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interviewLa France insoumise· 21 janvier 2025 95 min

Vœux populaires d'Aly Diouara en présence de Manuel Bompard, Mathilde Panot et Assa Traoré

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:07
Présentateur

Bonsoir. Bonsoir tout le monde. Comment ça va ? Bonsoir Bobini. Donc il n'y a que vous. Bonsoir Bobini. Ah ouais, là je suis content là. Comment vous allez ce soir ? Vous allez tous bien ? Vous allez bien ? Ça va ? Et vous madame, ça va ? Ouais. Vous allez très très bien, vous êtes sûr ? Nickel. Madame, ça va ? Vous allez bien ? Ok. La nourriture va arriver. Vous inquiétez pas. Vous inquiétez pas. Non, parce que je vois que vous me regardez. Vous inquiétez pas. Je sais qu'il y a des verres, ils sont vides. Ça va arriver. D'accord ? Allez, je suis trop content d'être avec vous à Bobini. C'est génial. Bobini, ça me rappelle plein de souvenirs. Bobini, ça me rappelle la préfecture.

Quand j'accompagnais mon autre à 6h du matin faire sa carte de séjour. Je me dis en Bobini. C'est 3h du matin. Madame, vous êtes habituée. C'est fini ça ? C'est les souvenirs. Mon autre souvenir, c'est quand j'ai des contraventions. Je suis obligé d'aller négocier avec les impôts à Bobini. Ça me rappelle ça aussi. Il n'y a plus de préfecture. Il y a quoi maintenant à Bobini ? Je sais ce qu'il reste à Bobini, c'est qu'il y a toujours les contrôleurs à la préfecture. Ils sont toujours massifs au tramway. Je ne sais pas pourquoi. Vous êtes sûrs que vous allez bien ce soir ? Monsieur, j'adore votre chapeau, monsieur. J'adore votre chapeau républicain. Je kiffe, je kiffe, je kiffe.

Il y a des jeunes dans la salle ce soir ? Ah ouais ? Non, mais c'est à vous que je parlais. Les jeunes, s'il vous plaît, applaudissez-vous, vite fait, que je sache où vous êtes là. Dans la salle, il y a des menteurs. Il y a des menteurs dans la salle. C'est à le souligner. Non, je suis content parce qu'il y a de tout. Aujourd'hui à Bobini, on est plein. On est plein et ça me fait super plaisir. Applaudissez-vous tous parce que là, franchement, c'est génial. C'est génial. Je ne vais pas vous mentir. Je ne vais pas vous mentir. Le jour où Macron a dit qu'il allait faire la dissolution, les gens disaient que Macron, c'est un génie. Les gens disaient que Macron, c'est un stratège.

C'est quelqu'un de très intelligent. C'est vrai, quand on regarde les journaux, ils disent toujours ça. C'est vrai ou pas ? Ils disent que c'est Jupiter. C'est l'homme qui a le cerveau. Mais grâce à lui, quand il a fait la dissolution, on a eu M. Ali Djoara. Voilà. En tant que député. Et ça, je pense que c'est la meilleure idée qu'il a eue de tout son quinquennat. Bravo. On l'applaudit, M. Macron, parce que là, il a fait fort. Je vous jure, il a fait fort. Il a fait fort. Je vous promets, ce qui a été bizarre, c'est que tout le monde, quand Ali s'est présenté comme député, tout le monde l'a annoncé perdant. Ouais. Ouais, partout. Mais tout le monde se disait, il ne va pas gagner.

Et il y a même des gens, il y a des gens qui n'étaient vraiment pas contents qu'ils gagnaient. Il y a des gens qui n'étaient pas contents. Mais je ne vais pas dire leur nom ce soir. Je ne vais pas dire le nom de M. Corbière et Mme Guérido. Non, je ne vais pas leur dire. Je ne vais pas le dire. Non, non, non, non, non. S'il vous plaît, s'il vous plaît. Non, non. Je ne vais pas le dire. Je ne vais pas le dire. Hein ? Ils sont là ? Vous êtes contents ? Bah ok, c'est très bien. Là, je vous jure, on était tous derrière Ali. On était tous derrière Ali au quartier. On voulait qu'Ali gagne. Moi, je vote au Blanc-Ménil. Et j'ai mis Ali aussi au Blanc-Ménil. Je vous jure, je voulais qu'il gagne.

J'étais énorme. J'avais envie. Non, je vous jure. Non, mais ce qui m'a déçu, c'est que quand Ali a gagné, en fait, je me suis dit que le président, donc il devait choisir le Premier ministre. On est bien d'accord. Et j'avais un doute. Je me suis dit peut-être qu'Ali, il pouvait être Premier ministre. Non, je vous jure, je l'ai senti. Je me suis dit c'est peut-être. Et quand il a dit Barnier, je me suis sorti escroqué. Non, je me suis sorti escroqué. Non, je vous jure. Et quand il a dit, après, quand Ali, je me suis dit bon, Barnier est parti, on va avoir un nouveau Premier ministre. Et vous savez, ça a pris un peu de temps avant qu'il annonce M. Bayrou.

Et souvent, quand ça prend du temps, ça veut dire qu'il y a une petite hésitation. Et souvent, on hésite de mettre un noir ou pas. C'est pour ça qu'on hésite. Et là, il a mis Bayrou. Il n'y a pas assez de vous. Quand il ne faut pas vous, on dirait que vous êtes contents. Il a mis M. Bayrou. Et je vous jure, je me suis senti escroqué encore. Mais vraiment escroqué. Je me suis senti escroqué comme la femme qui pensait qu'elle sortait avec Brad Pitt. Je vous jure, c'est... Ah non, applaudissez à Sataoé qui vient d'arriver. Applaudissez. Oh oui. Non, je me suis senti escroqué. Mais en France, je pense qu'on ne parle pas assez des escroqueries. On ne parle pas assez des...

Vous savez, il y a un monsieur, il y a une famille qui se sont dit quoi ? Il y a une famille française qui a décidé de tout vendre. Leur maison, leur villa, pour vivre dans un bus. Et le bus, il a roulé 4 heures et il est tombé en panne. D'accord ? Et quand ils sont partis les interviewer, ils ont dit que c'était à cause d'Elefi. Parce que tous les escroqués qui se passent, toutes les choses qui sont pas bien, ils disent que c'est Elefi. C'est vrai ou pas ? Quand il y a la guerre, ils disent que c'est Elefi. Quand ? Quand il y a quoi ? Ben oui, Elefi à Bondeau. Quand ils disent que la sécurité sociale, ils disent que c'est Elefi. Même Titanic, ils ont dit que c'est Elefi.

Je vous jure, tout, tout, tout, c'est Elefi. Tout. Elle a géré aussi, c'est Elefi. De toute façon, on peut tout mettre. Tout, c'est Elefi. Mais moi, je me rends compte d'un truc, c'est que les Français ensemble, en ce moment, j'ai l'impression que tout le monde est pas bien. C'est vrai ou pas ? J'ai l'impression que tout le monde freeze le burn-out. Pourquoi ? C'est pour ça que vous allez pas bien ? D'accord ? Moi, ce que j'ai fait, c'est que comme je sens que les gens sont pas bien, j'ai changé de métier. Avant, je téléphone. Maintenant, je suis coach de vie. J'ai acheté mon diplôme sur Snapchat, je vous jure, ça marche de fou. J'ai beaucoup de clients.

Et le premier conseil que je donne aux gens, c'est de ne jamais ouvrir sa boîte aux lettres. Pourquoi ? Qu'est-ce qu'on trouve dans la boîte aux lettres ? Les factures ? Les PV ? Les factures ? On trouve quoi d'autre ? Les impôts ? Les impôts. On trouve les huissiers aussi, parfois. Non, attendez, là, je sais que là, vous allez être trop chauds, là. Attendez, attendez, attendez, attendez, attendez, attendez. Mais souvent, quand on fouille bien dans la boîte aux lettres, on trouve un truc. On trouve les petits papiers de Marabou. Vous y en trouvez ? Marabou 6C, Marabou Camara. Qu'est-ce qu'ils vous promettent ? Le bonheur. Hein ? Si vous êtes en couple, votre femme, elle s'en va.

Il a fait revenir plus vite qu'Amazon Prime. Non, les Marabous, ils sont trop forts. Et en plus, ils réparent les ordinateurs à distance. Non, les gars sont forts. Les gars sont forts. Mais souvent, dans les papiers de Marabou, il y a écrit un truc derrière, ne pas jeter. Si je jette, qu'est-ce qu'il se passe ? Ils vont me jeter un sort. Moi, j'ai une technique pour tous les hommes qui sont dans la salle. Vous laissez les papiers dans vos poches, et quand votre femme a fait la lessive, elle va les jeter pour vous. Voilà, comme ça, au moins, c'est bon. Ah oui, oui, oui. Ah, il y a un féministe ici. Tu t'es trompé de salle, monsieur. Non, non. Non, je vous promets.

Non, mais là, en ce moment, je sens que vous avez tous froid. Il fait francement. Tout le monde avec son manteau. Il caille. C'était mieux l'été. Vous vous rappelez l'été ? L'été, on avait les Jeux Olympiques à Paris. Vous vous en souvenez ? C'était bien. On avait une super cérémonie d'ouverture. Vous vous souvenez ? Il y avait Aya Nakamura. Il y avait une dame avec une grosse barbe. Il y avait un schtroumpf dans un buffet. C'était génial. Mais le mieux, c'est quand il y avait Céline Dion. Le retour de Céline Dion. Parce que Céline Dion, elle était très malade. Très, très malade. Je sais pas si vous vous souvenez, elle a fait un reportage et elle tremblait comme ça. Et moi, j'avais peur.

Je me suis dit, Céline Dion, elle va peut-être mourir. Et elle va plus chanter. Et ils lui ont donné 2 millions d'euros. Elle a chanté très, très bien. Je vous jure, c'est le meilleur comeback. Je vous promets, l'argent, ça soigne. Je vous jure. Des fois, vous allez voir très fatigué. Elle est à la maison. Vous lui ramenez un petit billet de 100 euros. A la fin, elle break. Vous vous dites, qu'est-ce qui s'est passé ? Non, je vous jure. Non, je suis super content d'être avec vous, Bobini. Ce soir, on va passer une super soirée. C'est les voeux. D'accord ? N'oubliez pas, il y aura peu de nourriture. Vous êtes pas venus pour rien. On a des super invités ce soir. On va les applaudir.

