Gabriel Attal et les tests Covid : "l’objectif c’est le résultat en 48h"
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Il est 8h23, France Inter, Léa Salamé, Nicolas Demorand, le 7-9. Et avec Léa Salamé, nous recevons ce matin le porte-parole du gouvernement dans le grand entretien du 7-9. Question réaction 01-45-24-7000. Bonjour Gabriel Attal. Bonjour. Et merci d'être à notre micro ce matin. On va commencer par faire un point sur l'épidémie de Covid. Samedi, la France a enregistré près de 13500 nouveaux cas en 24 heures, nombre équivalent à celui enregistré la veille. Par ailleurs, près de 4000 malades ont été hospitalisés ces 7 derniers jours, 593 en réanimation. Alors Olivier Véran, à ce micro, il y a 10 jours, disait déjà que la situation était préoccupante.
Si c'était préoccupant il y a 10 jours, est-ce que là c'est carrément inquiétant, Gabriel Attal ? Comment qualifiez-vous la situation aujourd'hui au moment où l'on parle ?
C'est une situation qui reste préoccupante et chaque jour qui passe et les nouveaux chiffres qui sont annoncés nous appellent, nous invitent à maintenir et à rehausser notre niveau de vigilance, c'est-à-dire l'application des gestes barrières, c'est-à-dire le port du masque, c'est-à-dire la réduction au plus possible des contacts sociaux dans la vie de tous les jours. Quand on regarde, on a une épidémie qui a repris, un virus qui circule. Quand on compare à la première vague au printemps dernier, on voit qu'elle circule moins vite qu'à l'époque.
Que le fameux R, que maintenant les Français ont bien intégré, c'est-à-dire le nombre de personnes qu'on contamine quand on est soi-même contaminé, qui était je crois autour de 3 à l'époque, ça veut dire qu'une personne malade contaminait 3 personnes, et aujourd'hui légèrement au-dessus de 1. Ça veut dire que ça circule moins vite et donc qu'il y a finalement une petite marge pour arriver à faire en sorte que l'épidémie se réduise. Et si on en est là, c'est parce que les Français appliquent les gestes barrières, parce qu'ils portent le masque, et on sait que c'est difficile, c'est difficile de le porter au travail, c'est difficile de le porter à l'école.
Et donc finalement, il nous manque un effort supplémentaire pour parvenir à descendre sous ce fameux 1 et faire en sorte que l'épidémie recule.
Mais l'effort supplémentaire, ce n'est pas de prendre des mesures supplémentaires plus dures. L'urgentiste François Braune, patron du syndicat Samu Urgence, dit dans Le Parisien qu'on vit un moment clé de l'épidémie. La seconde vague est là, dit-il. Les hôpitaux ne sont pas saturés, mais la situation y devient très difficile. Le directeur de l'ARS Île-de-France dit que 20% des lits de réanimation sont désormais occupés. Il pronostique une situation très difficile d'ici 15 jours. Pour être clair, alors que l'épidémie est galopante, ne faut-il pas durcir davantage les règles ?
Ce qui est de différent par rapport au printemps dernier, c'est qu'aujourd'hui, on est capable d'avoir une vue beaucoup plus fine de la manière dont l'épidémie circule. En mars dernier, on était entre guillemets à l'aveugle. On n'avait pas la même capacité de test qu'aujourd'hui. On ne connaissait pas le virus comme on le connaît aujourd'hui. Et aujourd'hui, avec tous les outils dont on dispose, notamment les tests, on est capable d'identifier des régions où la situation est plus inquiétante, plus préoccupante qu'ailleurs, et de prendre des mesures localisées.
Moi, ma conviction, c'est qu'il faut prendre des mesures, et on en prend régulièrement, mais qu'il faut qu'elles soient adaptées à la réalité de la circulation du virus au niveau local pour qu'elles soient acceptées et qu'elles soient jugées comme légitimes par les Français. Et c'est ça le sens de ce qu'on fait. Je comprends que ça peut être parfois perturbant. Certains peuvent se dire, est-ce que c'est très lisible ou pas ? Mais on assume de faire une stratégie territorialisée. C'est aussi ça qui fait que, quand un Français apprend qu'il y a une nouvelle mesure, parfois une restriction dans le territoire où il habite, c'est parce que vraiment la situation l'impose près de chez lui.
