plus parce que ça ne peut pas être du bénévolat qu'est-ce que peut faire l'État

36:56
Locuteur

c

36:56
Invité

'est ça l'État légalement ne peut rien faire puisque l'État doit être à équidistance de toutes les religions et être neutre donc il n

37:04
Locuteur

'est

37:04
Invité

pas question qu'il rémunère qu'il subventionne aucun culte c'est la loi de 1905 donc c'est très difficile ce qu'il peut oui c'est dispenser par exemple des cours sur les institutions françaises sur la laïcité et la république très bien c'est bon pour les imams c'est bon pour tout le monde il n

37:19
Locuteur

'y a

37:19
Invité

pas de problème mais dès qu'on entre dans la théologie là ça devient très compliqué parce que l'État français n'a aucune compétence en théologie musulmane ou catholique ou orthodoxe d'ailleurs donc il y a un vrai problème et le fait qu'on confie à l'Institut Gavali de la Grande Mosquée de Paris une sorte de contrôle sur les futurs imams c'est assez mal vécu par beaucoup de musulmans parce que c'est l'État algérien voilà tout simplement et que donc l'État algérien certes l'Algérie représente la plus grande communauté enfin les Algériens d'origine représentent la plus grande part de la communauté ou de l'islam de France si on peut parler comme ça mais donc c'est pas forcément un gage d'indépendance si formidable

38:07
Locuteur

que ça il y a une

38:07
Présentateur

rivalité entre les pays c'est ce que vous disiez tout à l'heure pour envoyer le plus d'imams envoyer cette réunion d'imams organisée aujourd'hui à

38:17
Invité

Paris c'est-à

38:17
Locuteur

-dire

38:17
Invité

que chaque pays va essayer d'envoyer ses imams avec cette idée effectivement de pouvoir avoir une influence et on va retrouver sur le territoire français aussi des rivalités qui existent entre les pays si on prend la rivalité traditionnelle entre le Maroc et l'Algérie sur l'islam en France ça rejoint aussi de toute façon une relation extrêmement compliquée entre Alger et Rabat donc on va retrouver sur ce terrain-là aussi ces histoires qui se répercutent et avec chacun qui va vouloir par exemple le Maroc qui se présente aux yeux des autorités françaises comme étant le pays qui prône un islam modéré et donc qui propose de former des imams au Maroc à l'Institut à Rabat et donc dans le cas d'une coopération entre la France et Rabat estimant que le Maroc est plus armé dans le vrai sens du terme pour former des imams qui après reviendront en France parce qu'ils auront été formés à cet islam modéré que prône le Maroc donc on est toujours aussi dès qu'on parle de cette question-là aussi dans la façon donc chacun des pays musulmans conçoit aussi sa pratique de l'islam et qu'est-ce qu'il envoie dans d'autres pays les pays européens et là la France en

39:26
Locuteur

l'occurrence à la

39:27
Présentateur

place des gens qui nous regardent ça fait combien d'années qu'on aborde ce sujet-là en disant il faut former des imams il faut s'atteler à la formation des imams et d'un islam de France alors là en général les regards se tournent vers le CFCM en disant occupez-vous de l'organisation de cette formation c'est ça

39:45
Locuteur

?

39:45
Invité

Moi enfin juste revire un mot juste avant la question du CFCM moi je pense que si la France déjà s'occupait sérieusement de l'enseignement de l'arabe comme il faut il y a déjà des choses qui ne se passerait pas de la sorte ce qu'il faut bien comprendre c'est qu'il y a de moins en moins de postes au CAPES et à l'agrégation d'arabe donc vous avez de moins en moins de profs d'arabe donc si vous n

40:05
Locuteur

'avez

40:05
Invité

pas de profs d'arabe qu'est-ce que vous faites ? Vous avez envie que vos enfants apprennent l'arabe vous allez le mettre dans des associations qui sont souvent des associations qui ont des liens avec l'étranger puisqu'il faut payer ses profs et donc beaucoup de cours d'arabe sont dans les mosquées sont organisés ou dans des organisations des ONG qui se montent donc je pense qu'il

40:24
Locuteur

y a

40:24
Invité

un moment il faut que la France se donne les moyens de gérer la deuxième religion de France qui est l'islam et donc ça

40:31
Locuteur

passe aussi pas

40:33
Invité

que il ne

40:33
Locuteur

faut

40:33
Invité

pas mélanger l'arabe l'islam ce n

40:35
Locuteur

'est

40:35
Invité

pas la même chose donc il ne

40:36
Locuteur

s

40:36
Invité

'agit pas de mélanger mais si déjà on avait suffisamment de profs d'arabe qui puissent enseigner l'arabe dans tous les établissements et que les enfants pour lesquels les parents veulent qu'ils apprennent l'arabe ne soient obligés de les mettre dans des institutions culturelles ou dans des mosquées déjà il y aurait une partie je vais dire de la question non pas qui serait réglée mais qui montrerait qu'on prend complètement à bras le corps cette question qui est une question essentielle c'est dit si on en revient au rôle que peut jouer le

41:02
Présentateur

conseil français du culte musulman dans la formation des imams est-ce que ça peut être son rôle

41:08
Invité

? écoutez moi je pense que c'est très bizarre parce que le CFCM c'est une création de l'état du ministère de l'intérieur français ça

41:17
Locuteur

a été créé

41:17
Présentateur

il

41:17
Locuteur

y a

41:17
Présentateur

combien de temps ?

