Sandrine Rousseau : "Je crains pour ma vie"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Sud Radio, l'invité politique Jean-François Aquili. Et à 8h16, votre invité politique ce matin, Jean-François Akili, c'est Sandrine Rousseau, député écologiste de Paris. Bonjour à vous Sandrine Rousseau.
Bonjour et soyez la bienvenue. Euh nous allons parler de Sébastien le cornus, ses premières annonces, sa main tendu à la gauche, la menace de censure. Mais tout d'abord Sandrine Rousseau, permettez-moi euh est-ce que vous avez peur de ce que devient le débat public ?
Je vous prends un exemple. Regardez ce qui vient de se passer en Espagne, tout près de chez nous. La Velta, vous savez, le Tour d'Espagne cycliste empêché d'arriver à Madrid par des manifestants proalestiniens opposés à la présence d'une équipe israélienne.
Est-ce que c'est une situation normale à vos yeux ? Est-ce que le débat n'est pas en train de s'emballer ? Ben moi, je suis très admirative he de ce qu'ils ont fait.
Admirative ? Oui, parce que je pense qu'il fallait il faut maintenant élever la voix contre ce qui est en train de se passer sur la bande de Gaza et en Jordanie mais aussi dans le sud de Liban mais aussi au Qatar. En fait là c'est il y a une espèce de de nos limites de la part de Benjamin Netaniaahu et donc aujourd'hui on doit absolument mettre des limites.
Si les États ne les mettent pas, les opinions publiques doivent pouvoir les mettre. là en l'occurrence enfin ce qui se passe à Gaza 65000 morts minimum des la plupart des bâtiments qui sont détruits. Mais c'est Non mais je voudrais juste continuer parce que c'est aussi les terres agricoles qui sont détruites.
C'est les écoles c'est en fait c'est une civil enfin c'est c'est un peuple qui est en train d'être détruit dans son âme, dans sa chair, dans sa culture. On peut pas enfin vraiment c'est c'est on ne peut pas laisser faire ça. Mais quand vous dites admiratif, vous reprenez le le le vocable hein du premier ministre Pedro Sanchez qui dit admiration.
Est-ce que un premier ministre peut faire ça parce qu'il mett de lui sur le feu malgré tout. Et bien l'Espagne l'Espagne distingué en Europe. La vague d'antisémitisme qui traverse l'Europe ça l'antisémitisme est absolument condamnable et je serai la première à le condamner tout le temps et d'ailleurs je l'ai toujours fait.
Vous savez confusion toujours fait. Oui, mais là en l'occurrence, il s'agit de mort, de morts très concrètes, d'enfants, de de familles détruites, de personnes qui sont sous les bombes. Et l'Espagne s'est distingué en Europe par une politique beaucoup plus ferme vis-à-vis d'Israël que le reste des pays européens.
Et bien, j'aimerais que la France suive le chemin de de l'Espagne là-dessus et que enfin Netaniaahou est un peu peur et que donc il arrête. Olivier Fort qui appelle à faire flotter le drapeau palestinien sur les mairies le 22 septembre. C'est dans une semaine touront quand Emmanuel Macron d'ailleurs ira c'est pour c'est pour cause reconnaître la Palestine à l'ONU.
Vous êtes là encore d'accord avec le premier secrétaire du PS ? Mais ce conflit est un conflit extrêmement important pour notre monde. C'est un moment de bascule.
C'est un moment de bascule. On est en train de perdre les valeurs de l'Occident là-bas. Enfin vraiment les valeurs que dont nous nous prévalons, qui sont les valeurs de droits humains, de de de tolérance, de non guerre, de de respect des des des droits de l'homme là en fait, ils sont en train d'être mes piétinés.
Emu après je dis aussi qu'il faut que le Hamas libère les otages. Jamais on oublie ça. Jamais on oublie ça parce que le Hamas a aussi une forme de responsabilité le président quand il va euh quand il va recaline lundi prochain, enfin dans une semaine à l'ONU, il y a pas de préalable au fond.
Non mais il y a il va il va reconnaître un état qui ne peut plus exister aujourd'hui dans les dans l'état où est la Gaza et la si Jordanie. Donc en fait, il y a quelque chose, je vais vous dire presque de cynique dans la reconnaissance de l'État palestinien aujourd'hui. Donc ce que je voudrais, c'est qu'il y ait des mesures des sanctions très fermes vis-à-vis d'Israël.
