Elections sénatoriales : Le RN triple ses voix en Dordogne, "ce n'est pas un hasard" admet la sénatrice communiste
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Chapitres
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Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 77 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:16OuverteRéponse directe
À quoi est-ce que vous devez votre réélection ?
- 1:31OuverteRéponse directe
C'est une leçon sur cette union de la gauche. C'est une leçon qu'il faut retenir au niveau national ?
- 2:01OuverteRéponse partielle
Sur quoi vous avez dû renoncer pour vous permettre de partir ensemble ?
- 2:55OuverteRéponse directe
En revanche, vous n'avez pas réussi à vous unir avec la France Insoumise ?
- 3:48OuverteRéponse partielle
Il y a eu cette polémique pendant le dépouillement hier. Vos bulletins découpés n'ont pas été comptabilisés. Est-ce que vous avez eu un comportement anti-républicain ?
- 5:18OuverteRéponse partielle
L'autre enseignement de cette élection, c'est la percée du Rassemblement National en Dordogne qui triple son score. Est-ce que c'est un échec pour vous ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:18Invité politiqueFait
« Est-ce que c'est une victoire de la gauche unie ou une défaite de la droite qui n'a pas réussi à s'unir »
- 3:29Locuteur non identifiéFait
« Sa stratégie n'a pas été la bonne, à mon sens, et a permis qu'effectivement, donner de la force à l'union que nous avons représentée. »
- 4:39Locuteur non identifiéFait
« en 2020, nous avions fait exactement la même chose avec un même bulletin commun et que nous n'avions pas rencontré ces difficultés. »
- 4:54Locuteur non identifiéFait
« il y a une jurisprudence qui a été envoyée par le ministère de l'Intérieur hier après-midi et qui valide ces bulletins. »
- 5:21Invité politiqueChiffre
« La percée du Rassemblement National en Dordogne qui triple quasiment son score par rapport à 2021. »
- 5:33Locuteur non identifiéFait
« On a bien senti à travers la campagne que nous avons menée, puisque nous sommes allés depuis trois mois à la rencontre de nos élus, on a bien senti ce sentiment de mal-être qui est là, qui est présent. »
- 5:54Locuteur non identifiéChiffre
« on voit surtout l'arrivée d'un groupe au Sénat, un groupe de 15 qui arrive au Sénat. »
- 7:25Locuteur non identifiéChiffre
« aujourd'hui, nous avons 11 millions de pauvres, de gens qui vivent en dessous du seuil de pauvreté dans notre pays, et 17% en Dordogne. »
- 7:33Locuteur non identifiéChiffre
« les plus fortunés de notre pays ont triplé, voire quadruplé leur fortune depuis 10 ans. »
Temps de parole
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- Locuteur non identifié 231 %
- Marie-Claude Varaillas19 %
- Présentateur3 %
- ?3 %
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Serge Merilloux et Marie-Claude Varayas sont réélus sénateurs de la Dordogne. Dès le premier tour, hier, le collège de 1300 grands électeurs a placé les deux sénateurs sortants. Ils sont dans les studios d'ici Périgord pour répondre à vos questions ce matin, Louis de Bergevin. Bonjour Marie-Claude Varayas,
bonjour Serge
Merilloux. Bonjour.
À
quoi est-ce que vous devez votre réélection ? Est-ce que c'est une victoire de la gauche unie ou une défaite de la droite qui n'a pas réussi à s'unir
? C
'est à la fois les deux.
C
'est d'abord une victoire de la gauche unie, qui a été déjà unie au premier mandat dès 2020. Mais c'est aussi quand même une dispersion de la droite qui, effectivement, n'a pas su s'unir ou n'a pas souhaité s'unir. Sa stratégie n'a pas été la bonne, à mon sens, et a permis qu'effectivement, donner de la force à l'union que nous avons représentée.
Elle aurait pu rafler un siège si elle s'était unie ?