Mais plus globalement encore, l'exécutif a dit et redit qu'il fallait à tout prix éviter un reconfinement. Alors, du coup, quelle est la doctrine ? Quelle est la politique ? Est-ce que vous misez sur l'immunité collective ?
On a une stratégie en quatre piliers que je vais essayer de résumer très rapidement. D'abord, il y a la prévention avec les gestes barrières, j'en parlais à l'instant. Ensuite, il y a nos stratégies de test. Tester, alerter, protéger. C'est pour ça qu'on développe nos capacités pour identifier ceux qui sont malades et leur permettre de se protéger et de protéger les autres. Après, quand on constate dans certains territoires que le virus continue à circuler fortement, il y a des mesures de restriction, entre guillemets, qui peuvent être prises au niveau local. C'est ce qu'on a vu encore la semaine dernière à Lyon ou à Nice.
Et puis, le dernier pilier, c'est la protection absolue des personnes vulnérables, notamment les personnes âgées, les inviter à, entre guillemets, prendre le moins de risques possibles et inviter leurs familles à prendre le moins de risques possibles. Mais plus généralement. Oui, mais ça permet de résumer ce qu'on fait, parce que parfois j'entends des critiques sur quelle est la stratégie, etc. Ça permet de résumer la stratégie. Ensuite, quand vous parliez d'immunité collective, aujourd'hui, on ne mise pas, entre guillemets, sur une circulation du virus.
Nous, ce qu'on veut, c'est que le virus circule le moins possible, parce que derrière, il y a des vies, il y a des personnes qui peuvent se retrouver à l'hôpital. Il y a une certaine précarité dans cette situation, dans l'attente d'avoir un vaccin ou un traitement, c'est certain. Et c'est là qu'on aura une vraie solution.
Tester, isoler, protéger, ça ne marche pas très bien. Vous l'avez même reconnu au niveau des tests. Emmanuel Macron a même dit, a tansé son ministre de la Santé, en disant, il faut aller plus vite, ça ne va pas, les tests. Xavier Bertrand, hier, disait, après le scandale des masques, la désorganisation des tests révèle une vraie impréparation. Il y a la question des tests, il y a la question de l'isolement. Stop Covid, ça marche. Comment vous le qualifiez ? Ça marche moyen ? Vous dites, ça ne marche pas ? Vous dites quoi ? Sur Stop Covid ?
Je dis que l'application n'a pas encore trouvé son public, mais que je ne désespère pas qu'elle fonctionne. Et ce qui a été annoncé par Olivier Trévin. Vous l'avez téléchargé, vous ? Bien sûr, je l'ai sur mon téléphone.
Par exemple, est-ce qu'on vous a appelé que vous êtes cas contact après Bruno Le Maire, après le fait que Bruno Le Maire soit testé positif ? Est-ce que vous avez reçu ?
Non, elle ne se n'est pas déclenchée, mais je crois que je ne suis pas considéré comme cas contact de Bruno Le Maire. Je n'ai pas encore été appelé non plus par l'Agence Régionale de Santé. Mais ce qui est certain, c'est qu'on a voulu développer notre capacité de test. Et on a réussi à développer une capacité de test très importante. On teste aujourd'hui 1,2 million de personnes par semaine. La France, c'est un des pays au monde, et en tout cas en Europe, où on teste le plus par habitant. On teste plus qu'en Allemagne, qu'en Espagne, etc. Est-ce que ça veut dire que ça marche bien ? Non.
On voit bien qu'il y a des files d'attente très importantes devant les laboratoires, notamment dans les métropoles. Je reçois régulièrement des messages, y compris de gens que je connais, de ma subconscription. Et donc, ce qui a été annoncé jeudi dernier, c'est une nouvelle politique pour réussir à prioriser sur les tests. Donc très concrètement, il y a des publics qui ont été identifiés, qui sont prioritaires, notamment ceux qui ont une prescription médicale, ceux qui sont cas contacts d'un cas positif, et les personnels soignants. Et donc, à partir d'aujourd'hui, on déploie, notamment en Ile-de-France, des lieux de tests qui sont réservés à ces personnes qui sont prioritaires.
L'objectif, c'est de désengorger les files d'attente.
Et ces personnes prioritaires ont leur résultat quand ? En 48 heures ? L'objectif, c'est 48 heures. Quand ? Quand ? C'est-à-dire ? Quand est-ce qu'on aura notre résultat en 48 heures ? Parce que là, ce n'est pas du tout le cas.