On a un accord Israël. Pourquoi nous ne le mettons pas en cause aujourd'hui ? Vous dites démarche scénique de du président Macron.
Enfin, il faut reconnaître l'état d'Isra l'État d'Israël évidemment, mais aussi l'État palestinien. Mais mais là, c'est trop enfin, il est détruit l'État palestinien. Il est détruit l'État palestinien.
Comment on fait aujourd'hui ? Comment on arrête cette cette course en avant, cette folie cette folie qui est en train de se produire à Gaza et en 6 Jordanie. Vraiment moi je enfin comment on arrête Benjamin Netania aujourd'hui ?
C'est ça la question quoi. Sandrine Rousseau sur le débat public qui est mondial hein qui sélectrise mondialement. Il y a eu l'assassinat, on en a beaucoup parlé et pour cause de Charlie Kirk, influenceur protrain pour pas revenir sur le le le factuel, tout le monde sait.
Euh ça vous a choqué d'abord ce ce qui s'est passé là-bas ? Évidemment, les assassinats politiques ne doivent jamais avoir lieu. Enfin, mais jamais, d'aucune manière.
Et en fait, c'était j'entendais Bernie Sanders dire ça et je trouve que c'est assez intelligent de dire en fait, c'est une défaite de la pensée. C'est-à-dire que c'est quand quand on doit enfin quand on en arrive à tuer une personne, c'est qu'on a on refuse d'entrer en communication avec elle pour essayer de la convaincre. Donc c'est c'est inadmissible.
Inadmissible, il y a pas de doute là-dessus. Voilà. Z est-ce que l'on peut débattre encore aujourd'hui ?
On a vu ce qui est arrivé à Charlie Kerk sans risquer sa vie. Vous êtes vous êtes vous-même. Pardon Sandrine mais oui.
Non mais je vous pose la question. Vous êtes régulièrement menacé. Vous craignez pour votre vie.
Parfois oui. Parfois oui. Pas tout le temps.
Pas tout le temps mais parfois ça m'arrive. Oui. Que dans les moments de grande tension ça m'arrive.
Oui. Vous êtes protégé ? Non.
D'aucune manière. Mais euh maintenant, moi je voudrais poser le fait que certes le débat politique s' s'en venîme, bon, il y a eu des périodes comme ça aussi, mais moi j'ai aussi l'impression que il y a besoin de de d'avoir du courage en politique et le courage, c'est aussi d'affirmer une position qui n'est pas forcément la position la plus consensuelle, d'ouvrir un champ politique qui n'existe pas jusqu'à présent. C'est ce que j'essaie de faire en disant que on peut pas continuer dans ce monde de productivisme, de consommation de masse, de production de masse, que vraiment ce monde nous met en danger de vie ou de mort de manière extrêmement rapide en fait hein puisque le réchauffement climatique s'emballe, que la crise sociale est majeure.
Donc j'essaie de poser ça, de dire attention là notre ordre social, la manière dont notre société fonctionne est dangereuse. Bon voilà, je le pose. Alors évidemment, je vais cueillir les gens chez eux dans des dans des dans des positions où qui n'ont pas forcément réfléchi.
Donc évidemment ça choque au début mais ça m'expose. Mais je dois dire que aujourd'hui par exemple sur l'agriculture pour revenir sur le débat qui a agité cet été quand je vois la j'en ai rien à péter. C'est ce que vous aviez dit de la rentabilité des agriculteurs quand elle se fait au détriment de notre santé.
Je pense que la question est de nos priorités regretter ce cette petite expression. Non mais là je vois la FNSEA qui va manifester contre le mercur et je vais vous dire j'irai les soutenir. J'irai les soutenir parce qu'en fait le Mais bien sûr parce que le Mercur et c'est ce ce traité de libre échange qui va détruire une partie de l'agriculture française est inadmissible.
Donc bien sûr mais moi je voudrais que nous que les agriculteurs vivent correctement de leur travail. C'est pour cela que j'ai voté toutes les lois sur les prix planchés. C'est pour ça que j'ai soutenu à chaque fois le revenu agricole, mais par contre pas dans le cadre d'une concurrence internationale des loyals.
C'est tout ce que j'ai dit et je le redis. Le 26, vous n'en auriez pas à péter hein de la FNSA, vous soutiendrez les productivistes. Alors là, en l'occurrence c'est contre les contre le Mercosur et ça je soutiendrai les agriculteurs contre le Mercosur parce que je pense que c'est un des sujets et une des mises en danger de l'agriculture française.
