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Podcast / conversationGénérations Média Populaire· 1 août 2026 68 minComplaisantPortrait personnelInstitutions & électionsSolidarités & familleImmigration & asileEurope & international

« On ne pouvait pas perdre » — Aly Diouara et Nabila Djebbari racontent leur campagne municipale

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 76 %Attaque 10 %Défensif 14 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:19Fait
    « On ne pouvait pas reproduire les erreurs qui ont été commises par le passé. »
  • 17:16Fait
    « On peut pas perdre, on peut pas perdre. »
  • 25:09Promesse
    « L'ambition, c'était de finir premier. »
  • 25:51Fait
    « C'était Ali Juara VS, Stéphane Trousel et Gill Poux. »
  • 28:04Chiffre
    « On fait près de 22 % »
  • 41:16Chiffre
    « 4092 voix soit 51,53 % »
  • 1:02:31Fait
    « C'était de la folie ce qui s'est passé, mais à nous regarder, ils s'habitueront. »
  • 1:03:15Promesse
    « Bassi va réussir. Yaya va réussir, Nabila va réussir, Asdine va réussir, Mohamed va réussir, Mélissa va réussir et toutes celles et ceux qui ont été élus en 2026 à gauche réussiront. »
  • 1:03:59Fait
    « il était temps et les gens les habitants parce que c'est eux qui ont voté hein, c'est les urnes qui ont parlé, bah les gens veulent ce changement là. »
  • 1:05:29Fait
    « notre campagne aussi, elle a eu un impact au-delà d'Auberviller, elle a même dépassé le 93. Elle a été suivie. »
  • 1:06:13Chiffre
    « plus de 3100 voix c'est c'est pas rien. »
  • 1:06:57Fait
    « il y a les présidentielles, il y a les départementales et il y a un travail à mener sur notre territoire en scène Saint-Denis »
  • 1:07:41Promesse
    « Soit ils changent et remplacent leur logiciel vis-à-vis des habitantes et des habitants des quartiers populaires. Soit comme je l'ai dit à l'époque à Gill Poux et c'est pas pour moi mais on va tout vous prendre. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0,3 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:19
Non speech

[musique]

0:23
Locuteur

Quelle est la première image qui te vient en tête quand tu penses à ta ville ? Ma première image quand je pense à ma ville de la Courneuve, c'est euh la barre qui m'a vu grandir, la barre renoire qui a été détruite quand j'étais j'étais enfant. Et la première vraie image parce que c'est quand même beaucoup de souvenirs euh joyeux malgré le fait qu'en grandissant quand on observe cette barre et les images qui nous reviennent, on se pose la question de savoir comment on a pu accepter de vivre dans ces conditions. Mais c'était euh pour moi un peu à l'époque en tout cas le bonheur. Quand je pense à ma ville, la première image c'est la solidarité.

C'est une ville qui est difficile mais à la fois attachante. Tu te rappelles de ton premier souvenir politique ? Mon premier souvenir politique à Auervlier, c'est euh ma première campagne municipale en 2014, le score qu'on fait au premier tour. C'était la première fois qu'on se présentait aux élections en tant que liste citoyenne avec 100 %. On s'était engagé, moi j'ai été engagée sans savoir trop où ça allait euh me mener dans mon engagement et le score qu'on fait et l'espoir, l'accueil aussi qu'on a reçu. Euh ça, je voilà, c'est une des meilleures campagnes que j'ai pu vivre.

Mon premier souvenir politique à la Cour neuve, ça a été toujours quand j'étais enfant, on va dire, c'était les fêtes de fin d'année dans lesquelles les élus et notamment le maire venaient assister. Et du coup euh lors d'une de ces fêtes de fin d'année, on avait présenté un rap devant le maire où on exprimait un certain nombre de choses et donc voilà, inconsciemment, c'était mon premier souvenir politique. À quel moment tu t'es senti légitime pour représenter ta ville ? Je me suis toujours senti légitime à représenter ma ville. En tout cas, depuis que je suis en âge conscient, au moins depuis le lycée, la question qui se posait plus pour moi, c'était l'envie et l'opportunité de le faire.

Mais en ce qui concerne la légitimité, je pense qu'elle ne souffrait d'aucune ambiguïté. J'ai toujours été je me suis toujours senti légitime comme je pense que toutes les habitantes et tous les habitants de la Courne sont légitimes à représenter leur ville et une partie de ce qu'ils sont et de ce qu'ils veulent faire avec les autres. C'est particulier. J'étais poussée par le collectif parce que j'avais pas prévu d'être candidate à une élection en tant que tête de liste. C'est le groupe, c'est le collectif aussi qui m'a porté. Mais c'est vrai que de moi-même, j'avais pas eu euh j'avais pas eu cette idée de me dire je vais être un jour candidate à une élection municipale.

Je vais pas dire que ça s'est fait naturellement, mais dans l'engagement et avec le groupe, à un moment donné, il fallait prendre des décisions et et se poser la question de est-ce que on se présente ou pas avec une candidature. Et c'est là que ça s'est s'est posé. Il y a il y a 5 ans de ça, je m'étais pas dit que j'allais être candidate à une élection municipale. Est-ce qu'une candidature de conviction, de responsabilité ou de nécessité politique ? Je pense que c'est un peu des trois conviction qu'en tant que citoyenne, habitante, engagée et que j'aime ma ville porter des valeurs auxquelles je crois et auxquelles on croit avec mes collègues, il y a aussi une question de responsabilité.

On ne pouvait pas reproduire les erreurs qui ont été commises par le passé. Et oui, c'était une nécessité parce queon on a vécu un mandat avec la droite. Là, c'était pas possible. Ça a été trop de souffrance pour les habitants, trop de souffrance pour les agents. Donc euh c'était une question de responsabilité, de nécessité et de conviction.

Je pense que c'est les trois à la fois de conviction parce que je partage et je suis animé par des convictions, des valeurs et des principes intangible, immuable et qui je pense ne changeront jamais de responsabilité parce qu'on était dans un temps et une période qui nous oblige et qui nous appelle justement à prendre ses responsabilités d'un point de vue politique, citoyen mais aussi historique et et sociétal.

C'est aussi la société dans laquelle on souhaite vivre, qui euh va être, j'ai envie de dire, un peu incarné par euh la prise de ses responsabilités par euh de nouveaux visages finalement en politique de nécessité parce que euh la Cour neuve, au-delà du fait que ce soit une ville monde, c'est une ville aussi euh qui euh fait face à un certain nombre de difficultés, en tout cas est confronté à beaucoup de difficultés, de problématiques assez structurelles pour lesquelles je pense qu'un nouveau souffle ne serait pas de trop pour pouvoir, j'ai envie de dire un peu mettre en musique un peu tout cela à travers le programme qu'on a pu porter tous ensemble.

Comment avez-vous mis en place cette coalition ? On va dire que j'ai impulsé une dynamique avec d'autres personnes, mais voilà, j'ai impulsé une dynamique et euh à l'issue de d'un processus interne, on regrouperant plusieurs sensibilités politiques, notamment la France insoumise, la scène Saint- Nioker, les écologistes, futintemps, les radicaux de gauche, si on peut dire ça et d'autres [grognement] collectifs plus ou moins citoyens. Il y a eu à l'issue de des discussions une désignation qui s'est portée sur ma candidature même si je n'étais pas vraiment candidat, je souhaitais surtout que ce choix soit encouragé, évoqué, soutenu par toutes ces personnes-là. Et c'est ce qui a été fait.

Moi, j'ai dit que j'étais à la disposition du collectif. J'ai dit que j'étais juste un outil du collectif. Je le suis toujours. Je suis un maire outil de tout un collectif et d'un programme. Pourquoi avoir choisi ce nom pour la liste ? Parce que justement c'est un nom qui se qui s'est voulu le plus rassembleur possible, qui s'inscrivait aussi dans une certaine forme de continuité. J'ai été candidat aux élections départementales puis aux élections législatives en 2022 ici sur la circonscription numéro 4. Et à l'époque le slogan c'était nous tous à l'assemblée. Le nous comme pronom personnel est pour moi très important dans le projet qu'on porte.