Ils se sont déplacés dans le froid. On a un monsieur Jean-Luc Mélenchon qui devait venir, mais il a eu un décès, il a eu un enterrement, donc il n'a pas pu vous déplacer. Donc il est vraiment désolé. D'accord ? Mais il est désolé, oui. Je sais que tu voulais le voir. La prochaine fois, d'accord ? La prochaine élection, il va venir. D'accord ? La prochaine élection présidentielle. Donc là, vous êtes très enthousiaste. Ok, il n'y a pas de problème. Donc on va commencer ce soir avec... Est-ce que vous êtes prêts ? Déjà, vous êtes prêts ? On s'applaudit un petit peu, on s'applaudit un petit peu. On saute. Il fait froid dehors, il fait froid dehors. Il fait froid dehors.

On va accueillir Chloé et Anton qui sont là. Est-ce qu'ils sont là ? Chloé et Anton, ils sont là juste derrière. Anton, j'ai bien dit.

10:17
Auditeur

Allô ? Non, ça marche pas. Si, ça marche. Allez. Déjà, bonsoir à toutes et à tous. Ça fait plaisir de vous voir aussi nombreuses et nombreux. Moi, c'est Anton. Je suis co-animateur du groupe d'action avec Chloé. Tout d'abord, puisque c'est une cérémonie de vœux, laissez-moi vous souhaiter une bonne et heureuse année 2025 et mes meilleurs vœux au nom du groupe d'action.

J'ai commencé à militer auprès d'Ali lors des législatives de 2024, dans cette circonscription, donc 93-05, qui est à la fois profondément de gauche, parce qu'il y a les travailleurs et les travailleuses qui sont si durement touchés par les politiques néolibérales, et relégués au statut de banlieue banni en quelque sorte dans une zone frontière de la République. Et d'autre part, ce sont des gens qui peuvent se montrer parfois défiant de la politique à cause de certains engagements trahis, à cause du clientélisme, dont certains peuvent parfois témoigner. Il s'agit alors de mener des actions concrètes, de reconstruire une base militante qui malheureusement jusqu'alors était parfois éparses.

Ce sont des actions de terrain, des collectes, des campagnes d'inscription sur les listes électorales. Si on a choisi de s'engager dans ce GA avec Ali, ce groupe d'action, j'arbonne un peu, c'est d'abord pour la présence d'Ali sur le terrain, son engagement. C'est pour ça que je profite de cette prise de parole pour le remercier, lui, ainsi que les militants et les militantes auprès desquels nous militons chaque jour pour reconstruire une gauche de rupture, une révolution citoyenne dans nos villes où on tant besoin.

12:06
Invité

Bonsoir. C'est vraiment un plaisir et un honneur pour nous d'inaugurer les prises de parole politiques de ce soir et de vous souhaiter à tous la bienvenue au Vœu d'Ali Ziwara. C'est réellement un bonheur de voir autant de personnes répondre à l'invitation et de constater à quel point il y a dans cette circonscription une force populaire disponible et dévouée pour participer à de tels événements.

On le sait, on est sur une circonscription difficile avec un passif vraiment très particulier dont on a déjà parlé, une méfiance telle envers la classe politique qu'il est parfois difficile de réellement quantifier le rapport de force, mais je crois que cette soirée est la preuve que l'Union populaire peut se réaliser partout et notamment sur des villes aussi délaissées que les nôtres. Les échéances qui arrivent et les défis auxquels on est et auxquels on va être confrontés sont telles qu'il était temps que la France insoumise s'implante enfin et de manière durable en dehors des parenthèses électorales sur le terrain.

C'est ce qu'on essaye de faire avec Anton et le groupe d'action et on est très fiers de ce qui a été fait jusqu'à présent. On voit les efforts de tout le monde et on veut en profiter pour remercier absolument tous les militants qui, dès l'annonce du banquet, ont répondu présents pour aider à l'organisation et qui se sont montrés pour nous aider à tout mettre en œuvre pour vous offrir un bel événement qui a pour unique vocation de donner de la fierté aux habitants de nos trois villes.

Dans le moment politique qu'on traverse avec les vieux clivages à gauche que l'on voit ressurgir, les vieilles carcasses que l'on voit revenir sur le terrain médiatique et politique, coucou Hollande, on se doit d'avoir une ligne politique claire et je le dis, la seule ligne de peu répondre à nos aspirations est la ligne de rupture. De rupture avec le capitalisme, avec l'impérialisme, avec le colonialisme et surtout avec le racisme.

On est condamné à l'inaction, on est condamné à la compromission, on est condamné à trahir encore, on est condamné à accepter, comme le PS, de négocier avec Bérou, qui a mis à Beauvau-Retailleau, le ministre de l'Intérieur, qui a fait l'exploit d'être encore plus raciste que Darmanin. On va faire par-ci, par-là, avec des bouchées de pain, on ne va pas avec des gens déjà loyaux. Au moins, on va avoir besoin de courage, on va avoir besoin de militants, de force, parce que les enjeux sont énormes et qu'on ne peut pas encore se planter. On ne peut plus se permettre de perdre deux ans d'ici, sur la circo, avec des inaptes, pour couper des combats, pour perdre des batailles.

Et je le dis, la circo doit être au rendez-vous. On doit incarner une réelle force fidèle à l'insoumission et à la gauche de rupture. Et voilà la tâche que nous avons à nous donner pour les mois et les années à venir. A plus grande échelle, je crois qu'on a de grands projets à mener et de grandes transformations à réaliser. Et je le dis d'autant plus que je suis militante en Seine-Saint-Denis, on doit aller plus vite et plus loin sur l'inclusion des quartiers populaires. On doit accueillir de nouveaux militants.

On doit créer des espaces capables et favorables pour faire émerger des profits qu'on n'a pas l'habitude de voir dans nos organisations politiques, qui non seulement ont intérêt à une politique de rupture, mais qui sont en plus à même de la porter eux-mêmes. Et je le crois, on a un enjeu très concret de déparisianiser le mouvement. Je crois que 2024 a été une année charnière à ce sujet pour nous. Et je pense que en 2025, on doit justement poursuivre cet élan sans se reposer sur nos lauriers, parce que même si on est à 20 minutes de gare du Nord, j'ai toujours le sentiment d'être à 600 km de Paris.

La Seine-Saint-Denis et particulièrement la 93-05, je crois qu'on a un rôle pivot à jouer à ce sujet. Parce que ce sont les habitants d'ici qui subissent le plus les politiques de casse sociale et raciste de Macron, et c'est eux qui ont le plus à perdre avec la possibilité de l'arrivée de Le Pen au pouvoir. J'en profite que tu sois là à ça pour rappeler que Le Pen au pouvoir, c'est la présomption de légitime défense pour les policiers, et on est dans le département dans lequel Zied et Bouna ont perdu la vie en 2005, le département dans lequel Théo Luaka a vécu un assaut qui lui vaut aujourd'hui une infirmité permanente.

Je crois enfin qu'on doit affronter le sujet du racisme et de l'autoritarisme, et pour cela, on doit accepter la confrontation frontale avec la force fasciste qui se dresse devant nous, sans crainte du candidaton, sans peur du compromis. Et en ce sens, j'aimerais finir avec quelques mots de Coleridge, tel celui qui, sur une route solitaire, marche dans la crainte et la terreur, et qui s'étant retourné, marche toujours, mais ne retourne plus la tête parce qu'il sait qu'un effrayant démon tout près s'avance derrière lui. Merci à vous.

17:35
Présentateur

Voilà. OK. Donc la soirée, elle va continuer, et on va accueillir la coprésidente du groupe Éloquence à Saint-Denis, et elle va nous parler d'un sujet qu'elle a dû défendre pour... Qu'elle a dû défendre, en fait... Pas ça, elle va nous expliquer. Elle va nous expliquer. En tout cas, elle a été touchée par... Ali a été touchée par une de ses prestations qu'il a vues, et il a voulu qu'elle vienne aujourd'hui pour nous faire une démonstration. La seule chose que je voudrais vous demander, c'est de faire beaucoup de silence, d'accord ? Vraiment, silence absolu. Et on va écouter mademoiselle Mika Almeida. On l'applaudit très très fort.

18:22
Invité

La Dilewis, j'ai rencontré Ali à un événement qui était organisé par Éloquence à Saint-Denis. Donc c'est une association qui oeuvre pour que les jeunes du 93 notamment, osent prendre la parole en public. Il m'a rencontrée au cours d'un exercice qui consiste à ce qu'une question soit posée et qu'une personne doit répondre à la positive et l'autre à la négative. Lors de cette soirée, on m'a posé la question suivante. Quand l'homme parle, la femme se tait. Ouais, j'ai eu la même réaction. Et je devais répondre à cette question à la positive. Alors, mesdames et messieurs, je vous remercie d'avance pour votre écoute et aussi horrible soit la question, voici ma réponse.

Ça y est, l'hiver commence à bien s'installer. Dans les magasins, les décorations de Noël disparaissent et laissent place au moins 20% sur le fromage à raclette. Dans nos intérieurs, les plaides sont de sortie. Les bougies pommes cannelle façon crumble embaument l'atmosphère. À l'extérieur, la pluie, le froid, les arbres qui continuent de perdre leurs feuilles. En somme, c'est la saison des glands et mon ex est donc de retour dans mes DM. Un soir d'inadvertence, j'ai laissé Antoine entrer dans ma vie. Un soir, dans une crémailleur où la moitié des mecs tapaient sur les murs en demandant s'ils étaient porteurs, une phrase au loin m'interpelle.