Il y a pas de sujet là-dessus. Après quand il demande la cétame mi pride, je dirais non. Voilà.
Sendrine Rousseau, Sébastien Lecornu, allez-vous le censurer d'office ? Ah oui, la minute où il pose le pied à l'Assemblée nationale. Moi, je rêve d'une chose.
Je pense que ça c'est en train de se produire, que il arrive à l'Assemblée nationale le matin en tant que premier ministre et qu'il en sorte l'après-midi en étant plus rien du tout parce qu'il aura été censuré. Oui, parce qu'en fait euh Emmanuel Macron se fiche du monde. Se fiche du monde vraiment c'est il est impossible qu'après deux euh qu'après Michel Barnier, qu'après François Bairou, il remettent quelqu'un de son camp qui refasse la même politique.
Et en fait là, c'est trop d'arrogance vis-à-vis du peuple. Il est président de la République, il est pas président d'un CA d'entreprise. C'est pas lui qui décide tout seul.
Vous censurez. Enfin, ça serait l'idéal dès qu'il met le pied à l'assemblée, je sens. Vous avez vu les annonces du premier ministre quand même.
Il a fait une interview à la PQR, il y a ses annonces sur X, le réseau, pas de suppression des jours fériers, pas de réouverture de conclave sur les retraites, un grand acte de se décentralisation, des discussions avec la gauche, fin des privilèges pour les anciens politiques. Ça avance dans votre sens ça. Sébastien Lecnu a été ministre d'Emmanuel Macron depuis l'élection d'Emmanuel Macron.
C'est le c'est le ministre le plus fidèle d'Emmanuel Macron. Il ne s'est jamais levé, il n'a jamais parlé contre la politique d'Emmanuel Macron. il va continuer cette ligne là.
Ce qu'il fait là, c'est qu'il met des appâs comme on mettrait à la chasse des appâs pour essayer d'attirer d'attirer les les proies. Donc non, d'aucune manière. Il ne s'est jamais dissocié de la politique d'Emmanuel Macron.
Aujourd'hui, je rappelle qu'ils avaient la majorité absolue à l'Assemblée nationale, qu'aujourd'hui ils sont en ultra minorité. Le camp d'Emmanuel Macron s'effondre parce que les Français n'en veulent plus, parce que le taux de pauvreté a reculé et a pris un retard de 30 ans. Parce que les riches se sont etontément enrichi parce que le tout le tissu social que constituent les services publics est en train de s'effondrer parce que l'industrie est en train de s'effondrer.
J'étais à Saintavold il y a pas longtemps en Loren où c'est une usine à charbon, une centrale à charbon. Les ouvriers ne savent pas du tout de quoi demain sera fait. On les laisse complètement seul face aux transformation.
C'est dramatique en fait. poser la question de l'incompétence aussi Sandrine Rous vos partenaire du Parti socialiste Olivier Forti qui était à la fête de l'huma hein parce qu'il a dit qui ici n'est pas prête à gouverner il y a peut-être des discussions qui peuvent s'engager avec le PS mais évidemment que on n'est pas complètement d'accord au au sein de la gauche. Moi je dis nous avons tous et toutes été élus avec l'étiquette du nouveau Front populaire.
Il est de la responsabilité d'Emmanuel Macron de nommer un ou une première ministre issue de ce nouveau Front populaire et charge à lui ou à elle de faire son gouvernement. Ce sera pas facile. Évidemment, la gauche n'est pas euh euh un terrain de jeu si simple que ça et nous nous disputons souvent.
Mais j'ai envie de vous dire que c'est aussi dans les couples qui se disputent qui sont les plus vivants. Vous Oui oui oui. Enfin vous lui dites quoi Olivier Fort quand même ce matin ?
Vous lui dites vous dites quoi à Olivier Fort ? Je dis à Olivier Fort le regarde le programme du Nouveau Front populaire et prenons dans ce nouveau dans ce programme les 10 mesures que nous pouvons faire en en 1 an et demi et alors nous les proposerons au Parlement. Il y aura des discussions, ils seront amendés.
Ce sera pas ce qui sortira de ce parlement ne sera pas strict auensins les mesures du nouveau Front populaire, mais au moins nous aurons fait battre le cœur de cette démocratie qui est qui dit censure dit appelle une dissolution. C'est ce que veut Marine Le Pen d'ailleurs. Elle l'a dit à Bordeaux.