Et je pense que au-delà du titre électif qui est celui de maire, je pense qu'on a tout et tous une coresponsabilité dans la réussite de ce projet. C'est pourquoi j'ai pas envie, j'aime pas beaucoup personnaliser les choses. Je pense que voilà, le nous il est il est beaucoup plus humble. Comment s'est déroulé ta désignation ? On a construit avec les différents partenaires une charte d'union et dans cette charte, ça a euh posé un cadre pour désigner euh le ou la tête de liste.

Il y avait une date qui a été déterminée le 19 septembre et puis il y a eu un un vote avec euh la méthode Borda et en fait la ce vote là, la méthode Borda, elle permet de de voter mais au consensus et donc c'est cette méthode qui a été appliquée. une méthode qui est utilisée par le CNRS, qui est utilisée dans d'autres domaines comme le sport et donc il y a eu des critères qui ont été posés et c'est comme ça qu'on a voté avec les différentes organisations et donc j'ai été élue ce jour-là. Donc euh ça a été un processus mais euh moi jusqu'au dernier moment euh enfin il y a eu plusieurs candidatures. Euh je m'était dit je pose ma candidature mais si c'est pas moi bah c'est pas grave.

Quoi qu'il se passe, je j'aurais continué à m'engager euh jusqu'au bout pour euh pour Robert Villet. Élu tête de liste un petit peu là.

8:10
Non speech

[applaudissements]

8:14
Locuteur

Alors, tout d'abord, j'aimerais euh remercier vraiment toutes et tous euh d'avoir euh été élu en fait, je crois qu'à ce moment-là, on se rend pas compte de la responsabilité. Je me rendais pas compte en fait de à ce moment-là de la responsabilité et parce qu'on était au mois de septembre et en fait au fil des jours, au fil de des mois et des semaine, ça c'est euh il y a une pression qui se met au-dessus de notre tête. Mais à ce moment-là, je me rendais pas compte. Je je crois qu'on n'est pas assez euh on n'est pas conscient.

Mais c'est normal aussi de pas être en confiance totale et justement il faut pas être en confiance totale parce que les enjeux ils sont tellement grands qu' dépassent en fait notre personne. Et en fait à ce moment-là je réalisais pas ce qui allait venir par la suite. Comment s'est déroulé le premier meeting ? Alors le premier meeting, on avait fait des réunions auparavant sur différentes thématiques. Il y a pas eu des réunions publiques, mais c'est vrai que ce premier meeting, on a eu une salle comble. On avait deux salles, les salles étaient blindées, la cour, il y avait du monde, il y avait des gens de tous les quartiers, tous les âges.

Et en fait, c'est là où je pense qu'on a une première prise de conscience de de ce qui nous attend et de l'attente et de l'espoir en fait qui était porté dans notre projet. Et c'est là où je me suis rendu compte et des personnes qui euh qui sont venues, qui nous ont apporté leur soutien pendant cette campagne, des personnes qui n'avaient jamais voté, qui n'étaient pas inscrites sur les listes et qui sont venus qui nous ont dit "Là aujourd'hui, on a envie de s'inscrire, on a envie de voter parce qu'on croit en votre projet et ça nous donne espoir de sortir de de la politique menée euh ces dernières années et ça a lancé une dynamique.

En tout cas, c'était une grande fierté aussi, beaucoup de de stress aussi, de préparation parce que on s'attendait pas en fait qu'il y a autant de monde. Il y a eu plus de de plus de 450 personnes, je crois, on était monté à plus de 500 et en fait on s'attendait vraiment pas. On aurait pris une plus grande salle si on avait su. Quand je suis entré dans cette salle et j'ai vu le monde qu'il y avait comme jamais il n'y a eu autant de monde, bah déjà je me suis dit que les personnes en face allaient faire deux voire trois fois plus pour amener autant de monde. C'est ce qu'ils ont fait hein.

Mais surtout je me suis dit purée tous ces gens un public vraiment intergénérationnel, beaucoup de jeunes sont venus pour pour nous soutenir, pour nous donner de la force. Et c'est pour ça qu'à ce moment-là, je ne doutais, je doutais plus au-delà de la pertinence de notre candidature et de ma candidature en tant que tête de liste, je ne doutais plus sur le fait qu'on allait réussir cette campagne. C'était pas vraiment un excès d'orgueil.

C'était simplement de me dire si ces femmes et ces hommes-là, si ces jeunes-là, si ces parents-là, si ces agents publics là décident également de s'unir ce jour-là pour venir et aller voter et amener une de trois qu personnes chacun, il n'y a aucune chance à ce qu'on perde cette élection. La présence de mon père dans en fait nos parents, c'est c'est des parcours, c'est des périples. Ils ne sont pas venus en France. Bon, ils y ont fondé leur famille mais eux se sentent pas forcément français. En revanche, ils considèrent, ils estiment que nous nous le sommes.

Et cette vidéo en fait, sa présence à mon père dans dans ce moment-là, je crois que c'était au meeting du 16 ou 17 janvier, pour moi, elle était très importante. Déjà, je savais même pas qu'il allait venir. Donc et le fait qu'il vienne, qu'il assiste à ce meeting et qu'il me voit sur scène en train de prononcer les paroles que j'ai prononcé, je pense queen quelque sorte sa présence est un hommage à à tous les parents notamment issu de l'immigration qui se sont battus pour faire en sorte que leurs enfants soient pleinement respectés dans leurs droits, dans leur dignité, dans leurs aspirations, dans leur volonté de réussir après tous les sacrifices que eux ont fait.

Là, il y a mon père, mais il y a aussi ma mère et il y a tous les papas et toutes les mamans de nos villes et de nos quartiers populaires qui euh je pense à travers ma candidature, à travers mon élection, à travers notre élection et surtout ce rassemblement de femmes et d'hommes notamment issu des quartiers populaires et qu'on souhaite invisibiliser, qu'on souhaite souvent invisibiliser, bah je pense que voilà, c'est c'est en quelque sorte leur médaille à eux, leur victoire.

Donc voilà, j'en suis très fier et euh et c'est aussi ce regard un peu au-delà d'être protecteur, mais un regard aussi tiens, tu es là maintenant, fais gaffe car voilà, c'est pas un monde très simple mais voilà, on sera là pour toi et on te dira toujours les choses. On a toujours ce c'est voilà, c'est ce regardant, protecteur et euh et aussi beaucoup de vraiment de la fierté avec de l'humilité certes, mais beaucoup de fierté quand même de voir nos parents. Moi, j'ai la chance d'avoir mes parents encore en vie. Donc voilà, je me réjouis de les voir assister à ce genre de de meeting. Ouais, c'est ma mère sur le premier plan.

Donc j'ai dit que ça allait faire un peu de Bah je suis je suis contente de l'avir. Ouais, tu vois à me faire chialer. Ah ma petite maman c'est grâce à elle aussi tout ça. Je pense que le fait que je sois engagé comme ça, c'est grâce à l'éducation qu'elle m'a donné. Je savais que il y allait avoir un truc là parce que parce que ma mère elle a elle a toujours été elle s'est toujours battue pour nous donner une nous inculquer des valeurs. Et justement je pense que les valeurs aussi que que je porte et qu'on a porté aussi avec mon groupe c'est grâce à elle en fait.

C'est grâce aussi à à notre vécu et ça nous ramène à ça nous ramène quelque part et là ce quelque part ça a été m'engager sur une liste pour Auert Viller, porter un projet, construire avec les habitants, construire aussi avec des personnes qui sont engagées pour Auertviller euh parce que ça ça se fait pas seul, c'est l'addition de c'est l'addition de plein de personnes et avec différentes visions et c'est ce qui a permis qu'on qu'on porte un projet d'union et qu'on arrive aussi à créer les conditions euh de victoire au deuxème tour. Est-ce que tu as senti un moment précis où la campagne décolait ? Euh bah déjà ce meeting là, on s'attendait pas à autant de monde.