Il
y avait trois candidats, finalement, à droite qui auraient pu partir ensemble. Elle aurait pu prendre un siège
? Je
ne sais pas. Moi, je ne le crois pas. Mais je pense que le bon résultat que nous avons eu est dû, d'abord, à un gros travail sur le terrain pendant six ans, auprès des collectivités territoriales. Quelles que soient les convictions politiques des élus que nous avions, nous avons travaillé sans distinction très dure pour les aider à avancer dans leurs dossiers, résoudre leurs problèmes. Je pense que c'est dû à ça et à la communication que l'on a fait régulièrement pour les tenir informés de ce que nous faisions.
Alors, vous parlez de leçon sur cette union de la gauche. C'est une leçon qu'il faut retenir au niveau national, notamment, pour les présidentielles, pour l'élection présidentielle ?
C'est toujours une leçon qu'il faut retenir. L'union est un combat. L'union, ce n
'est
pas simple. C'est plus facile, chacun,
d
'être dans sa petite niche et faire ce que l'on ressent. C'est plus difficile de se confronter. C'est ce que nous avons fait parce que nous pensons que c'est aussi ce que les gens attendent.
C'est difficile. Sur quoi vous avez dû renoncer, faire des croix pour vous permettre de partir ensemble ?
Nous n'avons pas fait de croix pour partir
particulière. On fait des compromis.
Quand on part ensemble, on met ces différents côtés ? Non,
on regarde ce qui nous rassemble. Et ce qui nous rassemble est très fort. On partage des valeurs communes. Et ensuite, il y a des particularités. Et rien ne nous empêche. On siège dans deux groupes différents. Ces particularités-là, chacun les garde. Mais c'est difficile, en
tout cas, ce que vous dites. C'est
difficile de vivre à deux.
C
'est difficile. Non, je pense que nous partageons l'essentiel, nos valeurs de gauche, nos convictions. Et que ça nous a permis de travailler efficacement auprès des élus. Parce que notre volonté a été surtout de servir l'intérêt général. Et de porter la voix de notre département au Sénat. Donc, nous avons des problématiques qui sont communes. Nous avons les enjeux qui existent aujourd'hui sur nos territoires ruraux. Et je pense que tous les deux, nous avions cette même conviction qu'il était important de se réunir sur cet essentiel.
En revanche, vous n'avez pas réussi à vous unir avec la France Insoumise, qui est partie seule ?
D'abord,
il
y avait deux candidats. Enfin, il y avait deux sièges. Donc, là, vous parlez d'une troisième formation politique. C'était très difficile. Puis, non, on n'a pas... La question ne s'est pas posée. Nous étions sortants. La
question ne s'est pas
posée, c'est-à
-dire
que vous n'avez pas
discuté avec eux ? Pas eu besoin de... Je n
'ai
pas eu de contact avec eux. Je ne
sais
pas pour ça que... Je n
'ai
pas eu de contact avec eux.
Serge Mirio et Marie-Claude Varayas. Il y a eu cette polémique pendant le dépouillement hier. Vos bulletins qui ont été découpés et n'ont pas raturés, donc comptabilisés comme nuls. La préfète de la Dordogne a regretté le comportement de certains candidats qui remettent en cause la neutralité des agents de l'État. Est-ce que vous avez eu un comportement anti-républicain ? C'est ce qu'elle a dit ?
Je
refuse de dire que nous avons eu un comportement anti-républicain. Je crois, tout simplement, que peut-être c'est en milieu de dépouillement que nous avons découvert que nos bulletins, les bulletins découpés et non panachés, découpés, n'étaient plus valables, n'étaient pas valables selon les fonctionnaires de la préfecture et Madame la préfète. Mais c'est regrettable parce que ça perturbait beaucoup le dépouillement. Mais ceci étant dit, moi je me refuse de mettre en cause leur bonne foi.
Tout simplement, ce que je regrette, c'est que c'était incompréhensible pour nous dans la mesure où, en 2020, nous avions fait exactement la même chose avec un même bulletin commun et que nous n'avions pas rencontré ces difficultés. Donc peut-être qu
'il
y
a
eu un manque de précision. Moi je rappelle, et je l'ai dit, qu'il y a une jurisprudence qui a été envoyée par le ministère de l'Intérieur hier après-midi et qui valide ces bulletins. Et je ne comprends pas vraiment ce qui s'est passé, pas plus que je ne goûte pas à le communiquer s'il y a des gens qui ont eu des comportements anti-républicains. Elle est cite, elle est cite, voilà. On peut aussi s'exprimer, parce qu'hier on n'avait pas le droit de s'exprimer.