Une dissolution, on rebat les cartes. Mais moi je je n'appelle pas à la dissolution. Je dis juste il y a il y a déjà eu une dissolution.
Il y a un résultat des faisons le fonctionnement. Ça vous fait peur ça la dissolution ? Mais non, ça me fait pas du tout peur.
Et j'irai dans ma c Mais non là en plus les sondages mais les sondages montrent aussi que le nouveau Front populaire augmente énormément. Je vais vous dire, j'étais à la fête de LUMA ce weekend, il y avait 6600 personnes. Ça n'a jamais été atteint.
C'est un record. Il y a une jeunesse qui se lève, une jeunesse progressiste. On nen peut plus en fait des politiques libérales et de et de cette espèce de croissance productiviste des années 50.
Voilà, nous voulons changer cette société et bien changeons-la par le progrès, par la solidarité, par l'inclusion. Et franchement, euh on a rien à perdre. On est tellement mal, je vais vous dire, on a rien à perdre.
Vous ne pensez pas qu'il y a un mouvement, un fond un vent de de sorte de mouvement de fond nationaliste en Europe ? Regardez Londres. Regarde Regardez Londres.
Oua ben prenons l'ond C'est une très bonne c'est un très bon exemple. Londres 110000 personnes qui ont manifesté 1100 selon la police. En France si on prend les chiffres de la police de la police le 10 septembre c'était 170000 on nous promettait que c'était l'extrême droite en fait c'est une jeunesse de gauche qui s'est levée.
Le 18 jeudi, il va y avoir une journée noire. À la fête de l'humain. Encore une fois il y avait un demi million de personnes.
En fait c'est les chiffres sont sans commune mesure. Mais dès qu'il y a une manifestation comme à Londres, on a l'impression que c'est une révolution. Et bien moi je vous dis que la société aujourd'hui veut moins de racisme, veut moins de sexisme, veut moins de croissance, veut veut une autre vie, veut moins travailler mais travailler mieux, veut avoir une meilleure santé.
En fait c'est ce sont des valeurs fondamentales qui font que juste notre vie vaut le coup d'être vécu. Voilà. Ultime question Sandrine Rousseau, vous n'avez pas de boule de cristal ce matin de sur Sud Radio, mais combien de jours semaines pour le gouvernement de monsieur le cornu à vos yeux ?
Ben, je pense que la session parlementaire reprend le 2 octobre et donc je sais pas combien de jours il reste avant le 2 octobre, mais à mon avis, vous dites ça avec le sourire, c'est peut-être il y a un côté provocateur quand même chez vous. Non, alors vous exagérez parce qu'alors celui qui provoque, c'est quand même Emmanuel Macron là. Sébastien le Cornu, c'est le fidèle parmi les fidèles.
Mais c'est vraiment c'est c'est honteux ce qu'il a fait de nommer ce ministre là. Moi je pensais qu'il ferait un bouger. Il aurait pu le faire à droite s'il vous voulez pas le faire à gauche.
Mais il l'a même pas fait. Il a même pas été capable de ça. Emmanuel Macron ne peut pas entendre l'altérité, c'est-à-dire une opinion différente de lui-même.
Et bien je lui dis votre ego vous empêche de voir véritablement la situation française. Vous voule part et vous voulez qui partent Emmanuel Macron ? Ah bah je pense que il ser moi je vais vous dire je pense qu'Emmanuel Macron est entré à l'Élysée comme Napoléon à Austerlitz mais qui finira comme à Waterlot c'est-à-dire qu'il partira par la petite porte.
Merci à vous Sandrine Rousseau. Merci. Merci Sandrine Rousseau.
Alors vous voulez réagir à ce que vient de dire Sandrine Rousseau. Vous avez la parole dans un instant. On en débattra aussi avec comme chaque lundi Françoise Degouis et Robert Ménard.
Bien sûr on reviendra sur ses propos notamment et de Sandrinoso qui dit "Je soutiens les agriculteurs ou contre le Mercosur hein. Contre le Mercossû est-ce que c'est une déclaration en forme de provocation ? J'aimerais vous entendre et puis comme le Rassemblement national qui voit déjà la fin aussi de Sébastien Lecnus." C'est ce que dit également Sandrinousso qui qui souhaite que il arrive le matin et qu'il reparte le soir.
Nous verrons cela dans un instant. Vous avez la parole 0826 300. Yeah.
Sandrine Rousseau