Impossible qu'il l'ait agressé, il n'a pas besoin de ça, il peut se faire qui il veut. Face à ces hommes qui parlaient, abasourdis, face à Antoine qui acquiesçait, j'ai tenté de me faire entendre. Mais j'ai appris que très souvent, les certitudes prennent le dessus sur les faits et j'ai appris à mes dépens que quand l'homme parle, la femme se tait. On est 8 milliards sur Terre, quasiment autant d'hommes que de femmes. Pourtant, un seul genre concentre toute l'attention. Les hommes. Ils sont là, dans les villes, dans les campagnes, sur les réseaux sociaux,

20:57
Locuteur

partout.

20:58
Invité

Notre président est un homme, 90% des médias ont à leur tête des hommes. Ils sont partout. On a beau représenter la moitié de l'humanité, on reste quand même sous-évaluée. Si je vous dis équipe de France de foot, vous allez penser à Kylian Mbappé, très rarement à Wendy Renard. Dans les toilettes publiques, la place pour changer les bébés, elle est du côté de Sophie. Jamais du côté de Grégoire. Il existe pléthore de lois pour contrôler le corps des femmes, il n'en existe aucune pour celui des hommes. Cette différence de traitement, elle a un nom, le sexisme ordinaire.

C'est lui qui fait que le masculin l'emporte sur le féminin et c'est lui qui me permet de constater que quand l'homme parle, la femme se tait bel et bien. Car comme dans tout rapport de force entre un dominant et un dominé, celui qui est considéré comme le plus faible a intérêt à se faire discret. Demandez à Camille Lelouch qui, face à un mari violent, menaçant verbalement, a choisi de se taire stratégiquement. Demandez aux femmes en Afghanistan, celles-là même qui n'ont plus le droit de parler entre elles parce qu'un ministre de la vertu en a fait le serment. Quand l'homme parle, la femme se tait. C'est une pure question de survie dans un monde qui n'est pensé ni pour elle ni par elle.

Et puis, vous pouvez aussi me demander à moi. Je vous expliquerai comment mon père est allé à l'encontre des choix de ma mère alors qu'elle venait d'accoucher de ce magnifique bébé mais qu'elle venait également de perdre son père. Elle a choisi de m'appeler Michaela car il s'appelait Michel. Mais quel prénom est-ce que mon père est allé inscrire en premier à l'État civil ? Guenièvre ! Il a contrecarré ma mère pour que je puisse m'appeler Guenièvre ! Dans un couple hétéro, c'est toujours l'homme qui déclare les prénoms à la naissance. Logique, madame n'est pas en mesure de le faire. Ainsi, elle peut donner toutes les directives qu'elle veut.

Si monsieur en décide autrement le jour J, elle n'aura d'autre choix que de se taire. Alors, je vois vos regards des approbateurs. Vous vous dites « Michaela, t'abuses, on est en 2025, aujourd'hui les femmes ont beaucoup plus de place, on leur donne beaucoup plus la parole, et c'est vrai. L'époque où on se taisait sur ce qu'on subissait, on a l'impression qu'elle est révolue. Pour preuve, on a créé des associations comme nous toutes, on a la fondation des femmes, on a créé des mouvements sociaux comme MeToo ou Balance ton port. C'est vrai. Ces espaces nous permettent de prendre plus la parole.

Mais ces espaces, ce sont des lieux où l'homme ferme sa grande bouche, en fait, ce sont justement des lieux où l'homme n'a plus la priorité. La triste réalité, elle est là. C'est que quand l'homme parle, la femme se tait tellement qu'elle a été contrainte de créer ses propres espaces pour pouvoir prendre la parole. Dans les médias traditionnels, le temps de parole des femmes est estimé à 34% contre 66% pour ces messieurs. Alors, je suis nulle en maths, mais je sais que les calculs ne sont pas bons. Maintenant, il y a des silences que la raison ignore.

Ce soir, lors de la crémaillère chez Antoine, lorsque j'ai passé deux heures à leur expliquer que de tels propos favorisaient la culture du viol, je ne l'ai pas fait par soumission ou parce que j'étais défaitiste. Je l'ai fait parce que je suis fatiguée de m'expliquer sans être écoutée. Et on est plusieurs depuis toujours. Au XVIIe siècle, une certaine Julia Tofana était mariée à un mari bancal contre qui elle était impuissante. Alors, pour mettre fin à son supplice, elle va créer un poison indétectable, le faire boire à son mari et le laisser agoniser comme la France sous la présidence de Macron.

Mais si elle est devenue aussi célèbre, c'est parce qu'elle a aidé plus de 600 femmes à faire la même chose. Leur point commun, cette haine des hommes qui, lorsqu'ils parlent, contraignent la femme à se taire. Alors, je ne dis pas qu'empoisonner, c'est messieurs, la solution. C'est une solution, mais ce n'est pas la solution. OK ? Mon propos, c'est que lorsqu'une femme se tait, ce n'est pas nécessairement par faiblesse. Le silence, c'est un allié discret, une force qui s'invite sans bruit. Elle favorise le calme, l'écoute et permet aux pensées de prendre vie. Souvent, c'est dans ce murmure imperceptible que germe l'envie d'agir.

Lorsqu'une femme décide de se taire, c'est souvent là qu'il faut se préparer au pire. Suite à la réélection de Trump, un masculiniste s'est amusé à dire que les hommes avaient gagné, qu'ils allaient contrôler le corps des femmes. On a basculé, on a balancé son adresse sur Internet. Contre ou non, fin de jeu. En Corée du Sud, les femmes ont lancé le mouvement 4B qui consiste à ne plus interagir avec les hommes. Alors certes, lorsque l'homme parle, la femme se tait, mais ses actions silencieuses ne valent-elles pas mille mots ? Ça y est, l'hiver est bien installé. C'est ma saison préférée parce qu'elle me force à me reconnecter avec moi-même.

Alors c'est vrai, parfois je suis tentée par un petit Antoine, un petit Netflix et quelques plaides. Mais quand je me rappelle que des hommes ont tiré au mortier sur des femmes lors d'une soirée non mixte, que l'âge du consentement risque de passer à 9 ans pour les Irakiennes, que j'ai plus de chances de mourir lors d'un accident de voiture parce que les airbags sont calibrés sur la corpulence d'un homme, ou quand je me rappelle que l'affaire Pélico existe, ma haine des hommes prend le dessus sur mon envie de répondre à mes DM. Parce que si quand l'homme parle, la femme se tait, très souvent, quand l'homme parle, des hommes se taisent aussi par confort, par complicité, par crainte, par foi.

cette réalité, elle me donne envie de démolir le patriarcat. Pour autant, je n'ai pas envie de devenir une Julia Tofana. J'ai envie que ma place de femme soit estimée à sa juste valeur, que le féminisme soit aussi une affaire d'hommes, de ceux qui se montrent à la hauteur. J'ai envie de vivre dans un monde plus égalitaire où quand un homme parle, aucune femme ne se sente contrainte de se taire. J'ai envie que les hommes et les femmes se parlent. J'ai envie que les hommes et les femmes s'écoutent. J'ai envie que la peur qu'il n'y ait pas assez de fromage à raclette soit la seule chose que l'on redoute. Merci.

28:52
Présentateur

Bravo, bravo, bravo, bravo. On l'applaudit encore, on l'applaudit encore. J'ai compris pourquoi Ali a été touché. Je voudrais te dire que nous ne sommes pas tous pareils. Tous les hommes qui sont dans la salle, s'il vous plaît, un applaudissement pour lui montrer qu'on était content qu'une femme parle. mais je n'ai pas aimé quand tu m'as pointé du doigt. D'accord ?

29:22
Invité

Tu étais là. Mauvais endroit, mauvais moment.

29:26
Présentateur

Merci. Je vais vous montrer que nous, on aime les femmes, on les adore, on vous aime. On vous aime. Et c'est pour ça qu'on va accueillir sur cette estrade Mathilde Panot. Voilà. Vous voyez ? Vous voyez ?

29:48
Mathilde Panot

À toutes et à tous, donc déjà, c'est un immense plaisir d'être avec vous ce soir et je voudrais commencer cette année 2025 par vous remercier. Vous remercier d'avoir envoyé Ali Duhara à l'Assemblée nationale comme représentant du peuple. Ali comme député et représentant du peuple. Ali qui est un homme de conviction et de combat qu'on voit sur les publications Facebook dès 7h du matin tous les lundis dans un café de tels citoyens un homme de toutes les luttes et oui, nous sommes fiers qu'un militant des quartiers populaires soit aujourd'hui cette voix à l'Assemblée nationale. Oui, qui s'y croient prédestinés. Oui, à leurs propres intérêts. Une 5ème République d'ailleurs.

De la politique, eh bien, le peuple est de retour en politique. La politique concerne nos vies à toutes et à tous et donc que la politique est notre affaire à toutes et à tous. Alors, évidemment, pour commencer, je voudrais souhaiter à chacun et à chacune d'entre vous le meilleur, la douceur, de l'amour, de la joie, mais surtout, je voudrais formuler un vœu. Nous avons pour 2025 une tâche essentielle. Le gouvernement Bayrou partira et Emmanuel Macron suivra. Il y a comme une odeur de fin de règne dans ce pays. D'abord, parce que le pays tout entier a compris que la France a un problème et que ce problème s'appelle Emmanuel Macron.

Oui, le pays entier comprend qu'il n'est pas possible d'avoir un gouvernement qui rassemble tous les artisans du malheur de ce pays avec un Premier ministre, M. Bayrou, mais aussi un Premier ministre qu'on retrouve dans ce gouvernement, Mme Borne, Mme 49-3, 23-49-3 à son actif, dont celui pour imposer en force la réforme de la retraite à 64 ans. Et puis, vous avez aussi M. Valls. Alors, c'est ça qui nous donne de l'espoir sur le fait qu'à la deuxième censure Emmanuel Macron tombera. M. Valls, qui cherche désespérément un poste depuis des années, il a fallu aller creuser très, très, très profond et on ne sait pas bien qui est-ce qu'il y a après. M.