On avait communiqué et tout mais bon on maîtrise pas.

Et après, c'est vrai que il y a eu janvier, l'inauguration du local et les rencontres quand on allait tracter le matin devant les écoles, métro, les portes à porte où là les gens en fait des gens qu' ne font pas partie de notre réseau, b nous disaient "Ah oui, justement on a vu sur les réseaux sociaux, on a vu votre vidéo, on a vu votre tract, on a et les gens c'était vraiment que du positif et de la bienveillance." Et c'est là on s'est dit "Ouais, il se passe quelque chose en fait." la communication et la première sortie aux quatre chemins, bah la vidéo des quatre chemins, bah enfin, moi je je on s'attendait pas mais elle fait euh euh en moins de 48 he plus de 40000 vues et les commentaires et les messages qu'on a reçu et donc euh il y avait bah parce qu'il y a une attente aussi, il y avait un espoir de voir aussi des personnes ancrées qui s'engagent.

Ça aussi les habitants ils l'ont bah c'est ce qu'ils voulaient. Et en fait, plus on avançait et plus il y avait une dynamique collective qui se construisait ou des gens qui venaient au local pour dire "Bah voilà, j'ai envie de participer à la campagne, même 1 heure de mont, donnez-moi des tractes, je vais les mettre dans ma boîte aux lettres." Ouais. janvier février où là on sent qu' on passera un autre cap mais parce qu' aussi les gens ils sont on a réussi à capter des gens qui étaient pas du tout intéressé par les municipales à leur expliquer les enjeux et donc là on a eu des on a c'est une période où les gens sont beaucoup plus intéressés.

On voit la différence entre septembre octobre, les gens ils sont il y avait beaucoup de gens qui étaient pas du tout sur la campagne des municipales et plus on avancer et plus les gens aussi s'intéressaient par nos vidéos, par les communications qu'on pouvait avoir. Du coup, ça leur a donné envie de d'aller se renseigner sur les programmes, d'aller s'inscrire sur les listes aussi. On s'est aperçu que beaucoup de gens n'étaient pas inscrits sur les listes électorales et ça, on a fait un gros travail. Leur dire bah il faut vous inscrire, c'est important. Voter pour qui vous voulez.

Bon, vous voulez voter pour nous, c'est c'est encore mieux, mais votez pour qui vous voulez, mais allez vous inscrire parce que c'est tellement important. On est une ville de 90000 habitants, il y a 34000 inscrits, on a encore une trop forte abstention à Aubergier. J'ai senti un moment où ma campagne, non pas qu'elle décollait, bah déjà au moment de l'annonce de ma candidature, je pense que c'était un choc pour pas mal de monde. J'ai senti un bel engouement autour de notre candidature avec nous la Cour Neuve.

Mais à un moment donné, c'était le 8 mars dernier, au moment où j'appelle un jour avant ou 2 jours avant à une marche populaire, quand j'ai vu le monde qu'il y lu avait, je me suis dit "Ah, il y a un truc qui est en train de se passer là." Euh de personnes qui se cachaient avant et qui là ne se cachent plus, il y a un truc qui est en train de se passer. Et voilà, il y a eu des épisodes comme ça dans la campagne où je me suis dit "On peut pas perdre, on peut pas perdre. C'est c'est pas possible." Il y a des moments de doute. Oui, il y a des moments où par exemple la deuxième partie de la campagne, en tout cas au deuxème tour, on n pas fait campagne. On n pas fait campagne.

On a absolument vraiment vendangé le deuxème tour. C'était n'importe quoi. Tout bête, mais on a même pas eu de matériel de propagande envoyé aux électeurs au deuxème tour, ni profession de foi, ni bulletin de vote. C'estàdire que un certain nombre d'habitants se sont rendus au bureau de vote uniquement avec leur enveloppe et le bulletin de vote qu'ils ont trouvé dans leur boîte aux lettres. Voilà, on a perdu beaucoup au deuxème tour mais voilà je j'avais un grand espoir, beaucoup d'espoir même je placais dans dans les habitants et dans la jeunesse des quartiers populaires. Il y a-t-il eu des polémiques ou des tensions lors de cette campagne ?

Oui, il y en a il y a une polémique autour euh de ce que je je présente comme du clientélisme, du favoritisme, mais surtout du clientélisme. Et fort heureusement, la campagne pour moi, elle n'a duré que 2 mois. J'ai fait le choix de sortir euh très tard du bois pour justement éviter euh ces accros et ces moments de de tension. de campagne, c'est toujours un peu comme ça. Après, bien évidemment qu'il y a des choses qu'on aurait aimé faire différemment, qu'on aurait aimé mieux faire, mais je pense que globalement la campagne s'est quand même bien passée.

On a eu la chance et même l'opportunité d'avoir trois candidats principaux issus d'une même cité avec des parcours vraiment différents, des personnalités vraiment plurielles et ça, je pense que c'est peut-être l'une des plus belles victoires de notre campagne, c'est peut-être celle-ci. c'est qu'aujourd'hui on n'est pas obligé d'aller à en Auvergne pour aller chercher un candidat pour être maire à la Courneuve. Aujourd'hui, on peut justement avoir des enfants de la République qui ont fait toutes leurs classes et toutes leurs écoles ici et finalement aspirer à avoir des responsabilités. Oui, il a eu des polémiques. Après, je pense que dans une campagne, il y a toujours des polémiques.

On fait pas l'unanimité et c'est normal, c'est le débat. Il peut y avoir des polémiques qui stérilent, il peut y avoir des polémiques qui permettent de justement mettre le curseur sur un sujet et déconstruire certains points. Donc ouais, après je pense que c'est normal dans une campagne qui a des des polémiques. En plus aujourd'hui avec les réseaux sociaux, ça va vite. As-tu ressenti des moments de doute ? Oui. Ouais. Ouais.

des moments de doute bien sûr quand il y a il faut prendre des décisions qui qui impliquent tout le collectif, des décisions qui peuvent avoir des conséquences sur la suite et mais ce qui a fait aussi la force c'est que dans les moments de doute, moi j'ai pu compter sur bah des personnes de mon équipe qui m'ont soutenu, qui aussi on a pu échanger, débattre, croiser les visions parce que c'est ça aussi, c'est pas que tout doit reposer sur une seule et même personne mais et puis alors des fois on dans nos moments de doute, on peut ne pas être d'accord mais justement ça permet de prendre du recul et de se dire "Bon bah ouais, finalement j'ai pris la bonne décision avec le collectif sur et c'est normal, je pense que c'est sain aussi d'avoir des moments de doute comme ça, on avance pas la tête baissée directement." Vous avez tourné des petits vlogs durant cette campagne.

Comment ça s'est déroulé ? Ah bah ça s'est s'est bien passé. fallait prendre le pli, s'habituer à ce format là parce queon moi j'ai pas l'habitude d'être en caméra, selfie, aller à la rencontre des gens et tout donc mais c'était intéressant et puis les gens finalement étaient pas étaient pas surpris ou étaient pas pas gêné au contraire et puis le rendu il est il était bien le montage comment ça a été fait et tout bah en fait ça a raconté raconté des des morceaux d'histoire par exemple avec Solange.

qui euh qui est engagé dans son quartier, qui s'occupe de de seigniors isolés et qui raconte en fait cette histoire là et en fait d'aller à la rencontre aussi des jeunes au quartier de Valè, bah ça les gens je pense ça leur a plu parce que en fait on montre le quotidien et ce que vivent les gens au quotidien. Donc ça je pense c'était c'était super positif. Comment perçois-tu les choses avant le premier tour ? Franchement, on a eu une campagne ultra positive. C'était vraiment c'était que du positif, le collectif, la dynamique euh et nous on sent qu'il se passe quelque chose mais on narrive pas à le matérialiser.

