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Podcast / conversationLe Média (sur YouTube)· 30 avril 2019 26 minActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSolidarités & familleJustice

LES ANNONCES DE MACRON, COMMENT L'EGYPTE A BASCULÉ DANS LA DICTATURE

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 90 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15Fait
    « la conférence de presse des manuels macro ne marquera pas un tournant macron ne prendra pas de mesures fortes pour faire payer les riches ou les grandes entreprises »
  • 0:35Fait
    « aucune mesure forte n'est annoncée pour la réduction des inégalités de revenus la transition écologique ou la démocratisation de notre société »
  • 0:55Fait
    « nous devons tourner vraiment nos prestations sociales vers l'incitation à la reprise d'un emploi mais non non la protection sociale à sa logique propre »
  • 1:05Chiffre
    « macron annonce une nouvelle baisse de l'impôt sur le revenu l'impôt le plus juste le plus progressif le plus redistributif déjà très faible en france 3 3% du pib contre 10 % en moyenne en europe »
  • 1:15Chiffre
    « la retraite minimale d'un actif ayant eu une carrière complète sera de 1000 euros par mois elle est déjà de 962 euros aujourd'hui »
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    « la loi de 2003 prenait l'engagement d'une retraite minimale de 85% du smic net ce qui représente aujourd'hui 1174 euros l'engagement de 2003 n'a pas été tenue »
  • 1:35Fait
    « macron devait-il évoqué constamment l'art d'être français quand son projet est fondamentalement de mettre en cause le modèle social français »
  • 8:15Chiffre
    « la révision constitutionnelle qui permet au président abdelfattah el sissi de rester au pouvoir jusqu'en 2030 s'il est réélu a été approuvé par plus de 90% des votants »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] bonsoir et bienvenue dans cette nouvelle édition de l'autre 20 heures une édition exceptionnellement courte la veille d'une journée particulièrement chargée puisque demain le médias couvrent largement la journée du 1er mai avec des live dans l'après-midi à 20h30 en direct le média club une émission animée par denis robert qui reçoit sur le plateau différents invités pour débattre des enjeux forts du moment mais tout de suite retrouvez la chronique économique sterdyniak puis l'autre interview de romain m'a dude dans la chronique échos henri sterdyniak décrypte les affirmations contenues dans l'allocution d'emmanuel mac ronde de jeudi dernier notamment celles concernant la suppression de l'ena les retraites ou encore le non retour de l' isf écoutez beaucoup de bruit pour rien la conférence de presse des manuels macro ne marquera pas un tournant macron ne prendra pas de mesures fortes pour faire payer les riches ou les grandes entreprises lisf ne sera pas réintroduite le combat contre l'évasion et l'optimisation fiscale est reportée après un nouveau rapport de la cour des comptes les privatisations même les moins fondées sur le plan économique et financier celle de l'aéroport de paris ou celle de la française des jeux ne sont pas remises en cause aucune mesure forte n'est annoncée pour la réduction des inégalités de revenus la transition écologique ou la démocratisation de notre société en même temps sa stratégie fondatrice favoriser les riches les chefs d'entreprise les jeunes entrepreneurs à vide et innovant n'est plus présentable ouvertement puisque la masse des citoyens s'est bien rendu compte qu'elle met en cause la cohésion de notre société maquereau en est réduit à faire de petits cadeaux fiscaux aux classes moyennes en espérant ainsi obtenir leur neutralité le pire c'est cette volonté de culpabiliser les français qui choisiraient volontairement de ne pas travailler alors qu'il y en a en france quatre millions de chômeurs et 1,8 million de salariés à temps partiel subi qui ne demandent que de travailler plus macro proclame que le travail doit rapporter plus mais pour lui c'est l'état qui doit financer toute hausse de salaire par la baisse des dépenses sociales retenons une phrase d'anthologie macro nous dit nous devons tourner vraiment nos prestations sociales vers l'incitation à la reprise d'un emploi mais non non la protection sociale à sa logique propre garantir chacun contre les risques sociaux permettre à chacun de satisfaire ses besoins de base elle ne peut être subordonnée à l'objectif d'emploi macro prétend aider les familles alors que son gouvernement d index les prestations familiales surtout devons