Valls, connu pour la loi travail ou encore la déchéance de nationalité. Oui, le gouvernement de François Bayrou tombera. car en République, il n'existe un publicain comme le pense Emmanuel Macron. En République, il existe un seul souverain et ce souverain, c'est le peuple. Oui, il nous faut Macron car plus la Macronie continuera, plus, contrairement à ce que disent certains et certaines, l'extrême droite continuera de monter. Car la Macronie, aujourd'hui, n'est pas un barrage à l'extrême droite, c'est un marchepied, un escabeau ou ce que vous voulez.

qui est fait pour la première fois de toute l'histoire de notre pays avec des mesures qui viennent directement du programme du Front National de Jean-Marie Le Pen avec la préférence nationale. Cela s'appelle parler et agir comme l'extrême droite. De même, quand vous avez un ministre de l'Intérieur, M. Rotaillot, qui continue encore ses œuvres aujourd'hui, qui parle comme sous Vichy et sous Pétan, de français de papier, qui parle de régression vers les origines ethniques lorsqu'il parle des habitants des quartiers populaires, ou encore qui vantent les belles heures de la colonisation. Oui, cela s'appelle parler et agir comme l'extrême droite.

Quand vous avez un président de la République qui vous explique que le problème des urgences, ce n'est pas le nombre de soignants, l'investissement dans l'hôpital public. Non, c'est le nombre de mamadous qui s'y trouvent. Là aussi, vous avez un président qui parle comme l'extrême droite. Ou quand vous avez directement le Premier ministre qui salue la semaine dernière la mort de Jean-Marie Le Pen comme étant une des grandes figures de la vie politique française. Non, Monsieur le Premier ministre, Jean-Marie Le Pen n'était pas un combattant comme vous l'avez appelé. C'est un ennemi de la République.

Et nous, nous nous rappelons que le Front National a été créé par des Waffen-SS, par des nostalgiques du régime de Vichy. Nous nous rappelons que Jean-Marie Le Pen a été condamné une trentaine de fois, qu'il était un raciste patenté, mais aussi un antisémite qui a dit, non pas une, non pas deux, mais à plusieurs reprises, que la Shoah serait un détail de l'histoire. Oui, nous nous rappelons que Jean-Marie Le Pen était un tortionnaire en Algérie. Et donc, Jean-Marie Le Pen est un ennemi de la République. Nous nous rappelons surtout que l'extrême droite a beau mettre des cravates aujourd'hui, elle n'a en rien changé.

Avez-vous entendu bien, on continue, que 15 députés du Rassemblement National qui siègent aujourd'hui à l'Assemblée Nationale se trouvent dans deux groupes Facebook, deux groupes Facebook qui appellent juste à l'assassinat d'Emmanuel Macron, à exploser les personnes exilées, qui mettent des photos de femmes voilées en disant des choses comme Hitler s'est trompé d'ethnie à exterminer. Et vous n'avez pas une seule seconde, pas une seule minute des médias en continu qui parlent de cette abomination qui montre que, oui, l'extrême droite est toujours raciste, toujours antisémite, toujours violente et que nous la combattrons pas à pas sans jamais utiliser ni ces mots. ni sa théorie de pensée.

Ali et beaucoup d'autres députés qui sont ici, vous pouvez compter sur nous pour ne jamais rien lâcher face au fascisme et au racisme. dans l'idée humaniste que nous nous faisons de notre pays et de l'humanité. Que la France n'est pas une couleur de peau, toutes les couleurs de peau sont françaises. Que la France n'est pas une religion, il y a beaucoup de religions en France et même beaucoup de gens qui n'ont pas de religion. La France n'est même pas une langue puisque nous partageons la langue française avec 28 autres pays. Non, la France est une nation politique autour de la devise liberté, égalité, fraternité.

Continuer à porter le programme de rupture et ne pas trahir la parole qui a été faite devant les électeurs et les électrices. Et je le dis ici, la réforme de la retraite à 64 ans imposée par la force contre l'ensemble du peuple, contre l'ensemble des syndicats, contre même l'Assemblée nationale. Cette réforme qui touche dans les chairs des millions de personnes, cette réforme ne se discute pas, elle ne se gèle pas, elle ne se suspend pas, elle s'abroge et voilà à quoi nous travaillerons. Alors, qui nous attend, une lueur d'espoir est apparue ce dimanche. Cette lueur d'espoir, c'est le cessez-le-feu à Gaza. Espoir qu'enfin les palestinités sont les palestiniens.

Espoir et amertume que ce cessez-le-feu arrive après 15 mois du premier génocide filmé de toute l'histoire de l'humanité. 15 mois où nous savons que les victimes, le nombre de victimes officielles est de 46 000 palestiniens tués, mais qu'il est beaucoup plus élevé. Un palestin tué sur trois est un enfant. L'âge moyen des enfants assassinés par l'armée de Détaniaou est de 5 ans. 96% des enfants à Gaza ont un sentiment de mort imminente. Oui, plus que jamais le combat continue. Il continue contre le gouvernement d'extrême droite de Netanyahou, sa politique de colonisation en Cisjordanie.

Il continue pour qu'enfin il y ait la création de l'État de Palestine et que la France le reconnaisse comme tel. le combat continue pour que Netanyahou et son gouvernement de génocidaire ne se retrouvent plus ni à la télé française ni dans un gala de la honte à Paris mais sur les bancs des accusés devant une juridiction internationale. Alors, je termine palestinien qui s'adresse à chacun et à chacune d'entre vous qui pendant des mois et des mois malgré tout le discrédit ont continué à porter la voix de la paix et du droit international. Mahmoud Darwish et à chacrivé nous souffrons d'un mal accurable qui s'appelle l'espoir. Espoir de libération et d'indépendance.

Espoir d'une vie normale où nous ne serons ni héros ni victimes. Espoir de voir nos enfants aller sans danger à l'école. Espoir pour une femme enceinte de donner naissance à un bébé vivant dans un hôpital et pas à un enfant mort. Espoir que nos poètes verront la beauté de la couleur rouge dans les roses plutôt que dans le sang. Espoir que cette terre retrouvera son nom original terre d'amour et de paix. Merci de porter avec nous le fardeau de cet espoir. Merci et force à vous.

40:10
Présentateur

Oui. On applaudit Mathilde Panot. On lui fait un tonnerre d'applaudissements. Je vous ai senti engagé. Je vous ai senti engagé, non ? Voilà. Moi, j'aime bien ça. Vous savez, comme je vous ai dit aujourd'hui, c'est les femmes qui sont à l'honneur ce soir. Et je suis très heureux d'accueillir ce soir avec nous une militante, une combattante, Assa Traoré. On lui fait un maximum d'applaudissements.

40:55
Invité politique

Bonsoir à tout le monde. Salam alaykoum tout le monde. C'est un honneur et c'est une fierté pour moi d'être là ce soir. C'est vraiment un honneur d'être là pour les premiers voeux de Ali. Je remercie Ali. Merci Ali d'avoir pensé à moi, d'avoir pensé à nous, d'avoir pensé au comité Adama de porter aujourd'hui le nom de mon petit frère. L'histoire de Ali, elle ne commence pas avec cette députation, elle ne commence pas aujourd'hui, elle ne commence pas en 2024, mais elle commence en 2016.

En 2016, quand le comité Adama va mettre sur sa page Instagram les tournées de quartier, ça fait neuf ans que nous faisons des tournées de quartier et la première tournée de quartier, elle ne se fait pas n'importe où, elle se fait à la Courneuve. Ali va nous écrire, Ali va nous recevoir, il y a Youssef Brachny qui était là, j'étais avec Anne-Charlotte, et il va nous recevoir à la Courneuve et on va tourner dans plusieurs quartiers de la Courneuve, on va aller voir des jeunes, on va aller voir des mamans, on a encore des photos. Et merci Ali que cette première ait se fait avec toi de rentrer dans la narration du comité Adama, de ce combat, de ce site historique.

Et aujourd'hui, surtout ce qu'il faut souligner, c'est la constance, la constance d'une noyauté, la constance qu'il a dans le combat, la constance qu'il a à nos côtés. Et je suis fier de pouvoir le dire que cet homme constant qui est Ali Jawara est là aujourd'hui en tant que député parce que nos combats, comme je l'ai dit, moi mon combat, il porte un nom, il porte celui de mon petit frère, Adama Traoré, mort le 19 juillet 2016, le jour de son anniversaire, le jour de ses 24 ans. Mais ce soir, c'est aussi pour dire qu'on a des noms qui portent espoir. Il n'y a pas que des drames, mais il y a aussi de l'espoir.

Et dans cet espoir, il y a ce nom, aujourd'hui, que nous allons tous cander, que nous allons tous clamer, qui est celui d'Ali Jawara. C'est une fierté, c'est une fierté de parler de ce parcours. C'est un parcours inspirant. C'est un parcours qui vient de loin. Cette place, il a mérité. Cette place, et on ne lui a pas donné, il a été la chercher. Cette place, le peuple, il a fait confiance. Et c'est ça qui est important. Ces parcours inspirants sont des parcours qui donnent de l'espoir à cette jeunesse qui est là, aujourd'hui, vous qui êtes là, à celle qui va arriver demain et celle qui est là, présente. Donc, merci encore à Ali. Merci d'être la personne qu'il est.

Merci d'être la personne qui existe à travers nous. Merci d'être la personne qui existe à travers tous nos combats. Merci d'être là, encore neuf ans après, à nos côtés, dans ce combat Vérité et Justice pour Adama. Ce soir, si nous sommes là, nous sommes différentes personnes à avoir pris la parole, ce n'est pas pour vous dire qu'il faut penser comme nous, il faut que quand on ressorte, on ait les mêmes pensées, les mêmes idées, loin de là. Mais surtout, de dire que nous sommes tous différents et d'accepter les différences de chacun. Je pense que si nous sommes là, aujourd'hui, ce soir, c'est de dire que nous devons construire un discours commun.