On on sait pas mais on sent on sent qu'il y a un truc qui se passe que parce que les gens sont intéressés, les gens viennent au local, nous demandent des programmes, c'est quoi vos orientations ? C'est quoi votre projet ? Et donc avant le premier tour, on se dit on aura tout donné quoi qu'il se passe, quel que soit le résultat. En tout cas, on aura mené une campagne positive, une campagne propre, une campagne avec nos convictions, nos valeurs. Justement, on n'est pas rentré dans les polémiques, on n'est pas rentré dans les débats stériles. Nous, ça a été vraiment que le projet et les habitants. Et ça, je pense, ça a fait la différence.

Et donc euh on s'est dit voilà, on va jusqu'au bout, quel que soit le résultat, on est on est droit dans nos baskets. Comment s'est déroulé votre dernier meeting ? Dernier meeting 7 mars, très beau meeting avec un plateau avec bah nos partenaires, avec aussi la présence de Marine Tondelier. Dernier meeting, bah c'est magnifique. Il y a la salle est pleine. Pareil là, c'est confirmation en fait. de tout le travail qu'on a mené euh durant ces toutes ces semaines-là, ça confirme qu'en fait il y a il y a une attente et on était on était très content de de ce meeting. Comment avez-vous réagi à la prise de position de l'Association des musulmans de Bervilier ? Il y a eu euh plusieurs réactions.

D'une incompréhension qu'une organisation culturelle prenne position euh dans le cadre d'une élection municipale. Pour moi, pour nous euh une association euh comme celle-ci ne doit pas prendre position dans le casadre d'une élection municipale. Elle peut dire inciter les gens à aller voter à voter pour le projet que la personne a envie de de voir gagner mais pas prendre position pour un candidat ou une candidate.

Surtout que nous, ils nous ont sollicité, on les a rencontré, ils ont sollicité je pense t toutes les listes qui se sont présentées aux élections municipales et nous c'est ce qu'on leur a dit, c'est il faut pas prendre position parce que d'une c'est pas sain même pour la communauté qui musulmane qui est parce qu' sont ils représentent la communauté musulmane en tant qu'association culturelle, ça doit pas venir interférer dans une élection démocratique, laïque et républicaine. Racontez-moi votre journée du premier tour. Euh la journée du premier tour du matin jusqu'à l'annonce des résultats, franchement, elle a été elle a été plutôt plutôt sympa.

J'étais assez assez confiant à un moment donné. Bon, tu as toujours des temps de doute sur la participation, mais je voyais de plus en plus de monde aller dans les bureaux de vote. Les gens faisaient la queue. Je me rappelle, on avait été à au bureau numéro 10, au bureau numéro 9 dans les bureaux des 4000 de manière générale. Les gens faisaient la queue. Je me dis ce qui est en train de se passer là, c'est comme au départemental. Et à ce moment-là, j'ai dis non, je peux pas finir deuxè, c'est pas possible. C'est ça. L'ambition, c'était de finir premier. Après, il se passe ce qui se passe mais finir premier c'était impératif.

Et j'ai envie de dire que c'était même pas c'était même pas un combat contre contre le candidat tête de liste du PS ou la candidate soutenue par le Parti communiste. C'était le combat contre un système, c'était le combat contre un ce que j'appelle l'establishment. C'était c'était ce combat là. C'était Ali Juara VS, Stéphane Trousel et Gill Poux. C'était pas autre chose. Quand je dis ça, mon objectif n'est pas d'invisibiliser les autres. C'est simplement de dire la réalité que moi j'ai perçu dans mon élection et ma candidature, si c'était que ces deux candidats là et que il n'y avait personne derrière, peut-être même que je n'aurais même pas été candidat.

J'ai été candidat parce que c'était ce système là que je souhaitais combattre. D'ailleurs, il y a eu des articles de presse par la suite qui ont attesté d'un accord entre ces deux personnes, à savoir Gill Poux et Stéphane Trousel. Donc l'objectif pour moi c'était la rupture et rompre avec 30 années d'un accord clair entre ces deux personnes-là euh qui sont que je qualifie comme étant des dinosaures de la politique. Certains diront diront des barons. Moi, je dirais les deux. Mais voilà, premier tour, journée a commencé très tôt. On était déjà des 7h30 dehors, on s'est donné rendez-vous.

On a vérifié aussi parce que dans tous les bureaux de vote, on avait des assesseurs qui ont qui ont permis aussi la tenue des bureaux de vote et donc on a commencé par à faire un tour dans chaque bureau de vote pour aller saluer les agents, saluer les assesseurs et puis aussi vérifier que tout se passe bien. Et on a fait ça à pied. Donc c'était aussi l'occasion de rencontrer des habitants, discuter.

En plus, c'était une belle journée, il faisait beau et puis après, on a été au local de campagne en fin de journée et puis on a attendu euh bah les les résultats qui tombaient à partir de 20h, enfin plutôt 20h30 parce que justement les ascesseurs nous remontaient les résultats au fur et à mesure du dépouillement.

Donc bah là, on se dit euh c'est positif, c'est positif parce que on a des des résultats qui sont quand même assez euh assez forts dans des certains bureaux de vote et puis bah on attend bah le temps que tous les résultats tombent, là on commence à se ça commence à se dessiner, on est à 19 % puis finalement ça monte 20 % au fur et à mesure que les bureaux montent et donc on fait près de 22 On est content à la fois il y a une déception parce qu'on arrive pas en en tête de la gauche et on voit qu'on est vraiment tous les candidats de gauche à pas très loin l'un de l'autre he on est tous dans un mouchoir de poche.

Donc il y a la liste faire gagner auvilier qui arrive en tête nous on arrive en 2è à gauche et après la France insoumise en 3e. Et donc il y a cette déception parce que il y a pas beaucoup d'écart et donc finalement si on divise par le nombre de bureaux de vote, ça représente pas beaucoup. Et donc on se dit bon bah on aurait pu aller encore chercher des voies pour arriver en tête.

Après, quand on prend le recul on analyse euh aussi euh les résultats, on peut se dire que effectivement il y a des paramètres qui sont arrivés qu'on a qu'on nous on ne maîtrisait pas qui ont qui sont venus quand même euh bousculer les résultats de cette élection, notamment euh sur la prise de position euh de l'Association des musulmans d'Aberviller parce que ça ça s'est vu hein le jour du vote euh les personnes qui venaient voter parce que ils ont eu cette consigne là. Après euh il y a des on pourra aller plus loin dans l'analyse par bureau de vote, mais c'est vrai que on était fier et à la fois il y avait quand même une déception parce qu'on n'est pas arrivé en tête.

Mais tout de suite on est reparti en se disant il faut pas qu'on reproduise les erreurs de 2020. OK, on est arrivé 2e, on fait un score qui est énorme parce que on est en campagne depuis euh pas longtemps en fait, depuis réellement euh entre la désignation et le lancement de la campagne où vraiment on rentre en campagne, c'est le novembre. Donc euh de novembre à à mars, il y a pas beaucoup. Et euh et là, on se dit nous notre objectif, c'est l'union de la gauche, c'est créer les conditions du rassemblement. Et donc, on se remet en ordre de marche et on avance dans ce sens-là.

Dès l'annonce des résultats officiels, moi je j'appelle les différents candidats, je leur dis bah il faut qu'on se voit rapidement avec nos organisations, avec une délégation, qu'on puisse créer les conditions du rassemblement comme ce qu'on apporté en fait depuis toute la campagne, il faut le faire. Et donc c'est comme ça que les discussions elles commencent donc assez tardivement, c'est-à-dire entre l'annonce des résultats les résultats, ils ont été annoncés super tard. On est resté dans le froid à attendre.