Je sais, très bien. Mais l'objectif, c'est d'arriver aux 48 heures. Comment ? En faisant en sorte que les laboratoires où aujourd'hui se concentrent les files d'attente, aient une pression moins importante. Deuxième chose, Olivier Véran était sur votre plateau il y a quelques semaines, je crois. Il avait parlé des tests antigéniques. Vous savez que ce sont des tests qui sont une innovation importante parce qu'ils permettent d'avoir le résultat en moins de 30 minutes en moyenne. Ces tests antigéniques vont être déployés à partir du début du mois d'octobre, donc dans quelques jours, quelques semaines. Il y en a 5 millions qui vont arriver pour la France.
Et donc, ça aussi, ça va permettre de désengorger et d'avoir des résultats plus rapidement. Donc, on progresse sur ce volet des tests.
Gabriel Attal, dernière question et sans doute la plus importante ce matin puisque c'est le changement du protocole sanitaire concernant l'école. Vous nous confirmez donc que vous ne durcissez pas mais au contraire que vous allégez les règles à l'école ce matin. Vous assouplissez ce protocole sanitaire. Désormais, lorsqu'un élève sera testé positif en maternelle, en primaire, mais aussi au collège et au lycée, c'est-à-dire toute l'école, un test est positif, les camarades et l'enseignant ne seront plus considérés comme des cas contacts et donc vous ne fermez pas l'école, vous ne fermez pas la classe. C'est ça la différence. Il faudra 3 cas pour fermer l'école.
C'est ce qui a été annoncé, absolument. On a, depuis le début de cette crise et depuis qu'on a décidé de rouvrir les écoles, voulu avoir le protocole sanitaire, le plus protecteur possible, évidemment, pour les élèves, pour les enseignants, tout en permettant une reprise de l'école. Je rappelle qu'on est un des premiers pays au monde à avoir rouvert ces écoles, qu'à l'époque, d'ailleurs, un certain nombre de responsables politiques s'en étaient saisis pour critiquer le président de la République, qu'on ne les entendait plus quelques semaines plus tard parce que ça fonctionnait bien. Et d'ailleurs, les pays qui n'ont pas rouvert leur école en mai dernier l'ont bien souvent regretté.
Et donc, là, on maintient le même niveau de protection parce qu'on a un avis de la Haute Autorité de Santé qui a été publié la semaine dernière, qui dit quoi ? On a désormais une littérature scientifique qui permet de montrer que les enfants, non seulement font très peu de formes graves, voire pas du tout, et ensuite sont très peu contaminants. C'est-à-dire qu'il y a peu de contamination entre enfants ou d'enfants à adultes. Les contaminations se font plutôt d'adultes à enfants.
Ce n'est pas un danger pour les enseignants de faire ça ?
Si cette décision est prise, encore une fois, parce qu'on veut garder le même niveau de protection, c'est que ça reste très protecteur et ça reste au même niveau de protection. Et ça permet de fermer moins de classes quand ça n'est pas nécessaire. Parce que fermer une classe, c'est aussi dire à des enfants, vous rentrez chez vous. Et on sait que c'est de grandes difficultés aussi pour beaucoup d'enfants qui ne peuvent pas continuer à suivre leur scolarité à distance.
Et vous nous confirmez, parce que ce matin, on disait que c'était pour la maternelle et le primaire seulement. En fait, c'est pour tout le monde.
Mais oui, parce que pour le collège et le lycée, vous savez que les élèves portent un masque. Et donc déjà, quand un élève est détecté positif dans leur classe, ils ne sont pas considérés qu'à contact puisqu'ils ont un masque. La différence aujourd'hui, elle change dans le primaire et la maternelle
Au chapitre économique, Gabriel Attal, deux ministres Agnès Pannier, Runachet et Elisabeth Borne vont se rendre aujourd'hui à Béthune pour rencontrer salariés de Bridgestone, direction de l'usine et élus locaux. 863 emplois sont menacés dans cette affaire. Peut-on encore sauver l'usine ?