Moi, je ne suis pas là pour vous dire qu'il faut penser comme Assa Traoré, il faut penser comme Ali Djawara, mais surtout, de se dire comment nous allons construire un discours commun pour changer les choses. Et ce discours commun, il ne peut pas se faire seul, il doit se faire ensemble. Hier, il y a une personne qui m'a dit cette phrase que je n'avais jamais entendue. C'est une personne, je crois que, je ne sais pas si c'est, une phrase qui vient du Congo, cette personne est congolaise, elle dit, quand on vient au monde, on nous lave. Il faut une personne pour nous laver. Quand on meurt, une personne, on nous lave aussi.

Donc, on est obligé, nous sommes obligés, en tout cas, d'avancer ensemble, main dans la main. Et ce discours commun, il doit commencer, il a déjà commencé avec Ali depuis longtemps. Et il doit continuer encore ce soir. Ce ne sont pas que nos mots qui allons compter. Et c'est surtout de dire que nous devons avancer avec des gens qui nous ressemblent, des gens qui nous rassemblent. Quand je dis des gens qui nous ressemblent, c'est des personnes qui sommes là, comme nous. Moi, je suis une femme, une femme noire. Ali est un homme, est un homme noir. Et ça, c'est une personne qui nous ressemble.

Une personne qui nous ressemble, c'est de dire, on peut se voir à travers lui, on peut rêver à travers lui, on peut voir de l'espoir à travers lui. Et ce qui est important, est-ce que tout le monde doit entendre ici, est-ce que tous les partis politiques doivent entendre ici, ce soir, que c'est que nous avancerons seulement avec des personnes qui nous ressemblent, avec des personnes qui nous rassemblent, avec des personnes qui connaissent nos luttes, avec des personnes qui connaissent nos sujets. Et c'est comme ça qu'ils auront nos voix, c'est comme ça qu'ils auront nos forces, et c'est comme ça qu'ils auront, en tout cas, notre soutien.

Aujourd'hui, s'il est là, parce que vous lui avez fait confiance, c'est surtout de dire, on veut des personnes qui nous rassemblent, on veut des personnes qui nous ressemblent, on veut des personnes avec qui on va construire un discours commun. Nous avons bientôt les élections municipales qui vont arriver, on a de nombreuses personnes ici, j'espère qu'ils seront des futurs maires dans les villes, dans nos villes, parce que nos combats commencent aussi à l'intérieur de nos villes. Pour les prochaines députations, nous aurons aussi des personnes qui nous ressemblent et qui nous rassemblent. Et ça devrait être notre mot, ça devrait être notre phrase.

Nous irons seulement avec des personnes qui nous ressemblent et qui nous rassemblent. Et ce soir, nous devons tous sortir avec ces phrases-là, ces deux mots-là, des personnes qui nous ressemblent et qui nous rassemblent parce que nous devons prendre le dessus, en tout cas, sur nos vies. Et prendre le dessus sur nos vies, c'est de dire que nos vies, on doit les contrôler, nous. On doit être acteurs de nos vies, on doit écrire notre propre histoire. Prendre, en tout cas, de l'avant sur nos vies, c'est de dire que c'est l'espoir qu'on va donner, de dire qu'on ne laissera plus personne.

En tout cas, on continuera les combats pour dire que personne n'a le droit de mort sur la vie de qui que ce soit. Personne ne doit décider de qui doit vivre ou qui doit mourir. Personne, on n'acceptera ni ces violences policières que nous continuons à combattre du jour en jour où on voit qu'elles sont là et qu'elles gangrènent la France. On laissera, en tout cas, aucun enfant tuer un autre enfant. On laissera personne, on laissera aucun adulte être spectateur de tout ça. On laissera aucune femme dire qu'elle est en souffrance. On ne laissera personne, on ne laissera aucun homme de nos quartiers populaires se faire tuer par un autre homme de pouvoir ici en France.

Quand on dit qu'on prend le dessus sur nos vies, il faut qu'il y ait le mot rêve, il faut qu'il y ait le mot espoir, il faut qu'il y ait le mot survie. Et ça, c'est important. Et ça, c'est important qu'on puisse le faire ensemble.

Et Ali, Ali, en tout cas, il est sur ce chemin et j'espère qu'il fera partie et continuera de faire partie de ces personnes qui vont se battre pour la justice sociale, pour l'égalité, contre les discriminations et qui fera des ponts entre les villes et d'autres villes et entre départements et d'autres départements et entre la France et d'autres pays, entre la France et le continent aussi africain parce que nous avons beaucoup de personnes dans nos quartiers issus de l'immigration et aujourd'hui, c'est important. En tout cas, merci Ali de nous avoir invités. Merci d'être cette personne qui nous ressemble. Merci d'être cette personne qui nous rassemble.

Et en tout cas, nous, on ira et on avancera seulement avec des personnes qui nous ressemblent et qui nous rassemblent. En tout cas, merci beaucoup et bonne année à tout le monde. Que cette année, en tout cas, elle soit bonne, que cette année, elle soit belle. On pense à toutes les personnes qui étaient là l'année dernière et qui ne sont pas là, toutes les personnes qui étaient là sur les autres années et qui ne sont plus là. mais c'est surtout de dire que nous allons continuer à avancer maintenant et nous allons aussi avancer avec cette jeunesse, cette jeunesse qui est une chance pour la France et la France doit le savoir et doit l'entendre. Nous avons une jeunesse dans nos quartiers.

Nous avons des jeunes qui sont des leaders en devenir qui sont la chance de ce pays. Merci.

49:26
Présentateur

Merci, Assa Traoré. Merci beaucoup. On va continuer ce soir. On va accueillir notre futur Premier ministre, M. Emmanuel Bompard. Merci.

49:41
Manuel Bompard

Je suis très heureux d'être parmi vous mais avant de commencer, je voudrais vous dire sincèrement ma joie et d'un certain point de vue, l'honneur que je ressens de prendre la parole après Mme Assa Traoré dont je veux dire que son courage, sa détermination sont pour nous une immense source d'inspiration.

Et je veux lui redire notre soutien, notre soutien bien évidemment dans le combat qu'elle mène, que nous menons, que nous devons mener contre ce fléau des violences policières et dans ce combat que nous menons et que nous devons mener pour que ce mot d'égalité qui figure sur le fronton de nos mairies ne soit pas seulement une idée vague ou un concept dont les Françaises et les Français se revendiquent alors que ça ne correspond pas à une réalité réelle.

Et le combat que nous menons, le combat politique que nous menons, c'est pour que ce principe d'égalité s'applique réellement dans notre société, que la vérité, que la justice auxquelles ont droit les victimes de violences policières soient demain aussi dans notre pays une réalité. Alors merci à ça pour ta prise de parole et je te dis mon plaisir et mon honneur de prendre la parole après toi. Je voudrais à la suite de Mathilde Panot tout à l'heure dédier en quelque sorte notre soirée et penser ensemble ce soir à la population au peuple palestinien. Et je voudrais dire évidemment que le cessez-le-feu qui est rentré en vigueur hier matin est bien sûr d'un certain point de vue un soulagement.

Mais que ce soulagement n'enlève pas notre douleur, que ce soulagement n'enlève pas notre colère qu'il ait fallu attendre aussi longtemps qu'il ait fallu attendre aussi longtemps dans l'inaction et la complicité d'une grande partie de la communauté internationale et en particulier du gouvernement de la France qui n'a rien fait pour arracher la fin du génocide en cours à Gaza. Et je veux dire que ce soulagement n'enlève pas non plus notre détermination et notre vigilance pour que ce cessez-le-feu provisoire devienne un cessez-le-feu permanent pour que l'aide humanitaire puisse rentrer le plus rapidement possible et venir secourir la population qui se trouve encore aujourd'hui à Gaza.