41:18
Locuteur

c

41:18
Présentateur

'était

41:18
Invité

quoi l'objectif ? il y a eu une première version sous chevènement et puis c'est sous Sarkozy je

41:23
Locuteur

prends que ça a été 2003 qui l'a

41:25
Invité

pensé et ensuite c'est devenu le CFCM

41:28
Locuteur

en 2003 c'était l'idée de

41:29
Présentateur

doter l'islam d'un organisme représentatif

41:31
Invité

sauf que malheureusement c'est une coquille vide c'est-à-dire que ça ne fait rien le CFCM on peut présenter quelques personnes j'ai un ami qui a eu cette métaphore assez parlante il a dit c'est une télé novella écrite par l'état donc il a fait le scénario et il a créé des personnages mais il

41:49
Locuteur

n'y

41:49
Invité

a que l'état qui le regarde les musulmans ils ne regardent pas cette télé novella ils la trouvent vraiment

41:54
Locuteur

nulle le

41:55
Présentateur

budget du CFCM c'est 30 000 euros

41:58
Locuteur

le

41:58
Présentateur

budget ? oui

41:59
Locuteur

annuel

42:00
Présentateur

donc sans moyens donc

42:02
Locuteur

sans

42:02
Présentateur

pouvoir

42:03
Locuteur

le

42:04
Présentateur

pouvoir est en dessous dans les fédérations marocaines turques algériennes

42:07
Locuteur

qui

42:08
Présentateur

historiquement n'avaient pas très envie qu'il y ait une organisation nationale qui fonctionne parce que cette organisation nationale allait contre leur intérêt il

42:15
Locuteur

y a un

42:15
Présentateur

nouveau

42:16
Locuteur

président

42:16
Présentateur

il y

42:17
Locuteur

a

42:17
Présentateur

un nouveau recteur et je pense qu'il faut et dans le propos hier du président de la république cette donnée personnelle compte je pense qu'il faut essayer de leur faire confiance quand il leur dit vous avez deux mois pour me présenter quelque chose il y

42:30
Locuteur

a

42:30
Présentateur

quand même un changement d'homme

42:32
Locuteur

c'est

42:32
Présentateur

pas du tout sûr que ça fonctionne mais il y a une évolution il y a des discours qui ont changé il y a une volonté d'agir aussi qui

42:38
Locuteur

a changé le

42:38
Présentateur

CFCM est sous influence puisqu'on parle ce soir de l'influence étrangère il

42:41
Locuteur

y a

42:41
Présentateur

une critique qui a été faite aussi pendant c'est officiel c'est officiel il y a deux fédérations marocaines une fédération algérienne deux fédérations turques une fédération subsaharienne

42:52
Locuteur

toutes

42:53
Présentateur

sont financées par des pays étrangers donc oui l'influence est officielle en même temps la démographie change

42:58
Locuteur

comme

42:59
Présentateur

on le disait les musulmans français la moitié d'entre eux sont nés en France les trois quarts sont français et l'influence des pays étrangers de toute façon est de plus en plus limitée notamment de l'Algérie

43:08
Locuteur

et

43:08
Présentateur

donc de toute façon le sens de l'histoire c'est que tout ça devienne de plus en plus franco français le coeur du sujet c'est pas la représentativité c'est l'argent

43:17
Locuteur

on

43:18
Présentateur

va en parler de l'argent dans un instant parce qu'on va venir sur la question du halal sur

43:22
Locuteur

le

43:22
Présentateur

CFCM juste une petite phrase de Christophe Castaner ce matin qui dit que le CFCM n'est pas en capacité d'être la clé de voûte du plan Macron c'est contradictoire avec les propos du Président puisqu'on a l'impression que le Président en fait justement la clé de voûte c'est-à-dire pas l'ensemble de l'édifice mais ce qui fait qu'il va tenir debout là il y

43:39
Locuteur

a

43:39
Présentateur

un vrai angle mort de la pensée macronienne oui il y a des hommes nouveaux un esprit nouveau une volonté nouvelle mais quand même dans une institution un peu à bout de souffle et dont on ne voit pas comment elle pourrait être l'embryon d'un clergé musulman c'est-à-dire une autorité où le jour où l'islam sera totalement franco-français qui puisse faire la police de l'islam si des imams dérapent nommer des gens régler des problèmes de financement de lieux de culte être l'autorité de référence en cas de litige en cas de problème notamment pour les élus vers qui ils peuvent se tourner si on arrive à faire ça ça sera formidable mais je ne vois pas comment on peut y arriver par ailleurs

44:08
Locuteur

le

44:09
Présentateur

ministre des cultes en France c

44:10
Locuteur

'est

44:10
Présentateur

le ministre de l'Intérieur

44:12
Locuteur

est-ce

44:12
Présentateur

qu'il ne serait pas temps de créer un ministre des cultes indépendant qui puisse en tant que ministre indépendant