Donc vers peut-être 1h du matin, on a cet échange là et tout le monde est enfin en tout cas les autres candidats sont d'accord et disent effectivement il faut qu'on se voit et qu'on discute de la suite. [acclamation] [cri] [acclamation] [acclamation] [acclamation] Là, c'était le soir du premier tour. On est arrivé en tête de ce premier tour. Euh, j'avais une discussion à l'époque avec le maire sortant il y a quelques années. Il m'avait fait encore un aème sale coup. Et je l'ai regardé, je lui ai dit "Écoutez, ça prendra le temps que ça prendra. Je ne sais pas comment ça se fera.

Je le ferai pas pour moi, mais je vais tout vous prendre." Comme j'aime à rappeler souvent, je dis que j'ai été candidat aux élections départementales en 2021 ou à la Cour Neuve. C'était un premier test. J'avais obtenu avec d'autres mes procadaj à Jamar et à Minaal 30 % des suffrages en faveur de notre candidature et déjà à l'époque c'était un peu un cataclysme local. Et là en fait quand j'arrive dans cette salle, je me dis en gros tu vois on y arrive. On n'est pas plus bête que les autres, on n'est pas moins beau que les autres. On est on a peut-être pas les bons code de la doxa de ce qu'il souhaitent nous imposer.

Mais on a une chose qu'ils n'auront pas ou qu'ils n'ont pas, c'est cette volonté qu'on ne trouve vraiment que dans les quartiers et que personne pourra jamais nous enlever. Et voilà, à ce moment-là, quand j'entre, je me dis j'ai pas tué le game mais tu es proche des 40 %. Voilà, deuxème tour, tu feras plus. Après, il y a eu d'autres péripéties hein, mais voilà, à ce moment-là, c'était la concrétisation de je vais tout prendre encore une fois, pas pour moi, mais pour toute ton œuvre. Voilà. Donc, bien évidemment qu'aujourd'hui, je dirais les choses un peu différemment dans le sens où pas d'animosité particulière envers les responsables politiques.

Il y a rien de personnel mais politiquement, on n'est pas pareil. Et euh cette rupture-là, bah elle a été symbolisée par euh cette rentrée. Et j'aime à dire souvent et je rappelle souvent euh notamment de 2021 parce que tout part de là, tout part des élections départementales, je dis souvent cette phrase en disant "Ma plus belle victoire est une défaite" et je crois vraiment en ça. Ma plus belle victoire c'est l'élection départementale de 2021. Celle de mère en fait, c'est la poursuite et la concrétisation de tout ce travail là et des 20 dernières années aussi. Mais ma plus belle victoire est une défaite. Comment s'est déroulé la négociation entre les deux tours ?

Déjà entre le moment où ça y est on fait l'accord avec la liste faire gagner auberg et la liste la force de tout changer, on est pris par les délais administratifs par la préfecture. Donc déjà on est 48 he à il faut refaire les SERFA, refaire le dossier pour la préfecture, refaire un bulletin de vote avec les noms sans faire d'erreur parce que sinon on peut on peut être retoqué et du coup on n pas de bulletin de vote. Il y a cette grosse pression administrative où pendant 48 he en fait on est pris dans le dans ça. On n pas dormi, on est fatigué. Ensuite euh il faut repartir en campagne mais il faut qu'on ait du matériel de campagne.

Donc il faut solliciter les graphistes, retravailler sur une communication euh et en fait on a très peu de temps parce que entre le lundi mardi où ça nous prend euh tout ce temps pour la partie euh administrative et communication, il reste mercredi, jeudi, vendredi, il reste 3 jours de campagne. Donc il faut des affiches, il faut des tractes. C'était c'était intense et il fallait aussi créer une synergie des groupes parce que il y avait trois listes qui étaient concurrentes et là ça devient une seule liste.

Et donc comment on crée aussi les conditions pour queil y ait un collectif qui repart en campagne euh avec aussi un projet qui est qui est remodelé parce que chacun aussi est venu après même s'il y avait des points de convergence. Donc c'est intense mais en fait ça va tellement vite qu'on a pas le temps de de trop réfléchir et mais tout le monde a joué le jeu. Tout le monde a joué le jeu et tout le monde est parti en campagne euh tracté, faire du phuning, faire les sorties d'école et donc jusqu'à vendredi soir minuit, ça a été 3 jours intense.

Euh bah moi, j'ai envie de dire conformément à mes convictions, à mes valeurs, à mes principes, j'avais dit avant même le premier tour que s'il y avait alliance, elle ne pourrait se faire qu'avec les communistes. Voilà, qu'avec les communistes et la candidate soutenue par les communistes qui est sans étiquette. Donc forcément, je me suis tourné vers elle en lui proposant de faire alliance. Les discussions ont été longues, poussies même, mais je ne désespérais pas de la sagesse de Nadia Shaboun pour le coup et j'espérais également un peu des communistes. Finalement, on a réussi à à conclure le soir, lundi soir très tard, en tout cas sur le principe.

Le mardi matin, c'était très compliqué parce qu'il revenait plus ou moins sur leur décision jusqu'à à peu près midi où on a consolidé les choses et que j'ai eu les éléments pour pouvoir les déposer en préfecture. C'était pas évident du tout. Pas évident du tout. Mais moi, je remercie Nadia parce que vraiment elle a été elle a été très correcte. Très correcte. J'en attendais pas moins d'elle mais elle a été très correcte malgré le fait qu'elle n'est pas une politicienne et c'est peut-être ce qui a fait qu'on l'alliance a été belle pour tout le monde. Tout le monde était heureux de cette alliance mais on a loupé notre deuxième partie de campagne quand même. Voilà.

Comment avez-vous pu rebondir ? Bah déjà euh il faut savoir que nos adversaires à ce moment-là, c'est le Parti socialiste qui active tous ses réseaux, qui appelle au téléphone toute la planète, qui est partout sur le terrain, qui fait venir toute la planète, vraiment tout le monde. Il venait d'être défit à Saint-Denis, donc tout le monde est venu. vraiment ils ont fait une grosse grosse grosse campagne téléphonique par SMS sur les réseaux sociaux et surtout on avait aussi il faut le dire une partie de cette alliance et notamment des communistes qui ont décidé de pas voter pour nous. Donc sur 1600 voix allez peut-être qu'on gagne 50 % de ces voieslà.

Tout le reste, soit ils s'abstiennent, soit ils votent socialistes. Puis vous avez aussi une partie de la droite locale. La droite locale, c'est quand même 15 à 20 % qui votent socialistes qui n'ont pas été votés au premier tour et qui vont voter au deuxème tour. Donc pour nous, c'était c'était déjà ça, une mobilisation et des moyens très très très importants mis en place par le Parti socialiste départemental. Encore une fois, je rappelle que ce n'était pas face à mon adversaire tête de liste, mais face à Stéphane Troussel et un système. Ensuite, vous avez aussi le maire sortant qui n'a pas appelé très clairement à voter pour nous.

C'estàd qu'il se réjouissait de la présence de Nadja Shaboun et d'un certain nombre de ses anciens colistiers mais il n'a pas fait campagne, il n'a pas appelé à voter pour nous, il n'a pas écrit de lettrre comme il l'avait fait au premier tour. Donc là aussi, voilà, c'est tout un tas de choses qui fait que c'était un peu plus compliqué. On a eu également l'épisode où notre matériel de propagande officielle n'a pas été envoyé chez tous les électrices et et toutes les électrices et les électeurs. Et ça c'est un manque à gagner énorme en terme de de publicité électorale. Euh vous imaginez, vous êtes chez vous, vous avez deux candidats et vous ne recevez qu'un seul.

Donc forcément, on se dit bah soit on va pas voter, soit on y vend et on vote pour lui. Ça aussi c'était grandement problématique. Et puis compte tenu de du calcul un peu de l'alliance de manière arithmétique, on se disait "Ah, il a fait je sais même plus près de 3000 voix, elle a fait 1600 voix." En faisant la somme des deux, on devrait atteindre les euh 4600 voix ou un peu moins. Bah, on s'est dit que c'était plié tout simplement et qui pourrait jamais rattraper son retard. C'était sans compter sur encore une fois une grosse mobilisation de leur part et nous bah sur le terrain forcément on était beaucoup moins mobilisé. La droite quitte cette ville. [acclamation] La gauche.