C'est l'objectif et c'est tout le sens de notre mobilisation avec les collectivités locales. C'est un grand choc qui a eu lieu avec cette annonce. D'abord pour les familles, il faut penser aux 863 salariés qui sont rentrés chez eux le soir avec cette nouvelle. Notre objectif, c'est de faire en sorte qu'on arrive à trouver une solution pour ce site et pour les salariés. Il y a quand même un progrès depuis la semaine dernière. C'est qu'un accord de méthode a été signé avec les salariés et avec la direction qui permet de se donner cinq mois pour discuter. Ça ne veut pas dire que c'est sauvé, mais on se souvient d'où on part.
Mercredi, l'annonce, c'était on ferme, point barre, et il n'y a pas de discussion possible. Là, on a cinq mois de négociations et de discussions et le gouvernement, avec les élus locaux, va être totalement mobilisé pour trouver une solution.
Xavier Bertrand dit qu'il faut 200 millions d'investissements pour sauver le site. Il propose que l'État et la région Hauts-de-France et les autres collectivités locales payent la moitié de ces 200 millions et en échange, Bridgestone s'engage à maintenir l'emploi. Est-ce que c'est une bonne proposition ?
Mais depuis le début, nous, ce qu'on dit, et avant même l'annonce de la fermeture de l'usine, cette situation, on ne l'a pas découverte le jour de la fermeture de l'usine. Depuis un an, il y a eu des réunions et le gouvernement a proposé à la direction de Bridgestone de venir en appui, y compris financièrement. Ce qu'il faut d'abord, le premier objectif, c'est qu'il y a un...
Mais pourquoi vous ne l'avez pas fait ? Parce que Fabien Roussel, qui était à votre place du Parti communiste, dit que ça fait des mois et des mois, bien avant la Covid, qu'on prévient l'État en disant qu'il faut que vous mettiez de l'argent pour... Vous ne l'avez pas fait ?
Mais on l'a proposé.
Et c'est pour ça
qu'on a parlé de trahison quand Bridgestone a annoncé la fermeture, parce qu'ils n'ont pas accepté cette main tendue depuis un an qu'on faisait des propositions. Ils considéraient que ça allait et ils nous disaient qu'il n'y a pas besoin, on ne va pas fermer l'usine. Et tout d'un coup, l'annonce de l'usine, elle tombe.
L'État pourrait mettre 100 millions avec les collectivités locales ?
Je n'ai pas le chiffre à donner, ce n'est évidemment pas moi qui vais donner le chiffre. Ce que je veux dire, c'est qu'il y a une discussion aujourd'hui avec la direction et avec les syndicats. Que l'objectif, c'est de revoir un projet industriel. Je ne vais pas rentrer dans les détails et je ne suis pas le plus grand spécialiste de ce dossier, mais je crois que la situation aujourd'hui, c'est que les pneus qui sont produits dans l'usine de Béthune ne sont pas les pneus qui correspondent à la demande du marché aujourd'hui. Et donc, il faut faire évoluer la production. Et s'il y a ce nouveau projet industriel, si l'usine est prête depuis plus d'un an.
Une question sur la 5G avant de donner la parole aux auditeurs de France Inter. Emmanuel Macron a renvoyé les écologistes à leur lampe à huile en disant que la 5G allait se faire et être déployée en France. Tout de même, près d'un Français sur deux se dit favorable à un moratoire jusqu'à l'été 2021. C'est un sondage publié par le Parisien il y a quelques jours qui nous l'apprenait. C'est beaucoup, près d'un sur deux, 48%. Pourquoi refusez-vous d'organiser un débat sur la 5G juste un débat en parler et mettre les options
sur la table ? C'est ce qu'on fait depuis deux ans. La stratégie 5G de la France a été présentée je crois en juin 2018. On n'a pas attendu aujourd'hui pour en discuter. Il y a des débats, il y a des discussions et il y a même des rapports qui sont demandés et il y a un rapport très important qui a été remis la semaine dernière et qui permet de répondre à des inquiétudes que moi j'entends parfaitement. Vous savez, moi je suis aussi élu local, on me pose des questions. J'entends parfaitement qu'il puisse y avoir des inquiétudes ou des questions notamment sur l'impact sanitaire.
Quand vous ne faites pas un moratoire de quelques mois le temps d'avoir un vrai débat public parce qu'on n'en parlait pas énormément il y a six mois dans les médias.