44:18
Locuteur

ça a

44:19
Présentateur

déjà existé

44:19
Locuteur

parler

44:19
Présentateur

à Bercy parler au ministère de

44:21
Locuteur

l

44:21
Présentateur

'Intérieur parler à l'éducation nationale et piloter ces dossiers-là ça a déjà existé

44:25
Locuteur

ah non

44:25
Présentateur

pas que je le sache mais c'est un dossier sociétal extrêmement important on a inventé le ministère de

44:31
Locuteur

l

44:31
Présentateur

'Environnement quand il y

44:32
Locuteur

a

44:32
Présentateur

eu des problèmes écologiques on a inventé le ministère des droits des femmes à un moment où on aurait dû d'ailleurs le faire bien plus tôt est-ce qu

44:37
Locuteur

'il

44:37
Présentateur

ne faut pas aujourd'hui inventer un ministère des cultes parce qu'on est dans un moment de notre histoire où la réorganisation globale des cultes pose des problèmes et on a eu des problèmes on a des problèmes de développement de l'islam on a des problèmes d'utilisation des lieux de cultes désaffectés dans d'autres religions on nous dit qu'avec les églises évangéliques venues d'Afrique ou d'Amérique on va avoir des problèmes d'ordre de police et de respect de l'ordre public il serait peut-être temps de faire un ministre des cultes j'aime bien Christophe Castaner je veux bien que pour traiter la bleusaille comme on dit c'est-à

45:08
Locuteur

-dire

45:08
Présentateur

l'uniforme de police au plus près du terrain d'abord il a beaucoup de choses à faire avec ça et puis il sait y faire je ne suis pas certain qu'il ait dans son parcours sa formation de quoi être un bon ministre des cultes il n'a même pas de ministre délégué pour ce chapitre-là on a une carence on se cache les yeux

45:22
Locuteur

et

45:22
Présentateur

si on fait un ministère des cultes on va dire l'état s'occupe de religion ce n

45:25
Locuteur

'est

45:25
Présentateur

pas son rôle

45:25
Locuteur

en

45:26
Présentateur

tout cas l'enjeu vous l'avez dit à l'instant du financement de l'islam est sans doute au coeur de ce débat surtout s'il est question de prendre cette distance avec on l

45:35
Locuteur

'a

45:35
Présentateur

dit tout à l'heure les puissances étrangères parmi les pistes régulièrement évoquées celle d'une taxe sur le halal un marché en pleine expansion qui représente environ 200 millions d'euros en France chaque année Aubry Perrault et Pierre-Jean Perrin

45:51
Locuteur

début

45:52
Invité

février le premier salon de la franchise halal se tient à Paris

45:56
Locuteur

signe

45:57
Invité

d'un marché en plein essor

45:59
Locuteur

dans

46:00
Invité

ces allées des enseignes de

46:02
Présentateur

restauration rapide

46:04
Locuteur

toutes

46:05
Présentateur

suivent les règles du Coran

46:06
Locuteur

kebab

46:07
Présentateur

tacos ou encore pizza

46:09
Locuteur

une

46:10
Présentateur

offre très diversifiée

46:12
Locuteur

on

46:12
Locuteur 4

fait notre pâte nous-mêmes c'est à dire que nous en fin de compte les pâtes chez nous elles sont faites sur place on travaille du produit frais

46:20
Présentateur

cette chaîne de pizzeria possède déjà 45 restaurants et espère ouvrir 10 nouvelles franchises cette année ce jour-là les candidats sont nombreux ce restaurateur veut séduire une clientèle plus large en partie musulmane

46:34
Invité

je pense qu'il y

46:35
Locuteur

a

46:35
Invité

de la mine il y a beaucoup de gens qui me

46:36
Locuteur

demandent

46:37
Invité

par rapport à ça

46:38
Locuteur

ils

46:38
Invité

me demandent tout le temps est-ce que c'est halal ou pas et après on est obligé de prouver que

46:40
Locuteur 4

c'est halal

46:41
Locuteur

nous

46:42
Locuteur 4

on est là pour les accompagner pour l'ouverture de leur point de vente de A à Z pour trouver le local commercial les accompagner les former et faire en sorte qu'ils soient opérationnels au moment de l'ouverture

46:54
Locuteur

et

46:55
Locuteur 4

nous ça nous permet de nous étendre au niveau national comme au niveau international

46:59
Présentateur

une ambition portée par un secteur en pleine expansion et qui se structure viande confiserie alimentation pour bébés ou cosmétiques le halal fait vendre un marché estimé à plus de 5 milliards d'euros par an en France en partie capté par la grande distribution plus 5% de croissance chaque année

47:21
Locuteur

en

47:24
Présentateur

parallèle les magasins spécialisés se développent comme dans cet entrepôt où les rayons sont garantis 100% halal

47:31
Locuteur

ce

47:32
Présentateur

grossiste présélectionne les produits pour professionnels et particuliers

47:36
Locuteur

on

47:39
Locuteur 8

a ce produit là tous les produits des desserts c'est un tiramisu sans alcool qui est sans alcool et sans gélatine donc qui est consommable pour la plupart de nos clients

47:54
Locuteur

alors

47:56
Locuteur 8

comment sont définis les produits halal

47:58
Locuteur

autre

47:59
Locuteur 8

exemple

47:59
Présentateur

avec la viande numéro 1 des ventes dans le secteur voici comment s'organise la filière en France