Ah ouais, ça c'était le soir de la victoire sur la place de la mairie. Juste avant, on était au local de campagne de Sopiane Karoui. Et donc, on on avance pour pour aller place de la mairie et là en fait, on est on est choqué parce que la place elle est bondée. Il y a un monde, je crois que je n'ai jamais vu une élection municipale avec autant de monde sur la place de la mairie. Et en fait là, c'est l'on a une prise de conscience de justement cette attente de cette union. C'était blindé. Il y avait des familles, des jeunes, des moins jeunes et il y avait cette attente. En fait, les gens c'est ce qu'ils attendaient. En fait, il c'est et on l'a vu hein, c'était l'union, l'union, l'union.

Et donc ils avaient tellement ce traumatisme en tête de 2020 et des gens qui m'ont nous ont remercié qui m'ont remercié pour pour avoir créé les conditions de ce rassemblement. Et donc là c'était vraiment un moment de fierté aussi. Là on se dit bon des responsabilités là il y a une autre page qui s'ouvre. Il y a eu le temps de la campagne et là ça veut dire que ben au boulot il y a un programme à à mettre en place. Donc c'était non, c'était Ouais, c'était beaucoup d'émotions ce soir-là entre la fatigue, les émotions, le monde, la joie, enfin c'était Ouais, c'était incroyable.

toujours plus grand en toujours plus grand avec 4092 voix soit 51,53i [acclamation] [acclamation] [acclamation] Ouais, beaucoup d'émotions parce que ils m'ont fait la misère en réalité. Je sais pas si je suis égoïste en disant cela mais pendant à minima 5 ans même pas. C'est même pas moi en fait c'est les gamins que j'accompagnais à l'association Assad. C'est les locataires que j'accompagnais à travers l'amicale des locataires. C'est ma famille à qui il mettait des bâtons dans les roues. C'est mes amis, toutes celles et ceux qui étaient proches de moi à qui on ne donnait plus l'heure comme on dit.

Euh c'est toutes ces choses-là qui remontent et euh et c'est de se dire que finalement dans le livre de Paolo Quello, l'alchimiste, on parle de mctoub. Il y a il y a il y a un destin, il y a il y a une destinée, il y a voilà, il y a il y a quelque chose qui s'est passé et cette émotion, c'est celle-ci aussi, c'est celle des parents, c'est celle des épreuves de la vie. Euh c'est celle beaucoup m'ont dit "On t'a jamais vu comme ça franchement on pensait limite que tu avais pas de larme." Et je dis "Si, je suis je suis comme tout le monde. J'ai mes moments sauf que il est extrêmement rare que je les exprime en public." Et là je sais pas.

Et d'un autre côté, je me suis dit mais quand quand on voit tout ce monde, je me suis posé deux questions aussi au-delà de ce que je vous ai dit juste avant. Je me suis posé quand même deux questions. La première c'est est-ce que je mérite tout ce soutien ? Est-ce que je mérite tous ces gens-là qui m'acclament ? Qu'est-ce que j'ai fait pour mériter ça ? Pourquoi en fait en fait vous êtes vous êtes des vous êtes des dingues ? Pourquoi vous me soutenez ? Je je je il y avait ce sentiment là, je comprenais pas. Et de l'autre côté, j'avais un autre une autre réflexion en me disant "Purez, je suis dans la merde. Pourquoi je me suis mis dans ce bourbier ?

Parce que ceux qui t'acclament aujourd'hui sont aussi ceux qui peut-être demain bah entre guillemets te condui à ta perte." Je le crois pas pour la cour d'œuvre, mais je me dis ah voilà à quel moment je vais pouvoir vivre ma vie. Je ne crois pas que ma vie est politique. Je crois que mes engagements le sont mais je ne crois pas que ma vie doit être politique. Je pense que il y a des temps pour tout. C'est pour ça que je dis que je ne suis pas un carriériste. Je suis là par défaut et par nécessité. Mais je suis pas un carriériste. J'ai pas, je disais il y a pas longtemps, j'ai pas lu le capital de Marx pour exister. J'ai pas eu besoin de ça. J'ai j'ai lu du Bourdieu, mais j'ai pas lu Marx.

Voilà, je Mais bon, c'est tout ça. C'est c'est un sentiment partagé. À quel moment as-tu réalisé que quelque chose avait changé ? À vrai dire, je le réalise toujours pas. Voilà. Je dirais que en fait la responsabilité, elle est tellement importante que j'ai pas le temps de penser à autre chose que ma tâche, que ma mission. Et ça même depuis que je suis député. La petite anecdote, j'avais une collaboratrice qui devait refaire un un papier d'identité. On devait aller en en Gambie et elle me dit "Oui, il faut que j'avance vite sur ça. Est-ce que est-ce que tu connais ?

Est-ce que tu peux ?" Et je lui dis "Oui, appelle telle personne, tu lui demandes ceci." En fait, j'ai réagi comme un militant associatif qui essaie de trouver une combine. Après, je dis "Mais merde, en fait, je suis député. Un moment donné, j'ai cru au préfet écoute, je dois bouger avec ma collaboratrice, j'ai besoin d'un passeport en urgence parce que c'est dans le cadre du travail, c'est du droit en fait." Voilà. Et j'ai oublié en fait que j'avais cette position là.

C'est pour ça que des fois je le matin ou autre quand je sors, j'ai pas le temps en fait et j'ai pas envie de penser que je suis j'ai la position, c'est la mienne pour les institutions, mais pour la rue, pour nous tous, je suis Alli d'Assad, Al de l'amichel des locataires, Ali euh le gars de la de la cité. Ça ne veut pas dire que voilà, j'occulte le respect lié à ma fonction et tout ce qu'il y a autour. C'est simplement que voilà, ces postes là appellent, je crois beaucoup d'humilité. C'est pour moi c'est trop important. Voilà, on est politique. Voilà, c'est pas autre chose que ça. On réalise justement quand je sors le matin pour déposer mes enfants.

Donc je croise des parents, je croise des habitants et les gens qui remercient, qui nous disent merci, on est soulagingé quand on croise les agents aussi de la ville qui nous remercient soulagé avec les larmes aux yeux. Non, ça c'était et c'est là on se dit purée, en fait on est vraiment on a vraiment changé quelque chose. C'est c'est pas concret, c'est pas perceptible, c'est pas mais les gens il y a eu un tel soulagement et et c'est en les gens en fait quand il nous arrêtaient dans la rue, bravo, félicitations, merci. Enfin c'était c'est incroyable. Moi je je j' jamais vécu ça.

C'est de c'était Et là on se dit "Ah ouais franchement euh il y avait tellement une pression sur la tête des gens que le fait que ça ça rebascule à gauche, il y a eu comme un soulagement comme un c'était gris, un gros nuage gris. C'est comme ça que je le vois. Et puis là ça y est, hop ! Ce nuage gris s'est évaporé et ça a laissé la place à un beau ciel bleu et un un soleil. Félicitations.

48:09
Non speech

[applaudissements]

48:20
Locuteur

Oui, c'est la le jour du conseil d'installation et de la remise de l'écharpe de première mère adjointe. Bah, c'était c'est un beau moment solennel. Pareil, c'est émouvant parce que il y a nos familles dans la salle, il y avait mes enfants. Donc c'est une fierté de porter cette écharpe bleu, blanc rouge. Euh puis c'est aussi le le commencement d'une nouvelle étape en tant qu'élu. on est fier et à la fois on se dit bah il y a un gros boulot, il y a un gros boulot à Auberviller, il y a un rattrapage à mener et [grognement] donc on il y a cette aussi responsabilité parce que les habitants, ils ont une attente forte et donc on doit être au rendez-vous.