être très vigilants sur son projet de revenu universel d'activités qui visent à faire des économies sur les plus pauvres et sur les familles à faire peser sur les chômeurs la menace d'une suppression de toute leur aide sociale s'il n'accepte pas n'importe quel emploi comme tous les gouvernements précédents macron annonce une nouvelle baisse de l'impôt sur le revenu l'impôt le plus juste le plus progressif le plus redistributif déjà très faible en france 3 3% du pib contre 10 % en moyenne en europe celle inverse qu'il faudrait faire augmenter l'impôt progressif réduire les impôts proportionnels comme la csg ou régressif comme la tva il prétend réduire les niches fiscales des entreprises mieux en créer une nouvelle en les autorisant à distribuer chaque année une prime non soumise à cotisations sociales et à un coût en matière de retraite nacre on pratique l'enfumage les retraités continueront à perdre du pouvoir d'achat en 2020 comme en 2018 et en 2019 doivent-ils remercier macro qui promet que la baisse arrêtera en 2021 macro annonce que l'âge ouvrant le droit à la retraite restera 62 ans en fait les salariés partant à cet âge subiront une forte décote de leurs pensions de l'ordre de 20% sous prétexte de les inciter à continuer à travailler malheur à ceux qui ne pourront se maintenir en emploi jusqu'à 65 ans enfin il annonce que la retraite minimale d'un actif ayant eu une carrière complète sera de 1000 euros par mois elle est déjà de 962 euros aujourd'hui mais la loi de 2003 prenait l'engagement d'une retraite minimale de 85% du smic net ce qui représente aujourd'hui 1174 euros l'engagement de 2003 n'a pas été tenue macron s'est enfin rendu compte que son engagement propre proclamé de baisser de 120 mille le nombre de fonctionnaires étaient incompatibles avec le besoin de la population en termes de services publics la suppression de l'ena et de l'accès direct aux grands corps sera une bonne chose si elle marquer une volonté de démocratiser et d'élargir l'accès à la haute fonction publique de remettre en cause l'idéologie actuelle de hauts fonctionnaires leur utilisation de leurs fonctions comme un marchepied pour des postes de direction dans le privé le risque aujourd'hui c'est qu'elle vise à détruire l'esprit du service public a été transposé les pratiques managériales du secteur privé macron devait-il évoqué constamment l'art d'être français quand son projet est fondamentalement de mettre en cause le modèle social français tel qu'il a été mis en place par le conseil national de la résistance demain pas d'autres 20h mais vous retrouverez le média club à 20h30 denis robert reçoit aux médias des gilet jaune des journalistes et des syndicalistes pour le 1er mai retrouvez maintenant l'autre interview de romain a dude il ya une semaine à 88% le peuple égyptien a approuvé par référendum la légitimation du pouvoir autoritaire du président al sisi un scrutin entaché d'irrégularités afin de réviser la constitution qui promet au chef d'état égyptien un maintien au pouvoir jusqu'en 2030 s'il est réélu pour ans par les romains maduda reçu alexis blue est docteur en droit spécialiste des constitution égyptienne c'est l'autre interview bonne soirée [Musique] du 20 au 22 avril dernier les égyptiens étaient appelés dans les bureaux de vote du pays pour approuver la modification de la révision constitutionnelle votée quelques jours plus tôt par le parlement égyptien l'issue de ce référendum était connu d'avancé comme en témoignent des pots-de-vin versés et les votes force est organisé avec la complicité de l'appareil sécuritaire égyptien résultat la révision constitutionnelle qui permet au président abdelfattah el sissi de rester au pouvoir jusqu'en 2030 s'il est réélu a été approuvé par plus de 90% des votants bonjour alexis blue et vous êtes docteur en droit et vous avez beaucoup travaillé sur l'élaboration des constitutions en egypte après la révolution j'aimerais qu'on revienne avec vous sur les moyens mis en place par sissi dès son accession au pouvoir pour verrouiller sa position est ce que vous pouvez nous expliquer un peu comment ça s'est passé si on veut parler de l'arrivée au pouvoir de sisi je pense qu'il faudrait aller peut-être dans un récit un plus globale de cette révolution égyptienne de cette situation révolutionnaire et de ce qui s'est passé ensuite après la chute de moubarak et je pense que la possibilité pour l'armée de revenir au pouvoir et de réinstaurer un régime encore plus autoritaire maintenant qu'ils ne l'étaient sous moubarak se situe peut-être fait dans l'incapacité