48:06
Locuteur

d

48:07
Présentateur

'abord 3 mosquées Paris, Lyon et Évry sont habilités à délivrer une carte de sacrificateur aux abattoirs ensuite

48:16
Locuteur

ces

48:17
Présentateur

établissements doivent respecter des règles faire égorger l'animal vivant par un musulman

48:22
Locuteur

tous

48:22
Présentateur

deux la tête tournée vers la Mecque

48:24
Locuteur

ce

48:26
Présentateur

respect des rituels religieux est certifié par des labels depuis les années 90 ces organismes se multiplient chacun selon son propre cahier des charges

48:37
Locuteur 8

nous on a trouvé l'opportunité de rentrer des produits certifiés par des certificateurs reconnus

48:44
Locuteur

par

48:45
Locuteur 8

le secteur donc aujourd'hui quand ils viennent chez nous forcément ils vont pas se poser la question de regarder tous les ingrédients sur chaque article

48:54
Locuteur

un

48:55
Présentateur

gage de confiance car plusieurs affaires ont entaché la filière

48:59
Locuteur

en

49:00
Présentateur

2011 ces saucisses halales font polémique elles contiendraient de l'ADN de porc le groupe Erta suspend sa production

49:08
Locuteur

le

49:10
Présentateur

marché du halal est pointé du doigt pour son opacité

49:12
Locuteur

en

49:14
Présentateur

2016 ce rapport sénatorial évoque des scandales mettant en cause la fiabilité de sa labellisation alors que la filière constitue un enjeu économique stratégique

49:24
Locuteur

une

49:25
Présentateur

manne

49:25
Invité

financière inexploitée alors même qu'elle pourrait être une source de financement importante du culte musulman en France à

49:33
Locuteur 8

l'époque cette sénatrice travaille sur une redevance sur les produits halal un projet toujours au point mort c'est très compliqué il faut une instance

49:40
Invité

représentative il faut un accord sur le montant il faut un accord sur la filière et puis il faut un accord sur où on verse l'argent et comment on s'en sert et donc aujourd'hui le conseil français du culte musulman n'est pas en capacité et personne n

49:56
Locuteur

'est

49:56
Invité

en capacité donc ça ne se fait pas

49:58
Locuteur

une

49:59
Présentateur

redevance halal calquée sur le modèle de la redevance cachère c'est aujourd'hui l'une des ressources du consistoire israélite de France

50:08
Locuteur

c

50:10
Présentateur

'est ça la solution

50:11
Locuteur

? c

50:12
Présentateur

'est ça la solution pour commencer à structurer le

50:14
Locuteur

culte si

50:15
Présentateur

vous voulez qu'il n

50:16
Locuteur

'y ait

50:16
Présentateur

pas d'influence étrangère les influences étrangères elles arrivent par l'argent

50:19
Locuteur

en

50:20
Présentateur

disant vous n

50:20
Locuteur

'avez

50:20
Présentateur

pas d'argent vous n'avez pas d'imam donc on vient vous aider je

50:22
Locuteur

peux

50:22
Présentateur

vous couper cette question comment empêcher concrètement le financement de l'islam par les pays étrangers vous vous dites

50:27
Locuteur

en

50:28
Présentateur

organisant financièrement

50:29
Locuteur

l'islam et

50:30
Présentateur

ce que je disais tout à l'heure il y a suffisamment de musulmans qui sont suffisamment riches et suffisamment pratiquants aujourd'hui pour consommer on le voit avec le halal et pour donner le sujet c'est comment on fait pour capter en rendant un service une toute petite partie de chaque élément de consommation

50:48
Locuteur

comme

50:49
Présentateur

ça se fait avec le consistoire central du judaïsme pour ensuite le remettre au service de la communauté le casher il est organisé par le consistoire central qui est opérateur qui est régulateur qui met son tampon au tribunal arbinique et qui ensuite collecte et cet argent sert à former les rabbins et sert à salarier les rabbins pourquoi est-ce que c'est impossible à faire chez les musulmans

51:08
Locuteur

jusqu

51:09
Présentateur

'à présent les trois mosquées dont on parle qui ont les cartes qu'est-ce qu'elles ont fait ? Elles ont privatisé

51:13
Locuteur

le

51:14
Présentateur

sujet soit dans des associations soit dans des entreprises et ce qui est une libéralité donnée par l'État

51:23
Locuteur

le

51:23
Présentateur

droit de ne pas respecter la loi au nom de la liberté religieuse a été privatisé

51:27
Locuteur

c

51:27
Présentateur

'est absolument anormal absolument anormal

51:30
Locuteur

moi

51:31
Présentateur

ce que je propose c'est que tout ça soit mis dans une caisse commune transparente professionnelle qui va permettre qui ne va pas forcément générer des millions d'euros mais qui va permettre au moins de faire la transparence d'abord sur les flux financiers ensuite sur la qualité du service

51:43
Locuteur

parce

51:44
Présentateur

que le travail de certification on a vu qu

51:46
Locuteur

'il

51:46
Présentateur

y

51:46
Locuteur

a

51:46
Présentateur

eu des scandales il n

51:47
Locuteur

'est

51:47
Présentateur

pas fait de façon très professionnelle par tout le monde

51:50
Locuteur

et

51:50
Présentateur

puis enfin le halal notamment la viande halal c'est souvent de

51:53
Locuteur

la

51:53
Présentateur

viande de deuxième choix donc il peut y avoir des sujets de qualité notamment sanitaire et pourquoi ça ne se fait pas