[cri] En fait, la fierté que j'ai ressenti, c'était pas exactement à ce moment-là, c'était juste avant. Quand là j'ai mes parents, ma mère, mon père, le meilleur ami à mon père qui est comme un tonton, qui est un baron du quartier ancien qui les deux sont au même moment ici en France. Voilà, ils se loupent à chaque fois mais là, ils étaient là ensemble. Et je me rappelle énormément de choses à ce moment-là. Donc l'émotion, elle est là, c'est de leur dire vous tous là, vous nos parents, qu'importe leurs origines, vraiment là, il c'était mélangé. Euh vous ce que vous avez fait pour nous, d'une part on l'oubliera pas.

Deuxièmement, on est reconnaissant et troisièmement vous ne vous êtes pas trompé. Voilà le le sentiment qui a été le mien à ce moment-là. C'était même pas un sentiment de revanche ou de victoire. C'était juste un sentiment pour vous ça. Là, c'est pour vous, c'est pas pour moi. Moi, je je m'en fous vraiment, je m'en fous là. à ce moment-là, c'était pour vous, tu vois, quand je vois tous mes oncles qui viennent avec vraiment tous les parcours qu'ils ont eu, les les difficultés, les épreuves, les décès, les maladies, les Ah, c'était chaud en vrai. En vrai, ce qu'on a vécu dans nos quartiers là jusqu'à ce qui viennent se passer avec quelques élus, on n'est pas beaucoup, il y a 36000 communes.

En réalité c'est rien, c'est une goutte d'eau. Mais le choc, il est tellement puissant qu'on a l'impression que c'est nous les 36000. Le message, il est trop puissant. Et là, à ce moment-là, tu leur dis tuaimes pas Bass Ali, Bali, Yaya, tu vois et tous les adjoints aussi qu'il y a derrière, tous les élus en fait. Ah, finalement ces gens-là là, ils existent hein. Et c'est ce sentiment là. Et pour Ah, c'est peut-être une phrase un peu climante, mais pour les nôtres en fait, pour une fois, ça là, c'est pas du foot là. Ah, c'est pas la France juste Black Blamber et compagnie. Là, on n plus dans ça, on n plus dans France 98.

Moi, je veux pas qu'on me reconnaisse que à travers un ballon ou des exploits sportifs. Je veux qu'on me reconnaisse à travers aussi ça, ce trucl là auquel vous ne souhaitiez pas qu'on qu'on participe. Voilà, participer au récit national, voilà. Écrire quelques lignes du récit national, ça pour moi c'est trop très et trop important. Voilà. Parce que sinon euh comme on dit, voir c'est exister. On nous voyait pas avant, on a décidé d'être vu par nous-même. Qu'est-ce que cette campagne a changé pour toi ? Ce qui a changé pour moi, c'est euh il y a d'une sur le plan euh politique, il y a c'est on prend en expérience.

C'était la première fois que j'étais candidate tête de liste municipale et donc bah c'est une expérience. On apprend euh on apprend à travailler avec bah des organisations qui sont différentes des nôtres, avec différentes méthodes. Euh apprendre aussi à accepter des fois de pas pouvoir tout maîtriser, ça aussi parce que il y a des paramètres qu'on maîtrise pas, c'est comme ça. On peut pas avoir un contrôle sur toutes les décisions, changer les choses. Ce qui a changé aussi, c'est on prend aussi conscience au Berviler. Enfin, moi j'avais pas conscience de cette attente. Enfin, on le sait mais là de de le vivre et d'être au premier plan, ça aussi bah ça ça là ça nous oblige.

Donc moi, j'ai beaucoup appris aussi sur moi-même et donc là bah il y a plus qu'à à mettre à profit notre expérience, mes compétences aussi que que j'ai et ce qui m'ont ce qui m'a permis aussi d'être d'être de liste. Et donc là, faut les mettre à profit pour porter une délégation, porter un projet, des orientations politiques qu'on a travaillé avec les habitants. Et donc ça c'est ça va être tout l'enjeu du mandat. Est-ce qu'elle a changé des choses en moi ? Non, la campagne elle a rien changé en moi. Je j'ai pas j'ai pas l'impression que ça a changé quoi que ce soit.

Je dirais qu'en tout cas les les l'élections, les responsabilités m'incombent d'être encore beaucoup plus vigilant dans ce que je suis. Mais en même temps, mon parcours il est il est ce qu'il est. Il est pas fait de faux semblants. Il y a parfois très peu de stratégies politiques. Il y a beaucoup de e c'est comme ça. Voilà. Si j'ai envie de te dire ce que tu fais me déplaît euh ne me convient pas et que je dois te combattre d'un point de vue politique, je le ferai avec toute la force qui m'anime. Si ça me plaît, bah ça me va, il y a pas de problème.

Mais à partir du moment où j'ai décidé par défaut, mais en même temps par nécessité de m'engager, je le fais pleinement et je ne trne pas autour du pot et je fais pas de faux semblant. D'ailleurs, on l'a vu dans mon discours à Saint-Menis, hein, autour de du racisme. Voilà, je je fais pas de faux semblance, c'est pas la peine. On n'est pas né pour ça. Quel regard portes-tu sur ce qu'il s'est passé à la Courneuve ? ce qui s'est joué à la courneuve c'était on a suivi de près. Moi j'ai un regarde. Je suis fière parce que parce que il y a des personnes qui ont été acteurs et actrices dans cette campagne que je connais bien. Ali Diuara qui devient maire de la Courneuve.

L on était on était à l'école ensemble, on était au lycée en Rivalon et donc on se connaît depuis le lycée et ni lui ni moi quand on était au lycée, on on se disait qu'on allait être candidat à une élection municipale, on allait être engagé politiquement en aucun cas.

On était tous les deux engagés euh dans l'associatif mais euh et je pense que c'est par la force des choses justement, c'est nos parcours, nos vies, nos vécus à la Courneuve à Aubervier, c'est c'est c'est pareil, je dirais, on est voisin, il y a une histoire et donc moi, j'étais très contente de voir cette transformation aussi à la Cour Neuve avec une candidature issue d'un mouvement citoyen Et ce qui s'est passé aussi à Aubervier, ça en dit long aussi sur euh justement euh il y a un changement qui s'opère et nous on a été euh on est en train de continuer ce chemin-là parce qu'il s'est déjà opéré il y a des années par d'autres acteurs issus de mouvements citoyens.

Ils nous ont ouvert la voie et nous on a pris ce chemin là et on est en train d'ouvrir une voie. Moi, je suis très contente de voir que il y a des des jeunes qui sont élus aujourd'hui, que ce soit au Bervilier, que ce soit la Courneuve et qui ont pas notre parcours à nous où ça fait des années qu'on est engagé, ça fait des années qu'on se bat aussi contre un système qui est pas assez représentatif, qui prend pas en compte les gens des quartiers où c'est pas simple de s'engager à travers un mouvement citoyen. Et là, il y a des personnes qui sont élues à qui on a donné cette place.

C'est pas qu'on a donné, mais ils ont pris pas en tout cas ce à ce processus là et ils auront pas galéré comme nous on a galéré parce que justement on a évité de leur faire connaître les échettes, les erreurs qu'on a pu nous nous commettre par le passé. Quel regard portes-tu sur ce qu'il s'est passé à Aubervilier ? Aubervilier, pour moi, c'est une ville qui me tient particulièrement à cœur. C'est la ville dans laquelle j'ai été euh scolarisé au lycée, dans laquelle j'ai énormément d'amis, même parmi mes meilleurs amis. Et depuis euh au moins 2014, je suis la politique à Auberviler.

Je trouve que bon, il n'aura échappé à personne que j'ai une affection particulière pour les candidats citoyens d'Aubertvilier spécifiquement et particulièrement quand bien même j'ai beaucoup d'affection en tout cas de respect à minima pour le nouveau maire d'Aubervilier dont je connaissais le grand frère avec lequel j'ai joué pas mal de temps au foot. Mais voilà l'équipe qu'il y avait en face notamment même si je me suis pas affiché, j'ai rien j'ai jamais parler d'Auberviger mais Nabila est une amie avec laquelle j'ai été au lycée. Amadou est l'un de mes meilleurs amis, c'est un frère. Mohamed Jackité c'est le sang et énormément de personnes qui composaient cette liste là.