Là on en parle beaucoup. Il y a beaucoup de gens qui ont parlé et honnêtement je pense qu'on peut dire que le moratoire il a déjà eu lieu en France. Quand vous regardez la carte du déploiement de la 5G en Europe vous voyez qu'il y a de la 5G qui se déploie partout autour de nous et que la France est une sorte d'îlot au milieu de tout ça sans 5G. Mais c'est du très concret aussi pour nos entreprises. Vous avez des entreprises en Allemagne dans les autres pays voisins qui sont en train de s'équiper en 5G qui vont échanger avec les autres entreprises organiser l'exportation de leurs marchandises via un réseau 5G.
Qu'est-ce qui va se passer pour les boîtes françaises si elles ne sont pas connectées à la 5G ? Elles ne pourront plus exporter elles ne pourront plus faire de commerce avec l'étranger parce que tout le monde s'y sera mis. C'est un exemple et c'est aussi un progrès pour les français en matière de télémédecine en matière de réduction de la consommation d'énergie.
Les auditeurs dans une seconde mais d'abord ce matin le patron d'Air France KLM Ben Smith donne une longue interview dans l'opinion où il s'insurge contre toute nouvelle taxe carbone ou autre taxation climatique estimant que dans le contexte de crise économique du secteur de l'aviation et bien ce serait une catastrophe pour Air France. Il dit pourtant l'éco-taxe sur le transport aérien fait partie des 146 mesures de la convention citoyenne que le président s'est engagé à mettre en oeuvre. Est-ce que vous allez faire cette taxe carbone sur le transport aérien ? Est-ce que vous allez la faire avant la fin du quinquennat ?
Il y a 146 propositions vous le dites dont le président n'a pas fait de joker comme il avait dit. Aujourd'hui qu'est-ce qui se passe ? Ces propositions elles sont en train d'être regardées et discutées par les membres de la convention citoyenne pour le climat avec Barbara Pompili avec des parlementaires et avec des chefs d'entreprise et des représentants des différents secteurs. Et c'est à l'issue de ce travail-là qu'on dira comment on accueille ces propositions mais y compris avec les citoyens qui aujourd'hui les confrontent face aux différents secteurs Je ne peux pas vous répondre puisque le travail Il a dit
je ferai les 146 propositions
Il a dit qu'il lancerait le travail sur les 146 propositions pour qu'elles soient dans un texte de loi donc c'est le travail qui a lieu en ce moment Maintenant je vais vous dire ma conviction toute personnelle sur ce sujet-là c'est que cette proposition elle a été faite par la convention citoyenne pour le climat on n'était pas du tout dans la situation qu'on connaît aujourd'hui économiquement Quand vous avez un secteur
Là-dessus il pourrait y avoir moratoire en revanche C'est ça ce que vous nous dites
Non Moi ce que je vous dis c'est quand il y a un secteur qui est sous l'eau la question c'est est-ce que vous lui mettez la tête encore plus sous l'eau ou est-ce que vous considérez que ce n'est pas la solution Donc le Covid change la donne ce que vous nous dites Je préfère qu'on attende que ce travail ait lieu Honnêtement on aurait pu dire les 150 citoyens vous faites vos propositions vous nous les laissez et puis on va regarder on va en faire ce qu'on veut C'est pas ce qu'on a dit Non mais il s'est engagé la parole présidentielle et dit je vais le faire Là vous nous dites il y a le Covid on va peut-être pas le faire On est en train de regarder avec eux et avec les différents secteurs d'activité la manière dont on va mettre en oeuvre les 146 propositions
Allez au standard Daniel nous attend Bonjour Daniel Bienvenue
Bonjour Bonjour à tous Monsieur Attal Bonjour Tout d'abord je vais vous parler de quelque chose Hier il y a eu 6 législatives partielles en France avec seulement 20% de participation Bon la première chose que je vais constater c'est que vous avez pris une belle rousse il n'y a pas un candidat à l'REM qui est qualifié pour le deuxième tour Que faire pour que les gens retournent voter ça c'est la première chose Ensuite je vous écoute vous les membres du gouvernement et vous êtes toujours en train de dire on est les premiers on est les meilleurs c'est nous qui avons fait le plus à l'arrivée on est le cinquième pays où il y a le plus de contamination on est le pays qui a perdu 12% de son produit intérieur brut et alors je ne sais pas si on est les meilleurs peut-être dans les mots mais dans les faits pas vraiment
Bien compris Daniel merci pour cette question Gabriel Attal vous répond on commence par les législatives partielles une rouste dit notre auditeur Gabriel Attal
Il y avait 6 législatives partielles hier il n'y a absolument aucune surprise dans le résultat c'est des législatives partielles qui avaient lieu dans des circonscriptions qui étaient des bastions du PS ou des républicains qu'on avait à l'exception d'une même pas gagnée en 2017 donc on ne s'attendait pas particulièrement à gagner aujourd'hui des circonscriptions qu'on n'avait pas gagnées en 2017 il y a une circonscription qui avait été gagnée par la république en marche en 2017 la députée sortante ne se représentait pas donc c'est pas un résultat qui est très surprenant mais à la claque