51:58
Locuteur

? le

51:59
Présentateur

Sénat qui avait remis un rapport en 2016 avait expliqué qu'il y

52:02
Locuteur

aurait

52:02
Présentateur

peut-être un problème au niveau constitutionnel il y aurait une absence de normes unifiées sur le halal est-ce que ça

52:09
Locuteur

a l'air

52:09
Présentateur

d'être pardon la façon dont vous le présentez assez évident puisque ça se fait pour la religion juive pourquoi ça ne se ferait pas pour la religion musulmane il y a des obstacles mais quels sont les obstacles ? les intérêts privés

52:20
Locuteur

tout simplement démosqués

52:21
Présentateur

? oui c'est pas à l'état de faire ça c'est pas une taxe c'est une redevance pour un service mais il

52:26
Locuteur

y

52:26
Présentateur

a des gens qui sont ainsi dessus et ils n'ont pas du tout envie de perdre leur monopole on voit bien que c'est le sujet parce que ce matin encore Christophe Castaner a expliqué qu'il fallait qu'au fond la religion musulmane puisse se constituer aussi il parlait de patrimoine immobilier de bien propriétaire d'immeubles qui sont légués aussi avec le financement du hajj c'est-à-dire du pèlerinage qui se fait à la Mecque il y a plein de moyens les immeubles de rapport c'est un sujet qui est plus global que pour la religion musulmane c'est une vieille revendication catholique notamment des congrégations aujourd'hui une congrégation ne peut pas louer un bien immobilier pour les mosquées ce serait très utile parce qu'il y

53:05
Locuteur

a

53:05
Présentateur

des espaces commerciaux dans les mosquées et si les mosquées pouvaient louer des espaces commerciaux ça leur ferait des revenus

53:09
Locuteur

il

53:10
Invité

y a une question finalement qui ressort de notre discussion c'est le fait que cet islam avec le temps qui passe et donc les influences extérieures qui sont moins importantes puisque la communauté musulmane est française complètement française avec des liens qui sont de plus en plus distendus quand même dans sa majorité avec les pays d'origine donc les musulmans français de France peuvent au bout d'un moment être en mesure justement d'organiser cela s'il n'y a plus ces influences extérieures qui elles règlent aussi des comptes sur la question de l'islam en France donc le fait que les musulmans sont de plus en plus français parce qu'on est à la quatrième génération de fait peut conduire à cela

53:49
Locuteur

Il faut

53:49
Invité

faire attention à ce

53:50
Présentateur

problème du halal parce qu'il a enflammé le débat politique avant les dernières présidentielles avec deux polémiques une sur les abattoirs certains étant soupçonnés de faire de l'abattage rituel halal pour tous les animaux qui passaient par l'abattoir parce que c'était plus pratique plus simple on veut définir totalement séparé quand on veut du halal et puis on mettait en circulation une partie dans le circuit halal et l'autre dans le circuit normal donc des consommateurs non musulmans achetaient de la

54:13
Locuteur

viande qui

54:13
Présentateur

n'était pas étiquetée halal qui avait fait l'objet d'un abattage rituel ça a été un vrai problème puis le deuxième problème ça a été le problème avec un restaurant de restauration rapide où il n'y avait que du

54:22
Locuteur

halal

54:22
Présentateur

donc quand on va dans une boucherie halal évidemment on trouve du halal mais quand on va dans une enseigne internationale où on est censé servir à tout le monde de manière indifférente est-il normal de ne pas avoir le choix et de ne pouvoir qu'acheter du halal donc participer à un circuit de financement ces débats-là peuvent revenir dans une campagne présidentielle prochaine et on voit à quel point ils peuvent être envenimés facilement On ne pourrait pas avoir un débat dépassionné sur ce sujet-là ?

Pas en ce moment une fois qu'on aura mis en place peut-être ces nouvelles instances peut-être que oui on dira oui c'est en train de se construire tout n'est pas parfait mais on va dans la bonne direction là le débat ne peut pas être

54:53
Locuteur

Est-ce que

54:54
Présentateur

justement l'absence d'instances représentatives avec une voix, un visage alimente justement une forme d'hystérisation du débat dès qu'on parle de l'islam ? Est-ce que s'il y avait une instance représentative reconnue y compris par les musulmans et par l'état français est

55:12
Locuteur

-ce

55:12
Présentateur

que ça apaiserait les choses

55:13
Locuteur

? Un

55:14
Présentateur

peu

55:15
Locuteur

On

55:15
Présentateur

a besoin de

55:15
Locuteur

quatre instances aujourd

55:16
Présentateur

'hui C'est sans conviction Oui On a besoin de représentation du culte des mosquées des problèmes administratifs ça c'est le CFCM On a besoin d'une caisse de financement indépendante

55:25
Locuteur

On

55:25
Présentateur

a besoin d'un conseil théologique des imams On n'entend jamais des religieux parler On entend des politiques