C'est des gens avec qui moi quand je fond de la scène Saint New Yoker les premiers que je vais voir c'est eux. C'est eux les premiers que je vais voir. Je vais voir personne à la cour neuve. Je vais les voir eux. Donc pour moi, c'était très important ce qui se passait à Auberviler. Je suis très heureux aujourd'hui qu'Auervilier élu un de ses enfants. Je suis très heureux également de voir que Nabila en est la première adjointe parce que déjà ça fait très longtemps qu'elle est impliquée. C'est une femme, elle est très intelligente, vraiment très intelligente.

Je je pense qu'elle fait partie à minima dans le 93 des femmes les plus politiquement en tout cas les plus importantes de notre de notre département et à qui je pense il faut faire confiance et accorder accorder nos suffrages. On en a pas beaucoup et quand on en a je pense qu'il faut faire en sorte qu'elle soit parmi les premières. Et Nabila en fait indéablement partie. Moi, j'ai aucun souci. Bien au contraire, je suis très heureux sur par rapport à ce qui se passe à à Aubervillet surtout on avait une droite affériste en face. C'est aussi ça qu'il a fallu battre parce que c'est Aubervilier parmi moi la cour voilà ça reste quand même une ville de gauche.

Auertviler c'était une anomalie c'est une anomalie qui faisait anomalie qui faisait aussi arbitre pour le territoire donc c'était pas voilà c'est ce qui s'est passé au Bervilier. J'en suis très heureux. Il y a la Courneuve avec Ali duara et sa liste. Il y a Saint-Ni avec Bali Bagayoko. Il y a Blanc Ménil avec Dambatraoré. En tout cas euh dans le 93 là, il y a une transformation qui s'est amorcé avec cette élection et ça c'est aussi euh la la consécration d'un travail qui a été mené depuis des années par des par ces ces différentes personnes à travers les mouvements citoyens.

Et donc ça montre et ça prouve que il y avait il y a il y a un chemin là qui est pris et qu'aujourd'hui les mouvements citoyens, les personnes issues de de ces de ces mouvements-là, bah elle pèse en fait dans le 93. Vous avez été à la marche contre le racisme organisé par Bali Bagayoko à Saint-Denis ?

Oui, on a été euh au rassemblement euh en soutien à Bali Bagayoko euh à Saint-N et ben on était fier parce que de voir toutes ces écharpes bleu, blanc, rouge avec des personnes issu des quartiers, issu des mouvements citoyens, issu de l'engagement associatif, de différentes origines aussi, là c'est on se dit on a réussi quelque chose et on a pris part et je me souviens de Ça, j'avais parlé avec un ami il y a quelques années de ça qui me disait euh tu verras en 2026 le paysage les visages ils vont changer le paysage politique il va évoluer. Et en fait ça me paraissait tellement loin et finalement d'avoir cette cette image là, je me suis dit "Ah ouais, en fait on l'a fait et on a réussi.

Si je dis rien, ce serait un gros mot. Quand je dis rien, c'est pas c'est pas méchant, mais c'est ça ne devait même pas exister en fait. C'est plus du de l'énervement qu'on qu'on en vienne à faire des rassemblements antiracistes aujourd'hui en 2026 parce que trois gars qui ne devaient pas être là sont là aujourd'hui parce que c'est de ça dont il s'agit. J'ai vécu plus ou moins la même chose avec une violence amoindrie en 2024 quand j'ai été élu député là. C'était de la folie ce qui s'est passé, mais à nous regarder, ils s'habitueront. Donc euh voilà, on est là, on va faire le boulot, on va être challengé dans ce boulot et surtout surtout surtout on va réussir. On va réussir.

Nous, on n'est pas on n'est pas c'est on n'est pas un test hein. On va réussir. On n'est pas des cobails. On va réussir. Bali va réussir. Ali va réussir. Bassi va réussir. Yaya va réussir, Nabila va réussir, Asdine va réussir, Mohamed va réussir, Mélissa va réussir et toutes celles et ceux qui ont été élus en 2026 à gauche réussiront. Je le crois, je l'espère et c'est ça qui pour moi est plus important. Bien que je salue les organisateurs du rassemblement et surtout la présence massive du peuple vivant comme dit Bali du peuple vivant. Sommes-nous face à des élus nouvelle génération ?

De voir bah des élus d'une de cette nouvelle génération issu des quartiers enfants issu de l'immigration avec des parcours pas classiques, pas traditionnels issus des partis politiques. C'est que justement il était temps, il était temps et les gens les habitants parce que c'est eux qui ont voté hein, c'est les urnes qui ont parlé, bah les gens veulent ce changement là. Donc euh il faut continuer. Ça veut dire qu'on est sur la bonne voie. Je j'avais vu le clip euh où les élus de Tout bord finalement dans Bon, je l'ai trouvé drôle. Euh sur ma dernière vidéo de la Ah, celle-là, elle était magnifique celle-là. Cette vidéo là, j'en ai eu beaucoup de retours.

D'ailleurs, j'en j'en ai fait un à Hamza. J'en ai eu beaucoup de retours. Elle était vraiment magnifique. Elle disait beaucoup de choses. Elle envoyait un J'ai vraiment eu beaucoup de retours de politique et de personnes non politiques entre guillemets qui euh voilà étaient vraiment euh euh vraiment avait considé avait vu cette vidéo comme étant euh la plus belle vidéo de cette fin de campagne en fait.

vraiment elle envoyait énormément et les images et c'est un tout franchement c'était c'était vraiment une très belle vidéo pour le coup et en fait on ressentait bah du coup l'émotion qui que j'ai eu finalement avant ça les paroles voilà là on pouvait la regarder du début à la fin pourtant souvent on essaie de faire des vidéos pas plus d'une minute 1 minute 30 là je crois duré 2 minutes et quelques ou 3 minutes et franchement c'était une très belle vidéo un petit mot pour conclure cette discussion, pour conclure cette aventure, déjà remercier toutes les personnes et vraiment toutes les personnes qui ont participé, qui ont contribué de près ou de loin à ce qu'on réussisse cette élection, à qu'on porte euh notre message au-delà d'Aubertviller parce que notre notre campagne aussi, elle a eu un impact au-delà d'Auberviller, elle a même dépassé le 93.

Elle a été suivie. Les écharses jaunes, elles ont été suivies mais je veux dire, j'ai eu des messages de Marseille, des messages de du Nord euh et donc euh il y a eu un impact incroyable et on on avait pas pris connaissance euh au début, enfin on s'en rendait pas compte et donc je remercie euh les équipes euh qui ont travaillé sur la communication, sur les vidéos, tous les toutes les personnes aussi euh les colistières et les colistiers, les militants et les militantes. les habitants parce que sans eux hein, les électeurs et les électrices plus de 3100 voix c'est c'est pas rien.

Et donc là c'est pas la fin mais c'est justement c'est le commencement de nouvelle étape parce que il y a d'autres élections et en fait ce qu'on a mené là aux élections municipales et ben ça confirme qu'il faut continuer et qu'il faut travailler pour les prochaines élections. Il y a les présidentielles, il y a les départementales et il y a un travail à mener sur notre territoire en scène Saint-Denis et on continuera à prendre euh notre responsabilité et à être des acteurs et des actrices euh dans la scène Sandy. Un seul mot, plusieurs mais un seul mot en particulier, c'est pas fini. Et celles et ceux qui espèrent notre chute déjà s'habitueront à notre présence et on sera bien on réussira.

Mais surtout soit ils changent et remplacent leur logiciel vis-à-vis des habitantes et des habitants des quartiers populaires. Soit comme je l'ai dit à l'époque à Gill Poux et c'est pas pour moi mais on va tout vous prendre. et nous assumerons nous-mêmes les responsabilités sur des sujets qui nous concernent.