L'autre enseignement de cette élection, c'est la percée du Rassemblement National en Dordogne qui triple quasiment son score par rapport à 2021%. Est-ce que c'est un échec pour vous ?
Non, ça n'est pas un échec, c'est l'échec des politiques qui ont été menées depuis plusieurs années et qui ont généré ce type de vote. On a bien senti à travers la campagne que nous avons menée, puisque nous sommes allés depuis trois mois à la rencontre de nos élus, on a bien senti ce sentiment de mal-être qui est là, qui est présent. et je pense qu'on envoie la concrétisation à travers effectivement le fait que le candidat en Dordogne ait triplé ses voix et on voit surtout l'arrivée d'un groupe au Sénat, un groupe de 15 qui arrive au Sénat.
C'est une
tendance de fond contre laquelle c'est difficile de lutter ? Je veux dire de vous, de votre point de vue, d'élus locaux
?
Nous allons continuer à lutter, parce que plus que jamais, plus que jamais...
Qu'est-ce qu
'on
doit faire au niveau local ? Qu'est
-ce
que vous devez faire vous, justement, pour
ça ?
Nous allons continuer à faire le travail de fond que nous faisons depuis six ans que nous sommes élus, c'est-à-dire nous battre pour les services publics, pour la défense. Vous savez, ce n
'est
pas par hasard que le RN a progressé. Il progresse sur un sentiment d'abandon ressenti par la population en matière de services publics, d'accès aux soins, de normes qui pèsent sur les élus, qui deviennent très complexes, et tout ça favorise le vote du RN. Donc, il nous appartient à nous, d'abord, de les combattre au Sénat. Nous aurons à le faire, nous allons rentrer dans une période budgétaire. Nous allons devoir les combattre et nous continuons à le faire sur le terrain en Dordogne. Sur
quel dossier vous allez travailler, là, aujourd'hui ? C'est quoi les dossiers prioritaires pour vous
? Moi,
je dirais que c'est le budget qui arrive devant nous. On est à quelques semaines du budget. Parce que le budget, ça résume les choix budgétaires, ou les propositions budgétaires qui vont être faites, résument toute une politique qui va se mettre en place ou pas. Et donc, sur ce budget-là, ma collègue aussi, sûrement, mais nous aurons des propositions à faire, pour une meilleure répartition de l'effort fiscal. Marie-Claude
Varayas, vous dites la même chose ?
Je dis la même chose parce qu'aujourd'hui, nous avons 11 millions de pauvres, de gens qui vivent en dessous du seuil de pauvreté dans notre pays, et 17% en Dordogne. Donc, dans le même temps, où les plus fortunés de notre pays ont triplé, voire quadruplé leur fortune depuis 10 ans. Donc, ça n'est pas possible. Aujourd'hui, nous continuons à nous battre pour une plus grande justice fiscale et sociale, surtout avec les défis qui sont devant nous, notamment en matière de transition écologique.
Dernière question en un mot, c'est votre dernier mandat à tous les deux
?
Eh bien, ça,
je n'en sais rien, mais
oui, sans doute, très probablement. Mais voilà, on était élu hier, on a 6 ans, mais oui. Nous
gardons en tout cas... Faites l
'addition de... Regardez.
Nous gardons en tout cas notre
enthousiasme, notre passion à rester auprès de nos élus et à les accompagner.
On
va le faire comme si c'était le premier.
Merci beaucoup, Serge Mériot et Marie-Claude Varayas, donc les sénateurs sortant de la Dordogne. Vous avez donc été réélus hier. Merci d'être venu dans les studios d'ici, Péricord. Merci
à vous. Merci à
vous. Interview à
retrouver sur ICI.fr avec toute l'actualité politique.
Marie-Claude Varaillas