55:30
Locuteur

Et

55:31
Présentateur

puis on a besoin d'une instance culturelle on l'a c'est la fondation de

55:33
Locuteur

l

55:33
Présentateur

'islam de France mais il n

55:34
Locuteur

'y a

55:34
Présentateur

pas d'argent Donc vous voyez et puis un jour tout le monde va se regrouper

55:38
Locuteur

Mais

55:38
Présentateur

aujourd'hui il faut séparer les ordres notamment parce qu'il y

55:42
Locuteur

a

55:42
Présentateur

beaucoup d'intérêts Et après on peut mettre en place un système qui fonctionne Il n

55:46
Locuteur

'y a

55:46
Présentateur

pas de raison que les musulmans soient incapables de faire ça Moi je pense qu'aujourd'hui ils sont prêts Il ne

55:50
Locuteur

faut

55:50
Présentateur

pas se tromper de génération aussi Il faut jouer avec ceux d'aujourd'hui pas avec les générations d'avant liées très fortement aux pays d'origine

55:57
Locuteur

Alors

55:57
Invité

moi

55:57
Locuteur

je

55:57
Invité

voudrais pointer deux erreurs qu'on fait en France dans ce débat Un, on est imprégné de notre vision historique Et donc une religion s'est organisée comme le catholicisme Donc avec un ordre hiérarchique Et on pense que les imams sont des curés Non, les imams ne sont pas des curés Ils sont élus par leur communauté ou autoproclamés ou nommés, on ne sait pas trop comment Mais ce ne sont pas des curés Ils n'ont à répondre devant personne Bon, et d'ailleurs les fidèles ne sont pas particulièrement désireux d'avoir, qu'on leur nomme un proconsul Je ne pense pas Donc il y a là une première erreur de conception Si on devait comparer ça ressemble beaucoup plus l'islam au protestantisme au protestantisme calviniste je précise et non pas luthérien qui est plus avec un clergé etc Donc finalement le bon modèle ce serait plutôt la fédération protestante que le catholicisme Première erreur Deuxième erreur c'est cette espèce de provincialisme qu'on veut imposer aux musulmans L'islam c'est une grande religion internationale Donc les débats théologiques ils sont entre tout le monde entre les français, les égyptiens, les allemands les américains et les saoudiens tout ce que vous voulez Ça veut dire que

57:14
Présentateur

c

57:15
Locuteur

'est une erreur

57:15
Présentateur

de vouloir faire l'islam de France

57:16
Invité

? Non, pas pour les raisons administratives et de financement et tout ça parce qu'il faut bien la mosquée elle est à côté de la maison enfin il faudrait logiquement qu'elle y soit Donc ça, il

57:26
Locuteur

y

57:26
Invité

a une vie locale des musulmans français et ils ont droit comme tout le monde à une liberté de culte et un confort de culte mais de penser qu'on va provincialiser le débat théologique musulman c'est une profonde erreur parce que le débat il est transnational

57:44
Locuteur

Vous

57:44
Présentateur

faites comme ça Kimmel Keroui Vous

57:45
Locuteur

avez le droit de ne pas être d'accord

57:46
Présentateur

mais

57:47
Locuteur

il faut le dire vite

57:47
Présentateur

La France peut être une chance pour l'islam ça fait Jacques Berck le dit depuis longtemps précisément parce qu'en France on est encore libre de penser dans les pays musulmans on n

57:55
Locuteur

'est

57:55
Présentateur

pas libre de penser la théologie et la réforme théologique qui est nécessaire pour l'islam je crois qu'elle aura lieu en France et en Occident

58:05
Locuteur

Il

58:09
Présentateur

y

58:09
Locuteur

a

58:09
Présentateur

plein de questions ce soir Quelles sont ces influences étrangères pointées par Emmanuel Macron

58:14
Locuteur

? Il

58:15
Présentateur

pense à qui ? Alors à la Turquie

58:16
Locuteur

? Il y a

58:16
Invité

la Turquie mais il

58:17
Locuteur

y

58:17
Invité

a aussi on en a parlé à un moment des pays du Gov on a parlé de l'Arabie Saoudite du Qatar on parle aussi de l'Algérie du Maroc dans différents domaines donc en fait cette influence étrangère elle est diverse et correspond en fait à des domaines aussi chacun a son domaine d'influence dans le cadre de cette question

58:33
Locuteur

Est

58:33
Présentateur

-ce une lutte contre le séparatisme ou une revanche contre Erdogan

58:37
Locuteur

?

58:39
Présentateur

Non je pense que le problème turc conjoncturel est périphérique et il est évidemment très très volcanique on le voit bien en ce moment mais il est périphérique et il est espérons-le provisoire on est loin de l'époque où Pierre Lottie promenait ses amours avec Asiyadé sur les rives du Bosphore on est très loin de

58:55
Locuteur

l

58:55
Présentateur

'époque que j'évoquais de François 1er et de Soliman le Magnifique mais il n

58:59
Locuteur

'y a

58:59
Présentateur

pas de raison de désespérer dans 6 mois dans un an il peut y

59:02
Locuteur

avoir

59:02
Présentateur

un changement de donne politique en Turquie il y a quelques années certains en France prônaient l'entrée de la Turquie dans l'Europe on n'entend plus personne dire ça aujourd'hui vous voyez ça peut aller très vite