qu'ont eue en fait l'opposition issus de moubarak et particulièrement entre les séculiers et les islamistes de trouver un accord pour refaite réussir à contrôler l'état voilà donc après la chute de moubarak et une hyène vrai il ya une réouverture politique et au fur et à mesure au fait ces deux camps issu de l'opposition civile à moubarak vont se déchirer pour plusieurs raisons tout d'abord parce que fait en egypte c'est l'armée qui va d'une certaine manière gérer la transition gérée à la période transitoire donc c'est elle qui va décider comment on va passer à un autre régime c'est elle qui va élaborer les règles donc au fait les opposants vont agir chacun en réaction en fonction de leurs intérêts de leur intérêt donc ça va contribuer à une division parmi cette opposition il ya aussi le fait que très vite après la chute de moubarak c'est une logique électorale qui arrivé puisque on est arrivée on a décidé de procéder d'abord à l'élection d'un nouveau parlement et au fait cette logique électorale est bien est vraiment favoriser des islamistes particulièrement les frères musulmans donc aussi ils ont estimé peut-être qu'il n'avait pas besoin d'un accord on a un consensus avec l'opposition m'a dit séculière pour gouverner un autre facteur aussi que le pouvoir des juges en egypte qui a été très fort dans la période qui a succédé à la chute de moubarak ait fait ces juges étaient plutôt opposés aux islamistes donc au fait les islamistes ont été assez obnubilés par éviter l'intervention du juge et ils ont été plus obnubilé par les par l'évitement de l'intervention du juge que par la volonté de trouver un accord avec l'opposition séculière et les séculiers d'un autre côté se disaient qu'ils n'avaient pas nécessairement besoin de trouver un accord avec les islamistes parce que quoi qu'il arrive peut-être que le juge pourrait les aider en sanctionnant la volonté politique des islamistes et enfin il ya quelque chose d'assez important qui est plus structurel c'est qu'en egypte il ya dans le champ politique est dans l'opposition il ya une division déjà assez forte entre islamistes et sécu les même s'il ya eu des savait pas empêché des rapports de de coalition notamment pour faire chuter moubarak des questions idéologiques quant à la place de l'islam dans un système politique mais pas tant que ça ça va il y avait surtout un gros travail fait par le régime de moubarak pour diviser entre les efforts entre les séculiers et les islamistes particulièrement entre les frères musulmans une dé la gauche traditionnelle égyptienne donc tout ça ça a fait au fait qu' il ya eu une division dans cette opposition civile à moubarak qui a permis à près à l'armée est bien de ceux de reprendre le pouvoir entre guillemets en se positionnant comme arbitre donc si on regarde comment abdel fattah al-sisi arrivée au pouvoir c'était une période où il y avait on était dans une espèce d'impasse où on avait donc morsi qui avait été élu président il y avait une constitution mais il n'y avait plus de dialogue avec l'opposition séculière donc on était dans une impasse et il ya eu une volonté de manifester qui a été prise par l'opposition séculaire et puis aussi par des jeunes groupes militants et donc on est arrivé à des manifestations de masse énorme avec vraiment beaucoup de monde dans les rues donc mort ci n'a pas bougé et ben ça a donné aux fêtes à l'armée une justification à intervenir pour dénouer la crise et une fois que voilà elle est intervenue en dénouant la crise on va dire formellement aux juridiquement en disant que voilà morsi était destitué qu'on passe à une nouvelle période transitoire qui était pas à cette époque-là officiellement dirigé par l'armée ben on a eu donc cette volonté politique étatique on va dire une reprise de contrôle de l'état par une alliance entre les séculiers et l'armée mais le problème est évidemment c'est que les islamistes n'ont pas accepté et donc que les islamistes ont occupé les rues du caire et que ça c'était pas une certaine manière pas acceptable pour l'ordre politique qui était en train de se construire et que donc il ya une solution répressive qui a été mise en place notamment bas dirigeants voulue par l'armée est mise en place par les forces de l'ordre et à l'époque et au début soutenu par les forces séculaire est donc cette solution répressive a été extrêmement violente et en faisant en faisant appel au savoir-faire répressif en faisant appel aux registres répressif et bien on a vu un retour des forces de l'ordre ou d'anciens de dirigeants des forces de l'ordre qui avaient