des municipales vous ne vous inquiétez pas de ça vous n'analysez pas ça votre ancrage local
c'est compliqué mais on sait que c'est compliqué on a créé un parti politique on a créé un parti politique en partant entre guillemets de la fonction suprême de la présidence de la république pour l'ancrer ensuite à différentes étapes donc c'est compliqué moi je vais vous dire je suis préoccupé d'abord par l'abstention comme ça a été dit mais sur des élections législatives partielles on sait il n'y a pas de débat national y compris des gens qui ne sont parfois pas au courant qu'il y a des législatives partielles chez eux mais je suis beaucoup plus marqué par l'abstention qu'il y a eu aux municipales et ça je l'assume il y a eu le Covid qui a entraîné des craintes pour certains mais pas seulement il y a aussi un enjeu démocratique auquel il nous faut répondre
alors vous dites c'est compliqué on a créé un parti politique il y a trois ans et c'est compliqué c'est tellement compliqué désolé le hasard veut que vous êtes invité ce matin le matin où le numéro 2 de votre parti La République En Marche vient de démissionner on l'a appris il y a quelques minutes Pierre Persson estime que le parti ne produit plus d'idées nouvelles et n'est pas en mesure d'affronter la nouvelle étape du quinquennat réaction ?
c'est l'information qui vient de tomber on aura un bureau exécutif ce soir où on échangera moi je connais bien Pierre Persson c'est un député d'abord c'est quelqu'un qui était depuis la fondation d'En Marche qui a même précédé En Marche puisqu'il avait créé Les Jeunes avec Macron à l'époque La République En Marche n'existait même pas qu'est-ce que ça dit
qu'un membre fondateur de l'aventure parte ainsi et dise il n'y a plus d'idées nouvelles et ce parti vaut plus rien il ne part pas très loin
j'ai regardé l'interview rapidement au moment de rentrer dans le studio il déplore des sujets de fonctionnement interne à La République En Marche mais il dit bien et ce n'est pas une surprise pour moi qu'il reste 100% loyal à la majorité au gouvernement et au président de la République donc c'est des enjeux internes à La République En Marche de fonctionnement et d'organisation
Sans langue de bois Gabriel Attal
il n'y a pas un problème à La République En Marche Encore une fois on est un jeune parti qui est né en 2016 et donc on doit s'organiser je ne vous dis pas que c'est parfait aujourd'hui je ne vous dis pas que ça fonctionne parfaitement aujourd'hui évidemment qu'il faut qu'on arrive à d'abord réussir notre ancrage local et ensuite qu'il faut qu'on trouve un mode d'organisation interne qui permet à chacun de participer qui permet de produire des idées et il fait ce constat-là il choisit de quitter son poste de DGA mais il reste La République En Marche et il faut je pense à minima entendre le constat qu'il fait
Une question politique au standard Robert nous appelle des Landes bienvenue Robert vous avez la parole
Oui bonjour à tous monsieur Attal bonjour alors à propos de Rousse je vous rappelle tout d'abord qu'en municipal La République En Marche a fait 1,6% alors ma question monsieur François Bayrou tu viens d'être nommé donc haut commissaire au plan se propose de donner à monsieur Macron un cap une boussole et des cartes moi j'entends cela je voudrais savoir si cela veut dire que sans monsieur Bayrou qui a déjà d'ailleurs un poste à temps plein à la mairie de Pau sans monsieur Bayrou dont monsieur Macron et son gouvernement pilotent la France sans carte sans boussole sans cap c'est-à-dire à l'aveugle
Merci Robert pour cette question Gabriel Attal vous répond
évidemment non mais on a aujourd'hui un moment de crise historique et on est à un moment charnière après la crise avec la crise sanitaire et la crise économique on fait un plan de relance massif de 100 milliards d'euros avec pour objectif de réparer c'est ce qu'on a commencé à faire avec le chômage partiel le prêt garanti par l'Etat et de préparer c'est-à-dire d'investir dans des secteurs qui vont permettre de développer des emplois dans les 10 années qui viennent notamment l'hydrogène etc la question c'est quand vous engagez de telles sommes et que vous avez de tels objectifs est-ce que c'est pas utile d'être accompagné par une personnalité qui a à la fois une expérience nationale et une expérience locale pour se projeter et regarder le temps long et c'est ça que va faire François Bayrou et je crois qu'il va annoncer sa feuille de route et s'exprimer aujourd'hui ou demain j'ai plus la date exact devant le conseil économique social et environnemental
Il y avait une autre prise de position qui était très attendue cette semaine mercredi à Lunel Emmanuel Macron devait annoncer son grand plan de lutte contre le séparatisme je rappelle que vous en parlez depuis 3 ans de ce grand plan contre le séparatisme et qu'on ne le voit pas venir finalement encore un décalage ces annonces sont décalées finalement au 2 octobre prochain il ne va pas en parler à Lunel dans 2 jours pourquoi ce décalage ? Le plan n'est toujours pas prêt ou vous êtes gêné au fond sur ces questions-là vous n'arrivez pas à vous décider ?