59:10
Locuteur

Va

59:10
Présentateur

-t-on enfin voir un gouvernement prendre des mesures concrètes contre l'islamisme radical

59:15
Locuteur

? C

59:16
Présentateur

'est le troisième chantier il n'a rien dit Oui il y a beaucoup de mesures concrètes qui ont été prises la radicalité au sens de la sécurité il y

59:24
Locuteur

a

59:24
Présentateur

plein de choses qui ont été faites Christophe Castaner parlait de la loi SIL il y a eu je crois 3 ou 4 lois antiterroristes en 4 ans donc il y

59:30
Locuteur

a

59:30
Présentateur

eu plein de mesures concrètes

59:31
Locuteur

Il

59:31
Invité

y

59:31
Locuteur

a

59:31
Invité

des contrôles quand même sur les mosquées on l'a bien vu avec certains imams qui ont été expulsés s'ils n'étaient pas français avec des propos donc il y a aussi un contrôle quand même effectivement Ce

59:41
Présentateur

n

59:42
Locuteur

'est

59:42
Présentateur

pas que ça quand Macron fait la liste hier ne pas exiger la virginité d'une épouse ne pas refuser de serrer la main d'un soignant ou d'un enseignant s'il n

59:49
Locuteur

'a

59:49
Présentateur

pas le bon sexe etc ce n

59:51
Locuteur

'est

59:51
Présentateur

pas que dans les mosquées où on fabrique des djihadistes qu'il y a ça c'est dans des quartiers c'est dans des comportements ça va être plus compliqué C'est l'islam politique ? Oui c'est un islam politique plutôt c'est un islam sociétal c'est

1:00:00
Locuteur

-à-dire

1:00:00
Présentateur

c'est des gens qui de très bonne foi sont persuadés qu'il faut se comporter comme ça pour être un bon croyant parce qu

1:00:06
Locuteur

'on

1:00:06
Présentateur

ne leur a pas expliqué que ce n'était d'abord pas possible en France et pas forcément une bonne chose Rappelez-vous quand il y avait eu une rumeur disant qu'on allait enseigner la théorie des genres à l'école et que petites filles et petits garçons il y

1:00:16
Locuteur

a

1:00:16
Présentateur

eu un retrait d'enfants de la part des familles musulmanes tellement il y

1:00:19
Locuteur

a

1:00:19
Présentateur

eu cette panique et des catholiques c'est

1:00:22
Locuteur

-à-dire de tous ceux qui pensaient

1:00:23
Présentateur

qu'on allait essayer d'effacer d'éraser leurs convictions religieuses et leurs valeurs religieuses vous voyez le problème est quand même à fleur Pourquoi la France a-t-elle recours à des imams étrangers

1:00:32
Locuteur

? Parce

1:00:34
Présentateur

qu'il n'y

1:00:34
Locuteur

en

1:00:34
Présentateur

a pas suffisamment ?

1:00:35
Locuteur

Oui je

1:00:35
Invité

pense qu'il

1:00:37
Locuteur

y

1:00:37
Invité

a probablement un problème de ressources parce qu'il y a beaucoup de pratiquants on a dit à peu près 3 millions et demi de pratiquants musulmans mais assez dispersés beaucoup ont une formation très faible finalement et donc ne peuvent même pas prétendre à être celui qui guide la prière et qui fait le prêche Pourquoi

1:00:55
Locuteur

un

1:00:55
Présentateur

problème d'argent ? Les imams détachés sont payés par les états du coup les communautés locales n

1:01:00
Locuteur

'ont

1:01:00
Présentateur

pas besoin de les payer

1:01:01
Locuteur

On

1:01:01
Présentateur

a le concordat En Alsace Sans

1:01:05
Locuteur

l

1:01:05
Présentateur

'islam Sans l'islam Donc est-ce qu'on ne

1:01:07
Locuteur

pourrait

1:01:07
Présentateur

pas au moins tenter en Alsace dans les terrains concordataires où l'état a l'habitude de payer des religieux d'y adjoindre les musulmans ? Alors évidemment ça ne serait peut

1:01:15
Locuteur

-être

1:01:15
Présentateur

pas électoralement

1:01:16
Locuteur

très profitable On s'est admettement ça serait

1:01:18
Présentateur

justice

1:01:18
Locuteur

d'abord La société

1:01:19
Présentateur

constitutionnelle a dit non deux fois La France ne s'occupe pas de la formation des prêtres pourquoi le ferait-elle pour les imams

1:01:25
Locuteur

? Elle

1:01:27
Présentateur

peut s'occuper de la formation profane des imams Elle s'occupe d'ailleurs d'une certaine manière de la formation profane des prêtres Pourquoi elle doit le faire pour les imams et pas pour les prêtres ? Parce qu'il y

1:01:35
Locuteur

a

1:01:35
Présentateur

un problème avec la religion musulmane notamment avec certains intégristes violents Il n

1:01:40
Locuteur

'y

1:01:40
Présentateur

en a pas avec la religion catholique ou quelque autre religion que ce soit

1:01:43
Locuteur

Le

1:01:43
Présentateur

CFCM fait-il l'unanimité auprès des musulmans de France

1:01:46
Locuteur

? C'est ce que vous disiez tout à

1:01:49
Présentateur

l'heure votre télé-novella

1:01:51
Invité

Non apparemment quand on parle à beaucoup de musulmans ils expriment ça en des termes vraiment assez forts C'est rien c'est une coquille vide On

1:02:04
Locuteur

ne peut

1:02:04
Présentateur

pas considérer que le CFCM parle au nom des musulmans de France

1:02:06
Locuteur

?