Notre détermination pour que ce cessez-le-feu aboutisse demain sur une paix durable qui nécessite la fin de la colonisation le retrait total des troupes israéliennes de la bande de Gaza la reconnaissance de l'État de Palestine la reconnaissance et le respect plein et entier du droit international et oui comme l'a dit Mathilde de Panneau tout à l'heure le jugement et la traduction devant les tribunaux internationaux des criminels de guerre parce qu'en France il n'existe pas d'immunité et il n'existe pas d'impunité pour les criminels de guerre et oui un gouvernement du nouveau front populaire qui demain serait aux responsabilités prendrait l'engagement suivant c'est que tout criminel de guerre que ce soit monsieur Netanyahou ou l'un de ses ministres qui mettrait son pied sur le sol français serait immédiatement traduit devant les tribunaux internationaux je veux remercier Ali et toute son équipe pour son invitation et je veux vous dire que vous habitantes et habitants de cette circonscription vous militantes et militants de cette circonscription en faisant de Ali Djuara le député de cette circonscription en envoyant Ali à l'Assemblée nationale non seulement vous avez envoyé un message pour cette circonscription mais vous avez envoyé un message pour le pays tout entier et ce message pour le pays tout entier c'est que oui les habitantes et les habitants des quartiers populaires ne sont plus des spectateurs de la vie politique qu'ils en deviennent des actrices et des acteurs et qu'ils décident de monter sur la table et de prendre le pouvoir qui leur est dû de dire qu'ils allaient reprendre leur destin en main que ça suffit les gens qui décident pour nous que ça suffit les gens qui parlent pour nous et que il y a une grande partie de la France aujourd'hui qui aspire à décider pour elle-même à prendre sa part dans le combat politique pour changer notre société et c'est ce message que vous avez envoyé et quand j'entends parfois à la télévision que les insoumises et les insoumis seraient je ne sais quoi des communautaristes ou je ne sais quoi je leur dis qu'ils nous font honte en utilisant des termes comme celui-ci qu'est-ce que ça veut dire qu'une partie de la population française ne serait pas digne de représentation politique que ce serait insultant de s'adresser à l'ensemble de la population que ce serait insultant de parler aux habitantes et aux habitants des quartiers populaires et de leur dire qu'ils ont leur place dans la vie politique non voilà moi ce que j'ai à dire à ceux qui nous passent leur temps à nous insulter sur les plateaux de télévision à ceux qui passent leur temps à insulter les habitantes et les habitants des quartiers populaires sur les plateaux de télévision j'ai envie de leur dire que quand 27 sondages sur 27 disaient que l'extrême droite allait s'emparer du pouvoir c'est la jeunesse et c'est les quartiers populaires de notre pays qui en juillet dernier ont sauvé la république alors arrêtez de les dénigrer et remerciez-les remerciez-les pour le rôle qu'ils ont joué remerciez-les pour la place qu'ils ont pris dans cette bataille électorale moi en tout cas je ne les oublie pas et je dis que toutes celles et tous ceux qui ont été élus sous cette étiquette du nouveau Front Populaire ils ont été élus en portant cette bataille et en ayant pris l'engagement de ne jamais l'abandonner en tout cas vous pouvez compter sur l'ensemble des députés qui sont sur cette estrade pour ne jamais l'oublier et ne jamais l'abandonner oui bien sûr après l'élection et après la victoire du nouveau Front Populaire le président de la république a nommé comme premier ministre un homme qui faisait partie des perdants de la dernière élection législative et nous nous sommes battus nous n'avons pas abandonné nous nous sommes battus pied à pied avec Ali et avec l'ensemble des députés du groupe insoumis nous nous sommes battus et nous avons obtenu la censure et la chute du gouvernement de Michel Barnier et nous n'avons pas la censure honteuse nous savons pourquoi vous l'avons fait et nous sommes fiers d'avoir obtenu la chute de ce gouvernement mais monsieur Macron continue à s'accrocher au pouvoir et donc monsieur Macron nomme désormais comme premier ministre celui qui était sans doute l'un de ses premiers soutiens et celui qui sera peut-être d'ailleurs demain l'un de ses derniers soutiens et si la motion de censure que nous avons déposée la semaine dernière n'a pas pu être adoptée je veux vous donner un rendez-vous pour ce début d'année 2025 je veux vous donner un rendez-vous parce qu'au début du mois de février ça sera sans doute le 3 ou le 4 février le gouvernement de François Bayrou va revenir devant l'Assemblée nationale et va vouloir nous imposer par la force par un 49.3 son budget injuste cruel qui ne répond à aucune de nos préoccupations sociales écologiques d'égalité ou d'accès aux services publics alors notez bien cette date sur votre agenda notez bien la date du début du mois de février parce que quand le gouvernement de François Bayrou reviendra avec son 49.3 alors à nouveau nous déposerons une motion de censure et nous rechercherons et nous obtiendrons la chute de ce gouvernement et à celles et ceux qui semblent hésiter désormais au moment d'appuyer sur le bouton pour savoir si on censure ou on ne censure pas un gouvernement je leur rappelle les engagements qu'ils ont pris devant les électrices et les électeurs oui nous nous sommes engagés à nous battre pour l'abrogation de la réforme des retraites et pour le retour à la retraite à 62 ans tout de suite et à 60 ans demain et pour obtenir cet engagement il faut censurer le gouvernement de François Bayrou oui nous nous sommes engagés à bloquer les prix sur les produits de première nécessité à augmenter le SMIC et les bas salaires et pour obtenir cet engagement il faut censurer le gouvernement de François Bayrou oui nous nous sommes engagés à développer les services publics partout en particulier ici en Seine-Saint-Denis et dans nos quartiers populaires et pour obtenir cet engagement il ne faut pas un budget qui va multiplier les coupes dans les budgets de l'Etat mais au contraire un budget qui investit dans les développements de nos services publics et pour ça il faut censurer le gouvernement de François Bayrou oui quand les françaises et les français ont voté massivement au mois de juillet dernier pour battre l'extrême droite et pour l'empêcher de s'emparer du pouvoir alors ils ont voté pour ne pas avoir des messieurs retaillots comme ministre de l'intérieur pour ne pas avoir des gens qui disent encore que demain ils remettront en cause l'aide médicale d'Etat c'est à dire le minimum de soins que l'on doit à toute personne en France qu'elle ait des papiers ou qu'elle n'en ait pas parce que quand on est la patrie qui dit égalité liberté fraternité alors on soigne toutes les personnes qui sont sur le territoire national qu'elles aient ou qu'elles n'aient pas des papiers oui quand nous avons voté pour battre l'extrême droite nous avons voté aussi pour que cesse cette chasse aux musulmans à laquelle on assiste mois après mois et année après année et pouvoir politique après pouvoir politique et pas pour avoir des messieurs retaillots qui désormais veulent s'attaquer aux étudiants qui portent le voile dans les universités ou aux mamans qui accompagnent les sorties scolaires quand on s'est mobilisé pour battre l'extrême droite on s'est mobilisé parce qu'une partie de la population française parce qu'elle a telle ou telle religion on a marre de servir de chair à canon électoral oui nous en avons marre de servir de chair à canon électoral et pour ça aussi il faut censurer le gouvernement de François Bayrou et faire en sorte de mettre un terme immédiatement aux responsabilités de monsieur retaillot au ministère de l'intérieur oui il faut censurer le gouvernement de François Bayrou incapable je l'ai dit tout à l'heure de faire quoi que ce soit contre le génocide en cours à Gaza mais qui préfère rentrer dans une escalade irresponsable et dangereuse avec l'Algérie comme l'a fait monsieur retaillot il y a quelques jours et nous en avons marre parce que non l'Algérie n'est pas notre adversaire n'est pas notre ennemi et parce que nous savons qu'il y a en France des millions de binationaux des millions de familles qui ont une partie de leur famille ici une partie de leur famille là-bas et que nous ne voulons pas de guerre avec ceux qui se trouvent de l'autre côté de la Méditerranée nous voulons un avenir commun nous voulons construire ensemble cet avenir et ça ne se fera pas avec monsieur retaillot et monsieur Bayrou comme premier ministre alors vous voyez il y a plein de raisons de faire chuter ce gouvernement certes la semaine dernière lorsque nous avons déposé notre motion de censure nous n'avons pas obtenu la majorité des députés nécessaires et certains à gauche vous l'avez vu ont fait le choix irresponsables de ne pas censurer ce gouvernement alors il nous reste 15 jours 15 jours jusqu'à la date de la prochaine motion de censure pour leur faire comprendre qu'ils doivent aux électrices et aux électeurs qui ont permis leur élection une fidélité aux engagements qu'ils ont pris devant le peuple français et que cette fidélité doit les pousser demain à voter la motion de censure prenez votre part dans cette bataille oui il faut faire tomber le gouvernement de François Bayrou parce que si nous faisons tomber le gouvernement de François Bayrou alors il n'y aura plus de joker pour le président de la République et alors alors le français et les français peuvent être appelés à élire un nouveau président de la République et nous pouvons protéger le pays de deux ans et demi supplémentaires de macronisme et alors nous ferons la démonstration citoyennes citoyens qui êtes dans cette salle alors nous ferons la démonstration que dans ce rendez-vous électoral le peuple français aspire à un autre avenir un avenir un avenir fait de fraternité un avenir fait de partage un avenir fait de défis que nous relevons ensemble comme le défi de la transition écologique un avenir fait d'égalité un avenir fait de lutte contre le racisme et les discriminations un avenir qui permet à la France d'être cette boussole de l'humanité à l'échelle mondiale comme elle l'a été au moment de la grande révolution de 1789 voilà ce que nous allons faire ensemble pour 2025 alors certes dans une cérémonie de vœux traditionnellement on se souhaite la bonne année et je vous la souhaite on se souhaite la bonne santé et je vous la souhaite on se souhaite du bonheur pour sa famille et ses proches et je vous les souhaite mais vous savez comme moi qu'il ne suffit pas de souhaiter qu'il ne suffit pas d'espérer qu'il faut se battre qu'il faut arracher qu'il ne faut jamais baisser les yeux qu'il ne faut jamais abandonner alors pour conclure mon intervention je voudrais donner la parole à un homme qui est sans doute l'une des plus belles illustrations dans l'histoire de ce qu'est la détermination la combativité et l'abnégation je parle de monsieur Nelson Mandela monsieur Nelson Mandela disait la chose suivante un gagnant un gagnant un gagnant est un rêveur qui n'a jamais cédé alors ne cédez jamais continuez de rêver et à la fin nous serons les gagnants je vous remercie bonne soirée à vous merci de votre détermination merci de votre motivation vous pouvez compter sur nous bye bye

1:05:06
Présentateur

comment ça va ce soir vous allez toujours bien là là maintenant on va passer à un monsieur que je respecte énormément un monsieur qui nous a montré que si on veut y arriver on peut un monsieur qui est très talentueux un monsieur courageux un monsieur déterminé est-ce que vous savez de qui je parle ?

non je parlais de moi désolé je suis vraiment je suis vraiment content d'être là ce soir pour pour les premiers voeux d'Ali vraiment c'est quelqu'un de très inspirant c'est quelqu'un vraiment qui nous qui nous donne une image vraiment c'est quoi juste parler avec les jeunes j'ai juste parlé avec les jeunes de l'association Assad tout le respect qu'ils ont pour toi toute l'admiration qu'ils ont pour toi on se dit qu'en fait cette personne là on a l'impression qu'elle est là pour les gens et je pense que c'est vrai Ali il est là pour les gens il est là pour aider les gens et moi je suis très heureux ce soir de vous présenter les premiers voeux de monsieur Ali Djuara et j'espère je veux qu'on lui fasse un tonnerre d'applaudissements je veux qu'on lui fasse un tonnerre d'applaudissements on se lève on se lève on se lève tonnerre d'applaudissements pour Ali merci beaucoup Ali

1:06:46
Aly Diouara

bonsoir bonsoir à tous bonsoir à tous

1:07:03
Invité

bonsoir à tous bonsoir à tous

1:07:10
Aly Diouara

bonsoir à toutes bonsoir à tous très sincèrement je suis excessivement émis de vous voir tous ici vraiment un grand merci à toutes et à tous d'avoir répondu présent à cette invitation à ces premiers voeux un grand merci également à toutes les personnes que j'ai côtoyées depuis un moment mais avant de commencer je voulais vraiment que vous puissiez toutes et tous remercier l'ensemble des personnes qui ont concouru à faire en sorte que cette soirée soit la soirée qu'on a aujourd'hui aux équipes techniques aux agents de la municipalité de Bobigny à la ville de Bobigny qui nous a mis à disposition cette salle mais également à l'ensemble des personnes qui m'accompagnent au quotidien depuis quelques mois maintenant et je pense particulièrement à mon équipe à Cynthia à Diane à Alexandre et à Rania qui récemment nous a rejoint merci à elles merci à eux pour leur engagement à mes côtés et également je souhaiterais également ici remercier l'ensemble des structures associatives des associations des responsables syndicaux qui s'engagent à nos côtés depuis un certain nombre d'années et qui font la ville et qui font le 93 car sans eux il n'y a pas de 93 et vous le savez donc dans mon émotion j'ai été un peu impoli et je ne vous ai pas dit bonsoir je crois je ne sais pas et si je l'ai dit tant mieux si je ne l'ai pas dit je vais le redire donc bonsoir à toutes et à tous chères Balbiniennes chères Balbinien chères Drancéennes et Drancéens chères Bourgetines et Bourgetins chères Courneviennes et Courneviens chers habitants de la Seine-Saint-Denis et d'ailleurs merci à toutes et à tous d'être présents encore une fois vraiment c'est sincère que je vous le dis sincèrement merci beaucoup chers élus chers parlementaires chers Manuel Mathilde avait partie donc chère Mathilde Abdelkader Marie Carlos Assa Mikaela Antoine Chloé toute l'équipe j'ai oublié qui ?