été un peu écarté son barak un retour des pratiques répressives est extrêmement forte et tous tabac ça c'est institutionnalisé et ça a donc non seulement mené à la répression des islamistes mais plus tard aussi des séculier qui était dans l'opposition à moubarak et puis aussi de toute forme maintenant d'opposition en egypte donc au fait le processus d'accession au pouvoir de cissé de retour au pouvoir de l'armée en egypte c'est plus un processus politique qu un processus juridique même si effectivement voilà le droit permet de légitimer le politique et donc après l'arrivée au pouvoir de 6,6 à une nouvelle constitution qui a été adoptée et qui permet de légitimer son pouvoir alors justement pour rendre légal entre guillemets la répression des oppositions en egypte si cissé a posé sur plusieurs lois qui sont arrivés au fur et à mesure inique de de sa présidence donc comment est-ce qu'il s'est servi justement du droit pour asseoir ce pouvoir donc en limitant les espaces d'expression des journalistes etc le droit effectivement voilà un outil pour légitimer la volonté politique c'est un peu la mythologie du pouvoir moderne le discours juridique donc effectivement est tout un tas de lois qu'on et qui sont intervenus restreignant la liberté de manifestation restreignant la liberté d'association restreignant la liberté de la presse donc tout ça est venu légitime et accompagner cette volonté politique effectivement oui il faut savoir aussi qu'il ya que l'egypte est un pays dans lequel il ya une tradition très forte de juridicisation du politique ou vraiment on va dire que la légitimité juridique est assez forte dans l'espace politique notamment particulièrement au fait depuis l'époque de moubarak puisque moubarak voulait aux fêtes s'insérer dans le marché économique mondiale et voulaient avoir accès à l'aide au développement et à l'époque on était un peu dans le paradigme néolibéral ou donc il y avait un package dans lequel ont conditionné l'aide au développement à voilà une certaine libéralisation du marché économique et aussi à des réformes qui allaient vers l'état de droit la démocratie moubarak il a été on va dire assez habile en tant que dictateur c'est à dire que il a adopté un discours juridique d'état de droit de transition démocratique tout en n'ayant des prêtres en faisant persiste et les pratiques autoritaires et tout en essayant de trouver des moyens légaux danil les effets des dispositions démocratiques qui l'adopté ou et qu'il a adoptée dans les textes donc il ya un vrai savoir-faire juridique répressif en egypte qui est requis et réactive et maintenant souci si j'aimerais qu'on parle de l' influence du pouvoir judiciaire dans le régime égyptien la révision constitutionnelle qui a été approuvée donc la semaine dernière elle a aussi pour but de limiter ce pouvoir il va y avoir un nouveau conseil d suprême de la magistrature qui a institué qui sera chapeautée par 6,6 de même qu'il pourra nommer les présidents des principales juridiction du pays comment est-ce que ça va se traduire dans les affaires courantes égyptienne et pourquoi est-ce qu'il ya cette volonté de 6,6 justement de limiter le pouvoir judiciaire dans le pays ma c'est une question qui est intéressante parce qu'effectivement traditionnellement voilà on egypte les juges ont été et bien un acteur qui pouvait s'opposer au régime pas forcément pour des volonté démocratique mais peut-être pour leurs intérêts personnels pour avoir un pouvoir fort donc il ya cette idée il ya de cette structure dans la politique égyptienne est particulièrement sous moubarak aussi puisque avec ce discours on va dire de l'état de droit qui avait été adoptée par moubarak pour obtenir cette aide au développement international il avait aussi une volonté de donner plus de pouvoir aux juridictions et donc voilà les juges et bien son sont devenus et bien un acteur d'opposition quand on s'attaque à leurs prérogatives un pas tous mais une partie des juges en egypte est aussi effectivement l'opposition sous moubarak en avait profité puisqu'il voyait que les volailles avait un espace dans lequel on pouvait contester la volonté du régime ben ils ont vu dans les tribunaux dans les cours un espace où on pouvait contester les décisions du régime et parfois ils ont eu du succès donc effectivement traditionnellement voit la hausse structurellement dans la politique égyptienne les juges ont un pouvoir relativement fort et alors bon cette révision constitutionnelle on va pas dire que ça va museler le pouvoir judiciaire puisque on peut dire qu'il est déjà