1:02:07
Présentateur

Non, il parle au nom des mosquées

1:02:09
Locuteur

Au

1:02:09
Présentateur

nom des mosquées C'est la représentation

1:02:12
Locuteur

des mosquées

1:02:12
Présentateur

Et en quoi c'est différent ? Parce qu'il parle au nom de problèmes administratifs de problèmes d'organisation du culte etc. Pas du tout au nom de la communauté ou des individus

1:02:23
Locuteur

Et

1:02:23
Invité

puis c'est une communauté qui est très diverse N'oublions pas la communauté musulmane on ne

1:02:28
Locuteur

peut

1:02:28
Invité

pas parler de la communauté musulmane C

1:02:30
Locuteur

'est ce qu'on fait pourtant si souvent

1:02:31
Invité

Oui mais les musulmans ils sont comme tous les êtres humains si je puis dire et il y a quand même énormément de différences il y

1:02:38
Locuteur

a

1:02:38
Invité

énormément de façons de concevoir sa place dans la société française En

1:02:42
Locuteur

fonction des pays d'origine c'est ce que vous nous disiez tout à l'heure ? Oui et puis pas que

1:02:46
Invité

de moins en moins parce que ça devient ils sont français je veux dire n'oublions pas ils vivent ils évoluent dans une société qui

1:02:53
Locuteur

est notre

1:02:53
Invité

société

1:02:55
Locuteur

Bien sûr mais vous nous expliquez

1:02:56
Présentateur

tout à l'heure qu'il y avait des spécificités on a commencé cette émission en parlant de la Turquie et vous nous expliquez qu'il y avait des spécificités

1:03:03
Locuteur

pour les musulmans Ce que l'on dit aussi c

1:03:05
Invité

'est qu'ils sont de plus en plus français et avec des liens qui sont de plus en plus distendus quand même avec ces communautés il s'est passé beaucoup de choses entre la période post-indépendance post-coloniale et aujourd'hui et

1:03:18
Locuteur

donc ça c'est un

1:03:18
Invité

élément qui est vraiment je crois essentiel aussi dans la perception Agnès Trevalois vous avez raison sauf

1:03:23
Présentateur

qu'on a l'impression

1:03:25
Locuteur

ça

1:03:25
Présentateur

avance bien sûr parce qu'ils sont français il n

1:03:27
Locuteur

'y a

1:03:27
Présentateur

pas de sujet en revanche l'organisation de l'islam de France n'avance pas donc c'est ce paradoxe qu'on essaie de comprendre

1:03:34
Locuteur

Oui

1:03:34
Présentateur

parce qu'on l'a mis dans la main des états étrangers et

1:03:36
Locuteur

ce que dit le président

1:03:37
Présentateur

c'est

1:03:37
Locuteur

qu'il faut

1:03:37
Présentateur

arrêter et

1:03:38
Locuteur

la façon d

1:03:39
Présentateur

'arrêter c'est de trouver un financement franco-français Quelle est la définition de l'islam de France et la différence avec l'islam tout court

1:03:45
Locuteur

?

1:03:46
Présentateur

L'islam de France c'est une organisation française de l'islam comme il

1:03:49
Locuteur

y a

1:03:49
Présentateur

une organisation marocaine, algérienne, tunisienne toutes sont différentes

1:03:51
Locuteur

Faut

1:03:52
Présentateur

-il revoir la loi de 1905 qui

1:03:53
Locuteur

a

1:03:53
Présentateur

créé une charte de respect de la République pour toutes les religions

1:03:56
Locuteur

? Non Il

1:03:59
Invité

n

1:03:59
Locuteur

'y a

1:03:59
Invité

pas besoin ? Moi je ne

1:04:00
Locuteur

vois

1:04:00
Invité

pas pourquoi parce que c'est encore jeter une suspicion je veux dire on a vécu très bien avec des français qui avaient des religions d

1:04:07
Locuteur

'autres

1:04:07
Invité

qui n'en avaient pas qui parfois n'en avaient plus

1:04:10
Présentateur

Pas besoin de chartes mais la loi de 1905 n

1:04:13
Locuteur

'a

1:04:13
Présentateur

pas à être une espèce de sanctuaire qu'on ne peut pas toucher toutes les lois sont appelées à se moderniser Par ailleurs ajouter à liberté, égalité, fraternité laïcité ça pourrait permettre d'ouvrir un bon débat pour toutes les religions

1:04:24
Locuteur

On

1:04:25
Présentateur

va terminer là-dessus Merci à vous tous C'est la fin de cette émission qui sera rediffusée ce soir à 22h25 On se retrouve demain 17h50 pour un nouveau C'est dans l'air Tout de suite c'est à vous Belle soirée sur France 5 Sous-titrage

1:04:35
Locuteur

Société Radio-Canada Sous-titrage Société Radio-Canada