Assa bien sûr et Lewis Lewis merci infiniment s'il fait des blagues après j'oublie un peu mais Lewis merci d'avoir accepté d'animer cette soirée et comme tu le fais toujours merci aux élus présents notamment au maire à mon ami Mohamed Niabali merci d'être présent Azin Taibi qui est parti je le remercie également vous savez en politique on n'est pas forcément toujours d'accord mais on se doit le respect et on se doit le respect et on se doit vraiment cette forme de dignité dans nos rapports et je tenais à vous remercier ici particulièrement Mohamed et Azin puisque vous êtes les premières personnes pour la petite histoire que nous sommes allés voir dès lors qu'on a créé la Seine Saint-Denis au cœur mais j'y reviendrai tout à l'heure permettez-moi également avant de commencer d'avoir d'excuser du moins l'absence de Jean-Luc Mélenchon qui avait pris l'engagement d'être à nos côtés ce soir malheureusement les faits de vie et les j'ai envie de dire la vie de manière générale fait que parfois les choses qu'on souhaite ne se réalisent pas forcément mais néanmoins il a souhaité vous dire quelques mots en vidéo donc on va visionner ces quelques minutes de Jean-Luc Mélenchon juste derrière moi et ensuite je reprendrai la parole

1:10:38
Invité

Mesdames, Messieurs je dois vous présenter mes excuses pour mon absence à cette réunion à laquelle j'étais invité et à laquelle je comptais participer avec plaisir aux côtés d'Ali Diouara votre député malheureusement je suis en deuil familial et à l'heure à laquelle vous verrez cette vidéo je ne ferai que revenir en train du cimetière où je me trouve Mesdames, Messieurs Ali Diouara a fait ses preuves pendant le temps où il a porté votre voix à l'Assemblée Nationale et je voudrais vous dire combien nous avons été heureux de lui demander à lui d'être notre candidat car nous savions que c'est une candidature de ce type que vous attendiez quelqu'un dévoué à la présence de terrain et à la population que vous constituez de nos jours les riches les importants les puissants dominent le monde regardent sans que cela leur cause vraiment de soucis la misère gagnée du terrain dans notre pays pourtant si riche les problèmes de services publics se répandrent à mesure que les budgets font des coupes dans ces services publics ils oublient que pour ce qui est de la santé de l'éducation le peuple tout entier quelle que soit sa condition sociale a le droit à un bon traitement parce que de cette manière il s'élève lui-même et permet à la société d'être plus unie plus homogène l'égalité n'est pas une revendication de gens qui pleurnichent c'est la condition d'une société équilibrée et c'est le moyen pour chacun ensuite de trouver son chemin pour construire son bonheur singulier voilà pourquoi Ali Duara a été si important parce que dans tous les débats internes de notre groupe parlementaire au long de cette année il a été la personne qui a représenté ce point de vue qui a incarné ce souci qui a fait des propositions qui correspondent à cette situation je sais très bien à qui je parle vous êtes vous autres comme moi-même les hommes des femmes qui souvent avaient été balottés par l'existence d'ici à là et voici que se présente devant nous notre orgueil notre fierté la jeune génération elle représente ici une personne sur deux qui a moins de 30 ans là une sur trois de moins de 30 ans elle-même est capable de prendre en charge son destin et de faire valoir ses droits mais la génération des plus anciens a des devoirs à son égard de l'aider de l'encourager de l'entourer comme elle l'a toujours fait depuis les premiers pas de chacun et c'est pourquoi c'est si important d'être autour d'Ali pour l'aider à faire son travail qu'entend de méchante personne le regarde avec jalousie qu'entend de Jean Aigre le regarde avec envie et cherche d'une façon ou d'une autre à déstabiliser son action dans cette situation tous ensemble nous sommes là pour manifester par notre force tranquille l'amitié qui nous lie et qui nous lie à lui le soutien et l'encouragement que nous voulons lui apporter voilà mesdames messieurs ce que nonobstant le deuil dans lequel je me trouve à cet instant je voulais néanmoins vous dire pour que vous sachiez qu'en toute hypothèse vous avez fait le bon choix et je reviendrai bientôt je l'espère si j'y suis invité une nouvelle fois à m'adresser directement à vous comme je l'ai fait aussi bien dans la campagne électorale qu'à présent au nom du mouvement insoumis je voudrais vous remercier de nous avoir donné Ali Duara comme député bonne année

1:14:40
Aly Diouara

donc je vous remercie donc je vais reprendre le propos après cette vidéo donc encore une fois ce n'était pas comme j'ai pu le lire une manière pour nous d'inviter quelqu'un qui n'allait pas venir bien au contraire il était prévu et pour tout vous dire Jean-Luc Mélenchon la première fois que je l'ai rencontré véritablement c'était lors des universités d'été de la France insoumise en août dernier et je lui ai demandé et je lui ai demandé du moins je l'ai poussé un peu pour lui demander s'il pouvait venir à Bobigny en janvier prochain lors de mes voeux et il a répondu par l'affirmative et il a tenu cette promesse d'une certaine manière c'est les aléas de la vie qui font qu'il n'a pas pu se présenter aujourd'hui devant nous tous aussi j'ai une pensée pour toutes ces personnes qui depuis des mois m'ont accompagnée des personnes initiées à la politique ou non je pense en premier lieu bien évidemment à ma suppléante Ourya qui est présente qui va se lever bien sûr Ourya Guendouzi je pense aussi à Fouette Benhamed qui est un peu plus loin là-bas et qui n'a pas hésité à me soutenir contre vents et marées là où toutes les personnes notamment socialistes pour ne pas trop les citer lui ont dit tu fais quoi là il n'a pas hésité à prendre la plume et à écrire et m'apporter son soutien et pourquoi je le dis parce qu'au moment où je me suis présenté ici dans cette circonscription mis à part la France Insoumise qui m'a investi aucun aucun parti aucune organisation politique de gauche ne m'a apporté son soutien si ce n'est Fouette Benhamed et le parti socialiste local avec Oury etc donc en cela je le remercie infiniment je pense également à Hassen à Sandu des Rumeaux et toute la famille des Rumeaux et tout le bourget qui m'ont soutenu et toutes ces personnes qui se sont investies à mes côtés je dois avouer que c'est quand même assez impressionnant d'être devant vous ici cela étant dit vous le savez j'ai déjà pris la parole publiquement à l'Assemblée nationale devant pas mal de monde même devant les forces de l'ordre pour d'autres raisons mais on a pris la parole quand même mais voilà je voulais vous dire que j'étais vraiment vraiment heureux heureux heureux heureux de vous représenter depuis quelques mois d'être là de porter cette voix qui est celle des enfants des jeunes et moins jeunes des quartiers populaires de garder j'ai envie de dire son éthique sa probité malgré le fait qu'on puisse penser plein de choses et je laisse tout le monde penser ce qu'il veut mais voilà je m'accroche je tenais encore une fois à te remercier Mohamed Niabali parce qu'en coulisses c'est l'une des personnes qui me conseille le plus Mohamed Niabali qui est ici qui est le maire de l'île Saint-Denis donc je vous demande vraiment de de l'applaudir d'autant plus que vous savez que cette ville de Bobigny est une ville que je connais très bien j'ai été chef de service de la vie associative pendant quelques années ici c'est une ville pour laquelle donc j'ai essayé d'accompagner les associations et quand je regarde un peu derrière moi je me dis que certes le chemin n'a pas été simple certes il y a eu beaucoup beaucoup beaucoup d'obstacles certes on a essayé de de nous faire beaucoup de mal parce qu'il faut le dire c'est la vérité mais c'était aussi très beau et quand je vois toutes les personnes qui sont réunies ce soir ici je voulais simplement vous dire merci merci à tous depuis tout petit depuis ma cité des 4000 à la Courneuve jusqu'à la fonction publique territoriale en passant par mon engagement associatif j'ai toujours eu à coeur de suivre le chemin de la vérité de ne pas m'écarter de ce chemin de la vérité quand bien même ce chemin ne plaît pas et je pense notamment à Nora qui est juste ici avec qui bref

