Aller au contenu
Tous les transcripts
InterviewDébatéo· 5 septembre 2026 5 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesAgriculture & alimentationÉducation & recherche

MANUEL BOMPARD ATTAQUE SÉBASTIEN LECORNU

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse partielle

    Est-ce qu'on peut consentir à certaines économies sur certains postes de dépense pour soutenir les agriculteurs ?

  • 0:40RelanceRéponse directe

    Le gouvernement a réduit un fonds climat pour les écoles de 50M€ à 10M€. Comment l'expliquer ?

  • 1:12OuverteRéponse directe

    Où trouver l'argent pour aider les agriculteurs sans couper d'autres dépenses ?

  • 1:45OuverteRéponse directe

    Est-ce que les Français sont prêts à consentir à des hausses d'impôts aujourd'hui ?

  • 2:18RelanceRéponse directe

    Pouvez-vous accepter que certains postes de dépenses soient gelés pour aider les agriculteurs ?

  • 2:51FerméeÉludée

    Accepteriez-vous un budget de sauvegarde comme le demande le gouvernement ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:40Fait
    « Le gouvernement a été obligé de dire "On va faire quelque chose." il nous dit "Bon, on va mettre en place un fond 50 millions d'euros pour l'adaptation au changement climatique des écoles." Puis là, on apprend dans la rentrée que finalement ce fond, il a été divisé par 5 parce que c'est plus la canicule, donc le gouvernant et donc bon mais ça c'est pas possible. »
  • 1:12Fait
    « La France est endettée et que donc si on choisit d'aider en urgence les agriculteur, ce sur quoi vous semblez d'accord, où trouver cet argent éidment bah précisément dans ce que le gouvernement ne veut pas faire, c'est-à-dire produire et créer des recettes nouvelles. »
  • 1:45Fait
    « Moi je propose pas d'augmenter les impôts pour tous les Français. Par contre, on peut mettre à contribution davantage celles et ceux qui ont largement les moyens de contribuer davantage. »
  • 2:18Chiffre
    « C'est la question de rétablissement de l'impôt de solidarité sur la fortune. Pour prendre cet exemple, cet exemple-là, c'est faire en sorte qu'il y ait des recettes nouvelles et que ces recettes nouvelles, elles reposent sur la minorité. »
  • 3:31Chiffre
    « les aides aux entreprises, il y a un rapport sénatorial du sénateur Fabien Guayet qui les chiffre à plus de 200 milliards d'euros par an. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

dans le contexte qu'on connaît de fortes contraintes sur les finances publiques, c'est la question de du financement aussi de ces mesures. Évidemment, hier le Premier ministre Sébastien Lecnu a dit qu'il demandait des économies nouvelles, des gels de crédit pour libérer euh de l'argent pour pouvoir financer ses aides aux agriculteurs. Est-ce qu'on peut consentir à certaines économies sur certains autres postes de dépense pour soutenir leur agricol ? Le problème, c'est que ce gouvernement est est dans cette même logique depuis plusieurs années maintenant, c'est-à-dire euh on a besoin de financer des choses importantes, donc on va le faire en coupant des financements d'autres choses importantes. Enfin, je regarde et regardez, je vous donne juste un exemple parce qu'on l'a appris hier

0:40

là en plein milieu de la canicule, tout le monde était révolté de voir que nos enfants se retrouvaient dans des écoles qui étaient des écoles surchauffées. Le gouvernement a été obligé de dire "On va faire quelque chose." il nous dit "Bon, on va mettre en place un fond 50 millions d'euros pour l'adaptation au changement climatique des écoles." Puis là, on apprend dans la rentrée que finalement ce fond, il a été divisé par 5 parce que c'est plus la canicule, donc le gouvernant et donc bon mais ça c'est pas possible. Enfin, je veux dire si la réponse euh pour pouvoir débloquer des financements nécessaires c'est de couper d'autres financements qui sont essentiels, on n'y arrivera pas. Donc qu'est-ce qu'il faut faire ? parce que le gouvernement va vous répondre, il n'y

1:12

a pas d'argent magique. La France est endettée et que donc si on choisit d'aider en urgence les agriculteur, ce sur quoi vous semblez d'accord, où trouver cet argent éidment bah précisément dans ce que le gouvernement ne veut pas faire, c'est-à-dire produire et créer des recettes nouvelles. Parce que c'est c'est quand même le problème dans les discussions budgétaires avec le gouvernement, c'est qu'il oublie quelque chose, c'est que un budget c'est des recettes et des dépenses. Si vous voulez augmenter les dépenses parce qu'il y a des besoins qui sont importants auxquels il faut faire face, faut augmenter les recettes. Il y a une ligne rouge qui a été posée, c'est pas d'impôt supplémentaire par exemple, pas de hausse d'impôt. Donc il y a pas de solution pour le gouvernement. Donc