Alors là-dessus il n'y a pas de décalage je vais vous expliquer pourquoi d'abord parce qu'on n'a pas attendu aujourd'hui pour agir sur le séparatisme en 2017 j'étais député à l'époque une des premières lois qu'on a votées a permis de fermer des lieux où on prêche la radicalisation et la haine de la France ensuite en 2018 on a lancé une stratégie d'entrave contre le séparatisme en identifiant des quartiers de reconquête républicaine et en donnant des outils à nos préfets pour lutter contre les dérives sectaires et le séparatisme et là qu'est-ce qu'on dit ?
On va lancer une nouvelle étape qui a commencé en février dernier quand le président de la République s'est exprimé à Mulhouse entre temps il y a eu la crise du coronavirus et cette nouvelle étape elle va nous amener à un projet de loi et sur ce sujet-là Léa Salamé on a annoncé un projet de loi finalisé à l'automne on aura un projet de loi finalisé à l'automne il n'y a pas de changement là-dessus après savoir la date du déplacement du président de la République ça peut toujours bouger de quelques jours il n'y a pas de date d'ailleurs officiellement annoncée
le projet il est fini ou non ?
il est en train d'être finalisé il sera finalisé à l'automne comme on l'a dit depuis le début
Xavier Bertrand a quasiment fait une déclaration de candidature hier dans Le Parisien il se prépare il est prêt je suis convaincu qu'Emmanuel Macron n'est pas celui qui réussira à réconcilier les Français ni celui qui protégera le pays avec lui il y a un vrai risque de victoire des extrêmes qu'est-ce que vous en pensez ?
Léa Salamé il y a un an j'étais sur un plateau télé sur France 2 dans une émission que vous présentiez pour débattre avec Xavier Bertrand il avait annoncé en grande pompe sur ce plateau sa candidature à la présidentielle il y a 6 mois j'ai ouvert un hebdomadaire Xavier Bertrand annonçait en grande pompe sa candidature à la présidentielle cet été j'étais en vacances en Corse Xavier Bertrand aussi il a annoncé dans Corse Matin en exclusivité sa candidature à la présidentielle et hier dans Le Parisien il a annoncé sa candidature à la présidentielle j'ai l'impression d'être dans ce film avec Bill Murray où il y a le journaliste qui se réveille tous les matins qui a l'impression de revivre la même journée il nous fait les 50 nuances de candidature à la présidentielle je ne vais pas commenter à chaque fois vous n'avez rien à en dire non ce que je dis mais ce que je dis c'est que tout le monde a le droit heureusement on est en démocratie de dire qu'il veut se présenter à l'élection présidentielle juste pour moi aujourd'hui pour le gouvernement et pour le président de la république l'élection présidentielle ce n'est pas le sujet du moment aujourd'hui la question c'est comment est-ce qu'on protège les français dans la crise du coronavirus comment est-ce qu'on répare et comment est-ce qu'on prépare il y en a qui souhaitent s'engager prioritairement sur les débats électoraux c'est leur choix mais ce n'est pas le nôtre
merci monsieur le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal d'avoir été au micro d'Inter ce matin 8h47
Gabriel Attal