1:19:08
Invité

Nora

1:19:30
Aly Diouara

et pas mal de monde bref je ne vais pas les citer parce que je vais recommencer on va les mettre de côté mais en tout cas voilà je me suis accroché sur la question les problématiques liées au logement les problématiques d'inégalité sociale l'antiracisme l'antiracisme et l'antiracisme encore une fois je me suis battu pour l'éducation populaire aux côtés aussi d'Assa du comité Adama de Youssef Brachny que je vois un peu au loin et de toutes celles et ceux qui font le tissu associatif un peu partout en Seine-Saint-Denis à toutes et à tous sachez que mon engagement reste le même que même si je mets des ensembles Fabio Lucci et des costumes comme vous le voyez ici ça ne changera pas rien absolument rien à ma démarche que je porte une écharpe de député ou pas mon combat restera toujours le même c'est ce combat singulier des enfants des quartiers populaires et souvent on me pose la question on me demande est-ce que est-ce que tu regrettes cet engagement non je ne le regrette pas même s'il est usant non je ne le regrette pas même si parfois il est violent et extrêmement violent et non je ne le regrette pas parce que quand je vois toutes ces personnes ici et particulièrement cette jeunesse là je pense qu'on tient le bon bout je pense vraiment qu'on tient le bon bout j'ai commencé mon mandat ici à Bobigny avec des événements extrêmement tragiques plusieurs morts dans cette ville malheureusement et j'aimerais avoir une pensée pour toutes ces personnes là qui malheureusement ont perdu la vie dans des circonstances excessivement violentes je pense aux assassinats qu'il y a eu au niveau de la dalle de chemin vert à PVC aux féminicides qu'il y a eu aussi cet été ici à la mort des deux jeunes qui se sont noyés au niveau de deux jeunes de Paul-Éluard voilà c'est une ville malheureusement où la réalité nous rattrape la mort ici elle est plus familière qu'ailleurs et ça c'est la réalité de nos villes et de nos quartiers populaires et je voulais vraiment que vous applaudissiez toutes ces familles qui se battent qui essayent malgré l'adversité malgré la difficulté malgré que le système tout entier ne leur est pas favorable et qui essayent de faire en sorte d'élever leur enfant avec conviction avec humilité avec détermination et surtout faire en sorte que leur enfant puisse rêver parce que ce qu'on voit ici en Seine-Saint-Denis particulièrement c'est qu'on rêve moins qu'ailleurs et ça c'est un grand problème ça c'est un grand problème si ce n'est le plus grand problème qu'on a en Seine-Saint-Denis c'est que l'on rêve beaucoup moins qu'ailleurs et c'est pas un enfant peu rêveur qui vous le dit je rêve souvent je pensais pas dans tous mes rêves que j'allais finir devant vous là et surtout je ne pensais pas que je serais un jour député cela étant dit contrairement à beaucoup d'autres j'ai envie que ce rôle là qui m'est donné aujourd'hui de député soit une clé pour chacune et chacun d'entre vous mon rôle de député et mon élection c'est la vôtre ce n'est pas la mienne je suis juste un porte-voix je suis juste un porte-voix donc encore une fois n'hésitez pas je ne pourrais terminer mon propos sans évoquer une des meilleures choses qui me suis arrivée vous voyez cette chanson là je ne sais toujours pas c'est qui qui l'a faite mais je ne pourrais pas terminer mon propos sans évoquer sans avoir un mot même deux mots un premier pour pour ma famille pour ma famille mon père ma mère mes frères et soeurs qui me supportent ma famille qui est liée à mon engagement associatif je pense notamment à Assad à l'amicale des locataires mais également et c'est ce qui a fait la source aussi de mon engagement ici à la Seine-Saint-Denis au cœur à Bakary Soukouna à son père qui est ici à Mohamed Djamouné à Mohamed Djamouné à Laetitia Rigaudière bien évidemment à Amadou Sissé à Amina Abal à Mabouka Adjadj à Nanou voilà et à toutes ces personnes en tout cas qui nous ont rejoints par la suite Fessal Bougliya Amadou Sissé et bien d'autres à toutes et tous je souhaite simplement vous dire merci merci d'avoir cru en moi merci de mener ce combat avec moi et c'est un combat qui je souhaitais ici prendre la parole et vous le dire qui n'est pas fini qui vient que de commencer et à force ils s'habitueront à force ils s'habitueront en réalité depuis tout à l'heure je tourne les pages mais je lis pas donc je voulais aussi avoir un mot pour les coulisses qui ont fait que je sois là aujourd'hui Manuel est là Paul Vanier Manuel Bompard merci merci pour ces discussions parfois tendues mais au moins sincères depuis qu'on s'est vu au mois de février dernier pas à un seul moment vous n'aviez dévié de la route qu'on avait décidé de tracer ensemble avec le mouvement de la Seine-Saint-Denis-Au-Cœur et de la France Insoumise pas à un seul moment et je ne cache pas qu'au départ j'étais extrêmement méfiant à l'idée de me rapprocher de partis politiques traditionnels mais j'ai vu que finalement la France Insoumise n'était pas ce genre de parti là puisque comme moi comme moi vous êtes détestés mais pas détestés de n'importe qui détestés de l'extrême droite détestés de la droite extrême détestés d'une gauche molle chiffre molle ou je ne sais pas quoi bref détestés par toutes les personnes qui manquent cruellement de conviction détestés parce que sur la question de la Palestine vous n'avez pas dévié détestés parce que sur le combat de la vérité de la justice pour Adama vous n'avez pas dévié non plus détestés parce que ce qui se passe aujourd'hui et en ce moment même au Congo au Sud-Soudan et partout dans le monde vous n'avez pas dévié non plus et pour toutes ces raisons là Manuel Paul Mathilde et toutes les personnes qui font aujourd'hui la force du mouvement insoumis et notamment Jean-Luc bien évidemment je vous remercie merci infiniment de la confiance que vous avez décidé d'accorder à la Seine-Saint-Denis au cœur à Ali Djuara et à toutes les personnes qui m'accompagnent cette élection elle n'aurait pu avoir lieu et je n'aurais pu être élu sans aussi et je veux que vous leur fassiez un tonnerre d'applaudissements aux militants de la France insoumise merci infiniment à eux pour leur engagement infaillible total qu'il pleuve qu'il neige qu'il fasse froid ou pas Chloé Antoine je vois Georges et d'autres merci infiniment pour votre engagement merci d'avoir bravé tous les pronostics et d'avoir créé les conditions que cette élection puisse me conduire aujourd'hui à porter la voix notamment une des voix des quartiers populaires puisque je vois Carlos aussi derrière et mon pote Abdelkader aussi qui porte cette voix singulière des quartiers populaires comme vous le savez également et je ne serai pas plus long après mon élection a tellement dérangé qu'elle a poussé certaines personnes à déposer des recours non content d'avoir perdu dans les urnes avec plus de 7000 voix d'écart ces personnes là ont décidé pour ne pas les citer donc je ne vais pas les citer quand même ont décidé de déposer plusieurs recours mais je tenais ici à vous dire des choses très claires encore une fois recours ou pas recours écharpe ou pas écharpe je serai là recours ou pas recours écharpe ou pas écharpe nous serons là cette élection et ce mandat ce n'est pas le mien c'est celui de la Seine-Saint-Denis de ses habitants ce n'est pas Alidjiwara c'est celui de la Seine-Saint-Denis de ses habitants donc avec une écharpe ou sans écharpe avec un costume Fabio Lucci ou pas on sera là et on ne bougera pas je dis costume parce qu'il y a Médic qui est là c'est lui qui va être mon tailleur bientôt mais voilà on sera là et on ne bougera pas en 2021 j'ai été candidat ça n'a posé aucun problème et ça s'est plutôt bien passé en 2022 on a été candidat toujours sous les mêmes couleurs ça n'a posé aucun problème mais une fois qu'on gagne cette fois-ci c'est un peu plus compliqué et vous le savez très bien mais ce n'est pas grave encore une fois nous sommes là et nous resterons là

1:30:26
Invité

alors

1:30:36
Aly Diouara

je tiens à le dire je ne désespère pas de la sagesse du Conseil constitutionnel je ne désespère pas de sa sagesse et surtout j'ai bon espoir que beaucoup de petits Alidjiwara vont débarquer bientôt à Bobigny à Drancy au Bourget à la Courneuve et partout en Seine-Saint-Denis nous existons nous existons dorénavant et nous ne bougerons plus et ça il va falloir que les baronnes locales le comprennent que toutes les baronnes locales qu'elles soient et je le dis très clairement qu'importe les accords des uns et des autres qu'elles soient communistes socialistes ou je ne sais quoi vous ne ferez plus sans nous nous serons là et vous ne ferez plus sans nous je le dis très clairement comme ça au moins il n'y a pas de bref vous m'avez compris

1:31:37
Invité

enfin

1:31:49
Aly Diouara

et je terminerai là et ça va rejoindre aussi ce que je disais tout à l'heure j'aimerais vous souhaiter à toutes et à tous à vous à qui je dois ce mandat à vous qui m'avez fait l'honneur de ce mandat et de cette fonction une année à la hauteur de ce que vous êtes de ce que nous sommes des femmes et des hommes de conviction dont la dignité doit être restaurée et à ceux qui voudraient nous faire taire parce qu'il faut quand même un mot pour vous je vous souhaite bien du courage car ce n'est que le début et les élections qui approchent vous indiqueront le chemin que nous avons collectivement décidé d'emprunter avec détermination bienveillance et fraternité pour finir je citerai un illustre ancien Thomas Sankara pour ne pas le citer je n'aurai de répit que lorsque le bien commun sera partagé entre tous avec justice et équité et je préfère de loin l'eau potable pour tous que le champagne pour quelques-uns oui car ces deux sont là dont il est question ici en Seine-Saint-Denis et partout en France et dans les départements dits d'outre-mer nous serons là fin de citation merci infiniment merci Antoine merci Chloé merci Maniel Michaela Assa Carlos Lewis merci à tous Marie merci infiniment merci à toutes les équipes les militants insoumis ceux de la Sainte-Saint-Denis au cœur et puis place au buffet encore une fois merci et sachez juste une chose contrairement à d'autres et Manuel je veux le dire très facilement et très aisément nous ne trahirons pas la parole et la fonction qui nous a été donnée je ne trahirai pas et encore une fois je préfère être plutôt député du peuple sans déchat que député à l'Assemblée Nationale en trahissant les miens et les conditions qui sont les miennes merci encore

1:34:12
Invité

c'est vrai qu'Asa

1:34:18
Aly Diouara

est en train de me dire que les surminkés ne trahissent pas effectivement merci infiniment

Vœux populaires d'Aly Diouara en présence de Manuel Bompard, Mathilde Panot et Assa Traoré — Aly Diouara · Pourquijevote