1:45

est-ce que les Français sont prêts à consentir à des hausses d'impôts aujourd'hui ? Alors voilà, maintenant on rentre dans ce débat et vous avez raison de me poser la question. Deuxième problème qu'il y a dans le débat public sur ce sujet, quand vous dites il faut augmenter les recettes, on vous dit vous voulez augmenter les impôts pour tous les Français. Moi je propose pas d'augmenter les impôts pour tous les Français. Par contre, on peut mettre à contribution davantage celles et ceux qui ont largement les moyens de contribuer davantage. C'est le débat qu'on a eu déjà l'année dernière sur la taxe Zucman. Euh c'est la question de rétablissement de l'impôt de solidarité sur la fortune. Pour prendre cet exemple, cet exemple-là, c'est faire en sorte qu'il y ait des recettes nouvelles

2:18

et que ces recettes nouvelles, elles reposent sur la minorité. C'est dans la proposition de réforme fiscale que nous avons proposé pour vous donner cet exemple là est conduit à la au maintien au même niveau ou à la baisse de l'impôt de 92 % des français. On sait bien qu'il y a pas de majorité de toute façon pour voter ce genre de mesure à l'assemblée aujourd'hui qu'il faut comme disait le CAMIL dans tous les cas trouver l'argent. Ah ben d'accord mais pouvez pas me reprocher à moi qui vous fait des propositions que les autres sont pas d'accord. Si les autres sont pas d'accord ils doivent ensuite assumer. S'ils refusent la solution que nous préconisons de produire des nouvelles recettes, alors ils tombent dans ce que vous venez de dire. Donc, ils doivent

2:51

assumer d'arbitrer entre des priorités budgétaires. Mais est-ce que vous pourriez, Emmanuel Bompard, accepter que dans cette situation de crise très forte pour les agriculteurs, oui, il y ait certains postes de dépenses qui soient gelés. Est-ce que en effet dans ce cas particulier, ben on attend le le plan qui va être plein d'idées à vous proposer moi. Je veux dire le les aides aux entreprises, il y a un rapport sénatorial du sénateur Fabien Guayet qui les chiffre à plus de 200 milliards d'euros par an. sénateur communiste avec la difficulté de fléchage justement, c'est des moindres recettes, donc c'est des dépenses. Bon bah là, je suis d'accord pour essayer de faire des économie sur ce sujet. Euh quand vous avez des niches fiscales qui sont extrêmement coûteuses et qui sont

3:31

utilisées aujourd'hui, le crédit impôt recherche euh par des entreprises, pas toutes hein, mais certaines l'utilisent comme un effet d'oben et ne font pas de recherche. Oui, là je suis d'accord pour faire des économies. Donc je vous dis pas qu'il y a il y a pas des économies à faire, mais les économies quand le gouvernement en parle, c'est sur la santé, sur l'éducation nationale, sur l'écologie, sur la protection civile. On annule des commandes de Canada et puis après on se retrouve l'été suivant et puis on est face à une sécheresse, une canicule, des mégafeux et on n'est pas prêt pour y faire face. Et on me dit c'est ça qu'il faut faire. Pardon, j'ai compris que vous vouliez me poser une autre question, mais je veux juste rajouter juste un petit point si vous me

4:05

permettez, c'est que non seulement c'est catastrophique pour la société mais en plus économiquement ça fonctionne pas. Est-ce que est-ce que quand même est-ce qu'on a le droit de dire que l'année dernière nous a dit on va faire des coupes parce qu'il faut baisser le déficit qu' a eu des coupes et que cette année le déficit va être plus important que l'année dernière. Donc si vous voulez continuer dans cette logique qui fonctionne pas et qui met la société en danger, oui effectivement c'est pas pour nous qu'il faut voter. Bon mais si vous voulez rompre avec cette logique là et mettre en place autre chose bah oui c'est plutôt vers nous qu'il faut se tourner. En tout cas des économies il faudra en faire. C'est ce que répète le gouvernement. budget, on a commencé à en

4:35

parler. Ce sera euh le gros sujet des semaines qui arrivent à l'Assemblée. Manuel Bonard, Mot Bréon, porte-parole, le gouvernement était sur notre plateau à votre place hier matin et elle a appelé ici même un budget de sauvegarde. Ce n'est dans l'intérêt de personne de priver la France d'un budget pour l'année 2027. Notre objectif n'est pas d'imposer un budget pour une année entière. C'est pour de 3 c'est allez 3 4 5 6 mois ce budget. L'objectif, c'est d'avoir un budget de sauvegarde qui permette au pays de tourner. Vous êtes prêt à participer à un budget de sauvegarde Emmanuel Bonpard comme le demande Mragon. Mais c'est pas un budget de sauvegarde qu'elle nous propose.