plus ou moins contrôlés il ya évidemment par la force politique c'est à dire que voilà le le pouvoir est fort l'élite militaire et est forte donc voilà j'imagine que pour les juges ça doit être difficile d'exprimer leur volonté dans un simple perspective de rapport de force mais il ya eu aussi voilà des lois qui ont été adoptée pour restreindre les prérogatives des organes juridictionnels et aussi pour donner plus de pouvoir aux présidents dans la nomination des présidents des défis des différends ord juridictionnelle donc quand je parle de plus de pouvoirs très dense et le présent de la république abdel fattah al sisi donc on va dire que cette révision constitutionnelle donc elle vient donner légitimité constitutionnelle un mouvement de contrôle des organes juridictionnels et dans les organes juridictionnels il faut peut-être un peu distinguer puisque bon les juridictions judiciaires on va dire que ça fait longtemps qu'elles suivent la volonté du régime puisque voilà il ya eu énormément de condamnation d'opposants et des condamnations très très lourde c'est peut-être plus on peut regarder du côté des juridictions administratives où il ya eu notamment une affaire où est bien l'egypte avait décidé de rétrocéder à l'arabie saoudite de zine contre une aide financière enfin c'était pas comme ça que s'étaient présentés mais l'analyse politique dirais que c'était bien le l'objet du de la transaction et au fait l'opposition avait vu un espace d'opportunités pour contester le régime en jouant sur la fibre patriote nationaliste et elle avait été devant les tribunaux administratifs qui avait dans un premier temps donné raison à l'opposition bon voilà le la vente a été faite parce que le pouvoir a trouvé des juristes pour essayer de légitimer tant bien que mal cette vente mais peut-être que voilà ça a laissé un souvenir désagréable à l'élite militaire en egypte et que ce mouvement de contrôle des organes juridictionnels et cette révision constitutionnelle et voilà et peut-être destinées à donner plus de force voit ce contrôle des organes juridictionnels et surtout légitimer cette dynamique politique et déjà existantes alors justement est ce que finalement on voit que s'ils s'y essaye de contrôler ce qui se passe dans l'ain mais essayer de se contrôler aussi le pouvoir judiciaire est ce que finalement par cette révision constitutionnelle il essaye pas d'éviter justement de reproduire les mêmes heures que hosni moubarak et mohammed moursi avant lui qui ont justement été victime en fait du pouvoir de ces deux parties du régime égyptien c'est difficile de savoir ce qui se passe dans la tête d'abdel fattah al-sisi mais c'est vrai que voilà le régime sait pas grand chose en ce moment et d'ailleurs si on regarde cette révision constitutionnelle bon la question c'est pas est-ce que ça va le rendre le régime plus autoritaires ou plus répressifs parce que ça voudrait dire que le régime en ce moment n'est pas suffisamment autoritaire ou pas suffisamment répressif ou autrement dit jésus à la voir comment ce régime pour être plus autoritaires ou plus répressifs mais c'est plus une idée de consolider sa de le pérenniser c'est à dire par exemple il ya cet article dans la constitution qui interdisait abdel fattah al-sisi de se présenter à plus de deux mandats donc là il était à son deuxième mandat donc si on faisait une interprétation on va dire logique évidente de la cause de la constitution mais il aurait dû quitter le pouvoir bah il faut il faut bien modifier cet article pour qu'il reste un peu plus longtemps parce que sinon voilà on ne respecte pas la constitution et si on respecte plus la constitution on peut avoir du mal à s'en servir comme outil de pouvoir donc il faut il fallait bien réaliser cet article pareil pour ces dispositions qui viennent restreindre les compétences ou l'autonomie du pouvoir des organes juridictionnels c'était déjà une politique était déjà existants ce bal en la mettant dans la constitution la légitime il ya aussi dans cette révision constitutionnelle un article qui fait réapparaître là une deuxième chambre donc une deuxième chambre l'initiative donc actuellement il y en a qu'une l'idée je pense voilà c'est que en se disant qu'il ya de six à deux chambres législatives ce contrôle lui l'autre et on évite que l'une devienne trop forte et puisse éventuellement s'opposer à la présidence ou à l'élite militaire mais en réalité ces chambres par la chambre qui existe est déjà complètement contrôlé par l'élite militaire donc c'est peut-être pour prévenir une éventuelle émergence de la l'assemblée du peuple qui est la chambre basse comme contre-pouvoir mais en ce moment ce n'est pas le cas voilà le champ d'intervention des tribunaux militaires a été élargie à quoi est-ce que ça ça peut mener dans le régime égyptien ce qu'on peut constater c'est que effectivement l'armée a toujours dans la plaie transitoires étaient soucieuses d'avoir certains textes dans la constitution qui visait voilà à légitimer ses prérogatives aux instituts et ses prérogatives et que la question des tribunaux militaires a été assez importante pour l'armée donc il semble que l'enjeu et même ça avait été compris comme tel par l'opposition égyptienne c'était au fait de savoir si l'armée à voulais faire ça pour pouvoir avoir une autonomie on va dire sur ses propres affaires ou si elle voulait faire ça aussi pour pouvoir avoir un outil c'est à dire une juridiction capable de sanctionner condamné pour pouvoir juger des civils dont elle estimé qu'ils s'étaient particulièrement dangereux vis à vis de ses intérêts et donc dans cette disposition se retrouve peut-être cette question puisque il était marqué dans la constitution que les tribunaux militaires était compétent en cas d'actes direct sur le patrimoine de l'armée ou sur l'armée ou sur les biens de l'armée et là on a retiré le mot direct donc simplement les juridictions militaires sont compétents dans le cas de la taxe sur le patrimoine de l'armée par un civil donc effectivement il semble que en termes de contraintes de l'argumentation ça soit plus facile de justifier que des civils aient bien qu'ils n'avaient pas nécessairement commis un acte qui étaient relatifs à l'armée et bien puisse être néanmoins jugés dans des tribunaux militaires donc potentiellement ça peut mener une répression plus accru d'actes jugé dangereux pour le régime ont commis par des civils potentiellement oui mais encore une fois j'ai du mal à envisager comment le régime égyptien devrait être plus répressifs et autoritaires que ça je voulais aussi qu'on parle un petit peu de ce qui se passe au soudan puisque le soudan le partage 1500 km de frontière avec l'égypte donc ça fait plusieurs mois que ya un soulèvement social dans le pays l'ancien chef d'état a fini par démissionner donc il ya quelques semaines laissant soudan dans une situation d'assez grande précarité politique institutionnelle est ce que vous pensez comme en fait ces événements ils ont eu lieu en un peu en même temps que la révision constitutionnelle est ce que ça a pu avoir un lien est ce que le président 6,6 à puisse dire il faut que je fasse attention puisque ça se passe juste à côté de chez nous et ça pourrait donner des idées quelque part au peuple égyptien alors je sais pas si ça lui revient parce que la révision constitutionnelle même si elle est intervenue de manière très rapide fait c'est quelque chose dont on parlait depuis environ un an donc je sais pas si c'est un lien mais en revanche c'est effectivement ce qui est intéressant si on regarde un peu à l'échelle régionale c'est qu'il sent que la rue arabe où les oppositions arabes bien peut-être apprennent ou s'appuie sur les expériences de ce qui se passe dans les autres pays elle a notamment en egypte puisque on voit que ce soit comme au soudan comme en algérie est bien là la ruelle et l'opposition ne s'est pas satisfaites seulement du départ de la tête de proue du régime mais va aller un peu plus loin dans la structure du pouvoir et aimerait que plus généralement les militaires et bien se retire ou vous diminue leur leur présence dans l'état ou du moins dans la direction politique du pays alors que voilà en egypte si on relit ce qui s'est passé après la chute de moubarak bas on voit que les manifestants que la mobilisation en tout cas a décru après la chute de moubarak et que finalement le fait que l'armée soit arrivé au pouvoir en tout cas immédiatement juste après que moubarak soit tombé à était plutôt accepté donc peut-être que là il ya une une façon de voir que voilà les expériences à travers ses frontières notamment dans un espace géographique aussi aussi restreint qui et voilà on va dire le monde méditerranéen au monde arabe si on inclut le soudan est de voir que ben là les militants ce damné algérien et bien veulent aller plus loin que la chute du dictateur et réclame voilà une un départ de l'armée des fonctions politiques donc ça c'est intéressant à observer très bien et bah merci pour vos éclaircissements donc sur cette révision constitutionnelle qui a été donc validé par le référendum du et qui s'est déroulé du 20 au 22 avril merci